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Mathématique de l'Histoire

(Géométrie et Cinématique) — Lois de Brück — Chronologie géodésique de la Bible — La Grande Pyramide. 2e édition, Bruxelles (Kiessling), 1925 [1re éd. 1900]. Texte intégral verbatim (955 pages).

Transcription intégrale et verbatim des 955 pages, assemblée à partir de 30 relevés page à page. Scans absents de la numérisation (signalés dans le texte) : p. 169 et un feuillet entre p. 743-744. Les 27 figures et planches gravées sont décrites au point où elles s'insèrent (blocs encadrés).

scan 00001 — couverture
Couverture (scan 00001). Page de couverture (recto). Texte imprimé identique à la page de titre : MATHEMATIQUE DE L'HISTOIRE (GÉOMÉTRIE ET CINÉMATIQUE) — LOIS DE BRÜCK — CHRONOLOGIE GÉODÉSIQUE DE LA BIBLE — LA GRANDE PYRAMIDE — PAR CH. LAGRANGE, Membre de l'Académie royale de Belgique, Professeur émérite de l'Ecole militaire, Directeur honoraire de l'Observatoire royal ; épigraphe de COWPER ; 27 FIGURES & PLANCHES ; 2me ÉDITION ; BRUXELLES, LIBRAIRIE KIESSLING & Cie, P. Imbreghts, successeur, 46-48, Coudenberg, 46-48 ; 1925.

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scan 00003 — faux-titre

MATHEMATIQUE DE L'HISTOIRE

(GÉOMÉTRIE ET CINÉMATIQUE)

LOIS DE BRÜCK

CHRONOLOGIE GÉODÉSIQUE DE LA BIBLE

LA GRANDE PYRAMIDE

scan 00004 — verso du faux-titre
                    LIÉGE
Imprimerie Georges THONE, rue de la Commune, 13.
scan 00005 — page de titre

MATHEMATIQUE DE L'HISTOIRE

(GÉOMÉTRIE ET CINÉMATIQUE)

LOIS DE BRÜCK

CHRONOLOGIE GÉODÉSIQUE DE LA BIBLE

LA GRANDE PYRAMIDE

PAR

CH. LAGRANGE

Membre de l'Académie royale de Belgique,
Professeur émérite de l'Ecole militaire,
Directeur honoraire de l'Observatoire royal.

Deep in infathomable mines
Of never-failing skill,
He treasures up His bright designs,
And works His sovereign will.
. . . . . . . . . . . . .
His purposes will ripen fast,
Unfolding every hour ;
. . . . . . . . . . . . .
Blind unbelief is sure to err,
And scan His work in vain :
God is His own interpreter,
And He will make it plain.
COWPER.

27 FIGURES & PLANCHES

2me ÉDITION

BRUXELLES
LIBRAIRIE KIESSLING & Cie
P. Imbreghts, successeur
46-48, COUDENBERG, 46-48.

1925

scan 00006 — dédicace I

A LA MEMOIRE

du Major du Génie belge

REMY BRÜCK (1818-1870)

Découvreur de la Loi de l'Histoire, — le savant qui le premier a embrassé dans une même idée génératrice la physique du Globe et la vie de l'Humanité, et cherché dans cette synthèse la preuve externe de l'autorité divine de la Révélation ;

scan 00007 — dédicace II

A Monsieur PIAZZI SMYTH,

Ancien Directeur de l'Observatoire d'Edimbourg,

Astronome-Royal pour l'Ecosse.

Au Chrétien d'élite, à l'homme de science défenseur des Ecritures et investigateur de la Grande Pyramide ;

En témoignage de profonde sympathie pour son caractère et d'admiration pour ses travaux ;

Ce livre est respectueusement
dédié
par
l'AUTEUR.

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p. 1

MATHEMATIQUE DE L'HISTOIRE

(GÉOMÉTRIE ET CINÉMATIQUE)

LOIS DE BRÜCK

CHRONOLOGIE GÉODÉSIQUE DE LA BIBLE

LA GRANDE PYRAMIDE

PAR

CH. LAGRANGE

Membre de l'Académie royale de Belgique,
Professeur émérite de l'Ecole militaire,
Directeur honoraire de l'Observatoire royal.

Deep in infathomable mines
Of never-failing skill,
He treasures up His bright designs,
And works His sovereign will.

. . . . . . . . . . . . . .
His purposes will ripen fast,
Unfolding every hour ;

. . . . . . . . . . . . . .
Blind unbelief is sure to err,
And scan His work in vain :
God is His own interpreter,
And He will make it plain.

COWPER.

27 FIGURES & PLANCHES

—•—

2me ÉDITION

BRUXELLES
LIBRAIRIE KIESSLING & Cie
P. Imbreghts, successeur
46-48, COUDENBERG, 46-48.

1925

p. 3

MATHEMATIQUE DE L'HISTOIRE

(GEOMETRIE ET CINEMATIQUE)

LOIS DE BRÜCK

CHRONOLOGIE GEODESIQUE DE LA BIBLE

LA GRANDE PYRAMIDE

p. 4

LIÉGE

Imprimerie Georges Thone, rue de la Commune, 13.

p. 5

MATHEMATIQUE DE L'HISTOIRE

(GÉOMÉTRIE ET CINÉMATIQUE)

LOIS DE BRÜCK

CHRONOLOGIE GÉODÉSIQUE DE LA BIBLE

LA GRANDE PYRAMIDE

PAR

CH. LAGRANGE

Membre de l'Académie royale de Belgique,
Professeur émérite de l'Ecole militaire,
Directeur honoraire de l'Observatoire royal.

Deep in infathomable mines
Of never-failing skill,
He treasures up His bright designs,
And works His sovereign will.

. . . . . . . . . . . . . . . .

His purposes will ripen fast,
Unfolding every hour ;

. . . . . . . . . . . . . . .

Blind unbelief is sure to err,
And scan His work in vain :
God is His own interpreter,
And He will make it plain.

COWPER.

27 FIGURES & PLANCHES

—— • ◆ • ——

2me ÉDITION

——————

BRUXELLES
LIBRAIRIE KIESSLING & Cie
P. Imbreghts, successeur
46-48, COUDENBERG, 46-48.

1925

p. 6

A LA MEMOIRE

du Major du Génie belge

REMY BRÜCK (1818-1870)

Découvreur de la Loi de l'Histoire, — le savant qui le premier a embrassé dans une même idée génératrice la physique du Globe et la vie de l'Humanité, et cherché dans cette synthèse la preuve externe de l'autorité divine de la Révélation ;

p. 7

A Monsieur PIAZZI SMYTH,

Ancien Directeur de l'Observatoire d'Edimbourg,

Astronome-Royal pour l'Ecosse.

Au Chrétien d'élite, à l'homme de science défenseur des Ecritures et investigateur de la Grande Pyramide ;

En témoignage de profonde sympathie pour son caractère et d'admiration pour ses travaux ;

Ce livre est respectueusement dédié par l'Auteur.

p. I

Avertissement de la 2e Edition

Le texte de cette 2e Edition (1925) de la Mathématique, est (en dehors de quelques Notes d'objet secondaire, et dont le caractère actuel se met de lui-même en évidence) la reproduction telle quelle de celui de la première édition (1900) ; et c'est ce que le lecteur est instamment prié d'avoir présent à l'esprit chaque fois qu'au cours de la lecture, allusion sera faite, directement ou indirectement, à l'époque à laquelle l'auteur écrit.

Quant aux raisons qui ont dicté ce maintien strict du texte de la Première Edition, elles sont de deux ordres ; savoir :

1° Ici, comme déjà lors de la réédition de la Concordance (voir, Concordance, 2e Edit. 1924, Préface de la Seconde Edition), le désir de conserver, dans leur genèse, la marche qu'ont réellement suivie nos idées, au cours d'une exploration dont la Mathématique constitue et restera l'un des termes essentiels.

2° Dans l'espace d'un quart de siècle (1900 à 1925) qui sépare nos deux éditions, la suite des

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événements, c'est-à-dire l'Histoire, s'est présentée, en les vérifiant, comme un éloquent témoin de la justesse des prévisions qu'instruit par l'Ecriture on avait dès l'abord formulées. Dans l'ordre méthodique de la démonstration il y avait donc intérêt de principe à maintenir, pleinement indépendante, la confrontation. Le lecteur aura d'ailleurs ainsi, et sans aucune peine, la satisfaction d'ajouter de lui-même des arguments aux arguments présentés par notre ouvrage. Ils lui seront fournis en grand nombre par les événements de ces dernières années.

Il suffirait à cet égard — en se bornant à quelques grands traits essentiels, auxquels certainement personne en 1900 n'eût consenti à accorder la moindre créance — de mentionner le retour de la Grande Bretagne comme puissance dominatrice vers l'Orient, et jusque dans les régions du Tigre et de l'Euphrate, berceau du genre humain ; comme aussi la réalisation par elle du rêve des Sionistes, c'est-à-dire des Juifs (voir la Déclaration Balfour, 1917), auxquels, après treize cents ans de domination islamique, elle a, par la prise de Jérusalem, restitué un foyer national. Personne certainement en 1900 ne croyait à la possibilité d'un événement de cette nature et de cette importance.

Tout ce que nous avons dit en 1900 relative-

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ment au lien ancestral de fraternité des Anglais [Israël ; Ephraïm, Manasseh (Etats-Unis)] et des Juifs (Juda), et au rôle des premiers vis-à-vis des seconds, a trouvé dans les événements de la Grande Guerre et dans ceux qui se sont déroulés depuis, une éclatante vérification. Le lecteur qui voudra prendre connaissance de notre ouvrage La Bible : un Miracle (Bruxelles, 1921), sera non seulement mis au courant des caractéristiques de cette Grande Guerre en rapport avec notre sujet, — il verra que les temps troublés que nous traversons prennent normalement place, d'une manière prédestinée, dans le cadre des enseignements du Livre inspiré ; et que celui-ci, en même temps qu'il explique l'Histoire dans le passé, renferme aussi tous les éléments nécessaires pour la faire connaître d'avance, tout au moins dans ses traits directeurs, aux esprits avertis.

Juillet 1925.

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INTRODUCTION.

1. La marche de la science depuis trois siècles constitue une synthèse : cela se voit par la simple filiation historique de ses parties. Au XVIe et au XVIIe siècles Copernic et Kepler découvrent les lois des mouvements célestes ; Newton les explique, les résume dans la formule de l'attraction, et la science des cieux est fondée. Dès lors aussi existent en germe les principes qui, développés, doivent édifier l'ordre de la science actuelle. A l'étude des mouvements des globes succède celle de leur constitution physique et des propriétés des corps dont ils sont formés. Successivement naissent et s'établissent les théories de la lumière, de la chaleur, du magnétisme, de l'électricité. En même temps apparaissent ces moyens merveilleux qui, par la rapide conquête matérielle du globe, rendent possible sa conquête intellectuelle. L'homme, possesseur de la terre, en connaît aujourd'hui l'organisme ; il enregistre

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les pulsations magnétiques, mesure l'intensité et la vitesse des frémissements qui en sillonnent l'écorce, et dessine chaque jour l'état variable de l'océan aérien au sein duquel il est plongé.

Coordonné à ce développement des sciences physiques, apparaît celui des sciences naturelles : les mêmes méthodes sont appliquées ; la classification patiente des faits découvre leur enchaînement. Même dans sa partie la plus élevée, le monde organisé n'échappe pas à une investigation rationnelle : la science soupçonne des lois dans le phénomène complexe de la société humaine, applique hardiment les procédés mathématiques de la statistique, et détermine les paramètres du milieu social.

Franchissant enfin un dernier pas, concevant la vie de l'humanité à la surface du globe comme un phénomène lié à l'organisation physique de celui-ci, elle cherche la loi qui préside au développement de cette humanité et règle la vie des nations. Ce qu'un Bossuet, un Vico, un Herder ont entrevu, sous différentes formes et à différents points de vue ont tenté d'exprimer, la science a, de nos jours, ambitionné de le découvrir et de l'exprimer sous la forme concrète du nombre, forme qui lui est propre, et qui marque, par la clarté, le dernier terme de la certitude.

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2. Sans m'arrêter à analyser des travaux, à rappeler des noms qui brillent au premier rang dans ce nouveau champ de la recherche : Quetelet, le fondateur de la Physique sociale ; Brück surtout, l'homme de génie, découvreur de la loi de l'histoire, il est suffisant de constater qu'au point actuel de l'enchaînement des faits, nul doute ne subsiste ni sur la légitimité du problème, ni, quelle qu'en soit l'expression, sur l'existence d'une solution concrète. Il doit exister des lois, constituant lien défini entre la vie de l'humanité et l'organisme physique du globe ; et, puisque cet organisme est tout déterminé par nombre, poids et mesure, on ne saurait douter que ces lois ne présentent elles-mêmes un caractère mathématique.

3. C'est la solution de ce problème, hardi par l'élévation du sujet, naturellement amené par le développement normal de la science, que présente, sous le titre Mathématique de l'histoire, l'ouvrage actuel. Déjà, dans un ouvrage antérieur « Concordance entre la loi historique de Brück, la Chronologie de la Bible et celle de la grande Pyramide » (1), nous avons établi à l'état

(1) Sur la concordance qui existe entre la loi historique de Brück, la Chronologie de la Bible et celle de la Grande Pyra-

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INTRODUCTION

de fait numérique, fait en lui-même indestructible, l'accord qui existe entre la chronologie littérale du texte hébreu de la Bible et la loi historique de Brück. Marchant du simple au composé, des faits généraux aux faits particuliers, nous avons démontré que le mouvement historique est réglé sur un canevas mathématique, défini et déterminé jusque dans ses moindres détails. Ce travail qui, sous la forme mathématique et par cela même d'une manière d'autant plus impressive, touchait par beaucoup de points à des questions brûlantes, scientifiques, politiques et religieuses, devait s'attendre à une singulière diversité d'accueil ; mais cette diversité même a mis en évidence un fait décisif : personne, quelle que fût sa tendance, n'a pu mettre en doute l'existence du fait mathématique pris en lui-même. Or, en ce fait consistait toute l'argumentation. On avait donc eu raison de le juger assez fort pour lui laisser le soin de porter et de défendre ses conséquences.

(suite n. 1) mide de Cheops, avec une interprétation nouvelle du plan prophétique de la Révélation, 1893, 1 vol. in-8° avec planches. Bruxelles (Hayez), Kiessling et C°, 54, Montagne de la Cour.
2e édition, 1924 ; Office de Publicité, Bruxelles ; Thone, Liége.
La 1re édition de la Mathématique de l'Histoire a paru en 1900.

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Depuis cette première publication, nous n'avons cessé de méditer et d'approfondir la corrélation dont il vient d'être question (1). Parmi les preuves nouvelles ainsi découvertes, une (dès 1894) s'est présentée, si remarquable à la fois par sa force propre et par la facilité de sa vérification, introductrice d'un ordre de faits si inattendu et si frappant, qu'elle méritait à elle seule la consécration d'un nouveau travail.

Cette preuve consiste en ce que non seulement la Chronologie de la Bible et la Loi de Brück constituent un tout mathématique unique, mais en ce que la marche réelle, physique, de l'humanité à la surface de la Terre, est un phénomène de cinématique réglé sur cette chronologie.

Un observateur extérieur à la Terre pourrait assimiler l'histoire à un phénomène de sa surface. Eh bien ! s'il considérait ainsi l'humanité et son progrès à la surface du globe, en tant que phénomène physique réductible à des distribu-

(1) Il a paru une traduction anglaise à laquelle ont été joints de nombreux et importants appendices, sous le titre : The Great Pyramid, by modern science an independant witness to the literal chronology of the hebrew bible and British Israel Identity, in accordance with Brück's law of the life of nations ; with a new interpretation of the time-prophecies of Daniel and St John (with 6 news Appendices). London, 1894. Charles Burnet and C°, 5, Chandos street, Strand. En vente à la librairie Kiessling et Cie.

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tions géométriques et à des mouvements de points, il constaterait que les chemins parcourus par ces points sont des fonctions du temps déterminées d'avance par la chronologie de la Bible. C'est suivant un réseau géométrique parfaitement défini que s'est opéré le mouvement historique. Les positions des centres d'action, tels Londres, Jérusalem, Rome, les lieux de naissance et d'action des hommes célèbres, missionnaires de l'humanité, rien de tout cela n'est arbitraire ; tout cela est choisi et déterminé d'une manière mathématique ; il y a une géométrie et une cinématique historiques.

4. Nous sommes donc au seuil d'une science nouvelle ; cette science, il a été donné au génie de Brück d'en forcer les abords, mais la véritable clef s'en trouve dans le système des nombres de la Bible. Cette science établit, par tout ce que nos connaissances modernes ont de plus précis, qu'il y a un plan divin ; que tout, jusque dans les moindres détails, est déterminé, voulu, et fait partie d'une sublime unité.

Ceux qui veulent arriver à l'unité de la science en dehors de la Révélation font fausse route. Les mathématiques et la physique, dans lesquelles on a cherché des arguments contre Dieu et la

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INTRODUCTION

Révélation, établissent au contraire aujourd'hui par des faits concrets, et l'existence de Dieu et sa Révélation et la divinité du Christ, véritable centre de l'histoire et du monde. Voilà ce qu'il faudrait enseigner didactiquement et publiquement, car tout cela constitue la Science, non telle qu'elle est conçue par des écoles myopes ou presbytes, mais telle qu'elle est réellement accessible à l'Humanité au cours de la période séculaire, très limitée et touchant à sa fin, qui constitue sa rapide histoire.

5. On nous accordera sans doute que nous n'ignorons ni les obstacles que des divergences de vue opposent au succès immédiat d'un semblable essai, ni les conséquences multiples qu'emporte, dans les divers domaines de la pensée, le fait qu'il expose. Il s'agit, en effet, en tout ceci des problèmes les plus graves, philosophiques, politiques ou religieux. Tout ce que nous avons à dire c'est que, homme de science, nous présentons un fait à des hommes de science ; nous entendons par là, en général, quiconque est en état d'examiner une question de fait sans se laisser détourner par l'influence d'un préjugé. D'ailleurs, la lecture de ce livre ne nécessite aucune connaissance mathématique spéciale, puisque, à

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la rigueur, il suffit pour le suivre dans son ensemble, de savoir lire une carte de géographie et y trouver la longitude et la latitude d'un point.

Le corps de l'ouvrage est divisé comme suit : Chapitre I, Rappel de quelques points fondamentaux ; Chapitre II, Faits ; Chapitre III, Conséquences.

Les points fondamentaux rappelés dans le Chapitre I ont rapport à des faits établis dans la Concordance, et ce chapitre a pour objet de permettre au lecteur, même sans avoir lu notre premier ouvrage, la compréhension de celui-ci. Dans le Chapitre II sont exposés, sous forme de Propositions, à la manière d'un traité de géométrie (38 propositions, avec figures et cartes), les faits géométriques et cinématiques de l'Histoire. Dans le Chapitre III, on examine leur signification et leur portée, aux divers points de vue par lesquels ils touchent à la science, à la philosophie et à la religion.

6. Jaloux de conserver l'indépendance de pensée qui seule est digne d'un semblable sujet, ici, comme dans notre premier ouvrage, nous énoncerons sans l'amoindrir l'enseignement tiré des faits ; mais nous protestons qu'ici comme là notre intention est d'édifier, non de créer stérile-

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ment la division. Nous voudrions même que le sentiment de la misère de notre condition, dans ce monde où le vrai apporte non la paix mais l'épée, fût suffisant pour établir, en dépit de leurs divergences intellectuelles, une sorte de rapprochement entre les esprits élevés ; et nous estimons que ceux-ci peuvent trouver un lien de sympathie dans le seul fait d'une recherche commune et sincère de la vérité, en se disant que c'est déjà être dans la vérité que de la chercher sincèrement.

Les lecteurs apprécieront par là et la hauteur de vue où les vérités actuelles les convient, et le degré d'indépendance qu'elles sollicitent.

Peut-être, mis en présence d'une voie nouvelle, quelqu'un d'entre eux songera-t-il à joindre ses efforts aux nôtres, à agrandir et à prolonger le sillon. Qu'il se pénètre bien alors de cette pensée, que si toute vérité est une semence et doit porter ses fruits, l'économie présente est, suivant la démonstration de ce livre lui-même, un temps non de possession mais d'épreuve et de patiente attente. La main de l'homme confie la semence à la terre. Mais la semence meurt ensuite au semeur et au monde, jusqu'au jour où la pluie du ciel la fait germer.

Mathématique de l'Histoire    2

CHAPITRE I.

RAPPEL DE TROIS POINTS FONDAMENTAUX.

1. Nous venons (Introd. § 3) de rappeler, en termes généraux, la substance et l'objet de notre premier ouvrage. Nous y faisions voir que ce qui établit un lien précis et serré en quelque sorte le nœud entre la Chronologie biblique et le système des mesures de la Grande Pyramide, c'est la Loi historique de Brück.

La Chronologie est la chronologie littérale du texte hébreu, telle qu'elle résulte de la simple addition des nombres de la Bible. La Loi de Brück, en outre du mouvement général qui, depuis les temps historiques, a déplacé la civilisation de l'Est vers l'Ouest, soumet le progrès

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de l'histoire à une ondulation quinquaséculaire. Chacun des termes de cette ondulation est caractérisé par un peuple, chef du mouvement civilisateur ; et il se divise en cinq phases, chacune d'un siècle environ, qui sont : 1. La Constitution ; 2. la Préorganisation ; 3. l'Organisation ; 4. l'Apogée ; 5. la Décadence. Dix peuples chefs se sont ainsi succédé sur la Terre dans le monde postdiluvien. Nous vivons actuellement dans la période du dixième d'entre eux, qui est l'Angleterre.

La Grande Pyramide est, par ses propriétés géométriques, en rapport étroit avec les deux facteurs précédents ; ils s'y trouvent mesurés l'un et l'autre.

Ces propriétés démontrent :

1° Que la Grande Pyramide est : a) un monument géométrique et astronomique, dont les données égalent en précision celles de la science moderne ; b) un monument prophétique : le diagramme de ses passages intérieurs, tracé dans un plan méridien, symbolise la dispensation historique mosaïque et chrétienne ; il mesure, au moyen d'une unité empruntée au globe terrestre (1) et à raison d'une année par unité, la chronologie littérale du texte hébreu de la Bible,

(1) Le pouce pyramidal, égal à 1/500 000 000 du petit axe de la Terre.

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en vérifiant tout le système de nombres proposé dans les écrits des Prophètes ;

2° Que sa plus haute raison d'être, c'est d'apporter, au nom de la science, dans ces derniers temps qui précèdent la seconde venue du Christ, une preuve externe écrasante de la rigoureuse exactitude des Écritures, attaquées par la science d'une part, d'une autre travesties par la tradition ; de faire douter scientifiquement quelques incrédules ; d'affermir des chrétiens intelligents dans leur fidélité à la parole révélée, et par cela même dans leur résistance ouverte aux prétentions d'une fausse église.

De tous les éléments dont nous avons à nous occuper, la Pyramide est le plus complexe. Sa description seule exigerait un ouvrage entier (1). Pour rendre possibles ou pour faciliter au lecteur les références, nous avons reproduit, sous la désignation Fig. 1, la Fig. I de la Concordance, c'est-à-dire le diagramme des passages de la Pyramide, tracé dans une section méridienne.

(1) On consultera pour le détail des mesures :
Life and work at the Great Pyramid,… by C. Piazzi Smyth, F. R. SS. L and E, 3 vol. in-8°. Edinburgh, 1867.
Du même auteur, Our inheritance in the Great Pyramid, 1 vol. in-8°, London, 5th. édit., 1890.
The Pyramids and Temples of Gizeh. by Flinders Petrie, 1 vol. in-8°, London ; et New Measures of the Great Pyramid by a New Measurer, by C. Piazzi Smyth, London, 1884.

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A est l'Entrée, située dans la face nord du monument ; ACB, le passage descendant, qui conduit à la chambre souterraine S ; CO, le passage ascendant ; OF, la grande galerie ; R, la chambre du Roi ; OM, le passage horizontal et la chambre de la Reine ; ONP, un passage ou puits, qui établit la communication entre le bas du passage descendant et le commencement de la Grande Galerie. LEFM est le plan Est-Ouest central de l'édifice, passant par le sommet L.

Le point chronologique qui parcourt le diagramme se trouve en A au Déluge (— 2528) ; en CT, à l'époque (— 1516) du Sinaï ou de la Loi (Ancien Testament) ; remontant le passage ascendant CO, il coïncide avec O, commencement de la Grande Galerie, à l'ère chrétienne, pour atteindre l'entrée dans la chambre du Roi, R, en 2180 (seconde venue du Christ, d'après les nombres de Daniel).

La table horizontale qui s'étend de F à R et qui domine tout l'ensemble des passages, mesure la période quinquaséculaire de l'Angleterre comme peuple chef, et ses trois parties, F Grand Degré, H Antichambre, R Chambre du Roi, constituent, avec les deux passages bas qui les séparent (de F à H, de H à R), les cinq phases de la période, aux dates fixées d'avance par la loi de Brück.

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Quant au passage descendant ACB, il figure la chute continue de l'humanité. Le point chronologique atteint P à l'époque de constitution de la Réforme (réapparition au monde de l'Evangile ou de la Nouvelle Alliance), et le puits PNO, dont l'orifice O a pour centre (+ 34) la mort du Sauveur, symbolise la puissance rédemptrice et la voie du salut pour ramener les âmes de la perdition BS (1).

Les données précédentes sont, par leur généralité, d'ordre aisé à suivre. Il nous faut maintenant passer tout d'un coup au rappel d'idées plus particulières intimement liées à celles-là ; mais il ne nous est pas loisible d'éviter en cela un hiatus puisqu'il faudrait, pour un exposé rigoureux, reproduire notre premier ouvrage tout entier. Nous sommes donc contraint de demander au lecteur qui n'aurait pas lu ce premier ou-

(1) On trouvera à la fin du volume la traduction de quelques uns des Appendices contenus dans l'édition anglaise de la Concordance, et qui intéressent notre sujet actuel. Puisqu'il s'agit ici du tracé général de la Pyramide, nous renvoyons immédiatement le lecteur au premier d'entre eux (Appendice I), qui concerne la mesure de la base. D'après la théorie, le périmètre de la base est égal, en pouces pyramidaux à 100 fois le nombre 365,24 des jours de l'année tropique ; le côté est égal à 9131 ; la somme des diagonales mesure la durée de 25826 ans de la précession des équinoxes. On verra avec quelle exactitude ces nombres sont vérifiés par les observations de M. Fl. Petrie, publiées sous les auspices de la Société royale de Londres.

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vrage, l'acceptation au moins provisoire des éléments que nous allons lui présenter. Il peut les considérer comme des documents dont la valeur résultera a posteriori de la synthèse géodésique et chronologique même à laquelle ils vont servir d'abords et de moyens. Nous allons successivement en passer en revue trois qui sont essentiels à la compréhension de notre nouveau travail.

A. LE LIEN DE DESCENDANCE ENTRE LES ANGLO-SAXONS ET LES DIX TRIBUS D'ISRAËL.

2. La combinaison des chronologies de la Bible et de la Pyramide a apporté une solution au problème historique de la destinée des Dix Tribus d'Israël.

Emmenées en captivité par Salmanazar, en — 758 (758 av. J.-C.) d'après la chronologie littérale du texte hébreu, ces Tribus ont disparu de la scène du monde ; cependant, leur retour dans la Terre Promise, leur réunion avec Juda aux derniers temps de l'histoire, forment, à travers tout l'Ancien Testament, l'un des objets principaux de la préoccupation des Prophètes.

Nul lecteur réfléchi de la Bible n'a jamais pu

Fig. 1 (scans 00028–00029, en regard de la p. 24). Planche dépliante reproduisant la Fig. I de la Concordance : diagramme des passages intérieurs de la Grande Pyramide, tracé dans une section (plan) méridienne. Triangle pyramidal isocèle au sommet L, sur une ligne d'horizon horizontale repérée à gauche « Sud » et à droite « Nord ». À l'intérieur, le réseau des passages et chambres tracé en traits fins avec les lettres de repérage (A à l'Entrée, côté nord ; passage descendant vers le bas ; passage ascendant ; grande galerie ; chambre du Roi ; chambre de la Reine ; puits, etc.). Plusieurs dates chronologiques sont inscrites le long du tracé, notamment « A — (2528) » (le Déluge, près de l'entrée nord), « C — (1516) » (Sinaï/Loi) et d'autres repères datés. Axe vertical pointillé descendant du sommet. Légende « FIG. I » sous le diagramme.

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p. 25

passer légèrement sur un fait que tant de passages redisent avec insistance ; plusieurs cependant, dans le désir de donner un sens à ce qu'ils lisaient, et en présence d'un manque de données tangibles et concrètes, ont attribué à ces passages une signification purement spirituelle et métaphorique ; peu ont su croire sans voir, et prendre ces déclarations dans le sens naturel qu'il faut leur donner, au même titre qu'à tant d'autres prophéties de l'Ecriture, dont l'accomplissement a vérifié le sens littéral.

La solution que nous venons de rappeler, trait de lumière pour la Bible et pour l'Histoire, c'est qu'en réalité les Tribus dispersées ont reparu depuis douze siècles : sous la forme des Anglo-Saxons, elles attirent en ce moment même l'attention inquiète du monde.

3. Faire table rase de toute opinion préconçue est sans doute une règle d'or. Si le lecteur parvient jusque là, nous lui demanderons de réfléchir attentivement à ce qui suit.

Nous vivons à une de ces époques décisives qui servent de pivots dans le mécanisme historique ; une des caractéristiques de la nôtre c'est le reflux de la civilisation chrétienne vers les régions du monde ancien, et en quelque sorte une résurrec-

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tion de l'Orient prophétique, foyer initial de l'humanité.

Or, à travers toute la Bible règne l'annonce d'un semblable retour du centre de la civilisation vers son lieu d'origine ; alors Israël et Juda réunis occuperont la Palestine ; l'Egypte, l'Assyrie, sortant d'un long état de dégradation et de désolation, renaîtront à la vie politique, prendront rang dans un ensemble dont fait partie le peuple d'Israël (voyez, par exemple, Isaïe, XIX).

On a donc à constater un premier fait : l'état actuel du monde réalise les circonstances qui, dans la prophétie, entourent le retour d'Israël, et que celui-ci suppose.

4. Les Juifs, ces témoins toujours vivants, n'ont jamais perdu de vue l'idéal dont il s'agit ; dans ce siècle même, plusieurs tentatives ont été faites pour préparer leur rétablissement en Palestine, et dans ce pays leur nombre va sans cesse croissant.

Mais ces Juifs ne constituent pas la Maison d'Israël (ou les Dix Tribus).

La Bible distingue très nettement cette Maison d'Israël de la Maison de Juda, qui ne comprenait que deux des Douze Tribus.

5. Si Juda est visible au monde, si, pour lui,

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se sont accomplies de point en point les prophéties, cela nous est un garant certain qu'elles se sont aussi accomplies pour Israël ; Israël doit donc exister.

Or, si la destinée de Juda, après avoir méconnu le Messie, a été de vivre misérable, tremblant et repoussé ; Israël est au contraire annoncé dès le commencement, dès les promesses faites à Abraham et à Jacob, comme une puissance qui s'étendra sur le monde ; cette puissance sera maritime ; elle formera (par ses colonies) une compagnie de nations ; elle verra sa population croître d'une manière extraordinaire et dominera finalement sur tous ses ennemis (Gen. XLVIII, 19 ; XLIX, 22-26). Juda et Israël sont d'ailleurs les deux témoins qui rendent témoignage devant le monde, l'un de l'Ancienne Alliance (l'Ancien Testament), l'autre de la Nouvelle Alliance dans le sang de Christ (le Nouveau Testament). (Matt. XXI, 43 ; Apoc. XI).

Quiconque s'enquiert aujourd'hui d'Israël, ne peut donc le découvrir que dans un grand peuple maritime, dont les colonies, comme des rameaux issus d'un même tronc (Gen. XLIX, 22), embrassent l'étendue du globe.

Israël doit être un peuple chrétien, et comme le représentant du Nouveau Testament ou de la Nouvelle Alliance.

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Enfin, alors qu'un mouvement de réaction a lieu dans presque toute l'Europe contre la résurrection de Juda à la vie publique, Juda, dont la vitalité toujours présente ne cesse de s'affirmer tant par la production intellectuelle que par la puissance de la richesse, il est naturel de penser qu'il faut chercher l'Israël chrétien là où Juda trouve encore, avec un refuge, une compréhension intelligente de sa destinée.

6. Qu'on rassemble ces traits ; on verra sans peine que si l'Israël des anciens jours échappe à notre vue, c'est simplement parce que nous le voyons de trop près et depuis trop longtemps : il est signalé par le mouvement civilisateur Anglo-Saxon ; il se révèle en fait dans l'Empire Britannique, dont les caractères satisfont, et seuls d'ailleurs satisfont, à la lettre, à tous les traits de la prophétie.

Mis dans cette voie, estimera-t-on simple effet de hasard que la notion de l'identité des deux races existe de fait dans la conscience du peuple qui les personnifie ; qu'entrevue et énoncée plus ou moins explicitement à quelques époques, elle se manifeste aujourd'hui très nettement en Angleterre, où plusieurs organes l'exposent et la défendent ? La forme que revêt chez eux l'apolo-

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gie est d'ailleurs remarquable : il ne s'agit pas seulement de spéculations érudites (1), habituellement mal faites, on le sait, pour vraiment démontrer, mais bien d'une conception large de l'histoire générale mise en parallèle avec la dispensation prophétique ; c'est-à-dire d'une vérification continue, toujours croissante à travers la suite des événements politiques, des traits assignés par la prophétie à Israël.

7. Parallélisme de l'histoire et de la prophétie ; existence de Juda ; sentiment national d'une descendance israélite en Angleterre ;

— ces données, semble-t-il, empêchent de passer avec entière indifférence, ou de siége tout fait, devant l'idée de l'identité d'Israël et des Anglo-Saxons. On accordera donc tout au moins à la théorie de l'Israël Britannique (British-Israël) le droit d'être examinée. Or on peut n'en pas demander plus ; car, cela accordé, il devient bien difficile de ne pas reconnaître de véritables preuves dans les identités mathématiques que fournit la comparaison de la chronologie biblique, de la Grande Pyramide et de la Loi historique de Brück ; ici,

(1) Indiquons comme livre bien fait et recueil d'arguments, l'ouvrage « British Israël truth », A handbook for enquirers, by Rev. D. Hanan and Alder Smith, with a chart. London. Banks and Son, 1891.

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en effet, une concordance numérique, trouvée d'une manière entièrement indépendante des considérations historiques qui précèdent, vient, si on peut le dire, pointer l'une sur l'autre, d'une manière technique, la puissance de l'Angleterre et celle d'Israël. Des preuves chronologiques multiples qui se vérifient les unes par les autres, une forme mathématique qui vient donner la dernière précision à un ensemble d'idées fondé d'abord sur des déductions d'une nature toute différente, constituent ce qu'en toute autre matière on s'accorderait à appeler une démonstration. L'ordre logique de notre étude n'oblige d'ailleurs nullement à regarder dès à présent le fait comme démontré ; nous avons voulu seulement, par les réflexions précédentes, en même temps qu'attirer l'attention du lecteur, prévenir son préjugé. Le fait historique dont il s'agit est un de ceux auxquels l'ouvrage qu'on va lire apportera la plus décisive vérification. Il le montrera écrit sur la surface même du globe par la disposition des lieux géographiques, et sa chronologie mesurée par les distances de ces lieux.

8. Au fait capital qu'on vient de mentionner s'en rapportent deux autres, également nécessaires dans l'ordre du sujet. Ils concernent deux

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dates décisives de l'histoire de l'Israël Anglo-Saxon.

a) La date 703, ou du centre de l'Heptarchie Anglo-Saxonne.

9. 703 est la date assignée par le Chapitre XI de l'Apocalypse (Concordance, § 73) à l'époque à laquelle Israël et Juda (les deux témoins), après le long temps d'occupation du Monde par les « Gentils », paraîtront simultanément dans l'histoire, ce qui ne peut nécessairement avoir lieu que par la réapparition d'Israël.

Lors de la rédaction de notre premier travail, nous avions entrevu sans doute que le commencement du 8e siècle, indiqué par le nombre (703) dont il s'agit et époque moyenne de l'Heptarchie, signalait l'apparition des Anglo-Saxons. Mais nous n'avions fait à cet égard aucun calcul précis. Cette circonstance, rapprochée de ce qui va suivre, donnera au lecteur un exemple de la manière dont les plus belles vérifications se sont toujours présentées comme d'elles-mêmes, au cours de nos recherches.

L'Heptarchie commence à exister en 585 (par la fondation des deux derniers royaumes, ceux

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de Mercie et d'Essex) (1) ; elle cesse d'exister en 827, lorsque, à l'époque de Constitution de l'avant dernière période historique de la loi de Brück, Egbert réunit sous un seul sceptre les royaumes séparés. Son centre d'existence est donc

585 + 827
————————— = 706 ;
    2

et cette date est si rapprochée du nombre prophétique 703, que, dans l'espèce de la question, ce dernier nombre indique bien réellement l'époque moyenne qu'on avait pressentie.

Mais ce n'est pas tout : le nombre 703, pris en lui-même, n'est pas un simple nombre approché ; il a une valeur déterminée — décisive dans l'ordre du sujet.

Dans le chapitre XI de l'Apocalypse, ce nombre limite une période qui ramène les Deux

(1) Voici les dates des fondations successives des sept différents royaumes (Hume, Histoire d'Angleterre, chap. I) :

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Témoins sur la scène de l'histoire ; d'ailleurs les temps sont mesurés dans ce chapitre au moyen d'une unité de mesure « sacrée », et la période dont il s'agit est celle pendant laquelle le Parvis qui entoure le Temple de Dieu est foulé par les Gentils.

Or, si l'on mesure le périmètre de la base, c'est-à-dire le contour de la Grande Pyramide, au moyen de la coudée sacrée des Hébreux, unité fondamentale dans tous les calculs relatifs à ce monument et qui n'est autre que la coudée sacrée d'Ezéchiel (Ezéch. XL, 5), on la trouve contenue dans ce périmètre un nombre de fois égal à

4 × 9131
--------- = 1460,96, soit 1461 ;
   25

et c'est là précisément le nombre d'années qui s'écoulent entre la dispersion des Dix Tribus (— 758), ou la disparition d'Israël, et la date 703 de sa réapparition ; car on a

— 758 + 1461 = 703.

Ce résultat net, et qui se commente de lui-même, peut s'énoncer sous la forme suivante :

En déroulant sur l'échelle chronologique le contour de la Pyramide, on obtient l'espace qui sépare la disparition des Dix Tribus d'Israël de leur réapparition dans l'histoire sous la forme des Anglo-Saxons.
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b) La date 1882, établissement de la domination anglaise en Egypte.

10. La seconde date sur laquelle il importe d'attirer l'attention est celle de 1882. Signalée d'abord par la Pyramide, elle avait, dès avant l'échéance, fait prévoir un événement remarquable. Cet événement, dont la portée historique et prophétique a été établie par la Concordance (Concordance, §§ 15, 9° et 117), s'est présenté en effet : c'est l'établissement de la domination anglaise en Egypte. Il a eu pour fait caractéristique, déterminant et définitif, la bataille de Tel-el-Kebir, 6 septembre 1882.

On peut envisager cet événement à deux points de vue, savoir :

1° Au point de vue général du phénomène de reflux de la civilisation vers l'Orient ; son importance est, à cet égard, assez claire dès aujourd'hui même, puisqu'il est devenu un des points de pivot du mouvement politique européen ;

2° Au point de vue plus particulier et plus profond de l'identité de l'Israël Anglo-Saxon ; puisqu'alors, comme le veut la Grande Pyramide, il marque une étape déterminée et décisive dans l'histoire spirituelle de l'humanité, c'est-à-dire dans l'accomplissement même de la prophé-

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tie. Or il est essentiel d'observer, dans ce dernier point de vue, que Tel-el-Kebir, où les armes anglaises ont définitivement soumis les Egyptiens, se trouve précisément dans la Terre de Goscen, autrefois lieu d'exil des Israélites.

C'est de là qu'ils étaient partis à l'époque de l'Exode (— 1516), pour échapper à l'oppression des Egyptiens et recevoir la Loi au Sinaï.

— 1516 et +1882 marquent dès lors respectivement le départ et le retour d'Israël, par le même point de cette terre d'Egypte, où, jadis esclave, il revient aujourd'hui en maître. La période que limitent ces deux dates est nettement mesurée sur l'échelle chronologique de la Pyramide par la longueur du passage ascendant (1), comprise entre l'intersection des axes des passages descendant et ascendant et le point final supérieur de ce dernier passage. Ces deux points marquent en effet sur l'échelle :

— 1516 et + 1882.

B. Histoire générale de l'Église, contenue dans les Sept Epîtres de l'Apocalypse.

11. Un deuxième objet que nous retrouverons

(1) CG, Fig. 1. Voyez, pour plus de détails, la Concordance.

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comme élément fondamental dans l'ouvrage actuel, c'est l'ensemble des Épîtres aux sept Eglises d'Asie (Apocalypse, chap. II et III) et l'interprétation qu'en a donnée la Concordance (Concordance, §§ 104-117). On y a vu que ces Épîtres constituent une histoire de l'Eglise, histoire qui s'étend de la Loi du Sinaï (— 1516) jusqu'à l'époque 2180 (1).

Cette dernière date, d'après la Bible et la Pyramide, est celle de la seconde venue du Seigneur.

12. La période historique dont nous venons de parler comprend sept périodes quinquaséculaires de (1516 + 2180) / 7 = 528 ans. On a démontré dans la Concordance qu'elle n'est autre chose que la 70e semaine de la prophétie de Daniel, semaine d'Alliance qui comprend l'Alliance de la Loi et celle de la Grâce, c'est-à-dire les Deux Testaments. Le « temps » de 528 ans qui en forme le « jour » avait été, dans la Concordance, déterminé d'abord d'après les nombres de Daniel (Concordance, § 100) ; on l'y a retrouvé ensuite (§§ 109, 117), dans la Révélation de St Jean, comme une des bases du système chronologique de cette dernière prophétie.

(1) De C à R, fig. 1.

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13. La Concordance a fait connaître la signification historique de chacune des sept Eglises, et montré avec quelle exactitude l'histoire reproduit la vision du Livre inspiré. Nous nous contenterons de reproduire ici le tableau de ces sept Eglises, avec les limites et les centres des périodes de 528 ans auxquelles elles correspondent dans l'ordre chronologique (Concordance § 109).

EGLISES.          PÉRIODES DE 528 ANS.        CENTRES.
1. Ephèse         — 1516 à — 988            — 1252
2. Smyrne         —  988 à — 460            —  724
3. Pergame        —  460 à +  68            —  196
4. Thyatire           68 à   596            +  332
5. Sardes            596 à  1124            +  860
6. Philadelphie     1124 à  1652            + 1388
7. Laodicée         1652 à  2180            + 1916

14. Les caractères de ces Eglises, ou, pour mieux dire, de ces phases de l'histoire de l'Eglise, ont été analysés avec soin dans la Concordance, et ce n'est pas le lieu d'en reproduire le détail ; de même, on se contentera de rappeler par une simple mention deux vérifications (Concordance, § 117), l'une historique, l'autre d'ordre numérique, qui concernent la disparition des Dix Tribus et leur réapparition dans l'histoire.

La première de ces vérifications consistait dans la relation d'identité évidente que l'identité

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même des termes du texte sacré établit entre les églises de Smyrne et de Philadelphie, c'est-à-dire entre la phase historique du Prophétisme et de la Dispersion des Tribus et celle de la Réforme Anglo-Saxonne. La seconde était apportée par le calcul de ce temps de tribulation ou d'éclipse historique de « 10 jours », qui, annoncé à Smyrne ou aux Dix Tribus, se trouve précisément compris entre la Dispersion (— 758) et le retour actuel (1882) d'Israël dans l'Orient prophétique ; en prenant, en effet, le jour égal au 1/2 temps de 528 ans, temps qui sert de base à toute la chronologie des Epîtres et qui forme le jour de la 70e semaine de Daniel, on a : 10 jours = 2640 ans ; or on a effectivement aussi : 1882 + 758 = 2640 ans.

15. Mais, indépendamment de ces objets déjà connus, le système historique des Sept Eglises nous amène à signaler une vérification nouvelle et de premier ordre : venue entièrement après coup, c'est-à-dire postérieurement à la publication de notre premier ouvrage, elle est singulièrement faite pour affermir la conviction.

Un des traits les plus caractéristiques de notre interprétation des Epîtres était la subdivision de la série des Sept Eglises en deux groupes, formés : le premier, des trois premières églises, et comprenant, du Sinaï (— 1516) à la destruction du

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Temple (+70), les temps de l'Ancienne Alliance ; le second, des quatre dernières églises, comprenant la durée qui s'écoule de la première venue du Seigneur jusqu'à son retour, ou les temps de la Nouvelle Alliance.

Si cette grande subdivision, à la fois d'ordre spirituel et d'ordre chronologique, était fondée, c'était une donnée du sujet si générale et si caractéristique, qu'un trait systématique, du même ordre de grandeur, devait vraisemblablement l'indiquer dans la composition des Epîtres : le texte devait établir une séparation nette entre les trois premières églises et les quatre dernières ; or ce trait de séparation prévu existe effectivement. Voici en quoi il consiste :

On sait que chacune des lettres se termine par une promesse faite à l'Eglise à laquelle elle s'adresse, et que cette promesse est accompagnée des paroles, chaque fois les mêmes : « Que celui qui a des oreilles écoute ce que l'Esprit dit aux Eglises ». Or, pour les trois premières, ces paroles précèdent la promesse ; pour les quatre dernières, au contraire, elles suivent la promesse.

Avant Christ, la promesse est attendue ; après, elle est confirmée.

Ce fait justifie victorieusement aussi l'interprétation suivant laquelle l' « Antipas », le Fidèle Témoin mis à mort dans la phase de Pergame,

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ou à la fin de l'économie mosaïque, n'est autre que le Christ (Concordance, § 112).

Toute explication des Chapitres II, III de l'Apocalypse est évidemment tenue de rendre compte d'un trait d'ordre aussi général que cette subdivision des Sept Eglises. La manière dont il s'est présenté comme vérification d'une interprétation tout entière exposée avant que nous l'eussions remarqué (1), frappera, on n'en peut douter, quiconque sait peser une preuve (2).

(1) Sans quoi nous l'aurions sûrement mentionné lors de la publication de notre premier ouvrage.

(2) Pour ne pas surcharger le texte, notons ici un autre trait de vérification ; il est du même ordre de portée et concerne la correspondance des deux Églises de Smyrne et de Philadelphie, c'est-à-dire le lien de descendance entre Israël et les Anglo-Saxons. Il consiste en ce que, dès la vision qui sert de préface (Apocalypse, I, 10-20) aux Sept Epîtres, l'attention est attirée sur l'existence d'une mission spéciale, propre à ces deux Eglises. C'est ce qui résulte des paroles de Celui qui s'adresse à Jean ; les termes par lesquels Il se définit alors sont en effet ceux mêmes qui le définissent de nouveau au commencement des Lettres à Smyrne et à Philadelphie.

Il est dit, dans la préface : « C'est moi qui suis le premier et le dernier, celui qui est vivant ; …j'ai été mort, et, voici, je suis vivant aux siècles des siècles » ; or, la lettre à Smyrne débute par ces mots : « Voici ce que dit le premier et le dernier, qui a été mort et qui a repris la vie. »

Suit, dans la préface, la déclaration : « Amen (vérité) …j'ai les clefs de l'enfer et de la mort » ; or, la lettre à Philadelphie débute par ces mots : « Voici ce que dit le Saint, le véritable, celui qui a la clef de David, qui ouvre et personne ne ferme, qui ferme et personne n'ouvre. »

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C. La loi de distribution des continents suivant deux plans méridiens a angle droit (loi de Brück). Le méridien ouralien de séparation entre les mondes ante et post diluviens.

16. Nous venons de rappeler deux des ordres d'idées développés dans la Concordance, savoir : la destinée cachée de l'Israël des Dix Tribus et l'existence de la grande « semaine historique d'alliance », analysée dans les Sept Epîtres de l'Apocalypse et caractérisée par les sept villes d'Asie. Le troisième objet qu'il importe de bien posséder se rapporte :

1° au fait que la partie de l'histoire dont s'occupent d'une manière explicite la Pyramide et l'Apocalypse a, dans l'une comme dans l'autre, pour ère le Déluge ; cette ère de la nouvelle humanité est — 2528 d'après la chronologie littérale de la Bible ;

2° à ce qu'en outre, comme nous l'avons démontré, la Révélation emprunte ses unités de mesure au globe terrestre, tout le système des nombres chronologiques de la Bible formant un ensemble mathématique reproduit par la disposition géométrique des passages de la Pyramide et lié d'une manière définie aux dimensions de la Terre ;

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3° en ce que, par tout cela, la vie de l'humanité se révèle comme liée d'une manière définie aux lois de la physique terrestre, c'est-à-dire à l'organisme géométrique et dynamique du globe.

17. L' « Asie » témoin du Déluge.

On a fait voir dans la Concordance (§ 108) comment l'Apocalypse, en plaçant ses Sept Eglises en « Asie », c'est-à-dire dans le monde sorti des eaux (1), indique par cette allusion que la période à laquelle se rapportent ses révélations appartient à la nouvelle humanité ; elle distingue d'ailleurs nettement celle-ci de l'humanité antédiluvienne en ce qu'elle désigne les membres de cette dernière par le nom d'anciens.

Cette subdivision tranchée implique l'existence d'une brusque solution de continuité dans l'histoire physique du globe ; et nous avons remarqué qu'elle apporte en cela une vérification à la conception de la formation du relief terrestre proposée d'abord par Brück, dans son ouvrage sur le Magnétisme terrestre (2), et que nous avons pour notre part confirmée, tout en partant de principes différents, par une suite de

(1) Ασια, la fille de l'Océan.

(2) Electricité ou Magnétisme du Globe, Bruxelles, 1851-1858 ; t. I, §§ 189-232.

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déductions mathématiques (1). Ces déductions précisent en effet que le Déluge, arrivé en — 2528 d'après la Bible, et dernier grand fait géologique embrassant la surface entière de la Terre, a déterminé l'établissement définitif du relief systématique de celle-ci ; qu'il a produit ou parachevé, sous leur forme actuelle, les deux grands soulèvements méridiens, diamétralement opposés, Asiatique-Australien et Américain. Ces deux soulèvements ont pour plan méridien moyen un même grand cercle, et ils dessinent à la surface du globe deux grands S méridiens, dont les centres sont distants de 180°.

Fig. 2 (scan 00049, p. 43). Deux hémisphères circulaires côte à côte, chacun montrant un grand cercle avec un S méridien tracé en pointillé. Hémisphère de gauche : axes E—E′ (horizontal) et P—P′ (vertical), points B, A sur l'axe horizontal. Hémisphère de droite : axes E—E′ (horizontal) et P—P′ (vertical), point A′ sur l'axe horizontal. Légende « (FIG. 2) ».

On voit représentés sur la figure 2 les deux hémisphères que limite le méridien perpendicu-

(1) Étude sur le système des forces du Monde physique, Mém. de l'Académie Royale des Sciences de Belgique, t. XLVIII, pp. 412-555.

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laire à ce grand cercle de soulèvement. PAP′ figure le soulèvement Asiatique-Australien; PA′P′, le soulèvement Américain. Les centres équatoriaux A, A′ des S méridiens (Détroit de la Sonde, Isthme de Panama) sont à 180° l'un de l'autre.

Ainsi le monde Asiatique-Américain est par son tracé géométrique, et d'accord avec la mention, faite dans l'Apocalypse, du nom d'« Asie » (monde sorti des eaux), le témoin du Déluge. La théorie est vérifiée, et, antérieure à l'interprétation de la Parole révélée, se trouve en plein accord avec elle.

18. La construction du relief terrestre suivant deux plans méridiens à angle droit.

L'Écriture fournit une autre vérification encore des conceptions de Brück, en ce qu'elle représente la Terre comme un système de type quadrangulaire. L'expression : les « quatre coins de la terre », qui y revient plusieurs fois, a un sens très profond (1); car en effet, comme Brück le premier l'a conçu d'une manière nette: le

(1) En outre de l'allusion qu'on y découvre à la Pyramide. Celle-ci figure la Terre, et sa base quadrangulaire, par ses petites irrégularités voulues, reproduit même, comme nous pourrions le montrer, la loi des différences de niveau des reliefs continentaux.

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relief du globe est construit suivant deux plans méridiens à angle droit.

L'un de ces plans est le méridien Asiatique-Australien-Américain, dont nous venons de parler ; l'autre est le méridien Européen-Africain, auquel correspond, dans l'hémisphère opposé, l'axe du Pacifique (1).

Dans l'Etude sur le système des forces (§ 237), étude antérieure à l'ordre des recherches actuelles et à l'ouvrage sur la Concordance, nous avons mentionné comme suit les longitudes des méridiens Asiatique-Australien et Européen-Africain :

MÉRIDIENS.              LONGITUDE EST DE PARIS.
Asiatique-Australien    99° 55′
Européen-Africain       11° 44′

Dans la figure 2, les deux plans méridiens sont projetés : l'un suivant les lignes PAP′, PA′P′ ; l'autre suivant le cercle de face PEP′, PE′P′. PEP′ est le méridien Européen-Africain (2).

19. Les méridiens de séparation entre les soulèvements méridiens.

(1) Voir pour cette disposition la Fig. 25, § 148.

(2) On trouvera aussi mentionnées dans l'Etude citée, et tracées avec détail, les positions des crêtes parallèles de soulèvement des régions moyennes. (Etude §§ 288, 289, 290).

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Entre les méridiens du système quadrangulaire précédent, et remarquablement bien placés à 45° sur eux, il en existe d'autres qui marquent les limites de séparation des grands soulèvements méridiens. Parmi ces méridiens de séparation, un doit être ici particulièrement signalé, à raison du rôle décisif qu'il joue dans la géodésie chronologique. C'est le méridien de séparation entre le soulèvement Européen-Africain et le soulèvement Asiatique-Australien.

Ce méridien longe au Nord la crête de l'Oural, limite de la boucle Nord-Ouest de l'S Asiatique ; il a pour cette raison été désigné par le nom de Méridien Ouralien.

Dans notre Etude (§ 237) citée plus haut, nous avons indiqué pour sa position en longitude : Méridien Ouralien, long. Est de Paris = 57°. Il est figuré (Fig. 2) par le cercle PBP′.

20. Le Méridien Ouralien, considéré comme séparation entre les mondes ante et post diluviens.

En vertu de tout ce qui précède, le Méridien Ouralien PBP′ (fig. 2), qui appartient à la région géographique du foyer de l'histoire, par le fait qu'il est méridien de séparation entre l'Asie-Australie PAP′ et l'Europe-Afrique PEP′, constitue aussi un cercle de séparation symbolique

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entre le monde historique postdiluvien et l'Ancien Monde. On doit dès lors s'attendre à lui voir occuper une situation particulièrement remarquable dans un système dont l'objet serait de tracer à la surface du globe, par des moyens géodésiques, la marche de l'humanité, et d'écrire ainsi son histoire.

Récapitulation.

21. Nous venons de réunir, en les puisant dans des déductions antérieures, des éléments nécessaires à la compréhension d'un ordre de faits nouveau. Ce rappel avait un double intérêt, savoir :

1° De familiariser le lecteur avec des objets qui vont être l'âme de notre étude ;

2° De tirer par la suite un argument du fait de la reproduction, propre et indépendante, de ces mêmes objets par la géodésie chronologique.

Les éléments rappelés concernent :

1° Le fait d'un lien de descendance entre les Anglo-Saxons et Israël ;

2° L'interprétation, donnée dans la Concordance, du système des Sept Épîtres et des Sept

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Villes ou Eglises de l'Apocalypse ; cette interprétation vérifiait d'ailleurs déjà pour sa part l'existence du lien de descendance signalé au 1° : elle établissait que Smyrne, l'Eglise de la Dispersion des Dix Tribus, se retrouve dans l'histoire moderne sous la forme de Philadelphie ou de la Réforme Anglo-Saxonne ;

3° Le fait que l'ère adoptée par le symbolisme de l'Apocalypse et de la Pyramide est le Déluge ; que la constitution actuelle du relief terrestre par deux plans méridiens à angle droit date également de cette dernière crise tellurique et révèle donc la même ère ; enfin, que le méridien qui rappelle actuellement sur la Terre et qui y marque la séparation entre l'Ancien Monde et le Monde postdiluvien, est le méridien Ouralien. La longitude de ce méridien avait été déterminée et enseignée antérieurement à tout ceci.

22. Dans la conception qu'impliquent ces données, l'axe de l'histoire postdiluvienne est la dispensation mosaïque et chrétienne ; sa ligne caractéristique, l'histoire d'Israël ; son trait le plus important, — encore aujourd'hui caché et cependant lien fondamental entre l'histoire ancienne et l'histoire moderne, — la réapparition des Dix Tribus dans les Anglo-Saxons. Jérusalem et Londres, le Temple de Salomon et West-

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minster (Westminster, où se trouve actuellement, comme signe et comme témoignage, la Pierre de Jacob (1)) sont les points directeurs du mouvement historique ; en ce moment même nous en observons le fait le plus capital, savoir le retour de l'Israël Anglo-Saxon dans l'Orient prophétique.

Voilà ce qu'on lit comme à l'œil dans la Bible, la Pyramide et l'histoire, et ce qui avait été établi déjà, dans notre premier ouvrage, avec la force d'une démonstration mathématique.

Or, ce que nous allons maintenant faire connaître, c'est que toute cette dispensation, écrite en nombres et en dimensions dans la Bible et dans la Pyramide, est aussi écrite d'une manière géométrique sur la surface de la Terre par la disposition des lieux historiques, et que sa chronologie est mesurée sur cette surface en longueurs d'arcs de grand cercle.

(1) Voyez, à la fin de l'ouvrage, l'Appendice II (traduction de l'Appendice III de l'édition anglaise de la Concordance.)

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CHAPITRE II.

FAITS.

A. Données numériques.

23. Commençons par mesurer les coordonnées terrestres des principaux lieux dont nous avons à nous occuper. La surface de la Terre étant assimilable à celle d'un ellipsoïde de révolution, il convient de renseigner, pour chaque lieu, sa latitude géographique φ et sa latitude géocentrique φ′ ; nous considérerons en outre, et nous désignerons par le nom de latitude moyenne, l'élément moyen entre les deux précédents, c'est-à-dire l'angle φ₀ = (φ + φ′) / 2 (1).

Fig. 3 (scan 00056, p. 50). Quart d'ellipse méridienne terrestre BA, de centre O (angle droit, en bas à gauche). B est au sommet, en haut de l'axe polaire (le segment OB est noté b, demi-petit axe). A est à l'équateur, à droite (le segment OA porte, juste avant A, la lettre a, demi-grand axe). Le point M est marqué sur l'arc de l'ellipse, en haut à droite, avec la tangente à la courbe tracée en ce point. Trois droites partent de M et rejoignent la base OA en trois points distincts, dans l'ordre O, C, N (de gauche à droite) : la droite OM (rayon de l'ellipse), la droite CM, et la droite NM (perpendiculaire à la surface en M, c'est-à-dire la verticale du lieu). Les angles marqués près de la base sont, de gauche à droite : φ′ (entre OM et CM, au niveau de C), φ₀ (entre CM et NM, au niveau de N), φ (entre NM et la base OA, juste à droite de N).

(1) MA (Fig. 3) représente un quart de méridien terrestre. OB est l'axe de rotation de la Terre ; OA, un rayon de l'Equateur ; O, le centre de la Terre. La latitude géographique d'un point M de ce méridien est l'angle φ que la perpendiculaire MN à la surface (c'est-à-dire la verticale du lieu) fait avec l'Equateur ; la latitude géocentrique de M est l'angle φ′ que le rayon de l'ellipse,

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24. Pour comparer entr'elles les positions géographique, moyenne et géocentrique d'un lieu, on les porte sur une même sphère ; cette sphère est entièrement arbitraire ; pour fixer les idées, et d'abord sans autre préoccupation, nous la prendrons concentrique à l'ellipsoïde et circonscrite suivant son Equateur, c'est-à-dire suivant le seul grand cercle que présente cette surface. C'est sur cette sphère que nous supposerons tracées les constructions géométriques des propositions qui vont suivre.

Fig. 4 (scan 00057, p. 51). Quart de cercle de centre O (en bas à gauche) et de rayon a : un côté vertical vers le haut et un côté horizontal vers la droite, tous deux marqués a, reliés par un arc de cercle. Depuis O partent trois droites vers cet arc, formant avec le côté horizontal Oa trois angles croissants, marqués près de O (de gauche à droite, du plus petit au plus grand) φ′, φ₀ et φ. La droite la plus proche de l'horizontale (angle φ′, le plus petit) aboutit au point M′ ; la droite intermédiaire (angle φ₀) aboutit au point M₀ ; la droite la plus proche de la verticale (angle φ, le plus grand) aboutit au point M — ces trois points étant très rapprochés les uns des autres près du sommet de l'arc. Un petit arc marque, à mi-hauteur des rayons, l'écart angulaire entre les droites OM et OM₀.

a étant le rayon de l'Equateur de l'ellipsoïde (Fig. 3), si on décrit (Fig. 4) une sphère avec ce rayon, les trois latitudes du point M sur l'ellipsoïde donneront lieu, sur la sphère, aux trois positions

géocentrique         M′
moyenne              M₀
géographique         M,

OM, fait avec l'Equateur. e étant l'excentricité de l'ellipse, on a tgφ′ = (1 − e²) tgφ.

On fera dans cette formule e = 0,08. La latitude moyenne

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respectivement correspondantes aux trois angles φ′, φ₀ et φ.

Un mot d'explication n'est pas inutile ici pour le lecteur peu familiarisé avec les données de la géodésie, et qui s'étonnerait de voir un même lieu représenté sur la sphère par plusieurs points différents. Les points M sont les zéniths des lieux ; ils représentent donc les lieux projetés par leurs verticales sur la « sphère céleste ». (Ces points sont ceux qui désignent les lieux sur nos « globes terrestres »). Les points M′ représentent au contraire les lieux tels qu'ils seraient vus du centre de la Terre et projetés sur une « sphère terrestre », concentrique à la Terre.

L'angle φ (angle astronomique), ou encore le point M, représente le lieu par la distance angulaire de son zénith à l'Equateur ; l'angle φ′ (angle propre à la Terre même), ou encore le point M′, représente le lieu par la distance angulaire de ce lieu même à l'Equateur. Quand ces deux angles fondamentaux sont donnés, la forme de

φ₀ = (φ′ + φ) / 2 est, comme le montre la figure, l'angle que fait avec l'Equateur la bissectrice MC de l'angle OMN du rayon OM de l'ellipse et de la normale MN.

La latitude géographique est celle que fournit l'observation astronomique. Les deux autres sont calculées au moyen de celle-là.

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la surface idéale (surface de niveau) qui, en géodésie, représente la surface de la Terre, est donnée également. Ces angles constituent donc les éléments primordiaux, l'un céleste, l'autre terrestre, qui déterminent les positions des lieux par rapport aux axes et équateurs célestes et terrestres.

Si l'aplatissement du globe n'existait pas, c'est-à-dire si le globe était sphérique, les trois positions M, M₀, M′ se confondraient en une seule. En prenant pour argument la position moyenne M₀, on peut dire que l'aplatissement du globe a pour effet d'élever vers le Pôle les positions géographiques et d'abaisser vers l'Equateur les positions géocentriques des lieux.

Quoique, vu la faiblesse de la déformation (1), les trois systèmes de positions précédents diffèrent très peu, nous constaterons par les relations mathématiques que nous avons à exposer qu'il n'est pas permis de les confondre. C'est dire que ces relations impliquent la considération de l'aplatissement du globe.

(1) L'aplatissement, qu'on désigne par 1/p = (a—b)/a, dépend de la différence entre les deux demi-axes a et b (Fig. 3) de l'ellipse méridienne. Les valeurs de p données par l'observation varient de 290 à 310. Les limites correspondantes de e = √(2p—1)/p sont 0,082974 et 0,080257.

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25. Dimensions du globe. Le pouce pyramidal est, par définition, la 250,000,000e partie du 1/2 petit axe de la Terre ; c'est-à-dire que l'on a, en pouces pyramidaux, dans la Fig. 3, b = 250,000,000. Nous adopterons, avec M. Piazzi Smyth (2), pour le demi grand axe la valeur a = 250,836,000. Elle correspond à un aplatissement de 1/300.

26. Voici maintenant quelques indications concernant les sources auxquelles on a puisé pour la détermination des lieux.

Les positions géographiques de Patmos et des sept villes de l'Apocalypse ont été mesurées sur la carte de l'Asie Mineure au 250,000e, de Kiepert (1). La minute d'arc méridien est représentée sur cette carte par une longueur de 7mm4, et le 1/10 de millimètre équivaut à 0″8.

Le point précis mesuré a été, pour chacune des Villes, le point moyen de l'emplacement, emplacement dont le contour est tracé sur la carte ; il s'agit nécessairement de l'emplacement de la ville ancienne, parfois différent, notamment pour Smyrne, de celui de la ville moderne.

Pour Patmos, on a noté, comme le montre le

(1) Our Inheritance p. 41, 5e édit. 1890.

(2) Kiepert, Westlichen Klein Asien. Éch. = 1/250000.

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Tableau I qui va suivre : les latitudes et longitudes extrêmes du contour de l'île ; les coordonnées de la bourgade centrale, très voisine du point moyen (celui dont les coordonnées sont les moyennes des valeurs extrêmes pour l'île entière) ; enfin celles de la « Grotte de l'Apocalypse » (1), que la tradition indique comme le lieu même où l'Apôtre reçut la Révélation qui forme le dernier des livres de la Bible. C'est ce dernier point que nous avons choisi, à cause de cela, dans nos calculs, comme définissant le plus convenablement Patmos.

Pour la Palestine et l'Egypte, nous avons consulté la carte du « Palestine exploration fund » (2), et celle du War Office au 1/30000 (3).

27. En outre des longitudes par rapport à

(1) Cette position nous a été fournie par M. C. Carathéodory, St-Lt à l'Ecole d'Application, qui l'avait déterminée au moyen de la carte de Kiepert et d'une carte spéciale de Patmos jointe au « Voyage dans le Levant » de Tournefort (Paris, 1717).

(2) Palestine, from the Surveys conducted for the committee of the Palestine exploration fund, … London, 1890. Scale 3/8 inch to one mile, or 1/168960.

(3) Egypt ; scale 1/30000. War Office. Under the direction of Lt Col. Fox. London. Nous avons pu consulter cette carte grâce au bienveillant concours de M. le Général Hennequin, Directeur de l'Institut cartographique.

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Tableau I (scan 00062, p. 56). Tableau imprimé en pleine page (orientation paysage) : « Position de différents lieux remarquables. »
                                  TABLEAU I.
                    Position de différents lieux remarquables.

                              LATITUDE        LATITUDE        LATITUDE      LONGITUDE          LONGITUDE
LIEUX.                      géographique.   géocentrique.    moyenne.     de Greenwich.      de Westminster.
                                                                          + = Est.           + = Est.
                                                                          — = Ouest.         — = Ouest.

Patmos Ile           Max. 37° 23′ 13″   37° 12′ 35″   37° 17′ 54″   Max. 26° 38′ 13″   26° 45′ 42″
                     Min. 37. 15. 35    37. 04. 57    37. 10. 16    Min. 26. 32. 49    26. 40. 18
                     Moy. 37. 19. 24    37. 08. 46    37. 14. 05    Moy. 26. 35. 31    26. 43. 00
   Id.  Bourgade centrale   37. 18. 23  37. 07. 45    37. 13. 04         26. 34. 05    26. 41. 34
Grotte de l'Apocalypse      37. 18. 50  37. 08. 12    37. 13. 31         26. 34. 12    26. 41. 41
Ephèse                      37. 56. 47  37. 46. 05    37. 51. 26         27. 22. 03    27. 29. 32
Smyrne                      38. 28. 17  38. 17. 32    38. 22. 55         27. 12. 17    27. 19. 46
Pergame                     39. 07. 07  38. 56. 19    39. 01. 43         27. 11. 56    27. 19. 25
Thyatire                    38. 55. 10  38. 44. 23    38. 49. 46         27. 52. 23    27. 59. 52
Sardes                      38. 28. 49  38. 18. 04    38. 23. 26         28. 03. 35    28. 11. 04
Philadelphie                38. 20. 00  38. 09. 16    38. 14. 38         28. 33. 34    28. 41. 03
Laodicée                    37. 48. 28  37. 37. 47    37. 43. 07         29. 06. 53    29. 14. 22
Westminster               — 51. 29. 43  51. 18. 57    51. 24. 20       — 00. 07. 29    00. 00. 00
Jérusalem (Temple)          31. 46. 30  31. 36. 38    31. 41. 34         35. 13. 46    35. 21. 15
Pyramide                    29. 58. 45  29. 49. 13    29. 53. 59         31. 07. 53    31. 15. 22
Tel-el-Kebir (centre du village) 30. 32. 39  30. 23. 00  30. 27. 49     31. 46. 46    31. 54. 15
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Greenwich, on trouve indiquées dans le Tableau I les longitudes par rapport à Westminster. Ce dernier point occupe une position fondamentale dans le canevas géométrique qui a servi de régulateur à la marche historique de la civilisation.

28. Ayant ainsi réuni les principaux éléments numériques des faits que nous avons à exposer, nous allons, pour procéder de la manière à la fois la plus simple et la plus claire, présenter ceux-ci sous la forme de propositions. Le lecteur voudra bien se souvenir que notre Chapitre I l'a déjà mis en possession des données générales nécessaires et suffisantes, pour qu'il ait, quant au sens et à la portée, une pleine compréhension de nos énoncés. A moins qu'on n'avertisse du contraire, les longitudes sont comptées à partir de Westminster.

B. Faits géométriques.

29. On a vu que Jérusalem, Smyrne (c'est-à-dire l'Eglise de la Dispersion des Dix Tribus et de la disparition d'Israël), Londres, (centre d'action de l'Israël Anglo-Saxon), sont les pivots du mouvement historique : or

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PROPOSITION I.

Jérusalem (Temple), Smyrne et Londres (Westminster) sont sur un même grand cercle de la Sphère

Fig. 5 (scan 00064, p. 58). Hémisphère céleste vu en perspective, le contour extérieur figurant le limbe de la sphère. Au sommet, le pôle nord P. En descendant sur le limbe à gauche : le point σ, puis, un peu plus bas, W (Londres, Westminster). Plus bas encore, à l'intérieur de la figure, le point S (intersection du méridien PB et du grand cercle WJ — Smyrne), puis J (Jérusalem, Temple). Au centre de la figure, un point marqué d'un point fin, noté H. Sur le limbe à droite, le point G. À la base de la figure, l'arc de l'Équateur porte, de gauche à droite, les points C, A, B, D, K (le texte ne nomme, pour l'Équateur, que « CABKG » ; D figure sur le dessin entre B et K sans être cité dans le texte). Le grand cercle WJK part de W, passe par S et J, puis rejoint l'Équateur au point K, où l'angle i — inclinaison du cercle WJK sur l'Équateur — est marqué entre KJ et KA. Plusieurs méridiens partent de P et descendent vers l'Équateur, dont celui passant par H et D, et celui, PB, passant par S. Légende « (FIG. 5) ».

Traçons (Fig. 5) le grand cercle WJ qui passe par W, Londres (Westminster), et par J, Jérusalem (Temple). P étant le Pôle nord ; CABKG l'Équateur ; si on mène le méridien PB de Smyrne, il faut prouver que le point S, intersection de PB et de WJ, n'est autre que Smyrne.

Nous ferons la vérification en nous servant successivement des latitudes géographiques et des latitudes géocentriques. En désignant par i l'inclinaison WKA du cercle WJK sur l'Equateur ; par AK=λ, la longitude du point K, intersection de ce cercle et de l'Equateur ; on trouve :

par les latitudes géographiques   { i = 55° 12′ 34″
                                  { λ = 60° 50′ 40″ ;

par les latitudes géocentriques   { i = 55° 02′ 13″
                                  { λ = 60° 50′ 40″.

(La valeur de λ est la même dans les deux cas, ce qui devait être).

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Or, si on fait l'angle WPB égal à la longitude de Smyrne, on trouve pour l'arc BS, c'est-à-dire pour la latitude du point S :

Sur l'arc des latitudes géographiques KJW  )         ( 38° 28′ 31″
       Id.       id.       géocentriques KJW  ) BS = ( 38° 17′ 46″ ;

et l'observation donne (Table. I)

                ( lat. géographique 38° 28′ 17″
        Smyrne  ( lat. géocentrique 38° 17′ 32″.
        Calcul — Observation = 0° 0′ 14″.

Le point S n'est donc autre que Smyrne ; ce qui démontre la proposition.

La différence 14″ entre le calcul et l'observation représente sur la Terre une distance de 434m ; elle est donc absolument insignifiante dans l'espèce de la question.

Remarque. — Le plan WSJK qui contient le centre de l'ellipsoïde, coupe la surface de celui-ci suivant une ellipse dont le grand axe passe par K. Ce point K est un sommet de l'ellipse ; le sommet σ, correspondant au petit axe, a pour longitude CA par rapport à W,

        CA = -29° 09′ 20″ ;

et l'on a KC = 90°. Or, les cercles méridiens PWA, passant par W (Westminster), et PπD, passant par π (Grande Pyramide), partagent par tiers le quadrant CPK, ou l'arc équatorial CK. On a en effet :

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TABLEAU II.

                         |  LONGITUDES.  |  DIFFÉRENCES.
Sommet σ   . . .         | -29° 09′ 20″  |
Westminster  . .         |   0° 00′ 00″  |  29° 09′ 20″
Pyramide . . .           |  31° 15′ 25″  |  31° 15′ 25″
Sommet K . . .           |  60° 50′ 40″  |  29° 35′ 15″
                         | Somme des différences  90° 00′ 00″

Ceci montre également que la Grande Pyramide figure au centre du secteur (1) AWPK, secteur remarquable dont nous allons avoir à nous occuper.

Nous croyons d'ailleurs devoir prévenir le lecteur que la petite excentricité de la Pyramide en dehors de l'axe du secteur AWPK, c'est-à-dire en dehors de son méridien central, n'est nullement accidentelle ; comme on le verra (§§ 49, 91, etc.), cette excentricité est au contraire parfaitement déterminée. La position excentrique conduira plus loin (§ 32) à la considération d'une position idéale de la Pyramide, savoir de celle qu'elle occuperait si, tout en conservant son parallèle de latitude, elle se trouvait sur l'axe

(1) Nous emploierons couramment ce terme, qui désigne ici un demi-fuseau de la sphère, pour abréger le langage.

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même du secteur AWPK. Ce secteur et l'arc KW porteront les noms de secteur et arc historiques.

30. PROPOSITION II.

1° On peut (Fig. 6) mener par W un arc unique WK tel que le plan bissecteur PEF du secteur AWPK fasse 45° avec le plan du cercle WK ; c'est-à-dire encore, tel que l'angle AEK soit droit. Or l'arc théorique WK n'est autre que l'arc historique WSJK de la Proposition I.

Fig. 6 (scan 00067, p. 61). Figure sphérique en forme de calotte curviligne à sommet pointu. Sommet supérieur P ; de P partent deux arcs courbes qui descendent, l'un vers W (à gauche), l'autre vers W' (à droite) ; de W et W' partent à leur tour deux autres arcs courbes qui descendent respectivement vers A (en bas à gauche) et K (en bas à droite) ; entre A et K, un arc courbe inférieur passe par F (en bas, au centre) et referme le contour du secteur AWPK. Deux droites intérieures traversent la figure en croix : l'une de W à K, l'autre de W' à A ; elles se coupent en un point E situé un peu au-dessus du centre de la figure. Juste au-dessus de E, entre les branches EW et EW', est inscrit l'angle « 90° ». Une droite verticale relie P à F en passant par E ; juste au-dessous de E, cette verticale partage l'angle inférieur (entre EA et EK) en deux angles marqués « 45° » et « 45° ». Un peu plus bas, sous ces deux angles, une petite ligne courbe porte le symbole « ϖ ». Sous A, tout près, est marqué le point G' ; sous K (légèrement au-dessus et à gauche), le point G, avec entre G et K un petit angle noté « i ». Cette figure illustre le secteur historique AWPK, l'arc WK et le point E où l'arc WK coupe le quart de méridien PF. Légende « (FIG. 6) ».

Considérons l'arc historique WK, dont la position a été déterminée (Prop. I) successivement au moyen des latitudes géographiques et des latitudes géocentriques. On a trouvé (Prop. 1), dans chacun de ces cas,

        AK = λ = 60° 50' 40".

Si on prend AF = AK/2 = 30° 25' 20", on trouve pour l'angle AEF = FEK :

par l'arc géographique KW (d'inclinaison équatoriale i = 55° 12' 34"),

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        AEF = FEK = 44° 54' 49" = 45° 0' 0" — 0° 5' 11" ;

par l'arc géographique (pour lequel i = 55° 02' 13"),

        AEF = FEK = 45° 2' 2" = 45° 0' 0" + 0° 2' 2".

L'angle AEK a donc, dans les deux systèmes de latitudes, les valeurs respectives

        AEK = 89° 49' 38" = 90° 0' 0" — 0° 10' 22"
        AEK = 90° 4' 4"  = 90° 0' 0" + 0° 4' 4"

Ces résultats justifient la proposition.

L'arc historique WK (Jérusalem-Smyrne-Westminster), déterminé par la Prop. I, est l'arc unique qu'on pouvait mener par W (Westminster) tel qu'il divise au point E (Fig. 6) le quart de méridien PF, bissecteur du secteur APK, en deux parties FE, EP, entre elles comme 2:3 (1).

Considérons en effet (comme au 1°) les arcs géographique et géocentrique WK déterminés dans la Prop. I, et calculons, pour chacun d'eux, les arcs partiels EF, EP, c'est-à-dire les arcs dans lesquels WK partage le quart de méridien central PF du secteur APK correspondant.

On aura AF = AK/2 = 30° 25' 20", et ensuite :

                            ( EF = 36° 5' 8" = 36° 0' 0" + 0° 5' 8"
par l'arc géographique WK   ( EP = 53° 54' 52" = 54° 0' 0" — 0° 5' 8"

(1) En d'autres termes : si, par un point donné W (Westminster) on mène un arc WK, le secteur APK (fig. 6) est déterminé par cet arc, et de même le rapport entre PE et EF. Il y a un arc unique WK pour lequel FE/EP = 2/3. Or, l'arc historique est précisément cet arc unique.

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                            ( EF = 35° 54' 38" = 36° 0' 0" — 0° 5' 22"
par l'arc géocentrique WK   ( EP = 54° 5' 22" = 54° 0' 0" + 0° 5' 22"

C'est-à-dire que E partage le bissecteur PF suivant des arcs de 36° et de 54°, ou en deux parties (2/5·π/2 et 3/5·π/2) qui sont entr'elles comme 2 est à 3.

On peut remarquer que ce mode de division indique aussi la division du quart de cercle par 5, ou de la demi circonférence par 10.

3° Réunissons maintenant les deux propriétés géométriques que nous venons de découvrir (1° et 2°).

Par un point quelconque W (Fig. 6) on peut mener un arc WK et un seul (1) qui satisfasse à la propriété 1°, c'est-à-dire tel que l'angle en E soit droit ; et de même, un seul arc qui satisfasse à la propriété 2°, c'est-à-dire tel que EF/EP = 2/3.

Ces deux arcs, pour un point donné W, sont, en général, différents, et différents aussi, par conséquent, les secteurs APK qui leur correspondent. Le point W pour lequel les deux conditions 1° et 2° se trouveraient simultanément réalisées, c'est-à-dire tel que les deux secteurs dont il vient d'être question se confondent,

(1) On ne considère ici, on le comprend, que l'hémisphère situé à l'Orient du méridien de W.

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occupe donc en latitude une position unique à la surface de la sphère. D'après les faits 1° et 2°, le secteur historique APK (déterminé par la Prop. I) est donc le secteur unique, l'arc historique KW, l'arc unique, et le point W (Westminster) un point du parallèle unique WW' que déterminent les deux propriétés géométriques, 1° et 2°, prises simultanément.

Construisons le secteur idéal APK déterminé par ces deux conditions, c'est-à-dire tel que l'on ait à la fois rigoureusement EF = 36° = 2/10π, (EP = 54° = 3/10π), et AEK = 90° = π/2.

On trouve pour l'inclinaison sur l'Equateur, AKW = i, de l'arc idéal correspondant, KW,

        i = 55° 6' 21" ;

et pour la longitude AK = λ du point K,

        λ = 60° 53' 34".

On avait trouvé précédemment, pour l'arc géographique et pour l'arc géocentrique KW, les inclinaisons respectives,

        i = 55° 12' 34"
        i = 55° 2' 13",

avec la longitude commune

        λ = 60° 50' 40".

Si on calcule maintenant les latitudes des

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points où l'arc idéal KW et les arcs géographique et géocentrique WK coupent les méridiens de Westminster, Smyrne et Jérusalem, on trouve que l'arc idéal est compris sur ces méridiens, entre les deux arcs WSJ (Fig. 5) géographique et géocentrique, et qu'il reproduit sensiblement par ses intersections les positions moyennes de ces lieux.

Voici, en effet, les latitudes de ces intersections pour les trois arcs géographique, idéal et géocentrique. On les a fait suivre de quelques autres données fondamentales qui concernent la question.

TABLEAU III.

                          |   LATITUDES DES INTERSECTIONS.
                          |     W       |     S       |     J
Arc géographique  . .     | 51° 29' 43" | 38° 28' 31" | 31° 46' 30"
Arc idéal . . . .         | 51° 24' 02" | 38° 24' 11" | 31° 43' 17"
Arc géocentrique  . .     | 51° 18' 57" | 38° 17' 46" | 31° 36' 38"

Latitudes moyennes  . .   | 51° 24' 20" | 38° 22' 55" | 31° 41' 34"
Latitudes sur l'arc idéal.| 51° 24' 02" | 38° 24' 11" | 31° 43' 17"
Différences . . .         | +   0' 18"  | —   1' 16"  | —   1' 43"
                          | Inclinaison i | AK = λ      | AF = λ/2    | Longitude    | Excentricité de la Pyra-
                          | sur l'Equa-   |             |             | Grande       | mide à l'Est de l'axe du
                          | teur.         |             |             | Pyramide     | secteur idéal APK (Fig. 6.)
Arc géographique  . .     | 55° 12' 34"   | 60° 50' 40" | 30° 25' 20" |              |
Arc idéal . . . .         | 55° 6' 21"    | 60° 53' 34" | 30° 26' 47" | 31° 15' 22"  |  48' 35"
Arc géocentrique  . .     | 55° 2' 13"    | 60° 50' 40" | 30° 25' 20" |              |
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Remarque. — Il convient de remarquer que les différences +0' 18", —1' 16", —1' 43" entre les latitudes moyennes de Westminster, Smyrne et Jérusalem et les latitudes des points de même longitude sur l'arc idéal, ne sont nullement les moindres différences que l'on pourrait obtenir en plaçant le mieux possible en longitude le secteur idéal sur la sphère ; mais qu'elles sont propres à la position fondamentale dans laquelle ce secteur se trouve appuyé par son côté occidental au méridien de Westminster ; et c'est cette position que nous continuerons à prendre en considération, puisque la question l'a naturellement introduite.

D'ailleurs, comme nous l'avons déjà dit, il faut se garder de considérer comme accidentelles des différences, même très petites, comme celles que nous venons de signaler. Pour ne rien laisser échapper, nous donnons dans le tableau suivant les différences entre les latitudes moyennes de Westminster, Smyrne, Jérusalem et les latitudes correspondantes sur l'arc idéal, pour les différentes positions théoriques que l'on pourrait assigner au secteur idéal APK ; ces positions sont définies par la longitude de l'origine K de l'arc idéal par rapport à Westminster, et elles répondent aux conditions suivantes :

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1° L'arc idéal passe par Westminster ;

2° Le secteur idéal est appuyé au méridien de Westminster ;

3° L'arc idéal a la position pour laquelle il passe le mieux possible (moindres carrés) par Jérusalem, Smyrne, Westminster ;

4° L'arc idéal passe par Smyrne ;

5° L'arc idéal passe par Jérusalem ;

6° (Position limite), l'arc idéal passe par l'origine commune des arcs géographique et géocentrique.

On trouve respectivement dans ces six positions :

TABLEAU IV.

POSITIONS |  LONGITUDE DE K.        | DIFFÉRENCES ENTRE LATITUDES
          |                         | OBSERVÉES ET CALCULÉES (o-c).
          |                         |    W     |    S     |    J
    1     | 60° 54' 39"             | 0' 00"   | — 2' 05" | — 3' 40"
    2     | 53. 34                  | + 0.18   | — 1.16   | — 1.43
    3     | 51. 55 (moindres carrés)| + 0.45   | — 0.03   | — 0.10
    4     | 51. 51                  | + 0.46   |   0.00   | — 0.07
    5     | 51. 44                  | + 0.48   | + 0.05   |   0.00
    6     | 50. 40                  | + 1.05   | + 0.52   | + 1.00

31. Tout ce qui précède établit que la distribution des points géographiques WSJ (Londres,

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Smyrne, Jérusalem) est réglée sur le secteur idéal, et l'on constatera bientôt que ce secteur est l'élément fondamental de tout l'ensemble du canevas historique.

L'arc idéal, par le fait qu'il est intermédiaire entre les arcs géographique et géocentrique, et qu'il convient aux latitudes moyennes des lieux, attire d'ailleurs l'attention sur les deux espèces de latitudes propres à la Terre ellipsoïdale ; cela montre bien que l'aplatissement du globe intervient comme élément dans les faits systématiques que nous étudions.

Nous désignerons couramment dans la suite cet arc idéal et ce secteur idéal par les noms d'arc et de secteur historiques.

La figure 7, où on a conservé les lettres des figures 5 et 6, met en évidence la situation géographique du secteur historique AWKW' et de l'arc historique KJSW. AEW' est le symétrique de cet arc et FE l'axe du secteur.

Nous allons voir maintenant (Propositions III (A) et III (B)) qu'un même plan a présidé tant au choix du secteur et de l'arc historiques et à la position géographique de la Pyramide, qu'à la structure géométrique même de ce monument.

32. Dans la Proposition I (voyez la remarque à la fin de cette proposition) nous avons observé que la Pyramide figure au centre du secteur his-

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torique, et que sa petite excentricité, négligeable en première approximation, conduit à envisager la position idéale, de même latitude, qu'occuperait la Pyramide sur l'axe du secteur, c'est-à-dire, en d'autres termes, l'intersection de l'axe du secteur et du parallèle de la Pyramide.

L'excentricité de la Pyramide à l'Orient de l'axe du secteur idéal et la longitude de cet axe ont été données plus haut (Tabl. III, § 30). Les coordonnées de la position idéale ω de la Pyramide (Fig. 6 et 7) sont, d'après cela,

Position idéale  ( latitude moyenne  29° 53' 59"
ω de la Pyramide ( longitude         30° 26' 47".

C'est cette position idéale qui relie, comme on va le voir, la forme géométrique de la Pyramide à celle du secteur idéal tracé sur la surface de la Terre.

Les deux éléments angulaires fondamentaux de la Pyramide sont :

1° L'inclinaison des faces sur l'horizon ;

2° L'angle de pente des passages intérieurs.

Avant d'énoncer les Propositions relatives à ces éléments, nous rappellerons que si le rayon du cercle est pris pour unité, la circonférence a pour valeur 2π, π étant le nombre connu 3,14159.. ; qu'inversement, si on prend la circonférence pour unité, le rayon a pour valeur 1/ ; et que,

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parmi les arcs de cercle, il en est deux espèces particulièrement remarquables, savoir : ceux qui sont dans un rapport simple : 1° avec la circonférence ; 2° avec le rayon.

Nous constaterons qu'en particulier l'arc égal au rayon et ses parties aliquotes remarquables interviennent d'une manière déterminante dans le système de la figuration géodésique. Cet arc égal au rayon, mesuré par 1 ou par 1/ suivant qu'on prend pour unité le rayon ou la circonférence, sous-tend un angle de 57° 17' 45".

PROPOSITION III (A).

Le plan du grand cercle mené 1° par la position idéale de la Pyramide sur l'axe du secteur historique idéal et 2° par le pied sur l'Equateur du méridien de longitude égale au rayon, fait avec l'Equateur un angle égal à l'angle de pente des faces de la Pyramide.

Soit APK (Fig. 6 ; et voyez aussi la carte, Fig. 7) le secteur historique idéal. La position idéale ϖ de la Pyramide sur l'axe PF de ce secteur a pour coordonnées (voy. plus haut, dans le § actuel)

     ( latitude moyenne  29° 53' 59" = Fϖ
   ϖ ( longitude         30° 26' 47" = AF.

AG = 57° 17' 45" est l'arc égal au rayon et ϖG

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le grand cercle mentionné dans la proposition. Or l'angle G, inclinaison de ce grand cercle sur l'Equateur, a pour valeur

        51° 51' 08" ;

et l'angle de pente des faces de la Pyramide (angle qui a pour tangente 4/π ; voy. Concordance, § 15) est égal à

        51° 51' 14", 3 ;

ce qui démontre la proposition.

Autrement : 1. Si on mène par ϖ un arc ϖG faisant avec l'Equateur l'angle théorique 51° 51' 14", 3, la longitude AG de son intersection G avec l'Equateur est égale à 57° 17' 38" ; ou, avec le rayon pris pour unité, égale à 0,9999.670.023 ; soit, avec 4 décimales, 1,0000 ou le rayon.

2. Si, par le point équatorial G de longitude égale à l'unité, AG = 57° 17' 45", on mène un arc Gϖ incliné de 51° 17' 14", 3 sur l'Equateur, cet arc détermine sur l'axe du secteur historique un point ϖ de latitude

        29° 54' 05" ;

la grandeur observée (latitude moyenne de la Pyramide) est

        29° 53' 59".

L'erreur 0° 0' 6" est négligeable.

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On voit donc (Fig. 6 ; et aussi Fig. 7, pour les situations géographiques) qu'en traçant l'arc ϖG', symétrique de ϖG, c'est-à-dire en prenant les deux arcs AG, KG' égaux au rayon, les deux plans Gϖ, G'ϖ, qui ont sur l'Equateur l'inclinaison des faces de la Pyramide sur son plan de base, vont se couper suivant la verticale de la Pyramide ϖ. Ce seul fait suffirait pour démontrer que la construction de la Pyramide est l'œuvre de la main créatrice qui a formé la Terre elle-même, et cette conclusion va puiser une nouvelle force dans la seconde partie de notre proposition, savoir celle qui concerne l'angle de pente des passages intérieurs (1).

L'inclinaison i' de ces passages sur l'horizon (Concordance, § 15 et Fig. IV de la Concordance ; voir aussi Our Inheritance, 5e édit. p. 296) est égale à

        i' = 26° 18' 10".

D'un autre côté, l'inclinaison i" (Fig. 8) de l'arc historique sur le parallèle varie avec la longitude ; et un méridien unique détermine sur cet arc le point H pour lequel on aurait i" = i'. Or, de même que, dans la Proposition III (A)

(1) Egalement inclinés sur l'horizon, qu'ils soient descendants ou ascendants, comme le montre la Fig. 1.

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(Fig. 6, 7 et 8), l'arc 57° 17' 45" égal au rayon (c'est-à-dire à l'unité), étant porté en AG à partir du côté occidental PA du secteur historique, détermine par le point G l'angle de pente des faces de la Pyramide, de même cet arc égal au rayon, s'il est porté en KG' à partir du côté oriental PK de ce secteur, détermine par le méridien PHG', au point H et sur le parallèle H'HH", l'angle de pente i" = H"HK = i' des passages de la Pyramide. On a la proposition suivante :

Fig. 8 (scan 00079, p. 73). Figure géométrique sphérique en forme de secteur (triangle curviligne à sommet P). Sommet P en haut. Côté occidental : courbe PA descendant vers le point A en bas à gauche. Côté oriental : courbe PK descendant vers le point K en bas à droite. Base du secteur : arc historique reliant A à K en passant, de gauche à droite, par les points G' puis G. Une seconde courbe part de P et descend, en croisant les autres lignes vers le milieu de la figure au point H, jusqu'au point G' sur la base : c'est le méridien PHG'. Juste au-dessus et à gauche du point H se trouve un petit point marqué « W », et à sa gauche, sur le bord PA, le point H'. Une ligne horizontale (le parallèle H'HH") traverse la figure depuis H' (près du bord occidental PA) en passant par H jusqu'à H" (près du bord oriental PK). Au point H, deux petites marques d'angle pointillées sont notées « i' » et « i" », de part et d'autre de la rencontre du méridien et du parallèle, correspondant à l'angle de pente des passages de la Pyramide (i" = H"HK = i'). Légende « (FIG. 8) ».

PROPOSITION III (B).

L'arc historique fait avec le parallèle un angle égal à l'angle de pente des passages de la Pyramide, au point de longitude occidentale égale à l'unité par rapport au côté oriental du secteur historique.

Si, en effet, on fait (Fig. 8) KG' = 57° 17' 45" (arc égal au rayon), on trouve par le triangle G'HK

        i" = 26° 18' 20" ;

et la valeur que nous avons renseignée dans la

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Concordance (voyez Concordance, Fig. IV) est

        i' = 26° 18' 10".

Si, inversement, on part de la valeur observée 26° 18' 10", on trouve pour KG',

        KG' = 57° 17' 59" ;

ou, en parties du rayon pris pour unité,

        KG' = 1,0000688.

Ces nombres démontrent la proposition. Elle constitue avec la Proposition III (A) un de ces faits, éloquents par leur simplicité, qui suffisent pour écarter le doute ; et nous ne nous répéterons pas d'une manière inutile en en résumant encore l'ensemble sur la carte géographique, Fig. 7. AK (Fig. 7) est le secteur historique ; ω, la position idéale de la Pyramide sur l'axe de ce secteur ; AG, KG', sont égaux au rayon de la sphère. Les deux éléments angulaires fondamentaux de la Pyramide sont l'inclinaison de ses faces, et celle de ses passages.

En joignant ω à G, on obtient le premier par l'angle G ; en menant le méridien G'H de G', on obtient le second par l'angle H.

Observation. Ce qui précède concerne la position idéale de la Pyramide.

Dès à présent, et cette observation nous servira plus loin (§§ 90, etc.), nous remarquerons que si

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l'excentricité de la Pyramide (§ 29) est une grandeur déterminée et nullement accidentelle, il y a lieu de considérer, en même temps que le secteur idéal dont l'axe passe par la position idéale de la Pyramide, un secteur dont l'axe passerait par la position réelle.

L'axe de ce secteur est à 48' 35" (Tabl. III, § 30) à l'Est de l'axe de secteur idéal, et son côté oriental a pour longitude (§ 30) 2 × 31° 15' 22" = 62° 30' 44". Les deux côtés occidentaux des deux secteurs passent d'ailleurs par Westminster et coïncident. Les deux côtés orientaux, l'un par 62° 30' 44" de longitude, l'autre (secteur idéal) par 60° 53' 34" (§ 30), forment un nouveau petit secteur, d'une ouverture égale à 62° 30' 44" - 60° 53' 34" = 1° 37' 10". Ce petit secteur intercepte sur l'arc historique idéal, à partir et à l'orient du point K, un arc de 2° 49' 46". C'est l'arc marqué KK' dans la figure 7.

33. Le secteur historique APK (Fig. 5 et 6) n'est pas caractérisé seulement par une forme géométrique déterminée ; il occupe aussi, sur la surface géographique physique du globe, une position déterminée unique. C'est ce qu'établit la proposition suivante :

PROPOSITION IV.

Le côté oriental PK du secteur historique APK

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(Fig. 5 et 6) n'est autre chose que le méridien ouralien de séparation entre les soulèvements Asiatique-Australien et Européen-Africain.

Le méridien ouralien (voy. § 19) est placé à 45° sur les méridiens fondamentaux des deux soulèvements mentionnés par l'énoncé, soulèvements qui sont à angle droit l'un sur l'autre. C'est le méridien PBP' de la figure 2.

Sa longitude par rapport à Paris, antérieurement évaluée, est de 57° (1). Or, la longitude de PK, côté oriental du secteur idéal, est, par rapport à Westminster, de 60° 53' 34" (§ 30), et, par rapport à Paris, de 60° 53' 34" − 2° 27' 43" = 58° 25' 51". Le rapprochement des nombres établit la proposition.

Cela veut dire que l'arc KJSW du mouvement historique postdiluvien a précisément pour origine, K, sur l'Equateur (Fig. 7), le point physique de séparation entre l'ancien monde, antérieur au Déluge, et le monde Asiatique-Australien PAP' (Fig. 2, § 17), qui date, sous sa forme actuelle, du cataclysme du Déluge ; en d'autres termes encore : la région de séparation physique de l'Ancien et du Nouveau monde détermine l'origine du cercle qui, par Jérusalem, Smyrne

(1) Système des forces physiques, § 237, pp. 413-414.

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et Londres, sert d'axe au mouvement de l'histoire postdiluvienne.

Observation. Si, d'après ce qui précède, on adopte pour longitude du méridien ouralien par rapport à Westminster le nombre 60° 53' 34", ou la longitude du côté oriental du secteur historique, on obtient, par la soustraction et l'addition de 45°, les positions théoriques des méridiens fondamentaux Européen-Africain et Asiatique-Australien. Nous mettons en regard des longitudes ainsi obtenues celles que nous avions renseignées antérieurement, d'une manière nécessairement approximative, par la seule estime des données géographiques. Toutes ces longitudes sont ici rapportées à Westminster (dont la longitude par rapport à Paris est 2° 28' (2° 27' 43")).

                              |          LONGITUDES
                              | Système des forces | Valeurs
                              | physiques, § 237.  | théoriques.
Méridien Européen-Africain    |      14° 12'       | 15° 54'
Méridien Ouralien   . . .     |      59° 28'       | 60° 54'
Méridien Asiatique-Australien |     102° 23'       | 105° 54'

34. Nous venons d'envisager deux des trois objets fondamentaux rappelés dans le Chapitre I, savoir :

Le lien de descendance entre les Anglo-

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Saxons et Israël ; il est figuré sur la Terre par l'arc historique Jérusalem-Londres ; cet arc rattache ces deux points l'un à l'autre en passant par la Smyrne symbolique de l'Apocalypse, ou par l'Eglise de la Dispersion des Dix Tribus ; il détermine en outre un secteur de la sphère possédant des propriétés géométriques définies ;

La loi de distribution quadrangulaire des continents ; cette distribution sert de témoin au fait physique du Déluge, ère des systèmes symboliques de la Pyramide et de l'Apocalypse, et cette ère est écrite sur la Terre par le fait que l'arc historique, ou l'axe de l'histoire postdiluvienne, prend origine sur l'Equateur au pied même du méridien de séparation physique entre les mondes ante et postdiluviens.

Examinons maintenant la figuration terrestre qui se rapporte au deuxième des trois points dont il s'agit, savoir à l'Histoire de l'Eglise, renfermée dans les Sept Epîtres de l'Apocalypse.

35. PROPOSITION V.

Patmos et les sept villes d'Asie qui figurent dans l'ensemble systématique des Sept Epîtres de l'Apocalypse, forment aussi en réalité un ensemble géométrique systématique à la surface de la Terre.

Ce système géométrique, comme on le voit par

p. 79

la figure 9, est un éventail formant triangle équilatéral, à la pointe duquel se trouve Patmos, Pt, sur l'axe formé par Éphèse et Sardes (E et Sr). Patmos, Pergame et Laodicée (PtPr et L) sont aux trois sommets du triangle. De plus, l'axe de l'éventail est à 45° sur le méridien de la région ; et tout le groupe, qui comprend en longitude 2° 1/2 et en latitude 2°, est placé sur l'arc historique Jérusalem-Westminster, le point d'appui étant Smyrne. On voit ce groupe représenté par son triangle dans la figure 7.

Examinons de près ces différents objets.

Le grand cercle qui passe par Éphèse et Sardes passe aussi par Patmos (par le point même de cette île que la tradition désigne comme le lieu où Jean aurait écrit l'Apocalypse (§ 26)).

Ce grand cercle est l'axe géométrique du groupe.

Soient (Fig. 10) : E, Éphèse ; S, Sardes. Le grand cercle SE mené par ces deux points va couper l'Équateur BA au point B, sous un angle i. MD étant le méridien de Patmos, il faut

Fig. 10 (scan 00085, p. 79). Figure géométrique légendée « (FIG. 10). » en haut à gauche du dessin. Une droite horizontale de base porte, de gauche à droite, les points B, D, G, A. Une droite oblique part de B et monte vers la droite jusqu'au point S (en haut à droite), formant avec la base, au point B, l'angle i. Trois verticales s'élèvent de la base : la première, issue de D, monte jusqu'au point M et coupe l'oblique au point P — l'angle formé à cette intersection est noté p ; la deuxième, issue de G, monte sans porter de lettre à son sommet et coupe l'oblique au point F, où est marqué l'angle de 45° entre cette verticale et l'oblique ; la troisième, issue de A, monte jusqu'au point N et coupe l'oblique au point E. Entre F et E, sur l'oblique, une petite lettre e est inscrite, désignant l'arc/segment F-E. La droite oblique se prolonge au-delà de E jusqu'à S.
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démontrer que le point P, intersection de ce méridien et du cercle SEB, n'est autre que Patmos lui-même.

En faisant le calcul successivement avec les latitudes géographiques, moyennes et géocentriques, on trouve les résultats suivants, où p désigne l'angle BPD ; e, l'angle BEA. (AD = 0° 47' 51", différence entre la longitude d'Ephèse et celle de la Grotte de l'Apocalypse (voir le Tabl. I)).

TABLEAU V.

VALEURS |             AVEC LES LATITUDES
DE      | géographiques. | moyennes.    | géocentriques.
   i    | 55° 53' 45"    | 55° 48' 17"  | 55° 42' 51"
   BA   | 31. 52. 22     | 31. 52. 48   | 31. 53. 14
   DP   | 37. 18. 59     | 37. 13. 40   | 37.  8. 23
   p    | 44. 49. 51     | 44. 53. 50   | 44. 57. 49
   e    | 45. 19. 04     | 45. 23. 00   | 45. 26. 55
   EP   | 0. 53. 31      | 0. 53. 32    | 0. 53. 32

Les latitudes de Patmos calculées sont les valeurs DP du tableau précédent. Or, qu'elles se confondent avec les latitudes observées (§ 27), c'est ce que montre le rapprochement suivant :

Latitudes calculées   37° 18' 59"   37° 13' 40"   37° 8' 23"
   id.   observées    37° 13' 50"   37° 13' 31"   37° 8' 12"
Fig. 9 (scan 00088, p. — planche dépliante hors-texte). Planche hors texte occupant la totalité de la page, intitulée « FIG. 9 » (légende imprimée en bas à gauche de la planche). Aucun autre texte imprimé sur cette page. La planche combine deux constructions géométriques tracées au trait, avec de nombreuses lignes de construction en pointillés/tirets et des cotes angulaires manuscrites très fines (degrés-minutes-secondes) le long d'arcs de cercle. Petite figure auxiliaire (en haut à gauche de la planche) : un point r (repéré par une équerre) relié par une ligne mixte tirets-points, en diagonale descendante vers la droite, à un point m — lui-même à l'intersection de deux axes en tirets : l'un vertical (portant le repère n à sa base), l'autre horizontal (se prolongeant des deux côtés de m). La diagonale se poursuit au-delà de m jusqu'à un point i (également repéré par une équerre), tout en bas à droite de la planche. Deux autres lignes verticales en tirets, notées μ et σ, descendent depuis le haut de la planche vers la figure principale ; la diagonale r–i croise la verticale μ en un point également noté P (petit point isolé, distinct du sommet principal P ci-dessous). Figure principale (solide pyramidal, au centre-droit de la planche) : un polyèdre dont les sommets identifiés sont, en traits pleins pour les arêtes visibles : P (sommet, en haut), T (à droite de P), S (à gauche, en contrebas de P), S₁ (plus bas, à droite, entre T et Pₕ), Pₕ (à droite, en contrebas de S₁), E (au centre, point de convergence de nombreuses droites internes), Pᵥ (en bas à gauche, sommet de la base), et L (à l'extrémité droite de la base). Les arêtes visibles du solide sont : Pᵥ–P, P–T, T–Pₕ, Pₕ–L, Pᵥ–L (base), ainsi que P–S, S–S₁ (contour supérieur). De nombreuses droites intérieures, en tirets ou pointillés, relient E aux sommets P, S, S₁, T, Pₕ, L et Pᵥ, et convergent aussi vers un second point noté m′ (avec un repère « prime »), lui-même voisin d'un autre point noté S (comportant un indice illisible, probablement S₂), un peu au-dessus de la base et à droite de E. Deux lignes verticales en tirets longs, notées M₂ et M₁, descendent du haut de la planche jusqu'à la base, entre S₁/Pₕ et L. Une ligne en tirets, notée n′, longe la base entre Pᵥ et L, légèrement en retrait de celle-ci. Cotes angulaires : plusieurs arcs de cercle en pointillés, centrés sur E (et, plus haut, entre P, S et S₁), portent des valeurs manuscrites très fines de la forme « degrés°minutes′secondes″ ». Les plus lisibles sont, de haut en bas : « 51°46′31″ » et « 23°21′8″ » (arc entre P/S et S₁, sous le sommet T) ; « 59°03′13″ » (arc voisin, un peu plus bas) ; « 1°03′00″ » et une valeur proche de « 6°15′44″ » (le long de la droite S–E) ; « 7°00′54″ » et « 1°23′16″ » (le long des droites convergeant vers E) ; « 0°32′23″ » (près de m′) ; « 59°05′19″ » et « 21°57′55″ » (arcs entre S₁, Pₕ et E) ; « 0°53′32″ » et « 45°23′00″ » (entre E et Pᵥ) ; « 40°58′50″ » (à l'extrémité gauche, près de Pᵥ). D'autres chiffres, plus fins encore, accompagnent ces arcs sans pouvoir être lus avec certitude à cette résolution. Il s'agit vraisemblablement d'une planche de triangulation ou de projection géométrique se rapportant à un calcul développé dans le texte courant adjacent.
p. 81

Patmos, Ephèse et Sardes sont donc bien sur un même grand cercle. C'est le point P, placé sur l'axe de l'éventail, que nous considérerons dorénavant comme définissant Patmos.

2° Ce premier fait concernant l'axe du système étant établi, calculons maintenant les éléments géométriques nécessaires pour tracer l'ensemble systématique du groupe pris en lui-même. Ces éléments sont :

(1°) Les distances angulaires δ des différents points du groupe au point E (Ephèse) ; et (2°) les angles α que font avec l'axe de l'éventail (PES, Fig. 10) les arcs δ qui, partant de E (Ephèse), aboutissent aux différentes villes ; ces angles sont comptés positivement à droite de la direction ES, ou vers l'Est ; négativement, à gauche.

On trouve dans le tableau suivant les valeurs des δ et des α, calculées successivement dans les systèmes des latitudes géographiques, moyennes et géocentriques, en faisant usage des positions de l'axe de l'éventail données plus haut (Tabl. V) et respectivement correspondantes à ces trois espèces de latitudes.

TABLEAU VI.

Valeurs des distances δ et des angles α qui déterminent, par rapport à Ephèse et à l'axe de l'éventail, les positions des points renseignés dans la première colonne.

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VILLES      | Système géographique     | Système moyen          | Système géocentrique
            |   δ        |   α         |   δ        |   α        |   δ        |   α
Smyrne   .  | 0° 32' 25" | —58° 57' 35"| 0° 32' 23" | —59° 3' 19"| 0° 32' 22" | —59° 9' 3"
Pergame  .  | 1. 10. 40  | —51. 41. 35 | 1. 10. 36  | —51. 46. 31| 1. 10. 34  | —51. 51. 0
Thyatire .  | 1. 3. 3    | —23. 20. 05 | 1. 3. 0    | —23. 21. 8 | 1. 2. 59   | —23. 22. 51
Sardes   .  | 0. 45. 44  |   0. 0. 0   | 0. 45. 44  |   0. 0. 0  | 0. 45. 44  |   0. 0. 0
Philadelphie| 1. 0. 51   | +21. 52. 36 | 1. 0. 54   | +21. 51. 55| 1. 0. 57   | +21. 51. 16
Laodicée .  | 1. 23. 10  | +49. 52. 23 | 1. 23. 16  | +49. 48. 07| 1. 23. 22  | +49. 43. 51

C'est au moyen de ces données qu'a été tracée la figure 9 ; on a choisi les nombres qui se rapportent aux latitudes moyennes, mais d'ailleurs, sur le dessin, les différences amenées par les deux autres systèmes seraient insensibles. Le résultat qu'il fallait mettre en évidence, c'est-à-dire le caractère systématique de la distribution des villes et de Patmos, se démontre par la figure elle-même, et on découvre notamment dans la position de Patmos sur l'axe de l'éventail la raison pour laquelle ce lieu d'exil de Jean est expressément mentionné dans l'Apocalypse, en même temps que les noms des Sept Villes.

Comme on le voit sur la figure, alors que Thyatire et Philadelphie (T et Ph), Pergame et Laodicée (Pr et L), se correspondent comme des points symétriques par rapport à l'axe de l'éventail, Smyrne n'a pas de point correspondant. Nous reconnaîtrons plus loin (Prop. VI, Remar-

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que) le but et l'importance de cette disposition. Si on construit le symétrique S' de Smyrne, on remarque que, d'une manière très sensible, les lignes PtS, PtS' sont respectivement parallèles à ET et EPh, les angles SPtS', TEPh étant égaux à 45°, et l'angle PrPtL, qui comprend tout l'éventail et dont le sommet est Patmos, étant égal à 60°.

Voici d'ailleurs, en nous bornant aux valeurs calculées par les latitudes moyennes, les angles de direction α' des villes par rapport à Patmos, pris pour centre, et à l'axe PtESr de l'éventail.

TABLEAU VII.

Valeurs des angles α' qui déterminent, par rapport au point Pt (Patmos) et à l'axe de l'éventail, les directions des Sept Villes renseignées dans la première colonne. (Calcul au moyen des latitudes moyennes).

VILLES.         |    α'
Ephèse .        |   0° 0' 0"
Smyrne.         | — 21. 35. 22
Pergame .       | — 29. 42. 27
Thyatire .      | — 12. 38. 20
Sardes .        |   0. 0. 0
Philadelphie .  |  11. 38. 46
Laodicée .      |  30. 40. 01
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Par les valeurs α' et par les valeurs α de l'avant dernier tableau, on vérifie aisément les remarques que nous venons de faire. Ainsi, l'angle TEPh vaut

23° 21' 8" + 21° 51' 55" = 45° 13' 03", et SPtS' = 43° 10' 44".

L'angle PrPtL = 29° 42' 27" + 30° 40' 01" = 60° 22' 28".

Il est évident aussi, par la figure, que l'éventail est construit suivant le type du triangle équilatéral. Voici, par exemple, les longueurs des trois côtés δ1 δ2 δ3 du triangle PtPrL, Patmos-Pergame-Laodicée, (δ1 = PtPr, δ2 = PrL, δ3 = LPt), calculés par les latitudes moyennes : on a

         ( δ₁ = 1° 52' 03"
   (a)   ( δ₂ = 1° 59' 34"
         ( δ₃ = 2° 04' 44".

On voit que ces trois côtés sont très voisins de 2°. Ils ont pour valeur moyenne 1° 58' 47".

Présentons à cet égard quelques détails subsidiaires (en employant encore dans les calculs les latitudes moyennes).

L'arc PrL coupe l'axe ESr de l'éventail en un point dont la distance à E est égale à 0° 48' 26". Si par ce point on mène l'arc de grand cercle perpendiculaire à l'axe ESr, le triangle formé par cet arc et par les deux côtés PtPr, PtL de l'éventail, prolongés s'il le faut, a pour côtés, comptés dans le même sens que précédemment,

         ( δ₁ = 1° 57' 23"
   (a')  ( δ₂ = 1° 58' 37"
         ( δ₃ = 1° 58' 32".

valeurs dont la moyenne est 1° 58' 11".

p. 85

Si, au lieu de l'arc joignant les deux pointes PrL de l'éventail, on considère le groupe de points PrTSrPhL, et que l'on cherche (1) l'arc de grand cercle qui représente le mieux possible la suite de ces points, on trouve qu'il coupe l'axe de l'éventail en un point dont la distance à E est égale à 0° 51' 25", et qu'il forme avec les deux côtés PtPr, PtL de l'éventail, prolongés s'il le faut, un triangle dont les côtés, toujours comptés dans l'ordre indiqué, sont

         ( δ₁ = 1° 56' 33"
   (b)   ( δ₂ = 2° 2' 41"
         ( δ₃ = 2° 6' 50",

et ont pour moyenne 2° 2' 1".

Enfin, si, par le point d'intersection du côté δ2(b) et de l'axe de l'éventail, on mène l'arc de grand cercle perpendiculaire à cet axe, on forme un triangle [en relation avec (b) comme (a') l'est avec (a)] dont les côtés sont

         ( δ₁ = 2° 0' 49"
   (b')  ( δ₂ = 2° 2' 5"
         ( δ₃ = 2° 2' 0",

et ont pour valeur moyenne 2° 1' 38".

Sans vouloir aborder dès à présent l'étude des déviations de second ordre, observons néanmoins, au sujet du triangle équilatéral formé par le groupe de Patmos et des villes, que la petite diminution du côté PtPr et la petite augmentation de PtL par rapport au côté moyen, visibles par les valeurs (a) (b) (a') (b'), ont pour effet de donner au groupe PrTSrPhL une direction géné-

(1) Par la méthode des moindres carrés.

p. 86

rale parallèle à l'arc historique, représenté par l'pSl sur la figure 9. Cet arc, qui coupe en son terme médian, c'est-à-dire à Smyrne, le groupe des villes à latitude ascendante ESPr, donne ainsi la direction à la série des villes à latitude descendante, de Pr à L.

L'angle, ouvert vers le sud, que fait l'arc historique avec l'axe de l'éventail, est un peu supérieur au quart de cercle ; il est égal à 92° 10' 1". On trouve 93° 41' 28" pour l'angle analogue que fait avec ce même axe l'arc de cercle qui représente le mieux possible (moindres carrés) la série des points descendants PrTSrPhL.

L'axe géométrique du groupe est à 45° sur un méridien désigné de la région. Cet axe est déterminé par les trois points PES (Patmos, Ephèse, Sardes) (Fig. 10) ; or, voici, dans les trois systèmes de latitudes, les angles β qu'il fait, en ces trois points, avec le méridien.

TABLEAU VIII.

    | ANGLES β DANS LES SYSTÈMES
    | géographique. | moyen.       | géocentrique.
P   | 44° 49' 51"   | 44° 53' 50"  | 44° 57' 49"
E   | 45. 19. 04    | 45. 23. 00   | 45. 26. 55
S   | 45. 44. 46    | 45. 48. 38   | 45. 52. 31
p. 87

Il suit de ces nombres qu'il existe, entre P et E, un méridien remarquable FG, pour lequel on a exactement β = 45° et que l'on peut appeler méridien directeur de l'axe de l'éventail. Ce méridien se trouve, pour les trois systèmes de latitudes, dans la moitié occidentale μσ (Fig. 9) du secteur compris entre le méridien de Patmos et le méridien le plus occidental du système des sept villes.

Ce dernier méridien est celui de Pergame ; d'ailleurs, comme le montre la figure 9, il se confond aussi avec celui de Smyrne. Les méridiens de Smyrne et de Pergame sont pratiquement les mêmes puisque la différence de longitude entre ces deux lieux n'est que de 0° 0' 21", ce qui équivaut, à la latitude de la région, à une distance inférieure à 500 mètres.

Le système des sept villes, qui s'appuie à l'ouest sur le côté oriental du secteur dont il vient d'être question, peut donc être considéré, conformément à la figure, comme s'appuyant à un méridien commun Pergame-Smyrne.

Néanmoins, pour rester fidèle à la définition que nous avons donnée du secteur, et, si peu que ce soit, n'introduire aucune modification arbitraire dans nos éléments immédiats, nous calculerons la position de son axe σ par la position de Pergame.

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Le méridien déterminé formant Méridien directeur est le bissecteur entre Patmos et l'axe σ.

Les longitudes de Patmos, du méridien directeur de l'axe de l'éventail, du bissecteur entre Patmos et l'axe σ, de l'axe σ du secteur, de Pergame et Smyrne, sont données par le tableau suivant :

TABLEAU IX.

MÉRIDIENS.                              | LONGITUDES
Patmos . . . . . . . . . . .            | 26° 41' 41"
                       ( géocentrique . | 26. 45. 18
Méridien directeur     ( moyen . . . .  | 26. 51. 51
                       ( géographique . | 26. 58. 23
Bissecteur entre Patmos et l'axe σ. . . | 26. 51. 07
Axe σ du secteur PtPr . . . . . . .          | 27. 00. 33
Pergame . . . . . . . . . . . .         | 27. 19. 25
Smyrne. . . . . . . . . . . .           | 27. 19. 46

36. Parmi les traits généraux qui caractérisent le système des sept villes, il en est un qui, à raison de son importance, doit faire l'objet d'une proposition spéciale : c'est la subdivision de ce système en deux groupes distincts, subdivision qu'ont déjà mise en évidence (voy. le § 15) :

1° l'interprétation historique des Epîtres ;

p. 89

2° les circonstances littérales même du texte des Epîtres.

PROPOSITION VI.

La subdivision des Eglises en deux groupes (§ 15), savoir : Ephèse-Smyrne-Pergame et Thyatire-Sardes-Philadelphie-Laodicée (subdivision qui correspond à la grande division de l'histoire en temps antérieurs et postérieurs au Christ (§ 15)), se trouve géométriquement reproduite dans le système géodésique des Sept villes.

En effet, comme on le voit par la figure 9, les deux groupes dont nous parlons forment deux séries de points distinctes : la première comprend des points à latitudes croissantes et à longitudes décroissantes, d'Ephèse à Pergame ; la seconde, des points à latitudes décroissantes et à longitudes croissantes, de Pergame à Laodicée. A Pergame, c'est-à-dire pour l'Eglise qui se trouve au point de rencontre des temps de la Loi et des temps de la Grâce (l'épée aiguë à deux tranchants de la Parole, Apoc. II, 12), les deux lignes se coupent.

Le tableau suivant met en évidence la marche des variations de latitude et de longitude que présentent les passages successifs d'une ville à la suivante (les latitudes sont les latitudes moyennes).

p. 90

TABLEAU X.

                          | VARIATIONS      | VARIATIONS
       VILLES.            | EN LATITUDE.    | EN LONGITUDE.
------------------------------------------------------------
      ( Ephèse.           | + 0° 31′ 28″    | — 0°  9′ 46″
   I  { Smyrne.           | + 0. 38. 49     | — 0.  0. 21
      ( Pergame.          | — 0. 11. 57     | + 0. 40. 27
      ( Thyatire.         | — 0. 26. 20     | + 0. 11. 12
  II  { Sardes.           | — 0.  8. 48     | + 0. 29. 59
      ( Philadelphie.     | — 0. 31. 31     | + 0. 33. 19
      ( Laodicée

Remarque. Smyrne, conformément à l'interprétation de son nom dans l'Apocalypse (Concordance § 109), est l'Eglise mise à part, celle dont la destinée est restée cachée au monde, et qui, retrouvée dans les Anglo-Saxons, se révèle aujourd'hui comme ayant été l'élément directeur du mouvement historique.

Or, dans le système géométrique terrestre, le point qui la représente occupe aussi une position spéciale unique : 1° en ce qu'il se trouve sur l'arc historique Jérusalem-Westminster ; 2° en ce que c'est le seul dont le symétrique S′ (voy. la Fig. 9) par rapport à l'axe PtESr de l'éventail fait défaut.

C'est grâce aussi à cette dernière circonstance

p. 91

que les deux séries des temps antérieurs et postérieurs à Christ, l'une commençant à Ephèse, l'autre finissant à Laodicée, et qui se coupent à Pergame, se trouvent être géométriquement indiquées et sont nettement séparées, ce qui autrement n'aurait pas eu lieu.

37. (1) Le triangle Patmos-Pergame-Laodicée, formé par les trois pointes de l'éventail, symbolise respectivement :

par Patmos, siège de la vision apocalyptique, laquelle commence au Déluge ;

par Pergame, première venue du Christ ;

par Laodicée, seconde venue ;

les trois grandes ères de l'économie historique qu'envisage le symbolisme prophétique de l'Apocalypse.

Les facteurs mathématiques fondamentaux de cette économie sont les périodes quinquaséculaires (516 et 520 ans) de la loi historique de Brück (relatives à la vie des peuples), et la période particulière de 528 ans propre à la grande semaine d'alliance de Daniel, ou, ce qui est identique, à l'histoire des sept Eglises (§ 12).

Or nous allons voir que les trois côtés du triangle sont précisément choisis, et que sa faible

(1) Le lecteur peut, dans une première lecture, passer directement au § 40.

p. 92

déformation en dehors de la forme équilatérale rigoureuse est calculée, de manière à mettre en évidence les périodes fondamentales que nous venons de rappeler.

Voici tout d'abord, dans les trois systèmes de latitudes, les longueurs des côtés du triangle, en désignant respectivement par δ1δ2δ3 les trois côtés PtPr, PrL, LPt (Fig. 9).

TABLEAU XI.

 CÔTÉS DU   | SYSTÈME        | SYSTÈME MOYEN. | SYSTÈME
 TRIANGLE.  | GÉOGRAPHIQUE.  |                | GÉOCENTRIQUE.
------------------------------------------------------------------
   δ₁       | 1° 52′  7″,28  | 1° 52′  3″,04  | 1° 51′ 56″,86
   δ₂       | 1. 59. 31,27   | 1. 59. 34,13   | 1. 59. 36,70
   δ₃       | 2.  4. 33,99   | 2.  4. 44,27   | 2.  4. 49,38

Le moyen côté du triangle, c'est-à-dire la moyenne des trois côtés, moyenne que nous désignerons par δ123, a pour valeurs respectives, dans ces trois systèmes :

δ₁₂₃    1° 58′ 44″,18    1° 58′ 47″,15    1° 58′ 47″,65.

L'examen des valeurs δ1δ2δ3 fait constater les traits généraux suivants :

1° Suivant une remarque déjà faite plus haut, le triangle est, en première approximation, un triangle équilatéral. Considéré dans le point de

p. 93

vue de cette première approximation, ce triangle est défini par le moyen côté δ123 dont les valeurs viennent d'être renseignées.

La succession des côtés δ1δ2δ3 est systématique :

Si on fait le tour du triangle, à partir du point fondamental Pt, centre de l'éventail, ces côtés δ1δ2δ3 vont, suivant le sens, en croissant (δ1δ2δ3) ou en diminuant (δ3δ2δ1), ce qui conduit à l'idée d'un cycle en rapport, soit avec le périmètre, soit avec la surface du triangle enveloppé ; et cela attire naturellement l'attention sur les périodes quinquaséculaires qu'on vient de rappeler, et que l'on sait être les régulateurs du développement de l'histoire du monde et de l'Eglise.

38. Considérons d'abord, d'après cela, le triangle comme équilatéral et défini par le moyen côté δ123. Par analogie, il conviendra, dans ce cas, de prendre en considération, si l'on cherche la relation des périodes avec le triangle, la moyenne de ces périodes, soit (516+520+528)/3 = 521,33.

Nous désignerons simplement, dans la proposition qui suit, ce nombre moyen par le nom de période quinquaséculaire, et par la lettre Π. En envisageant cette période moyenne et le triangle moyen équilatéral PtPrL, on est conduit au fait suivant :

p. 94

PROPOSITION VII.

Si on construit la série des triangles équilatéraux T0T1T2T3dont les surfaces S sont, en coudées carrées, les multiples décimaux de la période quinquaséculaire Π, savoir :

Π, Π × 10, Π × 10², Π × 10³,………,

le triangle équilatéral apocalyptique PtPrL est un des termes de cette série. On a, en coudées carrées,

Surf. PtPrL = Π × 10² × 2 × 2.

Si on construit la série des triangles équilatéraux T′0T′1T′2T′3dont les demi-périmètres p sont, en coudées, les multiples décimaux de la période quinquaséculaire Π, savoir :

Π, Π × 10, Π × 10², Π × 10³,………,,

le triangle équilatéral apocalyptique PtPrL est un des termes de cette série. On a, en coudées,

1/2 périmètre PtPrL = Π × 10³.

Il suit de 1° et de 2° que si l'on considère les deux séries de triangles T0T1T2et T′0T′1T′2…, respectivement relatifs, comme on vient de le dire, aux surfaces et aux périmètres, le triangle apocalyptique PtPrL signale l'existence d'un terme commun à ces deux séries.

p. 95

Pour mettre nettement en évidence ce fait remarquable, et montrer à quel point le terme commun est bien indiqué, nous donnerons les résultats du calcul séparément pour les sphères dont les rayons sont le demi grand axe et le demi petit axe de la Terre ; et en employant d'ailleurs, non pas seulement la moyenne Π=521,33 des périodes quinquaséculaires, mais aussi les périodes extrêmes 516 et 528 qui interviennent dans la formation de cette moyenne. Nous ferons connaître aussi, avec les valeurs du terme indiqué par les énoncés, celles des termes qui le précèdent et qui le suivent dans les séries.

Le demi grand axe a et le demi petit axe b ont, en pouces pyramidaux, les valeurs

a = 250 836 000
b = 250 000 000 ;

soient, en coudées pyramidales de 25 pouces,

a = 10 033 440
b = 10 000 000.

Cela posé, voici pour les deux sphères, que nous désignons par (a) et (b), et pour les différentes périodes quinquaséculaires, le tableau (Tabl. XII, p. 96) des côtés x des triangles équi-

p. 96

TABLEAU XII.

                 VALEURS DU CÔTÉ x.                            ||                VALEURS DU CÔTÉ x′.
 Termes  |    516    |   521,33   |    528    || Termes  |    516    |   521,33   |    528
 de la   |---------------------------------------|| de la   |---------------------------------------
 1re     | (a) | (b) | (a) | (b) | (a) | (b)    || 2e      | (a) | (b) | (a) | (b) | (a)  | (b)
 série   |     |     |     |     |     |        || série   |     |     |     |     |      |
--------------------------------------------------||----------------------------------------------------
  T₇  | 0° 37′| 0° 38′| 0° 38′| 0° 38′| 0° 38′| 0° 38′ ||  T′₂ | 0° 12′| 0° 12′| 0° 12′| 0° 12′| 0° 12′| 0° 12′
  T₈  | 1° 58′| 1° 59′| 1° 58′| 1° 59′| 2° 0′ | 2° 0′  ||  T′₃ | 1° 58′| 1° 58′| 1° 59′| 1° 59′| 2° 1′ | 2° 1′
  T₉  | 6° 14′| 6° 15′| 6° 16′| 6° 17′| 6° 18′| 6° 19′ ||  T′₄ | 19° 39′| 19° 42′| 19° 51′| 19° 54′| 20° 6′| 20° 10′

La cellule « 521,33 (b) » de la ligne T′3 porte dans l'original une anomalie d'impression : le signe des degrés est remplacé par une apostrophe (« 1′ 59′ » au lieu de « 1° 59′ »). Reproduit tel quel, verbatim, dans le fac-similé du tableau ci-dessus.

p. 97

latéraux T de la première série, relative aux surfaces, et des côtés x des triangles équilatéraux T′ de la seconde série, relative aux périmètres.

Un coup d'œil sur ce tableau fait reconnaître l'identité des termes T8 et T′3 des deux séries différentes, et aussi la manière nette dont la valeur commune est isolée, dans chacune d'elles, de celles des termes adjacents. Or, cette valeur commune n'est autre que la valeur δ123 du moyen côté du triangle apocalyptique PtPrL ; car on a, avec l'approximation des nombres du tableau, δ123 = 1° 59′ ; et c'est précisément aussi le nombre que l'on obtient soit par la moyenne des valeurs x de T8, soit par celle des valeurs x′ de T′3 renseignées dans ce tableau. On trouve en effet pour ces x et x′ moyens, x = x′ = 1° 59′ ; ce qui démontre la proposition.

Observation. Il convient de remarquer, concernant le bien fondé de la proposition et la netteté avec laquelle le terme commun x = x′ et le côté du triangle apocalyptique sont isolés et mis en évidence, que les valeurs les plus extrêmes obtenues par les divers modes d'évaluation des côtés de ce triangle et présentées § 35, Proposition V (2°), dans les formules (a) (a′) (b) (b′), ne laisseraient non plus elles-mêmes subsister la moindre ambiguïté dans l'identification.

p. 98

Ces valeurs extrêmes sont en effet 1° 52′ 03″ et 2° 6′ 50″ ; elles ne peuvent donc être rapprochées dans le tableau que des seules valeurs de x, x′ correspondantes à T8, T′3. Leur moyenne est, en outre, encore toujours égale au nombre 1° 59′.

39. Examinons maintenant ce qu'enseigne la déformation du triangle PtPrL en dehors du type équilatéral. L'égalité des côtés n'existant pas, la condition de plus grande régularité, propre, dans l'ordre rationnel, à un triangle à trois côtés croissants δ1δ2δ3, c'est qu'ils soient en progression arithmétique. Dans ce cas, le côté intermédiaire δ2 est égal à la moyenne δ1 + δ3/2 = δ13 du premier et du troisième. Nous désignerons cette moyenne δ13 par le nom de côté médian.

Dans ce cas aussi, d'ailleurs, δ2 serait égal au moyen côté δ123 = δ1 + δ2 + δ3/3.

Si les côtés ne réalisent pas la progression arithmétique, la déformation du triangle est définie par la quantité δ2 − δ13 = E, de laquelle δ2 s'écarte du côté médian δ13 = δ1 + δ3/2.

Nous appellerons l'écart E l'excentricité du triangle. On aura alors, en rapportant les écarts au côté médian,

δ₁₂₃ = δ₁₃ + E/3
δ₂ = δ₁₃ + E.
p. 99

Or, nous allons faire voir que l'excentricité du triangle apocalyptique est précisément choisie de manière à faire connaître, par les trois côtés médian δ13, moyen δ123 et intermédiaire δ2, les trois périodes quinquaséculaires de 516, 520 et 528 ans, rappelées plus haut (§ 37).

PROPOSITION VIII.

Si, sur la sphère de rayon égal au demi grand axe terrestre, a, on construit des triangles équilatéraux t1 t2 t3 ayant respectivement pour côté le côté médian du triangle apocalyptique PtPrL et les côtés moyen et intermédiaire correspondants à l'excentricité E, les surfaces S1S2S3 de t1t2t3 sont respectivement égales, en coudées carrées, à

516 × 10^(2×2×2),   520 × 10^(2×2×2),   528 × 10^(2×2×2).

Si, sur la sphère de rayon égal au demi petit axe terrestre, b, on construit des triangles équilatéraux t′1 t′2 t′3 ayant respectivement pour côté le côté médian du triangle apocalyptique PtPrL, et les côtés moyen et intermédiaire correspondants à la double excentricité 2 E, les demi périmètres p1p2p3 de t′1t′2t′3 sont respectivement égaux, en coudées, à

516 × 10³,   520 × 10³,   528 × 10³.

Conformément à ces énoncés, les côtés a1a2a3

p. 100

des triangles t1t2t3 sont respectivement égaux à

(1)   a₁ = δ₁₃,  a₂ = δ₁₃ + E/3,  a₃ = δ₁₃ + E ;

et ceux a′1a′2a′3 des triangles t′1t′2t′3, à

(2)   a′₁ = δ₁₃,  a′₂ = δ₁₃ + 2E/3,  a′₃ = δ₁₃ + 2 E.

D'après les valeurs de δ1δ2δ3 (Tabl. XI), on trouve, dans les trois systèmes de latitudes, pour les côtés a, a′ les valeurs observées suivantes, au-dessous desquelles sont inscrites les valeurs théoriques, calculées d'après les énoncés 1° et 2° ; c'est-à-dire les côtés des triangles dont les surfaces S1S2S3 et les demi périmètres p1p2p3 satisfont respectivement aux égalités imposées par ces énoncés.

TABLEAU XIII.

                      |     a₁       |     a₂       |     a₃       |     a′₁      |     a′₂      |     a′₃
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Système géographique  | 1° 58′20″,63 | 1° 58′44″,18 | 1° 59′31″,27 | 1° 58′20″,63 | 1° 59′07″,73 | 2° 00′41″,91
Système moyen . .     | 1. 58. 23,65 | 1. 58. 47,15 | 1. 59. 34,13 | 1. 58. 23,65 | 1. 59. 10,64 | 2. 00. 44,61
Système géocentrique  | 1. 58. 23,12 | 1. 58. 47,65 | 1. 59. 36,70 | 1. 58. 23,12 | 1. 59. 12,18 | 2. 00. 50,28
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Valeurs théoriques  . | 1. 58. 15    | 1. 58. 42,5  | 1. 59. 37,5  | 1. 58. 15,51 | 1. 59. 10,51 | 2. 01.  0,52

L'excentricité E du triangle, correspondante aux valeurs théoriques, est égale à E = 1′ 22″,5 ; c'est-à-dire, en parties du rayon, à E = 4/104 ; et cela équivaut, en valeur linéaire, sur la sphère

p. 101

de rayon égal au demi petit axe b du sphéroïde, à b × E = 100.000 pouces.

Ainsi l'excentricité linéaire du triangle apocalyptique, mesurée sur la sphère de rayon b inscrite à l'ellipsoïde, est égale à 100.000 pouces pyramidaux (1).

Dans le Tableau XIII, les différences entre les valeurs observées et les valeurs calculées, sont, en conservant l'ordre tabulaire :

+0° 0′5″,63 | +0° 0′1″,68 | −0° 0′6″,23 || +0° 0′5″,12 | −0° 0′2″,78 | −0°0′18″,61
+      8,65 | +      4,65 | −      3,37 || +      8,14 | +      0,13 | −      15,91
+      8,12 | +      5,15 | −      0,80 || +      7,61 | +      1,67 | −      10,24

Voici enfin les valeurs des périodes quinqua-

(1) Cet écartement ou déplacement linéaire est égal à l'unité du système chronologique de l'arc historique, que nous aurons plus loin à faire connaître. (§§ 48, 62.)
Un autre fait caractéristique bien remarquable aussi, c'est que le triangle apocalyptique est, en surface, le 1/12000 de l'hémisphère. Si, d'après l'énoncé 1° (Prop. VIII), on construit sur les sphères de rayon a et b les triangles équilatéraux dont les surfaces reproduisent les valeurs extrêmes 516 × 108 et 528 × 108 (nombre de coudées carrées), on trouve pour leurs excès sphériques respectifs : sur la sphère a, 106″,07 et 108″,54 ; sur la sphère b, 106″,78 et 109″,37. Or, pour toutes ces valeurs, le nombre entier de fois que le triangle est contenu dans le 1/1000 de l'hémisphère est 12. On trouve en effet pour ce quotient 11,8 11,9 12,1 12,2. Le nombre 12 correspond à l'excès 108″.

p. 102

séculaires C correspondantes aux diverses valeurs renseignées des côtés a et a′ :

                       VALEURS CALCULÉES DE C.
              |   a₁   |   a₂   |   a₃   ||   a′₁  |   a′₂  |   a′₃
------------------------------------------------------------------------
              | 516,82 | 520,24 | 527,09 || 516,37 | 519,80 | 526,65
              | 517,26 | 520,68 | 527,51 || 516,59 | 520,01 | 526,84
              | 517,18 | 520,75 | 527,88 || 516,55 | 520,12 | 527,26
------------------------------------------------------------------------
 VALEURS      |        |        |        ||        |        |
 THÉORIQUES   |  516   |  520   |  528   ||  516   |  520   |  528

La concordance de marche des valeurs observées et des valeurs théoriques, tant pour les côtés que pour les périodes, est évidente, et pour bien apprécier à quel point cette concordance est remarquable, il convient de faire attention à la rapidité de la variation que subit le nombre C, valeur de la période, quand on fait varier le côté de triangle qui intervient dans le calcul de C.

Pour évaluer d'ailleurs le degré de confiance que mérite l'accord, et savoir si l'on pouvait exiger plus, il faut remonter à la comparaison des valeurs de a et a′ observées dans le triangle PtPrL, et des valeurs théoriques de ces grandeurs.

Or, cela fera conclure à une précision très grande de la concordance, puisque la plus grande différence entre les valeurs a mesurées sur la carte et leurs valeurs théoriques est, comme le montre le tableau des erreurs dressé ci-dessus,

p. 103

de 8″, 65 ; ce qui représente, sur la longueur des côtés, qui est de 44 lieues de 5 kil., une erreur de 258 mètres seulement ; et que, pour les côtés a′, la plus grande différence, 18″, 61, équivaudrait à 555 mètres.

On doit donc considérer la vérification comme entièrement satisfaisante, et le théorème comme démontré.

Un de ses résultats les plus importants est de mettre en évidence la période particulière de 528 ans, période qui, déduite d'abord par nous des nombres de Daniel, forme le jour de la 70e semaine, et mesure les phases de l'histoire de l'Eglise. D'ailleurs, l'évaluation de cette période se fait par celui des côtés du triangle apocalyptique PₜPₕL, savoir PₕL, qui court parallèlement à l'arc historique Jérusalem-Westminster ; cet arc, à raison de l'identité d'Israël et des Anglo-Saxons, est l'arc directeur de toute l'histoire de l'alliance mosaïque et chrétienne, et nous y verrons plus loin (§§ 64, 65) cette même période de 528 ans mesurée cinématiquement. Le côté PₕL a pour valeur (par les coordonnées moyennes) 1° 59′ 34″, 13 ; et sa différence avec la valeur théorique 1° 59′ 37″, 5 n'est que de 3″, 37, c'est-à-dire négligeable, puisque la distance PₕL est de 44 lieues, et que cette différence ne représente qu'une centaine de mètres.

p. 104

Tout cela étant constaté, il reste encore une preuve décisive à faire valoir du caractère intentionnel de toute cette distribution. La voici :

Les énoncés 1° et 2° de notre proposition mentionnent deux conditions mathématiques différentes auxquelles doit satisfaire le triangle apocalyptique PₜPₕL, et nous venons de voir qu'en effet, dans les limites de l'observation, il y satisfait très bien. Cependant, ces deux conditions sont indépendantes l'une de l'autre ; il suffit pour s'en convaincre de remarquer que, dans leurs énoncés, le 1/2 grand axe a et le 1/2 petit axe b de la Terre sont des grandeurs indépendantes.

Conformément à la première condition, on cherche, sur la sphère de rayon a, les côtés des triangles équilatéraux dont les surfaces sont, en coudées carrées,

516 × 10⁸,   520 × 10⁸,   528 × 10⁸ ;

on trouve pour ces côtés des valeurs théoriques données plus haut dans les colonnes a1a2a3 du tableau XIII, et la proposition 1° consiste en ce que l'on doit avoir, dans le triangle apocalyptique,

       ( a₁ = 1° 58′ 15″
(3)    { a₂ = 1° 58′ 42″, 5
       ( a₃ = 1° 59′ 37″, 5.
p. 105

D'après la seconde condition, on cherche, sur la sphère de rayon b, les côtés des triangles équilatéraux dont les demi-périmètres sont égaux, en coudées, à

516 × 10³,   520 × 10³,   528 × 10³ ;

on trouve pour ces côtés des valeurs théoriques données dans les colonnes a′1a′2a′3 du Tableau XIII, et la proposition 2° consiste en ce que l'on doit avoir, dans le triangle apocalyptique,

       ( a′₁ = 1° 58′ 15″, 51
(4)    { a′₂ = 1° 59′ 10″, 51
       ( a′₃ = 2°  1′  0″, 52.

Or, les systèmes (3) (4), dans lesquels les valeurs numériques ont été calculées de la manière qu'on vient de dire, en partant de données sans lien théorique défini, ne sont pas a priori compatibles ; c'est-à-dire qu'il y a a priori complète improbabilité à l'existence d'un triangle capable de satisfaire simultanément à tous les deux.

Si donc les systèmes (3) (4) sont compatibles, cela voudra dire que les axes de la Terre et les durées des périodes quinquaséculaires ont été choisis, dans l'ordre créateur, de telle manière que l'existence d'un tel triangle fût possible ; dès lors il n'y aura plus aucun doute sur ce que

p. 106

le triangle apocalyptique, qui vient de faire découvrir ce triangle idéal, n'en soit une réalisation voulue et effective ; et il ne sera pas douteux non plus qu'il n'ait été destiné à vérifier l'existence des périodes quinquaséculaires qui interviennent dans la construction de ce triangle idéal.

Or, ce que nous venons de supposer a lieu en effet.

Les équations (3), où a1a2a3 sont liées par les relations (1), desquelles on déduit la relation a2=a1+ a3 − a1/3, sont compatibles entre elles, car cette dernière relation donne a2=1° 58′ 42″, 5, c'est-à-dire la deuxième des équations (3).

De même, les équations (4) sont compatibles entre elles ; a′1a′2a′3 sont liées par les relations (2), desquelles on déduit a′2=a′1+ a′3 − a′1/3 ; et cette dernière relation donne a′2=1° 59′ 10″, 51, c'est-à-dire la deuxième des équations (4).

Si l'on considère maintenant les équations (3) et (4), on voit, par (1) et (2), qu'elles ne sont pas indépendantes, et que l'on doit avoir

       ( a′₁ = a₁
(5)    { a′₂ = a₂ + E/3
       ( a′₃ = a₃ + E,

en posant E=a3−a1=1′ 22″, 5.

p. 107

On doit donc, si (3) et (4) sont compatibles, retrouver les équations (4) en partant des équations (3) et en introduisant les conditions (5). Or, on trouve effectivement ainsi

       ( a′₁ = 1° 58′ 15″
(4′)   { a′₂ = 1° 59′ 10″, 0
       ( a′₃ = 2°  1′  0″, 0,

c'est-à-dire les équations (4). L'existence du triangle idéal dont le triangle apocalyptique se présente comme la réalisation, doit donc être considérée comme établie ; et cela seul, en éliminant la notion du hasard, libère la démonstration de l'influence des erreurs d'observation et établit sa valeur effective.

Nous donnons en note les relations mathématiques que l'existence du triangle idéal suppose entre les dimensions de l'ellipsoïde terrestre et les périodes quinquaséculaires (1).

(1) Δ étant le côté et e l'excès sphérique d'un triangle équilatéral, on a
tg Δ/2/tg Δ = cos (π/3 + e/3).

D'après l'énoncé 1°, si l'on désigne par N1N2N3 les trois périodes quinquaséculaires, on aura successivement, puisque l'excès sphérique mesure la surface du triangle,

p. 108

40. On a vu (Prop. VI) la manière nette dont la subdivision des villes en deux groupes, correspondants aux temps de l'Ancienne et de la

       ( tg a₁/2
       | -------- = cos ( π/3 + (N₁ × 10⁸)/(3a²) )
       |   tg a₁
       |
       | tg a₂/2
(6)    { -------- = cos ( π/3 + (N₂ × 10⁸)/(3a²) )
       |   tg a₂
       |
       | tg a₃/2
       ( -------- = cos ( π/3 + (N₃ × 10⁸)/(3a²) )
           tg a₃

D'après l'énoncé 2°, on aura

       ( a′₁ = (2N₁ × 10³)/(3b)
       |
(7)    { a′₂ = (2N₂ × 10³)/(3b)
       |
       ( a′₃ = (2N₃ × 10³)/(3b).

Des relations (1) et (2) et des équations (7) on déduit ensuite

       ( a₁ = (2 × 10³)/(3b) N₁
       |
(8)    { a₂ = (2 × 10³)/(3b) . ( N₂ − (N₃ − N₁)/6 )
       |
       ( a₃ = (10³)/(3b) (N₁ + N₃),

p. 109

Nouvelle Alliance, est figurée géométriquement par les deux séries de points qui s'étendent d'Ephèse à Pergame, et de Pergame à Laodicée.

et ces expressions, transportées dans (6), donnent un système de trois équations entre N1N2N3, et a et b exprimées en coudées.

En éliminant a1 entre la première équation (6) et la première équation (8), on en obtient une qui donne N1 en fonction de a et b, et l'on trouve N1=516. Ce nombre était donc le seul qui pouvait donner lieu à l'existence de deux triangles équilatéraux ayant l'un pour surface sur la sphère a (en coudées carrées), l'autre pour demi-périmètre sur la sphère b (en coudées), la commune valeur N1 × 108 ; et ce résultat suffit pour justifier ce que nous disions dans le texte d'une relation prédéterminée entre la période quinquaséculaire et les dimensions de l'ellipsoïde. Le calcul donne pour le côté médian δ13 du triangle la valeur théorique 1° 58′ 15″, 5 du Tableau XIII ; mais on reconnaît en même temps que, pour satisfaire aux équations rigoureuses (6) (7) (8), on ne peut avoir que N1=N2=N3 et E=O ; c'est-à-dire l'excentricité égale à zéro, et les trois côtés en progression arithmétique.

Les conditions qui déterminent une déformation du triangle, définie, d'après ce qu'on a vu plus haut dans le texte (p. 101), par l'excentricité E=4/10000 ou, en valeur linéaire, 100000 pouces pyramidaux sur la sphère de rayon b, correspondent à une déformation théorique des équations, consistant à ne considérer, dans (6), que la première puissance des excès sphériques, ici très petits.

Le nouveau système que l'on obtient est pratiquement identique au système primitif ; en posant

N₂ = N₁ + Δ₂
N₃ = N₁ + Δ₃,

les équations (6) (7) s'écrivent alors respectivement comme suit :

p. 110

A cette subdivision, de caractère externe et chronologique, s'en adjoint une autre de caractère interne et d'ordre essentiellement spirituel : c'est la subdivision des Sept Eglises en deux groupes, formés : le premier, des deux Eglises de

       ( a₁ = 2 (10⁴)/a √( 2/3 sin π/3 N₁ )  ou  tg a₁/2/tg a₁ = cos ( π/3 + (N₁ × 10³)/(3a²) )
       |
(6′)   { a₂ = a₁ ( 1 + 1/2 Δ₂/N₁ )
       |
       ( a₃ = a₁ ( 1 + 1/2 Δ₃/N₁ )

       ( a′₁ = 2/3 (N₁ × 10³)/b
       |
(7′)   { a′₂ = a′₁ ( 1 + Δ₂/N₁ )
       |
       ( a′₃ = a′₁ ( 1 + Δ₃/N₁ ),

équations auxquelles il faut joindre les relations (1) et (2).

On déduit de ce système : N1=516, a1=a′1=2/3 (N1 × 10³)/b, E=a1/N1 Δ3/2=1/3 (10³)/b Δ3 ; d'où Δ3=3b/10³ E ; E=3a1/N1 Δ2/2=(10³)/b Δ2 ; d'où encore Δ2=b/10³ E. Et, puisque b=107 et E=4/10000, on a Δ3=12, Δ2=4 et N3=N13=528, N2=N12=520.

D'accord avec ce que nous avons dit dans le texte, il est donc bien établi que les conditions géométriques simultanées

p. 111

Smyrne et de Philadelphie, « Témoins » de l'Ancienne et de la Nouvelle Alliance, et que rattache l'une à l'autre le lien historique de l'Israël Anglo-Saxon ; le second, des cinq Eglises Ephèse-Pergame-Thyatire-Sardes-Laodicée ; celles-ci sont toutes entachées de cet esprit de confusion spirituelle que symbolise dans l'Apocalypse le nombre 666, et c'est la raison pour laquelle des reproches sont adressés à chacune d'elles, tandis que Smyrne et Philadelphie seules n'en reçoivent pas.

Les faits géométriques qui, sur la Terre, figurent cette nouvelle subdivision font l'objet des deux propositions suivantes.

(suite d'une note de la page précédente) : de surface et de périmètre exprimées par la Prop. VIII n'étaient possibles que pour les valeurs numériques particulières que mentionne son énoncé ; en d'autres termes, que le triangle apocalyptique est la réalisation du triangle idéal unique qui, grâce à un choix unique et spécial de valeurs numériques attribuées aux dimensions du globe et à la chronologie, se trouvait satisfaire à des conditions géométriques imposées, et rendues possibles par ce choix. Cette circonstance réduit à zéro la probabilité d'une coïncidence fortuite, et par conséquent démontre d'une manière certaine la prédétermination du tracé géographique du système de Patmos et des Villes.

p. 112

41.

PROPOSITION IX.

L'idée de la Confusion (Babel), qui est une des idées types de l'Apocalypse, et qui est exprimée dans ce livre par le nombre 666, traverse l'histoire de l'Eglise et du monde contenue dans la vision de l'apôtre exilé à Patmos. Or, semblablement, dans le système géométrique terrestre, le groupe de Patmos et des Villes est traversé par le parallèle dont la latitude est égale au 666/1000 du rayon (parallèle de confusion).

Si, du groupe total, on enlève celui de Smyrne-Philadelphie, il reste le groupe de Patmos et des Eglises atteintes de l'esprit de confusion. Or, en parties égales au 1/1000 du rayon, le centre des latitudes (1) de ce groupe et son centre de gravité sont situés dans le plan du parallèle de confusion (celui qui a pour latitude 666/1000 ).

On mettra ces faits en évidence, et, en même temps, on rendra sensible le rôle qu'y joue le groupe des deux Eglises choisies, Smyrne-Philadelphie, en dressant le tableau des points du groupe total dans l'ordre de leurs latitudes par

(1) Le point dont la latitude est la moyenne des latitudes des points du groupe.

p. 113

rapport au parallèle de latitude 0,666. Il s'agit ici des latitudes moyennes.

Les nombres suivants mesurent, pour le rayon pris égal à l'unité : 1° les différences des latitudes des points avec le parallèle de latitude 0,666 (=38° 9′ 32″) ; 2° les distances des points au plan de ce même parallèle.

TABLEAU XIV.

 POINTS DU GROUPE      | Différence de la lati- | Distance au plan du
 dans l'ordre des lati-| tude moyenne avec la   | parallèle
 tudes croissantes.    | latitude 0,666 000 0   | de latitude 0, 666 000 0
----------------------------------------------------------------------------
 Patmos    . . .       | — 0, 016 2963          | — 0. 012 8939
 Laodicée  . . .       | — 0, 007 6860          | — 0, 006 0604
 Ephèse.   . . .       | — 0, 005 2668          | — 0, 004 1486
----------------------------------------------------------------------------
 Philadelphie  .       | + 0, 001 4818          | + 0, 001 1658
 Smyrne    . . .       | + 0, 003 8865          | + 0, 003 0526
----------------------------------------------------------------------------
 Sardes .  . . .       | + 0, 004 0416          | + 0,. 003 1742
 Thyatire  . . .       | + 0, 911 7017          | + 0, 009 1598
 Pergame   . . .       | + 0, 015 1778          | + 0, 011 8640

Ce tableau établit d'une manière évidente le 1° de la proposition. Le parallèle 0,666 occupe dans le groupe une position centrale ; il suffit pour s'en rendre compte de remarquer qu'il est

p. 114

également éloigné (0,016 ≡ 0,015 ; 0,013 ≡ 0,012) des deux points le plus bas et le plus élevé du groupe (Patmos et Pergame).

Quant au 2° de la proposition, on constate tout d'abord, par le tableau, la manière remarquable dont le groupe Smyrne-Philadelphie sépare l'une de l'autre, par sa position centrale, les deux parties de l'autre groupe, l'une au-dessous, l'autre au-dessus du parallèle 0,666.

Cette disposition rend d'autant plus frappantes les propriétés mentionnées dans ce 2° ; et qui reviennent à dire que ces deux parties (savoir Patmos-Laodicée-Ephèse et Sardes-Thyatire-Pergame), formées chacune de trois points, ont : 1° leurs centres des latitudes, 2° leurs centres de gravité respectifs, également éloignés du parallèle 0,666. On a, en millièmes du rayon :

TABLEAU XV.

                    | Latitude du parallèle  | Distance
   GROUPE I.        | moyen des 3 points     | du centre de gravité
                    | par rapport au         | au parallèle 0,666.
                    | parallèle 0,666.       |
------------------------------------------------------------------------
   1re partie.      |                        |
   Patmos    .      |                        |
   Laodicée  .  }   |       — 0, 010         |       — 0. 008
   Ephèse    .      |                        |
   2e partie.       |                        |
   Sardes    .      |                        |
   Thyatire  .  }   |       + 0, 010         |       + 0, 008
   Pergame   .      |                        |
p. 115

Il s'ensuit que le centre des latitudes du groupe I et son centre de gravité sont dans le parallèle 0,666 ; ce qu'il fallait démontrer.

Ce résultat n'a d'ailleurs pas lieu pour l'ensemble du groupe I et du groupe

       ( Smyrne
  II   {
       ( Philadelphie,

ensemble qui constitue le groupe apocalyptique total de Patmos et des Sept Villes.

Le parallèle 0,666 est alors remplacé par le parallèle 0,667 (1).

En outre de ce qui précède, on doit remarquer que le centre des latitudes et le centre de gravité du groupe particulier Patmos-Thyatire-Sardes se trouve dans le parallèle 0,666. On a, en effet, pour la moyenne des différences de latitude des points de ce groupe au parallèle 0,666 (d'après la 2e colonne du Tableau XIV),

— 0,0001843 ;

pour la moyenne des distances au plan de ce parallèle (3e col.)

— 0,0001866 ;

(1) Pour que l'on puisse juger des fractions de millièmes de rayon négligées, voici les résultats du calcul :

                        GROUPE I.    GROUPE TOTAL I + II.
Centre des latitudes    0,666.3       0,666.9
Centre de gravité       0,666.2       0,666.8

p. 116

c'est-à-dire, en millièmes du rayon, dans les deux cas,

0,000.

42. La remarque qui termine le § précédent va nous conduire à l'un des faits les plus démonstratifs de tout l'ensemble du symbolisme, et des plus importants au point de vue de l'interprétation spirituelle de l'Ecriture et de l'Histoire. Thyatire et Sardes, dans l'ordre historique des Sept Eglises, personnifient l'Eglise Catholique Romaine et la Papauté. On doit donc s'attendre, si la correspondance est réelle, à ce que cette Rome chrétienne, dont la caractéristique est l'esprit de confusion, se trouve, comme Thyatire et Sardes, désignée géométriquement sur le globe par le nombre apocalyptique 666. Or, l'usage qui a été fait, dans la proposition précédente, soit des différences de latitude des points, soit de leurs différences des distances linéaires au plan de l'Equateur, conduit à remarquer qu'il y a deux manières simples de prendre sur la Terre la distance d'un point à l'Equateur, savoir : soit en arc de cercle méridien, soit en ligne droite perpendiculaire à ce plan. De là résulte la considération de deux parallèles de confusion, que nous désignerons respectivement par les noms,

p. 117

suffisamment explicites, de parallèle de latitude et de parallèle de distance.

On vient de voir la manière dont l'ensemble Thyatire-Sardes est désigné dans le groupe Apocalyptique de Patmos et des Villes par le premier de ces parallèles de confusion.

Or, le fait décisif que nous avons à exposer, c'est que Rome se trouve sur le second.

PROPOSITION X.

Rome se trouve sur le parallèle de confusion, de distance 666/1000 à l'Equateur.

Comme dans la Proposition IX, qui se rapporte aux latitudes moyennes, il doit s'agir ici des latitudes moyennes.

Rome est comprise entre les latitudes

géographiques φ=41° 52′ 9″ et φ=41° 54′ 15″ ;
géocentriques φ′=41° 41′ 11″ et φ′=41° 43′ 17″.

On a donc pour son centre (par la moyenne des limites précédentes) :

                          ( géographique   41°53′12″
Centre de Rome : Latitude { moyenne        41°47′43″
                          ( géocentrique   41°42′14″.

Or, ces latitudes renseignent respectivement

p. 118

les parallèles dont les distances à l'Equateur sont :

       ( 0,667.66
       { 0,666.47
       ( 0,665.28 ;

et ces nombres démontrent la proposition. En latitude moyenne et en millièmes du rayon, Rome est sur le parallèle de distance 666/1000.

Parmi les divers points de Rome, il en est un qui est géométriquement désigné comme le siège caractéristique de l'esprit de confusion sans cesse renaissant de la fausse église : c'est St-Pierre de Rome ou le Vatican, siège du Faux Prophète ; car il est situé sur le parallèle de confusion

Φ = 666/1000 + 666/(1000)² + 666/(1000)³ + ........ ad infinitum.

La distance à l'Equateur exprimée par le nombre précédent est égale à 2/3, et la latitude du parallèle qu'elle détermine est égale à

41° 48′ 37″.

Si la proposition est vraie, ce nombre doit reproduire la latitude moyenne de St Pierre de Rome. Or on a (1)

St Pierre, lat. géogr. =41° 54′ 5″ :

(1) Connaissance des Temps.

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et, par conséquent, comme la différence entre la latitude géographique et la latitude moyenne est, à la latitude de Rome, égale à 5′ 29″, on a

Lat. moy. de Sₜ Pierre = 41° 54′ 5″ — 0° 5′ 29″
                        = 41° 48′ 36″.

Ainsi on a :

        Valeur théorique = 41° 48′ 37″
        Valeur observée  = 41° 48′ 36″,

ce qui démontre la proposition.

43. Les deux parallèles 777/1000. On a constaté en étudiant la Pyramide (Concordance § 85) l'usage que fait le symbolisme du nombre divin 777, pour l'opposer au nombre humain (1) 666, qui est la marque de l'esprit de confusion de la fausse Eglise. Cette remarque conduit à considérer sur la Terre, d'une manière analogue à ce qui vient d'être fait pour le nombre 666/1000, les deux parallèles de latitude et de distance correspondants au nombre 777/1000. Ces parallèles ont pour latitudes respectives 44° 31′ 8″ et 50° 59′ 12″ (2).

(1) Apocalypse, XIII, 18.

(2) Nous observerons en outre, concernant le symbolisme du nombre 7, que le parallèle de latitude 44°31′8″ · 777/1000, se confond avec le parallèle de distance 700/1000, très rapproché de lui et qui a pour latitude 44°25′37″. Ce fait ne se présente que pour le nombre 7 ; c'est lui qui marque le changement de signe de la différence de latitude entre les deux espèces de parallèles analogues aux deux précédents, considérée dans la suite des nombres entiers de 1 à 9.

p. 120

Or, on voit immédiatement (Fig. 7) que de même qu'entre les parallèles 666/1000 (38° 9′ 32″ et 41° 45′ 33″) s'étend l'influence du Faux Prophète dans le monde latin (1), les parallèles 777/1000 marquent le siège de la Réforme ou du retour à l'Evangile.

Au parallèle de latitude 777/1000 sont appuyées les Vallées Vaudoises, c'est-à-dire la demeure des premiers témoins et des précurseurs de l'Eglise de « Philadelphie » (voyez Concordance § 115) ou du retour à l'Evangile ; et il est bien remarquable que, fuyant devant la persécution, c'est sur l'autre parallèle 777/1000 (le parallèle de distance), c'est dans la Flandre, traversée par ce parallèle, qu'on les voit porter leur vivant témoignage. C'est dans cette même région aussi que plus tard, lors de la diffusion des Ecritures, au temps où « l'Evangile Eternel sera porté à toute nation, langue et tribu », un autre témoin, Tyndal, le traducteur anglais de la Bible, emprisonné à Anvers et brûlé à Vilvorde (dist. =0,779.57 et 0,776.35) scellera son témoignage de son sang.

(1) On a vu (Prop. X) ce parallèle 666 servir de caractéristique à Rome ; qu'on observe aussi comment la zône comprise entre les deux parallèles 666 (voyez la Fig. 7) traverse par sa partie centrale l'Espagne, foyer de corruption par excellence de la réaction catholique (Inquisition et Jésuites), et dont la longitude est la même que celle des Iles Britanniques.

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Les faits déterminants de la Réforme sont tous d'ailleurs dessinés par les nombres avec une extraordinaire précision :

C'est sur le parallèle de distance 777/1000 que se passent ces deux événements fondamentaux de la Réforme : la Vocation de Luther et la Traduction de la Bible. Au couvent des Augustins (Erfurt, lat. =50° 58′ ; dist. =0,776.78 = 777/1000), l'organisateur Luther, lisant pour la première fois la Bible, a la révélation du principe de la foi Évangélique : « Le juste vivra par la foi » ; et c'est sur ce même parallèle (la Wartburg, Eisenach ; lat. =50° 58′ 55″ ; dist. =0,776.95 = 777/1000) qu'il traduit le Livre inspiré.

Que l'on considère donc d'un côté, sur le parallèle au caractère divin 777, le Chrétien de conscience, l'homme appelé de Dieu, travaillant de toute son âme à la diffusion de la Parole ; de l'autre, sur le parallèle marqué du nombre 666 de la Bête et du Faux Prophète, le pape de Rome anathématisant et excommuniant ce serviteur du Dieu vivant, — on aura d'une manière écrasante pour les uns, consolante pour les autres, la solution du problème religieux, et pour tous l'indication nette de la voie à suivre ; un tel fait peut remplacer pour les géomètres les sermons qu'ils n'iront pas écouter.

p. 122

En voici un autre en rapport avec le précédent. Les deux chefs de la Réforme sont Luther et Calvin (Concordance, § 10) ; le premier, l'organisateur homme d'action ; le second, l'homme de science, fixant, avec la méthode et la netteté d'une œuvre didactique, une doctrine dont le travail actuel viendra, à trois siècles de distance, confirmer la vérité, la profondeur et la puissance (voy. §§ 210 et suiv., Ch. III). Or, ces deux missionnaires providentiels de la Réforme ou de « Philadelphie », qui annonce tout le conseil de Dieu, l'Ancien et le Nouveau Testament, la Loi et l'Evangile du salut, apparaissent liés sur la Terre par le signe divin du parallèle de distance 777/1000, et ils rassemblent autour de ce signe l'enseignement de la Loi et celui de l'Evangile :

La date de la Loi est — 1516 ; l'Evangile, annoncé de +30 à +33, a pour date centrale +31,5. Entre ces deux dates s'écoule une durée de 1547,5 ans, ou 2×773,75.

Or, la patrie de Luther et celle de Calvin, Eisleben et Noyon, situées l'une au Nord, l'autre au Sud du parallèle de distance 777/1000, et près de lui, forment système par leurs parallèles de distance, avec ce parallèle ; et ces trois parallèles sont tellement situés qu'ils reproduisent par leur disposition la durée même que nous venons de rappeler.

p. 123

On a, en effet,

                       | Latitudes        | Parallèle de distance
                       | géographiques    | passant par le lieu
Noyon                  | 49° 35′  4″      | 0,761.362
Parallèle 777/1000     | 50° 59′ 12″      | 0,777.000
Eisleben               | 51° 32′ 27″      | 0,783.052

La moyenne de ces nombres, c'est-à-dire la distance du système des trois parallèles à l'Equateur, est 0,773.805 ; or, on a 2 × 773,8=1547,6, c'est-à-dire la durée qui sépare et réunit la Loi et l'Evangile (1). On pourra trouver étrange cette

(1) Il n'est pas sans intérêt de faire observer que si, précédemment, les propriétés vérifiées ont mis en œuvre les latitudes moyennes, il est question maintenant des latitudes géographiques ; car ce trait nous fournit une vérification particulière nouvelle, et montre l'admirable concordance de toutes les parties du sujet.
Les faits que nous venons de mentionner concernent Philadelphie ou la Réforme, cette église à laquelle il est dit que la fausse Eglise, un jour désabusée, sera amenée à ses pieds et reconnaîtra que le Seigneur l'aime. Or, dans le groupe apocalyptique des villes, on peut remarquer que Philadelphie est par sa latitude géocentrique, c'est-à-dire par la plus basse de ses latitudes, appuyée sur le parallèle 666. (On a lat. géoc. de Philadelphie=38°09′16″ ; et lat. 0,666=38°09′32″). Le terme opposé de cette disposition devait être que Philadelphie touche par sa latitude la plus élevée, ou par sa latitude géographique, le parallèle 777. Or ce terme opposé au premier et qui forme système avec lui, est précisément réalisé par les propriétés, propres aux latitudes géographiques, dont il vient d'être question.

p. 124

mesure du temps par une distance ; cette impression disparaîtra quand on aura vu plus loin tout l'ensemble chronologique de l'histoire ainsi mesuré par des moyens géométriques.

On voit, en résumé, que la phase historique de la Réforme est caractérisée par les deux parallèles de latitude et de distance 777/1000 ; au centre même de la zône qu'ils forment se trouve le noyau formé par Genève, Lausanne-Bâle, Constance-Strasbourg, Worms.

C'est à travers cette zône que la réaction de la Jézabel romaine s'est frayé un passage par le fer et le feu, en répandant à travers l'Espagne, la France, et jusqu'à la limite de la zône, sur le parallèle de distance 777/1000, une longue traînée de sang. Refoulant tout sur son passage, elle s'est enfin établie sur ce parallèle lui-même, aux lieux où jadis s'étaient réfugiés les Vaudois, ces premiers témoins de la vérité. De cette position appuyée sur l'arc historique, l'un des points de l'Europe où elle exerce l'action à la fois la plus perfide et la plus débilitante, elle défie et, ne pouvant encore menacer, séduit par son miel chrétien l'Israël Anglo-Saxon, qui fera sagement s'il empêche cette étrangère équivoque de passer plus avant et de s'implanter définitivement chez lui. Il n'est certes pas sans intérêt d'observer

p. 125

aussi que c'est en ce même point limite si infecté, au sein des ténèbres répandues par le Faux Prophète de Rome, et toujours dans la région providentielle du parallèle 777/1000, qu'ont été révélées au constituant Brück, que là même se révèlent aujourd'hui, les lois mathématiques du plan des Ecritures, à la fois défense contre les attaques de la fausse science, et contre les erreurs du Catholicisme romain.

44. Le symbolisme du Chapitre premier de l'Apocalypse :

« L'homme ceint d'une ceinture d'or à l'endroit des mamelles, dont les pieds sont comme embrasés dans une fournaise, et la tête et les cheveux blancs comme de la neige. »
(Apoc. I, 13, 14, 15).

La considération de la zône 777 (§ 43) donne l'explication d'un passage de l'Apocalypse jusqu'ici resté tout-à-fait obscur ; il s'agit de la signification de cette « ceinture d'or » dont celui qui parle à St Jean est revêtu à l'endroit des mamelles.

Le premier chapitre de l'Apocalypse, qui renferme ce symbole, doit être rapproché du premier chapitre d'Ezéchiel, dont la Physique du Globe

p. 126

nous a donné l'interprétation dans la Concordance (Concordance, § 66).

Des deux parts, il y a figuration de l'organisme physique terrestre par l'organisme humain. Dans l'Apocalypse, la vision de l'histoire de l'humanité s'étend du Déluge (époque à laquelle, comme nous le verrons plus loin (§ 91), le point mobile du système chronologique de l'arc historique se trouvait à l'Equateur) jusqu'au moment où le Christ vient, pour régner, prendre possession de la Terre entière ; et, pendant cette durée, le centre de l'action historique a pour siège l'hémisphère nord. Or, c'est ce grand fait, à la fois relatif à l'histoire de la Terre et à celle de l'humanité, qui est figuré, dans le premier chapitre de l'Apocalypse, par la stature entière d'un corps humain, dont les pieds sont perdus dans la chaleur torride de l'Equateur, et dont la tête est couverte des glaces du pôle (voy. le texte en tête de ce paragraphe 44).

La figuration suppose donc, d'après la station verticale du corps, l'homme placé suivant le demi axe de rotation de la Terre, les pieds appuyés sur l'Equateur.

Dès lors, la ceinture d'or dont il est fait mention, placée à l'endroit des mamelles, s'explique à la fois et devient une vérification ; car cette

p. 127

ceinture n'est autre chose que la zône des parallèles de latitude et de distance 777, c'est-à-dire celle du témoignage de Christ ou de la vraie Eglise, ainsi que nous venons de le montrer dans le paragraphe précédent. Comme le fait voir la figure 11, cette zône traverse précisément le corps humain, placé dans la situation indiquée par la vision prophétique, à l'endroit des mamelles, (les parallèles de latitude et de distance 777 sont respectivement en trait plein et en pointillé sur la figure).

Il n'est pas sans intérêt de remarquer que ces parallèles 777 occupent aussi une situation spéciale dans la série des parallèles que l'on peut former en appliquant, par analogie, à tous les nombres entiers simples 1, 2, 3,..... 9, la même règle qu'on a vue jusqu'ici appliquée déjà aux nombres 6 et 7 ; cette série, dont la considération est ainsi légitimée, assigne une place spéciale au nombre 777, en ce que, pour ce nombre, le parallèle de distance, jusque-là de latitude inférieure au parallèle de latitude du nombre suivant dans la série, le dépasse pour la première fois en latitude ; et cela continue ensuite à avoir lieu jusqu'à la fin de la série. Le tableau suivant mentionne, pour les différentes fractions 0,111 ; 0,222 ;...... 0,666 ; 0,777 ; 0,888 ; 0,999 du rayon pris pour unité,

p. 128

TABLEAU XVI.

Nombres | Latitude du            | Nombres | Latitude du
        | parallèle de latitude. |         | parallèle de distance.
0,111   |  6° 21' 35"            | 0,111   |  6° 22' 23"
0,222   | 12. 43. 11             | 0,222   | 12. 49. 36
0,333   | 19.  4. 46             | 0,333   | 19. 27.  3
0,444   | 25. 26. 22             | 0,444   | 26. 21. 34
0,555   | 31. 47. 57             | 0,555   | 33. 42. 39
0,666   | 38.  9. 32             | 0,666   | 41. 45. 33
————————————————————————————————————————————————————————
0,777   | 44. 31.  8             |         |
0,888   | 50. 52. 43             |         |
        |                        | 0,777   | 50. 59. 12
————————————————————————————————————————————————————————
0,999   | 57. 14. 19             |         |
1,000   | 57. 17. 45             |         |
        |                        | 0,888   | 62. 37. 23
        |                        | 0,999   | 87. 26. 15
        |                        | 1,000   | 90. 00. 00

et pour ce rayon même, dans leur ordre croissant, les latitudes des parallèles de latitude et de distance (c'est-à-dire des parallèles obtenus en portant ces fractions du rayon soit en arc sur le

Fig. 11 (scan 00136, entre p. 128 et p. 129). Planche hors-texte pleine page, non paginée, intitulée « Fig. 11 ». Elle représente un hémisphère (coupe méridienne de la Terre) dans lequel est inscrite, de face, la silhouette gravée d'un homme de type antique, debout, les pieds nus posés sur l'Equateur (base de l'hémisphère) et la tête au pôle (sommet). Le bras droit du personnage est tendu à l'horizontale jusqu'au bord de l'hémisphère, tenant l'extrémité d'un drapé qui retombe le long du corps ; le bras gauche pend, à demi plié, la main ouverte au niveau de la hanche. Un axe vertical médian traverse toute la planche du sommet à la base. L'hémisphère est gradué, de part et d'autre, par deux séries de lignes courbes réparties par neuvièmes : 0,000 (base) — 0,111 — 0,222 — 0,333 — 0,444 — 0,555 — 0,666 — 0,777 — 0,888 — 0,999 — 1,000 (sommet), l'une en trait plein pour les « Parallèles de latitude », l'autre en pointillé pour les parallèles « id. de distance » (légende en haut à droite de la planche). Dans la moitié inférieure, les deux séries se confondent presque ; l'écart devient sensible à hauteur des épaules et de la poitrine du personnage, où une bande hachurée traverse l'hémisphère entre le parallèle de latitude 0,777 (bord inférieur) et 0,888 (bord supérieur) — c'est la zône 777 figurant la « ceinture d'or » à l'endroit des mamelles. Vers le sommet, les deux courbes se rejoignent de nouveau au point 1,000. Légende sous la planche, au centre : « Fig. 11 ».
p. 129

méridien, soit en ligne droite sur une perpendiculaire à l'Equateur).

On voit que l'alternance régulière des deux espèces de parallèles cesse d'exister à partir du nombre 777 ; à raison de cette circonstance, ce nombre partage la série des dix nombres en deux groupes de 6 et de 4.

On observera sur la figure (Fig. 11) la manière dont l'arc égal à l'unité sépare du reste du corps la tête, ou le centre dominateur et intelligent. La tête est appuyée sur le parallèle de latitude 1 qui lui sert de base ; elle est comprise entre ce parallèle et le parallèle de distance 1, qui se réduit au Pôle lui-même ; la région qui lui correspond est d'ailleurs caractérisée, comme le montre aussi la figure, par les nombres 8 et 9, c'est-à-dire par 23 et 32.

45. Après cette digression sur le caractère symbolique des nombres, amenée par les relations du groupe apocalyptique et du parallèle 666, il nous faut revenir aux propriétés géométriques de ce groupe.

PROPOSITION XI.

Le groupe mis à part, Smyrne-Philadelphie, est caractérisé : 1° en ce que Smyrne est sur l'arc

p. 130

Jérusalem-Londres ; 2° en ce que Philadelphie est à la longitude 50/100, ou 1/2 pour le rayon = 1.

Le premier de ces points a fait l'objet de la Proposition I. Quant au second, il suffit de rappeler que la longitude de Philadelphie est 28° 41' 3" ; or, cet arc, pour le rayon unité, est égal à 0,500.633.151.6 ; soit, en centièmes du rayon et à moins de 1 millième près, 0,50.

Sur la figure 7, l'arc AG est égal au rayon ou à l'unité ; la proposition signifie donc que le méridien de Philadelphie coupe l'Equateur au milieu de la distance AG.

Remarques. I. Il convient, pour apprécier l'importance du fait qui concerne Philadelphie, de se rappeler (Prop. III, (A) (B)) que la position du méridien de longitude égale à 1 est mathématiquement liée à la position et à la forme de la Pyramide, dont le symbolisme a pour objet capitale la destinée de l'Israël Anglo-Saxon, ou de Smyrne retrouvée dans Philadelphie. Le fait que Philadelphie se trouve à la longitude 1/2, ou au centre du secteur formé par le méridien de longitude 1, relatif à la Pyramide, et le méridien de Westminster (c'est-à-dire au centre du secteur formé sur AG, Fig. 7), est donc significatif, et entièrement d'accord avec la nature du sujet.

p. 131

II. Il résulte des Propositions IX et XI que le groupe apocalyptique de Patmos et des Sept Villes occupe à la surface de la Terre une position unique, définie par les conditions suivantes :

1° Smyrne, sur l'arc historique ;

2° Philadelphie, à la longitude égale à 1/2 ;

3° Le centre des latitudes du groupe de Patmos et des cinq autres villes, sur le parallèle de confusion 666/1000.

Cette position unique est liée à la géographie physique elle-même, puisque Westminster est sur le méridien occidental du secteur historique idéal (Prop. II, 3°), et que le méridien oriental de ce secteur n'est autre que le méridien Ouralien de séparation entre l'Ancien monde et le Nouveau (Prop. IV).

III. Si, au lieu de compter les arcs de longitude en parties entières égales à 1/100 du rayon, on compare la longitude de Philadelphie à la valeur rigoureuse 0,500.000.000.0, on trouve :

0,500.000.000.0 = 28° 38' 52" = long. Philadelphie
                                  — 0° 2' 11".

L'exactitude des données, prouvée par nos vérifications antérieures, ne nous permet pas de considérer cette petite différence comme accidentelle. On a pu remarquer que l'observation se présente dans notre étude avec un caractère iden-

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tique à celui qu'elle revêt dans le monde physique. Ce caractère consiste en ce que les faits apparaissent classés par ordres de grandeur ; en ce que l'on voit des termes secondaires s'ajouter à un terme principal, sans cependant masquer en rien la loi que ce dernier terme a mise en évidence, et en ayant eux-mêmes leur signification propre. Le petit écart de 2' 11" que nous venons de trouver dans la position de Philadelphie, en dehors de sa position idéale par long. = 1/2, nous fournira, entre autres, à l'occasion de la proposition suivante, un exemple de cette ordonnance des faits.

46. PROPOSITION XII.

Le groupe de Patmos et des villes (voy. fig. 7) est placé sur l'arc historique Jérusalem-Westminster de manière qu'il le divise (par un point déterminé remarquable) en deux parties qui sont entr'elles comme 7 est à 3, ce qui indique la division de cet arc en 10 parties égales.

L'idée directrice de l'histoire des Eglises c'est la disparition et la réapparition des 10 Tribus d'Israël, c'est-à-dire l'histoire de l'Israël Anglo-Saxon, caractérisée dans l'Apocalypse par le système Smyrne-Philadelphie (Concordance, § 117).

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Smyrne est l'Eglise de la Dispersion ; ses « dix jours » de tribulation sont mentionnés dans le texte de l'Apocalypse. Or, dans le système géométrique terrestre, on reconnaît aisément et tout d'abord que la subdivision de l'arc total Jérusalem-Westminster en 7 et 3 parties, objet de notre proposition, s'opère dans le petit secteur, de 38' 05" d'ouverture, que limitent les méridiens de Patmos et de Smyrne (voy. la Fig. 9) ; la partie occidentale de l'arc, vers l'Angleterre (partie occidentale qui aboutit ainsi à l'Heptarchie Anglo-Saxonne), est égale aux 7/10 de l'arc total ; la partie orientale, vers Jérusalem, aux 3/10 de cet arc. On trouve en effet, en prenant pour unité l'arc Jérusalem-Westminster,

Longueur de l'arc historique  | et celui de | et celui de
entre le méridien de          | Westminster | Jérusalem
Patmos                        | 0,69        | 0,31
Smyrne                        | 0,71        | 0,29 ;

c'est-à-dire, en dixièmes, 7/10 et 3/10.

La proposition est déjà rendue évidente par ces nombres ; on voit en outre que c'est un méridien intérieur du secteur Patmos-Smyrne (Prop. V, 3°) qui sert de ligne de foi dans la bissection de l'arc. Mais une dernière circonstance est mé-

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nagée pour faire intervenir, dans ce fait décisif, relatif à l'Israël des Dix Tribus retrouvé dans les Anglo-Saxons, non pas seulement Smyrne mais aussi Philadelphie (ou la Réforme) : il s'agit de ce déplacement de 2' 11" que nous venons de reconnaître dans la position de Philadelphie (Prop. XI, Rem. III), située à l'Est d'une position idéale dont la longitude serait 1/2.

Si on fait glisser en longitude tout le groupe Apocalyptique, de manière à faire occuper à Philadelphie sa position idéale par longitude = 1/2, l'axe du secteur Patmos-Smyrne coupe l'arc Jérusalem-Westminster en deux parties qui sont entr'elles comme 7:3. (Cet axe se confond alors en outre avec le méridien directeur géographique de l'axe de l'éventail (Tabl. IX)).

Il suffit de montrer que, dans cette position idéale du groupe, l'axe du secteur se confond avec le méridien qui divise rigoureusement l'arc suivant le rapport indiqué. (Cet arc est égal à 32° 27' 49" ou 116 869", et ses deux parties sont égales à 22° 43' 25" et 9° 44' 24"). Or, on a :

Longitude de l'axe du secteur Patmos-Smyrne dans la
position idéale du groupe:
    26°41'41" + 27°19'46"
    ————————————————————— — 2'11" = 26°58'33" ;
              2
et Longitude du méridien
qui divise l'arc comme
    7 : 3 . . . . . . . . . . . . . = 26°58'36" ;
    [On a (Tabl. IX): Long. du mér. dir. géogr. = 26°58'23"]
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Ce résultat donnera de nouveau la mesure de l'étonnante précision de la distribution systématique que nous étudions.

C. FAITS CINÉMATIQUES ou CHRONOLOGIE GÉODÉSIQUE.

47. Tout ce qui précède constitue un ensemble de conditions purement géométriques, imposées au développement historique de l'humanité. Ces conditions (comme le prouve la Prop. IV) sont d'ailleurs mathématiquement liées au tracé des grandes lignes du relief, c'est-à-dire à la mécanique et à la physique de la Terre. Elles se résument dans l'existence : 1° du secteur historique, ayant la Pyramide au centre et appuyé à l'Est sur le Méridien Ouralien ; 2° de l'arc historique Jérusalem-Westminster, appartenant à ce secteur ; et 3° du groupe systématique de Patmos et des Sept Villes de l'Apocalypse, situé dans le secteur et placé sur cet arc Jérusalem-Westminster (Prop. V à XII) ; toutes ces données rendent indubitable le caractère fondamental du lien qui existe entre la distribution géométrique dont il est question et l'histoire cachée de l'Israël Anglo-Saxon.

Il nous faut montrer maintenant que, superposée en quelque sorte à cette géométrie histori-

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que, il existe une cinématique historique ; que la marche historique de l'humanité à la surface du sphéroïde terrestre est réglée, quant au temps, par les mouvements définis de points mobiles ; que ces mouvements s'opèrent suivant les lignes du système géométrique qui vient d'être découvert, et que la fonction du temps qui les exprime n'est autre chose que la chronologie littérale du texte hébreu de la Bible ; que, d'ailleurs, cette chronologie se trouve mesurée par là sur le globe terrestre au moyen de la même unité qui déjà la mesurait dans la Pyramide.

48. Les deux systèmes chronologiques. Dans le système de la Chronologie géodésique, deux grands cercles fondamentaux sont à considérer, savoir : 1° l'Equateur ; 2° le grand cercle de l'arc historique (§§ 30, 31), incliné sur l'Equateur de 55° 6' 21". Ces cercles, chacun avec ses pôles, ses méridiens et ses parallèles, donnent lieu à la considération de deux systèmes chronologiques.

Nous désignerons le premier, ou Système I, ordonné par rapport à l'Equateur et au pôle géographique, par le nom de Système séculaire.

Son mouvement est défini par celui d'un point mobile qui se meut sur l'Equateur d'un mouvement uniforme, de l'Est vers l'Ouest ; le méridien qui passe par ce point tourne dans ce même sens

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autour de l'axe géographique avec une vitesse dépendante des périodes de la loi historique de Brück (voir plus loin la Prop. XIII).

Le second système chronologique, ou Système II, ordonné par rapport au grand cercle de l'arc historique et à son pôle, sera appelé Système de l'arc historique, ou, par abréviation, Système historique. Son mouvement est défini par celui d'un point mobile qui décrit le cercle historique d'un mouvement uniforme, à raison de 100.000 pouces pyramidaux (ou 1/5000 du petit axe de la Terre) par année.

On verra que ces deux systèmes, qui se rapportent aux deux « Livres » (le « Livre scellé » et le « Petit Livre ») de l'Apocalypse (Concordance, § 41), sont reliés entre eux sur la Terre, et y combinent leurs mouvements, de manière à reproduire les traits de la combinaison systématique de ces deux « Livres » dans la composition littéraire de l'Apocalypse.

a) Système Chronologique I ou Système séculaire.

49. La vitesse angulaire du méridien de précession (Concordance, § 1), méridien qui entraîne le centre de civilisation de l'Est vers l'Ouest, ne

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se déduit pas seulement a posteriori de l'observation du fait historique ; elle a une valeur mathématique déterminée, qui doit se trouver d'accord avec cette observation et qui résulte a priori des périodes quinquaséculaires de la loi historique, données par la Pyramide.

PROPOSITION XIII.

La vitesse angulaire calculée du méridien de précession est telle qu'elle satisfait aux trois conditions suivantes : ce méridien se trouve,

1° Lors de la création de l'homme, sur l'emplacement de l'Eden biblique ;

2° Lors du Déluge, sur l'emplacement de la Pyramide (dont le symbolisme a pour objet le monde postdiluvien et prend pour ère le Déluge) ;

3° A l'époque de l'Apogée Anglo-Saxon, sur le centre d'action (Londres, Westminster) de la 10e et dernière période historique.

L'Eden, la Grande Pyramide, Westminster sont ainsi les trois jalons par lesquels le méridien de précession marque, à la surface du globe, respectivement : 1° l'origine du monde antédiluvien, 2° celle du monde postdiluvien, et 3°, par le point culminant où apogée de cette période, la dernière période de l'Economie historique actuelle (celle que doit suivre le règne de Christ).

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Soit x la vitesse angulaire, c'est-à-dire le déplacement angulaire annuel du méridien de précession historique. Des deux périodes quinquaséculaires que nous avons à considérer (515,165 et 520,165, d'après la Pyramide ; voy. Concordance, § 19, 20), la première mesure le retour du méridien quinquaséculaire de Brück à un même méridien fixe de la Terre ; la seconde, le retour du méridien quinquaséculaire au méridien de précession.

La valeur de x, calculée d'après ces périodes, devra s'accorder avec la valeur observée, c'est-à-dire avec celle du lent déplacement qui, au cours de l'histoire, a conduit le méridien de précession du berceau du genre humain (l'Eden biblique, aux sources de l'Euphrate et du Tigre) jusqu'à l'extrémité occidentale de l'Europe, sur le centre d'action du dernier peuple chef (l'Angleterre ou l'Israël Anglo-Saxon).

Considérons, à l'époque d'une de leurs coïncidences, le méridien quinquaséculaire et le méridien de précession. La vitesse angulaire du méridien quinquaséculaire, qui fait le tour du globe et revient à un méridien fixe dans une période Π1, est, en degrés,

   360°
   ————
    Π₁
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En un nombre d'années Π2, il parcourt donc un espace angulaire égal à

   360 × Π₂
   ———————— ;
      Π₁

et, si Π2 > Π1, il se trouve, après ces Π2 années, à l'Ouest de sa position initiale d'un nombre de degrés égal à

   360° × Π₂
   ————————— — 360°.
      Π₁

Si, d'ailleurs, Π2 est la période qui ramène le méridien quinquaséculaire en coïncidence avec le méridien de précession, méridien qui se déplace vers l'Ouest avec la vitesse x, ce même déplacement vers l'Ouest est égal à x×Π2 ; il s'ensuit que cette vitesse x, ou le déplacement annuel du méridien de précession, est égale à

              Π₂ — Π₁
(1)    x = 360° ————————— .
              Π₁ × Π₂

Or, on a ici

   Π₁ = 515,165
   Π₂ = 520,165 ;
ce qui donne
   x = 0°,006717 = 24",1817.    (1)

(1) Cette vitesse angulaire conduit à une durée de révolution de 53594,25 ans (voy. § 106), soit le double de celle de la précession des Equinoxes, laquelle, d'après Brück, mesure le mouvement du foyer historique autour du Globe. Mais cette supposition de Brück est incompatible, d'après le calcul précédent, avec les durées 516 et 520 des périodes quinquaséculaires que lui-même avait établies.

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Le déplacement du méridien de précession en t années est donc égal à

(2)    xt = 24",1817 × t.

D'après la loi de l'histoire, ce méridien atteindra le centre d'action (Londres) du peuple chef (Angleterre) de la dernière période, à la date marquée dans la Pyramide par le centre de la phase d'Apogée de cette période. Cette date est 2129,56 (Concordance, § 21).

En partant de là, nous pouvons calculer, par la formule (2), la position du méridien de précession à une époque quelconque ; et, pour l'objet de la proposition actuelle, nous avons à la déterminer tout d'abord aux dates de la Création de l'homme et du Déluge.

La date de la naissance d'Adam est — 4184. En faisant, dans la formule (2), t = 2129,56 + 4184 = 6313,56, on trouve, pour la longitude du méridien par rapport à Westminster,

   42° 24' 33" Est,

soit, par rapport à Greenwich, 42° 17'. Si la théorie est correcte, 42° 17' doit être la longitude de l'Eden. Or, qu'il en est bien ainsi, d'accord avec Gen. II, 10, 14, c'est ce qu'un coup d'œil sur la carte fait voir immédiatement : la longitude calculée conduit exactement à la région des sources de l'Euphrate et du Tigre.

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Quant à la position du méridien à l'époque du Déluge, c'est-à-dire à l'origine de la partie de l'histoire dont la Pyramide était destinée à reproduire explicitement la chronologie, elle s'obtient en faisant dans la formule (2), puisque la date biblique du Déluge est — 2528,

   t = 2129,56 + 2528 = 4657,56.

Cela donne, pour la longitude du méridien par rapport à Westminster,

   31° 17' 8".

Or, la longitude de la Pyramide est 31° 15' 22". La différence 31° 17' 8" — 31° 15' 22" = 1' 46" équivaut, à la latitude de la Pyramide, à une distance de 2kil,7.

Si, inversement, on calcule l'époque à laquelle le méridien s'est trouvé exactement à la longitude observée 31° 15' 22", on trouve — 2524 au lieu de — 2528, c'est-à-dire 4 ans après la date biblique du Déluge.

L'exactitude de toutes nos vérifications antérieures doit nous empêcher de considérer cette différence comme accidentelle. Nous en découvrirons d'ailleurs plus tard la raison d'être (§§ 93-95). Il n'en reste pas moins qu'à l'époque du Déluge, le méridien de précession signalait le lieu du globe où devait être construit plus tard

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le monument destiné à résumer toute l'histoire de l'humanité postdiluvienne.

Le tableau suivant résume la proposition. Pour fixer les idées par des nombres, nous y avons désigné la position géographique de l'Eden par celles des sources de l'Euphrate et du Tigre (Gen. II, 10, 14) (1).

TABLEAU XVII.

Epoques        | Dates    | Long. du Méridien    | Lieux et leurs Longitudes.
               |          | (Est de Westminster) |
Création       | — 4184   | 42° 24' 33"          | Eden  Source de :
de l'homme     |          |                      |       Euphrate Oriental   43° 29'
               |          |                      |       Id.   Occidental    41° 41'
               |          |                      |       Source du Tigre     39° 12'
Déluge         | — 2528   | 31° 17' 8"           | Pyramide                  31° 15' 22"
Centre de      | + 2129,56| 0° 0' 0"             | Westminster               0° 0' 0"
l'Apogée       |          |                      |
Anglo-Saxon    |          |                      |

(1) Dans la Bible, Phrat est l'Euphrate ; Hiddekel, le Tigre. Le Pisçon paraît être le Phase (fleuve qui roule de l'or ; Colchide), et le Gihon (l'impétueux) est l'Araxe (αραξης), tributaire de la mer Caspienne. Le lac de Van, centre du massif duquel sortent trois de ces fleuves, a pour longitude centrale 42° 50', pour latitude 38° 50'. Vus de là, ils sont cités par la Genèse dans l'ordre N. E. S. O. (La partie supérieure de l'Araxe porte aussi le nom de Phase).

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Nous avons vu (Prop. III, (A) (B)) comment la position de la Pyramide est liée à celle du méridien de longitude 1 ; la Proposition XI a montré que Philadelphie est à la longitude 1/2 ; nous pouvons remarquer ici que la longitude de l'Eden est 3/4. On a en effet : arc 0,75 = 42° 58' 19", valeur comprise dans les longitudes régionales mentionnées par le tableau. C'est aussi le lieu de faire une observation importante concernant la latitude de l'Eden ; cette observation consiste en ce que l'Eden, délimité par la région des sources du Tigre et de l'Euphrate, est traversé, comme l'était tout le groupe Apocalyptique des Eglises, par le parallèle de confusion de latitude 666/1000 = 38° 9' 32" ; c'est-à-dire qu'il est placé sur le parallèle de confusion ou parallèle de l'esprit de confusion. C'est l'esprit qui a caractérisé la chûte, comme il continue à caractériser toute l'histoire spirituelle de l'humanité. La longitude étant donnée, on vient de le voir, par la position du méridien séculaire à l'époque de la création de l'homme, les coordonnées à prendre pour représenter l'Eden par un seul point, sont

Longitude          42° 24' 33"
Latitude moyenne   38°  9' 32" =0,666.

Nous vérifierons plus loin (Prop. XXXI) le

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bien fondé de notre induction concernant cette détermination de latitude. Le point marqué sur la carte (Fig. 7) comme désignant l'Eden est celui même dont les coordonnées viennent d'être renseignées.

Si (d'après Concordance, § 100) nous plaçons la chute en — 4154, le départ d'Eden en — 4151 [nombres correspondants aux 30 ans et 33 ans de l'âge de l'Adam céleste à sa tentation et à sa mort (voy. la Concordance)], nous aurons pour les positions du méridien séculaire à ces époques :

                          |          | Longitudes.
Tentation     | — 4154    | 42° 12' 28"
Départ d'Eden | — 4151    | 42° 11' 15".

50. A côté des époques limites que nous venons de considérer, d'autres doivent être ici particulièrement mentionnées parce qu'elles tiennent au cœur du sujet. Ce sont celles de la Construction de la Pyramide et de la Promulgation de la Loi (Sinaï).

Il nous faut tout d'abord, à cet égard, rappeler encore au lecteur nos Propositions III (A), III (B), relatives au tracé sur la Terre elle-même des éléments angulaires de la Pyramide, et c'est ce que nous ferons le plus simplement en nous reportant à la figure 7. ω étant la Pyramide idéale

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sur l'axe du secteur historique, AG=KG' l'arc égal au rayon, les angles G, G' du triangle G'ωG mesurent la pente des faces de la Pyramide ; par conséquent, G'ωG est une représentation de la Pyramide, le côté de la base étant GG'. De plus, l'angle de l'arc historique avec le parallèle au point H reproduit l'angle de pente des passages intérieurs, tracés dans une section méridienne du monument, et cela établit un rapprochement significatif entre l'arc historique et l'échelle chronologique que ces passages constituent. Ceci posé, nous avons, pour notre objet actuel, à attirer particulièrement l'attention sur un trait fondamental et jusqu'ici inexpliqué, savoir : le déplacement du plan méridien des passages en dehors du plan méridien médian de l'édifice. Ce déplacement a lieu ici vers la gauche, pour l'observateur qui regarde sur la Figure la face d'entrée de la Pyramide (la face Nord). Il a été mesuré par M. Fl. Petrie, et trouvé égal à 287 pouces.

L'arc GG' = 53° 41' 56" mesure le côté de base de la Pyramide, qui est égal à 9131 pouces ; on a donc ici, pour la valeur angulaire du pouce,

        53° 41' 56"
1ᵖ = ——————————————— = 21",1714 ;
          9131
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et, par conséquent, pour le déplacement de l'axe des passages,

287ᵖ = 21",1714 × 287 = 1° 41' 16".

On a semblablement : largeur des passages ou épaisseur de leur tranche méridienne

= 41ᵖ,56 = 2 × 20ᵖ,78 = 2 × 7' 20".

La longitude de l'axe ωF de la Pyramide ω est AK/2 = 30° 26' 47" ; le méridien axial des passages a donc pour longitude

30° 26' 47" — 1° 41' 16" = 28° 45' 31".

C'est le méridien MM' de la figure 7. La tranche méridienne des passages est représentée par un petit secteur d'ouverture 2 × 7' 20" = 14' 40", ayant MM' pour axe. Elle se confond avec cette ligne sur la figure 7 ; elle est représentée par M1M2 dans la fig. 9.

Ceci posé, si l'on considère le méridien séculaire dans sa marche de l'Est à l'Ouest sur la face de la Pyramide et à partir de son axe, l'attention se porte d'abord sur le déplacement caractéristique des passages et sur l'époque à laquelle ils sont atteints par ce méridien mobile. On a les propositions suivantes :

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PROPOSITION XIV (A).

L'époque de la construction de la Pyramide est celle à laquelle le méridien séculaire atteint la tranche méridienne des passages.

L'époque de la construction de la Pyramide, calculée astronomiquement par M. P. Smyth, puis donnée par la Pyramide elle-même (elle est marquée par un trait vertical (V, Fig. 1) sur l'échelle chronologique (le Déluge est en A) ; voy. Concordance, § 15,9°) est — 2170 (P. Smyth) à — 2173 (Fl. Petrie). Or, le méridien séculaire qui coïncide avec AW (Fig. 7) en 2129,56, a côté de droite (M1, fig. 9) dont la longitude est 28° 45' 31" + 7' 20" = 28° 52' 51", à une époque t donnée par l'équation

28° 52' 51" = (2129,56 — t)24",1817;

on en tire

   t = — 2170,01,

nombre qui, rapproché de la date — 2173, donnée plus haut, démontre la proposition.

L'arrivée du méridien à l'axe des passages marque l'accomplissement de la construction.

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Celle-ci, d'après Hérodote, a duré 20 ans, ce qui conduit, pour l'achèvement, aux dates

   —2170 }        { —2150
   —2173 } +20 =  { —2153.

Or, le méridien séculaire se trouve sur l'axe des passages en — 2151,82.

PROPOSITION XIV (B).

a) 1° Le groupe apocalyptique de Patmos et des Villes s'appuie à son extrémité orientale sur la tranche méridienne MM' (Fig. 7);

2° Cette tranche sépare du reste du groupe les deux dernières églises (Philadelphie et Laodicée); et Philadelphie est d'ailleurs le seul point du groupe qui soit compris dans cette tranche (voy. M1M2, fig. 9).

Un simple coup d'œil sur la figure 7 vérifie la première partie de cet énoncé, partie d'une signification très importante puisqu'elle justifie l'idée suivant laquelle le système des Villes se rattache, dans l'Apocalypse, au développement tout entier de l'histoire. Pour démontrer la seconde partie de la proposition, il suffit de comparer les longitudes des points du groupe et celles de la tranche des passages. Nous reproduirons ici tous les nombres, pour la facilité du lecteur. On a:

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Lieux.                       | Longitudes.
Patmos                       | 26° 41' 41"
Ephèse                       | 27. 29. 32
Smyrne                       | 27. 19. 46
Pergame                      | 27. 19. 25
Thyatire                     | 27. 59. 52
Sardes                       | 28. 11. 04
————————————————————————————————————————————
Côté gauche des passages     | 28. 38. 11
Philadelphie                 | 28. 41. 03
Côté droit des passages      | 28. 52. 51
————————————————————————————————————————————
Laodicée                     | 29. 14. 22

L'importance de la seconde partie de la proposition réside en ce qu'elle met en évidence, dans le plan de l'économie historique, les deux Eglises qui se rapportent à la réapparition du Peuple Elu; surtout, en ce qu'elle assigne une place spéciale à Philadelphie, l'Eglise qui manifeste et personnifie la Nouvelle Alliance, en gardant la Parole de Dieu (Apoc. III, 7, 13); celle dont la mission est caractérisée par la Réforme Anglo-Saxonne, et dont l'histoire particulière occupe dans la Pyramide le système unique du Passage horizontal et de la Chambre de la Reine (Concordance, §§ 24-33). D'ailleurs, en harmonie avec l'ordre des faits que nous étudions, cette proposition révèle un trait de concordance étroit et

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précis entre la Géodésie et la Bible, en ce qu'elle marque sur la Terre Philadelphie du signe géométrique particulier qui lui sert de signe spirituel dans le texte de l'Apocalypse (III, 8). Il est dit à cette Eglise: « Je t'ai donné la porte ouverte devant toi ». Déjà, dans la Concordance (Concordance §§ 115, 126), nous avons trouvé ce signe clairement manifesté par la porte (P, fig. 1) qui, dans la Pyramide, à l'époque de constitution de la Réforme, établit communication entre la partie inférieure du passage descendant et le commencement de la Grande Galerie (mort rédemptrice du Sauveur (voy. § 1)). Or, ici, le même signe est reproduit sur la Terre par la Porte d'entrée de la Pyramyde, située dans la tranche des passages.

Entre toutes les villes, Philadelphie est désignée comme celle à laquelle appartient l'entrée du Temple de Dieu (Apoc. III, 8, 12): et c'est la seule qui coïncide en longitude, sur la Terre, avec la Porte de la Pyramide.

b) La position du méridien séculaire à l'époque du Sinaï et celle de ce méridien à l'époque de la Construction de la Pyramide, sont symétriques entre elles par rapport au méridien de Patmos.

On a, en effet:

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Evènements.       | Epoques.              | Longitude du
                  |                       | Méridien séculaire.
Construction.     | — 2170,01 [Prop. XIV (A)] | 28° 52' 51"
Sinaï             | — 1516                | 24° 29' 16"

Le méridien moyen entre ces deux là a pour longitude

   26° 41' 03".

Or, on a

   Long. de Patmos=26° 41' 41",

ce qui démontre la proposition.

Ce résultat n'est pas intéressant seulement en ce qu'il rattache le fait de la Promulgation de la Loi à celui de l'Edification de la Pyramide, établissant ainsi un lien entre les deux révélations; il l'est surtout par la relation fondamentale qu'il établit entre le groupe apocalyptique tout entier et le Sinaï, ce qui justifie le choix qu'on a fait de ce dernier comme origine historique et chronologique de l'économie des Sept Eglises.

Remarque. — Les vérifications se multiplient à mesure qu'on examine de plus près les éléments de la question. Nous ne prétendons pas nous engager dans un développement complet;

p. 153

mais voici quelques indications propres à encourager la recherche.

Lorsque l'observateur, après avoir parcouru les passages de la Pyramide, contenus dans la tranche méridienne dont il vient d'être question, arrive, à leur terme, dans la Chambre du Roi, il voit celle-ci s'étendre vers sa droite, et mesurer, à partir de sa face de gauche, qui est la face de gauche des passages, une longueur égale à 412,132 pouces; dans nos computations actuelles, cette longueur a pour valeur angulaire 21",1714 × 412,132=2° 25' 25".

Le côté de droite de la Chambre du Roi est donc situé dans un méridien de longitude

28°38'11" {gauche des passages    } + 2°25'25" = 31°03'36".
          {et gauche de la Chambre.}

(Il serait compris sur la carte, Fig. 7, entre la Pyramide idéale ∞ et la Pyramide réelle).

Or, les quatre méridiens:

1. côté droit de la Chambre;

2. méridien de la Construction, ou côté droit des passages [Prop. XIV (A)];

3. Patmos;

4. méridien de la Loi (Sinaï) [Prop. XIV (B) b)], forment un système de trois secteurs égaux, le secteur central étant celui du groupe apocalyptique.

p. 154

On a, en effet:

MÉRIDIENS. |  LONGITUDES.  |    DIFFÉRENCES.
    1       |  31° 03' 36"  |  2° 10' 45" (2° 11')
    2       |  28. 52. 51   |  2. 11. 10  (2° 11')
    3       |  26. 41. 41   |  2. 12. 25  (2° 12')
    4       |  24. 29. 16   |

Cette disposition réunit, dans un même ensemble systématique, toutes les données fondamentales de la prophétie biblique relatives à l'Eglise.

La Chambre du Roi en symbolise le terme suprême et définitif. L'élément géométrique central de la disposition, ou le groupe géographique des Villes et de Patmos, est le résumé de l'histoire de l'Eglise. Enfin, cette histoire a pour origine le Sinaï.

Toute la prophétie a pour raison d'être et pour fin la seconde venue (entrée dans la Chambre du Roi); et la longueur 412,132 de cette chambre est comptée vers la droite, à partir du côté gauche de son entrée et perpendiculairement à l'échelle chronologique de la Pyramide, de manière qu'elle ramène ici en longitude l'observateur dans la région géographique de la Pyramide elle-même.

Pour bien montrer que la Chambre concerne

p. 155

le groupe des sept Eglises, son plafond comprend sept pierres à peu près égales (Life and Work, t. II, p. 111) dont les largeurs sont mesurées dans le sens de la longueur précédente; et ce qui laisse d'ailleurs encore moins de doute sur l'intention, c'est la manière toute spéciale dont se trouve mesurée dans cette Chambre la position géographique même de la septième Eglise, ou de Laodicée.

On sait (Concordance, § 87) que les quatre parois verticales de la Chambre, autour desquelles courent, du sol au plafond, cinq assises de pierres, comprennent ensemble 100 pierres. Or (Life and Work, t. II, p. 109) si l'on considère, en entrant dans la Chambre et à main droite, la paroi perpendiculaire au passage, on constate que l'assise inférieure de cette paroi, dans laquelle le passage, de même hauteur que cette assise, se fait issue, compte sept pierres, depuis le côté droit du passage jusqu'à la paroi de droite de la Chambre, parallèle au passage. Ceci constitue une nouvelle indication du système des sept Eglises. Voici maintenant le trait décisif. On a vu [Prop. XIV (B) a)] que, sur la Terre, Laodicée se trouve un peu en dehors du passage, passage qui contient Philadelphie seulement. Or, dans la Pyramide, la septième pierre à partir du côté droit de la Chambre, c'est-à-dire la pierre

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immédiatement à droite du passage, en contact avec lui à l'Entrée dans la Chambre, représente bien, en rapport avec cela, la septième église ou Laodicée; car, pour l'observateur qui entre, sa largeur, ou l'écart de son joint de droite en dehors du côté droit du passage, reproduit justement le petit déplacement de Laodicée sur la Terre en dehors du côté droit géographique du passage; en d'autres termes, le méridien du joint de la septième pierre n'est autre que celui de Laodicée.

On a en effet:

largeur de la septième pierre = 62,0 pouces;
soit, en angle, 21"1714 × 62,0 = 21' 53".

On a donc:

longitude du joint = 28° 52' 51" (côté droit du
    Passage)  + 21' 53" = 29° 14' 44".

Or, on a aussi:

long. de Laodicée = 29° 14' 22".

On peut justement inférer de semblables vérifications de détail, jointes à toutes celles que nous possédions déjà, que pas plus dans la Pyramide que sur la Terre rien n'est arbitraire ni livré au hasard. Nous en inférerons notamment que dans la Chambre du Roi, où le nombre des assises et des pierres a, par d'autres faits, été

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prouvé entièrement voulu et déterminé (Concordance, §§ 87-90), il n'est pas un seul des joints qui n'ait sa signification. Il nous suffit d'ailleurs pour le moment d'avoir signalé cette partie spéciale de notre champ de recherche, et il nous faut continuer l'exploration du sujet par des objets d'ordre plus général.

51. Le livre scellé de l'Apocalypse et le système chronologique séculaire.

Les « quatre Etres animés » des quatre premiers sceaux (Apoc. IV, 7; VI, 1-8), ou les quatre premiers peuples chefs de la Loi historique.

Le système chronologique séculaire mesure, on vient de le voir, le cours entier de l'histoire générale; il suit la marche de l'humanité à la surface de la Terre depuis la Création de l'homme jusqu'aux temps actuels. La chronologie qu'il détermine concerne donc, dans l'Apocalypse, comme nous l'avons annoncé § 48, le Livre scellé; c'est celui dont l'Agneau mis à mort ouvre successivement les Sept Sceaux. Partant du Déluge, ce livre conduit l'humanité par une marche progressive, d'abord jusqu'à la première venue du Christ, époque à laquelle commence la période des Trompettes; ensuite, par les sept

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Trompettes, toutes comprises dans le 7e Sceau (1), de la première venue à la seconde, c'est-à-dire jusqu'à la fin de l'économie historique qui forme l'histoire proprement dite.

On doit donc s'attendre à ce que les traits caractéristiques propres à la composition du Livre scellé, trouvent leurs correspondants dans la cinématique de notre premier système de chronologie.

Or, cette concordance existe effectivement; elle se révèle dès l'abord par la reproduction de l'une des subdivisions les plus importantes du Livre.

Il s'agit de la mise à part et de la figuration particulière qu'il fait des quatre peuples chefs de la série historique de Brück, postérieurs au Déluge et antérieurs aux Romains, — l'histoire de ceux-ci étant ensuite résumée d'un trait, avec toutes ses conséquences, à l'ouverture du sixième sceau (voy. Concordance, §§ 62-65). Ces quatre peuples, savoir les Assyriens, les Egyptiens, les

(1) Une vérification du fait que le 7e Sceau commence les temps de la première venue, c'est qu'il est appelé « le sceau du Dieu vivant (Apoc. VII, 2). C'est le « sceau » de Dieu, « son sceau »; celui duquel « le Père, qui est Dieu » a marqué « le Fils de l'homme ». (Jean, VI, 27). L'ouverture de ce sceau, c'est la révélation du Dieu vivant par le Fils de Dieu.

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Juifs-Phéniciens et les Grecs, correspondent aux quatre premiers sceaux et sont figurés par les quatre Etres Animés de Apoc. IV, 6, 7 et VI. La période d'Apogée des Romains ouvre les temps du monde chrétien. Les quatre peuples ou Etres Animés représentent donc le monde païen. C'est une subdivision naturelle de l'histoire générale.

Or, cette grande division de l'histoire est signifiée, dans la marche du méridien séculaire, grâce à une double circonstance, savoir: 1° qu'à l'époque du Déluge, le méridien séculaire se trouvait au méridien d'Egypte (Prop. XIII); 2° que le centre civilisateur (par son premier terme, les Assyriens) prend pour origine géographique, dans l'histoire postdiluvienne, le berceau même du monde antédiluvien. Il suit de là, en effet, que le méridien séculaire, au lieu d'occuper d'abord la situation géographique même des peuples chefs, se trouve, pendant une première partie de l'évolution historique, en avance, comme un conducteur, sur le centre de civilisation; mais que cela n'a lieu que précisément pour les quatre premiers termes de la série postdiluvienne; au centre même de la période romaine, la coïncidence s'établit, et elle se maintient, à partir de là, jusqu'à la fin de la série. (Nous vivons actuellement dans le dernier terme de celle-ci, savoir la période de domination de l'Angleterre, ou de

p. 160

l'Israël Anglo-Saxon; à l'apogée de cette dernière période le méridien séculaire atteindra Londres).

Ce fait est exprimé par la proposition suivante, dont la démonstration numérique conduira à de nouvelles remarques.

PROPOSITION XV.

Le système séculaire reproduit la chronologie du « Livre scellé » de l'Apocalypse. La grande division historique du monde postdiluvien en monde païen et en monde chrétien, signifiée dans l'Apocalypse par la mise à part du groupe particulier des quatre premiers peuples chefs postdiluviens (les quatre « Etres animés »), l'est, dans le système séculaire, par le fait que le méridien est en avance sur les centres d'action des quatre premiers peuples, tandis qu'il y a coïncidence du méridien et du centre d'action pour tout le reste de la série.

On démontre cette proposition en mettant en regard, au cours de la série des périodes historiques quinquaséculaires, la position du méridien séculaire et la résidence géographique du peuple chef.

En 520,165 années, durée de la période quinquaséculaire qui sépare les phases correspon-

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dantes de la vie de deux peuples chefs successifs, le déplacement angulaire du méridien séculaire est égal à

24",1817 × 520,165 = 3° 29' 38",47.

Si, en 2129,56, ou à l'Apogée Anglo-Saxon, ce méridien passe par Londres (Westminster), il s'est trouvé à la dernière époque de constitution, 1870,03 (Concordance, § 21), par 1° 44' 36" de longitude Est de Westminster. Il est facile dès lors de calculer sa longitude aux différentes époques de Constitution, c'est-à-dire au commencement et à la fin de chaque période historique; et de même aux époques d'Apogée, qui sont intermédiaires entre les époques de Constitution et qui correspondent, d'après ce qu'on vient de dire, à 2129,56.

Dans le Tableau XVIII, les lettres C, A désignent respectivement les Constitutions et les Apogées. Comme on l'a vu (Concordance, § 23), l'histoire de l'humanité postdiluvienne comprend dix périodes, depuis celle des Noachides, au centre de laquelle a lieu le Déluge, jusqu'à celle de la Grande-Bretagne, contemporaine du Second Avènement. Ces dix périodes sont énumérées dans le Tableau XVIII. En regard des nombres qui expriment, pour les différentes époques de chacune d'elles, les positions du méri-

p. 162

dien séculaire, se trouve indiquée la région géographique que ce méridien traverse. La simple comparaison de cette région et du peuple chef de la période met en évidence le fait qui est l'objet de la proposition.

Des traits horizontaux délimitent dans le tableau les groupes des peuples de la série historique que mentionne notre énoncé; la comparaison des longitudes de la 3e colonne et de la résidence réelle des peuples, fait aisément reconnaître que pour le groupe II-V, il y a une avance moyenne systématique du méridien d'environ 8°.

Remarques. I. — Le fait qui constitue notre proposition se signale par une autre correspondance caractéristique, empruntée à la géographie physique; elle consiste en ce que la séparation des deux groupes est marquée par l'arrivée du méridien séculaire au méridien fondamental Européen-Africain; la longitude de ce dernier méridien est 15° 54' (voy. Proposition IV, Observation); or, à l'époque de Constitution qui sépare la période des Grecs de celle des Romains, le méridien séculaire (voy. le Tabl. XVIII) est par longitude 15° 43'.

II. — Au phénomène géographique de la coïncidence du méridien séculaire et du peuple chef correspond, dans l'ordre historique, l'établisse-

p. 163
Tableau XVIII (scan 00170, p. 163). Tableau pleine page (orienté en travers de la page), intitulé « TABLEAU XVIII. », à quatre colonnes.
TABLEAU XVIII.

PÉRIODES                |              | Long. Est du Méridien   | RÉGION GÉOGRAPHIQUE
ET                      |  ÉPOQUES.    | Séculaire par rapport   | CORRESPONDANTE.
PEUPLES CHEFS.          |              | à Westminster.          |
------------------------|--------------|-------------------------|----------------------------------
I. Noachides . . . . .  | — 2811,455 C |   33° 11' 22"           |
                        | — 2551,025 A |   31. 26. 46            |  Egypte.
                        | — 2291,290 C |   29. 41. 44            |
II. Assyriens . . . . . | — 2031,760 A |   27. 57. 08            |  Asie Mineure Occidentale.
                        | — 1771,125 C |   26. 12. 06            |
III. Egyptiens . . . .  | — 1511,595 A |   24. 27. 29            |  Crète. — Grèce Orientale.
                        | — 1250,960 C |   22. 42. 27            |
IV. Juifs-Phéniciens .  | —  991,430 A |   20. 57. 51            |  Grèce Occidentale.
                        | —  730,795 C |   19. 12. 49            |
V. Grecs . . . . . . .  | —  471,265 A |   17. 28. 12            |  Italie Sud Orientale
                        | —  210,630 C |   15. 43. 10            |
VI. Romains . . . . .   | +   48,900 A |   13. 58. 34            |  Italie Centrale.
                        | +  309,535 C |   12. 13. 32            |
VII. Francs . . . . .   | +  569,065 A |   10. 28. 55            |  Franconie (Francfort)
                        | +  829,700 C |    8. 43. 53            |
VIII. Papauté . . . .   | + 1089,230 A |    6. 59. 17            |  Europe Centrale (Vallée du Rhin).
                        | + 1349,865 C |    5. 14. 15            |
IX. France . . . . . .  | + 1609,305 A |    3. 29. 38            |  France.
                        | + 1870,03  C |    1. 44. 36            |
X. Grande-Bretagne .    | + 2129,56  A |    0. 00. 00            |  Angleterre.
                        | + 2390,195 C |  — 1. 45. 02            |
p. 164

ment de ce pouvoir du monde Romain si expansif et si étendu qu'aucun autre n'en avait jamais approché dans l'histoire antérieure, et que lui-même pourra seul être comparé à celui de la Grande Babylone des derniers temps.

Cette coïncidence, qui se maintient ensuite dans tout le reste de la série, exprime donc cela même qu'exprime si bien le sixième sceau de l'Apocalypse dans sa vue d'ensemble sur tout le développement de l'histoire, du monde Romain jusqu'au règne du Christ, à savoir: l'apparition d'un développement extraordinaire de la puissance matérielle terrestre, et une prise de possession, marquée et sans précédent, de ce monde de péché par le « prince de ce monde ».

D'après l'Ecriture, et contrairement aux enseignements de la fausse Eglise, c'est en effet Satan, et non Christ, qui règne dans l'économie actuelle, c'est-à-dire de la première venue du Seigneur jusqu'à la seconde (1).

52. L'événement qui est la raison d'être de la grande subdivision historique dont nous venons de nous occuper (Monde Païen et Monde Chré-

(1) Cette période est celle de la formation de l'Eglise de Christ. Pergame (Apoc. II, 12, 13) termine les temps de l'Ancienne Alliance et ouvre ceux de la Nouvelle. Antipas (Christ) est mis à mort sur la Terre, « là où Satan habite » désormais et vient prendre possession de son royaume.

p. 165

tien) est la venue du Christ; on doit donc s'attendre à ce que, à l'ère chrétienne, le méridien séculaire occupe une position remarquable; c'est ce que vérifie la proposition suivante:

PROPOSITION XVI.

A l'ère chrétienne, la longitude du méridien séculaire est égale à 250/1000 du rayon, soit 1/4.

La longitude du méridien séculaire à l'ère chrétienne s'obtiendra en faisant, dans la formule (2) du § 49, t = 2129,56. On obtient ainsi:

Long. du méridien = 14° 18' 16".

Or, on a

Arc égal à 1/4 = 14° 19' 26".
Comme  14° 18' 16" = 0,249 659 653 3
       = 0,250 000 000 0 — 0,000 340 346 7,

on a donc bien, conformément à la proposition,

Longitude du mérid. = 250/1000 , soit 1/4 .

Ce fait forme système avec d'autres, constatés antérieurement et qui concernent les longitudes 1/2, 3/4 et 1; ces trois nombres sont respectivement propres aux positions de Philadelphie (Prop. XI) et de la tranche des Passages (Prop. XIV (B)), de l'Eden (Prop. XIII), et du pied de l'arc de

p. 166

pente de la Pyramide (Prop. III (A)). (Fig. 7). Le secteur d'ouverture égale à l'unité, AG, limité à l'Orient par le pied G de l'arc dont il s'agit, et à l'Occident par le méridien A de Westminster, se trouve donc partagé en quatre parties égales par l'Eden, Philadelphie-Passages et le méridien séculaire de l'ère chrétienne; de ces trois termes, les deux extrêmes, qu'on peut considérer comme les signes de l'Ancien et du Nouvel Adam, encadrent donc entre eux celui qui désigne le peuple dépositaire de l'Alliance de Grâce (Philadelphie).

On a

TABLEAU XIX.

Longitude  |    ARC      |                          |
égale à    | Correspondant |  Lieux géographiques    |  Longitudes
-----------|-------------|--------------------------|-------------
    1      | 57° 17' 45" | Pied de l'arc mené par la|  57° 17' 38"
           |             |  Pyramide (Prop. III).   |
   3/4     | 42° 58' 19" | (Prop. XIII) Eden.       |  42° 24' 33"
   1/2     | 28° 38' 52" | (Prop. XI) Philadelphie. |  28° 41' 03"
           |             | [Prop. XIV (B)] côté     |  28° 38' 11"
           |             |  gauche des passages     |
   1/4     | 14° 19' 26" | (Prop. XV) Méridien sé-  |  14° 18' 16"
           |             |  culaire de l'Ere chré-  |
           |             |  tienne.                 |
    0      |  0° 0' 0"   | Westminster              |   0° 0' 0"
p. 167

53. Les Propositions XIII à XVI présentent le méridien séculaire comme un index qui jalonne par des signes, à la surface du Globe, les époques fondamentales de la Création, du Déluge, de la construction de la Pyramide, du Sinaï, de la première venue du Christ. Si la concordance de sa marche avec la chronologie de la Bible et de la Pyramide se maintient, il faut maintenant que, d'une manière non moins nette, il dessine sur cette surface les données remarquables qui caractérisent la fin de l'échelle chronologique de la Pyramide: notamment, comme trait de premier ordre, cette table horizontale (Concordance, § 21) (Fig. 1, FR) qui, dans la Pyramide, domine, en la terminant, toute la suite des passages, et y mesure la dernière période historique, celle de la Grande-Bretagne comme peuple chef. Or, nous allons voir qu'en effet cela est reproduit à la surface du Globe.

Nous commencerons par faire quelques remarques sur la géométrie géographique des Iles Britanniques.

54. Caractères géométriques des Iles Britanniques. Le Royaume Uni comprend la Grande-Bretagne et l'Irlande. La Grande Bretagne se compose d'ailleurs, géographiquement aussi bien que politiquement, de deux parties: l'Angleterre

p. 168

et l'Ecosse. Le point de séparation politique sur la côte Est, point d'ailleurs le plus septentrional de l'Angleterre, se trouve par 1′ 44″ à l'Ouest de Berwick, située à l'embouchure de la Tweed.

On a :

                            |  Long. de     |  Long. de
                            |  Greenwich.   |  Westminster.
----------------------------|---------------|---------------
Berwick . . . .             | — 2° 0′ 37″   | — 1° 53′ 08″
Point le plus septentrio-   | — 2° 2′ 21″   | — 1° 54′ 52″
  nal de l'Angleterre.      |               |

Le méridien le plus oriental de l'Angleterre, BMA (Fig. 12), méridien que nous appellerons son méridien de front, parce qu'il est d'abord rencontré par le méridien mobile chronologique dans sa marche vers l'Ouest, passe par Lowestoft sur la côte orientale du Suffolk. Le méridien le plus occidental DC de l'Angleterre est celui du Land's End.

Le méridien le plus oriental FE, ou méridien de front, de l'Ecosse, a pour repère le Buchan Ness.

Le méridien de front de l'Irlande est LN, (le point L est au Sud-Est de Belfast).

Enfin, le méridien Britannique limite est le méridien JJ′ mené par le point le plus occidental de tout l'ensemble des Iles Britanniques. Il est

Fig. 12 (scan 00177, planche entre p. 168 et p. 169). Carte pleine page intitulée « ILES BRITANNIQUES », montrant les Iles Britanniques (Angleterre, Ecosse, Irlande) avec quadrillage de méridiens et parallèles (60°, 55°, 50°; longitudes O et E de Greenwich). Points et lettres repérés: Buchan Ness (F), Berwick, Holy Island (K, H), Land's End (G N), Lowestoft (M), Londres, Boulogne; lignes J, J', D, L, B, A, W, G, ITE; méridiens « Longitude O de Greenwich » et « Longitude E de Greenwich ». Légende « FIG. 12 ».
p. 169

déterminé par l'extrémité occidentale du groupe des Iles dont la principale est Blasket Island, c'est-à-dire par le Foze Rock.

On a, d'après ces indications :

                                  Long. de       Long. de
                                  Greenwich.     Westminster.
Méridien de front Anglais BMA .  + 1° 45′ 45″   + 1° 53′ 14″
   »       »     Ecossais FE  .  — 1° 44′ 33″   — 1° 37′ 04″
   »       »     Irlandais LN .  — 5° 26′ 09″   — 5° 18′ 40″
   »   occidental Anglais DC  .  — 5° 43′ 29″   — 5° 36′ 00″
   »   Britannique limite JJ′ .  — 10° 40′ 56″  — 10° 33′ 27″

Les trois fronts M, F, L présentent des particularités analogues : on remarquera la manière dont chacun est encadré par deux retraits formant golfe, au Nord et au Sud du point de tangence.

Un coup d'œil sur la carte (Fig. 12) suffit pour faire constater que le méridien KI de l'extrémité septentrionale de l'Angleterre est l'axe du système des méridiens extrêmes BA, DC ; semblablement, que le méridien initial des longitudes, HG, méridien de Greenwich, est l'axe du système des deux méridiens de front BA, FE, Anglais et Ecossais ; enfin, que le système des deux méridiens de front BA, LN, Anglais et Irlandais, a

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pour axe un méridien Tσ compris dans le petit secteur FE, KI. On voit que, dans cette distribution géographique, l'Angleterre forme la partie maîtresse, définie par le secteur ACDB, compris entre ses méridiens limites, et par les trois méridiens, KI, σT, FE réunis en son centre. HG divise par moitiés la moitié orientale du secteur ACDB; l'Ecosse est rejetée dans la moitié occidentale de ce secteur; enfin, l'Irlande occupe, en dehors du secteur ACDB, un troisième demi-secteur, de même étendue à peu près que les deux premiers.

Cette vue d'ensemble se vérifie par les valeurs numériques des longitudes. On a

Moyenne des long. de
BA et de DC, ou long.
du méridien KI . . — 1° 58' 52" de Greenwich, — 1° 51' 23" de Westminster
Méridien du point le  — 2° 0' 37"  (Berwick)  { — 1° 53' 08"
  plus septentrional . — 2° 2' 21"             { — 1° 54' 52"
(Les différences 1' 45", 3' 29" sont négligeables dans l'espèce de la question);
Moyenne des long. de
BA et FE . . + 0° 0' 36" de Greenwich, + 0° 8' 05" de Westminster
Méridien initial HG   0° 0' 0"        + 0° 7' 29"
et enfin
Long. de KI . . — 1° 58' 52" de Greenwich, — 1° 51' 23" de Westminster
Moyenne des long. de
BA et LN, méridien Tσ — 1° 50' 12"    — 1° 42' 43"
Long. de FE . . — 1° 44' 33"          — 1° 37' 04".

Cette distribution géographique introduit la considération de trois secteurs, savoir:

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1° le secteur anglais, compris entre les méridiens anglais extrêmes BA, DC; son axe KI sera appelé axe central de l'Angleterre. On a

Long. KI = — 1° 58' 52" de Greenwich,   1° 51' 23" de Westminster;

2° le secteur anglais-écossais, compris entre les méridiens de front BA et FE, anglais et écossais, et dont l'axe est le méridien HG; cet axe est devenu le méridien d'origine du temps pour toute la Terre, depuis l'établissement du système des fuseaux horaires;

3° le secteur anglais-irlandais, compris entre les méridiens de front BA et LN, anglais et irlandais, et dont l'axe est le méridien Tσ.

On a

Long. Tσ = — 1° 50' 12" de Greenwich, — 1° 42' 43" de Westminster.

Observation.

L'axe central KI et le méridien de front écossais FE forment un petit secteur central, d'une ouverture égale à

1° 58' 52" — 1° 44' 33" = 14' 19".

Ce secteur est remarquable: 1° en ce qu'il occupe le centre de l'Angleterre; 2° en ce qu'il contient l'île unique que présente la côte orientale de celle-ci, savoir la petite île appelée Holy Island (elle est connue par la tradition comme le siège de l'un des premiers éta-

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blissements du Christianisme dans la Grande Bretagne).

Les longitudes extrêmes de Holy Island sont:

HOLY   { Long. orientale  — 1° 46' 28" de Greenwich, — 1° 38' 59" de Westminster
ISLAND {      occidentale — 1° 51' 13"       »       — 1° 43' 44"       »

Ces longitudes sont bien comprises entre celles — 1° 44' 33" (Greenw.) de FE, et — 1° 58' 52" (Greenw.) de KI. On remarquera aussi que l'axe Tσ (long. = — 1° 50' 12") du secteur anglais-irlandais passe par Holy-Island (voy. Fig. 12).

Les trois méridiens de front, M, F, L, interviennent comme terme principal dans la chronologie géodésique de la Grande Bretagne. Les faits décisifs qui constituent les trois Propositions suivantes XVII, XVIII, XIX, se rapportent respectivement: au méridien de front anglais M, au secteur anglais-écossais MF et au secteur anglais-irlandais ML.

Ils montreront que la position géographique de la Grande Bretagne correspond exactement, dans la Chronologie géodésique, à celle de la Table horizontale (FR, Fig. 1) dans le système chronologique de la Pyramide, et que, comme nous l'avons établi dans la Concordance, l'Angleterre est bien le peuple chef de la dernière période historique quinquaséculaire, figurée et mesurée par cette Table.

p. 173

PROPOSITION XVII.

55. A l'époque marquée par le point initial (angle du Grand Degré) (F, Fig. 1) de la Table horizontale de la Pyramide, le méridien séculaire atteint la côte orientale de l'Angleterre (c'est-à-dire qu'il se confond alors avec le méridien de front BA (Fig. 12)).

La date marquée par l'angle du Grand Degré dans la Pyramide est 1849,7. Puisque le méridien séculaire se trouve en 2129,56 au méridien de Westminster (désigné par Wmm' sur la figure 12), il se trouve en 1849,7 par longitude Est de Westminster

(2129,56 — 1849,7) 24", 1817 = 1° 52' 47";

soit, par rapport à Greenwich, à la longitude

1° 52' 47" — 7' 29" = 1° 45' 18" Est.

On a donc, à cette époque:

Longitude du méridien séculaire = 1° 45' 18" Est de Greenwich.

Or, on a trouvé plus haut (p. 169):

Longitude du méridien de front = 1° 45' 45" Est de Greenwich;

ce qui démontre la proposition.

La différence 27" est insignifiante, puisque, à la latitude de la région, elle équivaut à une distance de 530 mètres environ.

p. 174

Ainsi, en se représentant simultanément le point chronologique mobile sur l'échelle de la Pyramide, et le méridien séculaire mobile sur la Terre, on les voit arriver en même temps: l'un sur la face verticale du Grand Degré, au point initial de la Table qui représente la domination de l'Angleterre sur le monde; l'autre, dans le plan de front méridien qui s'appuie géographiquement sur cette même Angleterre.

Digression. Il faut, avant de poursuivre, s'entendre sur le mode de superposition géométrique des données de la Pyramide et de celles du système géographique.

Soient λλ' (Fig. 12) l'arc historique, et m le point où il coupe le méridien de Westminster; δmb le parallèle passant par m, parallèle dont la latitude est 51° 24' 2", c'est-à-dire la latitude moyenne de Westminster.

Portons sur ce parallèle la Table horizontale bt (GFK, Fig. 1), commençant par le Grand Degré, abd (FG, Fig. 1), et surmontée de ses passages et chambres (marqués en pointillé sur la Fig. 12), savoir:

df, Premier passage bas;
fk, Antichambre (H, Fig. 1);
kp, Second passage bas;
p. 175
pt, Chambre du Roi (R, Fig. 1), terme final de
    tout l'ensemble des passages de la Pyra-
    mide (1).

Les longueurs mesurées sur la Table de la Pyramide constituent des espaces chronologiques connus (un pouce pyramidal équivaut à une année). Le centre m de la phase d'Apogée pk est sur le méridien m' m W de Westminster, puisque le méridien séculaire coïncide avec ce dernier méridien en 2129,56, nombre chronologique de m sur la Table. Comme le méridien séculaire se déplace en longitude de 24",1817 par an, il est dès lors facile de calculer les positions de ce méridien qui correspondent aux différents points remarquables de la Table, soient b, d, f, k, p, t.

Ces positions étant ainsi obtenues, on n'a plus eu, pour tracer le dessin de la figure 12, qu'à prendre les hauteurs des Chambres, des Passages et du Grand Degré, en rapport avec les segments horizontaux que ces différentes parties de la Table interceptent sur le parallèle δ mb.

Remarque. — Le méridien de front anglais AB, si remarquablement caractérisé par la pro-

(1) En outre de la figure 1 de l'ouvrage actuel, nous renvoyons le lecteur à la figure III de la Concordance; les petites lettres, dans notre figure 12, correspondent aux grandes lettres de cette figure III.

p. 176

position qui précède, et qui, avec le méridien britannique limite J'J comprend tout l'ensemble des Iles Britanniques, forme système avec ce dernier méridien et le méridien séculaire de l'ère chrétienne (Tabl. XIX). Le méridien de front anglais est l'axe d'un secteur dont les côtés sont le méridien séculaire de l'ère chrétienne et le méridien britannique limite, tout l'ensemble des Iles Britanniques occupant la moitié occidentale de ce secteur.

On a en effet:

                                                    Longitude de
                                                    Westminster.
Méridien séculaire de l'Ere chrétienne (Tabl. XIX)  14° 18' 16"
   »      de front anglais                           1° 53' 04"
   »      britannique limite                       — 10° 33' 27".

Or on a

14° 18' 16" — 1° 53' 04" = 12° 25' 12"

et

1° 53' 04" + 10° 33' 27" = 12° 26' 31",

ce qui démontre la proposition.

On voit donc que le Méridien de l'Ere chrétienne, qui signale la Première venue, et la région des Iles Britanniques, à laquelle appartient l'époque de la Seconde venue, sont liés d'une manière systématique, dans un ensemble dont la limite est le Méridien britannique limite J J'.

p. 177

La partie de cet ensemble placée au-delà du fond de la Chambre du Roi, et comprise entre tT et JJ', a pour analogue dans la Pyramide cette partie chronologique qui succède à l'échelle horizontale terminée au fond de la Chambre du Roi, et sur laquelle attirent l'attention les assises de cette Chambre et les Chambres de construction (Fig. 1, Chambres de construction, 1, 2, 3, 4 5.) (Concordance, §§ 86 et 87).

D'après la Pyramide et la Loi de Brück, la première période millénaire de la puissance de British Israël se termine au fond de la Chambre du Roi: cette fin est marquée ici par l'axe σT, au centre de l'Angleterre; mais, d'après cette même loi de Brück, il lui reste à vivre encore, comme Bas Empire, une période égale à la première, période dont, sans nul doute, le caractère fatidique se transformera en celui d'une activité instrumentale, spirituelle et matérielle, au cours du Règne de Christ.

Or, voici la preuve non équivoque que cette partie chronologique subsidiaire de la Pyramide (mesurée par la hauteur de la Chambre du Roi et les Chambres de construction qui la surmontent) se rapporte à l'Angleterre proprement dite (comme partie spéciale des Iles britanniques):

1° Si on porte (Fig. 12), en unités linéaires

p. 178

égales à celles de la Table horizontale bt, la hauteur totale qui limite les Chambres de construction, prise à partir de la partie inférieure des parois de la Chambre du Roi, soit 520 + 310 + 5 = 835 (voy. Concordance, §§ 51 et 20), on atteint exactement le parallèle déterminé par l'extrémité inférieure de la frontière entre l'Angleterre et l'Ecosse (frontière marquée en pointillé sur la carte, Fig. 12).

Cette hauteur équivaut à un arc méridien de 3° 31', ce qui conduit, à partir du parallèle de Londres, au 55e parallèle (voy. la carte) (1).

L'extrémité Nord de cette frontière sert de limite méridienne à l'échelle de la Pyramide, terminée en t ou au fond de la Chambre du Roi. La frontière elle-même est à 45° sur le parallèle et le méridien (parallèle de l'extrémité des Chambres de construction; méridien du fond de la Chambre).

2° Si on porte horizontalement sur le parallèle, à partir de Westminster m, centre d'apogée de l'Angleterre et limite du secteur historique (§ 31), cette même hauteur caractéristique 835, elle

(1) Il n'échappera pas que les Chambres de Construction ont ainsi pour limite le parallèle le plus haut des points de l'arc historique (55°6'), et on voit aussi que ce parallèle sert de séparation en latitude entre l'Ecosse et l'Irlande, l'une au Nord, l'autre au Sud.

p. 179

mesure un espace angulaire égal à 24",1817 × 835 = 5° 36' 32", et conduit ainsi exactement, en δ, au méridien anglais occidental DC; car on a, pour ce méridien:

Long. Ouest de Westminster = 5° 36' 00".

Ainsi, une même grandeur, caractéristique de la partie chronologique subsidiaire de la Pyramide, limite l'Angleterre proprement dite tant en latitude qu'en longitude, ce qui démontre bien, comme nous le disions, que cette partie subsidiaire de la Pyramide concerne l'Angleterre d'une manière spéciale.

Le méridien séculaire atteindra le méridien limite JJ' à l'époque d'apogée de la période quinquaséculaire qui suivra la seconde période millénaire dont nous avons parlé plus haut (p. 177). On trouve, en effet, pour la date de passage du méridien séculaire au méridien britannique limite, 3701, 26; ou encore, d'après la propriété démontrée plus haut (§ actuel, Remarque p. 176), et relative à la symétrie de ce méridien et du méridien séculaire de l'Ere chrétienne par rapport au méridien de front anglais,

2 × 1849,7 = 3699,4 (1849,7 étant la date propre au méridien
                          de front anglais BA).
Or,    520,165 × 2 + 520,165 = 1560,495;
p. 180

et ce nombre, ajouté à la date d'apogée 2129,56, repère un apogée en 3690, 055.

On peut donc considérer le méridien limite JJ' comme bornant d'une manière caractéristique tout ce qui concerne l'économie historique actuelle, dans ses rapports avec les deux Venues du Seigneur (1).

PROPOSITION XVIII.

56. Le secteur anglais-écossais compris entre les plans de front BA, FE (Fig. 12) mesure la période historique quinquaséculaire de succession des peuples de la Loi historique.

(1) Voici une preuve décisive que le dernier « roi » du Nord dont il est question dans la grande prophétie des Chap. X à XII de Daniel (Concordance, §§ 91 à 95), « roi » qui doit aller à sa fin comme les autres, est British Israël. On lit dans Daniel XI, 41 que ce Roi « entrera au pays de noblesse (la Palestine) ……; mais ceux-ci réchapperont de sa main, savoir Edom, Moab et le principal lieu des enfants de Hammon ». Or, on voit en Deut. II qu'au moment de la conquête de la Terre promise il est défendu à Israël — et cela dans les termes qui reproduisent précisément l'ordre nominal précédent — de prendre ni Edom (Deut. 4-5), ni Moab (9), ni les enfants de Hammon (19). Ainsi aucun de ces peuples n'est en héritage aux enfants d'Israël, et aucun d'eux non plus ne doit échoir au dernier peuple de la prophétie; en outre, ce qui est significatif pour l'identification, ce peuple a une « maison royale » (Dan. XI, 45). On voit d'autre part (42, 43) que « le pays d'Egypte ne [lui] échappera point……, [que] les Libyens et les Ethiopiens seront à sa suite ». Aujourd'hui même, nous voyons ces faits s'accomplir ou se préparer.

p. 181

Cette période, mesurée par la Pyramide, est de 520,165 ans (Concordance, § 20), et elle correspond, dans le mouvement du méridien séculaire, à un espace angulaire de

24",1817 × 520,165 = 3° 29' 38".

Or, on a

Ouverture du secteur anglais-écossais =
        1° 45' 45" + 1° 44' 33" = 3° 30' 18";

ce qui démontre la proposition, car la différence 40", insensible d'ailleurs sur la figure, ne représente, à la moyenne latitude de la région, qu'une distance de 700 mètres environ, pour une distance totale, correspondante à toute la période, de 78 lieues de 5 kilomètres.

Les périodes de 516 et de 528 ans, qui comprennent la période précédente, auraient donné respectivement les espaces angulaires

3° 27' 58"
3° 32' 48".

On a l'ensemble des valeurs angulaires et chronologiques correspondantes:

ESPACES ANGULAIRES.        PÉRIODES.
    3° 27' 58" . . . .      516 ans
  { 3° 29' 38" . . . .      520,165
  { 3° 30' 18" . . . .      521,8
    3° 32' 48" . . . .      528.
p. 182

57. PROPOSITION XIX.

La Table horizontale de la Pyramide, appuyée par sa face initiale au méridien de front anglais BA, se termine à l'axe Tσ du secteur anglais-irlandais (limité par les plans BA, LN) (Fig. 12).

Il faut, pour la proposition actuelle, connaître la position du méridien séculaire à la date marquée par l'extrémité t de la Table. Le nombre chronologique de t est 2385,726. La longitude de t, à l'Ouest de Westminster, est donc

— (2385,726 — 2129,56) × 24", 1817 = — 1° 43' 15" de
                                          Westminster ;

et, par rapport à Greenwich,

— 1° 43' 15" — 0° 7' 29" = — 1° 50' 44" de Greenwich.

Or, l'axe Tσ du secteur anglais-irlandais a pour longitude (§ 54)

— 1° 42' 43" de Westminster,
— 1° 50' 12" de Greenwich,

ce qui démontre la proposition. La différence 34", insensible sur la figure, représente, à la latitude de la région, une distance de 650 mètres environ.

Cette proposition confirme, par un trait précis, les considérations déjà présentées au § 55 sur la mission politique de l'Angleterre.

p. 183

La Table horizontale de la Pyramide pénètre l'Angleterre jusqu'en son centre, et elle occupe la partie orientale du secteur ABCD, tandis que l'Ecosse, comme déjà nous l'avions remarqué plus haut, § 54, est rejetée dans la partie occidentale. Holy Island (île unique sur la côte orientale) (point σ, Fig. 12), située dans le petit secteur central KI, FE, indique la position de l'axe limite Tσ, axe qui signale, avec la fin de l'échelle chronologique de la Pyramide, l'époque de constitution de la première période quinquaséculaire du Millénium. Or rien mieux que la division du secteur ABCD en deux moitiés, dont une seulement est occupée par la période de domination de l'Angleterre, ne pouvait indiquer que l'Israël Anglo-Saxon est un instrument dans la préparation du monde au Règne de Christ, et doit vraisemblablement être aussi un facteur principal au cours de ce Règne lui-même, puisque la première période historique de ce dernier Règne occupe la seconde moitié du secteur.

58. La période de domination de l'Angleterre comme peuple chef, ainsi géographiquement mesurée par la Table horizontale de la Pyramide, est le sujet de plusieurs autres vérifications caractéristiques.

p. 184

1° On a vu dans la Concordance (§ 21) que la date de Constitution de cette période est donnée par le point c (Fig. 12), où se projette, sur l'échelle chronologique, le centre de gravité du Grand Degré abd (1). Ce point y repère le nombre historique 1870,033. C'est en même temps la fin de la période historique précédente, savoir celle de la France comme peuple chef. Or, cette circonstance est indiquée géographiquement d'une manière très nette: c'est à cette époque que le méridien séculaire (indiqué par cα sur la figure) abandonne la côte de France, marquée ici, intentionnellement comme tout le reste, par l'éperon à face méridienne (ou verticale sur la figure) de Grisnez à Boulogne.

On a en effet:

Longitude du méridien séculaire
   en 1870, 033 . . 1° 37' 12" Est de Greenwich
Longitude de Grisnez . . . 1° 35' 32"  »   »
   »       de Boulogne . . 1° 36' 47"  »   »

2° D'autres traits vont montrer à quel point, jusque dans les moindres détails, tout est voulu et calculé. Nous avons vu (Prop. XVII) qu'à l'époque marquée par l'angle b du Grand Degré, le méridien séculaire est, en BA, tangent à l'An-

(1) Voyez Fig. III de la Concordance.

p. 185

gleterre; or, l'époque à laquelle ce méridien se trouve (Fig. 12 et 13) en B′ A′, à l'autre extrémité du Grand Degré et à l'entrée d de la phase de préorganisation df, n'est pas signalée d'une manière moins digne d'attention : car il passe alors par l'intersection X de l'arc historique λm et du parallèle de distance 777 de la Réforme (voy. §§ 43-44). Cela revient à dire que l'arc historique, le parallèle de distance 777 et le méridien limite du Grand Degré se coupent en un même point. d (Fig. 12) a pour date 1910,7, et le méridien B′A′ (Fig. 13) a pour longitude md à l'Est de Westminster (m=2129,56):

Fig. 13 (scan 00193, p. 185). Diagramme géométrique. Lignes verticales B′A′ et BA (méridiens). Points repérés de gauche à droite sur une horizontale : m, k, f, d, b ; sous d-b, un petit triangle hachuré avec point a. Une ligne oblique descendante (λ) traverse la figure ; point d'intersection X sur l'axe horizontal Y. En haut B′ et B ; en bas A′ et A.
24″, 1817(2129,56 - 1910,7)=1° 28′ 12″.

Il faut montrer que X, intersection de ce méridien et de l'arc historique mλ, se trouve sur le parallèle 777. Or, on trouve:

Latitude de X=50° 59′20″;

et

p. 186
Distance de X à l'Equateur=0,777.02= 777/1000 :

ce qui démontre la proposition.

(B′A′ est exactement le méridien de Douvres; ce fait est à rapprocher d'autres du même ordre, déjà vus ou que nous verrons ultérieurement: les centres d'action dynamique qui constituent les villes et qui sont des organes historiques, servent en même temps de jalons dans le système du réseau géodésique).

La pénétration de l'Angleterre par le parallèle de distance 777 (Fig. 13) se fait sur le méridien fY de l'entrée f (Fig. 12) dans la phase d'organisation fk de British Israël (le nombre chronologique de f est 1963,2; c'est f qui limite la durée historique des Témoins du Ch. XI de l'Apocalypse; voy. Concordance, § 73, et plus loin notre § 77).

Le méridien fY est nettement indiqué, dans la configuration de la côte d'Angleterre, par le brusque retrait, formant face méridienne (face verticale sur la carte), qui s'aligne sur une pointe voisine de Little Stones et sur la pointe du Dungeness. En effet, cette face a pour longitude de Westminster 1° 06′ 25″ (qui correspond à la date 1964,78), et l'on a: longitude de fY (date 1963,2)=1° 07′ 03″. (La différence 38″ représente une distance, ici négligeable, de 742 mètres). Quant

p. 187

aux extrémités de la face méridienne et bien isolée dont il vient d'être question, elles ont pour latitudes 50° 55′ et 51° 0′; cette face est donc précisément disposée pour être rencontrée par le parallèle 777, dont la latitude est 50° 59′; et l'on voit, par conséquent, qu'au moment où le méridien séculaire inaugure la phase d'organisation de la période anglaise, il contient bien le point de pénétration de l'Angleterre par le parallèle caractéristique de la Réforme.

Nous remarquerons aussi que (si l'on procède par millièmes entiers, comme il faut ici le faire pour compter le nombre 777, ce qui remplace le parallèle unique 777 par une petite zône parallèle), l'intersection du méridien et de l'arc historique se trouve encore toujours sur le parallèle 777 de la Réforme, au centre 1916 (Concordance, § 109) de la période de la dernière des églises, ou de Laodicée, seconde phase de la Réforme. On trouve, en effet, à cette date, pour la latitude de cette intersection, 50° 59′57″ (soit la limite supérieure 51° 0′ de la petite face méridienne de Dungeness dont nous venons de parler), et cette latitude a pour sinus 0,777.1, c'est-à-dire 777/1000.

Il nous reste enfin, concernant les traits généraux de la géométrie britannique (Fig. 12), à

p. 188

mentionner un fait visible au premier coup d'œil sur la carte: c'est que l'arc historique marque, par son entrée sur l'Irlande, l'emplacement de la colline célèbre de Tara, où, d'après la tradition, Jérémie aurait transporté la Pierre de Jacob (le Jacob's Pillow (voy. l'Appendice II)), qui se trouve actuellement à Westminster, dans la Chaire du Couronnement des Rois d'Angleterre, et l'Arche d'Alliance.

Nous reviendrons plus loin sur ce sujet (§ 85). Pour le moment, nous observerons que l'arc historique coupe les méridiens anglais et irlandais LN, DC (Fig. 12) précisément sur la zône parallèle de la Colline de Tara. On trouve en effet:

Latitude de l'intersection de l'arc historique avec LN=52°40′59″
        »          »          »      »    avec DC=52°44′39″ ;

et l'on a:

Latitude de Tara (parallèle central)=52°42′44″.

On verra plus loin (§ 85) de quelle manière se trouve déterminée la longitude de ce lieu célèbre, et l'importante signification que cette détermination comporte.

Nous terminerons ces remarques en faisant observer que la superposition géographique d'une partie du diagramme de la Pyramide, savoir de la Table horizontale et des Chambres qui la surmontent, conduit nécessairement à

p. 189

rechercher la correspondance géographique de tout l'ensemble. Mais cet examen exige la connaissance de faits non encore exposés, et nous le renverrons, sous forme de digression, au § 85bis.

59. Les deux Degrés de Constitution de la Pyramide. L'histoire de l'Israël Anglo-Saxon est en quelque sorte jalonnée dans les passages de la Pyramide par deux marches ou Degrés : l'un, le Grand Degré (Fig. 1, FG), commence la Table horizontale dont nous venons de nous occuper, et marque l'origine de la dernière période historique quinquaséculaire ; l'autre, le Petit Degré (Fig. 1, F′), signale, dans le passage horizontal OM, la naissance de la Réforme et le commencement de l'avant dernière période (Concordance, § 27).

Les faces verticales de ces degrés ont pour mesure :

Grand Degré  36    pouces pyramidaux
Petit Degré  20,3     »        »
                        (Concordance, § 28).

La face verticale du Petit Degré est d'ailleurs le 1/3 de la face horizontale, bd=61 pouces, du Grand Degré (voy. Fig. 12).

Les centres des faces verticales des deux Degrés sont chronologiquement distants d'une

p. 190

période historique quinquaséculaire propre à un même peuple (Concordance, § 19).

Le centre de la face verticale du Grand Degré a, en effet, pour nombre chronologique 1831,7, et l'on a 1831,7 - 516 = 1315,7. Or, par la moyenne des mesures du Passage horizontal (Concordance, § 27), on a d'autre part :

Centre de la face verticale
   du Petit Degré = 1304,5 + 20,3/2 = 1314,65.

60. Ces deux Degrés, si caractéristiques, dans la Pyramide, de l'histoire de l'Israël Anglo-Saxon et de la Réforme, ne sont pas moins en évidence dans l'écriture géographique : La Table horizontale bt (Fig. 12) de la période de domination de l'Angleterre est calée, au moyen des deux Degrés, entre l'axe central KI et le méridien de front BA du secteur anglais.

C'est ce que l'on constate en remarquant : 1° que cette Table horizontale s'appuie sur le méridien de front BA par la face ba du Grand Degré, abd ; et 2° que tq, comprise entre l'extrémité t et l'axe KI, est égale à la face du Petit Degré. On a, en effet, pour la valeur angulaire de cette dernière face,

24″,1817 × 20,3 = 8′ 11″ ;
p. 191

et d'autre part on trouve pour la distance et entre le point t et l'axe KI,

1° 58′ 52″ − 1° 50′ 44″ = 8′ 8″.

On aurait inversement, en pouces, 8′ 8″ / 24″, 1817 = 20,2 (1).

61.     Secteur Anglo-Saxon.

Il nous reste à mentionner un secteur particulier dont la construction est essentiellement fondée sur la mesure du Petit Degré de constitution de la Réforme Anglo-Saxonne, et que nous

(1) Citons encore, au sujet du rôle que jouent les Degrés dans la Chronologie de la Pyramide et dans la Chronologie géodésique, un trait de corrélation en rapport avec une remarque faite dans le § 22 de la Concordance : savoir, qu'il s'écoule une période quinquaséculaire de 520 ans, ou l'intervalle qui sépare les phases correspondantes des périodes de deux peuples chefs successifs, entre le pied a du Grand Degré (Fig. 12) et le 3e quart s de la Chambre du Roi, pt.

Le point a, dont le nombre chronologique est 1813,7, marque le 3e quart de la phase de décadence de la période française, ou le Dernier grand Éclat français (loi historique de Brück) ; le point s, correspondant au 3e quart de la phase de décadence de la période Anglo-Saxonne, marque semblablement le Dernier grand Éclat Anglo-Saxon (à sa suite commence, en t, à la fin de l'échelle chronologique, la première période quinquaséculaire du Millénium.) Il résulte de là que si l'on rectifie, de a à s, le pli sba, et qu'on place le point a au point actuel b de la figure, s viendra se placer sur le méridien de front écossais FE, puisque, par la Proposition XVIII, le secteur anglais-écossais BAFE mesure aussi la période quinquaséculaire de 520 ans.

p. 192

désignerons particulièrement, à cause de cela, par le nom de Secteur Anglo-Saxon. Ce secteur, comme on le verra, joue un rôle déterminant dans le second système de la Chronologie géodésique (§ 48).

Considérons (Fig. 12) la Table horizontale bt. La partie dt qui supporte les deux passages bas df, kp, et les deux chambres fk, pt, est, comme on vient de le voir (§ 60), calée entre les deux méridiens BA, KI du secteur anglais, au moyen des deux Degrés bd et tℓ, la face bd du Grand Degré étant d'ailleurs égale à trois fois la face tℓ du Petit Degré.

Le méridien ss' du Dernier grand Éclat, situé au 3e quart s (voir la note du § 60, p. 191) de la phase de décadence pt, en comptant de m vers t ; et le méridien qq', situé au 3e quart q de la phase de préorganisation fd, en comptant de m vers d, ont pour méridien moyen le méridien mm' du centre m (Londres) de la phase d'apogée kp. On a, en effet, pour les nombres chronologiques de q, m, s, donnés par la Pyramide :

                  Différences   Longitudes à partir de m.
q = 1923,82 . . . . . . . .       + 1° 22′ 55″
                  205,74
m = 2129,56
                  204,6495
s = 2334,2095 . . . . . . .       − 1° 22′ 29″ ;
p. 193

et l'on trouve, par la moyenne de q et s, pour le nombre chronologique du méridien central du secteur qs, 1923,82 + 2334,2095 / 2 = 2129,0147.

La différence chronologique 2129,56 − 2129,0147 = 0,5453 équivaut à une différence de 0,5453 × 24″,1817 = 13″,2 en longitude ; soit, à la latitude de la région, 250 mètres.

Les trois méridiens qq′, mm′, ss′ indiquent par là l'existence d'un secteur particulier, que nous sommes amenés à examiner de plus près.

On découvre sans peine que le méridien occidental ss′ est caractérisé par deux propriétés remarquables : l'une, géographique, dépendante de la forme physique de la Grande Bretagne ; l'autre, chronologique, en rapport avec la Pyramide par l'intermédiaire du Petit Degré de constitution de la Réforme Anglo-Saxonne :

Le méridien ss′ coupe en deux parties égales l'arc compris, sur le parallèle bmδ, entre m et la côte occidentale de l'Angleterre.

Le point γ (1) a pour longitude ouest de Greenwich 2° 53′ 00″ ; pour longitude ouest de West-

(1) Il est exactement indiqué par Clevedon ; et il est à remarquer que tout le parallèle est comme jalonné à travers l'Angleterre par la suite des villes Bristol, Reading, Londres, Gravesend et Sheerness. (Cf. remarque p. 186, fin du 2°).

p. 194

minster, c'est-à-dire à partir du méridien mm′,

2° 53′ 00″ − 0° 7′ 29″ = 2° 45′ 31″.

Le milieu de l'arc a donc pour longitude

2° 45′ 31″
─────────── = 1° 22′ 45″, Ouest de Westminster.
     2

Or, on a

Long. de s = 1° 22′ 29″ Ouest de Westminster ; ce qui démontre la proposition.

L'arc ms″, compris, sur l'arc historique λλ′, entre m et le méridien ss′, est égal, sur la sphère de rayon équatorial, en prenant pour unité 100 000 pouces pyramidaux, à 2 fois la hauteur 20,3 du Petit Degré.

L'arc ms″ soustend un angle de 55′ 39″. D'un autre côté, si le rayon de la sphère est égal au 1/2 grand axe de l'ellipsoïde terrestre (§ 24), c'est-à-dire 250 836 000 pouces pyramidaux, l'arc égal à 100 000 pouces soustend un angle de 1′ 22″,831 ou 82″,231. En arcs de 100.000 pouces pris pour unités, l'arc ms″ est donc égal à

 55′ 39″
─────────── = 40,6 = 2 × 20,3 ;
82″, 231

ce qui justifie la proposition.

L'arc mq″, compté sur λλ′ et compris dans la moitié orientale du secteur ss′, mm′, qq′, soustend un angle de 56′ 35″ ; il donnerait pour résultat, dans le même calcul,

 56′ 35″
─────────── = 41,2 = 2 × 20,6.
82″, 231
p. 195

Ce qui précède conduit donc, en résumé, à considérer le système de trois méridiens équidistants ss' mm', qq', coupés par l'arc historique λλ' ; celui-ci forme avec eux les deux degrés fictifs ss″m, qq″m, et ils constituent un secteur dont la construction dépend intimement du Petit Degré Anglo-Saxon. Sous sa forme idéale, ce secteur est défini en ce qu'il intercepte sur l'arc historique, à partir du méridien central mm' de Westminster, deux arcs ms″, mq″, égaux, si l'on prend pour unité 100 000 pouces pyramidaux, à 40,6, c'est-à-dire à 2 fois le Petit Degré de constitution de la Réforme (20,3).

On appréciera, par la suite des propositions relatives au second système chronologique, l'importance du rôle de ce Petit Degré (que comprend d'ailleurs aussi trois fois la face horizontale du Grand Degré) dans toute la chronologie relative à l'histoire de l'Israël Anglo-Saxon.

Nous désignerons l'axe mm' du secteur Anglo-Saxon par le nom d'Axe Anglo-Saxon ; et, pour abréger le langage, les méridiens q″qq', ss″s' seront désignés par les noms de côté droit et de côté gauche du secteur Anglo-Saxon (1).

(1) On vient de démontrer que la Table horizontale, qui figure, dans la Pyramide, la domination de l'Angleterre, est représentée, sur la Terre, par la portion de parallèle bt

p. 196

b) Système chronologique II
ou système de l'Arc historique.

62. Nous venons d'esquisser, dans les Propositions XIII à XIX, la marche du premier des deux systèmes chronologiques définis au § 48. On a vu le méridien de ce premier système, le système séculaire — dont la vitesse angulaire est imposée a priori par la combinaison des périodes quinquaséculaires de la Loi de Brück, et

(suite de la note commencée p. 195) (Fig. 12). Ce fait conduit naturellement à l'idée de la correspondance du passage ascendant de la Pyramide, ou plus généralement de l'échelle chronologique de la Pyramide, et de l'arc historique λλ' (arc que nous allons bientôt voir servir d'échelle chronologique au second système de la Chronologie géodésique). Tout ce qui va suivre montrera que cette correspondance existe effectivement. Déjà elle avait été mise en évidence par la Proposition III (B) ; et les traits que nous venons d'établir concourent aussi à la mettre hors de doute.

En nous reportant aux figures 7 et 8, mentionnons ici quelques détails :

La latitude du point H, calculée par KG′ = 57°17′45″, est G′H = 50°20′46″. Sa longitude par rapport à Greenwich est 3°28′20″. Ce point H est à très peu près indiqué par Valenciennes. En traçant par ce point sur une carte, au moyen de l'angle i″ (§ 32), une portion de l'arc historique, on remarquera que cet arc sert de base à la Flandre (Belge et Française), et jalonne la ligne de séparation des bassins de la Seine et de l'Escaut. (Il passe par les points fatidiques Sedan et Metz). Ceci est de nouveau bien d'accord avec le rôle assigné à cette région géographique dans l'histoire du Témoignage, au cours de la période de Philadelphie (voy. plus haut, § 43). Noyon, la patrie de Calvin, se trouve en direction perpendiculaire sur l'arc historique en H.

p. 197

dont la position est calculable pour chaque époque, — servir sur la Terre de conducteur à la marche de l'humanité ; jalonner les ères des mondes ante et postdiluviens par l'Eden et la Pyramide ; dessiner nettement la grande subdivision historique du monde païen et du monde chrétien, amenée par la première venue du Christ ; enfin, traversant toute l'Europe, conduire le centre de civilisation, à la fin de l'échelle chronologique, dans l'axe central de la Grande Bretagne, dixième et dernier peuple chef. Ce système est donc bien celui de l'histoire générale, ou, comme nous l'avions annoncé § 48, celui du Livre scellé de l'Apocalypse.

Le second système chronologique, celui de l'arc historique KJW (Fig. 5 et 7), a été défini déjà aussi dans le § 48. Son mouvement est celui d'un mobile qui se trouve en J (Temple de Jérusalem) en — 758 (Date de la Dispersion des 10 Tribus), et qui se meut sur le grand cercle KJW à raison de 100 000 pouces pyramidaux par an ; pour le rayon de la sphère égal au 1/2 grand axe, ou à 250 836 000 p. pyr., sa vitesse angulaire est de 82″,231 par an (1).

(1) Ces vitesses, linéaire et angulaire, de 100.000 pouces et 82″,231, ont été trouvées tout d'abord par la considération du fait signalé dans la Proposition XX (A) (voy. plus bas)

p. 198

Dans la figure 5, où PWA est le méridien de Westminster, on a

AK  = 60° 53′ 34″
i   = 55° 6′ 21″
KJ  = 39° 52′ 11″
KW  = 72° 20′ 00″
JW  = 32° 27′ 49″.

Le pôle du grand cercle KJW, c'est-à-dire le point où la perpendiculaire au plan de ce cercle, menée par le centre de la sphère, va couper celle-ci dans l'hémisphère Nord, a pour coordonnées

Latitude     34° 53′ 39″
Longitude   150° 53′ 34″ Est de Westminster
            150° 46′ 05″  »   » Greenwich.

et relatif au retour en Égypte de l'Israël Anglo-Saxon. L'induction conduisait en effet à penser que, dans l'écriture géodésique, le trajet composé : 1° de l'arc de Jérusalem-Londres ; 2° de l'arc de retour de Londres au méridien d'Égypte, devait mesurer, par un multiple décimal du pouce, les 2640 ans de tribulation compris, d'après la Pyramide et l'Apocalypse (Concordance, §§ 15 et 117), entre la Dispersion et le retour d'Israël. On a donc mesuré cette distance, et trouvé en effet, pour le multiple supposé, 100.000.

Il y a intérêt à faire remarquer combien cette unité de 100.000 pouces est convenable à la nature du sujet. C'est, tout d'abord, un multiple décimal de la même unité qui sert dans l'échelle chronologique de la Pyramide. En outre, ce multiple était ici le seul pratiquement admissible ; car, pour mesurer sur la Terre une marche historique impliquant des déterminations de lieux, 10.000 pouces, qui équivalent à 250ms environ, et 1.000.000, équivalent de 25.000 ms, sont hors des conditions de la précision, l'un par raison de petitesse, l'autre à raison de sa grandeur. 100.000 = 105 pouces (2.500ms environ) est donc bien la mesure qui convenait.

p. 199

Les méridiens de ce système passent par ce pôle et sont perpendiculaires à l'arc historique. Le méridien mobile, entraîné par le point chronologique mobile sur cet arc, a, d'après ce qu'on a dit plus haut, une vitesse angulaire de 82″,231 par an autour du pôle du système.

Le résultat de l'étude du second système se résume dans la proposition générale suivante ; elle comprend l'ensemble des propositions particulières qui lui succèdent (notamment de XX à XXXIII).

PROPOSITION GÉNÉRALE. L'histoire de l'Israël Anglo-Saxon et de la Réforme est écrite, et sa Chronologie est mesurée à la surface de la Terre, par un mobile qui se trouve en — 758 (époque de la Dispersion des Tribus) sur Jérusalem, et qui parcourt l'arc historique à raison de 100 000 pouces pyramidaux par an.

63. Le fait capital de l'histoire d'Israël, c'est le mouvement de Dispersion d'Israël vers l'Occident, suivi de son Retour, aux temps actuels, dans l'Orient prophétique. Les deux Propositions XX (A) et XX (B) qui concernent cet objet, sont l'une et l'autre d'une grande portée : la première, en tant que vérification d'ordre géographique ; la seconde, par la preuve mathéma-

p. 200

tique qu'elle donne de la réalité de la période de 528 ans, période sur laquelle repose l'interprétation de la 70e semaine de Daniel, ou de l'histoire de l'Eglise renfermée dans les Sept Epîtres de l'Apocalypse.

64. La Dispersion a pour date — 758. Les « 10 jours de tribulation » de l'Apocalypse, qui valent 5 périodes de 528 ans de Daniel ou 10×264 ans, se terminent à la date historique 1882, donnée par la Pyramide. Ils conduisent au retour d'Israël en Egypte, dans le pays de Goscen (Tel-el-Kebir) (§ 10).

Goscen (Tel-el-Kebir) et la Pyramide (Concordance, § 129) sont les deux points caractéristiques de l'histoire des Hébreux en Egypte. L'axe du secteur qui s'appuie sur ces deux points figure donc, d'un seul trait, toute cette histoire (puisqu'il rappelle à la fois : la Pyramide ; la captivité en Goscen ; l'Exode ; le Retour aux derniers temps). Nous désignerons cet axe par le nom d'Axe Anglo-Egyptien ; c'est aussi l'axe central de toute la vallée du Nil (voir note p. 204).

Ces remarques faites, on peut observer généralement que si le mouvement du point chronologique mobile représente géographiquement, et mesure, la marche des Dix Tribus, il faut que le

p. 201

chemin qu'il décrit en allant de Jérusalem à Westminster, puis en revenant à la longitude de l'Egypte, s'effectue pendant la durée de 2640 ans comprise entre — 758 et +1882. Or, il se trouve que cela a effectivement lieu, et que c'est le méridien central dont nous venons de parler qui marque la limite de cette durée.

PROPOSITION XX (A).

Une durée de 2640 ans sépare la Dispersion des Dix Tribus (— 758) de leur retour en Egypte comme Israël Anglo-Saxon (1882) ; et le point chronologique mobile met à parcourir l'arc Jérusalem-Londres (Westminster) et à revenir de Westminster au méridien central d'Egypte (axe Anglo-Egyptien) précisément cette durée.

On a, en comptant toujours les longitudes à partir de Westminster :

Longitude de la Pyramide . . .  = 31° 15′ 22″
Longitude de Tel-el-Kebir . . .  = 31° 54′ 15″
Longitude du méridien central, ou
   de l'axe Anglo-Egyptien,
   (moyenne des précédentes)  = 31° 34′ 48″.

On trouve aussi, pour les distances parcourues sur l'arc historique,

p. 202
Arc historique, de Jérusalem à
   Westminster  . . . . .       = 32° 27′ 49″
Arc historique, de Westminster à
   l'axe Anglo-Egyptien  . . .  = 27° 52′ 08″
Somme des arcs, ou chemin par-
   couru de la Dispersion au
   Retour en Egypte . . . .     = 60° 19′ 57″.

Or, en divisant cet arc total par la vitesse angulaire annuelle 82″,231 (§ 62), on trouve pour quotient, en nombre entier,

60° 19′ 57″ / 82″, 231 = 2641 ans (2641,305) ;

ce qui démontre la proposition.

Inversement : à raison de 100 000 pouces pour un an, 2640 ans équivalent à une longueur linéaire de 264 000 000 pouces ; ce qui mesure un angle égal, en parties du rayon, à 264 000 000 / 250 836 000 ; en degrés, minutes et secondes, à 60° 18′ 10″. La longitude de l'axe Anglo-Egyptien obtenue au moyen de cette valeur, — c'est-à-dire en marchant sur l'arc historique de Jérusalem à Westminster, puis en rétrogradant, de manière à décrire en tout 60° 18′ 10″ — est égale à 31° 33′ 17″. Or, l'axe du secteur Pyramide-Tel-el-Kebir a pour longitude 31° 34′ 48″. La différence 1′ 31″ mesure, à la latitude de la région, une distance inférieure à 2 kil.,5.

p. 203

(La proposition qui va suivre [Prop. XX (B)], en donnant une forme essentiellement mathématique au fait que nous étudions, prouvera que cette différence, d'ailleurs négligeable dans l'espèce de la question, n'est due qu'à la nécessité où nous sommes de prendre pour point de référence le village même de Tel-el-Kebir).

Remarque. — Il y a intérêt à considérer aussi les époques auxquelles le point chronologique mobile se trouve sur les côtés occidental et oriental du secteur Anglo-Egyptien, c'est-à-dire sur les méridiens de la Pyramide et de Tel-el-Kebir. Les arcs parcourus par ce point, pour aller de Jérusalem à Westminster et revenir à ces méridiens, sont respectivement égaux à

        59° 57′ 16″
   et   60° 42′ 48″,

avec des temps de parcours de

        2624,754
   et   2657,977 ans ;

et ces durées conduisent aux dates

        2624,754 — 758 = 1866,754
   et   2657,977 — 758 = 1899,977.

La première de ces dates montre que le point mobile était au méridien de la Pyramide juste-

p. 204

ment à l'époque à laquelle M. Piazzi Smyth en effectuait et en publiait la mesure métrique (1865-67) ; où Brück faisait connaître la Loi historique qui en est la clef (1865-66), — époque qui est celle du commencement de la période du Témoignage d'Israël (Concordance, Intr. § 2 ; et §§ 46, 76, 77).

La seconde date signifie, selon toute vraisemblance, qu'en 1899-1900 les Anglais seront maîtres de la Vallée du Nil, à la conquête de laquelle ils sont actuellement occupés, et qui a pour axe le méridien central du secteur Anglo-Egyptien (1).

Remarque digressive. Nous n'avons plus haut considéré, dans le premier système chronologique, que sa partie séculaire, celle que définit la

(1) On vérifiera aisément cette circonstance remarquable en traçant sur la carte ce secteur, dont l'ouverture est égale à 39′. On remarque d'ailleurs, à première vue, en embrassant d'un regard toute la vallée, que le méridien de la Pyramide est trop occidental pour constituer l'axe moyen de celle-ci, et qu'il devrait être pour cela un peu déplacé vers l'Est. Des mesures justifient cette impression d'ensemble. On peut décomposer le cours du Nil dans les parties suivantes, savoir : l'embouchure ou centre du Delta, dont le méridien est celui de la Pyramide (voir une bonne carte) ; les trois grandes boucles en S des régions Siout-Assouan, Dongola-Berber, Bahr-el-Arab-Dufileh ; enfin, la région des Sources, dont le point moyen est celui des centres des trois lacs Victoria, Albert et Albert-Edouard. On trouve, pour les longitudes par rapport à Greenwich :

p. 205

marche du méridien de précession ; nous n'avons pas envisagé séparément la marche géographique du méridien quinquaséculaire dont les retours successifs déterminent le déplacement

                                              LONGITUDES
Embouchure (pointe du Delta ou Pyramide)   31°07′53″ de Greenwich.
                  | 30° 40′ 00″ |
1re boucle        |             | ; moyenne  31°45′19″
                  | 32° 50′ 39″ |

                  | 30° 16′ 27″ |
2me boucle        |             | ; id.      32°06′29″
                  | 33° 56′ 31″ |

                  | 30° 10′ 00″ |
3me boucle        |             | ; id.      31°05′41″
                  | 32° 01′ 22″ |

          | Centre du lac Victoria 33°26′15″ |
Source    |  »   »   Albert 31°00′00″        | ; moyenne 31°11′15″
          |  »   »   Albt-Edd 29°07′31″      |

Moyenne 31°27′19″.

La moyenne longitude de la vallée est, d'après cela, par rapport à Westminster,

31°27′19″ + 0°7′29″ = 31°34′48″.

La coïncidence exacte de cette longitude avec celle, 31°34′48″, qui a été assignée plus haut à l'axe Anglo-Egyptien, ne saurait évidemment, à raison de notre mode rudimentaire d'estimation géographique, être considérée comme ayant une valeur absolue, et elle ne peut servir qu'à justifier d'une manière générale l'objet que nous envisageons. Elle n'en est peut-être que plus singulière ; car nos mesures n'avaient évidemment aucune prétention à une telle précision, et elles sont données ici sous leur forme indépendante et immédiate, sans y rien changer.

p. 206

angulaire de ce méridien de précession (voy. Prop. XIII), le développement que comporte cet ordre plus particulier devant faire l'objet d'un autre ouvrage.

Nous ne pouvons cependant nous empêcher de signaler, dès à présent, un fait propre à cette voie d'investigation et qui, à lui seul, en démontrera par anticipation la viabilité. Nous venons de rappeler que, simultanément, en 1865-67, M. P. Smyth et Brück faisaient connaître l'un la Pyramide, l'autre la Loi historique, éléments fondamentaux de la Chronologie géodésique. On vient en outre de constater que le méridien du point mobile de l'arc historique (point dont le mouvement concerne spécialement le retour de l'Israël Anglo-Saxon) atteignait la Pyramide précisément à l'époque de sa mesure par M. P. Smyth. Il est naturel de se demander si le lieu géographique de production au monde de la Loi historique, c'est-à-dire si la Belgique (Bruxelles), résidence de Brück, ne sera pas indiqué par un signe de même ordre. Or, il se trouve qu'à l'époque indiquée, le plan du méridien quinquaséculaire (c'est-à-dire proprement le méridien de Brück) passait effectivement par Bruxelles, où Brück publiait sa Loi.

En effet, le plan méridien quinquaséculaire se

p. 207

trouve en 2129,56 sur Londres (Westminster), où il marque, par sa coïncidence avec le méridien séculaire, l'apogée Anglo-Saxon. Il avait antérieurement passé sur Londres à l'époque de Constitution 1870,033, repérée par le centre de gravité du Grand Degré (Concordance, § 21) ; car on a

2129,56 - 515,165/2 = 1871,9775.

Sa vitesse angulaire annuelle est égale à

1 296 000″ / 515,165 = 2515″,7 = 41′93.

La longitude de Bruxelles est 4° 22′ 10″,4 de Greenwich, 4° 29′ 39″,4 de Westminster. Le méridien quinquaséculaire a donc passé sur Bruxelles en

1871,9775 - 4° 29′ 39″,4/2515″,7 = 1871,9775 - 6,43 = 1865,55,

et c'est précisément la date 1866 de la publication de l'Humanité.

Le double fait que nous venons de mentionner, concernant le signal donné, au même instant, dans les deux systèmes chronologiques, tant par les lieux géographiques que par les missionnaires humanitaires, des deux éléments fondamentaux de la Géodésie chronologique, est éloquent ; mais tout d'ailleurs est remarquable

p. 208

dans la dispensation particulière à laquelle ce fait se rattache et qui appartient à l'époque du Grand Degré de constitution de la Pyramide.

L'œuvre de Brück se résume par deux ouvrages capitaux : 1°) le Magnétisme du Globe (1851), où se trouve esquissée à grands traits l'organisation du Globe, et notamment la loi quadrangulaire de soulèvement des continents ; 2° l'Humanité (1866), qui fait connaître la Loi de l'histoire. De ces deux termes de son œuvre, le second, on vient de le voir, est signalé par le passage du méridien quinquaséculaire sur Bruxelles. Or, le premier l'avait d'abord été par l'arrivée de ce méridien au méridien fondamental de soulèvement Européen, arrivée qui a lieu à l'époque marquée par l'angle F du Grand Degré de la Pyramide, dans l'axe central LFG de ce monument (Fig. 1). On a, en effet :

Longitude du Méridien Européen-Africain (§ 33) = 15°54′.
Arrivée du méridien quinquaséculaire de Brück
à ce méridien . . . . . . . . 1849,2 (année 1850).
Nombre chronologique de l'Angle du
Grand Degré . . . . . . . . . 1849,7        »
    Publication du Magnétisme du Globe . année 1850-51.

Tous ces faits font partie d'un ensemble qui dessine cinématiquement la vie du missionnaire Brück de la manière la moins équivoque.

Au pied du Grand Degré (1813,7), le méridien

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quinquaséculaire est, par longitude 40° 44′, en pleine région édénique de l'Euphrate et du Tigre, c'est-à-dire dans la région origine de l'histoire.

A la naissance de Brück (1818), il quitte cette région, par longitude 37° 43′ (la boucle la plus occidentale de l'Euphrate, par latitude 37°, a pour longitude 38° 13′), et il a parcouru à la mort du constituant (en 1870, qui est aussi la date 1870,033 du centre de gravité du Grand Degré), en pénétrant l'Angleterre, dixième et dernier peuple chef, toute l'étendue du foyer historique dont sa loi règle les périodes et la succession des termes.

Cette mort de Brück est marquée d'ailleurs aussi par le fait cinématique de la rencontre du méridien quinquaséculaire et du méridien séculaire, qui a lieu en 1869,4 (année 1870), au moment où le méridien séculaire quitte la côte de France (voy. plus haut § 58).

On voit, en résumé, que toute la vie de Brück est encadrée géographiquement, par l'intermédiaire de son méridien quinquaséculaire, entre le premier et le dernier des peuples chefs de la série postdiluvienne établie par lui-même, savoir les Assyriens et les Anglais.

Pendant sa durée, deux événements fondamentaux se produisent, qui marquent les étapes de son œuvre missionnaire : l'apparition du Ma-

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gnétisme et celle de l'Humanité. La première a lieu (1850-51) à l'époque commune où le méridien quinquaséculaire atteint l'axe de soulèvement européen (1849,2), le méridien séculaire la côte anglaise (1850), le point chronologique de la Pyramide l'angle du Grand Degré (1849,7), dans l'axe du monument ; la seconde (1865-66), à l'époque commune où le méridien quinquaséculaire passe sur Bruxelles (1865,55), le méridien du point de l'Arc historique sur la Pyramide (1866,754), que mesure M. P. Smyth (1865-66).

Enfin, à l'époque commune de la constitution de l'Angleterre et de la fin de la période française, celle du centre de gravité du Grand Degré dans la Pyramide (1870,033) et de la coïncidence des méridiens séculaire et quinquaséculaire (1869,4), au moment où l'un et l'autre abandonnent la côte de France (§ 64), une période historique nouvelle s'ouvre, l'œuvre du constituant scientifique est terminée, et il meurt au temps marqué par la loi qui lui appartient.

65. La durée de 2640 ans, ou de 5 périodes de 528 ans, dont il est question dans la proposition précédente, ayant été connue, comme on l'a rappelé d'abord (§ 64), par les « 10 jours de tribulation » de l'Apocalypse et par le temps supposé de 528 ans de la 70e Semaine de Daniel, une des

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conséquences capitales de cette proposition était d'apporter, par un fait de géographie historique, une preuve de la réalité de cette période de 528 ans dans le système prophétique de l'Ecriture. Cela étant, on ne peut assez insister sur la force de la proposition suivante, qui met explicitement en évidence, par un fait connexe, la période de 528 ans elle-même.

PROPOSITION XX (B).

Le point chronologique met 2640 ans ou 5 périodes de 528 ans, à parcourir, sur l'arc historique, la distance de Jérusalem à Westminster, puis à revenir dans le sens rétrograde, ou vers l'Orient, à l'axe du secteur compris entre le méridien de la Pyramide et le méridien dont la longitude a pour Sinus 528/1000 du rayon (c'est le méridien dont le pied sur l'Equateur est à la distance 0,528 du plan méridien de Westminster, le rayon de la sphère étant pris pour unité).

On a pour les longitudes, prises par rapport à Westminster, des méridiens mentionnés dans l'énoncé :

                                            LONGITUDES.
Méridien dont le Sinus de la longi-
   tude est égal à 528/100  . . . . .  31° 52′ 14″
Méridien de la Pyramide  . . . .       31° 15′ 22″
Méridien moyen ou Axe du secteur .     31° 33′ 48″.
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Or, l'arc de cercle compris sur l'arc historique entre ce dernier méridien et celui de Westminster est égal à 27° 50′ 57″ ; l'arc compris entre Westminster et Jérusalem est égal à 32° 27′ 49″. L'arc total parcouru par le point chronologique mobile de Jérusalem à Westminster, puis, en rétrogradant, jusqu'à l'axe du secteur, a donc pour valeur

32° 27′ 49″ + 27° 50′ 57″ = 60° 18′ 46″ ;

et ce dernier nombre, divisé par l'arc annuel 82″,231, donne pour quotient entier le nombre d'années

60° 18′ 46″ / 82″,231 = 2640 (2640,44)

ou 5 × 528 ans ; ce qui démontre la proposition.

Observation. Il suit de cette proposition que la longitude théorique de l'axe Anglo-Egyptien (la longitude mesurée de la Pyramide étant supposée exacte) est 31° 33′ 48″ Est de Westminster, et que la longitude de Jérusalem dépend dès lors aussi de la période Apocalyptique de 2640 ans. Ainsi, les positions de Jérusalem et de la Pyramide sont liées à la surface de la Terre, d'une manière entièrement définie, par la considération de la période de 528 ans de la 70e semaine de Daniel ou de l'histoire des sept Eglises de l'Apo-

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calypse. Cette Semaine, ou série de sept périodes de 528 ans, commence (par l'Eglise d'Ephèse, ou par la Base de l'histoire de l'Eglise) à l'Exode (Terre de Goscen en Egypte), et se termine (par l'Eglise de Laodicée ou du jugement des peuples) dans la dernière période historique, celle de la domination de l'Angleterre. Rien ne pouvait donc être plus éloquent, pour mettre en évidence la période de 528 ans, que de la mesurer par une ligne droite, reliant l'un à l'autre le premier et le dernier terme de la série qu'elle sert à former ; c'est-à-dire que de la mesurer par une perpendiculaire abaissée du pied du méridien de Goscen sur le plan méridien de Londres, centre d'action de l'Israël Anglo-Saxon.

Le point de référence historique (village de Tel-el-Kebir) que nous avons dû prendre dans la Proposition XX (A), satisfait d'ailleurs encore, remarquons-le, à la condition de la Proposition XX (B), à savoir : que la perpendiculaire abaissée du pied de son méridien sur le plan du méridien de Westminster reproduise, en 1000es du rayon, le nombre 528. On a en effet :

Longitude de Tel-el-Kebir . . . .    31° 54′ 15″
Perpendiculaire sur le plan méri-
  dien de Westminster . . . . .    0,528.50 ;
                  soit encore 528/1000.
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Si on veut insister sur l'évidence avec laquelle la période se présente, voici d'ailleurs réunis les résultats que l'on obtient : soit par la perpendiculaire théorique 0,528 ; soit par le méridien de Tel-el-Kebir ; soit, enfin, si, au lieu de compter par nombres entiers d'années, selon l'usage chronologique, on prend l'arc total, parcouru de Jérusalem à Westminster, puis de là au méridien d'Egypte, rigoureusement égal en années à 2640,00. Nous désignerons par Φ l'arc ainsi mesuré.

TABLEAU XX.

CALCUL.                  | Longitude  | Longitude | Longueur de la
                         | de l'axe   | du côté   | Perpendiculaire
                         | du secteur | orien-    | abaissée sur le
                         | Anglo-     | tal du    | Méridien
                         | Egyptien.  | secteur.  | de Westminster.
-------------------------|------------|-----------|----------------------
Par l'arc                |            |           |
Φ = 2640,00×82″,231      | 31° 33′ 17″| 31° 51′ 12″| 0,527,75  528/1000
Par la perpendiculai-    |            |           |
re rigoureuse = 0,528    |            |           |
[Prop. XX (B)]           | 31° 33′ 48″| 31° 52′ 14″| 0,528.00  528/1000
Par le méridien de       |            |           |
Tel-el-Kebir (village)   |            |           |
[Prop. XX (A)]           | 31° 34′ 48″| 31° 54′ 15″| 0,528.50  528/1000

(Note d'édition : dans le tableau original, les trois fractions « 528/1000 » de la dernière colonne sont reliées par une grande accolade imprimée qui les regroupe visuellement, pour souligner leur convergence commune vers 528/1000.)

Ajoutons, pour montrer à quel point est affirmée cette période de 528 ans, si visible dans la

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relation géographique des trois points Jérusalem, Westminster, Pyramide, que la distance linéaire

5 × 528 × 100 000 = 264 000 000 p. pyr.

correspond, en parties du rayon pris pour unité :

1°) sur la sphère de rayon égal au 1/2 grand axe de la Terre, à un angle égal à

π/3 + 528 (1)/10⁵ :

2°) sur la sphère de rayon égal au 1/2 petit axe, à un angle égal à

2 × 528/10³ ;

et enfin, c'est également ici le lieu de noter que cette période de 528 ans, si fondamentale dans la prophétie de Daniel et l'Apocalypse, et déjà vérifiée dans ce dernier livre par les 10 Jours de Apoc. II, 10, se trouve donnée plus explicitement dans Daniel lui-même, au commencement de la dernière grande prophétie des Chap. X à XII. Cette prophétie qui s'étend à toute l'his-

(1) On a     264 000 000/250 836 000 = 1,05248

π/3 = 1,04720

1,05248 − 1,04720 = 0,00528,

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toire (voy. Concord., §§ 92-94), s'ouvre d'ailleurs par la même vision que celle des Epîtres de l'Apocalypse (comp. Dan. X, 5, 6 et Apoc. I, 12-16), ce qui établit entre les deux un lien non équivoque.

La période de 528 ans est enseignée, dans la grande prophétie de Daniel, par les nombres que mentionne son introduction. Il suffit d'en suivre avec attention les indications. Trois semaines (X, 3, 4) du premier mois s'écoulent entièrement avant que l'état de deuil dans lequel est plongé le prophète prenne fin, ce qui conduit au 22e jour ; et le 24 a lieu la Vision. Or, ces deux nombres enseignent par leur multiplication le cycle de 528 ans ; on a 22 × 24 = 528.

La mention du mois (X, 4), d'ailleurs, et celle du lieu où est le Prophète, c'est-à-dire, les bords de l'Hiddekel (ou du Tigre), c'est-à-dire encore, la région de l'Eden (Gen. II, 14), ont une grande portée ; car ce mois représente justement en jours de 528/2 = 264 ans, qui sont les jours de l'Apocalypse (Apoc. II, 10), l'espace chronologique qui comprend toute l'histoire de l'humanité, depuis la création de l'homme, lors de laquelle le méridien séculaire occupait l'Eden, jusqu'à l'époque à laquelle le point de l'arc historique, ayant continué à se mouvoir au delà de Westminster,

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atteint de nouveau le parallèle de la Pyramide. Nous verrons plus loin (§§ 71, 78, 101) l'extrême importance de cette dernière époque, limite de l'économie actuelle dans l'ensemble de la Géodésie chronologique. Pour le moment, nous n'avons qu'à signaler la vérification relative à la période de 528 ans.

On a (voy. plus loin § 71, Tabl. XXVIII) :

Passage  du point  chronologique
au  parallèle  de  latitude  moyenne
de la Pyramide . . . . . . .    3738,25 ;
Création de l'homme  . . . .  —4184.

La durée comprise entre ces événements est 7922,25 ; et cette durée représente bien un mois de 30 jours égaux à 264 = 528/2 ans, puisque

7922.25
———————— = 264,075.
   30

On a inversement 264 × 30 = 7920.

Le 24e jour, celui où, après l'attente de trois semaines, a lieu la vision, commence à l'époque actuelle, en 1888 ; c'est le point 1887,6 marqué dans la Pyramide par l'extrémité Sud (point d, Fig. 12) du Grand Degré, à l'intersection de l'échelle verticale (face verticale sud de la

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Grande Galerie) et de la face horizontale de ce Grand Degré (voyez Concordance, §§ 48, 49) (1).

Les trois semaines attendues par Daniel conduisent au centre de la Phase de Philadelphie, ou à la réapparition du peuple élu dans la Réforme. Entre ce centre, 1388 (§ 13), et la naissance d'Adam, —4184, il s'écoule 5572 ans, durée qui vaut bien trois semaines de 7 × 264 = 1848 ans, puisque

5572
————— = 3,0 (3,015).
1848

66. Secteur des « temps » de la Pyramide. La manière remarquable dont la période, ou temps, de 528 ans, de Daniel et de l'Apocalypse, est mesurée par le sinus de la longitude de l'axe Anglo-Egyptien [Prop. XX (A) et XX (B)], conduit naturellement à chercher les longitudes qui correspondent, par le même procédé, aux périodes quinquaséculaires (ou temps) propres à la Loi de l'histoire et données par la Chambre du Roi de la Pyramide. Ces périodes (Concor-

(1) Les deux systèmes de jours de 264 ans, comptés respectivement des origines —4184 et —4184 + 30 = —4154 (voy. Concordance, § 100, Rem.), jalonnent toutes les époques fondamentales de l'histoire prophétique. Nous ne pouvons entrer ici dans le développement de ce nouveau sujet ; il ne sera pas difficile au lecteur de faire lui-même la vérification.

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dance, §§ 19, 20) sont égales à 515,165 et 520,165. Or, on remarque à première vue que les longitudes correspondantes appartiennent précisément à la région de la Pyramide, et nous appellerons secteur des temps le secteur formé par les deux méridiens qu'elles déterminent. On trouve :

TABLEAU XXI.

Méridien dont le sinus de la Longitude   | Longitude
            est égal à                   | (de Westminster).

         0,515.165                        | 31º  0′ 31″
         0,520.165                        | 31º 20′ 36″
Axe du secteur formé par les deux         |
méridiens précédents, ou secteur des      |
« temps » de la Pyramide . . . .          | 31º 10′ 33″

Nous verrons plus loin (§§ 77, 85) le rôle que joue dans la chronologie ce secteur des temps, qui résume, par ses éléments, la Loi de l'histoire.

La Pyramide se trouve au troisième quart de ce secteur, à compter de l'Occident vers l'Orient.

On a, en effet :

Longit. du 3e quart)   31º 10′ 33″ + 31º 20′ 36″
du secteur des temps) = ——————————————————————— = 31º 15′ 34″ ;
                                    2
et longitude de la Pyramide              = 31º 15′ 22″.

67. Les deux époques fondamentales de l'histoire de l'Israël Anglo-Saxon, mises en évidence

p. 220

dans la Pyramide respectivement par le Grand Degré et par le Petit Degré de constitution (distants comme on l'a vu (§ 59) d'une période historique quinquaséculaire), sont: la première, celle du rétablissement d'Israël en Orient ; — elle concerne son rôle politique ; la seconde, celle de son retour à Christ et à l'Evangile par la Réforme ; — elle concerne son influence religieuse.

La première de ces époques vient d'être signalée (Prop. XX (A) et XX (B)) par le retour du point chronologique mobile au méridien d'Egypte en 1882. Or, la seconde, celle du Retour à Christ, ou de la constitution de la Réforme, donnée dans la Pyramide par le Petit Degré (1), est marquée sur la Terre d'une manière non moins décisive par le retour du point chronologique au méridien de l'ère chrétienne, c'est-à-dire, par le retour de ce point à la position qu'il avait lors de la naissance ou première venue du Christ (2).

(1) Et en même temps, d'une manière si parlante, par l'entrée du Puits [P (Fig. 1)], dans le Passage descendant de la Pyramide (Concordance, §§ 125, 126 ; voir aussi, pour l'indication de l'époque par l'Apocalypse, les §§ 81, 82 de la Concordance).

(2) Nous avons désigné, Prop. XVI, la position du méridien séculaire à l'ère chrétienne par les termes méridien séculaire de l'ère chrétienne. La désignation méridien de l'ère chrétienne est donc réservée ici à la position contemporaine du méridien du point mobile de l'arc historique.

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Ce fait, d'une importance capitale, est l'objet de la Proposition XXII. Mais nous indiquerons d'abord comment la position fondamentale du méridien de l'ère chrétienne est elle-même déterminée sur la surface de la Terre.

PROPOSITION XXI.

Le méridien de l'ère chrétienne (c'est-à-dire, le méridien géographique du point chronologique à l'ère chrétienne) intercepte sur l'arc historique, à partir de l'axe du secteur historique (§ 31), une distance égale à 1/10 de l'axe terrestre.

L'arc compris entre le méridien de Jérusalem et l'axe du secteur historique est égal à 5° 54′ 26″ ; le point chronologique passe donc sur l'axe du secteur en

           5º 54′ 26″
—758 + ————————————— = - 499,4,
          82″ 231

c'est-à-dire au centre de l'an —500. Or, cet espace chronologique 500 équivaut, à raison de 100 000 p. pyr. par an, marche annuelle du point chronologique, à

          50 000 000 p. pyr.,

c'est-à-dire à 1/10 de l'axe terrestre, puisque celui-ci est égal à

          500 000 000 p. pyr.
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Le point O (Fig. 7) est la position du point chronologique à l'ère chrétienne. La proposition signifie donc que l'arc EO est égal à 1/10 de l'axe terrestre.

PROPOSITION XXII.

Le point chronologique de l'arc historique revient au méridien de l'ère chrétienne (c'est-à-dire à Christ) à l'époque de constitution de la Réforme donnée par la Pyramide.

C'est le Petit Degré du Passage horizontal qui, dans la Pyramide, indique l'époque de constitution de la Réforme (naissance du constituant Wiclef, 1324). Les mesures données par la Pyramide pour fixer cette époque sont (Concordance, §§ 27, 28) :

1303,03 + 21,16 = 1324,46   (Piazzi Smith)
1305,7 + 19,68 = 1325,38  )
1305,7 + 20,18 = 1325,88  ) (Fl. Petrie).

Sur la terre, le point chronologique mobile de l'arc historique, parti de Jérusalem en —758, arrive au méridien de l'ère chrétienne (Prop. XXI), après avoir parcouru un arc égal à

82″,231 × 758 = 17° 18′ 51″.
p. 223

Sa longitude par rapport à Westminster est alors égale à

19º 18′57″ = longitude du méridien de l'ère
                            chrétienne.

L'arc qu'il lui reste à parcourir jusqu'à Westminster est égal à

32º 27′ 49″ (arc de Jérusalem à Westminster)
            —17º 18′ 51″ = 15º 8′ 58″ ;

ce qui, à raison de 82″,231 par année, donne, pour l'époque d'arrivée à Westminster, la date

15º 8′ 58″
————————— = 663,2.
 82″,231

Rétrogradant alors, le point chronologique revient au méridien de l'ère chrétienne à l'époque

          2 × 663,2 = 1326,4 ;

c'est-à-dire à l'époque, que nous venions de mentionner, du retour à l'Evangile, ou de la constitution de la Réforme ; et cela démontre la proposition.

Les différences avec les mesures plus haut rappelées

          1324,46
          1325,38
          1325,88,
p. 224

sont, en arc,

          2′ 40″   (P. S.)
          1′ 24″  )
          0′ 43″  ) (Fl. P.)

(Il n'est pas sans intérêt de remarquer qu'ici, comme dans d'autres occasions déjà, les mesures de M. Fl. Petrie, missionné par la Société Royale de Londres dans un esprit hostile aux vues de M. Piazzi Smyth, et par conséquent à l'ordre des vues actuelles, sont, mieux encore que les mesures de M. P. Smyth, d'accord avec la théorie).

68. C'est donc bien par la Réforme Anglo-Saxonne que se fait le Retour à Christ, après les ténèbres du système romain fondé sur la confusion adultère de l'Eglise et du monde ; ou, sous une forme littérale et géométrique: le retour à Christ a lieu à la naissance de la Réforme.

Ce fait est d'ailleurs connexe d'un autre non moins important, et leur réunion constitue un ensemble qui résume en quelque sorte d'un coup toute l'histoire et décide de l'interprétation des Ecritures.

PROPOSITION XXIII.

Le point historique de la Naissance ou Première Venue du Christ [distant de l'axe du sec-

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teur historique de 1/10 de l'axe terrestre (Prop. XXI)] partage l'arc Jérusalem-Westminster en deux parties respectivement moitiés: vers Jérusalem, de la distance de cette Première Venue à l'Ancienne Alliance (le Sinaï, la Loi) ; vers Westminster, de sa distance à la Nouvelle Alliance (venue de la Réforme) ; de telle manière que Christ ramène à lui et réunit, d'un côté par Jérusalem, de l'autre par Londres, les deux Témoins de la Loi et de l'Evangile, de l'Ancien et du Nouveau Testament.

La proposition signifie (Fig. 7) qu'en allant de O à J et revenant en O, on mesure le temps de Christ au Sinaï ; qu'en allant de O à W et revenant en O, on mesure le temps de Christ à la Réforme. Le point O est donc un centre qui attire, rattache et condense en lui, comme en un foyer, la promulgation de la Loi et la diffusion de l'Evangile. On a

TABLEAU XXII.

Evénements   |   Dates    | Moitiés   | Distance du Méridien de
             |            |           |   l'Ere Chrétienne :

Loi du Sinaï | —1516      | —758      | à Jérusalem —758
Retour à     | +1324,46   | +662,23   |
l'Evangile   ) 1325,38    ) 662,69    ) à Westminster +663,2
(Réforme)    ) 1325,88    ) 662,94    )

Note de transcription : dans le tableau imprimé, les libellés « Retour à » / « l'Evangile » / « (Réforme) » (colonne « Evénements ») sont réunis par une accolade unique à gauche englobant les trois lignes de valeurs (+1324,46 / 1325,38 / 1325,88, colonne « Dates », et leurs moitiés +662,23 / 662,69 / 662,94, colonne « Moitiés »). Une seconde accolade, à droite de la colonne « Moitiés », réunit ces trois mêmes lignes et les relie à la mention « à Westminster+663,2 », indiquant que cette valeur vaut pour l'ensemble du groupe des trois lignes et non pour une seule d'entre elles — par symétrie avec la ligne « Loi du Sinaï » / « à Jérusalem —758 », qui ne comporte qu'une seule valeur.

[Figure : la mention « (Fig. 7) » renvoie à une figure non reproduite sur cette page (probablement sur une planche jointe ou une page voisine) ; elle représente les points O, J (Jérusalem) et W (Westminster) sur l'arc en question.]

Mathématique de l'histoire   15

p. 226

Si, pour ajouter encore à l'éloquence de ces nombres, on rappelle maintenant que Rome, que Saint-Pierre et le Vatican tout spécialement, ont, marqué au front, sur la Terre, le nombre de la Bête et du Faux Prophète, 666 (Prop. X), comment, à moins d'un parti pris délibéré contre la vérité, pourra-t-on nier qu'il y a ici véritable démonstration ?

HISTOIRE DE L'EGLISE PRIMITIVE ; FORMATION DU CANON DU NOUVEAU TESTAMENT (§§ 69-70).

69. Avant de poursuivre, au § 71, l'histoire de la Réforme, il convient de montrer la manière remarquable dont sont écrits sur la terre les nombres du chap. XII de l'Apocalypse (Concordance, §§ 80-83) relatifs à l'histoire de l'Eglise primitive. Ces nombres, dont le sujet le plus profond est la formation même de l'Eglise de Christ, concernent d'ailleurs aussi, d'après notre interprétation donnée dans la Concordance, les deux époques fondamentales du Petit et du Grand Degré de la Pyramide, c'est-à-dire, les époques fondamentales de l'histoire de l'Israël Anglo-Saxon et de la Réforme. Nous avons trouvé pour les origines des deux périodes de 1260 ans et de 3 1/2 temps mentionnées par ce Chap. XII, pé-

p. 227

riodes que limitent les dates caractéristiques 1324 et 1870,08 du Petit et du Grand Degré, et qui mesurent le temps d'exil et de disparition de l'Eglise dans le désert germanique, respectivement les deux dates +64 et +67. Ces dates sont celles de la persécution et du martyre (voy. Concordance, §§ 80-82) des témoins immédiats du Seigneur, de ces Apôtres dont la mission a été la formation du Canon du Nouveau Testament (1) ; elles signalent aussi la fin (+68 ; Concordance, § 109) de l'Eglise de Pergame (2) et le commencement de celle de Thyatire, l'Eglise du Faux Prophète. On verra en outre (§ 70, Tabl. XXIV) qu'elles forment système avec celles de la naissance et de la mort du Sauveur, de manière à mettre en évidence l'œuvre de la Rédemption, déjà symbolisée d'une manière si expressive dans la Pyramide par l'ouverture du Puits (Concordance, §§ 15, 9° et §§ 126-128). Or, ces dates significatives sont écrites dans la Géodésie chronologique, d'une manière entièrement appropriée, par le passage du point chronologique au parallèle de latitude 777/1000, ou par son entrée dans

(1) En ce qui concerne la mise à part de Saint-Jean, annoncée par Jésus (Jean, XXI, 18, 19 et 21-23), voyez ce qui va suivre, § 70.

(2) Comme aussi la fin de l'économie mosaïque (+ 70, Destruction du Temple de Jérusalem).

p. 228

la zône future de la Réforme (voy. § 43).

On a la proposition suivante :

PROPOSITION XXIV.

Les périodes de 1260 ans et de 3 1/2 temps (Apoc. XII) d'exil et de disparition de l'Eglise de Christ lors de l'avènement de Thyatire, ont leur origine marquée par le passage du point chronologique au parallèle de latitude 777.

Ce parallèle est celui de 44° 31′ 8″. L'arc compris, sur l'arc historique, entre ce parallèle et le méridien de Jérusalem est égal à 18° 52′ 19″.

Le point chronologique étant au méridien de Jérusalem en —758, il s'ensuit qu'il passe au parallèle 0,777 en

          18º 52′ 19″
—758 + ————————————— = 68,2 ;
          82″.231

or, c'est l'origine + 68 de l'Eglise de Thyatire ou du Faux Prophète (Concordance, § 109), ce qui démontre la proposition.

Le passage dont il s'agit est indiqué (Fig. 7) par le point B.

Quant aux dates 64 et 67, données aussi dans la Concordance (Concord., §§ 81, 82) et qui marquent les deux phases de la première persécution impériale, elles sont reproduites (en même temps

p. 229

que la précédente +68) par ce système de deux parallèles rapprochés, que nous avons signalé au § 43 (en note), dont l'un est le parallèle, déjà considéré, de latitude = 777/1000 ; l'autre, le parallèle de distance = 700/1000.

On trouve, en effet :

TABLEAU XXIII.

Dates   | Latitude du point chronologique

+ 64    | 44º 27′ 42″   Sin. lat. = 0,700.4 = 700/1000
+ 67    | 44º 30′ 09″ ) lat. = 0,776.2 = 777/1000.
+ 68    | 44º 31′ 08″ ) lat. = 0,777.0 = 777/1000

70. La proposition que nous venons d'établir a une importance tout à fait décisive pour la compréhension de la question vitale de l'Eglise de Christ, telle qu'elle se trouve résumée dans le Chapitre XII de l'Apocalypse. Ce Chapitre est une paraphrase et un commentaire de la prière qu'avait faite Jésus (Jean, XVII), non pour le monde, mais pour son Eglise.

Cette Eglise comprend : 1°) les disciples immédiats auxquels le Seigneur a donné la Parole de Dieu (Jean XVII, 6, 8) ; 2°) ceux qui croiront en Christ par leur Parole.

p. 230

La même subdivision se retrouve dans la vision symbolique de l'Eglise, de Apoc. XII ; on voit ici mentionnés : 1°) l'Enfant Mâle (Apoc. XII, 1, 2, 5), engendré par l'Eglise (la Femme) ; 2°) les autres qui sont de la semence de la Femme (Apoc. XII, 17).

L'enfant mâle qui est enfanté par l'Eglise, et bientôt enlevé vers Dieu, comme des prémices offertes à Dieu, ce sont les fondateurs du Canon du Nouveau Testament. Ces prophètes et ces scribes envoyés par Jésus ont péri tragiquement, donnant leur sang pour la vérité ; mais leur Parole (verge de fer = règle inflexible) gouvernera les nations (voy. et comparez Apoc. XII, 11 et XIX, 13, 15). Ils n'ont point aimé leur vie, mais ils l'ont exposée à la mort et ils ont vaincu le prince de ce monde par la parole de leur témoignage.

L'Eglise comprend en outre ceux qui croiront en Jésus par leur parole. A cette parole, il leur est défendu soit d'ajouter soit de retrancher. Ce sont là les autres (Apoc. XII, 17) qui sont aussi de la semence de la Femme ; ils gardent les commandements de Dieu et ont le témoignage de Jésus-Christ (ils sont dépositaires de la Parole).

Ce parallélisme avec les paroles mêmes du Seigneur affermit déjà singulièrement notre

p. 231

interprétation antérieure, donnée dans la Concordance, du Chap. XII de l'Apocalypse. Mais quel enseignement décisif ne comporte pas, après tout cela, ce fait qu'à l'époque précise où commence la période de la fausse église — et où Satan ayant été précipité du Ciel et prenant possession de la Terre, l'Eglise de Christ, persécutée et chassée du monde, s'enfuit au désert où elle doit être nourrie de la Parole, — qu'à cette même époque, le point chronologique, conducteur du mouvement historique du peuple élu, quitte effectivement le monde latin pour pénétrer dans le désert germanique, dans cette zône comprise entre les parallèles divins 777, où plus tard se développera la Réforme, c'est-à-dire le retour à la parole de Dieu ; qu'il se trouve même, lors de ce passage caractéristique, sur le parallèle des Vaudois (§ 43), témoins précurseurs de Philadelphie et preuve vivante qu'il a toujours existé des dépositaires fidèles de cette Parole littérale. Que l'on décide d'après cela où se trouve, dans la pensée du Seigneur, la vraie Eglise ; ce ne peut être assurément celle qui, marquée par la Terre elle-même de la marque indélébile 666 de la Bête et du Faux Prophète, reste dans le monde civilisé pour régner avec Satan, puisque la vraie Eglise a disparu du Monde, et vit cachée

p. 232

et inconnue dans le désert, jusqu'au jour désigné qui la révèlera, — jour où elle sera appelée à témoigner et à protester, pour éclairer ou condamner ce monde adultère et séduit.

Résumons notre objet. Le point fondamental de notre compréhension de l'Eglise, c'est, dans l'interprétation qui précède, l'existence d'une première période nettement marquée, ayant pour mission la formation du Canon du Nouveau Testament, code auquel nulle autorité humaine n'aura plus, dès lors, le droit ni d'ajouter ni de retrancher, car il contiendra la doctrine parfaite, c'est-à-dire toute la matière nécessaire à la vie spirituelle des chrétiens. Cette période spéciale est celle aussi qui a limité et que caractérisait l'effusion du Saint-Esprit, sous la forme multiple des miracles, du don des langues, du prophétisme ; dons magnifiques dispensés seulement au temps marqué par la Sagesse de Dieu, et que la fausse Eglise, au cours de son règne terrestre, a tenté plus tard de réaliser, comme le règne de Dieu lui-même, en les parodiant.

Or, afin qu'il ne subsiste aucun doute sur ce point si fondamental de l'économie de l'Eglise, cette période spéciale de la formation du Canon est limitée dans la Géodésie chronologique par un trait géométrique de premier ordre :

p. 233

PROPOSITION XXV.

La période de la formation du Canon du Nouveau Testament est limitée, sur l'arc historique, par le parallèle de latitude 45° (ou π/4 ).

On croit que l'Apocalypse, par laquelle se termine ce Canon, fut écrite en +95 ; que ce fut ensuite, à Ephèse où Saint-Jean était revenu, qu'il composa son Evangile. Ce dernier des écrivains sacrés mourut en 101, ou, selon la chronique d'Alexandrie, en 104.

La mission de Saint-Jean, chargé d'accomplir et de fermer l'ensemble des Ecritures, a été définie par le Seigneur, dans des paroles que rapporte Saint-Jean lui-même (Jean XXI, 19-24). Jésus prédit à Pierre par quelle mort cet Apôtre glorifiera Dieu. Pierre lui demande ensuite, en parlant de Jean : « Seigneur, et celui-ci que lui arrivera-t-il ? » Jésus lui dit : « Si je veux qu'il demeure jusqu'à ce que je vienne, que t'importe ? Toi, suis moi. » Le bruit se répandit donc parmi les frères que ce disciple ne mourrait point. Cependant, Jésus ne lui avait pas dit : « Il ne mourra point » ; mais : « Si je veux qu'il demeure jusqu'à ce que je vienne, que t'importe ? » C'est ce disciple qui rend témoignage de ces choses et qui les a écrites.

p. 234

Ces paroles assignent clairement à l'Apôtre Jean une mission spéciale ; il doit rester le dernier pour recevoir une révélation particulière de Jésus-Christ (Apoc. I, 1), et l'Apocalypse est exactement désignée par les termes dont Jésus se sert en parlant à Pierre, car c'est proprement le livre de la Venue du Seigneur, de celui qui vient (Apoc., I, 7 ; XXII, 20) (1).

Or, en cherchant maintenant à quoi correspond dans la Chronologie géodésique cette période extraordinaire de l'effusion du Saint-Esprit, période dont les limites sont la naissance du Sauveur et la mort du dernier des écrivains inspirés, on la trouve interceptée sur l'arc historique par le méridien de l'ère chrétienne et le parallèle de 45° de latitude. De plus, elle mesure sur cet arc 1/5 de période historique quinquaséculaire.

L'arc compris, sur l'arc historique, entre le

(1) Il convient de rappeler au sujet de la période, d'un siècle depuis la naissance de Jésus, assignée à la formation du Canon du Nouveau Testament, l'interprétation proposée par quelques-uns, suivant laquelle les paroles : Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du siècle » (αἰών ; et non : jusqu'à la fin du Monde) (Matthieu, XXVIII, 20), indépendamment de leur sens relatif à l'union spirituelle du Seigneur et des fidèles, pendant toute l'économie actuelle jusqu'à la seconde Venue, auraient un sens littéral concret très instructif, le mot siècle désignant ici proprement une durée centenaire, c'est-à-dire précisément celle de la formation des Écritures sous l'inspiration du Saint-Esprit.

p. 235

méridien de Jérusalem et le parallèle de 45° est égal à 19° 41′ 3″. Le point chronologique atteint donc le parallèle de 45° à l'époque

           19° 41′ 3″
—758 + ———————————— = + 103.76 ;
          82″.231

et c'est précisément l'époque limite de la période dont il vient d'être question (Mort de Saint-Jean, 101 à 104). La durée de 103,76, ainsi comprise entre le méridien de l'ère chrétienne et le parallèle de 45°, est en outre égale à 1/5 de période historique ( 520,165/5 = 104,0 ; 515,165/5 = 103,0 ). Elle est représentée, Fig. 7, par l'arc ON, OE étant égal, comme on l'a vu (Prop. XXI), à 1/10 de l'Axe terrestre.

Il importe de remarquer en même temps la manière régulière dont sont espacées, dans cette période, les dates fondamentales de la mort du Sauveur, et du passage au parallèle 777/1000 qui a fait l'objet de la Proposition XXIV.

Ces dates divisent la période par tiers. On a en effet :

p. 236

TABLEAU XXIV.

Evénements                     |  Dates  | Division de la période
                                |         |      par tiers

Naissance de J. C.             |         |
Commencement de la pé-         |   0     |   0
riode. . . . . .               |         |
Mort du Sauveur.                |         |
Centre du Puits dans la        |   34    |   34,59
Pyramide  . . . .              |         |
Commencement de Thya-          |         |
tire et première persé-        |         |
cution impériale. Pas-         |   68,2  |   69,18
sage au parallèle de           |         |
latitude = 0,777 . . .         |         |
Fin de la période.              |         |
Mort de St-Jean, Passage       |         |
au parallèle de latitude       |         |
= π/4 = 45° . . . .            | 103,76  |  103,76

Nous ne saurions assez insister sur l'importance spirituelle de cette vérification géométrique : elle prouve, par un fait externe, l'existence d'une période ayant une place entièrement à part, isolée de ce qui la précède (1) et de ce qui

(1) Puisque quatre siècles s'écoulent entre la fin de l'Ancien Testament et la naissance de Jésus-Christ. C'est évidemment là une des raisons de la discontinuité de la Révélation.

Nous retrouverons plus loin (§ 85bis, Superposition géographique du diagramme de la Pyramide) la vérification de la vérité capitale dont il s'agit, sous une forme plus concrète et plus expressive peut-être encore.

p. 237

la suit ; elle mesure une unité géométrique et physique correspondante à l'unité spirituelle du Nouveau Testament, et par là elle défend, comme le Livre Saint, de modifier ultérieurement, en quoi que ce soit, l'œuvre désormais parfaite du Saint-Esprit.

71. On a vu par les Propositions XXII et XXIII (§§ 67, 68) que la naissance de la Réforme a pour repères caractéristiques, dans la Pyramide le Petit Degré, et, sur la Terre, le retour au méridien de l'ère chrétienne. Nous avons à faire voir maintenant que la suite de l'histoire de la Réforme, telle qu'elle est donnée par la Pyramide, est également reproduite à la surface de la Terre par le mouvement du point mobile.

PROPOSITION XXVI.

Le mouvement du point mobile, dans son retour vers l'Orient, reproduit les nombres du passage horizontal et de la Chambre de la Reine dans la Pyramide, c'est-à-dire la Chronologie de la Réforme Anglo-Saxonne (Concordance, §§ 27, 28).

Les phases caractéristiques de l'histoire de la Réforme sont signalées dans la Pyramide par le Petit Degré et la Chambre de la Reine ; elles le

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sont sur la Terre respectivement par le méridien de l'ère chrétienne et par le groupe apocalyptique de Patmos et des Sept Villes.

Ce qui concerne la première époque, c'est-à-dire, le méridien de l'ère chrétienne et le Petit Degré, vient de nous occuper dans les Propositions XXII et XXIII ; il nous reste à examiner ce qui se rapporte à la Chambre de la Reine.

Les déterminations chronologiques concernant la Chambre de la Reine (M, Fig. 1), données par les mesures de la Pyramide (Concordance, §§ 27, 28), sont (en mentionnant ici, comme traits principaux, l'Entrée, le Centre et le Fond de la Chambre, et, en outre, la Niche L, qui appartient à la seconde moitié de la Chambre et dont l'axe est distant de l'axe de la Chambre de 25 pouces pyramidaux, c'est-à-dire d'une coudée sacrée) :

                         { 1519,4   (P. S.)
Entrée de la Chambre     { 1522,83  (Fl. P.)
                         { 1523,04

                         { 1622,1   (P. S.)
Axe central              { 1624,9   (Fl. P.)
                         { 1625,9

                         { 1647,1   (P. S.) }
Axe de la Niche          { 1649,9   (Fl. P.) } (mesures relatives à l'Axe,
                         { 1650,9            }  augmentées de 25).
p. 239
Fond de la Chambre { 1725   (P. S.)
Fond de la Chambre { 1727,7 (Fl. P.)
Fond de la Chambre { 1728,76

D'un autre côté, quand on suit le point mobile après son passage au méridien de l'ère chrétienne, la région remarquable que l'on rencontre d'abord est le groupe de Patmos et des Sept Villes de l'Apocalypse, et l'on aperçoit immédiatement que ce groupe, traversé, comme on l'a vu (§ 35), par l'arc historique, est atteint par le point mobile entre les limites chronologiques de la Chambre de la Reine (1).

Le Groupe apocalyptique (voy. Fig. 9) est compris entre les méridiens de Patmos et de Laodicée, la dernière des Sept Villes.

Les longitudes de ces points extrêmes étant données, on trouve pour les époques p, l, auxquelles le point mobile atteint leurs méridiens, c'est-à-dire, les points p et l de la Figure 9 :

       { Patmos          p = 1644,95
(a)    { Laodicée        l = 1766,12.

(1) Il convient de rappeler comme trait de correspondance, à l'occasion de cette première vue d'ensemble, le caractère septenaire de la Chambre de la Reine, caractère sur lequel depuis longtemps l'attention avait été attirée. (Voy. Piazzi Smyth, Our Inheritance in the Great Pyramid, 5e édit. p. 300).

p. 240

Ces dates sont à rapprocher immédiatement de celles de la seconde moitié de la Chambre de la Reine. On a (voyez les mesures rappelées ci-dessus) :

       { Axe central        1622,1 à 1625,9
(b)    { Fond de la Chambre 1725  à 1728,76.

Or, il est visible que les nombres (a) se ramènent aux nombres (b) par la soustraction de une fois et deux fois le Petit Degré de constitution de la Réforme Anglo-Saxonne, 20,3 ; on a effectivement :

       { Patmos    1644,95 − 20,3 = 1624,65
(c)    { Laodicée  1766,12 − 2 × 20,3 = 1725,52,

ce qui reproduit les époques (b) de l'Axe et du fond de la Chambre dans la Pyramide.

De là suit une conséquence qui est en même temps une vérification. Puisque les déplacements des points p = 1644,95 et l = 1766,12, par rapport à l'Axe et au Fond de la Chambre, sont entre eux comme les distances de l'Axe et du Fond à l'Entrée, il s'ensuit qu'en prenant sur l'arc historique le point l′, symétrique de l par rapport à p, ce point l′ doit reproduire l'époque indiquée par l'Entrée de la Chambre, c'est-à-dire l'organisation de la Réforme.

p. 241

Or, on a

          l − p = 1766,12 − 1644,95 = 121,17 ;

et, par conséquent,

          l′ = p − 121,17 = 1644,95 − 121,17 = 1523,78,

c'est-à-dire effectivement l'époque (1519,4 à 1523,04) de l'Entrée dans la Chambre.

On voit donc que si l'on construit un secteur, soit sur les trois méridiens géographiques passant par les trois points l′, p, l, soit sur les trois grands cercles l′, p, l, perpendiculaires à l'arc historique, menés par ces mêmes points, ce secteur correspondra à la Chambre de la Reine par son côté occidental l′ (Entrée), son centre p (Axe central) et son côté oriental l (Fond de la Chambre) ; que de plus, et comme pour enlever toute espèce de doute quant à l'intention, la correspondance dont il s'agit s'établit, sur la Terre, par l'intermédiaire du Petit Degré de constitution de la Réforme Anglo-Saxonne, caractéristique du passage horizontal de la Chambre de la Reine dans la Pyramide. (Il est intéressant d'observer que le procédé qui fait ici du Petit Degré une grandeur propre à mesurer le déplacement d'un axe, procédé qui semble indiqué par la rectification du pli que forme ce Degré dans le Passage

Mathématique de l'histoire   16

p. 242

horizontal, a déjà été mis en œuvre dans la Pyramide elle-même ; voy. Concordance, § 28).

Enfin, de même que, dans la Chambre, la seconde moitié se distingue de la première en ce qu'elle renferme la Niche, de même la seconde moitié du secteur l'pl (constitué soit par les trois méridiens l', p, l, soit par les trois grands cercles l', p, l, perpendiculaires à l'arc historique (voy. la Fig. 9)), se distingue de la première en ce qu'elle renferme le Groupe apocalyptique ; et ceci nous conduit à un dernier trait de vérification bien remarquable, à savoir que :

La position de l'Axe de la Niche correspond, dans la Pyramide, à l'intersection sur la Terre (au point caractéristique Smyrne) du Groupe apocalyptique par l'arc historique ;

c'est-à-dire que l'Axe de la Niche est représenté sur la Terre par le méridien oriental du secteur Patmos-Smyrne (Pergame) (voy. la Fig. 9), interposé entre Patmos et les Sept Eglises et sur lequel s'appuie le groupe de celles-ci (voy. Prop. V, 3e et XII).

On trouve, en effet, pour la date à laquelle le point chronologique arrive au méridien de Smyrne,

          S = 1674,6.

Or, toutes les mesures du secteur l'pl, à partir

p. 243

du point fixe l', ayant été amplifiées à raison de 20,3 pour l'arc l'p = pl = l'l/2 = 121,17, la date de la Chambre qui correspond à la date précédente S, est

              20,3
1674,6 − ————————— × (1674,6 — 1523,78)
            121,17
       = 1674,6 — 25,3 = 1649,3 ;

                          { 1647,1 }
et c'est bien là l'époque { 1649,9 } , indiquée dans
                          { 1650,9 }

la Chambre par l'Axe de la Niche (voy. plus haut).

On remarquera combien exactement les deux nombres réduits, savoir

          1624,65 pour p
       et 1649,3  pour S,

reproduisent la coudée comprise entre l'Axe de la Chambre et l'Axe de la Niche, puisque l'on a

          1624,65 + 25 = 1649,65, et
nombre S réduit = 1649,3.

La distance linéaire des deux points p et S est donc égale à 1/100 du 1/2 petit axe de la Terre.

Il ne peut, d'après tout cela, rester aucun doute sur ce que le secteur lpl', déterminé par le Groupe

p. 244

apocalyptique, correspond, sur la Terre, à la Chambre de la Reine dans la Pyramide, c'est-à-dire à la partie centrale de l'histoire de la Réforme. Voici, en regard des nombres réduits des points l′, p, S, l du secteur, les nombres que nous avions adoptés, d'après l'ensemble des mesures, dans la Concordance (§ 27) :

                            l'        p        S        l
Nombre du Secteur terrestre 1523,78  1624,65  1649,3  1725,52
Id.  de la Pyramide        ( 1523,04 1625,9   1650,9  1727.
(Concordance, § 27)

Remarques. — I. La naissance de Luther. Si, de la date 1523,78 du point occidental l' du secteur, c'est-à-dire si, de la date d'organisation de la Réforme, on retranche deux Petits Degrés de constitution, soit 2 × 20,3 = 40,6, on trouve

          1523,78 − 40,6 = 1483,18 ;

c'est-à-dire la naissance de Luther (1484).

La naissance de l'Organisateur Luther se trouve donc indiquée sur l'arc historique, à la suite de celle du Constituant Wiclef (celle-ci par le retour du point mobile au méridien de l'ère chrétienne (Prop. XXII)).

II. L'Israël Anglo-Saxon en Amérique. Notre analyse du mouvement historique de la Réforme serait incomplète si nous ne montrions pas comment la partie de ce mouvement qui concerne le

p. 245

Nouveau Monde, et que nous ont signalée, d'une manière explicite, dans la Concordance, les nombres de la Chambre de la Reine (Concordance, §§ 29, 30), se trouve reproduite dans la Chronologie géodésique ; sa considération va nous mettre en possession d'un nouveau trait de vérification, décisif par sa simplicité.

« En résumé » disions-nous dans la Concordance (Concord., § 30) « le passage horizontal et » la Chambre de la Reine sont l'histoire d'une » dispensation chrétienne ; cette dispensation » est la Réforme chez les Anglo-Saxons, et l'expansion » du christianisme dans le monde sous » leur influence (cette expansion est caractérisée » par le fait capital de la fondation, par les Puritains, » de la Nouvelle Angleterre, origine des » Etats-Unis) ».

Or, il suffit d'un coup d'œil sur la carte pour constater, tout d'abord, que la zône occupée en latitude par le système l'pl de la Fig. 9, est précisément celle des Etats-Unis. En effet, ceux-ci ont pour limites, de la Nouvelle-Orléans au golfe du Saint-Laurent, les parallèles de 30° et 45°, et ils ont pour zône centrale la zône de 35° à 40°. On a d'autre part pour les latitudes des points l'pl, latitudes à l'indication desquelles on a joint, dans le tableau suivant, les dates des passages du point chronologique sur ces mêmes points :

p. 246

TABLEAU XXV.

Points  | Latitudes     | Dates des passages du
        |               | point chronologique

l'      | 40° 42′ 40″   | 1523,78
p       | 38° 51′ 50″   | 1644,95
l       | 30° 57′ 30″   | 1766,12

Les nombres ne laissent d'ailleurs pas subsister d'ambiguïté quant à leur signification historique.

L'Entrée l', dont la date est celle de l'organisation de la Réforme, indique clairement par sa latitude l'origine de la fondation des Etats-Unis, car le parallèle de l' est le parallèle central de la Pensylvanie, comprise, en latitude, entre les limites

          42° 0′  }
          39° 42′ } (Moyenne = 40° 51′).

D'accord avec cela, la date (1644,95) du centre p du système, ou du passage au méridien de Patmos, n'est autre que celle de la naissance de William Penn (1644), qui se présente ainsi à la suite de Wiclef et Luther ; et enfin, pour préciser par un trait décisif, qui ne permet aucun doute sur ce qu'il s'agit bien en tout ceci d'une œuvre

p. 247

propre à la Réforme ou à l'Eglise de Philadelphie, la ville de Philadelphie (Pensylvanie), fondée par William Penn, se trouve en relation géométrique simple, avec la Philadelphie (Asie Mineure) du Groupe apocalyptique de Saint-Jean.

Les méridiens mn et m′n′ (Fig. 9) respectivement déterminés par les intersections m et m′ de l'arc historique: 1° avec le parallèle du premier système chronologique passant par Philadelphie (Pensylvanie) ; et 2° avec le méridien (Ph m′) du second système (cercle perpendiculaire à l'arc historique) passant par Philadelphie (Asie Mineure), sont symétriques entre eux par rapport au méridien (Plp) de Patmos. Ils forment un secteur m p m′ ayant pour axe le méridien de Patmos.

Comme le Groupe apocalyptique a été construit au moyen des positions moyennes (latitudes moyennes) de ses points, positions auxquelles appartiennent les propriétés exposées plus haut dans les Prop. V et suivantes, ce sont les latitudes moyennes qu'il convient de prendre ici en considération. Philadelphie (Pensylvanie), limitée en latitude par les parallèles de 40° 0′ 0″ et 39° 56′ 19″, a pour latitude géographique 39° 58′ 9″. On a, d'après cela,

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                     { Latitude géographique = 39° 58′ 9″
Philadelphie (Pens.) { Latitude géocentrique = 39° 47′ 17″
                     { Latitude moyenne      = 39° 52′ 43″.

On trouve ensuite pour le point m, intersection de ce dernier parallèle (39° 52′ 43″) avec l'arc historique l′pl :

Longitude de m = 25° 15′ 02″ Est de Westminster.

D'autre part, en abaissant de Philadelphie (Asie Mineure) un arc Ph m′ sur l'arc historique, on trouve :

Longitude de m′ = 28° 08′ 33″ Est de Westminster.

On a donc :

Long. de l'axe du   25° 15′ 2″ + 28° 8′ 33″
secteur (mn, m′n′) = ——————————————————— = 26° 41′ 47″ ;
                              2

et cet axe n'est autre que le méridien P1p de Patmos, car on a :

Longitude P1p = 26° 41′ 41″ ;

ce qui établit la proposition.

Que l'on relise, après la constatation d'un semblable fait, l'Epître à Philadelphie dans l'Apocalypse : on lui verra démontrer géométriquement que l'Eglise (Philadelphie, Asie Mineure) qui suit de plus près les intentions du Seigneur, est celle de la foi personnelle appuyée sur la

Fig. 14 (scan 00256, p. 248). Carte géographique pointillée montrant les contours de continents (Europe, Afrique, Asie, Australie), avec à droite des parallèles repérés « 9,777 », « 9,777 » et « 30° », et des graduations de longitude en bas (40, 80, 120, 160, 180). Le diagramme est partiellement masqué par un objet posé sur la page.
Fig. 14 (scan 00257, planche dépliante). Carte du monde en projection de Mercator (longitudes de 180 à 180, latitudes de 80 N à 80 S), figurant le tracé du cercle historique : courbe σ K σ K, qui partage la surface terrestre en deux hémisphères. Sur le bord droit sont indiqués les parallèles « 9,777 », « 9,777 » et « 30° ». Points K et σ marqués sur l'Équateur.

[page blanche — scan 00258]

p. 249

parole de Dieu, puisqu'elle est caractérisée dans l'histoire (Philadelphie, Pensylvanie ; William Penn ; les Puritains) par ce que l'individualisme chrétien a eu de plus énergiquement personnel, de plus indépendant de toute organisation humaine, et de plus contraire à l'idée magique de la Catholicité.

Il ne reste plus qu'à dire un mot de la date 1766,12 (voy. plus haut, Tabl. XXV) correspondante à la fin l du Groupe apocalyptique. Cette date termine l'histoire de l'établissement des colonies par le premier acte de leur libération politique (Congrès de New-York, 1765), et marque l'origine de leur indépendance.

La première action militaire de l'Angleterre est de 1768.

III. Tracé géographique du cercle historique. La question précédente, en introduisant la considération de l'intersection de l'arc historique par un parallèle donné (celui de Philadelphie, Etats-Unis), nous amène d'elle-même à l'examen du tracé complet du grand cercle auquel appartient cet arc. Le tableau XXVI (A) fait connaître à cet égard, de 10 en 10 degrés de longitude Ouest, comptée à partir de l'origine de l'arc historique sur l'Equateur, dans l'étendue d'un quadrant et au 110 de minute, les latitudes des points du cercle. Les mêmes valeurs se reproduisent dans les

p. 250

TABLEAU XXVI (A).

                LONGITUDES              | LATITUDES
Ouest de l'ori- |                        |
gine de l'arc.  | Est de Greenwich.     |
----------------+------------------------+-------------------------
       0        | 60°  + 46′,1 (60° 46′ 5″)  | 0°  0′.0
      10        | 50°  + 46′,1           | 13° 58′, 8
      20        | 40°  + 46′,1           | 26° 7′, 3
      30        | 30°  + 46′,1           | 35° 38′,2
      40        | 20°  + 46′,1           | 42° 39′,8
      50        | 10°  + 46′,1           | 47° 41′,0
      60        |  0°  + 46′,1           | 51° 9′,2
      70        | —10° + 46′,1           | 53° 25′,0
      80        | —20° + 46′,1           | 54° 41′,7
      90        | —30° + 46′,1 (—29° 13′55″) | 55° 6′,35 (55° 6′21″)

quatre quadrants; celles du tableau suffisent donc pour tracer le cercle dans son entier sur une carte.

Pour le tracé sur une projection de Mercator, comme celle de la Fig. 14, il est utile de connaître aussi les longitudes qui correspondent à des latitudes données. Ces longitudes sont indiquées comme suit :

TABLEAU XXVI (B).

    LATITUDES        |   Longitudes Est de Greenwich.
---------------------+----------------------------------
        0°           |  60° 46′,1 (60° 46′ 5″)
       10            |  53° 42′,25
       20            |  46° 3′,75
       30            |  37° 1′,4
       40            |  24° 56′,9
       50            |   4° 32′,75
   55° 6′,35 (55° 6′21″) | —20° 13′,9 (—29° 13′ 55″)
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C'est à l'aide des valeurs des tableaux précédents qu'a été tracée, dans la Fig. 14, la courbe σ' Kσ K₁, qui représente le cercle historique. On voit que ce cercle partage la surface terrestre en deux hémisphères caractérisés : l'un par l'Asie-Australie et l'Amérique du Nord ; l'autre par l'Afrique et l'Amérique du Sud. Le cercle est d'ailleurs tellement placé qu'il partage l'Europe en deux parties : le monde germain et le monde latin. En outre, par la manière dont il sectionne l'Europe et l'Amérique du Nord, il oppose le monde latin Européen aux Etats-Unis d'Amérique, dont il isole les provinces orientales, en suivant, parallèlement à la côte atlantique, les vallées du Saint-Laurent et de l'Ohio.

Il convient de signaler, au sujet de cette opposition entre les deux mondes, la relation systématique qui existe entre les vallées du Nil et du Mississipi. Des deux axes méridiens de leurs bassins, l'un court du Sud au Nord, l'autre du Nord au Sud, et chacun se termine par un Delta. Or, 1° les points dominants de ces Deltas, savoir la Pyramide et la Nouvelle-Orléans, sont sur le même parallèle (parallèle qui passe aussi par l'embouchure de l'Euphrate) ; 2° ils sont symétriquement placés par rapport au méridien σ (Fig. 14), qui sert d'axe à la position du cercle histori-

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que en passant par son Solstice, ou point le plus élevé en latitude, σ.

On a, en effet :

Latitude de la Pyramide         = 29° 58′ 45″
Latitude de la Nouvelle-Orléans = 29° 57′ 16″.

On a aussi :

Longitude de σ par rapport à Greenwich = − 29° 13′ 55″
            (l'axe σ passe par les Açores);

et

Longit. de la Pyramide       = + 31° 7′ 53″ de Greenwich
Long. de la Nouvelle-Orléans = − 90° 0′ 0″
              Moyenne        = − 29° 21′ 3″  (1).

Sans vouloir nous engager ici dans l'analyse de la Chronologie entière du cercle historique, qui plus loin sera envisagée dans tout son ensemble, nous en définirons néanmoins, en rapport avec notre objet, quelques données générales.

a.) Le point chronologique, en se déplaçant sur ce cercle, en ferait le tour entier en 15760,5 ans.

(1) La similitude géographique rend ici bien frappante la similitude historique du mouvement Anglo-Saxon dans l'Ancien et dans le Nouveau Monde. La Guerre de sécession (1865), au commencement du Témoignage d'Israël (Concord., § 76), est contemporaine de la mesure de la Pyramide ; et actuellement (1898) on voit en même temps les Anglais marcher à la conquête du Soudan et les Américains à celle de Cuba. [Cf. Rem. de la Prop. XX (A) p. 203].

p. 253

Si, d'accord avec tout ce qui précède, on considère ce point comme étant au méridien de Jérusalem en — 758, puis qu'on le fasse marcher toujours vers l'Ouest, on trouve qu'il arrive au point σ en +1436,66 : c'est l'époque remarquable 1437 (Concordance, § 21, Note) de la phase de préorganisation de l'avant dernière période historique, signalée tout particulièrement dans la Concordance, et que nous y avons vue caractérisée historiquement par le centre (1437) du Concile de Bâle ; nous y avons vu aussi que cette date est distante d'une période quinquaséculaire de 520 ans du commencement de la Grande Tribulation des derniers temps (voy. Concordance, § 125, Fig. V), commencement fixé par la Pyramide à 1956,511. On remarquera que le point chronologique, arrivé en σ, descend ensuite vers l'Amérique précisément pendant cette seconde moitié du quinzième siècle qui a fait trouver à l'Europe la route du Nouveau Monde.

b.) Si on regarde le point chronologique, en mouvement sur son cercle historique, comme entraînant avec lui son parallèle, on voit que ce parallèle mobile, que nous appellerons parallèle historique mobile, coupe le cercle en deux points chronologiques qui se correspondent, et on s'aperçoit dès lors que le fait si frappant (voy.

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plus haut la Remarque II) d'une relation entre la Pensylvanie et le Groupe apocalyptique, entre les deux Philadelphie de ces régions opposées des deux Mondes, n'est qu'un des traits particuliers d'une correspondance plus générale. Il convient donc d'envisager en même temps, dans tout l'ensemble de leur marche, ces deux points correspondants.

On les voit (Fig. 14) s'élever simultanément l'un de K vers σ, l'autre de K₁ vers σ (on verra, §§ 89-91, que l'époque KK₁ est celle du Déluge) ; atteindre σ en 1436,66 ; puis, se croisant et continuant leur route, redescendre vers le Sud, en se dirigeant l'un vers l'Amérique, à l'Ouest, l'autre vers l'Europe, à l'Est, pour atteindre enfin, vers une même époque, les deux continents.

Ici se manifeste un des traits les plus remarquables de toute l'ordonnance providentielle, trait ayant rapport à cette subdivision de la surface terrestre en zônes parallèles à l'Equateur, décrite plus haut (§ 44) et qui nous a donné l'interprétation du symbolisme du Chapitre premier de l'Apocalypse.

On mesure d'un coup d'œil que, vers les temps où se limite l'échelle de la Pyramide, les deux points chronologiques correspondants du parallèle mobile auront pénétré décidément les deux

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continents, et on doit supposer qu'un signe rendra sensible, dans le système géodésique, la fin de cette échelle, c'est-à-dire la Chambre du Roi, dernière phase de la dernière période historique et symbole du grand événement vers lequel tend la marche de l'humanité : l'établissement du règne de Christ. Or, ce signe existe en effet : les deux points chronologiques correspondants, après s'être croisés en σ, entrent, à la fin de l'échelle chronologique, c'est-à-dire lors de l'établissement du Règne de Christ, dans la zône des parallèles 777 (voy. Fig. 14) ; c'est-à-dire que, d'après le symbolisme de l'Apocalypse, ils atteignent alors la ceinture d'or placée à l'endroit des mamelles de l'homme figuratif (voy. § 44).

Dans la Pyramide, l'Entrée de la Chambre du Roi marque la Seconde Venue ; et le Fond, ou la fin de l'échelle chronologique, la fin de la dernière période historique quinquaséculaire et la Constitution du Règne.

La latitude du parallèle historique mobile, c'est-à-dire la latitude commune des deux points chronologiques correspondants, au cours de la durée embrassée par l'étendue de cette Chambre, (ces deux points étant en σ en 1436,66), présente les valeurs suivantes :

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TABLEAU XXVII.

                            |          | Latitude du parallèle com-
        ÉPOQUES             |          | mun des deux points chro-
                            |          | nologiques correspon-
                            |          | dants.
----------------------------+----------+----------------------------
Entrée dans la chambre      |          |
du Roi . . . . .            | 2179, 66 | 51° 40' 25"
Axe de la Chambre  .        | 2282, 69 | 50° 42' 51"
Fond de la Chambre          |          |
(fin de l'échelle chrono-   |          |
logique) . . . . .          | 2385,726 | 49° 39' 30"

Ces nombres délimitent précisément la région, si remarquable dans le mouvement de la Réforme ou du retour à l'Evangile, que nous avons étudiée § 43, et dont le sens géodésique s'est trouvé vérifié ensuite (§ 44) par le symbolisme de l'Apocalypse. Le dernier terme de l'échelle chronologique marque bien le retour des points à la zône 777, puisque le parallèle supérieur de cette zône, ou le parallèle de distance 777, a pour latitude 50° 59' 12".

c.) La petite zône d'environ 2° que mesure l'étendue de la Chambre du Roi, et que définissent les nombres du tableau précédent, est d'ailleurs, prise en elle-même, remarquable de tout point. On voit tout d'abord qu'elle n'est autre que la zône de 2° comprise entre les parallèles d'Eisleben et de Noyon, lieux de naissance des

p. 257

deux chefs de la Réforme, Luther et Calvin, missionnaires évangéliques respectifs de l'action et de la doctrine.

On a en effet:

Parallèle d'Eisleben 51° 32' 27"   Entrée dans la Chambre 51° 40' 25"
    »      de Noyon 49° 35' 4"     Fond de la Chambre     49° 39' 30".

D'ailleurs il est facile de se rendre compte de l'existence des petites différences de second ordre. On a vu (§ 43) que les parallèles d'Eisleben et de Noyon, qui comprennent le parallèle de distance 777, forment système avec lui, de manière à reproduire, par la moyenne des distances de ces trois parallèles à l'Equateur, la durée qui s'écoule de la Loi à l'Evangile. Or, ce système est tel aussi que son parallèle moyen coïncide avec l'Axe de la Chambre du Roi.

On a en effet:

  Parallèle d'Eisleben    51° 32' 27"
  Parallèle 777           50° 59' 12"
  Parallèle de Noyon      49° 35'  4"
  ----------------------------------
        Moyenne           50° 42' 14" ;

et l'on a:

  Parallèle de l'Axe de la Chambre 50° 42' 51".

Enfin, le parallèle de Noyon, qui sert de base à la zône et qui inaugure l'époque de Constitu-

p. 258

tion du Millénium, est relié à tout le système, et caractérisé, par le nombre 7, car il est atteint exactement une semaine d'années après le Fond de la Chambre.

On a en effet:

Latitude du point chronolog. en 2285,726 + 7 = 49° 35' 0"
et Latitude de Noyon . . . . . . . . . . = 49° 35' 4".

Ajoutons que l'époque 2392,6 à laquelle les points chronologiques correspondants arrivent sur ce parallèle 49° 35' 04" de Noyon, est elle-même significative, car elle y oppose nettement la vraie Eglise à la fausse Eglise, en terminant, à partir du centre 332 de « Thyatire », les quatre périodes historiques d'existence de la Papauté. On a en effet

      515,165 × 4 = 2060,660 ;
et    332 + 2060,660 = 2392,660.

Ainsi, à tous les points de vue, c'est bien à l'inauguration du Millénium que les points chronologiques vont reposer sur le parallèle de Noyon.

Tout ceci montre avec quelle netteté, dans l'esprit de l'Ecriture, la « ceinture d'or » symbolique est mise en opposition avec la zône 666 de l'esprit de confusion, siège du Faux Prophète. Le fait que cette ceinture d'or est, par le paral-

p. 259

lèle 777 de la Réforme, la limite de l'échelle chronologique, et commence le règne de Christ, justifie à lui seul, d'une manière éclatante, la mission du mouvement réformateur; il prouve que la Réforme a vraiment connu la pensée de Christ.

Quant à la circonstance particulière que l'époque même de Constitution de la première période du Règne (la fin de l'échelle de la Pyramide) se trouve en relation caractéristique avec le parallèle de Noyon, elle devient surtout remarquable par le rapprochement entre la doctrine de Calvin et celle à laquelle conduit notre travail actuel. En effet, la doctrine de Calvin sur la liberté, toute prise dans l'Ecriture, dont il ne s'écarte pas d'une ligne, et qui scandalise à raison même de sa fidélité, n'est que l'expression d'une vérité, très dure au sens humain, que démontre cependant l'ensemble des faits que nous établissons: cet ensemble constitue une effrayante démonstration de l'illusion que renferme la notion de la liberté, dans l'état actuel de chute de l'humanité.

Or, il était essentiel qu'un signe vînt sceller sur la Terre, quant à la véritable condition de l'homme, l'enseignement de la doctrine révélée, et mettre hors de doute l'interprétation de celle-ci: ce signe, on vient de le voir, consiste à rendre

p. 260

évidente, à l'inauguration du Règne de Christ, la vraie doctrine, par une indication de lieu, propre au missionnaire chargé de la fixer dans l'économie qui précédait.

d.) Après avoir vu la zône des parallèles 777 atteinte par les points mobiles du système de l'arc historique, alors que le méridien séculaire occupe la Chambre du Roi et l'axe central de l'Angleterre, il convient de chercher la situation de ces points pour la position limite du méridien séculaire (§ 55), c'est-à-dire lors de la coïncidence avec le méridien britannique limite JJ' (Fig. 12) ; et l'on va constater ici un nouveau trait systématique, que son degré de simplicité rend plus impressif encore peut-être que le précédent.

En effet, à l'époque dont il s'agit, la position du parallèle mobile n'est autre que le parallèle de 30° (voy. Fig. 14), cercle caractéristique, situé à mi-distance entre l'Equateur et le Pôle, et qui contient ici à la fois la Pyramide et le centre de gravité de l'hémisphère Nord (hémisphère que mesure aussi la stature de l'homme figuratif (§ 44), Fig. 11).

Le méridien séculaire atteint le méridien britannique limite en 3701,26 ; et l'on trouve à cette date, pour la latitude des points chronologiques de l'arc historique, 30° 31' 58".

p. 261

Voici d'ailleurs (Tableau XXVIII) les positions remarquables de ces points dans leur passage à travers la petite zône du parallèle de 30°, prise d'une largeur de 1° en latitude.

Nous rappellerons (§ 55) que le méridien britannique limite est atteint par le méridien séculaire pendant la phase d'apogée qui suit, à trois périodes de distance, soient 3 × 520,165 = 1560,495 années, la phase d'apogée de la Table horizontale de la Pyramide (tb, Fig. 12).

On a pour cette raison, dans le Tableau XXVIII, afin d'en rendre la signification plus

TABLEAU XXVIII.

          | LATITUDES   | DATES       |
  DATES   | du parallèle| correspon-  |          SIGNIFICATION
          | mobile      | dantes      |
----------+-------------+-------------+-------------------------------------
3690.055  | 30° 43' 26" | 2129,56     | Date centrale de l'Apogée.
3699,4    | 30. 33. 53. | 2138,905    | 3699,4 = 2 × 1849,7 (§ 55)
3701,26   | 30. 31. 58. | 2140,765    | Passage du méridien séculaire au méri-
          |             |             | dien britannique limite.
3732,41   | 30.  0.  0. | 2171,915    | Pass. au pll. du centre de gra-
          |             |             | vité de l'hémisphère Nord.    } Ces dates sont
3733,63   | 29. 58. 45. | 2173,135    | Passage au parallèle de lati-   symétriques par
          |             |             | tude géogr. de la Pyramide.     rapport à l'ère
3738,25   | 29. 53. 59. | 2177,755    | Passage au parallèle de latitude  chrétienne, de la
          |             |             | moyenne de la Pyramide.           date de construc-
3740,155  | 29. 52. 01. | 2179,66     | Entrée dans la Chambre du Roi.    t'on de la Pyra-
3742,88   | 29. 49. 13. | 2182,385    | Passage au parallèle de latitude géocen- mide.
          |             |             | trique de la Pyramide.
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claire, indiqué, en même temps que les dates des passages dans la zône du parallèle de 30°, les dates correspondantes de la période tb dont il vient d'être question.

L'un des traits les plus remarquables de cet ensemble est certainement le retour du parallèle mobile sur la Pyramide, pour la date symétrique, par rapport à l'ère chrétienne, de celle de la construction de ce monument. Nous ne ferons d'ailleurs pas actuellement d'autres remarques, la portée de tout l'ensemble dont il s'agit ne se mesurant bien que par un autre fait plus général dont il n'est qu'une partie, et que nous résumerons au § 78.

Relations systématiques
entre la région géographique de la Pyramide
et celle du Groupe apocalyptique (§ 72).

72. Parmi les plages géographiques que l'on est conduit à traverser en suivant les systèmes chronologiques, l'une des plus remarquables est celle de la Pyramide et du Groupe apocalyptique. Le rapprochement angulaire de ces objets permet de les envisager dans un même coup d'œil, et il existe entre eux des liens systématiques.

I. La distance comprise, sur l'arc historique, entre le méridien oriental du Groupe apocalypti-

p. 263

que (méridien de Laodicée) et le méridien de la Pyramide, est égale à 150 de l'axe terrestre.

Il s'écoule un siècle entre les passages du point chronologique à ces deux méridiens; car on a, en suivant le point chronologique à partir de Jérusalem où il se trouve en — 758,

Passage au méridien de la Pyramide = — 540,3
   »            »      de Laodicée  = — 439,72
                                       ----------
                       Différence    100,58.

Or, un siècle, à raison de 100 000 pouces pyramidaux par an, marche annuelle du point chronologique, équivaut à 10 000 000 pouces, soit 150 de l'axe terrestre (égal à 500 000 000 pouces).

Le nombre mesuré 100,58 donne encore toujours, en cinquantièmes entiers de l'axe, 150(1,005850).

En arc, on trouve:

Arc entre les deux méridiens = 2° 17' 53"
Arc égal à 1/50 de l'axe terrestre = 2° 17' 03".

La différence 50" correspond à une distance de 1550m, pour une distance totale de 51 lieues de 5 kilomètres.

II. Le déplacement du méridien de la Pyramide en dehors de l'Axe du secteur historique

p. 264

reproduit, sur l'arc historique, le déplacement, égal à deux fois le Petit Degré, du méridien oriental du Groupe apocalyptique (méridien de Laodicée) en dehors du fond de la Chambre de la Reine.

On a vu, dans la Proposition XXVI, que le Groupe apocalyptique est chronologiquement déplacé d'une manière systématique par rapport à la Chambre de la Reine de la Pyramide, et que ce déplacement, fondé sur la dimension du Petit Degré, est égal à deux fois ce Petit Degré pour le point extrême du Groupe apocalyptique, c'est-à-dire pour Laodicée. Notre remarque actuelle consiste en ce que ce déplacement est aussi, sur l'arc historique, celui qu'y mesure l'excentricité de la Pyramide en dehors de l'axe du secteur historique. On trouve, en effet, pour les époques auxquelles le point chronologique, au méridien de Jérusalem en —758, se trouve au méridien de la Pyramide et sur l'axe du secteur:

Passage au méridien de la Pyramide — 540,3
Passage à l'Axe du secteur historique — 499,4;

or, la différence de ces époques est égale à

                2 × 20,4,

soit deux fois le Petit Degré (20,3).

p. 265

Cette remarque n'est pas moins importante pour confirmer le caractère systématique des déplacements de l'axe et du fond de la Chambre de la Reine, dont il est question au cours de la Proposition XXVI, que pour prouver le caractère systématique de l'excentricité de la Pyramide. Ce dernier point sera d'ailleurs mis surabondamment en évidence dans la suite (voyez plus loin les Propositions XXXVI et XXXVII).

Ce qu'il importe d'observer pour le moment, c'est la concordance systématique de ces déplacements simultanés du Groupe apocalyptique et de la Pyramide. Si l'on se reporte à la Proposition XXVI et à la Fig. 9, on voit que, l' représentant l'Entrée de la Chambre de la Reine, le Groupe apocalyptique est situé de manière que les points p et l (Patmos et Laodicée) se trouvent déplacés, par rapport à l'Axe et au Fond de la Chambre, de une fois et deux fois le Petit Degré de la Pyramide ; et que le déplacement λl = 2 Petits Degrés

[Figure : Fig. 15 — petit schéma de géométrie inséré dans le paragraphe, en marge gauche, le texte se poursuivant à droite. Une ligne horizontale porte, de gauche à droite, les points repères l' (extrémité gauche), puis, resserrés vers le centre et la droite : λ (au-dessus de la ligne), t, l, m, λ₁, t₁ (ces quatre derniers au-dessous de la ligne), et enfin l₁ à l'extrémité droite de la ligne. Sous la ligne, entre l' et λ, se trouve encore le repère P. Deux cercles en pointillés, de diamètres différents et centrés sur ce même segment, s'y superposent : le grand cercle a ses extrémités approximativement aux points t et l₁ ; le petit cercle, inscrit dans le premier, a les siennes approximativement aux points l et λ₁.]

(Fig. 15), qui amène l₁, l de la position λ (Fond de la Chambre) à sa position actuelle l, se trouve reproduit en λ₁l₁ par les intersections de l'arc historique avec les méridiens λ₁

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et l₁ des positions idéale (axe du secteur historique) et réelle de la Pyramide. Il en résulte que le système ll₁ n'est autre chose que le système λλ₁ déplacé vers l'Orient de deux Petits Degrés de la Pyramide; et comme la distance ll₁ est égale à 150 de l'axe terrestre (voyez Rem. I ci-dessus), il en est de même de λλ₁. L'ensemble de la Pyramide et du Groupe apocalyptique forme donc bien un tout étroitement lié dans ses parties.

III. Explication de la subdivision des 69 Semaines de Daniel en 7 et 62 (Dan. IX).

Le système λlλ₁l₁ que nous venons de mettre en évidence, va nous donner le sens de cette particularité caractéristique de la subdivision des semaines de Daniel. Déjà dans la Concordance (Concord., § 100), cette même particularité nous avait fait découvrir la période de 528 ans, si nettement vérifiée depuis par la Chronologie géodésique (voy. Prop. XX (B)).

On a pour les dates auxquelles le point chronologique arrive aux points l₁, λ₁, l et λ (les dates l₁, λ₁, l sont données par le mouvement connu de ce point chronologique, et lλ est pris égal à

             40,6 = 2 × 20,3,

d'après la Prop. XXVI):

  l₁ (Pyramide) . . . . . . . . . — 540,3
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  λ₁ (Axe du secteur) . . . . . . — 499,4
  l (Laodicée) . . . . . . . . . — 439,72
  λ (Fond de la Chambre) . . . . — 399,12.

Ceci montre tout d'abord que les deux dates célèbres de la Prophétie de Daniel, savoir:

Reconstruction du Temple ;  Edit de Cyrus . .  — 536
Reconstruction de la Ville ; Edit d'Artaxerxès
                             Longuemain .  — 453,

sont comprises dans l'espace chronologique systématique l₁λ₁lλ.

La première, très voisine du passage du point chronologique au méridien de la Pyramide, et dont nous verrons plus loin (Prop. XXVIII) la reproduction remarquable par le système géodésique (au sujet du Chap. XI de l'Apocalypse), est représentée dans le système l₁λ₁lλ (Fig. 15) par le point t₁; elle a pour symétrique dans l₁λ₁lλ le point t, situé à une distance de λ égale à

λt = l₁t₁ = 540,3 — 536 = 4,3.

Le point t marque donc sur l'arc historique la date

t = — 399,12 — 4,3 = — 403,402.

Or, c'est à ce point t, symétrique de t₁ (et qui, dans le système symétrique l₁λ₁lλ, rappelle,

p. 268

comme une image rappelle son objet, la reconstruction tdu Temple), que se terminent les 7 semaines, comptées d'abord par Daniel dans les 69, à partir de la reconstruction de la Ville (Edit d'Artaxerxès).

En effet, t = — 403,42 marque le courant de l'an — 404, et en ajoutant 7 × 7 = 49 à la date — 453 de la reconstruction de la Ville (Edit d'Artaxerxès), on a:

            — 453 + 49 = — 404,

ou le point t symétrique de t₁ (Edit de Cyrus).

Ainsi, les 49 ans, ou les 7 semaines mises à part dans le texte de Daniel, ont pour objet de rattacher l'une à l'autre les deux phases fondamentales (reconstruction du Temple; reconstruction de la Ville) du grand fait du rétablissement de Juda, rétablissement avec lequel se termine aussi la formation du Canon de l'Ancien Testament; et l'on appréciera d'autant plus ici la concordance et l'unité de plan de tous les éléments du système prophétique, la convenance particulière de cette disposition qui en rattache l'une à l'autre les deux phases (reconstructions du Temple et de la Ville), que toute la communication prophétique reçue par le prophète (Dan. Ch. IX), et qui se termine par la révélation de

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l'époque (—453) de la seconde phase (la reconstruction de Jérusalem), nous le montre, dès son commencement, préoccupé de l'époque de la première (qui devait être la reconstruction du Temple). Il en supputait le temps (Dan. IX, 2) d'après les 70 ans de captivité annoncés par Jérémie (—606 à —536).

Mais il y a plus; et ici, comme cela s'est présenté déjà tant de fois, se manifeste un grand trait de vérification a posteriori entièrement fait pour dissiper les scrupules qui naîtraient de la complexité des détails. Si les points λtl et λ₁t₁l₁ sont vraiment liés dans un ensemble systématique (celui que dessine la Figure 15), figuratif de la Prophétie de Daniel; si, en particulier, le point t est intentionnellement, dans ce système, la limite d'une série de 7 semaines d'années à partir de la date historique —453 (celle de l'ordre de reconstruire Jérusalem), on doit s'attendre pour une démonstration complète de toute cette disposition, à ce que: 1° le centre m de tout le système soit lié d'une manière caractéristique simple à la fin de la Prophétie de Daniel, qui est la venue du Christ en +30 = —453 + 69 × 7 ; 2° à ce que dans le système λt...l₁ lui-même, la série des 7 semaines qui se limitent en t aboutisse, si on la prolonge au-delà du point origine qu'elle-

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même sert à définir, à un autre point déjà connu et remarquable. Or, en ce qui concerne tout d'abord ce 2°, on constate effectivement qu'en remontant de 12 semaines au-delà de l'origine des sept, c'est-à-dire au-delà de —453 (reconstruction de la Ville), on aboutit à la date fondamentale —536 (reconstruction du Temple); on a 7 × 12 = 84, et —453 — 84 = —537. Quant au 1°, le point central m du système a pour date m = —470; et, par conséquent, il est distant de la fin +30 de la Prophétie de 470 + 30 = 500, c'est-à-dire de la distance entre le méridien de l'ère chrétienne et l'Axe du secteur historique (Prop. XXI), ou de 110 de l'Axe de la Terre.

La distribution géométrique que nous étudions donne lieu à plusieurs autres remarques, toutes confirmatives de son caractère intentionnel. Tel est, par exemple, le fait que les 70 années de captivité, annoncées par Jérémie et qui s'étendent de —606 (Captivité de Juda) à —536, forment elles-mêmes 10 semaines qui suivent la série des 12 que nous venons de signaler; tel celui que de —536 à +70 (Destruction du Temple) s'écoulent 606 ans, durée entre la Captivité —606 et la naissance du Christ. Mais les deux traits de vérification a posteriori que nous venons de découvrir sont à eux seuls suffisants pour qu'au-

p. 271

cun doute ne subsiste plus, soit quant à l'interprétation de la Prophétie de Daniel, soit quant à son accord avec la figuration géographique que nous venions d'établir.

IV. Remarque additionnelle concernant les époques du Déluge, de la Construction de la Pyramide et du Sinaï, écrites, dans le système chronologique séculaire, par la Pyramide et le Groupe apocalyptique.

On a vu (Prop. XIII) que la Pyramide, dont le système chronologique a pour ère le Déluge, indique encore d'une autre manière cet événement, en servant, sur la Terre, de jalon à la position du méridien séculaire à l'époque du Déluge.

On a vu également les conditions qui déterminent les positions de ce méridien aux deux époques fondamentales de la construction de la Pyramide et de la promulgation de la Loi (Prop. XIV (A) et (B)).

La Pyramide et la Loi sont deux Écritures qui se correspondent, et elles forment, du Déluge à la première Venue, les grandes étapes de la Révélation. On a reconnu que les positions du méridien séculaire à l'époque de cette construction et à celle du Sinaï, sont symétriques l'une de l'autre par rapport au méridien de Patmos.

Une remarque nous reste à faire qui établit

p. 272

une relation nouvelle entre le résultat précédent, relatif au système séculaire, et les données propres à l'arc historique: Une infinité d'écartements entre les deux positions méridiennes dont il s'agit sont compatibles avec la condition de symétrie; or, l'écartement des deux positions est tel qu'il intercepte sur l'arc historique un espace chronologique égal à la longueur de la Chambre de la Reine (élément caractéristique de l'histoire d'Israël dans la Pyramide, et des computations géométriques qui précèdent (Prop. XXVI)).

Les longitudes des deux positions sont:

          28° 52' 51"
          24° 29' 16".

L'arc correspondant, intercepté sur l'arc historique, est égal à

          4° 39' 25";

ce qui équivaut, à raison de 82",231 pour un an (vitesse angulaire du système historique), à

          203,9

années. Or, on a (voy. plus haut, fin de la Prop. XXVI, p. 230):

Entrée dans la chambre = 1523,04
Fond de la Chambre     = 1727
et 1727 — 1523,04 = 203,96.
p. 273

La comparaison des nombres démontre le fait énoncé.

73. Les calculs de la Proposition XXVI ont mis en évidence le rôle que joue, dans la figuration géométrique, la hauteur du Petit Degré de la Pyramide; et ceci ramène notre attention sur le secteur Anglo-Saxon (§ 61), que nous avait fait découvrir, à l'occasion du système chronologique séculaire, l'étude géométrique de la Grande Bretagne.

On se rappellera que ce secteur, formé (Fig. 12) par les méridiens smq, découpe sur l'arc historique λλ' des segments ms", mq", qui, à raison de 100 000 pouces par année, c'est-à-dire à raison de l'unité du système de l'arc historique, sont égaux à deux Petits Degrés ou 2 × 20,3 = 40,6 années. L'arc total q"s", intercepté sur l'arc historique par le secteur Anglo-Saxon, est donc égal à 81,2 années.

La considération de cet arc caractéristique introduit dans l'étude du second système chronologique toute une série de nouveaux faits. Ils font l'objet des paragraphes suivants (§§ 74-80).

74. La Chronologie de l'arc historique vient de reproduire l'histoire de l'Israël Anglo-Saxon, dépositaire de la Réforme, ou du retour à l'Evan-

p. 274

gile. Or, à cette histoire appartient essentiellement celle des rapports du peuple élu avec la fausse Eglise, de sa lutte contre elle et des obstacles qu'elle oppose à sa mission.

On sait d'ailleurs, par les Epîtres de l'Apocalypse, que, dans l'histoire générale de l'Eglise, l'esprit de confusion est personnifié par Thyatire et Sardes (la cité de l'union adultère et l'Eglise de la Dérision (Concordance, § 109)). Phases caractéristiques de l'union adultère de l'Eglise et du Monde, elles constituent la période de puissance de la Papauté.

Les centres des deux périodes de 528 ans, correspondantes à Thyatire et Sardes, sont

332 et 860 (voyez § 13 et Concordance, § 109).

De ces deux époques, l'une est celle à laquelle la puissance de l'Evêque de Rome supplante virtuellement la Rome antique, décapitée par Constantin; l'autre, celle à laquelle cette puissance hérite des Francs, qui mettent l'Europe dans les mains de la Papauté (Traité de Verdun, 843; Concordance, §§ 3, 39). La domination romaine d'abord; plus tard, la puissance franke, préparent le terrain et progressivement cèdent le pas à la puissance papale.

C'est ainsi qu'en deux étapes, la nouvelle

p. 275

influence spirituelle-temporelle s'empare de son héritage terrestre ; elle l'acquiert à la première époque dans le monde latin ; à la seconde, dans le monde germain ; dans le Sud et le Nord de l'Europe ; à la gauche et à la droite de l'arc historique. Les deux centres figuratifs des deux puissances qui abdiquent sont Rome et Francfort.

D'ailleurs, ce grand fait constitue une réaction qu'entraîne à sa suite, ou que provoque par son progrès, la mission providentielle du peuple élu, dépositaire de la Révélation. Or, si, se reportant à ce qu'il a été rappelé plus haut (§ 73), concernant le secteur Anglo-Saxon, on appelle point chronologique entraîné par le point mobile, un point placé à l'Orient de celui-ci sur l'arc historique, à une distance chronologique égale à 81,2, c'est-à-dire égale à l'arc qu'intercepte sur l'arc historique ce secteur Anglo-Saxon, on a le fait décisif suivant :

PROPOSITION XXVII.

Le méridien du point chronologique entraîné passe : 1° dans son mouvement vers l'Ouest au méridien de Rome ; 2° dans son retour vers l'Est, au méridien de Francfort, respectivement aux centres des périodes de « Thyatire » et de « Sardes ».

p. 276

Rome à pour méridiens extrêmes les méridiens des longitudes 12° 26′ 35″ et 12° 32′ 04″ Est de Greenwich ; soit, par rapport à Westminster, 12° 34′ 04″ et 12° 39′ 33″. Francfort a pour longitude : 8° 41′ 14″ de Greenwich ; 8° 48′ 43″ de Westminster. Or, on trouve :

TABLEAU XXIX.

Méridiens dont les longitudes Est de  | Dates des Passages
Westminster sont égales à              |
--------------------------------------+----------------------
 12° 39′ 33″ }                         | 333,1  }
 12° 34′ 04″ } (Rome)                  | 336,4  } 334,75
  8° 48′ 43″   (Francfort)             | 860

et l'on a :

  Périodes (de 528 ans).  | Dates centrales des périodes.
--------------------------+-------------------------------
       Thyatire           |          332
       Sardes             |          860

Le mode de figuration géométrique a d'ailleurs autant de justesse que les nombres précédents ont d'éloquence. Lors du mouvement vers l'Ouest, le méridien du point entraîné est en arrière du méridien chronologique ; le mouvement entraîne en quelque sorte à sa suite la réaction comme une conséquence ; dans le mouve-

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ment vers l'Est, au contraire, après la rétrogradation au méridien de Westminster, ce méridien, d'abord entraîné, devient le front du mouvement, et c'est lui qui rencontre sur sa route la réaction, établie dans le monde germanique pour lui faire obstacle.

Ce fait montre à quel point notre interprétation, donnée dans la Concordance, de la signification des Eglises de Thyatire et de Sardes était exacte ; de même en était-il du rôle attribué au 7e terme de la Loi historique, c'est-à-dire aux Francs (Concordance, § 53) ; de même encore de notre interprétation du Livre de Daniel, que nous avons vu signaler les deux époques fondamentales dont il est question dans la Proposition, comme celles où le vrai sacrifice spirituel cesse, et où l'idolâtrie (l'abomination) envahit le sanctuaire (Concordance, §§ 35-39).

75. Secteur mobile.

L'usage systématique des différences 20,3 égales au Petit Degré qui, nous venons de le constater par un nouvel exemple, est caractéristique de la Chronologie de l'arc historique, nous conduit à considérer maintenant le secteur (correspondant au secteur méridien Anglo-Saxon (§ 61)) qui a pour base, sur l'arc historique, l'arc

p. 278

intercepté (Fig. 12) q″ms″ = 2 × 40,6 = 81,2 années ; et dont les côtés et l'axe sont les grands cercles menés par s″, m, q″, perpendiculairement à l'arc historique λλ′, et convergents au pôle de cet arc.

Nous regarderons d'ailleurs ce secteur comme mobile, et sa base comme servant à mesurer, sur l'arc historique, les différences chronologiques systématiques dont il vient d'être question.

Nous désignerons par le nom de secteur fixe la position spéciale de ce secteur en s″mq″, lorsqu'il a l'arc s″q″ commun avec le secteur Anglo-Saxon méridien.

Cela posé, si l'on considère le mouvement d'entraînement d'un tel secteur mobile par le point chronologique, point qui se trouve au méridien de Jérusalem en —758 et dont nous avons étudié la marche dans tout ce qui précède (depuis le § 62), il y a lieu d'examiner les trois cas simples pour lesquels ce point chronologique se trouve respectivement : 1° au centre du secteur entraîné ; 2° sur son côté de gauche, pour l'observateur qui regarde la carte ; 3° sur son côté de droite.

Ces trois cas donnent lieu aux trois systèmes chronologiques subsidiaires :

1° Système du secteur mobile central ;
2°    »      »      »      »   oriental ;
3°    »      »      »      »   occidental.
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Dans chacun de ces systèmes, le point chronologique conduit son secteur mobile jusqu'à la coïncidence avec le secteur fixe ; puis il rétrograde avec ce secteur vers l'Orient.

Nous allons voir, en les passant successivement en revue, que ces systèmes reproduisent sur la Terre les mêmes grandes subdivisions ou chapitres par lesquels la matière chronologique se trouvait déjà scindée dans la Bible et dans la Pyramide.

76. Système du secteur historique central. La coïncidence de ce secteur avec le secteur fixe s'établit, et la rétrogradation a lieu, en 663,2. Les faits relatifs à ce système sont ceux des propositions précédentes (XX à XXVII). Le point mobile, parti de Jérusalem (J, Fig. 7) en −758 (date de la Dispersion), atteint à l'ère chrétienne (point O) la longitude 19° 18′ 57″ (de Westminster) (1) ; en 663,2 ce point atteint Westminster, W, et rétrograde ; il revient au méridien O de l'ère chrétienne, c'est-à-dire à Christ, en 1326,4 (Constitution de la Réforme, Petit Degré de la Pyramide), et partage alors l'arc JW, Jérusalem-Westminster, en deux parties proportionnelles

(1) Ce méridien et, à cette même époque (ère chrétienne), le méridien séculaire de longitude 14° 18′ 16″, forment un secteur comprenant le méridien fondamental d'Europe, de longitude 15° 53′ 34″.

p. 280

aux durées qui séparent de l'ère chrétienne la Loi ancienne et le Retour à l'Evangile. Il traverse ensuite le Groupe apocalyptique P,P,L de Patmos et des Sept Villes, en reproduisant la chronologie de la Réforme donnée par la Chambre de la Reine dans la Pyramide ; atteint le méridien de la Pyramide en 1866,754, époque à laquelle elle a été mesurée par M. Piazzi Smyth et à laquelle Brück a publié sa Loi historique [commencement de la Période du Témoignage (Concordance, § 76)] ; coupe l'axe Anglo-Egyptien en 1882, date du retour de l'Israël Anglo-Saxon donnée par la Pyramide et l'Apocalypse. Enfin, il revient à Jérusalem, J, en 2084,4, ouvrant ainsi la phase d'Apogée (2080-2180) de l'Israël des derniers jours en Palestine, à 50 ans de la date capitale 2134 (Concordance, §§ 37, 39) qui limite les nombres de Daniel relatifs à ces derniers jours.

En d'autres termes, dans le système du secteur central, le point chronologique reproduit, à la surface de la Terre, l'histoire générale de l'Israël Anglo-Saxon et de la Réforme, c'est-à-dire la Chronologie des passages ascendant et horizontal de la Pyramide.

On a d'ailleurs vu, dans la Proposition XXVII, comment, par le mouvement du point chronologique entraîné, s'introduit dans cette histoire

p. 281

le fait fondamental, mais bien distinct, de la lutte engagée contre la mission de l'Israël Anglo-Saxon par la fausse Eglise.

77. Système du secteur historique oriental. La coïncidence de ce secteur avec le secteur fixe (§ 75) s'établit, et la rétrogradation a lieu, en 703,8 ; c'est la date à laquelle le point chronologique atteint (en s″, Fig. 12) le côté gauche du secteur fixe.

On fera immédiatement attention à ce que cette date est précisément la date remarquable, rappelée dès le commencement de ce travail (§ 9), qui désigne le centre de l'Heptarchie Anglo-Saxonne, date qui est liée d'une manière si frappante, par l'intermédiaire de la Pyramide, à la date −758 de la Dispersion (703,8 + 758 = 1461,8 ; cf. § 9).

Comme nous l'avons rappelé aussi, cette donnée historique s'accorde avec celles du Chapitre XI de l'Apocalypse ; ce chapitre assigne également à la réapparition simultanée des Deux Témoins (Israël et Juda) sur la scène du Monde, la date 703 (Concordance, § 73). (Le méridien occidental du secteur Anglo-Saxon, méridien sur lequel se trouve à cette date le point mobile, constitue d'ailleurs, en fait, un axe géographique central de l'Heptarchie ; voy. ss″s′, Fig. 12).

p. 282

La vérification de la date fondamentale 703, conduit naturellement dès lors à penser que l'accord subsiste pour tout l'ensemble du système chronologique dont cette date particulière fait partie dans l'Apocalypse, c'est-à-dire pour la Chronologie entière du Chapitre XI de ce livre, relatif à l'histoire du Peuple élu (les Deux Témoins) ; et c'est ce que l'on va effectivement vérifier.

PROPOSITION XXVIII.

La Chronologie du Chapitre XI de l'Apocalypse (histoire du Peuple élu, les Deux Témoins) est reproduite sur la Terre par le mouvement du secteur mobile oriental.

Les nombres qu'introduit tout d'abord la Chronologie du Chapitre XI de l'Apocalypse sont (Concordance, §§ 72, 73):

TABLEAU XXX.

Edit. de Cyrus (reconstruction du Temple)................. − 536
Réapparition des Deux Témoins.............................. + 703
Fin des 1260 ans de leur prophétie dans un
  état d'obscurité et d'humiliation......................... + 1963
Entrée dans l'Antichambre de la Pyramide,
  ou dans la phase d'organisation de la der-
  nière période historique de l'Israël Anglo-
  Saxon....................................................... + 1963,2
p. 283

Or, on a :

TABLEAU XXXI.

Passage du point mobile sur l'Axe du secteur
  des « temps » de la Pyramide (voir § 66)       | − 536,2
Coïncidence du secteur mobile avec le secteur
  fixe (ou arrivée du point mobile sur l'axe
  géographique de l'Heptarchie)                  | + 703,8
Passage du point mobile, dans le retour vers
  l'Orient, sur l'Axe du Secteur Anglo-Egyptien   | + 1963,6

La concordance des nombres est remarquable. Quant à l'accord des significations :

Pour l'époque − 536 (Reconstruction du Temple ; ordre donné au prophète de le mesurer (Apoc. XI)), rien ne saurait mieux lui correspondre dans la figuration géodésique que le passage du point chronologique à l'axe du secteur qui signale les périodes quinquaséculaires fondamentales, clef de toute la Chronologie, mesurées dans la Pyramide ;

Pour + 703 (l'Israël des Dix Tribus reparaissant dans l'histoire sous la forme des Anglo-Saxons, et Israël et Juda étant dès lors simultanément visibles au Monde), le centre géographique de l'Heptarchie est un signe qui indique par lui-même l'existence visible et simultanée des Deux Témoins ;

p. 284

Quant à 1963 enfin (ouverture de l'époque religieuse d'organisation de la dernière période, et inauguration d'une phase de gloire spirituelle, soutenue d'ailleurs, comme cela a eu lieu lors de l'organisation de la Réforme, par une puissance politique), c'est une époque dont le caractère est bien figuré par l'axe Anglo-Egyptien, puisque celui-ci signale le retour en Orient, comme puissance politique, de l'Israël Anglo-Saxon, dépositaire de l'idée religieuse. On remarquera à cet égard que 1963 est distant de 1882, date inaugurale du retour dont nous venons de parler, d'une durée égale à la base du secteur Anglo-Saxon sur l'arc historique. Cette base est égale à 2 × 40,6 = 81,2, et l'on a 1882 + 81,2 = 1963,2.

Il reste, concernant la Chronologie du Chapitre XI de l'Apocalypse, à parler de la période de sept jours pendant la seconde moitié de laquelle (les trois jours et demi de Apoc. XI, 9) les corps morts des Témoins, vaincus par la Bête, seront étendus, aux yeux de tous et à la grande joie de toute la Terre, dans les rues de la grande Babylone. Ces temps sont ceux où l'esprit de confusion aura fini par énerver le peuple élu, après la période de gloire spirituelle de l'époque d'organisation ; où il en aura fait un organisme mort, ayant la forme sans la vie ; où le monde, qui cherche à jouir de ce Monde, se

p. 285

réjouira de ce que la fausse Eglise aura tué la Parole, dont les aiguillons incessants enlèvent tout repos à la conscience de l'homme déchu.

Or, on a (Concordance, §§ 76, 77, 78, 79) :

Commencement des sept jours, ou commencement de la période du Témoignage 1865

Fin des sept jours, à l'ouverture de la période des coupes ; 7e trompette ; Entrée de la Chambre du Roi dans la Pyramide 2180 ;

[la différence 2180 − 1865 = 7 × 45 = 7 fois le laps de temps 45, donné par les nombres de Daniel (Concordance, § 77)].

De ces deux époques :

La première est celle du commencement de la période du Témoignage qui, nous l'avons rappelé plus haut (§§ 64,76) d'accord avec Concordance, §§ 2 (Intr.), 46, 76, 77, a eu pour caractéristique historique la découverte des données scientifiques de la Pyramide, et c'est géodésiquement l'époque du passage sur la Pyramide du côté oriental du secteur mobile, savoir 1866,754.

La seconde est celle de la résurrection des Témoins ; du commencement de la période des coupes ou des manifestations de la colère de Dieu, rétribution divine dont l'effet final sera de jeter la Bête et le Faux Prophète dans « l'étang

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ardent de feu et de soufre » (Apoc. XIX, 20) ; et c'est géodésiquement l'époque du passage du côté occidental du secteur mobile au méridien central de la Mer Morte. La Mer Morte, effet et symbole de la justice de Dieu dans l'Ancien Testament, se retrouve ainsi comme un signe de cette même justice aux derniers temps de l'économie chrétienne, dans le système de la Chronologie géographique.

La Mer Morte a pour longitudes extrêmes :

Longitude occidentale 35° 28′ Est de Westminster
    »      orientale  35° 42′      »        »   ;

la moyenne, ou la longitude de son méridien central, est égale à

35° 35′.

Or, la longitude du côté occidental du secteur mobile est, en 2180, égale à

35° 36′.

On voit que le secteur mobile, en abordant respectivement par ses côtés de droite et de gauche les limites gauche et droite de la période des « sept jours », c'est-à-dire la Pyramide et la Mer Morte, traverse cette période (ou l'espace géographique correspondant) d'une manière symétrique, et qu'il est traversé lui-même complète-

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ment par chacun des points de cet espace (ou période chronologique).

Il ressort de tout ce qui précède que si le système du secteur central concerne l'histoire générale de l'Israël Anglo-Saxon, en tant que réformateur religieux et facteur politique, le système du secteur oriental se rapporte spécialement à celle du peuple élu, Israël et Juda, considéré comme figure de l'Eglise de Christ, église séparée du monde et vivant dans l'humiliation et dans la persécution parce qu'elle rend sans cesse son Témoignage. Ce système est donc, en fait, une expression du Chapitre XI de l'Apocalypse, chapitre qui concerne le peuple élu en tant que témoin spirituel.

78. Système du secteur mobile occidental. La coïncidence du secteur mobile avec le secteur fixe s'établit, et la rétrogradation a lieu en 622,6. A cette date, le point chronologique mobile se trouve (en q″, Fig. 12) sur le côté droit du secteur fixe et sur le méridien oriental du secteur Anglo-Saxon.

Ce système vient donner, pour la première fois, l'explication d'un des traits les plus généraux présentés par l'Apocalypse dans la division de son sujet.

On a vu comment la subdivision des « sept

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Sceaux » en deux groupes de 4 et 3 se trouve expliquée par la marche géographique du système séculaire (voy. § 51) ; ce dont il va être question ici, c'est d'une subdivision analogue que présente, dans l'Apocalypse, la période des « sept Trompettes ».

Cette période, qui s'étend de la première à la seconde venue du Christ, est partagée en deux groupes, formés respectivement de 4 et de 3 termes, le second groupe comprenant trois calamités particulières qui sont désignées, dans le texte, par le nom de « Malheurs ». D'après notre interprétation (dans la Concordance, (§ 68)), ces trois Malheurs sont :

1° le mouvement arabe ;

2° le mouvement turc ;

3° les sept Coupes, comprises et résumées dans la 7e Trompette (dont l'époque est celle de la seconde Venue). (De même, les sept Trompettes étaient comprises et résumées dans le 7e Sceau, dont l'époque est la première Venue).

Nous disons que la Chronologie géodésique vient donner pour la première fois la raison d'être de cette subdivision, et c'est ce que démontre la proposition suivante :

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PROPOSITION XXIX.

La subdivision de la période des « sept Trompettes » de l'Apocalypse en deux groupes de 4 et de 3 (les trois « Malheurs »), correspond, dans la Chronologie géographique, aux deux arcs que parcourt en sens inverses, durant cette période, le secteur occidental mobile ; savoir :

Le premier arc, d'Orient en Occident, de la Péninsule italique jusqu'à la Grande Bretagne ; le second arc, d'Occident en Orient, dans le retour vers la Palestine. Le point de section chronologique des groupes est celui de la rétrogradation du secteur.

Le secteur, après avoir marché (depuis l'ère chrétienne jusqu'au 7e siècle), de la Péninsule italique jusqu'à la Grande Bretagne, rétrograde et annonce ainsi le lent mais sûr retour vers l'Orient prophétique du peuple élu et du mouvement civilisateur dont il est le dépositaire. Mais immédiatement se révèle la formidable coalition des obstacles accumulés pour entraver ce retour (1). Les Arabes (Ismaël), les Turcs sont les facteurs d'opposition.

(1) Nous avons déjà vu, dans la Proposition XXVII, les armes dont s'empare pour ce conflit la puissance spirituelle de la fausse Eglise (Thyatire et Sardes).

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La démonstration de la Proposition XXIX consiste à faire voir que le premier de ces facteurs (le mouvement arabe, ou le premier malheur) se manifeste à l'époque même de la rétrogradation. Or, l'ère universellement connue du mouvement arabe est l'Hégire, et l'on a :

TABLEAU XXXII.

Evénements                              | Dates
Hégire                                  | + 622
Rétrogradation du secteur               | + 622,6

La comparaison de ces deux nombres démontre la proposition et rend tout commentaire inutile.

Remarques. — I. Il est intéressant d'observer la manière régulière dont les trois Malheurs sont espacés. Le premier a pour date origine caractéristique 622 ; le troisième, comme cela est dit explicitement dans Apoc. XI, 14, 15, a lieu à la 7e trompette, ou Seconde Venue ; celle-ci ouvre la période des coupes, et sa date, d'après la Bible et la Pyramide, est 2180 (voyez Concordance, §§ 39, 49). Entre ces époques s'écoule une durée de trois périodes historiques quinquaséculaires de 520 ans, car 2180 − 3 × 520 = 620 ; et le milieu

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622 + 2180
---------- = 1401 correspond bien au mouvement
    2

turc, puisque l'on a :

Prise d'Andrinople                 1360
   »   de Constantinople           1453
              Moyenne              1407.

Le mouvement turc, dont les conséquences sont, aujourd'hui même, aussi bien que celles du mouvement arabe, le point de mire de la politique européenne, jalonne donc bien le milieu de la phase des trois Malheurs : ceux-ci sont équidistants. Nous avons vu d'ailleurs, dans la Proposition XXVIII, la manière remarquable dont se trouve indiquée géographiquement, par la Mer Morte, la date 2180 du troisième Malheur (origine de la période des coupes) ; ce « Malheur » est explicitement mentionné dans Apoc. XI, 14, 15, au sujet de l'histoire des deux Témoins que concerne la Proposition XXVIII.

II. Des trois systèmes particuliers que nous venons d'examiner (systèmes des secteurs central, oriental, occidental), le système du secteur occidental est celui dont la rétrogradation conduit le plus loin dans l'Orient prophétique le point chronologique mobile. Il convient donc de rechercher la position occupée par ce point à la

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limite extrême de l'échelle chronologique de la Pyramide.

Cette échelle se termine au fond de la Chambre du Roi, et elle y marque le nombre 2385,726, ou l'année 2386.

Or, le point chronologique se retrouve à cette époque finale au méridien régional de l'Eden (E, Fig. 7). Nous avons fait connaître, § 49, les limites géographiques et la longitude idéale, 42° 24′ 33″, de l'Eden, en déduisant celle-ci de la marche du système séculaire. On a :

TABLEAU XXXIII.

Longitude régionale de l'Eden . .        43° 29′
                                          41° 41′
Longitude idéale de l'Eden . .           39° 12′
Longitude du point chronologique
  en 2386 . . . . . . . . . . . .        42° 24′ 33″
                                          41° 50′ 07″.

L'année 2386 commence la période historique quinquaséculaire qui fait suite à celle de British Israël ; celle-ci est la dernière de l'économie actuelle et correspond au 10e peuple chef. 2386 (date de Constitution) marque donc la fondation du nouvel état de gouvernement de l'humanité propre au Millénium — après que les

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Royaumes, pendant la dernière phase de la dernière période, celle de la décadence et du dernier grand éclat de British Israël considéré dans son rôle instrumental de peuple chrétien, auront été définitivement soumis au Roi des Rois. Les nombres comparés du petit Tableau XXXIII opposent donc à l'Adam terrestre l'Adam céleste, l'Homme nouveau, qui fera régner la paix par la justice et réalisera la volonté du Père dans un nouvel Eden.

La position si caractéristique occupée ainsi par le point chronologique, position qui fait coïncider géographiquement l'origine et la fin de l'histoire de l'humanité, la création de l'homme et l'origine du Millénium, est d'autant plus remarquable qu'elle constitue un axe central de l'Empire annoncé et promis à la postérité d'Abraham (Gen. XV, 18). Cet Empire qui n'a pas encore eu de réalisation historique, doit s'étendre, d'après le texte de la Genèse, du Fleuve d'Egypte au Fleuve d'Euphrate. Or, un coup d'œil sur la carte fait voir en effet que la vallée du Nil, le méridien de l'Eden et la vallée de l'Euphrate, continuée par le Golfe Persique, forment système ; la première vallée a son axe par 31° à 32° ; l'Eden se trouve par 42° à 43° de longitude, et le méridien symétrique du Nil par rapport à l'Eden, situé par 53° à 55° de longitude, n'est autre que

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celui (56°) du détroit d'Ormuz. On peut remarquer en outre, comme trait confirmatif de cet ensemble, que le méridien central de l'Eden passe par le détroit de Bab-el-Mandeb, et qu'ainsi les deux issues de la Mer Rouge et du Golfe Persique sont des points déterminés, prédestinés à tomber dans la possession du peuple élu (1).

La considération simultanée de la Figure 7 et de la Figure 12, qui concerne la position du méridien séculaire à la fin de l'échelle chronologique, rend sensible le fait précédent par l'opposition entre la résidence du peuple élu et celle de l'Empire millénaire dont nous venons de parler : le méridien historique atteint l'axe (E, Fig. 7) de cet Empire nouveau, en même temps que le méridien séculaire atteint l'axe de la Grande Bretagne (Ttσ, Fig. 12) ; cette double coïncidence

(1) L'axe central (méridien de l'Eden) dont il est ici question, est aussi le méridien régional assyrien ; cette circonstance explique, à un point de vue particulier, pourquoi, dans Apoc. XIX, 11-16, le Roi des Rois (qui vient gouverner les nations avec une verge de fer, c'est-à-dire par la règle inflexible de la Parole), est monté sur le cheval blanc (Apoc. VI, 2) qui caractérise le premier des quatre peuples du Monde païen de la loi historique de Brück, ou les Assyriens (Concordance, §§ 62 et suivants).

De même, il convient de noter qu'à cette même région appartient Babylone, signe géographique de la « Grande Babylone » spirituelle que l'Empire du Seigneur vient détruire, et dont la ruine est le fait final de la partie historique proprement dite de l'Apocalypse (Apoc. XVIII).

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clot, avec l'échelle chronologique, les temps de l'économie actuelle, et ouvre ceux du règne de Christ.

D'ailleurs, elle est d'autant moins équivoque que le nouvel Empire reproduit en Orient, par ses limites géographiques, précisément le même secteur remarquable, dépendant de l'ère chrétienne (voy. § 55), qui caractérise en Occident l'ensemble des Iles Britanniques.

On a vu, en effet, que le Méridien britannique limite forme avec le méridien séculaire de l'ère chrétienne, ou de la Première Venue, un secteur systématique de 24° 51′ 43″ d'ouverture, ayant pour axe le Méridien de front anglais [Il renferme dans sa moitié occidentale : la Table horizontale de la Pyramide (voy. Fig. 12), que termine, au centre de l'Angleterre, la Chambre du Roi et la fin de l'échelle chronologique de la Pyramide, aux temps de la Seconde Venue].

Or, comme le montrent les nombres qui vont suivre, on retrouve mesuré ce même secteur, à l'extrémité orientale du champ historique où il a pour centre l'Eden, ou l'Axe du Nouvel Empire, par les dimensions, précédemment déterminées, de ce Nouvel Empire. Ainsi, deux secteurs égaux encadrent, en lui servant de bornes, tout l'espace de l'histoire ; et pour enlever toute espèce de doute sur la réalité intentionnelle de cette dispo-

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sition, ces deux secteurs sont reliés l'un à l'autre et forment système en ce qu'ils mesurent par leur intervalle à la surface de la Terre, une durée de 12 périodes historiques du système séculaire. En effet, le secteur occidental a pour longitudes de ses côtés et de son centre :

Méridien britannique limite . . . 10° 33′ 27″ de Westminst.
   »    de front anglais . . . .   1° 53′ 04″.
   »    séculre de l'ère chrétienne . 14° 18′ 16″.

Le Secteur oriental a semblablement pour longitudes de ses côtés et de son centre (voir §§ 49, 64) :

      | Pyramide . . . .       31° 15′ 22″ de Westminster.
Nil   | Axe Anglo-Egyptien .   31° 34′ 48″
      | Tel-el-Kebir . . . .   31° 54′ 15″

      |                          | 43° 29′
      | Longitudes régionales   | 41° 41′
Eden  |                          | 39° 12′
      | Longitude idéale .      42° 24′ 33″

Euphrate, Golfe Persique ; Point
limite, Détroit d'Ormuz . . . . 56° 34′.

Or, en 12 périodes historiques de 520,165 ans, le méridien séculaire parcourt en longitude un arc égal à

24″,1817 × 520,165 × 12 = 41° 55′ 41″,688 ;
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et en portant cet arc sur l'Equateur, à partir des côtés et du centre du secteur occidental, on obtient:

− 10° 33′ 27″ + 41° 55′ 42″ = 31° 22′ 15″
+  1° 53′ 04″ + 41° 55′ 42″ = 43° 48′ 46″
+ 14° 18′ 16″ + 41° 55′ 42″ = 56° 13′ 58″,

c'est-à-dire les longitudes des côtés et du centre du secteur oriental.

Il convient de remarquer en outre que la commune valeur des deux secteurs est en elle-même systématique. Leur ouverture de 24° 51′ 43″ mesure, en effet, l'espace parcouru par le système séculaire au cours des 7 périodes de 528 ans qui constituent la Grande semaine d'Alliance de Daniel et des Sept Eglises de l'Apocalypse; car on a:

24″,1817 × 528 × 7 = 24° 49′ 36″.

Quant à la position du point chronologique sur l'arc historique à l'époque finale où le méridien séculaire atteint le méridien britannique limite (JJ′, Fig. 7), et le parallèle historique mobile le parallèle de 30° (voy. Fig. 14) (à mi-distance, sur l'axe de la Terre, entre l'Equateur et le Pôle, voyez le § 71), elle constitue un trait de premier ordre non moins décisif que les précédents; car,

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à cette époque finale, le point chronologique atteint le parallèle de latitude zéro, c'est-à-dire l'Equateur, le méridien de ce point retournant alors au méridien ouralien, origine du Déluge (§ 33).

Voici, en effet, les latitudes du point chronologique à des dates remarquables de cette époque, dates dont on a donné, comme au § 71, les correspondantes, distantes de trois périodes historiques.

TABLEAU XXXIV.

Dates    | Latitudes du point   | Dates           | Signification.
         | chronologique.       | correspondantes.|
3701,26  | + 0° 53′ 17″         | 2140,765        | Passage du méridien séculaire
         |                      |                 |   au méridien britannique limite.
3740,155 | + 0° 9′ 33″          | 2179,66         | Entrée dans la Chambre du Roi.
3748,66  |   0° 0′ 0″           | 2188,165        | Passage du point chronolog. à l'Equateur.
3843,188 | − 1° 46′ 15″         | 2282,693        | Axe de la Chambre du Roi.

Il sera intéressant de rapprocher les nombres de ce tableau de ceux du Tableau XXVIII, pour en mieux marquer la signification.

Le fait général que nous avions annoncé au § 71 est celui-là même que nous venons d'énoncer et que ces tableaux définissent. Il consiste dans

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ce triple concours qui simultanément amène: le méridien séculaire à la limite du continent européen, limite qui est aussi celle de la résidence du dixième et dernier peuple chef de la Loi historique; le parallèle historique mobile au centre de gravité de l'hémisphère nord, et en même temps sur la Pyramide; enfin, le point chronologique de l'arc historique à l'Equateur, dans son retour vers l'Orient.

Cette coïncidence est le terme final d'un ensemble qui embrasse tout le monde postdiluvien, et qu'on peut résumer sur la Figure 14. Au Déluge, le méridien séculaire est sur la Pyramide, le parallèle mobile et le point chronologique de l'arc historique à l'Equateur KK1 (voy. plus loin §§ 89, 91). A la fin de l'histoire, le méridien séculaire a traversé l'Europe, et il atteint le méridien britannique limite; le parallèle mobile, qui d'abord s'était élevé jusqu'en σ, vient, en redescendant, reposer sur le parallèle du Centre de gravité de l'hémisphère et de la Pyramide; enfin, le point chronologique, parti de l'Equateur au Déluge, revient à cet Equateur KK1, après s'être élevé, et avoir rétrogradé lors de sa rencontre avec le secteur Anglo-Saxon.

Les nombres suivants, tirés des tableaux précédents, isolent le fait et le mettent en évidence:

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Dates.   | Dates           | Méridien séculaire        | Parallèle mobile | Point chronolog. | Evénements.
         | correspondantes.| Longitude de Westminster  | Latitude.        | Latitude.        |
3701,26  | 2140,765        | − 10° 33′ 27″             | 30° 31′ 58″      | 0° 53′ 17″       | Méridien séculaire au méridien britanniq. limite.
3732,41  | 2171,915        | − 10° 46′ 00″             | 30° 0′ 0″        | 0° 18′ 15″       | Parall. mobile au Centre de gravité de l'hémisphère et sur la Pyramide.
3748,66  | 2188,165        | − 10° 52′ 32″             | 29° 43′ 17″      | 0° 0′ 0″         | Retour du point chronologique à l'Equateur.

Par tous ses caractères, cette remarquable distribution géométrique et cinématique signale une époque finale de prise de possession de la Terre par l'homme, ou une limite de l'économie historique actuelle.

79. Il reste à mentionner, au sujet du système du secteur occidental, un fait dont l'importance réside en ce qu'il vérifie l'ère assignée par la Concordance à l'un des nombres fondamentaux de Daniel.

Le groupe des trois dernières Trompettes, ou des Trois Malheurs, dont on vient de s'occuper à l'occasion de ce secteur, se termine à la Seconde Venue; comme nous l'avons dit (§ 78), il y a parallélisme entre ce groupe et celui qui, formé,

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dans la période des sceaux, du groupe des trois derniers sceaux, se termine à la Première Venue.

Or, de ces deux groupes analogues et correspondants, le premier concerne la réaction contre le peuple élu, dans les temps de la Nouvelle Alliance; le second signale, dès son commencement (5e sceau), la persécution de ce peuple dans les temps de l'Ancienne Alliance. L'un et l'autre marque donc un terme ou stage dans l'accomplissement du nombre des Saints, et la correspondance qui les unit est nettement indiquée dans le passage de l'Apocalypse relatif au 5e sceau (Apoc. VI, 9-11).

Dans la Concordance (Concord., §§ 37, 39, 62), le parallélisme de ces deux termes de persécution a été mis en évidence par les nombres de Daniel; leurs représentants historiques sont Antiochus Epiphane et la Papauté; et on s'explique très bien ainsi pourquoi, dans Daniel, il est parlé de ces facteurs d'opposition différents en termes tout semblables (voy. Dan. VII, 8, 20, 21, 25; VIII, 9-12 (Antiochus); IX, 27; X, 31, 32, 36-39; et Concordance, §§ 92-95; §§ 101 (avec la Note), 102).

Or, nous avons vu (Prop. XXVII) la manière dont le second de ces facteurs, la Papauté (Thyatire et Sardes), se trouve signalé dans le système

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chronologique terrestre. Il reste à voir ce qui y désignera le premier (Antiochus). Son époque (Concordance, §§ 37, 39), origine des 2300 ans de Daniel, est − 168.

Nous résumerons d'ailleurs, au point de vue géodésique, le caractère de ce terme historique, en disant qu'il est en relation: 1° par le groupe des trois derniers Sceaux, avec le groupe des trois dernières Trompettes ou Malheurs, c'est-à-dire avec le système du secteur mobile occidental; 2° par le parallélisme de la persécution religieuse, avec Rome.

Ceci posé, on a la proposition suivante, dont l'énoncé suffit, après ce qui précède, à faire comprendre toute la signification:

PROPOSITION XXX.

Le centre de la base du secteur mobile occidental passe au parallèle de distance 666/1000 (parallèle de Rome) à la date − 168 (origine des 2300 ans de Daniel) du terme de persécution de l'Ancienne Alliance (Antiochus Epiphane).

Le parallèle de distance 0,666 a pour latitude 41° 45′ 33″.

Or, on trouve:

Arrivée du point central du secteur
au parallèle 41° 45′ 33″ . . . . . . . − 167,6;
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et on a
Antiochus . . . . . . . . . − 168;

ce qui démontre la proposition.

Le point C (Fig. 7) indique la position géographique mentionnée dans l'énoncé.

c). Relations entre les deux systèmes séculaire et de l'arc historique, et faits résultant de leur combinaison.

80. Jusqu'ici, si l'on excepte les remarques fondamentales que nous avons faites (§ 78) sur la correspondance des situations des deux systèmes à la limite de l'échelle chronologique, nous avons étudié ces systèmes d'une manière indépendante. Il nous faut maintenant nous assurer de plus près du caractère systématique de leur ensemble, et, de cet ordre nouveau, tirer des faits et des vérifications.

81. Le premier fait que nous avons à exposer concernant la liaison définie des deux systèmes est fondamental: il constitue une relation géométrique entre l'arc historique, celui du second système, et les deux points géographiques, Eden et Pyramide, qui, dans le système séculaire, marquent sur la Terre les ères de la Création et du Déluge (Prop. XIII).

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PROPOSITION XXXI.

Les deux points fondamentaux qui, dans le système séculaire, marquent géographiquement les ères des mondes anté et postdiluviens, sont l'Eden et la Pyramide. Or, ces deux points sont sur un même méridien du système de l'arc historique (c'est-à-dire sur un grand cercle perpendiculaire à cet arc; voy. Fig. 7, l'arc ϖ-Eden, qui joint la Pyramide à l'Eden).

L'Eden constituant une région d'une certaine étendue, et les données de la question admettant par conséquent une certaine latitude, on voit immédiatement (par un calcul approché, ou en traçant simplement sur la sphère, par la Pyramide, l'arc de cercle perpendiculaire à l'arc historique) que l'arc abaissé de la Pyramide sur l'arc historique va passer par la partie centrale de l'Eden (défini géographiquement § 49), et cela suffirait déjà pour établir notre proposition. Mais nous allons voir avec quelle précision satisfont d'ailleurs à la condition géométrique rigoureuse, les coordonnées théoriques déjà assignées à l'Eden et à la Pyramide par des propriétés antérieurement établies.

Nous avons trouvé (§ 49) pour les coordonnées de l'Eden, que nous désignerons par (E):

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     | Longitude . . . .       42° 24′ 33″
(E)  | Latitude (moyenne) .    38° 9′ 32″ = 666/1000.

La longitude est celle du méridien séculaire à l'époque − 4184 de la création de l'homme; la latitude est celle du parallèle 0,666, qui traverse aussi le Groupe apocalyptique de Patmos et des Villes. Ici, aussi bien que dans ce groupe, la latitude 666/1000 doit être regardée comme désignant une latitude moyenne; il s'ensuit également, par raison d'analogie et d'unité avec tout l'ensemble des propositions antérieures, qu'il convient, dans l'établissement d'une relation entre l'Eden et la Pyramide, de se servir de la latitude moyenne de celle-ci.

En désignant la Pyramide par (Π), on a:

     | Longitude . . . . .     31° 15′ 22″
(Π)  | Latitude (moyenne) . .  29° 53′ 59″.

Enfin, de même qu'à la position réelle (Π) de la Pyramide correspond la position réelle (E) de l'Eden, à la position idéale (ϖ) de la Pyramide (§ 32) sur l'axe du secteur idéal, correspond une position idéale (e) de l'Eden; l'arc de cercle (ϖ) (e) qui joint ces deux positions idéales n'est autre que l'arc réel (Π) (E) déplacé, autour de l'axe de la Terre, d'un angle égal à l'excentricité 48′ 35″

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de (Π) par rapport à (ϖ), les points (Π) (ϖ) ayant même latitude, et de même les points (E) (e). On aura les positions idéales (e) et (ϖ):

     | Longitude . . . . .     41° 35′ 58″
(e)  | Latitude (moyenne) .    38° 9′ 32″ = 666/1000.

     | Longitude . . . . .     30° 26′ 47″
(ϖ)  | Latitude (moyenne) .    29° 53′ 59″.

Or, nous allons voir que ces positions idéales vérifient en rigueur la relation géométrique de l'énoncé.

La proposition revient à démontrer que l'arc de cercle mené par le point (ϖ) perpendiculairement à l'arc historique, passe par le point (e); et le calcul peut se faire: soit en se donnant la longitude de (e) et en cherchant sa latitude; soit, inversement, en se donnant la latitude et cherchant la longitude. Or, on trouve:

TABLEAU XXXV.

Longit. donnée de (e) | Latitude calculée.        | Latitude théorique.
41° 35′ 58″           | 38° 10′ 6″ =              | 38° 9′ 32″ =
                       | 0,666.16 = 666/1000       | 0,666.00 = 666/1000

Latit. donnée de (e)  | Longitude calculée.       | Longitude théorique.
38° 9′ 32″ = 666/1000 | 41° 35′ 04″               | 41° 35′ 58″
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En repassant maintenant des positions idéales (ϖ) (e) aux positions réelles (Π) (E), par un déplacement angulaire égal à l'excentricité 48′ 35″ de la Pyramide, on trouve pour les positions, calculée et théorique, de l'Eden (E):

            CALCULÉE.              THÉORIQUE.
     | Longitude 42° 23′ 39″     42° 24′ 33″ (d'après le sys-
(E)  |                             tème séculaire et la
     |                             date de la Création).
     | Latitude 38° 10′ 6″ = 0°,666.16 = 666/1000   38° 9′ 32″ = 666/1000.

On constatera la manière remarquable dont se trouve ainsi vérifié, pour la latitude de l'Eden, ce nombre 666/1000, d'abord admis par simple induction et en partant d'une considération géométrique entièrement différente (§ 49). La considération du nombre 666 conduit d'ailleurs à signaler un autre fait encore, décisif non seulement en ce qu'il rend indubitable le caractère intentionnel de la distribution géographique dont s'occupe notre proposition, mais encore parce qu'il justifie la forme 6 × 6 × 6 sous laquelle nous avons trouvé tout d'abord ce nombre exprimé dans la Pyramide (Concordance, § 85).

Ce fait, c'est que l'arc (ϖ) (e) ou (Π) (E) entre la Pyramide et l'Eden est égal, en millièmes du rayon, à 6 × 6 × 6.

On trouve en effet:

p. 308

Arc (ϖ) (e) calculé (voy. Tabl. XXXV):

D'après longitude donnée de (e) . 12° 23′ 01″ = 0,216.13 = (6 × 6 × 6)/1000
D'après latitude donnée de (e) .  12° 22′ 44″ = 0,216.05 = (6 × 6 × 6)/1000
Arc (Π) (E), calculé par
  coordonnées (Π) (E)             12° 22′ 40″ = 0,216.03 = (6 × 6 × 6)/1000

En s'appuyant sur la propriété précédente, on peut enfin calculer les coordonnées de l'Eden par la condition que la distance (ϖ) (e) sur l'arc perpendiculaire à l'arc historique mené par (ϖ) soit égale à 0,216 = (6 × 6 × 6)/1000, et comparer ces coordonnées de l'Eden (E) à celles qu'avaient fournies, dans le système séculaire (§ 49), la date de la Création et le parallèle de confusion 666/1000. On trouve:

TABLEAU XXXVI.

                   | Par la condition               | Par la date de la Création
Coordonnées de(E). | (Π)(E) = (ϖ)(e) = (6×6×6)/1000  | − 4184 et le parallèle 666/1000
Longitude .        | 42° 24′ 05″                    | 42° 24′ 33″
Latitude .         | 38° 9′ 50″   0,666.0855         | 38° 9′ 32″ = 0,666
                   |            = 666/1000           |            = 666/1000

La combinaison précédente des nombre 666 et 6 × 6 × 6, combinaison qui justifie l'usage fait antérieurement de cette double forme dans notre interprétation de la Bible et de la Pyramide, est

p. 309

de nature à dissiper toute espèce de doute, s'il en pouvait encore rester. On ne saurait, en effet, attribuer au hasard une disposition géométrique telle que celle-ci: on a d'abord vu (Prop. III (A) (B)) la Pyramide, située sur l'axe du secteur historique, être placée à latitude telle que l'arc qui la joint au pied du méridien de longitude = 1 est incliné sur l'Equateur de l'angle de pente des faces de cette Pyramide; que l'arc symétrique qui détermine, par son pied sur l'Equateur, un méridien de longitude 1 à partir du côté oriental du secteur, mesure, à l'intersection de ce méridien et de l'arc historique, l'inclinaison des passages intérieurs. Or, cette latitude est telle aussi que l'arc (6 × 6 × 6)/1000, mené par la Pyramide perpendiculairement à l'arc historique, va se terminer sur le parallèle de latitude = 666/1000, et y marque un point (l'Eden) antérieurement déterminé par la date biblique de la Création de l'homme et par la marche du méridien séculaire, conducteur du centre de civilisation (§ 49).

82. Tout cela constitue une relation purement géométrique entre les deux systèmes chronologiques.

Le second fait que nous avons à mentionner a un caractère cinématique: il concerne les passages de ces systèmes l'un sur l'autre.

p. 310

Le système séculaire est l'expression de la loi de la vie des nations considérées comme des organismes animaux; le système de l'arc historique est celui de l'histoire de l'Idée religieuse et du peuple élu qui en est le dépositaire. La rencontre ou fusion de ces deux systèmes doit caractériser l'esprit de confusion et d'union adultère des deux éléments inconciliables de l'Eglise et du Monde. D'autre part, toute notre interprétation antérieure, appuyée sur les nombres de Daniel, a montré que cette union adultère se consomme par les deux héritages successifs que fait la fausse Eglise, ou la Papauté, des puissances romaine et franke, du monde latin et du monde germain, du Sud et du Nord de l'arc historique, de Rome et de Francfort (§ 74).

Or, la Géodésie chronologique présente aussi, au cours de l'histoire, deux passages du point mobile de l'arc historique sur le méridien du système séculaire, l'un dans le mouvement de ce point de l'Orient vers l'Occident, l'autre dans son retour vers l'Orient. En effet, le méridien séculaire se trouve au méridien d'Egypte à l'époque du Déluge, et le point mobile seulement sur Jérusalem en −758; et en 622,6 le point mobile atteint le secteur Anglo-Saxon, tandis que le méridien séculaire est encore à environ 10° à l'Est

p. 311

de Westminster; ainsi, une première rencontre a lieu entre −758 et +622,6. Une seconde se produit ensuite dans le mouvement de retour, puisque, à la fin de l'échelle chronologique, on retrouve le point mobile en Orient, dans la région de l'Empire nouveau qui inaugure le Millénium, et qu'en même temps, le méridien séculaire traverse la Grande-Bretagne.

Or, ces deux passages correspondent exactement aux deux faits historiques que nous venons de rappeler; et comme pour rendre plus belle et plus frappante encore cette correspondance, le mouvement de retour du point mobile dont il s'agit ici est celui qu'on a vu embrasser dans son symbolisme, comme le système séculaire, l'étendue entière de l'échelle chronologique de la Pyramide; c'est-à-dire celui pour lequel la rétrogradation a lieu dès que le point mobile atteint le secteur Anglo-Saxon, ou, si l'on veut encore, pour lequel la réflexion du mouvement a lieu sur la face de droite du secteur Anglo-Saxon (voy. Système du secteur mobile occidental, § 78, rem. II).

Les deux faits historiques sont définis comme suit, savoir:

1° Etablissement de Rome, centre du monde latin, comme centre d'action du Faux Prophète et de l'Eglise adultère;

p. 312

Partage de l'Empire Frank au Traité de Verdun; ou le monde germain échu au Faux Prophète et à l'Eglise adultère.

La correspondance de ces deux faits et des deux passages est exprimée par les deux propositions suivantes.

83. ETABLISSEMENT DE ROME COMME CENTRE D'ACTION DE LA FAUSSE EGLISE.

PROPOSITION XXXII.

Le méridien de rencontre du système historique et du système séculaire, dans le mouvement commun de ces systèmes d'Orient en Occident, est le méridien de Rome.

La longitude commune aux deux systèmes à l'instant de la rencontre est égale à

12° 35′ 51″ de Westminster.

Si (Fig. 16) Kµ′ est l'Equateur et Kµ l'arc historique, incliné de i = 55° 6′ 21″ sur l'Equateur; que µ soit le point mobile de l'arc historique et ω sa distance à K; µ′ le pied du méridien séculaire et ω′ sa distance à K; on aura, en prenant pour ère l'ère

Fig. 16 (scan 00322, p. 312). Triangle représentant l'arc historique Kµ incliné de l'angle i sur l'Equateur Kµ′. Le sommet K est à droite; µ′ et µ à gauche (haut et bas). Les distances ω (sur l'arc historique) et ω′ (sur l'Equateur) sont marquées vers K, l'angle i au voisinage de K.
p. 313

chrétienne, et puisque µ est au méridien de Jérusalem en −758,

(1)  ω = 39° 52′ 11″ + (t + 758) 82″,231
       = 57° 11′ 02″ + 82″,231 t.

On aura aussi, puisque µ′ est au méridien de Westminster en +2129,56,

(2)  ω′ = 60° 53′ 34″ − (2129,56 − t) 24″,1817
        = 46° 35′ 18″ + 24″,1817t.

L'époque t de la rencontre (µ et µ′ étant alors sur le même méridien, comme le montre la figure), et les valeurs de ω et ω′ correspondantes, sont déterminées par la relation

(3)  tg ω′ = cos i tg ω.

ω0, ω′0 étant des valeurs approchées correspondantes au temps t0, on aura, en posant t = t0 + Δt,

(4) Δt ( 82″,231 cos i/cos² ω0 − 24″,1817/cos² ω′0 ) = 1296000″/2π (tg ω′0 − cos i tg ω0).

On trouve d'abord que t0 = 254 satisfait très approximativement à (3).

On a ensuite, par (4), Δt = +0,12689. On a donc t = 254,13; et (2) donne ω′ = 48° 17′ 43″: d'où, pour la longitude du méridien au moment de la rencontre,

60° 53′ 34″ − 48° 17′ 43″ = 12° 35′ 51″.
p. 314

Or, on a (1):

                         LONG.        LONG.
                      DE PARIS.  DE WESTMINSTER.
        ( Saint-Pierre  10° 6′ 21″   12° 34′ 04″
Rome   (
        ( Capitole      10° 8′ 52″   12° 36′ 35″ ;

ce qui démontre la proposition.

Remarque. — Si le lieu est remarquable et de choix significatif, l'époque 254,13 de la coïncidence l'est aussi. C'est, en effet, celle du dernier grand éclat romain, distant du dernier grand éclat Anglo-Saxon 2334,21 (passage du méridien séculaire au méridien occidental du secteur Anglo-Saxon; voy. ss″, Fig. 12) de quatre périodes historiques de 520,165 ans; (on a

2334,21 − 4 × 520,165 = 253,55) ;

et distant de trois de ces périodes du pied 1813,7 du Grand Degré, (car

1813,7 − 3 × 520,165 = 253,205).

Cette circonstance qui établit un rapprochement expressif entre la puissance temporelle de British-Israël et celle de la Papauté, vérifie les prévisions de la Concordance sur la participation de l'une et de l'autre de ces puissances à l'œuvre

(1) Connaissance des Temps.

p. 315

de confusion qui doit caractériser la « Grande Babylone » des derniers temps (Concordance, § 128).

On remarquera aussi que la date 254,13 est distante d'une base 81,2 de secteur historique Anglo-Saxon, du passage sur Rome du point chronologique entraîné (Prop. XXVII), au centre de la période de Thyatire et à l'une des époques fondamentales de Daniel. (On a

254,13 + 81,2 = 335,33;

voir les nombres de la Prop. XXVII).

84. PARTAGE DE L'EMPIRE FRANK AU TRAITÉ DE VERDUN.

PROPOSITION XXXIII.

Le méridien de rencontre des deux systèmes, dans le mouvement de retour du point historique vers l'Orient, est l'axe du secteur que forment le méridien de Francfort et la position du méridien historique mobile de 843 (Traité de Verdun).

Rien ne pouvait certainement mieux désigner le partage de l'Empire Frank au Traité de Verdun que l'axe du secteur des méridiens de Francfort et du Traité de Verdun.

Or, on a:

p. 316
                                      LONG. (DE WESTMINSTER).
Méridien de Francfort (Conn. des Temps)   8° 48′ 43″
Méridien du Traité de Verdun  . . .       8° 17′ 56″
Axe du secteur  . . . . . . . .           8° 33′ 19″; )
                                                       )
et on trouve (1)                                       )
                                                       )
Méridien de rencontre . . . . . .         8° 34′ 46″; )

ce qui, dans l'espèce de la question, démontre la proposition. La différence 1′ 27″ équivaut, à la latitude de la région, à une distance de 1K,7 environ.

On vérifie ce même fait par les dates; on a:

Méridien du Traité de Verdun   843
                                    ) (centre de la période
Méridien de Francfort. . .     860 )    de Sardes).
                                    )
Méridien de rencontre . . .    852,27
Or, on a aussi  (843 + 860)/2 = 851,50.

Observation. — Il convient de rapprocher des deux dernières Propositions XXXII et XXXIII, les Propositions X et XXVII. Leur ensemble constitue la démonstration décisive du point le

(1) En se reportant aux calculs du § 83 et aux notations employées, on aura ici

ω = 71° 24′ 21″ − (t − 622,6) 82″,231
ω′ = 50° 46′ 14″ + (t − 622,6) 24″,1817,

avec tg ω′ = cos i tg ω qui donnera t, et par suite la longitude de la rencontre. On a pour valeur approchée t0 = 851. On trouve ensuite, pour correction, Δt = 1,27 ; d'où t = 852,27.

p. 317

plus important peut-être, par ses conséquences, de l'interprétation de l'Ecriture; l'irréfutable démonstration par preuves externes de la fausseté du système papal catholique romain, et de l'apostasie de son Eglise. C'est l'entière confirmation de nos nombres 325, 330, 843 de Daniel (Concordance, § 39), comme aussi de 332, 860, propres aux phases de l'Eglise dans l'Apocalypse (Concordance, § 119).

(La date 335 (voy. fin de la Prop. XXXII) du passage au méridien de Rome se trouve elle-même justifiée. Car, de même que 843, { 851,5 / 852,27 } 860 forment système dans la période de Sardes; 325, 330, 335 forment système dans celle de Thyatire).

Les deux passages des systèmes l'un sur l'autre, et leurs passages sur les lieux, écrivent donc les temps et les lieux de telle sorte qu'il ne peut plus rester de doute quant à la signification de ceux-ci, telle qu'elle avait été assignée antérieurement, indépendamment de toute considération géographique. Tant qu'on n'avait à rapprocher que des dates et des textes, on pouvait, quelque forts qu'ils fussent, tenter quelque échappatoire; mais que dire si les lieux géographiques,… si Rome est, par ces nombres et ces textes, traduits en mesures terrestres, montrée ainsi du doigt sur la carte?

p. 318

85. Détermination théorique de la situation géographique de la colline de Tara (Irlande).

D'après des traditions, et même d'après des documents historiques (1), le prophète Jérémie, après la prise de Jérusalem par Nebucadnetzar, et le roi Sédécias étant emmené captif à Babylone, aurait passé en Irlande, grâce aux relations maritimes de la Tribu de Dan avec les Iles Britanniques, transportant avec lui, comme témoins survivants à la destruction d'Israël et de Juda, des reliques caractéristiques de leur histoire et de leur culte.

Parmi celles-ci se seraient trouvées l'Arche d'Alliance, et cette Pierre de Jacob (Jacob's Pillow), qui aujourd'hui à Westminster, après avoir passé par l'Ecosse en venant d'Irlande, sert dans le couronnement des Rois d'Angleterre (2).

Comme le fait voir notre Appendice II, cette pierre mesure par ses dimensions la base de la Pyramide évaluée en coudées, savoir le nombre 4 × 365,25 = 1461, et ce nombre est aussi, d'après ce que nous avons rappelé au § 9 et vu au § 77, la mesure de la distance, prise sur l'arc histori-

(1) Voyez Glover, England the remnant of Judah,… A Hebrew episode in British history, 2e Edit., London, 1881.

(2) Times de 1838.

p. 319

que, entre le Temple de Jérusalem et l'axe géographique de l'Heptarchie (côté occidental du secteur Anglo-Saxon, § 77).

La lignée royale de Juda se serait continuée dans la succession des Rois d'Angleterre par une des filles de Sédécias ; comme le dit le passage XLIII, 6, du livre de Jérémie, les filles du roi faisaient partie de la troupe des Juifs qui, après la perte de Jérusalem, cherchèrent refuge en Egypte, et le prophète lui-même fut contraint de prendre part à cet exode. Or, les traditions irlandaises mentionnent le nom de Jérémie, et celui d'une princesse (la fille de Sédécias ?) ; ils auraient été conduits en Irlande par les navires de Dan. A Tara se forma une école de prophètes dont le souvenir a subsisté dans ces mêmes traditions, et c'est là-même qu'encore aujourd'hui existeraient, dans le sarcophage souterrain du Mergesch, les restes précieux sauvés par Jérémie du désastre de la captivité (1). On conçoit donc

(1) La Pierre de Jacob existe à Westminster. Quant à l'Arche d'Alliance, qui se trouverait donc conservée dans le Mergesch, on peut citer comme une indication digne d'attention l'existence, au bas de la colline de Tara, de la petite localité d'Arklow. Quelques tentatives ont été faites pour la mise à exécution de fouilles et l'exploration méthodique de la colline ; mais jusqu'ici leurs promoteurs n'ont pu obtenir du Gouvernement l'autorisation nécessaire à l'exécution de ce projet. [Aujourd'hui (1925), pour l'Arche et les Tables de la Loi un ordre de faits, autrement positif par son actualité, se révélerait. Ces faits concernent l'Ethiopie.]

p. 320

l'immense intérêt que présente, au point de vue de l'accomplissement prophétique de l'histoire, ce point géographique ; c'est lui qui doit servir de jalon caractéristique et de témoin à la marche cachée de la lignée royale de Juda, lignée destinée à ne jamais être interrompue, conformément à la prophétie de Jacob (Gen., XLIX, 10), jusqu'à l'arrivée du Prince de la Paix, celui à qui appartient l'Assemblée des peuples ; c'est par le lien historique aussi dont il est la preuve que, lors de l'arrivée des Dix Tribus dans la Grande-Bretagne, Israël et Juda se seraient trouvés de fait unis dans la continuation d'une même mission, et qu'ainsi les deux Témoins (1) auraient de nouveau coexisté pour prophétiser au monde. Enfin, c'est ce point perdu sur la côte d'Irlande qui, en quelque sorte dépositaire de la royauté de droit divin du peuple élu, serait, dans l'ordonnance prophétique, comme l'antagoniste de la puissance, prétendue de droit divin, qu'a usurpée, en s'établissant dans le centre même du continent européen, la Fausse Église et son roi Faux Prophète.

Or, nous allons voir qu'effectivement Tara réalise, par sa position géographique, tous les

(1) Dans la Transfiguration (Math. XVII, 1-4), Moïse et Élie désignent assez ces deux Témoins.

p. 321

traits figuratifs des données précédentes, et cela de manière à vérifier non seulement la rigoureuse exactitude de la Chronologie biblique, du symbolisme de la Pyramide et du système géodésique, mais aussi le bien fondé des traditions historiques relatives à ce lieu, et qui ont subsisté jusqu'à nous.

Nous avons à considérer successivement : α) des relations purement géométriques ; β) des relations chronologiques, qui définissent la position de Tara dans le système géodésique.

α) RELATIONS GÉOMÉTRIQUES.

Latitude. Nous avons déjà vu (§ 58, à la fin) que la latitude de Tara est déterminée par les intersections du cercle historique avec les méridiens anglais et irlandais DC, LN (Fig. 12). Rappelons ici les nombres trouvés alors. On a :

Latitude de l'intersection avec LN = 52° 40′ 59″  )
       »          »          DC = 52° 44′ 39″     )
       »     de Tara (parallèle central) = 52° 42′ 44″  )

Longitude. De même que l'emplacement de la colline est ainsi limité en latitude par deux parallèles déterminés, très voisins l'un de l'autre, de même il l'est en longitude, de la manière que l'on va voir, par le moyen de deux méridiens voisins,

p. 322

qui sont l'axe du secteur des temps de la Pyramide (§ 66) et le méridien de la Pyramide.

Ces méridiens ont pour longitudes:

      Méridiens.          |  Long. (de Westminster).
Axe du secteur des Temps  .  |    31° 10′ 33″
Pyramide . . . . . . .       |    31° 15′ 22″.

Ce qui relie la position de Tara au système de ces méridiens, c'est un arc de longitude dépendant: 1° de la base du secteur Anglo-Saxon; 2° de cette même distance de 1461 coudées, périmètre de la Pyramide (portée sur l'arc historique, elle deviendra, à raison de la valeur 100 000 p. pyr. de l'unité chronologique, 1461 × 100 000 p. pyr.), qui relie, sur l'arc historique, Jérusalem à l'axe de l'Heptarchie, côté occidental du secteur Anglo-Saxon. L'arc correspondant, ou arc périmètre de la Pyramide, est égal à:

82″,231 × 1461 = 33° 22′ 19″.

La base du secteur Anglo-Saxon est égale à:

82″,231 × 81,2 = 1° 51′ 17″.

Cet arc périmètre de la Pyramide (qui relie Jérusalem à l'axe de l'Heptarchie) et la base du

p. 323

secteur Anglo-Saxon sont, disons-nous, les éléments qui, par Tara, établissent le lien entre l'antique Israël du monde prophétique et l'Israël Anglo-Saxon.

Si, sur l'arc historique, tant à partir de l'Axe du secteur des temps que du Méridien de la Pyramide, on porte vers l'Orient la base du secteur Anglo-Saxon, puis, vers l'Occident, l'arc périmètre de la Pyramide, les deux extrémités occidentales ainsi obtenues déterminent deux méridiens qui limitent Tara.

Les parties de l'arc historique comprises entre l'origine de cet arc historique sur l'Equateur et les deux méridiens mentionnés par l'énoncé (Méridien de la Pyramide et Axe du secteur des temps), sont égales à:

44° 50′ 33″ pour la Pyramide,
44° 56′ 10″ pour l'Axe du secteur.

En retranchant de ces arcs, d'après l'énoncé, la base 1° 51′ 17″ du secteur Anglo-Saxon, et ajoutant l'arc périmètre 33° 22′ 19″, ils deviennent respectivement:

(Pyramide)    76° 21′ 35″
(Secteur)     76° 27′ 12″,

et leurs extrémités occidentales ont respectivement pour longitudes :

p. 324
( −6° 07′ 14″ (Ouest de Westminster)
( −6° 16′ 03″     »            »

Or, la longitude de Tara (méridien central) est

−6° 18′ 15″ de Greenwich;

c'est-à-dire

−6° 10′ 46″ de Westminster.

La comparaison avec les nombres précédents démontre la proposition.

Ainsi, deux méridiens et deux parallèles théoriques dessinent les limites de Tara par un petit quadrilatère (voy. Fig. 12), de position entièrement déterminée à la surface de la Terre; les côtés de ce quadrilatère ont pour longueur: de l'Ouest à l'Est 8′ 49″ d'arc de parallèle (soit 5′ 20″ d'arc de grand cercle); du Nord au Sud, 3′ 40″.

Il encadre la position centrale de Tara, mesurée directement sur la carte. Cette position est respectivement à 1′ 55″ et 1′ 45″ des côtés Nord et Sud; à 5′ 17″ et 3′ 32″ d'arc de parallèle (3′ 12″ et 2′ 8″ d'arc de grand cercle) des côtés Ouest et Est.

Ajoutons que si l'on cherche, d'après cela, l'époque à laquelle le méridien séculaire atteint Tara, on découvre précisément la phase d'organisation (phase du mouvement religieux, Concordance, §§ 8, 10) qui est distante de deux

p. 325

périodes historiques de la phase d'organisation de la période de British-Israël comme peuple-chef (l'Antichambre kf, Fig. 12).

Déjà, nous avions observé (§ 55) que le méridien britannique limite JJ′ coïncide avec une époque d'Apogée. Il suit de tout cela que l'on retrouve jalonnées, dans l'économie nouvelle qui continue l'échelle chronologique de la Pyramide, les époques caractéristiques de la Loi de la vie des peuples; ce qui prouve bien que cette Loi ne cessera pas d'avoir son cours (voy. Concordance, § 50). Voici, d'ailleurs, un trait qui montre avec quelle précision, et de quelle manière intime, cette partie nouvelle de l'histoire se rattache à celle qui la précède. Ce trait consiste en ce que les deux méridiens limites de la position de Tara que nous venons de déterminer théoriquement, encadrent exactement, à deux périodes historiques de distance, la seconde moitié de cette Pierre de granit de l'Antichambre (phase d'organisation) dont le centre 1999,825 est l'an chronologique 2000 ; ce centre, nous l'avons vu dans la Concordance (§ 74), est à huit périodes de distance de la date de construction de la Pyramide (1); et l'arête de la Pierre, 1999,825 +

(1) On a : centre la Pierre, 1999,825 ; 520,165 × 8 = 4161,320; centre de la construction de la Pyramide, { −2170 / −2173 } +10 = { −2160 / −2163 }. Or, 1999,825 − 4161,320 = −2161,495.

p. 326

23,601 = 2023,426 (ibid. § 74), marque la fin du Témoignage d'Israël et de Juda.

  Passages du méridien séculaire        |  Dates
Au méridien théorique oriental de Tara  .  |  3040,76
Au méridien observé de Tara . . . . .      |  3049,46
Au méridien théorique occidental de Tara   |  3062,71

Or, on a:

3040,76 − 2 × 520,165 = 2000,43
3062,71 − 2 × 520,165 = 2022,38 ;

et:

Centre de la Pierre = 1999,825
Arête de la Pierre  = 2023,426.

On voit aussi par là que le méridien séculaire atteint Tara dix périodes historiques après la construction de la Pyramide.

2° Le fait suivant rend encore plus indubitable le caractère intentionnel de cette distribution géométrique, et l'emploi systématique de l'arc périmètre de la Pyramide.

L'axe du secteur historique (EF, Fig. 7) et le méridien britannique limite (JJ′, Fig. 7 et 12) interceptent sur l'arc historique l'arc périmètre de la Pyramide.

p. 327

Nous avons défini, au § 54, le méridien britannique limite, déterminé par le point le plus occidental de l'ensemble des Iles Britanniques; sa longitude par rapport à Westminster est égale à −10° 33′ 27″. Il faut prouver qu'en portant vers l'Occident sur l'arc historique, à partir de l'axe du secteur historique, l'arc périmètre 33° 22′ 19″, on arrive au méridien JJ′.

Or, on a:

Partie d'arc historique comprise
entre l'origine de cet arc et l'axe du
secteur historique (KE, Fig. 7) . . = 45° 46′ 36″ ;
Arc périmètre . . . . . . . . = 33° 22′ 19″
                          Somme  = 79° 08′ 55″ ;

et l'on a, d'autre part:

Partie d'arc historique comprise
entre l'origine (K, Fig. 7) et le méri-
dien JJ′ (Fig. 7 et 12) . . . . = 79° 08′ 01″ ;

ce qui démontre la proposition.

Inversement, si l'on veut faire la démonstration par le nombre de coudées contenues dans la base de la Pyramide (nombre égal à 1461, c'est-à-dire à 36524/25 = 1460,96), on prendra l'arc intercepté entre l'axe du secteur historique et le méridien limite JJ′, et, en le divisant par 82″,231, on devra

p. 328

retrouver ce nombre de coudées. Or, on trouve pour quotient

33° 21′ 25″ / 82″,231 = 1460,337.

β) RELATIONS CHRONOLOGIQUES.

Les relations géométriques que nous venons de découvrir ont montré que, dans l'écriture géodésique de la vie cachée du peuple élu, transporté de l'Orient jusqu'aux limites occidentales de l'Europe (1), trois méridiens fondamentaux de la région de la Pyramide servent d'origines, c'est-à-dire déterminent trois origines sur l'arc historique, par leurs intersections avec cet arc; ce sont, par ordre des longitudes croissantes:

                              LONGIT.
                       EST DE WESTMINSTER.
l'Axe du secteur historique    30° 26′ 47″
l'Axe du secteur des Temps
de la Pyramide  . . . .        31° 10′ 33″
le Méridien de la Pyra-
mide . . . . . . . . .         31° 15′ 22″.

(1) On peut remarquer que le méridien britannique limite est à l'Occident du continent européen tout entier ; et c'est ici sans doute le lieu de faire remarquer aussi la raison d'être de l'obliquité S.O.-N.E. du plan de front européen, repéré par l'arc Gibraltar-Cap Nord : ce plan de front est perpendiculaire à l'arc historique.

p. 329

La donnée fondamentale que doit enseigner le système géodésique, si Jérémie a réellement quitté la Palestine pour se transporter en Occident, après la destruction de Jérusalem et l'exil de Sédécias, c'est-à-dire −606 d'après la Chronologie littérale de la Bible (Concordance, § 12, Tabl. V), époque qui limite aussi la mission prophétique de Jérémie (Jér. I, 3), c'est cette date même de la captivité de Juda; et cela doit se faire par les mêmes moyens qui établissent les propriétés déjà démontrées 1° et 2°. Celles-ci dépendent des trois méridiens fondamentaux que nous venons de mentionner, et elles relient à l'histoire du passé: 1° la position géographique de Tara, où devait s'établir le Prophète; 2° par le méridien britannique limite JJ′, tout l'ensemble des Iles Britanniques, destinées à devenir un jour sur la Terre le centre d'action du peuple élu.

Or, on a le fait suivant: Si, à partir de la moyenne des origines déterminées par les trois méridiens sur l'arc historique, on porte sur cet arc, vers l'Orient, la base du secteur Anglo-Saxon (comparez à l'énoncé de α, 1°), le point auquel on arrive ainsi est la position du point chronologique mobile de l'arc historique au commencement de la Captivité.

p. 330

C'est ce que l'on démontre facilement au moyen des époques, déjà calculées, des passages du point chronologique aux trois méridiens. On a:

      Méridiens             |  Dates des Passages.
Pyramide . . . . . . . .    |    − 540,3
Axe du secteur des Temps .  |    − 536,2
Axe du secteur historique . |    − 499,4.

Le passage au point moyen est la moyenne −525,3 de ces trois dates. La base du secteur Anglo-Saxon a pour valeur chronologique 81,2. Or, on a

−525,3 − 81,2 = −606,5,

c'est-à-dire la date −606 de la Captivité. Et cela fait comprendre le grand sens qui s'attache, dans la Proposition α, 1°, à la mesure préalable d'une base de secteur vers l'Orient.

Mais il y a plus: nous allons faire voir que les trois nombres dont la moyenne reproduit ainsi la date capitale de la Captivité, reproduisent aussi, si on les prend séparément, les autres données de la Chronologie biblique relatives à ce même événement.

p. 331

Le livre de Jérémie, qui s'ouvre par l'indication résumée de la limite, −606, de la mission prophétique dont il traite (Jér. I, 3), se termine (Jér. LII, 28-31) par le tableau des phases chronologiques successives des faits (relatifs à la Captivité) qu'il vient de raconter.

Les années mentionnées à cet égard dans le livre de Jérémie sont les années 7, 18, 23 de Nebucadnetzar, et l'an 37 de la première Captivité (celle de Jehojachin). Ces années correspondent respectivement aux dates:

−617 (Captivité de Jehojachin)
−606 (Captivité de Sédécias)
−601
−580.

Nous venons de retrouver l'indication géodésique du deuxième de ces nombres, −606, c'est-à-dire de la date fondamentale de la Captivité de Juda, par la moyenne des trois passages −540,3; −536,2; −499,4 aux trois méridiens.

Or, les trois autres nombres sont reproduits, grâce à l'intervention de ces mêmes méridiens, par l'application répétée du même mode de construction géométrique; c'est-à-dire quand on porte sur l'arc historique, vers l'Orient, à partir de l'intersection de cet arc avec le méridien que l'on considère:

p. 332

Pour l'axe du secteur des Temps et l'axe du secteur historique, la base 81,2 du secteur Anglo-Saxon; pour le Méridien de la Pyramide, le Grand Degré de constitution 61 de la Pyramide, ces deux espaces étant d'ailleurs respectivement égaux, comme on l'a déjà dit § 61, à 4 fois et 3 fois le Petit Degré 20,3 de la Pyramide.

On a, en effet:

−536,2 − 81,2 (20,3 × 4) = −617,4
−540,3 − 61   (20,3 × 3) = −601,3
−499,4 − 81,2 (20,3 × 4) = −580,6 ;

et cette série n'est autre que la série des nombres de Jérémie −617, −601, −580.

De semblables vérifications chronologiques, en se présentant à la suite des vérifications d'ordre purement géométrique (α) que nous avions d'abord établies, sont faites pour enlever toute espèce de doute quant à l'admirable exactitude des nombres de la Bible, et en même temps quant à l'existence d'un système mathématique déterminé dont ces nombres font partie. Il nous reste, pour confirmer cette impression, à mentionner un dernier trait bien décisif; il concerne (voy. le commencement du § actuel) l'opposition entre le pouvoir du peuple élu, caché au monde et transmis par la mission du Prophète à Tara, et le pouvoir de la Fausse Eglise et du Faux Prophète,

p. 333

visible au monde et caractérisé à la surface de la Terre (§ 84, Prop. XXXIII) par les dates:

843 Méridien du Traité de Verdun;
860 Méridien de Francfort; centre de
       la période de Sardes;

dates dont la moyenne est celle de la rencontre des deux systèmes chronologiques, lors de la rétrogradation du second de ces systèmes vers l'Orient.

Nous remarquerons tout d'abord que, si nous considérons les nombres trouvés ci-dessus, −601 / −601,3 et −617 / −617,4 relatifs aux deux méridiens (de la Pyramide et du secteur des Temps) qui déterminent la position géographique de Tara (voy. plus haut α, 1°), et si nous leur appliquons le procédé géométrique, déjà mis alors en œuvre (α, 1°), qui consiste à porter sur l'arc historique l'arc périmètre de la Pyramide, chronologiquement égal à 1461 ans, nous retrouvons précisément les deux nombres de la Proposition XXXIII que nous venons de rappeler. On a, en effet, par les valeurs que viennent de nous donner la Chronologie de la Bible et la Géodésie chronologique,

( −617   +1461 = 844
( −617,4 +1461 = 843,6
( −601   +1461 = 860
( −601,3 +1461 = 859,7 ;
p. 334

c'est-à-dire les deux époques rappelées, 843 et 860.

Mais la dualité, et en même temps l'opposition des deux pouvoirs, l'un légitime et caché, l'autre usurpé et visible, est figurée d'une manière encore plus directe et plus frappante par le fait suivant:

Que l'on suive dans sa marche, et dans la suite de nos propositions, le point chronologique parti de Jérusalem en −758. Arrivé au côté oriental du secteur Anglo-Saxon, il se dédouble en deux autres: l'un, rétrogradant vers le méridien du Traité de Verdun et Francfort, va y marquer l'époque fatidique +843 de Daniel, à laquelle l'Europe est jetée dans les bras du Roi Faux Prophète; l'autre, continuant sa marche vers l'Occident, atteint à cette époque même [en 840 et 844, sur les deux méridiens limites de Tara déterminés plus haut (α)] le méridien de Tara, c'est-à-dire le refuge caché de la vraie lignée de droit divin.

Ce fait si parlant trouvera une confirmation nouvelle (voy. la fin du § 85bis) dans l'analyse que nous allons faire de la correspondance entre le diagramme de la Pyramide et la configuration géographique.

85bis. Digression sur la superposition géographique du diagramme de la Pyramide.

p. 335

Déjà, aux §§ 54-58, on a vu la manière dont le diagramme de la Pyramide vient, par sa Table horizontale superposée au parallèle de Westminster, et par la face du Grand Degré, ou par l'Axe de la Pyramide (LFG, Fig. 1) tangent à l'Angleterre, coïncider avec le tracé géographique et la position des lieux historiques. Ces premiers traits rendent vraisemblable, et même nécessaire, l'existence d'un tout systématique dont ils font partie. C'est ici le lieu de procéder à l'examen plus étendu de la correspondance, annoncée à la fin du § 58, et de considérer tout l'ensemble du diagramme. Après avoir établi, par les termes de premier ordre (Rem. a, b, c, d, e), la viabilité de la question, nous envisagerons (Rem. f et suiv.) des termes du second ordre, c'est-à-dire des faits plus détaillés.

a) Comme on l'a vu (§ 55), pour conserver leurs proportions aux largeurs et aux hauteurs du diagramme, largeurs et hauteurs qui deviennent ici des arcs de parallèle et de méridien, il faut prendre pour unité linéaire, représentative du pouce pyramidal, c'est-à-dire de l'unité chronologique de la Pyramide, l'arc du parallèle de Westminster, parcouru annuellement par le méridien séculaire. L'angle décrit par ce méridien étant de 24″,1817 par an, et la latitude moyenne de Westminster étant égale à 51° 24′ 20″,

p. 336

l'unité linéaire qu'on vient de définir, étant portée sur le méridien y mesure un angle égal à

24″,1817 cos 51° 24′ 20″ = 15″,0846 ;

c'est donc ce dernier angle qui représente, sur le méridien, le pouce pyramidal.

La hauteur de la Table horizontale au-dessus du plan de base de la Pyramide, est égale à 1722 pouces pyramidaux. Si h est, en pouces, la hauteur d'un point de la Pyramide au-dessus de ce même plan de base, la latitude φh qui lui correspond sur la Terre est égale à :

(1)  φh = 51° 24′ 20″ + (h − 1722) × 15″,0846.

b) Nous allons tout d'abord, au moyen de cette formule (1), établir que le sommet de la Pyramide est sur le cercle polaire arctique (c'est-à-dire à une distance du Pôle égale à l'obliquité de l'écliptique); que sa base s'appuie sur la région du parallèle de latitude 777 (cette dernière région est celle de la Mort rédemptrice du Sauveur et de la formation du Canon de la Nouvelle Alliance; §§ 69, 70, Tabl. XXIV); enfin, que la Chambre souterraine (symbole de la perdition) est au centre de la zône des deux parallèles 666.

L'obliquité de l'écliptique variant entre les limites 21° 59′ et 24° 36′, la latitude du cercle

p. 337

polaire varie dans le cours du temps entre 68° 1′ et 65° 24′.

D'un autre côté, on a:

                                            LATITUDES.
Parallèle de la fin du Canon (Prop. XXV) .  45°  0′  0″
Parallèle de latitude 777 . . . . . .       44° 31′ 08″
Parallèle de la Rédemption (+34); [centre
du Puits (Pyramide)] . . . . . .            44° 02′ 57″
Parallèle de l'ère chrétienne, ou du point
chronologique de l'arc historique à la Nais-
sance du Christ . . . . . . . . .           43° 34′ 33″
( Parallèle de distance 666 . . . . .       41° 45′ 33″
( Centre de la zône 666 . . . . . .         39° 57′ 32″
( Parallèle de latitude 666 . . . . .       38°  9′ 32″

Comparons maintenant à ce système de latitudes, celui que déterminent, par la formule (1), les dimensions de la Pyramide.

On a:

                              VALEURS DE h.
Sommet de la Pyramide .  h = 5813,01
Base de la Pyramide . .  h = 0
Chambre souterraine . .  h = −1024 (Plafond)
                             −1064 ) (Sol inachevé);
                             −1184 )

d'où l'on déduit, par la formule (1):

Latitude du sommet de
la Pyramide . . . .  = 68° 32′ 51″
Latitude de la Base . .  = 44° 11′ 24″
Latitude de la Chambre
souterraine . . . . .  = 40° 10′ 37″ (Plafond)
                          40° 00′ 34″ ) (Sol inachevé).
                          39° 30′ 25″ )
p. 338

Cette seconde série de nombres reproduit la première série, ce qui établit la proposition.

c) Portons maintenant sur le parallèle de la Base le côté de cette Base, égal à 9131 p. pyr. Le point milieu est sur le méridien de front anglais (tangent au Grand Degré et Axe central de la Pyramide; voy. les Fig. 1 et 12).

L'unité linéaire, qui mesure 15″,0846 sur le grand cercle méridien, sera représentée sur le parallèle de la Base, de latitude 44° 11′ 24″, par l'angle

15″,0846 / cos 44° 11′ 24″ = 21″,0376,

[valeur qui reproduit celle, 21″,1714 (§ 50), relative à la mesure du pouce de la Pyramide fictive de la Proposition XIV (A)].

Le côté de 9131 p. vaut, avec cette unité,

21″,0376 × 9131 = 53° 21′ 34″ ;

(la valeur théorique 21″,1714 donnerait 53° 41′ 56″).

Le demi côté vaut 26° 40′ 47″ (ou, par la valeur 21″,1714, 26° 50′ 58″).

Ce demi côté, porté en longitude à partir du méridien de front anglais, axe de la Pyramide, par longitude 1° 53′ 14″ de Westminster, conduit à la longitude

1° 53′ 14″ + 26° 40′ 47″ = 28° 34′ 01″
(1° 53′ 14″ + 26° 50′ 58″ = 28° 44′ 12″),
p. 339

c'est-à-dire au méridien de Philadelphie et de la tranche des passages méridiens de la Proposition XIV (A).

On a, en effet:

                                            LONGITUDES.
Côté gauche de la tranche des passages  . . 28° 38′ 11″
Philadelphie . . . . . . . . .              28° 41′ 03″
Côté droit de la tranche des passages . .   28° 52′ 51″

Cette circonstance rattache le tracé de la Pyramide indiqué dans les §§ 32,50, à celui que nous étudions ici; elle montre que le méridien séculaire atteint ce nouveau tracé à l'époque à laquelle, dans l'autre, par sa coïncidence avec le méridien des passages, il indiquait la construction de la Pyramide.

d) Voici encore, pour compléter cette énumération de traits de premier ordre, quelques faits démonstratifs.

Dans le tracé précédent, le sommet de la Pyramide, obtenu au moyen de l'unité réduite 15″,0846 (voy. a), se trouve sur le cercle polaire, par latitude 68° 32′ 51″, et sa base occupe la région du parallèle de latitude 777 et de l'ère chrétienne. Or, si l'on porte, à partir de ce sommet, la hauteur 5813,01 de la Pyramide mesurée par l'unité non réduite 24″, 1817, on trouve que la Base s'appuie alors sur la Pyramide réelle elle-même. On a en effet :

p. 340
24″,1817 × 5813,01 = 39° 2′ 48″
68° 32′ 51″ − 39° 2′ 48″ = 29° 30′ 03″ ,

et

Latitude moyenne de la Pyramide = 29° 53′ 59″.

En longitude, la demi-base 9131/2 = 4565,5, devra être ici portée sur le parallèle 29° 30′ 03″ de la Base, à partir du méridien de front anglais, et mesurée par l'unité réduite 24″,1817/cos 29° 30′ 03″ = 27″,7839.

Elle prend alors la valeur

27″,7839 × 9131/2 = 35° 14′ 07″ ;

et cet arc conduit à la longitude

1° 53′ 14″ + 35° 14′ 07″ = 37° 07′ 21″.

Ici, l'extrémité orientale de la Base fait retrouver l'intersection (Q, Fig. 7) du parallèle de la Pyramide et de l'arc historique, c'est-à-dire que la Base de la Pyramide va s'appuyer, vers l'Orient, à l'arc historique.

On a, en effet:

                              LATITUDE.      LONGITUDE.
Extrémité de la base .         29° 30′ 03″    37° 07′ 21″
Intersection de l'arc histo-
rique et du parallèle de la Py-
ramide . . . . . . .          29° 53′ 59″    37° 14′ 56″.
p. 341

Un autre fait remarquable enfin consiste en ce que si l'on place le sommet de la Pyramide au Pôle, la Base s'appuie sur le parallèle de distance 777, limite supérieure de la Ceinture d'or symbolique (§ 44). On a, en effet :

                                          LATITUDE.
                       ( Limite supérieure  51°  1′ 56″
Zône de distance 777/1000 (1) ( Centre . . .  50° 59′ 12″
                       ( Limite inférieure  50° 56′ 28″

24″,1817 × 5813,01 = 39° 2′ 48″

et

90° 0′ 0″ − 39° 2′ 48″ = 50° 57′ 12″.

Cela revient encore à dire que la distance angulaire entre le parallèle de la Pyramide et le parallèle supérieur de la Ceinture d'or, mesure la limite inférieure de l'Obliquité de l'Ecliptique.

e) Le fait suivant appartient au même système de tracé, et il est capital, tant parce qu'il rattache la Chronologie des premiers temps à la Chronologie postdiluvienne (celle dont s'occupe la Pyramide), que parce qu'il désigne, en une fois, par ses deux coordonnées, comme étant bien l'Eden, la région des sources de l'Euphrate et du Tigre

(1) C'est la zône dont les parallèles ont pour Sinus de leur latitude, en nombres entiers de millièmes, 777, les limites correspondant à 776,5 et 777,5.

p. 342

indiquée par la Bible. Ce fait consiste en ce qu'en prolongeant dans le passé, c'est-à-dire en dehors de la Pyramide, dans le diagramme géographique de celle-ci, son échelle chronologique, et en y mesurant l'espace qui sépare le Déluge de la Création, le point auquel on est ainsi conduit dans la superposition géographique est précisément la région édénique que nous venons de mentionner.

L'entrée de la Pyramide, origine de l'échelle chronologique, a pour côte au-dessus de la Base, 699 pouces, et sa distance au plan médian Est-Ouest de l'édifice est égale à 4006. Elle est donc déterminée par deux coordonnées : l'une, mesurée sur la base (ou sur le parallèle) et égale à

27″,7839 × 4006 = 30° 55′ 2″ ;

l'autre, mesurée sur l'axe vertical (ou sur le méridien) et égale à

24″,1817 × 699 = 4° 41′ 43″.

On a donc pour les coordonnées géographiques de l'Entrée :

Longitude  1° 53′ 14″ + 30° 55′ 2″ = 32° 48′ 16″
Latitude  29° 30′ 03″ + 4° 41′ 43″ = 34° 11′ 46″.

Cette Entrée marque d'ailleurs, sur l'échelle chronologique de la Pyramide, la date

p. 343

2528 (Déluge) + 124 (épaisseur du revêtement) = 2652.

Pour avoir le point qui, sur l'échelle, indique la Création (−4184), il faut prolonger cette échelle en dehors de la Pyramide d'une longueur égale à 4184−2652=1532. Les projections de cette longueur sur la base et sur l'axe vertical de la Pyramide sont égales à

1373,4 et 678,9 ;

elles sont donc équivalentes, dans le tracé géographique de la Pyramide, à :

27",7839 × 1373,4 = 10° 35' 58"
24",1817 ×  678,9 =  4° 33' 37".

Le point de ce tracé qui représente l'Eden a donc pour coordonnées :

Longitude   32° 48' 16" + 10° 35' 58" = 43° 24' 14"
Latitude    34° 11' 46" +  4° 33' 37" = 38° 45' 23".

Or, ce point n'indique autre chose que la région des sources du Tigre et de l'Euphrate, spécifiée par la Genèse et dont nous avons donné (§ 49) les coordonnées théoriques :

Longitude   42° 24' 33"
Latitude    38°  9' 32".

Cette identification de lieu, obtenue par la

p. 344

superposition géographique du diagramme même de la Pyramide, en se présentant ainsi après tout le reste, ne peut laisser subsister le moindre doute quant à l'exactitude de la situation attribuée à l'Eden, et elle confirme aussi par cela même la réalité des événements du récit de la Genèse.

f) Les traits généraux qu'on vient de définir établissent l'existence d'un lien systématique et intentionnel entre le dessin géométrique de la Pyramide et le réseau géographique de l'histoire.

Le tracé propre aux propriétés a, b, c, met particulièrement en évidence la mission du Peuple élu, puisque l'unité et l'origine employées y dépendent du parallèle de Londres, et que la Pyramide géographique s'appuie alors par l'extrémité de sa base au méridien de Philadelphie. Cette base elle-même repose sur la région du parallèle de latitude 777, c'est-à-dire sur la partie inférieure de la Ceinture d'or de Apoc. I, 13. La zone 666 a, au contraire, en son centre la Chambre souterraine, symbole de la perdition ; cette zone qui occupe le bassin de la Méditerranée est limitée à sa partie supérieure par Rome.

On voit par là combien est significative l'allusion de Zacharie (III, 1-9) à la Pyramide dans

p. 345

cette « Pierre » proposée à Jehosuah, ou au représentant de la Vraie Eglise (1), pierre unique sur laquelle il y a sept yeux (la prophétie des Sept Eglises) et dont l'Eternel lui-même dessine la gravure (Zach. III, 9).

Nous n'avons indiqué que des traits de premier ordre, sans nous arrêter à l'examen des petites différences, négligeables en première approximation ; mais pour montrer à quel point tout est déterminé dans ce dessin géographique et historique, nous passerons au moins en revue la signification des parties principales de la Pyramide au point de vue de l'histoire du peuple élu.

Si l'on remonte à partir de la Base, ces parties sont : (Fig. 1) la Base elle-même ; les points de niveau CN qui figurent, dans le symbolisme, la Loi et l'Evangile (Concord., § 126, Fig. V) ; l'Entrée A ; le passage horizontal OM ; la Table FK, qui suit le parallèle de Londres ; enfin, le passage de Davison, EI ; il conduit de la partie supérieure de la Grande Galerie OE, dans les Chambres de construction qui surmontent la Chambre du Roi.

Nous sommes partis plus haut, pour déterminer la position géographique de la Base, du parallèle moyen de Westminster, en coïncidence

(1) La Tiare (III, 5) est ici à rapprocher de la Couronne de Smyrne et Philadelphie (Apoc. II, 10 et III, 11).

p. 346

avec la Table FK. Il conviendra d'envisager aussi, dans un examen plus détaillé, les latitudes géographique et géocentrique de ce lieu.

g) En portant à partir de Westminster, sur le méridien, la hauteur 15",0846 × 1722 = 7° 12' 56" qui sépare la Table horizontale de la Pyramide de sa Base, on trouve pour la latitude de la Base :

Par la latitude géocen-
trique de Westminster   51° 18' 57" − 7° 12' 56" = 44° 06' 01"
Par la latitude moyenne  51° 24' 20" − 7° 12' 56" = 44° 11' 24"
Par la latitude géogra-
phique  . . . . . . . .  51° 29' 43" − 7° 12' 56" = 44° 16' 47".

Or, on a :

                              LATITUDE DU POINT CHRONOLOGIQUE.
Epoque de la Rédemption (+34)  . . .   44°  2' 57"
                         / 43° 34' 33" (ère chrétienne)
Epoque du milieu        {+45°  0'  0" (fin du Canon)
du Canon                 ──────────────────────────  = 44° 17' 16".
                                  2

L'époque à laquelle le point chronologique atteint la latitude 44° 06' 01" est +36,47, c'est-à-dire le milieu de la 7e année après le commencement (+30) de la mission du Sauveur. Le parallèle inférieur de la Base, 44° 06' 01", limite donc la soixante-dixième semaine de Daniel, comptée ici comme une semaine d'années ordinaires, au milieu de laquelle le Christ est retranché et confirme l'Alliance à plusieurs.

Il résulte de ces nombres que la Pyramide

p. 347

indique par les trois latitudes de sa Base la petite zône comprise entre la Mort rédemptrice — ou plus exactement entre la fin de la 70e semaine d'années, semaine dont cette Mort occupe le centre — et le centre de la période de formation du Canon.

h) On va voir maintenant que la fin de cette formation du Canon, c'est-à-dire le parallèle de 45° (Prop. XXV), est précisément marquée par le niveau CN (Fig. 1) de l'Evangile et de la Loi. Ce niveau a pour côte, au-dessus de la Base, 209,25 pouces, soit, en valeur angulaire,

15",0846 × 209,25 = 52' 36" ;

et il correspond bien au parallèle de latitude 45°, car on a :

/ 44° 06' 01" + 0° 52' 36" = 44° 58' 37"
{ 44° 11' 24" + 0° 52' 36" = 45° 04' 00"
\ 44° 16' 47" + 0° 52' 36" = 45° 09' 23".

Ce trait a la plus grande portée : il confirme l'existence de la période toute spéciale de la vie de l'Eglise que nous avions précédemment (§ 70) attribuée à la formation du Canon du Nouveau Testament, et qui clôt définitivement l'ensemble des Ecritures.

i) L'Entrée a pour côte au-dessus de la Base, 699, soit

p. 348
15",0846 × 699 = 2° 55' 44" ;

ce qui correspond aux parallèles :

/ 44° 06' 01" + 2° 55' 44" = 47° 01' 45"
{ 44° 11' 24" + 2° 55' 44" = 47° 07' 08"
\ 44° 16' 47" + 2° 55' 44" = 47° 12' 31".

Ces nombres sont remarquables :

1° En ce qu'ils comprennent précisément la hauteur de la Porte d'Entrée de la Pyramide ;

2° En ce que la valeur inférieure 47° 01' 45", celle du seuil, est la latitude du parallèle dont la circonférence mesure le périmètre de base de la Pyramide, évalué en mouvement du méridien séculaire.

1° En effet : la hauteur du passage d'Entrée, prise normalement à sa direction inclinée, est de 47,24 pouces. La projection de cette hauteur sur un plan vertical Est-Ouest est égale à 42,349. L'Entrée de la Pyramide embrasse donc, en latitude, une zône de 15",0846 × 42,349 = 10' 39", et cette zône est celle que comprennent aussi les parallèles 47° 01' 45" et 47° 12' 31", déterminés plus haut, puisque

47° 01' 45" + 10' 39" = 47° 12' 24".

2° Le côté de base de la Pyramide mesure, en mouvement séculaire, un arc égal à

p. 349
24",1817 × 9131 = 61° 20' 3",

soit un secteur historique ; et le périmètre, quatre secteurs, ou 61° 20' 3" × 4 = 245° 20' 12".

Or, le parallèle dont la circonférence mesure ce même périmètre, c'est-à-dire mesure l'arc de grand cercle 245° 20' 12", a pour latitude

47° 2' 23".

Il passe donc bien par le seuil d'Entrée de la Pyramide (47° 1' 45") ; des deux parts, on a, en minutes, 47° 2'.

L'époque à laquelle le point chronologique du système de l'arc historique atteint en latitude cette Entrée de la Pyramide n'est pas moins digne d'attention. Elle est distante en effet du Petit et du Grand Degré de constitution, qui jouent un rôle déterminant dans toute la Chronologie du peuple élu, respectivement de deux et de trois périodes historiques quinquaséculaires. Aux latitudes

47° 01' 45"
47° 07' 08"
47° 12' 31"

de l'Entrée correspondent, sur l'arc historique, à partir de son origine équatoriale, des arcs

p. 350
63°  8' 14"
63° 18' 09"
63° 28' 07".

L'arc qui, semblablement, correspond à la latitude de l'ère chrétienne (43° 34' 33"), vaut

57° 11' 2" ;

(l'arc égal à l'unité, 57° 17' 45", marque exactement le centre de la formation du Canon du Nouveau Testament). Les différences

63°  8' 14" − 57° 11' 2" = 5° 57' 12"
63° 18'  9" − 57° 11' 2" = 6°  7'  7"
63° 28'  7" − 57° 11' 2" = 6° 17'  5"

donnent ensuite pour les dates, correspondantes à l'Entrée :

 5° 57' 12"
───────────  = 260,6
 82",231

 6° 07' 07"
───────────  = 267,9
 82",231

 6° 17' 05"
───────────  = 275,1.
 82",231

Les faces verticales du Petit Degré et du Grand Degré occupent respectivement les durées :

1304,5 à 1324,8

et

1813,7 à 1849,7.
p. 351

Il nous suffira ici de comparer entre eux les centres 1314,6 et 1831,7 de ces faces des Degrés, et le centre de l'Entrée.

Or, on a :

1314,6 − 267,9 = 1046,7 = 2 × 523,3
1831,7 − 267,9 = 1563,8 = 3 × 521,3,

c'est-à-dire deux et trois fois la moyenne période quinquaséculaire

515,165 + 520,165 + 528
─────────────────────────  = 521,1.
            3

Il nous reste à montrer, en poursuivant l'examen des traits remarquables du diagramme en latitude, la manière dont sont mises en évidence les deux époques caractéristiques 325-330 et 843 de Daniel, propres à la lutte du peuple élu et de la Fausse Eglise, et la position géographique de Tara.

k) Le passage horizontal OM (Fig. 1) qui conduit à la Chambre de la Reine, fait connaître la première de ces époques. Il a pour côtes, au-dessus de la base de la Pyramide :

Sol  . . . . . .   882,6
Mi-hauteur  . . .  905,77
Plafond  . . . .   928,94 ;

et ces nombres déterminent les latitudes

p. 352
47° 47' 55"
47° 53' 44"
47° 59' 34".

Les arcs correspondants, comptés sur l'arc historique à partir de son origine équatoriale, sont égaux à :

64° 34' 41"
64° 45' 48"
64° 57' 01" ;

et le point chronologique atteint leurs extrémités en :

323,7
331,8
340,0 ;

ce qui justifie notre énoncé.

l) Les parties remarquables qui suivent, quand on s'élève dans le diagramme, sont la Table horizontale (sur le parallèle de Westminster, parallèle que le point chronologique atteint en 663,2 = 2 × 331,6, nombre double du nombre 331,8, correspondant au passage horizontal et que nous venons de déterminer), et le Passage de Davison (EI, Fig. 1). Ce passage surmonte la suite des Chambres portées par la Table horizontale, et la Chronologie de ces Chambres

p. 353

(voy. Concordance, §§ 18-23 et 50) concerne les limites de l'histoire, c'est-à-dire conduit jusqu'à l'avènement du Règne de Christ, à l'Entrée de la Chambre du Roi (R, Fig. 1).

L'Entrée (E, Fig. 1) du Passage de Davison a pour côtes au-dessus de la Table Horizontale :

Seuil  . . . . . . .   288,54
Mi-hauteur ou axe du passage  306,02
Voûte  . . . . . . .   323,50.

On a vu (Concordance, § 49) comment le seuil indique l'époque de la Seconde Venue. Les nombres précédents, si l'on part de la latitude moyenne de Westminster, 51° 24' 20", c'est-à-dire de celle de la Table horizontale, conduisent aux latitudes

52° 38' 45"
52° 41' 15"
52° 45' 39" ;

lesquelles reproduisent celles des parallèles (Fig. 12)

LN  52° 40' 59"
DC  52° 44' 39"

qu'on a vu (§ 58) encadrer en latitude la position de

Tara = 52° 42' 44".
p. 354

La superposition géographique du diagramme de la Pyramide fait ainsi connaître la latitude de Tara.

Le Passage de Davison a pour terme la Chambre de Davison [c'est (voy. Fig. 1) la plus basse des cinq Chambres qui surmontent la Chambre du Roi)]. Dans cette chambre, il n'existe d'autre plan de niveau que le plafond. Or, ce plan détermine la longitude de Tara.

Sa côte au-dessus de la Table horizontale est égale à 352 pouces, soit à 1° 28' 30", qui conduisent, à partir de cette Table, ou à partir de la latitude moyenne de Westminster, 51° 24' 20", à la latitude

52° 52' 50".

Cette dernière latitude correspond, sur l'arc historique, à la longitude

−6° 15' 42" de Westminster ;

et celle-ci est comprise dans les limites

−6° 07' 14"
−6° 16' 03"

assignées plus haut (§ 85) à la longitude

−6° 10' 46"

de Tara.

Enfin, la date à laquelle le point chronologique

p. 355

atteint, sur l'arc historique, cette longitude de Tara (−6° 15' 42"), est précisément la seconde date fondamentale de Daniel, +843 (voy. ci-dessus, Remarque i, p. 351) ; car à cette longitude correspond, sur l'arc historique, à partir de l'origine équatoriale de cet arc, un arc égal à

76° 27' 00" ;

l'arc analogue que limite l'ère chrétienne, est :

57° 11' 2" ;
76° 27' 0" − 57° 11' 2" = 19° 15' 58" ;

et

19° 15' 58"
───────────  = 843,45.
 82",231

m) Il résulte de l'ensemble des remarques précédentes (a à l) que le diagramme géographique dont la base repose sur le parallèle de la Pyramide (remarques d, e) met en évidence, en partant de l'Eden, les grands traits de l'histoire générale de l'humanité ; et que le tracé de ce même diagramme (Rem. a, b, c, i, k, l), appuyé sur Philadelphie, Westminster et Tara, concerne tout spécialement l'histoire de l'Israël Anglo-Saxon. Le second tracé est enclavé et comme dissimulé dans le premier, à la manière dont l'histoire d'Israël, tout en faisant partie intégrante de l'histoire du Monde, reste cependant, dans cette histoire, un élément caché.

p. 356

d) Chronologie du passé dans le système de l'arc historique. — Chronologie antédiluvienne.

86. Il nous reste, pour montrer l'accord complet du système de la Chronologie géodésique avec la Bible et la Pyramide, à nous occuper des données relatives au commencement de l'échelle chronologique.

Déjà, en ce qui concerne le premier système, ou système séculaire, nous avons vu que le méridien de ce système se trouve : à la date biblique −4184 de la Création de l'homme, sur l'Eden (aux sources de l'Euphrate et du Tigre), point dont les coordonnées ont été fixées comme suit :

Longitude   42° 24' 33" ;
Latitude    38°  9' 32".

au Déluge, ou au commencement du Monde postdiluvien, sur la Pyramide ; ces deux points géographiques, l'Eden et la Pyramide, délimitant ainsi, comme des jalons, les deux grandes subdivisions de l'histoire de l'humanité.

Mais, en ce qui concerne le second système, celui de l'arc historique, nous n'avons pas remonté dans le passé au-delà de la date −758 de la Dispersion des Tribus, date à laquelle le point mobile se trouvait sur Jérusalem.

p. 357

Or, nous avons à faire voir que la Chronologie des temps antérieurs n'est pas écrite d'une manière moins nette dans le second système que dans le premier, pour l'observateur qui se déplace, sur l'arc historique, de Jérusalem vers l'Equateur ; que dans cette région du cercle encore, il existe un plein accord entre la Bible, la Pyramide et les données de la Physique terrestre ; et qu'on y voit même explicitement reproduite, à l'égard du Déluge, l'idée de discontinuité, inséparable de la notion d'un semblable cataclysme tellurique. C'est ce que nous allons établir dans les propositions qui suivent ; nous y passerons successivement en revue les époques fondamentales du Sinaï (Loi), de la Construction de la Pyramide, du Déluge et de la Création de l'homme.

Le Sinaï (la Loi).

PROPOSITION XXXIV.

87. Le point chronologique se trouve à l'époque du « Sinaï » sur l'axe du secteur que forment le Méridien du pied de l'arc historique et le Méridien du Sinaï.

p. 358
Fig. 17 (scan 00368, p. 358). Quart de sphère. P, le Pôle, au sommet ; arc OJK descendant en oblique (l'arc historique), avec K à l'origine sur l'Equateur (segment Kxs en bas), J (Jérusalem) et S (le Sinaï) marqués sur l'arc, et X plus bas. Le secteur sPK est délimité ; Px en est l'axe.

OJK (Fig. 17) étant l'arc historique ; K, son origine sur l'Equateur Kxs ; J, Jérusalem ; S, le Sinaï ; sPK, le secteur dont il s'agit dans l'énoncé (P étant le Pôle), et Px, l'axe de ce secteur ; la proposition signifie qu'à l'époque de la promulgation de la Loi, le point chronologique se trouvait en X.

Le massif du Sinaï ne peut être défini ici que par son point central, le Djebel Musa (Monastère de Ste-Catherine), point qui a pour longitude 33° 59' 4" de Greenwich (1), ou 34° 6' 33" de Westminster.

On a :

                               LONGITUDES
                            (DE WESTMINSTER).
Méridien PK  . . . .   60° 53' 34"
   »      Ps  . . . .   34°  6' 33"
Axe Px du secteur . .  47° 30'  3".

On déduit de là

Kx = ½ Ks = 13° 23' 31"

et

KX = 22° 35' 47" ;

(1) Carte de Wilson et Palmer (dans Baedeker, Lower Egypt, 1895 ; p. 256).

p. 359

d'où, pour l'arc JX, compris entre Jérusalem et l'axe du secteur

JX = KJ − KX = 39° 52' 11" − 22° 35' 47" = 17° 16' 24".

Le temps mis par le point chronologique à parcourir l'arc XJ est égal au quotient de 17° 16' 24" par la vitesse angulaire annuelle 82",231, c'est-à-dire égal à

17° 16' 24"
───────────  = 756,21.
 82",231

Comme le point chronologique se trouve en J (Jérusalem) en −758, il se trouvait donc en X en

−758 − 756,21 = −1514,21.

Or on a, pour la date du « Sinaï » :

Par les mesures de la Pyramide  \ −1512,5 (P. S.)
(Concordance, § 17)  . . . .    / −1515,7 (Fl. P.)
Par la Chronologie littérale de
la Bible  . . . . . . . . . .    −1516.

La comparaison de ces nombres avec celui que nous venons de calculer, établit la proposition.

Le nombre donné par la Bible, si bien d'accord avec celui de M. Flinders Petrie, est particulièrement remarquable en ce que, comme nous l'avons déjà fait remarquer, il est exactement le double du nombre −758, date de la Dispersion ; (voy.

p. 360

particulièrement à ce sujet notre Proposition XXIII). Si on calcule donc la position théorique de l'axe PXx du secteur par la condition que le point chronologique soit sur cet axe en 1516, Jérusalem se trouvant alors exactement au milieu de l'arc XO compris entre X et l'ère chrétienne O (voy. la Fig. 17), c'est-à-dire de manière à satisfaire à l'égalité

JX = 758 × 82",231 = 17° 18' 51",

on trouve :

Longitude de l'axe Px du secteur = 47° 31' 37",

au lieu de l'arc 47° 30' 3", calculé plus haut et qui dépendait de la valeur particulière de la longitude du Sinaï que nous avions dû adopter.

La différence 1' 34" équivaut, à la latitude de la région, à une distance de 2500 mètres.

88. Construction de la Pyramide.

L'époque de la construction de la Pyramide se trouve marquée par un trait vertical (V, Fig. 1) sur l'échelle chronologique de ce monument (Concord., § 15, 9°). Le calcul astronomique de cette époque par le passage méridien de l'étoile α Draconis (qui avait fourni à Herschel le nombre −2160) a conduit M. Piazzi Smyth à la date

p. 361

−2170 ; nous avons rapporté dans la Concordance (passage cité) la vérification qu'a donnée de ce dernier nombre, −2170, le trait vertical dont nous venons de parler, propre au passage descendant et unique dans toute l'étendue de ce passage ; vérification aussi remarquable par les circonstances qui l'ont entourée que par sa précision. Les mesures de M. Flinders Petrie conduisent à la Date −2173. La construction de la Pyramide ayant duré 20 ans, d'après Hérodote, la date centrale est donc

− 2170 \           − 2160 \
        } + 10 =          }
− 2173 /           − 2163 /

Or, cette même époque est marquée sur l'arc historique par un procédé d'autant plus expressif : 1° qu'il fait tout dépendre immédiatement des données géodésiques propres à la position géographique de la Pyramide ; 2° qu'il forme système avec les constructions géométriques analogues qui, plus haut déjà, ont reproduit les autres données fondamentales de ce monument [Prop. III (A) (B)]. KPωA (Fig. 18, p. 367) étant le secteur historique ; KA, l'Equateur ; P, le Pôle ; Pωm, l'axe du secteur historique ; ω, la position idéale de la Pyramide ; Π, sa position réelle ; si, par la Pyramide idéale ω (Fig. 18), on mène, comme dans la Proposition III, l'arc de

p. 362

cercle ωd qui coupe en d l'Equateur sous l'angle de pente 51°51'14" des faces de la Pyramide ; puis, qu'on revienne en longitude de dk = 48' 35", excentricité de la Pyramide réelle Π (de manière à attirer ainsi l'attention sur l'édifice réel, et à reproduire en Pdk le petit secteur PmM), le méridien kR qui coupe l'arc historique en R, marque sur cet arc, comme le fait le trait vertical sur l'échelle de la Pyramide, l'époque du monument. C'est ce qu'on peut mettre sous la forme suivante :

PROPOSITION XXXV.

La date de construction de la Pyramide est marquée, sur l'arc historique, par le méridien que l'on obtient en menant par la Position idéale de la Pyramide, jusqu'à l'Equateur, un cercle ayant sur l'Equateur la pente des faces de la Pyramide ; puis, en revenant, en longitude, d'un arc égal à l'excentricité de la Pyramide réelle.

Voici, en effet, le résultat du calcul, obtenu en employant successivement les latitudes géocentrique, moyenne et géographique de la Pyramide :

p. 363

TABLEAU XXXVII.

Par les latitudes | Valeurs de md. | Longitude de K, Est de Westminster. | Nombre chronologique de R.
─────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────
Géographique  . . | 26° 45' 17"    | 56° 23' 29"                          | − 2160,4
Moyenne  . . . .  | 26° 50' 51"    | 56° 29' 03"                          | − 2167,4
Géocentrique  . . | 26° 56' 27"    | 56° 34' 39"                          | − 2174,5

Les nombres de la dernière colonne de ce tableau, rapprochés des nombres cités plus haut,

− 2170 \   − 2160 \
        }          } , démontrent la proposition.
− 2173 /   − 2163 /

Ce résultat est particulièrement frappant quand on considère qu'il fait partie, comme nous le remarquions d'abord, d'un ensemble dont les autres termes ont déjà fourni chacun une vérification.

En joignant la position idéale de la Pyramide à l'extrémité de l'un ou de l'autre (Fig. 7) des arcs de longitude 1 comptés à partir des côtés du secteur historique, on obtient l'angle de pente des faces de la Pyramide, et on trace sur la Terre une Pyramide symbolique.

Le méridien de l'extrémité occidentale de la base de celle-ci avait fait connaître, par son intersection avec l'arc historique, l'inclinaison des passages intérieurs ; il ne restait plus qu'à considérer semblablement l'extrémité de droite, et il

p. 364

était probable qu'elle déterminerait à son tour, par son méridien, un élément fondamental de la Pyramide ; or, on voit que cela a lieu en effet, et que cet élément n'est autre que la date de construction du monument.

Le Déluge.

89. 1° Le Déluge est signalé dans la Pyramide par le commencement de l'échelle chronologique, qu'il s'agisse d'ailleurs de l'échelle des passages supérieurs, qui prend origine à l'intérieur du revêtement, ou de l'échelle inférieure (Concordance, § 122), qui commence à la surface de ce revêtement. Les zéros de ces deux échelles comprennent entre eux l'épaisseur du revêtement, soit, en années ou en pouces pyramidaux, 124,10 (valeur théorique = 124,58) (voir Concordance, §§ 119-124 et suiv.).

2° Dans la Bible, le Déluge est caractérisé chronologiquement par la phase d'un siècle (de l'an 500 à l'an 600 de la vie de Noé) qui s'étend de l'époque d'organisation à l'époque d'apogée de la période historique quinquaséculaire des Noachides ; cette phase, qui comprend la construction de l'Arche (celle-ci est construite, on le sait, d'après les mêmes unités que la Pyramide : Concordance, § 15, 8°), a pour époques limites : d'une

p. 365

part, la vocation de Noé et la naissance de Sem, Cham et Japhet, les pères du monde postdiluvien (Gen. V, 32 ; VI, 7, 8, 9, 10) ; d'une autre, l'accomplissement du Déluge annoncé, qui doit être une transformation de la surface terrestre et de la physique de la Terre (VI, 13 ; VII, 6 ; VIII, 13, 21, 22 ; IX, 11-17).

On a pour ces deux époques, dans la Bible :

         / Epoque initiale (vocation de Noé ;
         |  naissance de ses fils ; construction de
Déluge   {  l'Arche) . . . . . . . . . .  − 2628
         | Epoque finale (accomplissement) . . − 2528
         \

(voir, pour ce qui précède, Concordance, § 13).

3° En outre de ces observations générales sur le fait du Déluge dans la Pyramide et dans la Bible, nous rappellerons encore que, dans le système chronologique séculaire, c'est la Pyramide qui marque, comme ferait un jalon sur la route de ce système, l'ère du monde postdiluvien, et qu'il y aura dès lors un nouveau trait de concordance à relever si, dans le système de l'arc historique, c'est également la Pyramide qui sert à marquer cette origine.

90. La première proposition que nous avons à

p. 366

présenter se rapporte au 1° du § précédent ; elle a pour objet de faire voir que l'excentricité de la Pyramide en dehors de l'axe du secteur historique, excentricité égale à 48' 35" (voy. § 30), est calculée de manière à figurer le revêtement de la Pyramide, et à reproduire, en valeur chronologique, dans le système géodésique terrestre, l'épaisseur de ce revêtement (ou la distance entre les zéros des deux échelles de la Pyramide).

Cette proposition repose sur une observation déjà présentée dans la Proposition III (B), concernant la considération simultanée de deux secteurs, savoir : le secteur historique qui a sur son axe la position idéale de la Pyramide, et le secteur analogue à celui-là dont l'axe passe par la position excentrique, c'est-à-dire par la Pyramide réelle. Nous désignerons ce dernier secteur par le nom de secteur de la Pyramide.

PROPOSITION XXXVI.

Les côtés orientaux du secteur historique et du secteur de la Pyramide interceptent sur l'arc historique un arc chronologique égal à l'épaisseur du revêtement de la Pyramide.

KPWA (Fig. 18) étant le secteur historique ;

p. 367
Fig. 18 (scan 00377, p. 367). Diagramme sphérique en forme de triangle curviligne représentant un secteur de la sphère céleste. Sommet supérieur : P (le Pôle). Sommet inférieur gauche : A. Sommet inférieur droit (pointe basse du triangle) : K'. Arc extérieur gauche : de P à A. Arc extérieur droit : de P à D. Arc inférieur (l'Équateur, KA) : de A vers la droite, passant par les points m, M, puis k, d, jusqu'à K et D (très rapprochés, K à gauche, D à droite, légèrement plus haut, à l'endroit où l'arc inférieur rejoint l'arc extérieur droit). Un point W est situé sur l'arc extérieur gauche, entre P et A, à peu près au tiers de la hauteur. De W part une ligne courbe qui traverse l'intérieur de la figure en passant par R, puis par C (juste au-dessous et entre K et D), pour aboutir au sommet K' : c'est l'arc historique WKK'. Deux lignes quasi verticales partent de P vers la base, très rapprochées l'une de l'autre : l'une, en pointillé, passe par le point ϖ et aboutit à m ; l'autre, pleine, passe par le point π et aboutit à M. Une troisième ligne part de P, passe par R, et rejoint la base vers k/d.

KA, l'Equateur ; P, le Pôle ; Pm, l'axe du secteur historique ; ϖ, la position idéale de la Pyramide ; π, sa position réelle ; le secteur de la Pyramide est le secteur DPA, dont l'axe PπM passe par la Pyramide réelle π, excentrique par rapport à l'axe Pϖm. On a AM = MD ; KD = 2mM ; et la proposition consiste en ce que la portion KK' de l'arc historique WKK' (W = Westminster) interceptée entre les méridiens PK, PD, reproduit chronologiquement l'épaisseur du revêtement de la Pyramide.

On a :

Excentricité de π = mM = 48' 35" ;

d'où KD = 2mM = 1° 37' 10". On en déduit KK' = 2° 49' 46" ; et l'on a, pour valeur chronologique de KK' :

       2° 49' 46"
KK' = ───────────  = 123,871, soit 124 ans.
        82",231

Or, c'est précisément l'épaisseur du revêtement de la Pyramide, dont la valeur mesurée est 124,10 (Fl. P.).

p. 368

On peut donner d'après cela au petit secteur KPD, le nom de secteur de revêtement de la Pyramide.

91. Si l'arc KK' mesure l'épaisseur du revêtement de la Pyramide, revêtement auquel correspond ainsi sur la Terre le petit secteur de revêtement KPDK', il est naturel de penser que le point K' marquera sur l'arc historique l'époque extrême qui se rapporte à l'histoire du monde postdiluvien (histoire qui fait la matière historique de la Pyramide), c'est-à-dire l'époque initiale du Déluge (voy. § 89, 2°).

Or, c'est effectivement ce qui a lieu.

PROPOSITION XXXVII.

L'époque déterminée sur l'arc historique par le côté oriental du secteur de la Pyramide est l'époque initiale du Déluge (vocation de Noé, § 89, 2°).

C'est la date marquée par le point K' (Fig. 18). Le point chronologique se trouvait en K, origine de l'arc historique, en −2503,46. (La distance de K à Jérusalem est égale à 39° 52' 11", ou, en valeur chronologique, à 39° 52' 11" / 82",231 = 1745,46. Le point mobile se trouvant à Jérusalem en −758, il était

p. 369

donc en K en −758 − 1745,46 = −2503,46). Or, on a KK' = 123,871 (Prop. XXXVI). On a donc :

Date de K' = −2503,46 − 123,871 = −2627,331,

c'est-à-dire l'époque initiale −2628 (§ 89, 2°) ; ce qui démontre la proposition.

Si on porte maintenant, sur l'arc historique, l'arc

K'C = 100

qui sépare les deux époques initiale et finale du Déluge (§ 89, 2°),

C = −2527,331

reproduira la date −2528 de la Bible et celle de l'origine de l'échelle supérieure de la Pyramide ; sur la carte, C se confond avec l'origine K, car le petit secteur CPK a une ouverture de 18' 43" seulement. Inversement, si on prend le petit arc entre C et K égal à 24 (valeur entière de 23,871), soit

KC = 24,

ce qui donne pour C la date C = −2527,46, l'espace restant CK' vaut CK' = 99,871, ou les 100 ans compris entre les deux époques du Déluge.

Nous verrons à la suite de notre dernière proposition (Prop. XXXVIII) la raison d'être, très importante, de cette petite différence.

p. 370

Pour le moment, ce qu'il nous importe de remarquer, et nous pourrions difficilement insister trop sur ce point, c'est l'accord que la proposition précédente établit entre la Chronologie de la Bible et la Physique du globe.

Dès le commencement de cet ouvrage (§§ 16-21), nous avons rappelé que, d'après la théorie de la Physique terrestre, le Déluge est une dernière crise tellurique qui a donné au globe son relief actuel, en produisant, ou en parachevant, le grand soulèvement méridien Américain Asiatique-Australien ; et que le méridien ouralien, séparation entre l'Asie et l'Europe, indique dès lors, par un trait physique, la séparation entre les deux mondes anté et postdiluviens.

Nous avons ensuite trouvé (Prop. IV), par des déductions purement géométriques, que l'arc historique prend origine sur l'Equateur, précisément au pied de ce méridien ouralien, caractéristique du Déluge ; enfin, des faits chronologiques, entièrement indépendants de ceux de la Chronologie diluvienne, ont servi à établir la Cinématique du point mobile qui, en parcourant l'arc d'un mouvement uniforme, y inscrit le cours du temps.

Que le lecteur pèse bien tout cela, et qu'il apprécie ensuite la force de la vérification suivante :

p. 371

Le méridien chronologique se trouvait, à l'époque du Déluge donnée par la Bible et la Pyramide, au méridien ouralien de séparation entre l'Asie et l'Europe, c'est-à-dire à la séparation physique des deux mondes anté et postdiluviens.

Si ce grand fait est un dernier trait de lumière, c'est non seulement parce qu'il confirme d'une manière éclatante la concordance de tout l'ensemble de nos données, mais aussi parce qu'il apporte un argument décisif à la théorie physique qui y est impliquée.

La Création de l'Homme.

92. La date biblique de la Création est −4184, et 1656 ans s'écoulent entre la Création et le Déluge. La longitude de l'Eden, donnée par le système séculaire (§ 49), est :

Longitude 42° 24' 33" (de Westminster).

Or, de même que nous venons de prendre en considération le secteur qui a en son centre la Pyramide (secteur de la Pyramide), nous avons à considérer maintenant le secteur qui a en son centre l'Eden, et nous le désignerons par le nom de secteur de l'Eden. Nous aurons alors la proposition suivante :

p. 372

PROPOSITION XXXVIII.

Les côtés orientaux du secteur historique (celui qui a la Pyramide idéale en son centre) et du secteur de l'Eden, interceptent, sur l'arc historique, la durée qui s'écoule de la Création au Déluge.

Autrement dit encore : (Fig. 19) si le côté oriental PK du secteur idéal qui a en son centre la Pyramide idéale ϖ, marque, par le point origine K, le Déluge, le côté oriental PF du secteur APF qui a l'Eden E en son centre, marque la Création (au point H).

Fig. 19 (scan 00382, p. 372). Figure géométrique en forme d'éventail, faite d'arcs concentriques centrés au point A (à l'extrémité gauche de la base). Depuis A, ces arcs s'élèvent en se resserrant vers un sommet P, en haut de la figure. Un point W est marqué tout près de P, légèrement en dessous et à gauche, au croisement de l'arc extérieur (A-P) avec une autre ligne descendant vers la droite ; deux petits arcs fléchés, entre P et W, indiquent un angle. Une ligne verticale en pointillés descend de P et porte, dans l'ordre, les points E (le centre du secteur de l'Eden) puis ϖ (le centre de la Pyramide idéale), pour aboutir au point m, sur l'arc de base, presque sous A. Une autre ligne, partant de E, descend obliquement jusqu'au point e, situé sur l'arc de base juste à droite de m. Vers la droite, l'arc extérieur redescend de P jusqu'au point F. De F part une ligne qui descend et coupe l'arc de base au point K, puis se prolonge encore plus bas, au-delà de cet arc, jusqu'au point H, à l'extrémité inférieure de la figure.

Il faut montrer que l'arc KH reproduit la durée de la Création au Déluge.

Or, on a :

AF = 2Ae = 2 × 42° 24' 33" = 84° 49' 06" ;

d'où :

KF = AF − AK = 84° 49' 06" − 60° 53' 34" = 23° 55' 32".
p. 373

On en déduit KH = 37° 47' 46" ; et l'on a donc, pour la valeur chronologique KH :

      37° 47' 46"
KH = ───────────  = 1654,68,
       82",231

soit 1655 ans.

La Chronologie littérale de la Bible donne 1656 ans.

L'Eden et la Pyramide déterminaient déjà les positions du méridien séculaire à la Création et au Déluge ; et on voit par les deux Propositions XXXVII et XXXVIII que la Pyramide et l'Eden indiquent aussi sur l'arc historique, au moyen d'un même procédé géométrique, les époques du Déluge et de la Création.

On a vu dans la Proposition XXXVII que l'époque finale, accomplissement du Déluge, est repérée en C (Fig. 18) à la date −2527,46, l'espace KC étant égal à 24 unités, et on va exposer dans un instant (§ 93) l'importante signification de ce changement de l'origine [K au lieu de C, ce dernier point indiquant le Déluge quand on remonte des temps actuels vers le passé] à partir de laquelle viennent de se compter les 1656 ans qui séparent, dans la Bible, la Création (−4184) du Déluge (−2528) ; mais nous avons auparavant à signaler un autre fait évidemment intentionnel : c'est que si les 1656 ans de la Bible sont

p. 374

comptés (Fig. 19) de H en K, c'est-à-dire sont limités par l'extrémité boréale du petit espace KC (Fig. 18), ils sont en même temps compris, sur l'arc historique, entre le parallèle de la Pyramide [parallèle où le point chronologique passe justement à l'inauguration de la Phase du prophétisme (Isaïe)] et le centre de ce petit espace KC. En désignant par ϖ' (Fig. 20, p. 383), l'intersection du parallèle de la Pyramide et de l'arc historique, par m le centre de CK, on trouve, en effet :

ϖ'm = 1655,15.

De plus, les trois parallèles des latitudes géographique, moyenne et géocentrique de la Pyramide forment ici système, de manière à comprendre, par correspondance, à la distance indiquée par l'arc précédent ϖ'm, la première moitié Cm = 12 du petit espace CK = 24.

On trouve, en effet, en désignant par ϖ' successivement l'intersection de l'arc historique avec les parallèles des latitudes géographique, moyenne et géocentrique de la Pyramide :

Latitudes        |  Distances de ϖ'
─────────────────────────────────────────────────
Géographique  .  29° 58' 45"  | à m  . . . .   = 1655,15
Moyenne  . . .   29° 53' 59"  | au milieu de Cm = 1656,53
Géocentrique  .  29° 49' 13"  | à C  . . . .   = 1657,90
p. 375

Cette disposition a pour effet de mettre en évidence, au moyen de la durée qui sépare la Création de l'homme du Déluge, et par l'intermédiaire des points m' et H (Fig. 20, p. 383), caractéristiques de la Pyramide (Déluge) et de la Création (Eden), à la fois le petit espace KC de 24 ans et son centre m, le tout étant systématiquement centré sur ces points m' et H.

93. Discontinuité systématique des échelles chronologiques dans le passage du monde antédiluvien au monde postdiluvien.

L'ensemble des deux Propositions XXXVII et XXXVIII révèle un dernier fait d'une grande portée. Il consiste en ce que, au changement brusque, à la discontinuité des conditions physiques du milieu lors de la rupture de l'histoire et du cataclysme diluvien, correspond une discontinuité de l'échelle chronologique, constituant un témoignage nouveau et indépendant de la réalité de ce grand objet.

La discontinuité d'une échelle chronologique peut consister : soit dans l'interruption physique de l'échelle elle-même, soit dans le fait que le même nombre chronologique se trouve assigné, à une certaine époque, à deux points différents de l'échelle.

Le premier de ces modes est mis en œuvre dans la Pyramide, où le Déluge correspond au commencement physique de l'échelle ; le second se trouve réalisé, comme nous allons le voir, dans le système chronologique terrestre, dont l'échelle, arc de grand cercle, est essentiellement une grandeur continue.

p. 376

Il nous suffit, pour nous rendre compte de cela, de considérer avec attention (Fig. 18) le système caractéristique des points KCK', dont la longueur totale KK', égale à 124 ans, mesure, dans la Pyramide, l'épaisseur du revêtement.

Il nous sera aisé de voir que les deux points différents K et C, distants de 24 ans, désignent une même époque suivant que, respectivement, on descend ou que l'on remonte le cours du temps. Si, en effet, partant de la Création, on marche vers l'avenir, le point chronologique arrive, à l'époque finale du Déluge, en K (Prop. XXXVIII) ; si, au contraire, on remonte des temps actuels vers le passé, ce point arrive, à cette même époque finale du Déluge, au point C. La discontinuité dans l'échelle, c'est-à-dire la séparation entre les deux mondes anté et postdiluviens, est donc exprimée par l'existence de l'espace KC=24.

Ce nombre 24, pris en lui-même, n'est d'ailleurs pas accidentel ; il constitue, tout au contraire, une des preuves les plus fortes du caractère systématique, et intentionnel jusque dans les moindres détails, des données de la Bible, de

p. 377

la Pyramide, de la Chronologie géodésique ; car dans l'Apocalypse, où l'humanité antédiluvienne est désignée et figurée par les « Anciens », le nombre 24 sert précisément de caractéristique pour distinguer de la suivante cette première partie de l'économie historique (1).

Sur la Terre comme dans l'Apocalypse, dans la lettre du Livre sacré comme sur l'arc chronologique de la sphère, un même signe se trouve donc écrit (le nombre 24, compté en KC vers le passé), qui marque, en remontant le cours du temps, l'entrée dans le monde antédiluvien et la séparation de fait entre ce monde et le reste de l'histoire.

(1) Le Déluge sépare le monde païen du monde antédiluvien ; celui-là est représenté par les « quatre Êtres animés » (ou les quatre premiers peuples de la Loi historique), celui-ci par les « vingt-quatre Anciens », qui adorent, et célèbrent les temps de la Création de Dieu.

Nous avons été conduit à cette interprétation dans la Concordance (§ 67), par la seule considération du texte de l'Apocalypse. Notre travail actuel la confirme par une mesure géodésique ; et voici, enfin, un autre trait de vérification concrète, bien décisif, tiré des premiers chapitres de la Genèse relatif au monde antédiluvien.

Si on voulait signaler une phase historique par un nombre donné, aucun moyen ne pourrait être mieux choisi que d'y désigner personnellement un nombre égal d'individus pris dans l'ensemble ; à peu près comme si, pour caractériser par un nombre une certaine région d'un espace uniforme, on y marquait, à la manière d'une constellation, un groupe de points en nombre égal. Or, c'est ce qui a lieu dans la Bible, et ce qui prouve que les vingt-quatre Anciens de l'Apocalypse désignent bien, comme nous l'avions conclu, l'humanité antédiluvienne.

Les vingt-quatre désignés pour caractériser essentiellement l'humanité antédiluvienne ne peuvent pas comprendre les « huit » sauvés du Déluge (I Pierre, III, 20), qui ont participé au monde postdiluvien et qui sont les ancêtres de ce dernier monde.

Or le texte mentionne, dans ces conditions, exactement vingt-quatre personnes. En voici le tableau avec la désignation des passages :

p. 378

logique de la sphère, un même signe se trouve donc écrit (le nombre 24, compté en KC vers le passé), qui marque, en remontant le cours du temps, l'entrée dans le monde antédiluvien et la séparation de fait entre ce monde et le reste de l'histoire.

Tableau des personnes mentionnées et passages de la Genèse

Personnes mentionnéesPassages de la Genèse
1. Adam . . .
2. Ève . . . .
IV, 1.
3. Caïn . . . .
4. Abel . . . .
IV, 2.
5. Femme de Caïn
6. Hénoc . . .
IV, 17.
7. Hirad . . .
8. Mehujael . .
9. Methusçael .
10. Lemec . . .
IV, 18.
11. Hada . . . .
12. Tsilla . . .
IV, 19.
13. Jabal . . . .IV, 20.
14. Jubal . . .IV, 21.
15. Tubal-Caïn .
16. Nahama . .
IV, 22.
17. Seth . . . .IV, 25.
18. Enos . . .IV, 26.
19. Kenan . . .V, 9.
20. Mehalaléel .V, 12.
21. Jered . . .V, 15.
22. Hénoc . . .V, 18.
23. Methuscla . .V, 21.
24. Lemec . . .V, 25.

(Note marginale, placée en regard des lignes 5. Femme de Caïn / 6. Hénoc, colonne IV, 17 :) (Caïn est le seul, avec Adam, dont il est dit qu'il connut sa femme, laquelle devient ainsi une personne désignée).

p. 379

MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE

La manière dont ce nombre est écrit sur la Terre indique nettement entre les deux mondes l'existence d'une discontinuité.

Quand on remonte vers le passé, le Déluge (−2528) se trouve en C sur l'arc historique ; les 1656 ans qui le séparent de la Création aboutissent, au contraire, si l'on descend de la Création, à l'origine équatoriale même, K, de cet arc.

Ainsi, selon le sens de la mesure, le point de séparation historique des deux mondes est indiqué par deux points différents, K et C, d'une même ligne.

Ce fait de discontinuité se trouve rappelé dans le système séculaire, par le retard de 4 ans (mentionné dans la Proposition XIII) qui sépare l'époque −2524 du passage du méridien séculaire sur la Pyramide, de la date biblique même −2528 du Déluge. Le nombre 4, par le parallélisme avec les quatre Animaux ou les quatre premiers peuples de la Loi historique, comme aussi avec les quatre couples sauvés au Déluge, est ici caractéristique du monde postdiluvien, comme le nombre 24 vient de l'être du monde antédiluvien. Ces 4 ans sont aussi mis en évidence par la différence entre le nombre 124 que donne la Chronologie géodésique et le nombre 120 de la Bible relatif au même objet (voy. Concord., § 124) ; et ce dernier nombre lui-même

p. 380

est mesuré dans le système séculaire, par l'excentricité 48' 35" de la Pyramide, puisque 48' 35" / 24",1817 = 120,5. Il résulte aussi de tout cela que le secteur formé par l'axe du secteur historique et la position du méridien séculaire au Déluge (−2528) est égal chronologiquement au secteur de revêtement (124) de la Pyramide. On a en effet (Tabl. III et Prop. XIII) :

Secteur = 31° 17' 8" − 30° 26' 47" = 50' 21" ;

  et

24",1817 × 124 = 49' 58" ;

soit, des deux parts,

50' (Diff. = 0' 23").

L'introduction de la notion de discontinuité, présentée par toute cette disposition comme caractéristique de la crise du Déluge, a une grande portée scientifique. Que l'on considère la Pyramide avec la brusque interruption physique de son échelle chronologique, ou bien la Terre, où l'arc de cercle continu est brisé par la discontinuité du nombre, des deux parts cette discontinuité est destinée à enseigner que le fait du Déluge n'a pas été, comme on l'a prétendu en s'écartant des Ecritures, une simple perturbation locale : il a été en réalité une crise tellurique

p. 381

universelle, un cataclysme qui a embrassé toute la surface du globe, en donnant brusquement naissance à un ordre physique nouveau et à une nouvelle humanité.

Tel est le fait capital, tant pour notre histoire que pour l'histoire physique de la Terre, que nous affirme, d'accord avec l'Ecriture, la discontinuité de l'échelle chronologique ; et cette preuve acquiert évidemment son dernier degré d'évidence si l'on remarque que le point de brisure de cette échelle est superposé au point physique de soulèvement (méridien ouralien) qui, sur la Terre, est l'effet et le témoin du cataclysme.

e) Les Phénomènes de discontinuité.

L'Arrêt du Soleil, de Josué.
La rétrogradation de l'ombre au cadran d'Achaz

94. La discontinuité que nous venons de constater dans les systèmes chronologiques, en légitimant la supposition par induction d'un ordre plus étendu dont elle ferait partie, attire d'elle-même l'attention sur deux faits de discontinuité que mentionne l'histoire biblique, et qui, relatifs au Soleil, concernent l'un, par son arrêt ou repos, l'établissement du Peuple élu dans la

p. 382

Terre promise, l'autre, par sa rétrogradation, le rebroussement que présente sa marche historique lors des exils de Ninive et de Babylone. Nous allons étudier successivement ces deux faits, qui supportent d'ailleurs l'un avec l'autre, aussi bien qu'avec la discontinuité de l'échelle chronologique au Déluge, tout d'abord remarquée, une intime connexion.

95. L'ARRÊT DU SOLEIL.

Les traits de discontinuité des systèmes chronologiques sont (voy. le § 93), pour le système séculaire, un déplacement de 4 ans ; pour le système historique un déplacement de 24 ans du point chronologique.

Occupons-nous d'abord de ce dernier nombre. Il était déjà figuratif des vingt-quatre Anciens de l'Apocalypse, ou du monde antédiluvien ; ici, en vertu de la mesure du jour par « 24 » heures, et d'ailleurs par le fait qu'il est porté en arrière sur l'arc historique (KC, Fig. 18), à partir de l'origine équatoriale de cet arc, il appelle de lui-même l'attention sur un retard d'un jour.

p. 383
Fig. 20 (scan 00393, p. 383). Figure géométrique en forme de secteur sphérique (calotte à méridiens courbes convergeant vers un sommet P, base horizontale courbe A…C). Au sommet, le point P ; de P partent plusieurs arcs (méridiens) qui rejoignent la base en A (extrémité gauche), M, N, G et, par un arc en pointillé, C (extrémité droite). Deux arcs horizontaux (parallèles) traversent la calotte : sur l'arc supérieur, de gauche à droite, les points ϖ, E (légèrement au-dessus, entre les deux) et ϖ' (avec accent prime) ; sur l'arc inférieur, les points T' (à gauche, avec prime) et T (à droite, sans prime). Une droite part du point W (marqué sur le méridien de gauche, un peu au-dessous de P) et descend en diagonale à travers les croisements ϖ/ϖ' et T'/T jusqu'au point K, situé légèrement au-dessus de la base entre G et C, où elle forme un petit angle marqué i. Juste au-dessous de K se trouve G (sur la base), et tout près, à droite, un point m puis C, à l'extrémité du dernier méridien (tracé en pointillé). De la zone K-C partent, vers le bas-droite, hors de la base : un arc en pointillé et un trait plein, qui se rejoignent au point H, nettement en contrebas et à droite de la figure.

APK, WKH étant (Fig. 20) le secteur et l'arc historiques ; KC, le petit espace chronologiquement égal à 24, dont nous venons de parler ; H, l'intersection de WK avec le côté oriental du secteur de l'Eden (§ 92), on a vu (§ 92) que l'espace KC = 24 se trouve centré, par l'intermédiaire de la durée qui sépare la Création de l'homme du Déluge, entre le point H et le parallèle ϖϖ' de la Pyramide. Le centre m de cet espace ou jour, KC, se trouve ainsi mis en évidence.

Ceci posé, considérons d'une part le Soleil dans sa marche ascendante en déclinaison depuis l'Equateur jusqu'à son repos du solstice ; d'une autre, le point chronologique dans sa marche ascendante sur l'arc historique, marche par laquelle il s'élève, au cours du temps, vers l'établissement du peuple élu dans la Terre promise. On sera conduit à penser que si l'arrêt biblique du Soleil, lors de cet établissement du peuple élu, est écrit dans la Géodésie chronologique, cela aura lieu par le fait que ce point se sera alors

p. 384

élevé sur sa trajectoire, c'est-à-dire sur l'arc historique, d'un arc égal à l'élévation solsticiale du Soleil.

La date de l'entrée dans la Terre promise, déterminée dans la Concordance (§ 100), est −1473. (C'est le centre de la Semaine d'années de la Conquête, laquelle court de −1476 à −1469) (1).

Le bien fondé de l'induction se vérifie d'abord par un calcul approché, puisque, en portant sur l'arc historique un arc de 23 1/2 à 24 degrés (à partir du centre m du jour KC), on aboutit, par ces limites, aux points chronologiques −1483 et −1458, dont la moyenne est −1470,5.

Cette première constatation serait déjà bien remarquable ; mais on va voir avec quelle précision la Géodésie chronologique établit la preuve.

La déclinaison du Soleil au solstice, c'est-à-dire l'Obliquité de l'écliptique, varie lentement dans le cours des siècles. Or, rien ne pouvait être plus décisif pour démontrer qu'à l'époque désignée il y a un événement providentiel, lié à la marche du Soleil et à un retard de cet astre, que d'en montrer l'époque mesurée sur l'échelle chronologique par une élévation solsticiale particulière, comptée à partir du centre m du jour

p. 385de retard KC, et déterminée sur la Terre par un tropique dépendant des positions de la Pyramide, de l'Arc et du Secteur historiques. Cela seul, en révélant un dessein prémédité, devait prouver la réalité du fait physique, c'est-à-dire du miracle. Or, c'est ce qui a lieu en effet.

On observe tout d'abord le fait décisif suivant :

L'élévation solsticiale cherchée est celle du Soleil au moment où le point chronologique, ou le Soleil historique, atteint en ϖ' le sommet ϖ de la Pyramide (voy. la Fig. 20).

On a, pour les dates des passages de ce point aux trois parallèles de latitude de la Pyramide, et pour les obliquités de l'écliptique correspondantes à ces dates (1) :

Passages du point chronologique aux  |  Dates  |  Obliquités de
parallèles de latit. de la Pyramide.  |          |  l'Ecliptique

Latitude géocentrique . .  | − 869,56 | 23° 48′ 53″
   »      moyenne . . .    | − 864,93 | 23° 48′ 51″
   »      géographique . . | − 860,31 | 23° 48′ 49″.

Ces obliquités ont pour mesures chronologiques, sur l'arc historique :

(1) Tables de Stockwell, dans Smythsonian contributions to knowlegde, t. XVIII.

p. 386
23° 48′ 53″
─────────── = 1042,58
 82″,231

23° 48′ 51″
─────────── = 1042,55
 82″,231

23° 48′ 49″
─────────── = 1042,53 (1).
 82″,231

(La détermination de l'obliquité de l'écliptique aux différentes époques compte parmi les plus délicates de l'Astronomie ; mais on voit qu'ici, grâce à la grandeur du diviseur, les valeurs chronologiques sont susceptibles d'une grande précision).

Le centre m du jour CK (Fig. 20) a pour date, puisque K = −2503,46 :

m = −2503,46 − 12 = −2515,46 ;

et, en portant les arcs-obliquités sur l'arc historique, à partir de m, on obtient bien la position du point chronologique à l'époque antérieurement déterminée, −1473, de l'Établissement des Israélites, puisque :

(1) On remarquera que ces nombres reproduisent le millénaire de la période historique quinquaséculaire moyenne entre 516, 520, 528 (521,33 × 2 = 1042,66). On a :

K + 2 × 515,165 = − 1473,13
m + 2 × 520,165 = − 1475,13
C + 2 × 528     = − 1471,46
p. 387
( −2515,46 + 1042,58 = − 1472,88
{          + 1042,55 = − 1472,91
(          + 1042,53 = − 1472,93.

Le commencement C et la fin K du jour, transportés de même, donneraient, pour le commencement et la fin du jour dont 1472,9 est ainsi le centre, −1484,9 et −1460,9.

[Comme pour indiquer encore qu'il s'agit dans tout ceci de la marche du Soleil, ce dernier nombre 1461, égal au nombre de coudées du périmètre de la Pyramide, reproduit en pouces le nombre 365,25 des jours de l'année (1461 × 25 / 100 = 365,25)].

Ce qui précède met en œuvre un élément cinématique, c'est-à-dire calculé, par l'intermédiaire des formules astronomiques, la hauteur solsticiale de l'époque à laquelle le Soleil chronologique atteint le point culminant de la Pyramide.

Mais nous allons voir qu'en outre cette même hauteur est donnée dans la question d'une manière purement géométrique, et mesurée par la seule disposition des lignes théoriques du réseau.

On a vu [Prop. III (A)] que si AG est l'arc égal au rayon, l'arc ϖG, qui joint G à la position idéale ϖ de la Pyramide (latitude moyenne), a sur l'Equateur la pente des faces de la Pyramide ; que (Prop. XVI, Tabl. XIX) le méridien

p. 388PT'M qui marque le premier quart du secteur APG, est le méridien séculaire de l'ère chrétienne ; que PTN, qui en marque le dernier quart, est le méridien de l'Eden. Or, on constate tout d'abord, et à première vue, sur la carte, que le tropique T'T (c'est-à-dire le lieu des solstices), l'arc historique KW et le méridien de l'Eden PN se coupent en un même point T. Il en résulte que l'intersection T de WK et de PN détermine, sans rien emprunter à des données d'observation, une certaine déclinaison solsticiale TN du Soleil.

Or, cette déclinaison n'est autre que celle que nous venons de trouver ; c'est-à-dire celle qui, comptée sur l'arc historique à partir du centre m du jour de retard KC, fait connaître l'époque de la Conquête (terminée par la bataille de Gabaon, où a eu lieu l'arrêt du Soleil de Josué).

On a, en effet (voy. la Fig. 20) :

AK = 60° 53′ 34″
AG = 57° 17′ 45″
NG = AG/4 = 14° 19′ 26″
NK = 17° 55′ 15″
 i = 55°  6′ 21″ ;

et l'on trouve :

TN = 23° 48′ 21″.
p. 389

Cet arc a pour valeur chronologique, sur l'arc historique,

23° 48′ 21″
─────────── = 1042,20 ;
 82″,221

et porté, comme précédemment, à partir du centre m = 2515,46 du jour CK, il reproduit l'époque connue, −1473, de l'établissement des Israélites. On a :

− 2515,46 + 1042,20 = − 1473,26.

Le commencement C et la fin K du jour, transportés de même, correspondent à −1485,26 et −1461,26. Le résultat est identique à celui qu'on avait obtenu d'abord. Il ne peut, en présence du concours de ces facteurs différents, subsister le moindre doute sur le caractère intentionnel de leur distribution ; ni par conséquent, dans l'espèce de la question, sur la réalité du fait historique qu'ils sont destinés à mettre en évidence.

Enfin, dans ce qui précède n'intervenait que l'un des deux retards caractéristiques des systèmes chronologiques, savoir les 24 unités du système historique, et le solstice théorique TN, dépendant du système géodésique, faisait retrouver l'époque de l'Arrêt du Soleil de Josué.

Le second retard caractéristique, celui des 4 unités du système séculaire, va faire connaître

p. 390le solstice de cette même époque. Ces 4 unités équivalent, en effet, sur l'arc historique, à :
82″,231 × 4 = 0° 5′ 29″ ;

et il suffit d'ajouter cet arc au premier arc théorique 23° 48′ 21″ pour avoir le solstice dont il s'agit. On a, en effet :

23° 48′ 21″ + 0° 5′ 29″ = 23° 53′ 50″ ;

et l'on a, d'autre part (Tables de Stockwell, loc. cit.) :

Obliquité de l'Ecliptique en  − 1473,26 = 23° 53′ 11″ ;
  à l'Exode . . . . . .       − 1516    = 23° 53′ 29″ ;
  à l'origine du passage as-
  cendant de la Pyramide . .  − 1546    = 23° 53′ 41″ ;
  à la naissance de Moïse .   − 1596    = 23° 54′  2″.

96. La Rétrogradation de l'ombre au cadran d'Achaz.

Pour comprendre le sens de ce second signe, il suffit de considérer avec quelque attention les circonstances historiques qui entourent son apparition.

Le règne d'Achaz (voy. les nombres de Concordance, § 12) avait eu son commencement (−762) marqué par la prise de Samarie par Salmanasar, roi d'Assyrie, et par la dispersion de

p. 391la maison d'Israël ou des Dix Tribus (en −758).

26 ans plus tard, la 14me année d'Ezéchias, fils d'Achaz (II Rois, XVIII, 13), c'est-à-dire en −732, Sancherib, roi d'Assyrie, prend les villes fortes de Juda et menace Jérusalem.

C'est dans ces circonstances (Comp. XIX, 29-34 et XX, 1-6) qu'Ezéchias, mourant, demande à l'Eternel la délivrance pour son peuple et pour lui-même. Il lui est répondu par la bouche d'Isaïe que la ville ne tombera pas au pouvoir des Assyriens ; lui-même guérira, et, dans trois jours, montera à la maison de l'Eternel. De plus, 15 ans (qui, avec les 14 écoulés, forment les 29 ans du règne d'Ezéchias) seront ajoutés à ses jours.

Un peu plus tard (XX, 17, 18), le Prophète lui annonce que si Juda échappe à la main des Assyriens, et ne partage pas en cela la destinée d'Israël, il sera cependant emmené en captivité à Babylone ; ce qui eut lieu en −606.

97. Avant de s'occuper du signe de la rétrogradation du Soleil, arrivée dans ces circonstances mémorables, il est facile d'apercevoir qu'Ezéchias, remarquablement désigné par son caractère personnel, est ici un type du Peuple élu. Les 15 ans ajoutés à sa vie correspondent aux 15 dizaines d'années qui s'écoulent de la Dispersion d'Israël, −758, à la captivité de Juda, −606

p. 392(−606 − 15 × 10 = −756). De plus, de la Dispersion d'Israël, mesurée ainsi à partir de la captivité de Juda par les « 15 ans » d'Ezéchias, jusqu'à l'époque même (−732) où se passent les faits caractéristiques que nous venons de rappeler, il y a un « jour » de retard, puisque
−756 + 24 = −732 ;

et ce n'est pas ici un jeu de chiffres, car ce « jour », qui a ainsi rapport au maintien de la puissance terrestre du Peuple élu, se trouve uni par un lien systématique au « jour » de Josué, relatif à l'établissement de ce peuple en Palestine : ces deux jours de 24 ans sont situés à des distances doubles l'une de l'autre de la Venue du Messie (1).

En effet, le « jour » d'Ezéchias dont on vient de parler se termine en −732 ; celui de Josué (voir plus haut § 95) en −1461,26 = −2 × 730,63.

(On a 1461,26 / 732 = 2,00, à moins d'un demi-centième près).

On comprend en outre aussi par là le sens de ces trois jours (II Rois, XX, 5) après lesquels Ezéchias montera à la maison de l'Eternel ; ou

p. 393encore des trois années (II Rois, XIX, 29), annoncées par Isaïe à Ezéchias, pendant la première et la seconde desquelles on mangera ce qui vient de soi-même aux champs, puis ce qui croîtra encore sans semence ; tandis qu'à la troisième on sèmera, on moissonnera, on plantera des vignes et on en mangera le fruit. Car il suffit de prolonger la suite des points chronologiques que nous venons de mettre en évidence, savoir −1461 = −2 × 730, −732, 0 (ère chrétienne), pour arriver, en commençant le 8e siècle, à l'époque caractéristique +703 de la réapparition du Peuple élu (§ 9) ; c'est-à-dire pour atteindre une époque qui, après deux « jours », (égaux à l'intervalle entre ces points chronologiques), comptés de la phase de Dispersion, et passés dans l'état propre à un peuple sans établissement fixe, inaugure effectivement un troisième « jour », caractérisé par l'établissement stable d'un peuple possesseur du sol.

(1) C'est-à-dire de cette racine de Juda qui étendra sa racine par dessous et produira son fruit par dessus (II Rois, XIX, 30, 31), comme cela est annoncé à Ezéchias à cette époque.

98. Tout ceci étant bien considéré, l'interprétation du fait de la rétrogradation de l'ombre devient facile. Ezéchias, type du Peuple élu (II Rois, XX, 8), demandait un signe que l'Eternel le guérirait, et qu'au troisième jour il monterait à la maison de l'Eternel. Or, si le signe par lequel il lui est effectivement répondu (ibid. XX,

p. 39411 et 2 Chron. XXXII, 31 ; Isaïe XXXVIII, 8) est, nous allons nous en rendre compte, une prophétie de la destinée historique du Peuple élu, il est en même temps, par son caractère physique, un rappel des marques providentielles particulières (l'arrêt du Soleil) données à ce peuple lors de son établissement en Palestine. Un tel signe était donc fait pour rendre inébranlable la foi de ce peuple, au cours des châtiments nationaux qui, après avoir déjà frappé Israël, devaient frapper Juda lui-même dans un avenir rapproché.

1° Si le Soleil est pris pour instrument, c'est afin de rappeler l'arrêt du Soleil de Josué et l'Etablissement du peuple en Palestine.

2° Le cadran d'Achaz est mentionné, parce que le nom de ce roi rappelait les événements de la prise de Samarie et de la Dispersion d'Israël, qui avaient marqué les premières années de son règne.

3° Enfin, si le Soleil rétrograde de 10° — et cette évaluation, d'accord avec ce que l'on savait déjà de l'usage de la division sexagésimale dans l'antiquité, établira que le degré n'est donc pas en Géodésie chronologique une simple mesure conventionnelle — c'est parce que, par cette variation d'angle horaire vers l'Orient, il se transporte

p. 395précisément du méridien de la Palestine sur le méridien régional : 1° des lieux d'exil d'Israël et de Juda, savoir Ninive et Babylone ; et 2° de la position du point chronologique lors de l'arrêt du Soleil de Josué. On trouve une confirmation de cette idée dans le fait, expressément mentionné par l'Ecriture (Chron. XXXII, 31), que l'on vint de Babylone à Jérusalem pour prendre information au sujet du miracle.

Un coup d'œil sur la carte montre en effet immédiatement qu'il y a bien entre les régions indiquées une différence de longitude de dix degrés, et les nombres l'établissent ensuite avec précision.

Les points qui définissent ces deux régions sont (dans l'ordre de la question) : 1° en ce qui concerne le transport du peuple et les lieux d'exil : d'un côté Samarie et Jérusalem, de l'autre Ninive et Babylone ; 2° en ce qui concerne l'arrêt du Soleil de Josué : d'un côté Gabaon, de l'autre les points de l'arc historique auxquels conduisent les deux distances solsticiales 20°53′50″ et 23°48′21″, déterminées plus haut (§ 95) et caractéristiques de cet arrêt ; nous désignerons les points correspondants sur l'arc historique par les noms de Point solsticial I et Point solsticial II de Josué. On mettra donc en évidence la différence de 10°

p. 396des deux régions, en montrant que si on augmente de 10° 0′ 0″ les longitudes des points de la première, elle vient, ainsi transportée, se centrer sur la seconde. Les longitudes de Jérusalem, Samarie et Gabaon étant, par rapport à Westminster, respectivement 35° 21′ 15″, 35° 19′ 35″ et 35° 18′ 39″, on aura, par ordre croissant des longitudes Est de Westminster, la suite des positions :

TABLEAU XXXVIII.

Lieux.                       |  Longitudes Est de Westminster.

Ninive . . . . . . .         | 43° 18′ 29″
Babylone . . . . . .         | 44° 40′ 32″
Gabaon . . .  )              | 45° 18′ 39″  )
Samarie . . { . .            | 45° 19′ 35″  } − 10° 0′ 0″
Jérusalem . . )              | 45° 21′ 15″  )
Point solsticial I de Josué  | 46° 50′ 44″
Point solsticial II de Josué | 46° 54′ 15″

Ce tableau rend évident le centrage des deux régions ; de plus, il met en évidence d'une manière toute spéciale les deux éléments du symbolisme, savoir : le lieu d'exil et le premier signe solaire relatif à l'établissement du Peuple

p. 397élu, par le fait que ces éléments encadrent entre eux la région transportée.

Les méridiens moyens des deux régions se confondent. On a en effet :

RÉGIONS.  MÉRIDIENS MOYENS.
   I       45° 20′ − 10° 0′.
   II      45° 26′.

Les longitudes de Ninive et de Babylone ont été mesurées sur la Carte 62 de Stieler (1). La Connaissance des temps donne, pour la longitude de Babylone, 41° 51′ 0″ de Paris, soit 44° 18′ 43″ de Westminster. Avec cette valeur, les longitudes des méridiens moyens seraient 45° 20′ − 10° 0′ et 45° 20′.

Il est essentiel de remarquer que le méridien de centrage, si l'on compte, avec le texte, par degrés entiers, détermine avec le méridien de Londres un secteur de 45° ; ce qui indique bien l'intention de rattacher les vicissitudes actuelles du Peuple élu à sa réapparition ultérieure dans l'histoire sous la forme des Anglo-Saxons : Les trois « jours », ou « années » prophétiques, annoncés à Ezéchias (§§ 96, 97), après lesquels Juda ayant étendu sa racine par dessous pro-

p. 398duira son fruit par dessus (II Rois XIX, 30, 31), sont jalonnés à partir de ce méridien de centrage, par les trois tiers du secteur, et ceux-ci marquent les longitudes de 30°, 15° et 0°, qui sont celles de la Pyramide, de l'Ère chrétienne et de Westminster.

(1) Justus Perthes, Gotha 1875.

Les calculs précédents démontrent une fois de plus que la Bible et la Géodésie chronologique se correspondent et se supportent comme deux œuvres de la même main. L'une proposait comme réels les faits de l'arrêt du Soleil de Josué et de sa rétrogradation au cadran d'Achaz ; l'autre les met hors de doute par une preuve externe : elle écrit ces faits en temps et lieu sur la Terre, à l'aide d'unités empruntées à ce globe lui-même.

f) Chronologie géologique.
Les Six Jours de la Création.

99. Nous avons annoncé dès le commencement, et nous avons démontré au cours de cet ouvrage, que le canevas géodésique est essentiellement réglé sur les grandes lignes de la distribution géométrique du relief, et qu'il n'est pas jusqu'à des circonstances minutieuses du dessin des lignes de séparation des terres et des eaux, qui n'inter-

p. 399viennent comme repères ou limites dans la fixation de ce canevas (voy. §§ 16-20 ; 54-58 ; etc.).

Tout cela indiquait donc déjà un rapport étroit entre la Géodésie historique et la Géologie, mais à n'envisager celle-ci que dans l'état actuel et final auquel elle a amené la surface de la Terre ; cet état était propre à l'apparition et au développement de l'humanité, et l'Ecriture enseigne effectivement à le regarder comme le but de la formation terrestre, comme le terme définitif d'une succession de phases auxquelles elle donne le nom de « jours ».

Or, il s'agit de faire voir maintenant que ces phases elles-mêmes et leur chronologie font partie intégrante du système de la Géodésie chronologique ; que leur succession se trouve écrite à la fois par le réseau géodésique et par la distribution des terres et des mers à la surface du globe. Il en résultera que la Géodésie chronologique, tout en vérifiant l'exactitude du premier chapitre de la Genèse, ou le récit des « six jours de la Création », fera aussi connaître pour la première fois, d'une manière concrète, la véritable Chronologie géologique.

100. Examinons tout d'abord ce que nous enseignent à cet égard les faits que nous avons analysés, considérés dans leur ensemble. La

p. 400Genèse mentionne six « jours » de formation ; le sixième est celui de la Création de l'homme ; l'homme doit (Gen. I, 28) croître, multiplier, remplir la Terre et l'assujettir. Ce sixième jour est suivi d'un septième qui, par le repos de l'Eternel, marque l'accomplissement de toute son œuvre. On sait d'ailleurs, par l'Ecriture, que l'objet suprême de cette œuvre est la Venue du Christ et l'établissement de son Règne (1).

Sans la chute, les temps actuels feraient déjà partie du jour du repos (Gen. II, 2). C'est à raison de la chute qu'ils sont encore des temps de travail. Cet état de travail de l'Economie actuelle s'accorde avec les paroles du Seigneur lui-même dans Jean V, 17, avec la déclaration de l'Epître aux Hébreux, concernant le sabbat qui est à venir (Hébr. IV, 1-9), et, nous le remarquerons encore plus loin (§ 129) au sujet de la Semaine, avec le fait que le sacrifice rédempteur, qui est le centre de l'histoire, a eu lieu le sixième jour d'une semaine.

Il faut en conclure que la période historique dont s'est occupée jusqu'ici la Géodésie chronologique, c'est-à-dire l'histoire depuis la Création de l'homme, que la prise de possession de la

p. 401Terre par l'humanité pour aboutir à la Venue du Christ et enfin à l'établissement de son règne, que tout cela n'est autre chose que le « sixième jour ».

(1) Voy. entre autres : Math. VI, 10 ; XIII, 40-43 ; II Tim. IV, 1 ; Hébr. I, 1-3, 8-13.

101. On constate aussi par là que l'on possède dans ce sixième jour un élément commun aux systèmes de la Géodésie chronologique, de la Bible et de la Pyramide, et déjà délimité dans chacun d'eux.

D'après la Bible et la Pyramide, il a pour terme la Seconde Venue en 2180, et sa mesure prophétique, comptée depuis la chute de l'homme, est de douze périodes quinquaséculaires de 528 ans (Conc., § 100, Remarque). Ce « jour » chronologique, ainsi déjà donné par une mesure antérieure, et dont les sept dernières heures forment, en aboutissant à la Seconde Venue, la grande semaine d'Alliance de Daniel et de l'Apocalypse, sera naturellement désigné plus loin (§ 123 et suiv.) comme devant servir d'unité de mesure dans le système prophétique des jours de Création.

Dans la Géodésie chronologique, la vitesse angulaire du méridien de précession historique, déduite des deux périodes quinquaséculaires, 515,165 et 520,165 de la Loi de Brück, s'est, d'accord avec la donnée précédente, trouvée telle

p. 402(§ 49) que, de la Création de l'homme à la Seconde Venue, elle déplace ce méridien de l'Eden jusque sur la résidence du dixième et dernier peuple chef de la Loi historique, celui qui sert d'instrument à l'Etablissement du Règne ; et ce fait suffirait, sans plus de détail dans sa définition, à établir la concordance des parties du sujet. Mais d'ailleurs, il suffit, pour en préciser et en accentuer la signification, de se rappeler que la délimitation géométrique des bornes de l'espace dont il s'agit, a constitué l'un des faits capitaux de la Cinématique géodésique. On a vu en effet (§ 78) que ses extrémités sont les centres de deux secteurs égaux, comprenant chacun, en mouvement du méridien séculaire, sept périodes de 528 ans, ou la semaine d'Alliance de Daniel et de l'Apocalypse, et appuyés, par leurs côtés occidentaux, l'un à la Pyramide, l'autre au Méridien britannique limite ; que ces deux secteurs forment système en ce que leurs centres comprennent entre eux douze périodes historiques quinquaséculaires ; et qu'enfin, ce système de secteurs lui-même, ou le « jour » qu'il constitue, forme terme définitif dans le phénomène du développement de l'humanité, en ce qu'il est calé par son côté occidental au Méridien britannique limite. Ce dernier méridien, en effet, est la position du méri- p. 403dien séculaire lors d'une triple coïncidence caractéristique, celle qui simultanément amène :

1° Le méridien séculaire sur cette limite occidentale de tout le continent européen, ou à l'extrémité de la Terre historique ; 2° le parallèle historique sur le parallèle (30°) de la Pyramide et du centre de gravité de l'hémisphère nord ; et 3° le point historique de retour du Peuple élu, à l'Equateur.

Comme on l'a remarqué déjà au § 78, par ses caractères géométriques et cinématiques, ce grand fait est essentiellement figuratif de la fin d'une économie consacrée à la prise de possession de la Terre par l'homme, et le Méridien britannique limite est, à cet égard, un terme limite du canevas historique pris dans tout son ensemble.

102. Ainsi, la simple identification du « sixième jour » biblique, qui comprend l'assujettissement de la Terre par l'homme (Gen. I, 28), avec le fait géographique du développement de l'humanité, définit nettement l'ordre de grandeur géométrique et les limites du « jour » de Création, déjà mesuré chronologiquement par la Bible et la Pyramide. Les douze heures de ce jour sont douze périodes quinquaséculaires propres à la

p. 404Loi de la vie des peuples. Considéré géodésiquement, il est représenté par une base, mesurant, en longitude et en mouvement du méridien séculaire, douze de ces périodes et ayant pour extrémités les centres des deux termes ou secteurs dont nous avons parlé (§ 101). Si l'on considère une succession de semblables « jours », les termes y distinguent à la fois les uns des autres les différents jours, et établissent entre eux une liaison.

103. La mesure géographique et chronologique du jour étant ainsi imposée, il faut maintenant, puisque la Bible compte, dans le récit de la Création, six jours dont le « jour » de l'humanité est le sixième ; il faut, disons-nous, qu'en comptant sur la Terre, en commençant par le sixième, six jours vers le passé, on découvre un point caractéristique et fondamental du système géodésique, de nature à représenter l'origine de ces six jours (1).

Or, c'est ce qui a lieu en effet ; et cette preuve admirable confirme, a posteriori, par un trait de

p. 405premier ordre, tout l'ensemble des faits déjà établis.

(1) Il doit nous être permis, à l'occasion de la vérification fondamentale qui va suivre, de rappeler qu'ici, comme dans tant d'autres cas, la vérification s'est présentée après avoir été prévue par induction, et nous donnons littéralement, dans le texte, la manière dont nous avons raisonné et dont nous avons été conduit.

Pour les trois périodes quinquaséculaires de 515,165, 520,165 et 528 ans, envisagées au cours de notre travail, l'arc parcouru par le méridien séculaire, pendant « un jour » qui comprend douze de ces périodes, est respectivement égal à :

12 × 515,165 × 24″,1817 = 41° 31′ 30″,8
12 × 520,165 × 24″,1817 = 41° 55′ 41″,7
12 × 528     × 24″,1817 = 42° 33′ 35″,25 ;

ce qui conduit, pour les « six jours », aux arcs :

249° 09′ 05″
251° 34′ 10″
255° 21′ 31″ ;

et ces arcs, portés à partir du Méridien britannique limite (−10° 33′ 27″), c'est-à-dire à partir du repère du terme occidental du sixième jour (§§ 101-102), indiquent respectivement pour la longitude (L) de leur limite :

−10° 33′ 27″ + 249° 09′ 05″ = 238° 35′ 38″  )
−10° 33′ 27″ + 251° 34′ 10″ = 241° 00′ 43″  } (L).
−10° 33′ 27″ + 255° 21′ 31″ = 244° 48′ 04″  )

Or, cette longitude n'est autre que celle de l'intersection des deux Equateurs des deux systè-

p. 406mes chronologiques fondamentaux, c'est-à-dire, celle de l'intersection équatoriale du grand cercle de l'arc historique, au point diamétralement opposé à l'origine de cet arc (origine qui marque, comme nous l'avons vu, le cataclysme du Déluge). Le point dont il s'agit est (Fig. 14) le point K1, diamétralement opposé au point K origine de l'arc historique. On a, en effet :
Longitude de K  = 60° 53′ 34″ (Est de Westminster)
Longitude de K₁ = 60° 53′ 34″ + 180° 0′ 0″ = 240° 53′ 34″

Ce nombre est compris entre les nombres 238° 35′ 38″ et 241° 00′ 43″, correspondants aux deux périodes fondamentales 515,165 et 520,165 de la loi historique.

Si, en outre du point K, limite orientale du secteur historique, on considère (voy. Prop. XXXVI et XXXVII ; Fig. 18 et 19) la limite orientale K'D du secteur de la Pyramide, qui détermine l'époque initiale du Déluge, l'antipode K'1D1 de K'D aura pour longitude, en se rappelant que KD = 1° 37′ 10″ (Prop. XXXVI) :

60° 53′ 34″ + 1° 37′ 10″ + 180° 0′ 0″ = 242° 30′ 44″ ;

nombre compris entre les nombres 241° 00′ 43″ et 244° 48′ 04″, correspondants aux périodes 520,165 et 528. Le système des trois origines (L) (voy plus haut) encadre donc étroitement le petit

p. 407

secteur K1, K'1D1, de 1° 37′ 10″ d'ouverture, propre à la région de la ligne des nœuds, secteur que l'on verra plus loin (§§ 113-119) jouer un rôle déterminant dans d'autres faits essentiels. On a la suite des positions :

(Période de 515,165)  . . .   238° 35′ 38″  \
        K1            . . .   240° 53′ 34″  |
(Période de 520,165)  . . .   241° 00′ 43″  |
       K'1D1          . . .   242° 30′ 44″  |
(Période de 528    )  . . .   244° 48′ 04″  /

Si l'on étend sur la Terre la chaîne des six jours, le premier terme du premier jour s'appuie par son côté occidental à la ligne des nœuds, comme le dernier terme du dernier jour, aussi par son côté occidental, à la limite géodésique (voy. § 101) du Méridien britannique limite.

D'ailleurs le point antipode K1 étant, aussi bien que le point K du Méridien ouralien à 45°, sur la croix des continents, on voit que l'origine des six jours, dont la succession avait pour but la formation de la Terre, demeure future de l'homme, se trouve réglée avec précision sur la distribution géologique du relief, tel qu'il devait exister dans son état final.

104. Mais, il y a plus : si la région d'origine, K1, est remarquable au point de vue géométri-

p. 408

que de l'intersection des deux Equateurs, elle ne l'est pas moins au point de vue cinématique ; car, à l'époque initiale dont il vient d'être question, celle où le méridien séculaire se trouvait en KK1, il en était de même du méridien chronologique du système de l'arc historique (1) ; et d'ailleurs, ce triple concours du méridien séculaire, du méridien de l'arc historique et du méridien fixe KK1, est le premier de l'espèce que l'on rencontre, en remontant des temps actuels vers le passé.

On mettra ce fait en évidence de la manière la plus simple, en formant le tableau des passages des méridiens de l'arc historique sur le méridien fixe KK1, et en relevant les positions du méridien séculaire aux époques correspondantes.

La vitesse du point chronologique sur l'arc historique étant 82″,231 par an, ce point fait le tour entier du cercle en

 1 296 000″
 ---------- = 15760,48 ans.
   82″,231

Le méridien chronologique de l'arc historique passe donc au méridien fixe KK1 tous les 7880,24 ans, et comme le point chronologique se trouvait en K en −2503,46, on obtient aisément, par des

(1) Nous entendrons par là, ici et dans tout ce qui suit, le méridien géographique du point chronologique de l'arc historique.

p. 409

soustractions successives, les époques des différents passages.

Le méridien séculaire est à la longitude zéro (Westminster) en 2129,56 ; sa marche annuelle 24″,1817 fait dès lors connaître sa longitude aux différentes époques.

TABLEAU XXXIX.

Passage du        | Positions  | Longitudes du |
Méridien de l'arc | du point   | Méridien      | Observations
historique sur le | chronol. de| séculaire.    |
Méridien fixe KK1 | l'arc hist.|               |
                  | rique(Fig. |               |
                  | 14).       |               |
------------------|------------|---------------|----------------------------
  - 2503,46       |  K         | 31°7′14″,6    | Long. K = 60°53′34″
  -10383,70       |  K1        | 84°3′12″,2    | Long. K1 = 240°53′34″
  -18263,94       |  K         | 136°59′9″,8   |
  -26144,18       |  K1        | 189°55′7″,4   |
  -34024,42       |  K         | 242°51′5″,0   | K1 = K + 180° =
                  |            |               |       240° 53′ 34″
                  |            |               |
                  |            |               | 242° 51′ 5″ - 240 53′34″ =
                  |            |               |       1° 57′ 31″.

On a donc, en résumé :

Longitude du point K1 . . . . . . .  240° 53′ 34″
Longitude du méridien séculaire à l'origine
des six jours (voir plus haut § 103) (en pre-
nant ici, pour fixer les idées, la période in-
termédiaire 520,165) . . . . . . . .  241° 00′ 43″
Longitude du méridien séculaire à l'époque
- 34024,42, où le point chronologique du sys-
tème historique est en K = 240° 53′ 34″ - 180°  242° 51′ 5″ ;

et le résultat capital à retenir est le suivant :

p. 410

Un signe chronologique devait marquer dans le réseau l'origine, déjà préalablement imposée, des « six jours » du récit biblique. Or, ce signe existe ; il consiste en ce que lors de cette origine, les deux systèmes chronologiques marquaient, par leurs points mobiles, les deux extrémités diamétralement opposées de la ligne des nœuds de leurs Equateurs.

Vu la grandeur des périodes, ce résultat, comme déjà les précédents (§§ 103, 104), est indépendant des petites différences manifestées par les nombres calculés ; mais d'ailleurs, nous n'avons nullement le droit, en présence de la précision de toutes nos vérifications antérieures, de considérer ces petits résidus comme des erreurs, et la suite de cette analyse montrera, d'accord avec une règle générale dans tous les phénomènes naturels, que ces termes secondaires se groupent autour des termes principaux et, sans masquer la signification ni l'importance de ceux-ci, impliquent eux-mêmes un nouvel ordre de faits systématiques.

La Grande Période de douze heures (§§ 105-119).

105. Suivant l'ordre naturel de la question, après avoir découvert, dans le réseau géodésique, l'origine remarquable des six jours, il convien-

p. 411

drait maintenant d'en détailler la chronologie. Il nous faut, néanmoins, différer cet objet (nous l'aborderons plus loin aux §§ 117 et suivants), pour exposer un ordre entier de faits nouveaux.

Cet ordre, qui va donner à notre champ de recherche une ampleur inattendue, repose sur la détermination d'origine dont il vient d'être question.

Nous observerons, tout d'abord, que le fait capital de cinématique qui la caractérise, pour isolé qu'il soit dans le cours du temps, n'est cependant pas un fait unique ; il fait partie d'un ensemble systématique d'ordre supérieur, et se trouve ramené régulièrement par un cycle à très longue période. Pour s'en rendre compte, il suffit de poursuivre le calcul des longitudes du méridien séculaire aux époques, équidistantes de 7880,24 ans, dont une première suite est donnée dans le tableau précédent (Tabl. XXXIX) ; ce qui revient à ajouter, de proche en proche, aux longitudes qui figurent dans ce tableau, l'arc 52° 55′ 57″,6. Dans le tableau ci-contre (Tableau XL), à côté des longitudes par rapport à Wesminster figurent les longitudes correspondantes, et comprises entre ±90°, du méridien séculaire par rapport au méridien fixe KK1, ou.

p. 412

TABLEAU XL.

Nos     | Longitudes du Méridien   | Ecarts du Méridien sécu-
d'ordre | séculaire aux passages du| laire par rapport au
        | Méridien de l'arc histo- | Méridien fixe KK1
        | rique sur le Méridien    |
        | fixe KK1             |
--------|--------------------------|--------------------------
   1    |        31°  7′ 14″,6     |  - 29° 46′ 19″,4
   2    |        84°  3′ 12″,2     |  + 23° 09′ 38″,2
   3    |       136° 59′ 09″,8     |  + 76° 05′ 35″,8
   4    |       189° 55′ 07″,4     |  - 50° 58′ 26″,6
   5    |       242° 51′ 05″,0     |  +  1° 57′ 31″,0
   6    |       295° 47′ 02″,6     |  + 54° 53′ 28″,6
   7    |       348° 43′ 00″,2     |  - 72° 10′ 33″,8
   8    | 360° + 41° 38′ 57″,8     |  - 19° 14′ 36″,2
   9    |        94° 34′ 55″,4     |  + 33° 41′ 21″,4
  10    |       147° 30′ 53″,0     |  + 86° 37′ 19″,0
  11    |       200° 26′ 50″,6     |  - 40° 26′ 43″,4
  12    |       253° 22′ 48″,2     |  + 12° 29′ 14″,2
  13    |       306° 18′ 45″,8     |  + 65° 25′ 11″,8
  14    |       359° 14′ 43″,4     |  - 61° 38′ 50″,6
  15    | 2 × 360° + 52° 10′ 41″,0 |  -  8° 42′ 53″,0
  16    |       105° 06′ 38″,6     |  + 44° 13′ 04″,6
  17    |       158° 02′ 36″,2     |  - 82° 50′ 57″,8
  18    |       210° 58′ 33″,8     |  - 29° 55′ 00″,2
  19    |       263° 54′ 31″,4     |  + 23° 00′ 57″,4
  20    |       316° 50′ 29″,0     |  + 75° 56′ 55″,0
  21    | 3 × 360° +  9° 46′ 26″,6 |  - 51° 07′ 07″,4
  22    |        62° 42′ 24″,2     |  +  1° 48′ 50″,2.
p. 413

en d'autres termes, les écarts du méridien séculaire en dehors du méridien fixe KK1. Longitudes ou écarts sont comptés positivement vers l'Est.

On se rendra compte très simplement de la marche systématique régulière de ces valeurs, en traçant le diagramme des écarts mentionnés par la troisième colonne du tableau, et c'est ce que le lecteur fera aisément lui-même, d'après les indications suivantes : Si, sur une droite verticale KK1 (représentant le plan méridien KK1), on marque, de bas en haut, des points équidistants, correspondants aux numéros d'ordre 1, 2,… 22, de la première colonne, puis, qu'on porte horizontalement, à partir de ces points, positivement vers la droite, négativement vers la gauche, les écarts consignés dans la troisième colonne, les points terminateurs de ces écarts, points ainsi obtenus et que nous désignerons par 1, 2,… 22, forment un réseau ; ils sont les intersections de deux systèmes de lignes parallèles et équidistantes. Le premier de ces systèmes est formé par les lignes, dirigées de droite à gauche et ascendantes :

1re ligne  1   4   7 ;
2me  »      2   5   8  11  14 ;
3me  »      3   6   9  12  15  18  21 ;
4me  »             10  13  16  19  22 ;
p. 414

dans chacune desquelles les écarts diminuent, de point à point, de la différence constante 21°12′7″,2. Le second système est formé par les lignes, dirigées de gauche à droite et ascendantes :

1re ligne     4   8  12  16  20 :
2me  »      1   5   9  13 ;
3me  »      2   6  10 ;
4me  »                  17  21 ;
5me  »              14  18  22 ;
6me  »      7  11  15  19 ;

dans chacune desquelles les écarts augmentent, de point à point, de la différence constante 31° 43′ 50″,4.

On remarquera à première vue que les points 5 et 22 jalonnent la section du réseau par la ligne centrale KK1, ces deux points n'étant respectivement distants de cette ligne que de +1°57′31″,0 et +1°48′50″,2 (voir le Tabl. XL).) Ces petites déviations, de même sens et de même ordre, rappellent d'ailleurs d'elles-même à l'attention (comme déjà plus haut, § 103), la circonstance suivante, à savoir : que la région d'intersection de l'Equateur et du cercle historique est caractérisée, non seulement par le méridien KK1 (PK sur la Figure 18), mais par un autre méridien encore (PD, même figure), situé à l'Est du premier et distant de 1°37′10″, c'est-à-dire d'une

p. 415

grandeur du même ordre que les deux qu'on vient de mentionner ; il forme avec KK1 un petit secteur systématique, dépendant de l'excentricité de la Pyramide en dehors de l'axe du secteur historique. Cela fait voir qu'aux époques remarquables du concours des deux systèmes chronologiques à l'intersection de leurs Equateurs, époques marquées par les points 5 et 22, il convient de considérer comme terme principal, non pas, ainsi qu'on l'a fait jusqu'ici, pour fixer les idées, la coïncidence exacte du système historique avec le méridien KK1, mais bien l'encadrement systématique du petit secteur d'excentricité KD (Fig. 18), par les méridiens des deux systèmes. Nous aurons à revenir plus loin sur ce point. Pour le moment, continuons l'examen des grands traits de la question.

106. Il résulte du Tableau XL et du diagramme dont nous venons d'indiquer la construction, que le fait capital du concours des méridiens, qu'on a remarqué d'abord (§§ 103, 104) et qui correspond au numéro d'ordre 5 du tableau, s'était présenté antérieurement déjà, à une époque correspondante au numéro d'ordre 22, c'est-à-dire 17 × 7880,24 = 133964,08 ans auparavant ; et que d'ailleurs, la différence 17 des numéros

p. 416

d'ordre étant impaire, les points chronologiques des deux systèmes ont, aux deux termes de cette durée, échangé entre eux les extrémités du diamètre équatorial KK1 (Fig. 14). Au passage n° 5, les points chronologiques du système historique et du système séculaire étaient respectivement en K et K1 ; à l'époque antérieure, ou du n° 22, ils se trouvaient au contraire respectivement en K1 et K (1).

On voit aussi par le tableau que si, pendant la durée qu'on vient de déterminer (et qui sépare 5 de 22), le système historique a effectué 17 demi-révolutions, le système séculaire en a effectué 5 (3 × 360° + 62° 42′ 24″,2 - 242° 51′ 05″,0 = 5 × 180° - 0° 8′ 40″,8) ; et ceci met en évidence l'existence d'un cycle à multiples simples, liant entre elles les révolutions des deux systèmes.

(1) On remarquera, sur le diagramme, que les 17 intervalles, marqués sur la droite centrale KK1 entre les points 5 et 22, sont divisés par les points les plus voisins de KK1 après ceux-là, savoir 12 et 15, en groupes de 10 et 7, ou encore en 7, 3, 7. La ligne verticale moyenne entre 5 et 22 est d'ailleurs aussi la ligne verticale moyenne entre 12 et 15 ; on a :

 5 + 22   1° 57′31″,0 + 1° 48′ 50″,2
 ------- = ------------------------- = 1° 53′ 10″,6 ;
    2                 2

et

 12 + 15   12° 29′14″,2 - 8° 42′ 53″,0
 ------- = -------------------------- = 1° 53′ 10″,6.
    2                  2
p. 417

Le système séculaire fait le tour du globe en

 1 296 000″
 ---------- = 53594,25 ans ;
   24″,1817

le système historique, en

 1 296 000″
 ---------- = 15760,48 ans.
   82″,231

Les demi-révolutions sont :

26797,12 et 7880,24 ans.

Or, on a :

7880,24 × 17 = 133964,08

et

26797,12 × 5 = 133985,60.

Le résidu du cycle, mesuré par la différence de ces nombres, est de 21,52 ans.

107. La période du grand cycle précédent qu'il nous importe de considérer est celle qui, commençant à l'origine (n° 5 du Tableau XL) des « jours » du récit biblique, concerne l'histoire explicite de la Terre et de l'humanité. Comptée, comme plus haut, entre les passages du point de l'arc historique au méridien fixe KK1, cette période, commencée en -34024,42, se termine en -34024,42 + 133964,08 = 99939,66, soit 100 « mille » d'années après la Venue du Messie.

p. 418

On remarquera que le résidu à 100 000 est égal à 5 × 12 (60,34), et nous verrons tout à l'heure (§ 113) avec quelle précision le réseau géodésique met en évidence la limite dont nous venons de parler. Mais un autre trait, d'ordre non moins général, vient ensuite confirmer et multiplier la portée de celui-là : il a rapport aux passages du méridien du système historique sur le méridien séculaire, au cours de la période qu'on vient de découvrir.

Puisque le point chronologique du système historique se meut uniformément dans un cercle incliné sur l'Equateur, les passages de son méridien géographique sur le méridien séculaire ne comprennent pas des intervalles rigoureusement égaux ; néanmoins on peut tout d'abord, pour compter le nombre de ces passages pendant une durée séculaire comme celle que nous envisageons, attribuer à ce méridien géographique, de vitesse angulaire variable autour de l'axe terrestre, une vitesse angulaire moyenne constante ; cette dernière vitesse n'est autre que la vitesse même du point chronologique sur l'arc historique, égale à 82″,231 par année. Dans ces conditions, la vitesse relative du méridien historique par rapport au méridien séculaire, sera de 82″,231 − 24″,1817 = 58″,0493 par année ; les deux

p. 419

points chronologiques repasseront donc au même demi-méridien tous les 1 296 000″ / 58″,0493 = 22325,85 ans, et leurs plans méridiens coïncideront tous les 11162,92 ans.

Or, il y a douze de ces intervalles dans la période que nous considérons (§ 106) ; car 133964,08 / 11162,92 = 12,00 (12,0008) ; ou encore 11162,92 × 12 = 133955,04 ; et par conséquent : le méridien du système historique mesure, par ses passages sur le méridien séculaire, les douze heures d'un grand « jour », compris entre les retours simultanés des méridiens des deux systèmes aux nœuds de leurs Equateurs (nœuds à 45° sur la croix des continents) ; ce jour commence avec les six jours de la Création et se termine 100 mille ans après la venue du Sauveur.

Après avoir établi ce fait, par la considération suffisante d'un mouvement uniforme du système historique, il faut mettre explicitement les douze « heures » en évidence, par la détermination rigoureuse des dates et des longitudes des passages.

Ces douze heures sont limitées par treize passages des deux méridiens l'un sur l'autre. Le Tableau XLI indique les époques de ces passages, ainsi que les longitudes du méridien sécu-

p. 420

laire et du méridien du point historique, lors de chacun d'eux.

Ces longitudes sont ici comptées à partir du point origine K, nœud ascendant de l'arc historique ; elles sont positives vers l'Est, négatives vers l'Ouest. En y ajoutant 60° 53′ 34″, longitude de K par rapport à Westminster, on obtient les longitudes des passages par rapport à ce dernier point. La dernière colonne du tableau mentionne les limites des intervalles ou heures-types dont il s'agit au § suivant.

108. Les douze heures, ainsi délimitées, ont une valeur moyenne, égale, en temps, à 11162,92 ans ; en arc, à 24″,1817 × 11162,92 = 74° 58′ 58″,38 ; et il est utile de résumer tout d'abord, par son terme principal, le grand fait qu'elles constituent. Nous constaterons qu'elles appartiennent à une période-type : 1° ayant même origine géodésique que les « six jours » de la Création (la région de la ligne des nœuds) ; 2° à la fin comme au commencement de laquelle les méridiens séculaire et historique se retrouvent en coïncidence, entre eux et avec le méridien fixe des nœuds. Pendant cette période, le méridien séculaire décrit un angle égal à 5 π, et les passages du méridien historique sur ce méridien séculaire

p. 421

TABLEAU XLI.

PASSAGES DES MÉRIDIENS DES DEUX SYSTÈMES L'UN SUR L'AUTRE.

Nos     |          | Longitude du   | Longitude du     | Longitude par rapport à | Limites des Intervalles-
d'ordre | Epoques  | Méridien       | Méridien du point| Westminster             | types de 75°, comptées
        |          | séculaire      | historique       | (partie de circonférence).| à partir du Passage O.
        |          | par rapport à K| par rapport à K. |                         |
--------|----------|----------------|------------------|-------------------------|-------------------------
   O    | - 34330,7| π + 4° 0′58″   |  4 π +  4° 0′58″ | 244° 54′ 32″ (-115° 05′ 28″) | 244° 54′ 32″  \
   I    | - 22589,4| π - 74°51′06″  |  3 π - 74°51′ 6″ | 166° 02′ 28″            | 169° 54′ 32″  | 300° ;
  II    | - 12795,5| + 39°22′04″    |  π + 39°22′ 4″   | 100° 15′ 38″            |  94° 54′ 32″  } O - IV
 III    | +   254,1| - 48°17′43″    |    - 48°17′43″   |  12° 35′ 51″            |  19° 54′ 32″  | = 297° 14′ 38″
  IV    | +  9920,8| - π + 66°46′20″|  - 2 π + 66°46′20″ | 307° 39′ 54″ (- 52° 20′ 06″) | 304° 54′ 32″  /
   V    | + 22349,7| - π - 16°42′53″|  - 3 π - 16°42′53″ | 224° 10′ 41″ (-135° 49′ 19″) | 229° 54′ 32″  \
  VI    | + 32896,4| - π - 87°33′29″|  - 4 π - 87°33′29″ | 153° 20′ 05″            | 154° 54′ 32″  | 300° ;
 VII    | + 43140,0| - 2 π + 23°38′05″|  - 6 π + 23°38′05″ |  84° 31′ 39″            |  79° 54′ 32″  } IV - VIII
VIII    | + 55850,0| - 2 π - 61°44′28″|  - 7 π - 61°44′28″ | 359° 09′ 06″ (-  0° 50′ 54″) |   4° 54′ 32″  | = 308° 30′ 48″
  IX    | + 65480,7| - 3 π + 53°34′06″|  - 9 π + 53°34′06″ | 294° 27′ 40″ (- 65° 32′ 20″) | 289° 54′ 32″  /
   X    | + 78455,1| - 3 π - 33°34′56″| - 10 π - 33°34′56″ | 207° 18′ 38″ (-152° 41′ 22″) | 214° 54′ 32″  \
  XI    | + 88377,4| - 4 π + 79°46′06″| - 12 π + 79°46′06″ | 140° 39′ 40″            | 139° 54′ 32″  | 300° ;
 XII    | + 99611,1| - 4 π + 4°18′37″ | - 13 π + 4°18′37″  |  65° 12′ 11″            |  64° 54′ 32″  } VIII - XII
        |          |                |                  |                         |               = 293° 56′ 55″

(Note de transcription : ce tableau est imprimé en orientation paysage, tourné de 90° par rapport au corps du texte de la page ; il est restitué ci-dessus dans l'ordre normal de lecture, colonnes puis lignes. Le tableau imprimé rassemble par des accolades les lignes O à XII en trois groupes de quatre intervalles-types de 75° (300° chacun) : O—IV = 297°14′38″ ; IV—VIII = 308°30′48″ ; VIII—XII = 293°56′55″.)
p. 422

divisent la période en douze heures, mesurant chacune un angle de 75°. Chacune de ces heures se divise d'ailleurs en trois intervalles de 25° ; cette dernière grandeur n'est d'ailleurs autre que l'ouverture des secteurs, ou termes, que nous avons vus (§§ 101-102) servir de bornes aux jours de Création.

Ces secteurs, dont l'ouverture a été mesurée de 24° 51′ 43″, sont en outre compris dix fois dans les « six jours », puisque (voy. § 103) :

 249° 09′ 05″
 ------------ =  24° 54′ 54″   \
      10                       |
 251° 34′ 10″                  |
 ------------ =  25° 9′ 25″    |
      10                       |
 255° 21′ 31″                  |
 ------------ =  25° 32′ 9″ ;  /
      10

et enfin, la période totale elle-même comprend trois semaines de Création, ou 3 × 7 jours de Création, car, on a 5 π = 900° et

   900°
 ------- = 42° 51′ 26″,
  3 × 7

soit la valeur angulaire du jour :

41° 31′ 31″   \
41° 55′ 42″   }  (voy. § 103).
42° 33′ 35″   /
p. 423

Ceci conduit à la conception d'un tout à division tripartite, dont la semaine de Création n'est que le premier terme. La dernière colonne du Tableau XLI met en évidence cette subdivision, dont chaque partie comprend quatre des douze heures de la période.

La portée de cette disposition, celle de l'existence même de la Grande Période, apparaîtront encore plus vivement quand on aura vu (§ 131) la semaine de Création être étroitement réglée sur la loi quadrangulaire du relief de la Terre, et (§ 140) la Grande Période mesurée dans le ciel par une période astronomique.

109. De ces données générales, revenons maintenant à cette Grande Période de douze heures prise en elle-même, pour envisager l'ensemble des passages du Tableau XLI dans ses inégalités. Nous reconnaîtrons aisément que cet ensemble est systématiquement distribué, par rapport à un secteur formé du méridien fixe KK1 et du méridien régional des passages O-XII. [Ces deux passages terminateurs sont définis par les angles de longitude +4° 0′ 58″ et +4° 18′ 37″, angles dont la petite différence est négligeable en première approximation. Pour fixer les idées et désigner la position du petit système méridien qu'ils forment, nous choisirons, dans ce qui suit, le méri-

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dien origine O, et nous indiquerons, à cause de ce choix, le méridien régional des heures O et XII par la désignation O-(XII)].

Il est facile, en effet, de constater que les écarts des passages VII, VIII, IX, X, XI, en dehors du méridien KK1 de la ligne des nœuds, reproduisent respectivement, mais avec des signes contraires, les écarts analogues des passages V, IV, III, II, I, si l'on augmente les valeurs absolues de ces derniers d'environ 4°, soit de l'ouverture du secteur des méridiens KK1 et O-(XII). Le passage VI est bissecteur de ce dernier secteur. Cette distribution systématique est mise en évidence par le Tableau XLII ; il suffit, pour la vérifier, de comparer entre eux les écarts de I, II, III, IV et V en dehors de KK1, et les écarts de XI, X, IX, VIII, VII en dehors de O-(XII).

(On remarquera aussi l'alternative régulière des signes, présentée par les différences entre les grandeurs absolues des écarts).

Le déplacement de 4° de la ligne O-(XII), à l'orient de la ligne des nœuds KK1, a donc bien pour effet de répartir systématiquement les passages autour du secteur formé par les méridiens de ces deux lignes.

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TABLEAU XLII.

              PASSAGES                      | Différences entre
Ecarts des Méridiens en | Ecarts des Méridiens en| les valeurs
dehors de KK1.        | dehors de O-(XII).     | absolues des écarts.
------------------------|------------------------|--------------------
 - 74°51′06″   I  | XI  + 75° 45′08″ |  + 0° 54′ 02″
 + 39°22′04″  II  |  X  - 37° 35′54″ |  - 1° 46′ 10″
 - 48°17′43″ III  | IX  + 49° 33′08″ |  + 1° 15′ 25″
 + 66°46′20″  IV  |VIII - 65° 45′26″ |  - 1° 00′ 54″
 - 16°42′53″   V  | VII + 19° 37′07″ |  + 2° 54′ 14″
 + 92°26′31″  VI  |     - 91° 34′27″ |  - 0° 52′ 04″.
(ou - 87°33′29″)  |    (ou + 88° 25′33″) |

110. Les trois premiers passages, savoir I, II et III, attirent tout d'abord l'attention en ce qu'ils appartiennent à la période des « six jours » de Création, celle de la formation de l'organisme terrestre.

a) I mesure, par son écart 74°51′06″ à partir de la ligne des nœuds, la grandeur de l' « heure » (voyez plus haut, § 108), c'est-à-dire l'unité qui, douze fois répétée, mesure toute la période ; cette unité est, à la clôture de la période, mesurée d'une manière analogue par le passage XI.

b) Quant aux passages II et III, ils ne font rien moins que dessiner à la surface du globe la loi quadrangulaire du relief, et ils vérifient ainsi que cette loi des continents de Brück est bien celle qui a présidé à la formation de la surface

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physique de la Terre ; car les positions de leurs méridiens sont celles des grands soulèvements méridiens à angle droit, Asiatique-Américain et Européen-Africain. Cela se voit, à première vue, sur une carte ou un globe terrestre, comme en témoigne la comparaison suivante :

              Long. de Westminster.

(a) Passage II 100° 15′ 38″                  \
(a') Mér. Asiatique-                         |
Amér.                                        } (a') - (a) = + 5° 37′ 56″
60° 53′ 34″ + 45° = 105° 53′ 34″             /

(b) Passage III 12° 35′ 51″                  \
(b') Méridien Euro-                          |
péen-Africain                                } (b') - (b) = + 3° 17′ 43″ ;
60° 53′ 34″ - 45° = 15° 53′ 34″              /

mais d'ailleurs, il est aisé de se rendre compte que les deux petites différences, de même sens, sont ici systématiques. Le détail des nombres va le mettre en évidence d'une manière qui élimine toute supposition de hasard.

La position théorique de la croix des soulèvements méridiens est à 45° sur la ligne des nœuds KK1. Si, d'accord avec cette notion d'une distribution quadrangulaire, on considère semblablement la croix méridienne à 45° sur la ligne O-(XII) de l'origine des heures, ligne qui forme système, on vient de le voir (§ 109), avec cette ligne des nœuds KK1, les méridiens des passages

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II et III, un peu dépassés par ceux de la croix des heures, forment, avec les méridiens respectifs de cette croix, des petits secteurs ; or, ces petits secteurs ont pour axes les deux méridiens fondamentaux de soulèvement Asiatique-Américain et Européen-Africain.

Cette disposition établit, sans nul doute, l'existence d'une relation entre un système quadrangulaire propre aux heures, et le système quadrangulaire des méridiens de soulèvement.

On a, en prenant toujours les longitudes par rapport à Westminster :

                            LONGITUDES.

Méridien O-(XII) 244° 54′ 32″           [Passage II et Soulèvement
Méridien de la                           Asiatique-Américain.]
  croix à 45°    244° 54′ 32″ - 3 × 45° = 109° 54′ 32″
Méridien du pas-
  sage II                                   100° 15′ 38″ (1)
Axe du petit secteur, ou moyenne     105° 5′ 5″ ;
et on a :
Soulèvement
Asiatique-
  Américain      60° 53′ 34″ + 45° = 105° 53′ 34″

(1) Le méridien de longitude 100° est géographiquement des plus remarquables. C'est celui du point le plus septentrional du soulèvement Asiatique, le cap Tscheljuskin ; son pied sur l'Equateur est marqué par l'intersection de celui-ci et de la côte de Sumatra. Ce méridien passe exactement, à son opposite, par l'isthme de Panama.

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                            LONGITUDES.

Méridien de la                          [Passage III et Soulèvement
  croix à 45°    244° 54′ 32″ - 5 × 45° = 19° 54′ 32″  Européen-Africain.]
Méridien du pas-
  sage III                                   12° 35′ 51″
Axe du petit secteur, ou moyenne     16° 15′ 11″ ;
et on a :
Soulèvement
Européen-
  Africain       60° 53′ 34″ - 45° = 15° 53′ 34″.

D'ailleurs, parmi les méridiens des douze heures, seuls les méridiens II et III satisfont aux conditions précédentes. Il suffit, pour s'en assurer, de constater qu'aucun autre méridien, en dehors de ces deux-là, ne reproduit les écarts, de + 39° et − 48° environ, qui leur sont propres (Tabl. XLII).

On remarquera (Tabl. XLI) que si le passage I (voy. a) mesure, à partir de la ligne des nœuds KK1, la première heure-type de 75°, la troisième « heure » vient s'encadrer entre les passages II et III.

La longitude 19° 54′ 32″ de la fin de cette heure III est celle (voy. plus haut) du méridien de la croix à 45°, propre au petit secteur du passage Européen III ; quant à son extrémité orientale, qui est aussi la fin de la « deuxième » heure, par longitude 94° 54′ 32″, elle est symétrique, par rapport au méridien du passage II (100° 15′ 38″),

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de l'axe (105° 5′ 5″) du petit secteur du passage Asiatique II, ou du méridien Asiatique (105° 53′ 31″).

111. Si les passages I, II, III appartiennent à la période des « six jours », et si II et III dessinent la formation du relief de la Terre par ses deux plans méridiens à angle droit, les passages I, II, III, IV appartiennent au premier tour entier de la Terre, exécuté, dans la période que nous étudions, par le système séculaire, du point K₁ à ce même point (voy. Fig. 14). Or, le passage IV, limite du premier terme de la division tripartite de la Grande Période égal à une semaine de Création (voy. Tabl. XLI et § 108), n'est, à l'égard de la formation du relief, pas moins significatif que les précédents ; il a pour objet de vérifier le lien systématique étroit qui, dans l'institution de ce relief et dans l'établissement du réseau géodésique, rattache le Nouveau Monde à l'Ancien.

a) Le méridien du passage IV, par longitude de Westminster - 52° 20′ 06″, est le méridien de front Américain, tangent à Terre-Neuve, et, en même temps, il est axe de symétrie entre le point final K₁ de la circonférence (dans le tour du globe que nous envisageons ici), et le passage Européen III, passage III qui, avec II, règle le relief. Cela

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revient à dire que le passage IV marque, d'un trait milieu, l'arc restant de la circonférence au-delà de l'établissement du relief. Par le fait qu'il touche alors aussi le continent Américain, il signale à la fois un lien entre les deux Mondes, et l'achèvement de la surface entière de la Terre comme tout physique.

On a, en effet :

                           LONGIT. DE WESTMINSTER.

Méridien du passage IV . . . . -52° 20′ 06″   \
        »      de front Américain, tan-        }
              gent à Terre-Neuve . . . -52° 37′ 17″ ;

et :

Méridien du passage Européen III + 12° 35′ 51″   \
        »      du nœud K1 . . .   - 119° 06′ 26″ }
        »      bissecteur . . . . . - 53° 15′ 17″.  /

Il y a plus encore. Si le méridien du passage IV forme méridien de front Américain, le Méridien Américain limite (tangent à l'extrémité occidentale ; détroit de Behring) n'est autre que le méridien antipode du passage III. On a, en effet :

Passage IV  . . .  - 52° 20′ 06″   \
   »   III  - 180°. - 167° 24′ 09″ ;

et

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Méridien de front Américain   - 52° 37′ 17″
   »     Américain limite     - 167° 53′.

Remarquons enfin que le méridien du passage IV et le Méridien britannique limite, par longitude - 10° 33′ 27″, comprennent un secteur d'ouverture :

52° 20′ 06″ - 10° 33′ 27″ = 41° 46′ 39″,

c'est-à-dire égal au jour de Création :

42° 33′ 31″   \
41° 55′ 42″   }  (voyez § 103) ;
42° 33′ 35″   /

et qu'ainsi, de même qu'en comptant vers le passé six jours de Création à partir du Méridien britannique limite, on a trouvé pour limite la ligne des nœuds K (§ 103), de même le septième jour, compté vers l'avenir à partir de ce même méridien, va s'appuyer au passage IV. Cela revient encore à dire que la chaîne de sept jours, dont les termes ou secteurs des premier et sixième jours sont appuyés par leur côté occidental, respectivement à la ligne des nœuds et au Méridien britannique limite (voy. § 103, à la fin), a le terme de son septième jour appuyé par son côté occidental au passage IV.

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Il suit de là que le premier terme de la grande division tripartite de la période, exposée au § 103 et indiquée dans le Tableau XLI, terme qui mesure la semaine de la Création, est à tous égards remarquablement reproduit sur la Terre, où il a pour limite le passage IV. Mais, à ce trait de vérification s'en adjoint un autre, non moins remarquable et que le sujet fait prévoir de lui-même.

Si le premier tiers de la période est indiqué d'une manière intentionnelle, on doit s'attendre à ce qu'il en soit de même du second tiers, c'est-à-dire pour le second point de la subdivision tripartite.

Or, un coup d'œil sur le Tableau XLI montre qu'il en est effectivement ainsi : le point de division prévu est marqué par le passage VIII qui, par longitude - 0° 50′ 54″, repère précisément la région origine du méridien de Westminster (0° 0′ 0″), celle du côté occidental du secteur historique, de la résidence du Peuple élu, et de la position du méridien séculaire lors de l'établissement du Règne (voyez Fig. 12 ; Entrée dans la Chambre du Roi, - 0° 20′ 11″,5 ; Axe de la Chambre, - 1° 1′ 43″,0). D'ailleurs, aucun autre passage que le passage VIII ne réalise, même approximativement, cette remarquable et significative condition.

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b) Des remarques, confirmatives des traits de premier ordre qui précèdent, se tirent de la symétrie géographique remarquable qui lie le méridien de front Américain (tangent à Terre-Neuve) au Méridien britannique limite (tangent à l'Irlande), c'est-à-dire à la position qu'atteint le méridien séculaire, quand le point chronologique de l'arc historique atteint l'Equateur au point final K₁ (§ 101). L'Irlande et Terre-Neuve se correspondent, dans les deux parties en regard du monde Anglo-Saxon. Cette symétrie est en outre d'autant plus digne d'attention qu'elle fait intervenir les deux centres spirituels, propres à la Fausse Eglise et au Peuple élu, dont il a été déjà question dans le symbolisme de la Chronologie géodésique, savoir Rome et Philadelphie (Etats-Unis). Les deux méridiens limites de l'Irlande et de Terre-Neuve forment, en effet, un système centré sur le système des méridiens de Rome (celui du passage Européen III), et de Philadelphie.

On a :

                  LONGIT. DE WESTMINSTER.

Méridien de front Améric.  - 52° 37′ 17″
Méridien britannique limite - 10° 33′ 27″
Mérid. bissect., ou moyenne - 31° 35′ 22″ ;

et, d'autre part :

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Méridien de Rome, ou du
passage III . . . . . . . + 12° 35′ 51″  Prop. XXXII)
Méridien de Philadelphie .  - 74° 59′ 43″
Mérid. bissect., ou moyenne - 31° 11′ 56″.

On peut observer aussi que, si le méridien de Rome est celui du passage Européen III, Philadelphie (- 74° 59′ 43″) est sur l'axe Américain (longitude de cet axe = 60° 53′ 34″ - 180° + 45° = - 74° 06′ 26″ de Westminster).

c) Un autre trait est encore à signaler pour prouver l'union systématique du Nouveau et de l'Ancien Monde. Le système des passages II et III a, comme on l'a vu (§ 110, b), repéré la croix des continents ; à cette croix appartient l'axe Américain, opposé à l'axe Asiatique-Australien. Le fait suivant confirme cette connexion :

Le Méridien Américain est symétrique du passage Asiatique II par rapport au passage Européen III.

On a, en effet :

                      LONGITUDES.   DIFFÉRENCES.

Méridien Américain . . - 74° 06′ 26″   \
                                        } 86° 42′ 17″
Méridien du passage Eu-                 |
ropéen III . . . . . + 12° 35′ 51″     /
                                        \
                                        } 87° 39′ 47″
Méridien du passage Asia-               |
tique II . . . . . . + 100° 15′ 38″    /

Il est remarquable que si, au lieu de la valeur théorique de la longitude du Méridien Américain, on prend celle de Philadelphie, - 74° 59′ 43″,

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qui s'oppose à Rome située sur le méridien du passage III, la symétrie est encore plus exacte. Les différences deviennent alors 87° 35′ 34″ et 87° 39′ 47″.

112. La relation systématique que nous venons de découvrir entre : 1° les passages compris dans le premier tour du méridien séculaire autour de la Terre, au cours de la Grande Période ; 2° la semaine de Création, et 3° le système quadrangulaire du relief, constitue une preuve de plus en faveur de la Géodésie chronologique ; mais, réciproquement, c'en est une aussi de la loi du relief elle-même ; et, si l'on remonte de l'effet à la cause, tous ces faits deviennent des témoins de l'ordre dynamique interne dont nous avons défendu ailleurs l'existence (1), ordre dont la

(1) On remarquera à quel point le lien entre le système quadrangulaire des méridiens de soulèvement et celui des passages des méridiens mobiles les uns sur les autres, est la confirmation de notre interprétation, déjà donnée dans la Concordance, § 66, du système quadrangulaire des roues d'Ezéchiel (c'est-à-dire du Chap. I d'Ezéchiel). La Géodésie chronologique nous montre ici, d'une manière tangible, ces roues en relation avec la formation du relief terrestre, et cela même équivaut à une démonstration de la réalité de la circulation de l'Ether. Ces roues sont appelées par Ezéchiel des Tourbillons (Ez. X, 13, trad. d'Ostervald.) [Dans la vieille édition de Martin (commencement du XVIIIe siècle) citée par nous antérieurement, le commentaire marginal porte, au Ch. I d'Ezéchiel, que le Feu des Roues d'Ezéchiel était appelé par les Grecs : Electron.]

p. 436

distribution systématique des continents est une conséquence, et qui seul, jusqu'ici, a pu en donner une explication.

Il y a intérêt à s'arrêter un moment pour envisager, dans tout son ensemble et à l'égard de son but définitif, qui était la vie de l'humanité, cette distribution systématique, due à l'action progressive et accumulée des forces intérieures.

Cet ensemble, défini par les masses continentales, s'étend en longitude sur un hémisphère ; il a pour opposite la masse océanique du Pacifique (1) (voy. la Fig. 14, ou mieux un globe terrestre).

Le méridien Asiatique-Américain, à 90° sur le méridien Européen, forme plan de base. L'Europe est au centre (voy. Fig. 14) : au centre du monde se trouve un secteur d'environ 45°, ayant pour axe l'axe Européen, et qui embrasse toute la vie historique de l'humanité.

C'est quand le méridien séculaire atteint l'axe Européen, axe de ce secteur et du Monde, que paraît au Monde le Sauveur ; c'est aussi sur cet axe que l'esprit de l'Antichrist, ou la Fausse

(1) Ce qui permettrait de donner au monde entier l'heure du centre de l'Europe. Comme nous l'avons remarqué plus haut, le méridien du passage III est exactement le Méridien Américain limite (détroit de Behring), et c'est aussi le méridien de Rome.

p. 437

Eglise, établit son centre d'action (Rome) ; c'est à la base de ce secteur historique que s'étend la réaction de l'Islam ; c'est enfin sur la partie de l'arc historique comprise dans ce secteur que se développe et s'accomplit, à travers ces éléments de réaction, la mission providentielle du Peuple élu (1).

113. Nous venons d'établir la manière dont les passages du méridien de l'arc historique sur le méridien séculaire, au cours du premier tour décrit par celui-ci à partir de l'origine des « six jours », accusent la loi de formation du relief de la Terre. Sans détailler, de la même manière, tous les passages suivants, contentons-nous de faire observer, en nous reportant au Tabl. XLII, que le passage VI, milieu de la Grande Période,

(1) Le grand diagramme, tracé par les contours des continents à la surface du globe, a ses traits de correspondance dans le diagramme symbolique de la Pyramide. Telle est la position isolée de l'Amérique, dont l'histoire se trouve aussi séparée du reste dans la Pyramide, et mesurée chronologiquement par le système isolé de la Chambre de la Reine. Tel est encore le fait de la dissymétrie du relief dans les deux hémisphères, et celui du développement de l'histoire dans l'hémisphère Nord. A ce trait de dissymétrie si apparent correspond, dans la Pyramide, le déplacement du plan méridien de tous les passages chronologiques en dehors du plan médian de l'édifice [ceci indépendamment de la belle vérification géométrique et cinématique qui se tire de ce déplacement dans les Propositions XIV (A) et (B)].

p. 438

a lieu au méridien σ σ′ (Fig. 14) des solstices de l'arc historique, et qu'il sert ainsi d'axe à tout l'ensemble du système ; et rappelons que le passage VIII limite, par un trait capital, le second tiers de la Grande Période (§ 111, a). D'ailleurs, les écarts des passages ultérieurs au passage VI reproduisent symétriquement ceux des passages antérieurs à VI, l'avant dernier XI mesurant comme I l'étendue 75° de l' « heure » (voy. § 110, a).

Mais, il nous faut insister particulièrement sur la manière dont se trouve signalée, dans le réseau, la fin de la période, non seulement parce que cela assigne à cette période une place spéciale entre toutes celles, de même étendue, que le retour simultané des méridiens des deux systèmes à la ligne des nœuds KK₁ peut faire concevoir dans la suite des siècles, mais aussi parce que cette détermination met de nouveau en évidence le caractère intentionnel des moindres détails du réseau géodésique — notamment la signification déterminée de l'excentricité de la Pyramide en dehors de l'axe du secteur idéal, élément que nous avons déjà vu servir de facteur essentiel dans la Chronologie géodésique du Déluge (Prop. XXXVI, XXXVII).)

p. 439
Fig. 21 (scan 00449, p. 439). Diagramme : axe vertical P en haut ; deux droites verticales parallèles portant les points M′ et M en haut, descendant vers M′ K M en bas ; une oblique traversant ; points D, D′, i marqués près de l'intersection K ; un demi-cercle pointillé reliant D′ à D.

Considérons (Fig. 21), en nous reportant à la Fig. 18, le point K, intersection de l'Equateur KD et du cercle historique KD′ ; KD est égal au double de l'excentricité de la Pyramide ; on a KD = 1° 37′ 10″ (voy. Prop. XXXVI).

Nous avons vu plus haut (§ 107) que le point chronologique de l'arc historique, ou plus exactement que son antipode, se trouve en K en +99939,66, le point séculaire se trouvant alors à la longitude +2° 6′ 11″ de K.

Les positions systématiques remarquables des deux points chronologiques, par rapport à cette ligne des nœuds KK₁ qui marque la fin de la période, sont :

1° Celle de l'équidistance de ces points D, D′ (Fig. 21) par rapport à K, sur les deux Equateurs des systèmes.

2° L'équidistance des méridiens MM′ de ces points par rapport au méridien KP de la ligne des nœuds ; ils forment alors un petit secteur qui a pour axe cette ligne fondamentale.

p. 440

Or, nous allons voir que ces deux positions caractéristiques, sont, respectivement, atteintes à des époques distantes de 100 000 ans des dates fondamentales de la Naissance et de la Mort du Sauveur ; bien plus, que pour indiquer qu'elles limitent, en quelque sorte à la manière de déclics d'horloge, la Grande Période, commencée avec le premier jour qui comprend « douze heures » (§ 107), les conditions d'équidistance 1° et 2° se trouvent réalisées, non par les points chronologiques eux-mêmes, mais par les côtés occidentaux de petits secteurs de 12 ans d'ouverture qu'ils poussent devant eux.

[Déjà, nous avions remarqué (§ 107) que de l'époque +99939,66, où le point chronologique de l'arc historique se trouve sur la ligne KK₁, jusqu'à +100 000, il s'écoule 5 × 12 ans, et nous rappellerons aussi que les petits espaces 12 et 24 s'étaient trouvés mis en évidence déjà, en ce lieu même de la ligne des nœuds KK₁, par la Chronologie du Déluge (Prop. XXXVII) et celle de l'Arrêt du Soleil de Josué (§ 95)].

Les petits secteurs chronologiques de 12 ans dont il s'agit ont pour ouvertures :

Sur l'Equateur du système
séculaire . . . . . .   24″,1817 × 12 =  4′ 50″
Sur l'arc historique  . . 82″,231 × 12 = 16′ 27″.
p. 441

1° En comptant le temps t à partir de l'époque +99939,66 où le point de l'arc historique était sur la ligne des nœuds KK₁, l'époque de l'égalité des distances KD′=KD des côtés occidentaux des petits secteurs est donnée par l'équation :

16′ 27″ + 82″,231 t = 2° 6′ 11″ − (4′ 50″ + 24″,1817 t).

On en déduit t = 59,15, c'est-à-dire le courant de la 60e année à partir de 99939,66 ; et l'on a 99939,66 + t = 99998,81 ou le courant de 99999 ; en outre, KD = KD′ = 1° 37′ 31″, reproduit l'arc KD = 1° 37′ 10″, égal au double de l'excentricité de la Pyramide (voy. plus haut, p. 439).

Si on part de cette valeur donnée KD′ = KD = 1° 37′ 10″, on trouve D′ = 99998,55 (courant de 99999), D = 99999,68 (courant de 100 000).

Enfin, si on calcule KD et KD′ pour l'année +100 000 révolue, c'est-à-dire en faisant t = 100 000 − 99939,66 = 60,34, on trouve KD = 1° 37′ 02″ et KD′ = 1° 39′ 09″.

2° Le temps t étant toujours compté à partir de +99939,66, l'époque t de l'égalité des distances KM′ = KM des méridiens des points occidentaux des petits secteurs, est donnée par l'équation :

tg (16′ 27″ + 82″,231 t) cos i =
tg [2° 6′ 11″ − (4′ 50″ + 24″,1817 t)]

i = 55° 6′ 21″.

p. 442

On trouve t=94,275, et on a, par conséquent, pour l'époque de la symétrie des deux méridiens chronologiques M′ et M par rapport à KP:

99939,66 + 94,275 = 100 000 + 33,93,

soit le courant de l'année 100 034, ou 10⁵ ans après la mort et la résurrection du Sauveur.

On a alors:

KM = KM′ = 1° 23′ 21″,3.

114. Ainsi donc, en résumé, l'excentricité de la Pyramide, les vitesses angulaires des deux systèmes chronologiques et les positions initiales de leurs points mobiles, sont telles que la fin de la Grande période de « 12 heures », caractérisée par les douze passages des méridiens de ces systèmes l'un sur l'autre, commence avec les « six jours » de la Création, à l'intersection de leurs Equateurs, et se termine, à cette même intersection, 100 000 ans après la Première Venue du Sauveur, en reproduisant les dates de sa naissance et de sa mort rédemptrice. Le fait est d'autant plus remarquable que l'accord s'établit par l'existence, dans chaque système, d'un petit secteur de 12 unités, et ce n'est donc pas non plus pour une raison indifférente qu'entre les époques de la naissance et de la mission active de Jésus;

p. 443

terminée par sa mort et sa résurrection, le texte des Ecritures mentionne isolément et uniquement l'âge de 12 ans (Luc. II, 42), où il se révèle par l'Esprit qui est en lui. Nous verrons tout à l'heure (§ 115) la manière dont l'âge de 30 ans, qui commence la courte période de mission active du Christ, est lui-même explicitement désigné. A mesure qu'on approfondit l'Ecriture, elle apparaît de plus en plus comme une œuvre qui, tout en révélant un plan déterminé, volontairement n'en dit pas tout, et qui, en même temps, sous la forme de traits de force et de points directeurs, accentue tous les éléments nécessaires à une révélation ultérieure.

Les faits, intimement dépendants des éléments du réseau géodésique, que met en évidence la fin de la Grande Période, sont un signe qui prouve nettement son existence voulue, et il est clair qu'en marquant ainsi sa fin, ils sont en même temps une vérification et un garant du bien fondé de son origine (celle des jours de Création). Nous allons exposer d'ailleurs (§ 115), concernant ce commencement de la période, des faits directs, analogues à ceux qui concernent sa fin, et ces faits rendront encore plus indubitable l'intime corrélation de ces deux limites.

Une remarque importante est à faire avant cela sur l'accord qui règne entre les nombres

p. 444

caractéristiques de la fin de la période, et les nombres de la Bible.

Ces nombres caractéristiques sont 12 et 100 000, multiple de 10 ; or, dans l'Apocalypse (XX, XXI), c'est d'une manière analogue 12 et 1000 qui caractérisent les temps les plus éloignés de la révélation prophétique ; tout l'ensemble des Écritures, de la Genèse à l'Apocalypse, a donc ses limites figurées sur la Terre par celles de la Grande Période géodésique.

Le nombre chronologique 100 000 est d'ailleurs explicitement mentionné lui-même par la Bible, dans le Chapitre XLVII d'Ezéchiel ; il y mesure les temps futurs où la connaissance de l'Éternel remplira la Terre [les eaux dont la profondeur sans cesse croissante atteindra et dépassera la stature humaine (Ezéch. XLVII, 1-5)], par quatre espaces successifs de 1000 coudées, c'est-à-dire par 4 × 25000 = 100 000 pouces, ou 100 000 ans de l'échelle de la Pyramide ; la prophétie du Temple d'Ezéchiel devient par cela un témoin direct de la Grande Période que nous venons de découvrir.

Ces 100 000 ans sont aussi caractérisés géométriquement sur la Terre d'une manière remarquable.

Leur commencement (ère chrétienne) est l'axe européen ; leur fin, la ligne des nœuds (en K) ;

p. 445

leur milieu, le passage du méridien séculaire sur l'empire promis à la postérité d'Abraham (du Nil à l'Euphrate). De plus, les quatre positions du méridien séculaire aux limites des quatre parties, de 25000 ans chacune, qui partagent les 100 000 ans dans Ezéchiel, sont toutes comprises dans le secteur formé par le méridien de l'ère chrétienne et par celui de la ligne des nœuds. Elles divisent ce secteur par quarts.

On remarquera que les 100 000 ans sont mesurés d'une manière précise entre le passage III [aussi sur l'axe Européen, au méridien de Rome (Prop. XXXII) en 254,1], par longitude :

60° 53′ 34″ − 48° 17′ 43″ = 12° 35′ 51″,

(voy. Tabl. XLII), et le passage du méridien séculaire au point K (ligne des nœuds).

En 100 000 ans, ce méridien parcourt 24″,1817 × 100 000 = 2418170″ = 671° 42′ 50″, et il se trouve donc, après leur accomplissement, par la longitude de Westminster :

12° 35′ 51″ + 2 × 360 − 671° 42′ 50″ = 60° 53′ 01″.

Or, la longitude de la ligne des nœuds est 60° 53′ 34″.

Au centre de cet espace de 100 000 ans, le méridien passe sur la Palestine, par longitude :

p. 446
12° 35′ 51″ + 360° − 671° 42′ 50″ / 2 = 36° 44′ 26″ ;

(on a : longitude de Jérusalem = 35° 21′ 28″).

Il parcourra donc, au centre des 100 000 ans ou des « mille ans » ou siècles de l'Apocalypse, le pays partagé par Ezéchiel entre les Douze Tribus.

Le nombre symbolique 1000 de l'Apocalypse fournit aussi une vérification particulière. Nous avons observé (§ 108) que la Grande Période se divise en 12 heures, mesurant chacune 75° de longitude, et qu'elle comprend dès lors trente-six intervalles de 25°, c'est-à-dire trente-six de ces secteurs qui servent de termes ou bornes aux jours de Création. Nous avons aussi observé que chacun de ces secteurs comprend sept périodes de 528 ans, ou 3696 ans du mouvement séculaire, c'est-à-dire la durée de la grande Semaine d'Alliance (70° Semaine) de Daniel, ou de l'ensemble historique des sept Eglises de l'Apocalypse.

Le Millénium apocalyptique « 1000 » retranché de l'époque finale de la Grande Période, soit 100 000 + 33,9, fait connaître le nombre chronologique 99033,9. Or, on trouve qu'à cette dernière époque, le point chronologique de l'arc historique (c'est-à-dire celui qui trace à travers l'histoire du monde le dessein providentiel relatif au peuple élu) aura parcouru, depuis le point d'ori-

p. 447

gine K des six jours de la Création, où il se trouvait en -34024,4, 36 des semaines d'Alliance dont il vient d'être question. On a, en effet :

99033,9 + 34024,4
─────────────────  = 36,00 (36,0006).
       3696

Ce résultat se présente d'une manière encore plus rigoureuse si on compte les 1000 ans à partir du centre (par correspondance) de la période de mission active du Christ (de 100 000+30 à 100 000+33,9), soit à partir de 100 000+31,9 ; car on a :

99031,9 + 34024,4 = 133056,3,

et

36 × 7 × 528 = 133056.

115. Cette dernière remarque nous ramène tout d'un coup de la fin de la période à son origine, et nous conduit à étudier celle-ci avec le même soin que celle-là.

Il est d'ailleurs naturel d'examiner, au commencement de la période, les mêmes situations géométriques que nous avions examinées pour la fin ; c'est-à-dire, en nous reportant à la Figure 21 : 1° celle de l'égalité des arcs KD, KD′, D et D′ étant les deux points chronologiques ; et 2° celle de l'égalité des arcs de longitude KM, KM′ des méridiens des deux systèmes. Or, nous allons

p. 448

démontrer que : les situations géométriques identiques du commencement et de la fin comprennent entre elles exactement la période calculée 133955,04, formée de 12 heures égales à 11162,92 (voy. §§ 107, 108) ; qu'en outre, et comme pour mieux isoler la période de 12 heures en opposant son origine à sa fin, cette correspondance a lieu lorsqu'on envisage, à l'origine de la période, non plus, comme à sa fin, les limites de petits secteurs de 12 unités chronologiques, entraînés par ces points mobiles et qui y marquaient l'accomplissement du cycle des 12 heures, mais bien les points chronologiques eux-mêmes.

Le point chronologique de l'arc historique se trouve sur la ligne des nœuds KK₁ en -34024,42 ; la longitude du méridien séculaire à l'Est de cette ligne est alors égale à 1° 57′ 31″.

En comptant le temps t à partir de -34024,42, l'époque t de l'égalité des distances KD′ = KD des deux points chronologiques est donnée par l'équation :

82″,231 t = 1° 57′ 31″ - 24″,1817 t.

On en déduit t = 66,26 et KD = KD′ = 1° 30′ 49″.

Si on compte le temps à partir de l'ère chrétienne, cette même époque a pour désignation chronologique

-34024,42 + 66,26 = -33958,16.
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En comptant toujours t à partir de -34024,42, l'époque t de l'égalité KM = KM′ des longitudes des méridiens chronologiques est donnée par l'équation :

tg (82″,231 t) cos i = tg (1° 57′ 31″ - 24″,1817 t)
où
                i = 55° 6′ 21″.

On trouve t = 98,98 et KM = KM′ = 1° 17′ 37″,6.

Comptée à partir de l'ère chrétienne, l'époque est :

-34024,42 + 98,98 = -33925,44.

Le fait à démontrer consiste en ce que les époques des mêmes situations géométriques, KD = KD′ ou KM = KM′, au commencement et à la fin de la période, comprennent entre elles les douze heures moyennes (§§ 107, 108) qui résultent de la vitesse relative, supposée constante, des deux systèmes. La valeur de l'heure est 11162,92 ans, et les douze heures valent ensemble 12 × 11162,92 = 133955,04.

Or, on a en effet :

p. 450

TABLEAU XLIII.

Faits        | Date au          | Date              | Différence. | Heure
géométriques.| commencement     | à la fin          |             | (division
             | de la période.   | de la période.    |             | par 12).
-------------|------------------|-------------------|-------------|----------
(KD = KD′)   | − 33958,16       | + 99998,81        | 133956,97   | 11163,08
(KM = KM′)   | − 33925,44       | + 100033,93       | 133959,37   | 11163,2
-------------|------------------|-------------------|-------------|----------
(KM = KM′)   | − 33925,44       | + 100 000 + 30    | 133955,44   | 11162,95
             |                  | Date correspon-   |             |
             |                  | dante au commen-  |             |
             |                  | cement de la      |             |
             |                  | période de mission|             |
             |                  | active du Christ  | Période     |
             |                  | (voy. ci-dessus   | calculée =  |
             |                  | § 114).           | 133955,04   | 11162,92

On voit que la valeur de l' « heure » 11163 est la même pour tous les intervalles précédents. En angle, elle vaut 75° (74° 59′ 03″) du parcours du système séculaire.

Nous avions annoncé plus haut (§ 114) qu'on verrait la date 100 000+30, propre à la fin de la période et correspondante au commencement des années de mission active du Christ, rappelée d'une manière nette, aussi bien que l'était la date finale 100 000+34 (§ 113). [Voyez d'ailleurs aussi à cet égard (fin du § 114) l'emploi du nombre 100030 dans le calcul relatif aux 36×7 périodes de 528 ans]. Or, c'est ce que fait reconnaître le Tableau XLIII ; il établit une correspondance rigoureuse entre l'époque 100030 de la fin de la

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période et la situation (KM=KM′) propre à son origine.

116. Si la Grande Période de « 12 heures » se trouve ainsi encadrée par les positions caractéristiques des deux méridiens chronologiques autour de la ligne des nœuds, et qu'en outre, les époques propres de ces positions, à la fin de cette période, sont, à 100 000 = 10⁵ ans de distance, celles de la vie terrestre du Christ mentionnées par les Ecritures, c'est afin de montrer que la période entière dont il s'agit, et qui commence avec les jours de Création, avait pour but et pour fin dernière l'œuvre du Christ. Ajoutons que si cette mention des données les plus particulières de la Bible est un témoignage éclatant de son caractère révélé, ce témoignage s'applique en même temps, et au même titre, à la Pyramide.

Jusqu'au terme, en effet, auquel la Géodésie conduit ainsi dans les profondeurs de l'avenir, on retrouve mesuré, comme facteur déterminant, simultanément sur les deux cercles des deux systèmes chronologiques, et au moyen des deux unités de ces deux systèmes, l'élément caractéristique qui fixe la position de la Pyramide, c'est-à-dire son excentricité en dehors de l'axe du secteur historique (voy. § 113).

p. 452

CONTINUATION DE LA QUESTION DES JOURS DE CRÉATION (§§ 117-122).

117. Tout ce qui précède, depuis le § 105, a constitué une digression, amenée par la découverte de la ligne des nœuds comme origine des six jours, et ayant pour objet l'étude capitale de la Grande Période de 12 heures, qui prend origine dans la même région. Il nous faut maintenant revenir à l'examen plus détaillé des six jours eux-mêmes, pour en fixer la Chronologie, d'accord avec les données simultanées de la Bible, de la Pyramide et de la Géodésie chronologique.

Comme nous l'avons remarqué plus haut (§ 101), c'est la période quinquaséculaire de 528 ans qui, ayant déjà antérieurement imposé d'une manière précise la fin du sixième jour, à l'époque de la Seconde Venue, s'indique d'elle-même, par une induction naturelle, comme présidant à la formation du système prophétique des jours de la Genèse ; et l'analyse qui sera faite plus loin (§§ 123, etc.), vérifiera, en effet, par la précision de ses résultats, la justesse de cette induction. Néanmoins, pour envisager la question avec généralité, nous commencerons par rappeler, en même temps que les valeurs angulaires et chronologiques propres à cette période, celles qui concernent les deux autres périodes quinquasé-

p. 453

culaires, celles de 515,165 et 520,165 ans. On trouve joints aussi à ces nombres, dans le Tabl. XLIV, ceux qui dépendent de la période décimale 500, période dont la considération se justifie tant par l'emploi qui vient d'être fait des multiples exacts de 10 (§ 114), que par une remarque à laquelle cette période donne lieu par sa connexion avec l'origine des jours, et que l'on exposera plus loin (§ 118).

A la suite des valeurs des jours, propres à toutes ces périodes, se trouvent indiquées aussi celles des secteurs ou termes qui leur servent de bornes (voy. § 102), en même temps que de repères et de liaisons.

TABLEAU XLIV.

              PÉRIODES                 |           JOUR             | Valeur de l'ensemble des six jours.
Quinquasécu- | Millénaires. | Chrono-  | Angulaire.       | Chrono- | Angulaire.
laires.      |              | logique. |                  | logique.|
-------------|--------------|----------|------------------|---------|------------------
   500       |    1000      |  6000    | 40° 18′ 10″,2    | 36000   | 241° 49′ 1″,2
-------------|--------------|----------|------------------|---------|------------------
   515,165   |  1030,330    | 6181,980 | 41° 31′ 30″,8    | 37091,88| 249° 09′  4″,8     (Périodes historiques)
   520,165   |  1040,330    | 6241,980 | 41° 55′ 41″,7    | 37451,88| 351° 24′ 10″,2     (Périodes historiques)
   528       |    1056      |  6336    | 42° 33′ 35″,25   | 38016   | 255° 21′ 31″,5     (Périodes historiques)

Les valeurs des secteurs limites ou termes des « jours » (§ 101), sont :

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MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE

Périodes | Secteur = 1/10 de l'es- | Demi-Secteur. | Secteur = 7 fois la
         | pace de six jours       |               | période (§ 101).
         | (§ 108).                |               |
---------|-------------------------|---------------|---------------------
  500    | 24° 10′ 54″,1           | 12° 5′ 27″,0  | 23° 30′ 36″,0
  515,165| 24° 54′ 54″,5           | 12° 27′ 27″,2 | 24° 13′ 23″,0
  520,165| 25°  9′ 25″,0           | 12° 34′ 42″,5 | 24° 27′ 29″,3
  528    | 25° 32′  9″,2           | 12° 46′  4″,6 | 24° 49′ 35″,5

On a aussi :

Secteur mesuré entre le Méridien
britannique limite et le mérid.
séculaire de l'ère chrétienne (§ 78)  = 24° 51′ 43″.

118. Les nombres du Tableau XLIV donnent lieu à plusieurs observations de détail.

En ce qui concerne les deux périodes historiques fondamentales 515,165 et 520,165, nous avons déjà expressément remarqué (§ 103) qu'elles viennent, par les extrémités de leurs espaces angulaires 249° 09′ 4″,8 et 251° 34′ 10″,2, encadrer la ligne des nœuds. Il nous faut, relativement au même objet, joindre ici deux remarques propres aux périodes quinquaséculaires de 500 et 528 ans.

Période de 500 (ou de 1000) ans. La découverte de la Grande Période de 12 heures (§ 107),

p. 455

qui se termine 100 000 = 10⁵ ans après l'ère chrétienne, a mis en évidence, dans les computations chronologiques, l'existence de périodes décimales, telles que celles d'Ezéchiel (§ 114) et que la période millénaire exacte mentionnée dans l'Apocalypse. Cela rappelle à l'attention le nombre 100, compté dans la Chambre du Roi de la Pyramide (Concordance, § 87). L'axe de cette Chambre symbolise l'établissement du Règne de Christ (Concordance, § 90). Nous sommes donc conduits à rechercher quelle serait l'origine des six jours, dans l'hypothèse où ils seraient limités par cet axe fondamental, et évalués au moyen de la période de 500 ans.

Dans ce cas, le « jour » est de 6000 ans ; les six jours valent 36000 ans et mesurent un arc de 241° 49′ 1″,2.

La longitude de l'Axe de la Chambre (voy. la Fig. 12) étant −1° 1′ 43″,0, la longitude du point obtenu en portant, à partir de cet axe, l'arc 241° 49′ 1″,2, est égale à :

− 1° 1′ 43″,0 + 241° 49′ 1″,2 = 240° 47′ 18″,2 ;

et comme le point K₁ a pour longitude 240° 53′ 34″, on a ce résultat remarquable que les 36000 ans, comptés à partir de l'Axe de la Chambre du Roi, désignent la ligne des nœuds comme origine des six jours.

p. 456

Il faut remarquer en outre la disposition systématique qu'affectent, par rapport à cette ligne des nœuds, les petits écarts propres à cette nouvelle détermination d'origine et à la détermination antérieure par la période de 520,165. On a :

                                          LONGITUDES.   DIFFÉRENCES.

Méridien origine des six
jours par la période 520,165,
le Méridien britannique limite
marquant leur fin  . . . .     241° 00' 43"
                                                            0° 7' 09"
Ligne des nœuds, point K1      240° 53' 34"

Méridien origine des six
jours par la période 500, l'Axe                            0° 6' 15",8
de la Chambre du Roi mar-
quant leur fin  . . . . .      240° 47' 18",2.

Ces nombres montrent que les deux méridiens origine encadrent symétriquement la ligne des nœuds. Ils forment un secteur ayant cette ligne KK₁ pour axe. La moyenne de leurs longitudes +0° 7′ 09″ et -0° 6′ 15″,8, prises par rapport à KK₁, est +0° 0′ 27″.

Période de 528 ans. La période de 528 ans est propre à la fois à la Grande Semaine d'Alliance de Daniel et de l'Apocalypse, et régulatrice de la mission du Peuple élu (Concordance, §§ 100, 104 et suiv.). Déjà plus haut (§ 103), on a recherché l'origine des six jours, évalués au moyen de cette période et comptés à partir du Méridien britan-

p. 457

nique limite, point de départ commun à cette computation et aux computations d'origine par les périodes de 515,165 et 520,165.

L'arc mesuré par les six jours est, pour la période 528, égal à 255° 21′ 31″,5. La longitude du Méridien britannique limite est − 10° 33′ 27″, et l'on a :

— 10° 33′ 27″ + 255° 21′ 31″,5 = 244° 48′ 04″,5.

Or, on a la comparaison de positions suivante :

                                                LONGITUDES.

Ligne des nœuds, point K₁ : 240° 53′ 34″

Position du méridien séculaire quand le point chronologique de l'arc historique se
trouve sur la ligne des nœuds
(Tabl. XL) . . . 242° 51′ 05″ = 240° 53′ 34″ + 1° 57′ 31″

Méridien origine des six
jours pour la période 528, le
Méridien britannique limite
marquant leur fin

244° 48′ 04″,5 = 240° 53′ 34″ + 2 × 1° 57′ 15″,25.

Cela veut dire que le méridien origine (obtenu par la période de 528 ans) et la ligne des nœuds encadrent symétriquement la position occupée par le méridien séculaire, à l'époque où le méridien de l'arc historique passe par la ligne des nœuds.

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Ils forment un secteur qui a pour axe cette position du méridien séculaire.

119. Au lieu de s'attacher, comme on vient de le faire, à l'analyse des termes de second ordre, on peut, au contraire, considérer dans ses termes les plus généraux la définition du « jour », et lui chercher une expression-type. On le voit alors formé de douze périodes quinquaséculaires historiques, ou de six périodes millénaires, les six jours correspondant à un déplacement en longitude du méridien séculaire de 250° environ (Tabl. XLIV), et comprenant ainsi dix de ces secteurs de 25° qui servent de termes ou de bornes dans la suite des jours (§§ 78, 101, 102).

Chaque heure de 75° de la Grande Période contient trois de ces derniers secteurs, et le « jour » comprend lui-même les 5/3 d'un secteur, soit

(5 × 25°) / 3 = 41° 40′ 0″.

120. La chaîne des jours, formée au moyen de ces valeurs-types, étant étendue sur la Terre, sera placée (d'après ce qui a été dit au § 103) de telle manière que le secteur ou terme initial du premier jour s'appuie, par son côté occidental, à la ligne des nœuds au point K₁ (Fig. 14). La longitude de K₁ étant 240° 53′ 34″, et l'ouverture du

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demi-secteur 12° 30′, l'origine du premier jour a alors pour longitude :

240° 53′ 34″ + 12° 30′ = 253° 23′ 34″.

En retranchant successivement la valeur angulaire type du « jour », ou 41° 40′ 0″, on obtient les longitudes suivantes pour les positions des origines (et des fins) des six jours.

TABLEAU XLV.

   JOURS      | Longitudes des Origines des Jours-types
--------------|----------------------------------------
    I         |          253° 23′ 34″
    II        |          211° 43′ 34″
    III       |          170° 03′ 34″
    IV        |          128° 23′ 34″
    V         |           86° 43′ 34″
    VI        |           45° 03′ 34″
Fin du VI° jour|           3° 23′ 34″

121. Les éléments-types du Tableau XLV permettent d'introduire immédiatement par ses caractères les plus généraux, et avec un intérêt qui vient précisément ici de l'élimination des différences de second ordre, un fait capital que l'analyse de la période de 528 ans confirmera ensuite dans ses détails.

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Ce fait consiste en ce que : le récit des six jours de la Genèse se trouve écrit à la surface de la Terre, dans la suite des six jours en longitude, par des traits géographiques, astronomiques ou ethnologiques qui reproduisent ceux du récit lui-même.

Le caractère d'ensemble que nous avons ici à noter pour cette comparaison, c'est, dans la Genèse, la séparation des jours en deux groupes a, b, comprenant : a) les deux premiers jours, antérieurs à l'apparition des terres, et concernant la masse océanique et atmosphérique primitive ; b) les quatre derniers jours, inaugurés par la première apparition de l'élément solide et de la configuration des terres et des mers (les eaux se rassemblent en un même lieu et le sec paraît, Gen. I, 9). Or, il suffit de jeter les yeux sur un globe terrestre pour constater, en suivant la zône équatoriale, qu'en effet les deux premiers jours du réseau géodésique, de 253° à 170°, sont représentés par la grande étendue océanique du Pacifique, et occupent celle-ci d'une manière centrale (l'axe du Pacifique passe par le détroit de Behring, par longitude 192° (1), et on a

253° + 170°
------------ = 211°
     2

(1) Exactement à 90° des centres des S Américains (Isthme de Panama) et Asiatique (Détroit de la Sonde, Sumatra), et à l'opposite de l'Axe Européen-Africain.

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MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE

le méridien tangent à la Nouvelle-Zélande est par 178°) ; et que le troisième jour, de 170° à 128°, signale précisément le lieu où « le sec apparaît » ; on traverse, en effet, ici, depuis la Nouvelle-Zélande (méridien oriental, 178°), la région des îles de l'Asie australe (Australie, méridien occidental, 114°), région qui est comme le précurseur de la formation ultérieure des continents (longitude de l'axe Asiatique = 106°).

La première apparition des terres et celle du règne végétal ayant eu lieu au troisième jour, et l'atmosphère se trouvant dégagée de ses éléments les plus denses, la Genèse nous fait voir au quatrième jour les astres extérieurs à la Terre (Soleil, Lune, Etoiles), brillant et rayonnant à travers cette atmosphère, pour servir à la Terre de régulateurs physiques et chronologiques. On constatera plus loin (§ 127, V), par l'analyse de la période de 528 ans, que, de même que, par un signe géographique, le troisième jour se terminait en signalant la formation des continents, le quatrième jour marque son caractère propre par un signe astronomique.

Le sixième jour enfin, celui de l'humanité, comprend (de +45° à +3°) l'étendue de l'histoire (Eden, +42° ; méridien de front anglais, +2°). A vrai dire, c'est la délimitation antérieure du

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sixième jour qui, par son identification géographique et ethnographique avec le foyer de l'histoire, a précisément fait découvrir, dans la ligne des nœuds, l'origine des six jours. Mais, d'autre part, puisque cette origine, tant par elle-même que parce qu'elle est à 45° sur la croix des continents, a une signification théorique dans l'histoire de la formation terrestre, l'accord qu'elle établit, par l'intermédiaire du jour-type du Tabl. XLV, entre le sixième jour sur la Terre et dans la Bible, possède aussi en propre le caractère d'une preuve et d'une vérification.

On observera que les deux secteurs limites de ce sixième jour s'appuient par leurs côtés occidentaux, l'un par longitude +32°, à la Pyramide (31° 15′ 22″) ; l'autre, par longitude -9°, au Méridien britannique limite (-10° 33′ 27″).

122. Il résulte de ce coup d'œil d'ensemble, et par le seul recours aux données-types du Tableau XLV, qu'un accord existe entre le récit biblique, l'écriture des jours par le réseau géodésique et les contours géographiques du globe. On ne saurait nier que l'origine de ces jours, placée à environ 36000 ans dans le passé [l'origine du premier jour (Tabl. XLV) est -35594], n'ait pour signal dans le réseau la ligne des nœuds des deux systèmes, à 45° sur la croix des continents ; qu'au

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cours des deux premiers jours, ceux de la masse océanique primitive, le méridien séculaire se meut à travers la grande masse océanique du Pacifique, opposée au foyer de l'histoire (le monde prophétique et l'Europe) ; qu'il aborde la partie solide au troisième jour, celui où le sec paraît et où se dessine la configuration des terres et des mers ; enfin, qu'il parcourt, pendant le sixième jour, celui de l'histoire, l'espace géographique qui, au centre du monde habitable (voy. § 112), a servi de siège au développement de l'humanité, et qu'il achève ce sixième jour à la limite du continent Européen et sur la résidence du dixième et dernier peuple chef du système historique de la Pyramide et de la Bible.

Après avoir, par des généralités, attiré l'attention du lecteur sur ce fait capital, il nous faut maintenant le reprendre dans ses détails et nous élever jusqu'à la Chronologie précise adoptée à son égard par la Révélation.

LA PÉRIODE DE 528 ANS, COMME UNITÉ CHRONOLOGIQUE DANS LE SYSTÈME PROPHÉTIQUE DE LA BIBLE ET DE LA PYRAMIDE ET L'ÉVALUATION DES « JOURS » DE CRÉATION (§§ 123-128).

123. Déjà plus haut (§ 101), nous avons parlé des raisons qui désignent la période de 528 ans

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comme unité de mesure du jour de Création, raisons qui avaient constitué une détermination du « jour » antérieurement à tout l'ordre des recherches actuelles. Elles se résument comme suit : 1° la limite du sixième jour est imposée par la Bible et la Pyramide ; c'est l'époque de la Seconde Venue, à l'Entrée de la Chambre du Roi ; 2° le commencement du sixième jour, comme jour de travail de l'Humanité, est imposé aussi ; c'est l'époque de la chute ; 3° ces deux limites comprennent entre elles douze périodes ou heures de 528 ans, et, des trois périodes quinquaséculaires, celle de 528 ans est d'ailleurs la seule qui satisfasse, fût-ce approximativement, à cette condition.

Il convient sans doute d'observer ici que, dans le récit de la Genèse, l'apparition des mammifères a déjà précédé, dans le sixième jour, la Création de l'homme. Mais, la transition entre les jours, et la substitution d'une phase à un instant mathématique, d'ailleurs entièrement d'accord avec les termes du récit (les soirs et les matins), sont clairement représentées dans la chaîne géodésique des jours par les secteurs limites qui leur servent de termes (§ 102). Les centres de ces secteurs servent de points normaux à la Chronologie des jours ; pour le sixième

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jour, le centre du secteur origine est l'Eden, siège de la Création et de la Chute de l'homme.

Il n'est pas sans intérêt, en ce qui concerne l'unité de notre sujet, de rappeler que l'origine du sixième jour a été trouvée, dans la Concordance, en prolongeant vers le passé, jusqu'à compter douze périodes de 528 ans, la grande semaine d'Alliance qui comprend les sept Eglises de l'Apocalypse et qui, de la Loi au Règne, mesurait sept de ces périodes. La mesure des jours de Création par la période de 528 ans n'est donc, dans la Chronologie géodésique, que la continuation naturelle et tout indiquée de ce que nous avions commencé déjà dans la Concordance. Examinons la suite de cette computation.

124. Le méridien séculaire se trouve en 2179,66, date de l'Entrée dans la Chambre du Roi (Concordance, § 49), à la longitude -0° 20′ 11″,5 de Westminster ; et en ce point aussi se termine, d'accord avec ce que nous venons de rappeler concernant la durée historique des sept Epîtres, un secteur d'Alliance, c'est-à-dire un secteur d'ouverture égale à 24° 49′ 35″,5, équivalant à 7 × 528 ans, et mesurant cette durée. Il s'étend du Sinaï (-1516) à la Seconde Venue (+2180) (2180 + 1516 = 7 × 528).

p. 466

Comptés à partir de là vers le passé, les six jours, de 6 × 1056 chacun, conduisent, par un arc de 255° 21′ 31″,5 équivalent à leur somme, à la longitude :

−0° 20′ 11″,5 + 255° 21′ 31″,5 = 255° 1′ 20″.

Or, cette longitude est celle du centre d'un autre secteur d'Alliance origine, appuyé à la position du méridien séculaire signalée dans la Remarque 2° du § 118 ; cette position, par longitude 1° 57′ 31″ à l'Est du point K₁ de la ligne des nœuds, est celle qu'occupe le méridien séculaire lorsque le point chronologique du système de l'arc historique se trouve sur la ligne des nœuds (on a d'ailleurs vu, dans cette remarque 2°, § 118, que cette position forme elle-même l'axe d'un petit secteur, ayant pour côtés la ligne des nœuds et le méridien qui limite les six jours de 6 × 1056 ans, comptés à partir du Méridien britannique limite).

La longitude de la ligne des nœuds étant 240° 53′ 34″, on a, en effet :

255° 1′ 20″ = 240° 53′ 34″ + 1° 57′ 31″ + 12° 10′ 15″ ;

et l'on a d'autre part :

1/2 secteur de 7 × 528 = 24° 49′ 35″,5 / 2 = 12° 24′ 47″,75.
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On voit déjà, par cette disposition, que les six jours sont encadrés entre deux secteurs d'Alliance ; ils commencent au centre du premier, qui leur sert de fondation, et ils se terminent, avec le second, à la Seconde Venue du Seigneur.

125. D'ailleurs, il ne s'agit pas ici d'une simple approximation. Le petit résidu 12° 24′ 47″,75 - 12° 10′ 15″ = 14′ 32″,75, bien loin d'être accidentel a un objet précis : celui de confirmer, par un signe caractéristique, placé à l'origine des « jours », que leur computation spéciale au moyen du millénaire 1056 = 2 × 528, pour finir à la Seconde Venue, est bien celle qui est propre à l'histoire chronologique de la Création, dans l'Écriture et dans la Pyramide. Ce secteur résidu, appuyé sur l'origine des six « jours » et sur le centre du secteur d'Alliance origine, se présente en effet comme un indicateur des six jours, analogue aux secteurs de douze unités que nous avons vu clore chronologiquement la Grande Période des douze heures (voy. § 107). Ici l'indicateur annonce par 6 × 6 unités, les six jours, composés chacun de six millénaires, auxquels il sert d'introducteur. Si on divise, en effet, le résidu 14′ 32″,75 dont il vient d'être question en six parties (correspondantes aux six jours) égales à

14′ 32″,75 / 6 = 2′ 25″,458 ;

puis, chacune de ces parties en six

p. 468

autres (correspondantes aux six millénaires de chaque jour), on trouve pour valeur commune de ces dernières

2′ 25″,458 / 6 = 24″,2430 (24″,2),

c'est-à-dire l'unité chronologique 24″,1817 (24″,2) du système séculaire. (La différence 24″,2430 − 24″,1817 = 0″,0613 ne donnerait lieu, dans la valeur du résidu 14′ 32″,75, qu'à une différence 0″,0613 × 6 × 6 = 2″,2, ici négligeable).

Ce résultat se vérifie aisément sur les nombres chronologiques eux-mêmes. Le méridien séculaire se trouvant par longitude 1° 57′ 31″ à l'Orient de la ligne des nœuds, en −34024,42 (époque à laquelle le point chronologique de l'arc historique est (§ 104) sur cette ligne elle-même), ce méridien occupe le centre du secteur d'Alliance origine en

−34024,42 − (7 × 528) / 2 = −35872,42,

et il se trouve sur le côté occidental de l'indicateur de 6 × 6 = 36 ans, en −35872,42 + 36 = −35836,42. Les six jours, chacun de six millénaires égaux de 1056, valent ensemble 6 × 6 × 1056 = 38016, et comptés à partir de ce dernier méridien (côté occidental de l'indicateur) ils conduisent à :

−35836,42 + 38016 = 2179,58,

c'est-à-dire à l'Entrée de la Chambre du Roi, 2179,66, de la Pyramide, ou à la Seconde Venue.

p. 469

(La différence chronologique 0,08 est ici négligeable).

Le caractère systématique de ces résultats engage à rappeler qu'en outre la période de 528 ans mesure, avec le Millénium 1000, par trente-six secteurs d'Alliance égaux à 7 × 528, la Grande Période des douze heures, en la commençant, à la ligne des nœuds, à l'époque même -34024,42 qui intervient dans la détermination précédente.

126. Le Tableau XLVI fait connaître, aux dates des commencements et des fins de « jours », les longitudes du méridien séculaire, comptées de Westminster. On a d'ailleurs consigné ces valeurs soit en prenant pour origine des jours le côté occidental de l'indicateur (§ 125), soit en prenant pour origine son côté oriental, c'est-à-dire le centre même du secteur d'Alliance (§ 124) origine. Les secondes de ces valeurs s'obtiennent en ajoutant aux premières : pour les longitudes, l'arc 24″,1817 × 36 = 14′ 30″,54 ; pour les dates, -36.

Si l'on considère l'indicateur comme solidaire avec le méridien séculaire, et comme entraîné avec lui, on le voit se déplacer à la manière d'un index à travers toute l'étendue de la période des jours : appuyé, à leur commencement et par son

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côté oriental, à l'axe du secteur origine, il vient buter, à la fin du sixième jour, contre l'Entrée de la Chambre du Roi (1).

TABLEAU XLVI.

Jours | Longitudes du méridien séculaire        | Epoques correspondantes.
      | au commencement et à la fin des jours.  |
------|-----------------------------------------|---------------------------
  I   | 255°  1′20″,00  | 255° 15′50″,54        | −35836,34 | −35872,34
  II  | 212° 27′44″,75  | 212° 42′15″,29        | −29500,34 | −29536,34
  III | 169° 54′09″,50  | 170° 08′40″,04        | −23164,34 | −23200,34
  IV  | 127° 20′34″,25  | 127° 35′04″,79        | −16828,34 | −16864,34
  V   |  84° 46′59″,00  |  85°  1′29″,54        | −10492,34 | −10528,34
  VI  |  42° 13′23″,75  |  42° 27′54″,29        | − 4156,34 | − 4192,34
      | − 0° 20′11″,50  | − 0°  5′40″,96        | + 2179,66 | + 2143,66

127. Il nous reste à suivre comparativement, au moyen des nombres de ce tableau, la succession des jours dans la Bible et sur le diagramme géodésique et géographique.

Cette analyse se résume dans les remarques suivantes :

I. L'origine des jours est déterminée, ainsi

(1) Dans cette position finale, et puisque l'ouverture de cet indicateur est de 36 ans, il divise l'espace de 50 ans qui sépare le côté gauche du secteur historique (c'est-à-dire le méridien de Westminster) du méridien de l'Entrée, en deux parties égales à 6 × 6 et 2 × 7.

p. 471

qu'on vient de le dire, par le centre du secteur origine de 7 × 528 ans et par l'indicateur de 6 × 6 = 36 ans, qui s'appuie à ce centre par son côté oriental. Le méridien séculaire occupe alors le côté occidental de cet indicateur. Il est naturel de chercher quelle était, à cette même époque origine, la position du méridien du système de l'arc historique. Or, on trouve qu'il occupait alors le côté oriental du secteur d'Alliance origine ; d'où il résulte que ce secteur origine de 7 × 528 ans est encadré entre la position du méridien historique à l'origine des jours, et la position occupée par le méridien séculaire lorsque le méridien historique se trouvait sur la ligne des nœuds.

On a en effet :

Époque du passage du point chronologique du système
historique à la ligne des nœuds . = − 34024,42 ;

On en déduit :

Époque à laquelle le point chronologique du système
historique se trouvait au côté oriental du secteur . . . . = − 35838,04

(diff. = 1,70).

Or, on a par le Tableau XLVI :

Origine du jour I . . . . = − 35836,34

Si, inversement, on calcule la longitude du

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point chronologique à la date -35836,34 de l'origine des jours, on trouve :

Longitude du point chronologique à l'origine -35836,34
des jours . . . . . = 240°53′34″ + 26°45′13″ = 267°38′47″ ;

et on a :

Longitude du côté oriental du secteur. = 267°40′40″,5
                              (Différence. = 1′53″,5).

Le méridien (côté oriental du secteur origine) auquel conduit cette longitude est géographiquement indiqué de la manière la plus remarquable. Il l'est, en effet, exactement, sur l'Equateur même, par le point isolé des Iles Galapagos ; et il coïncide en outre avec le méridien du Delta du Mississipi, qui, nous l'avons déjà remarqué, est, par rapport au méridien solsticial du cercle historique, le symétrique du méridien du Delta du Nil, ou de la Pyramide (§ 71, Proposition XXVI, Rem. III, Tracé géographique du cercle historique).

L'objet de notre présente remarque I est capital ; elle met hors de doute, en effet, comme réalité intentionnelle, la présence du secteur de 7 × 528 ans à l'origine des six jours, et on peut dire qu'elle constitue par là une vérification

p. 473

éclatante de l'exactitude du principe de la computation actuelle (l'emploi de la période de 528 ans comme unité chronologique).

II. La ligne des nœuds divise le premier jour en deux parties entre elles comme 2 : 4 (ce qui attire l'attention sur la division des six jours en deux groupes de 2 et 4, et tout d'abord, par conséquent, sur le groupe des deux premiers jours).

On a, en effet (voy. Tabl. XLVI):

                |             | Différences avec la longitude
                | LONGITUDES  | 240° 53' 34" du nœud.
----------------+-------------+--------------------------------
Limite orientale| 255°  1' 20",00 | 14° 07'46"  = 2×7°  3' 53"
du premier jour | 255° 15' 50",54 | 14° 22'16",54 = 2×7° 11'  8",27
----------------+-------------+--------------------------------
Limite occident.| 212° 27' 44",75 | 28° 25'49",25 = 4×7° 6'27",31
du premier jour | 212° 42' 15",29 | 28° 11'18",71 = 4×7° 2'49",68

III. Le point de séparation entre les deux premiers jours, c'est-à-dire le centre du groupe des deux premiers jours (voy. Rem. II), est dans un même plan méridien avec la Pyramide.

La Remarque II vient de mettre en évidence le groupe des deux premiers jours, et le Tableau XLVI donne:

p. 474
Long. du centre du groupe des    |
jours I et II (en rapport avec les| 212° 27' 44",75
deux côtés de l'indicateur, voy.  | 212° 42' 15",29
§ 126) .  .  .  .  .  .  .  .  .  |

Or, on a:

Long. du plan mé-
ridien de la Pyra-
mide. .  .  .  .  31° 15' 22" + 180° = 211° 15' 22" ;

ce qui, dans l'espèce de la question, démontrerait la proposition.

Mais, d'ailleurs, les résidus:

212° 27' 44", 75 − 211° 15' 22" = 1° 12' 22", 75

et

212° 42' 15",29 − 211° 15' 22" = 1° 26' 53",29

ne sont nullement accidentels ; ils sont égaux, le premier à cinq et le second à six indicateurs, afin de rattacher l'époque des jours I et II à celle de la Pyramide, par la mention expresse du nombre des jours qui s'étendent de l'une à l'autre de ces époques.

On a, en effet:

Ouverture de l'indicateur .  .  .  .  14' 30",54 ;

et

p. 475
1° 12' 22",75
------------- = 14' 28",55
      5

1° 26' 53",29
------------- = 14' 28",88.
      6

En années, on a:

1° 12' 22",75
------------- = 179,6 = 5 × 35,9,
  24",1817

et:

1° 26' 53",29
------------- = 215,6 = 6 × 35,9 ;
  24",1817

ce qui montre que, à partir du côté occidental de l'indicateur, on compte chronologiquement, en atteignant le méridien de la Pyramide, le courant de la 180e année, ou cinq indicateurs de trente-six ans ; et à partir du côté oriental, le courant de la 216e année, ou six indicateurs de trente-six ans.

L'observation suivante n'est pas d'une importance moindre. Le méridien de séparation des jours I et II forme système avec le méridien de la Pyramide et le méridien axial du secteur historique, méridien par rapport auquel la Pyramide a une excentricité égale à 48' 35".

En années, on a en effet:

 48' 35"
-------- = 120,5 = 4 × 30,1 ;
24",1817

et, d'après les nombres ci-dessus, on a donc, en

p. 476

années aussi, pour la distance entre le méridien de séparation des jours et l'axe du secteur:

120,5 + 179,6 = 300,1 = 10 × 30,0 ;

d'où il résulte que le méridien de la Pyramide divise l'espace, de dix parties égales à trente, compris entre le méridien de séparation des jours I, II et l'axe du secteur historique, en deux parties qui sont entre elles comme 4 : 6.

On a donc, en résumé, le résultat suivant:

Le méridien séculaire, qui se trouve sur la Pyramide à l'époque du Déluge, se trouve, au centre chronologique du groupe des deux premiers jours, sur le demi-méridien antipode de la Pyramide.

Cette coïncidence, tant au point de vue géométrique que par la correspondance qu'elle établit entre les époques, est de la plus grande portée. Si l'on fait réflexion que la date du Déluge est donnée par la Bible, on voit tout d'abord se confirmer ainsi, au point de vue de l'intention du Livre sacré, la validité de notre Chronologie actuelle. Mais, en outre, cette correspondance vient systématiser, au point de vue physique, l'ensemble du système géologique des jours et le fait du dernier cataclysme diluvien ; car le Déluge se trouve manifestement présenté par là

p. 477

comme une conséquence des conditions premières de la formation.

Les sources du Déluge sont, d'après le récit biblique, à la fois terrestres et atmosphériques (Gen. VII, 11) ; d'après la théorie, c'est un événement qui signale, avec la formation définitive du relief, l'établissement de la circulation de l'Ether de pôle à pôle. Or, dans la concordance géométrique et chronologique qui vient de nous occuper, le Déluge se trouve aussi rattaché, par sa relation avec le premier jour, au fait de l'état aquiforme initial (liquides, vapeurs, gaz) du globe, et à la naissance de la circulation de l'Ether (voy. plus loin, p. 485) ; par le second jour, à la séparation des « eaux » en inférieures et supérieures, lors de la formation de l'atmosphère (l' « étendue ») ; (Gen. I, 2-5, 6-8).

Les deux premiers jours (de 255° à 170° de longitude) sont d'ailleurs nettement figurés, sur le globe dans son état actuel, par l'étendue océanique du Pacifique, qu'ils occupent d'une manière centrale. Nous n'avons qu'à renvoyer à cet égard à une remarque générale faite déjà plus haut (§ 121), concernant la géographie des jours.

IV. Le troisième jour est, dans le récit de la Genèse, celui de l'apparition des terres (le « sec » paraît, Gen. I, 9) ; il inaugure le second des deux

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groupes qui, d'après la Remarque II, subdivisent l'ensemble des six jours de formation. Conformément à ce qui a déjà été observé, § 121, ce troisième jour, compris (voy. Tabl. XLVI) entre les méridiens de 170° et de 128°, occupe en longitude la partie orientale de l'S Asiatique-Australien (Nouvelle-Zélande, Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Guinée). Il est terminé d'une manière précise par l'intersection de l'Equateur et de la chaîne d'îles, parallèle à la ligne centrale de l'S (Malacca, Sumatra, Java, etc.), que dessinent les Philippines, les Moluques, la Nouvelle-Guinée, les îles Salomon (cette chaîne est analogue à celle que tracent, à l'antipode de cette région, la Floride et les Antilles dans l'S Américain).

L'intersection dont il s'agit se trouve marquée, sur l'Equateur, d'un trait méridien, par la grande île Halmahera (Moluques), dont la longitude est justement 128° ; on peut même observer que cette île méridienne mesure, par sa largeur en longitude, l'ouverture de l'indicateur, index de l'origine et de la fin des jours (voy. § 126).

V. Au quatrième jour, le Ciel apparaît à la Terre ; à travers l'atmosphère, dégagée de ses éléments denses, le Soleil rayonne, éclaire le

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monde sorti des eaux, et demeure future de l'humanité. Or:

Le quatrième jour est centré sur le méridien Asiatique-Américain (c'est-à-dire sur la croix des continents).

Il se termine à distance telle de la ligne des nœuds qu'il intercepte, à partir de celle-ci, sur l'Equateur un arc de longitude égal à la hauteur solsticiale du Soleil, ou a l'obliquité de l'Ecliptique.

Etablissons ces deux faits.

1° Le méridien Asiatique-Américain a pour longitude 60° 53' 34" + 45° = 105° 53' 34", soit 106°.

Or, le centre du quatrième jour a pour longitude (d'après le Tabl. XLVI et en prenant successivement les nombres relatifs aux deux côtés de l'indicateur):

127° 20' 34",25 + 84° 46' 59",00
-------------------------------- = 106° 03' 46",62
               2

127° 35' 04",79 + 85° 1' 29",54
------------------------------- = 106° 18' 17",16,
               2

soit encore 106°.

2° L'extrémité occidentale du quatrième jour a pour longitudes (par l'indicateur):

84° 46' 59",00

et

85° 1' 29", 54.
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La ligne des nœuds a pour longitude
            60° 53' 34".

Les arcs compris sont:

84° 46' 59",00 − 60° 53' 34" = 23° 53' 25",00
85° 01' 29",54 − 60° 53' 34" = 24° 07' 55",54.

Ils reproduisent la hauteur solsticiale du Soleil de l'époque.

Le fait que la ligne des nœuds, en mesurant sur l'Equateur, avec l'extrémité du IVe jour, l'obliquité de l'Ecliptique, met en évidence un signe solaire relatif à ce jour, est d'autant plus remarquable que cette même ligne, au moyen du même nœud, avait déjà fait mesurer, sur l'arc historique, cette obliquité pour y signaler l'Arrêt du Soleil de Josué. Bien plus, ce qui est décisif, le méridien de la fin du quatrième jour n'est autre que le côté oriental du secteur de l'Eden (voy. Prop. XXXVIII), secteur dont l'axe (l'Eden) détermine, comme on l'a vu (p. 388), l'obliquité théorique relative à cet Arrêt du Soleil (1).

(1) Sur le Miracle de Josué. On a vu (§ 95) que l'époque de la bataille de Gabaon est indiquée sur l'arc historique par une obliquité de l'Ecliptique, ou un solstice, caractéristique du réseau géodésique lui-même, ce qui affirme le fait de l'Arrêt du Soleil mentionné par l'Ecriture. On peut noter comme points de confirmation décisifs les traits suivants :

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On a en effet:

Longitude de l'Eden = 42° 24' 33" (Tabl. XVII et XIX) :
   42° 24' 33" × 2 = 84° 49' 06"

1° Il résulte de la Chronologie biblique (Concordance, § 12) que le point chronologique de l'arc historique atteint Jérusalem (− 758), à mi-distance entre l'ère chrétienne et la promulgation de la loi (− 1516 = − 2 × 758), ou que Jérusalem est au milieu de l'arc qui s'étend du méridien de l'Exode au méridien de l'ère chrétienne. Or, si l'on cherche semblablement le point milieu entre la conquête de Josué (− 1473,26, § 95) et l'ère chrétienne, on trouve exactement pour ce point l'intersection de l'arc historique et de la côte de Canaan ; de telle sorte que l'arc entre les deux points milieux (− 1516/2 = − 758 ; − 1473,26/2 = − 736,63), correspondants à la Loi et à la Conquête, s'étend, sur le cercle historique de la mission du Peuple élu, du Temple à l'extrémité de la Terre promise.

On a, en effet:

                  ARC COMPRIS SUR L'ARC HISTORIQUE.
Points K (Fig. 20) et − 1473,26 .  .  .  .  . 23°31'54"
K et Méridien ère chrétienne .  .  .  .  . 57°11'03"
                     1473,26
Points K et − ------- = − 736,63 .  .  .  40°21'28";
                        2
et ensuite :
                | Longitude (Westminster) . = 34°58'00"
Point − 736,63  | Latitude .  .  .  .  .  . = 32°4'56".

Les points de l'arc historique répondent à des latitudes moyennes (§ 31) ; la latitude géographique correspondante à celle qu'on vient de trouver est 32°9'52". Or, le point

| Longitude (Westminster) = 34°58'00"
| Latitude géographique   = 32° 9'52"

est bien un point de la côte de Palestine. On a, en effet :

Point de la côte dont la longitude = 34° 58'00": Lat. géogr. = 32° 28'05"
  »      »     »    lat. géog. = 32° 9'52": Longitude = 34° 54'39"
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et:

                          | 84° 46' 59",00
Limite du quatrième jour =|
                          | 85°  1' 29",54.

Gabaon est sur l'arc historique, et le lieu de l'action indiqué par un retard de douze heures de jour, porté sur l'arc historique à partir du point extrême de la côte − 736,7.

On a, en effet :

       | Longitude (Westminster)  = 35°18'39"
Gabaon | Latitude géographique    = 31°50'30"
       | Latitude moyenne         = 31°45'34"

et :

Lat. du point de l'arc historique de même long. = 31°45'40".

Quant au lieu d'action, c'est des hauteurs de Beth-Oron que Josué (Josué X, 11-14), ayant Gabaon à l'Orient, la vallée d'Ajalon à l'Occident, commande au Soleil et à la Lune de s'arrêter. On a :

                              LONGITUDE (WESTMINSTER).
Gabaon .  .  .  .  .  .  . 35°18'39"
Vallée d'Ajalon, extrémité
occidentale (Deïr-Nahleh) . 35°05'54".

Le méridien central du lieu d'action et du miracle est donc par longitude :

35° 18' 39" + 35° 05' 54"
------------------------- = 35° 12' 16".
            2

Or, les douze heures de retard (§ 95) valent 82",231 × 12 = 16'27", et cet arc, compté sur l'arc historique à partir de la limite − 736,7 de Canaan, conduit à la longitude 35°11'05", qui n'est autre que la précédente.

3° Ces faits suffiraient pour établir que, pour le pays d'Israël comme pour les Iles Britanniques (voy. § 54 et suiv.), il n'est pas de détails géographiques qui n'aient un sens et une intention. On se confirme de plus en plus dans cette idée à

p. 483

Ce concours des faits pour assigner à la ligne des nœuds (où le point chronologique de l'arc historique se trouve aussi à l'époque du Déluge) une signification astronomique, toujours tendante à la détermination de l'obliquité de l'Ecliptique, offre un caractère nettement intentionnel ; on verra ce caractère systématique s'accentuer encore par une remarque connexe, relative au cinquième jour (p. 486).

 mesure qu'on étudie la question de plus près. Ainsi, la conquête du pays de Canaan commence par la prise de Jéricho. Or, Jéricho, Gabaon, la vallée d'Ajalon sont sur un même parallèle et forment système avec Jérusalem (Gabaon) qui se trouve au centre. On a les positions:

                LAT. GÉOGR.   LONG. (WESTMINSTER).
Jéricho .  .  .  31°51'09"     35°34'50"
Jérusalem .  .  . 31°46'30"     35°21'15"
Gabaon .  .  .  . 31°50'30"     35°18'39"
Vallée d'Ajalon. 31°51'38"     35° 5'54";
et :
       35° 34' 50" + 35° 5' 54"
       ----------------------- = 35° 20' 22".
                  2

Si l'on rapproche de cette ordonnance le fait que Jérusalem est au point chronologique − 758 = − 1516/2, à mi-distance entre l'ère chrétienne et la Loi, — à laquelle commence la Grande Semaine des Sept Eglises de l'Apocalypse, pour se terminer à la Seconde Venue ou à la 7me Trompette —, on comprend que la prise de Jéricho, dont les murailles s'écroulent après qu'on en a fait sept fois le tour, au son des Sept Cors, est un symbole de toute l'histoire missionnaire du Peuple élu.

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Remarque. — Le sujet comporte les observations subsidiaires suivantes.

L'obliquité de l'Ecliptique, mesure de la plus grande élévation du Soleil sur l'Equateur, ou de sa déclinaison au solstice, fournit des vérifications par la loi de ses longues variations dans la suite des temps.

Cette grandeur traverse actuellement une phase descendante ; sa valeur diminue de 48" par siècle. Si, remontant dans le passé, on cherche l'époque de son dernier maximum, on trouve, pour cette époque, celle à laquelle le méridien séculaire se trouvait au point K de la ligne des nœuds, origine de l'arc historique ; soit vers − 6935,72.

En remontant plus loin encore, on constate que l'époque du minimum d'obliquité qui a précédé ce maximum, signale la séparation entre le premier et le second jour, soit (voy. le Tabl. XLVI) − 29500.

Or, la mise en évidence d'une circonstance astronomique qui concerne le premier jour, circonstance dépendante de la marche du Soleil, a une grande portée ; d'un côté, elle établit une correspondance entre le premier et le quatrième jour qui, l'un et l'autre, sont caractérisés dans le récit de la Genèse par l'apparition de la lumière ;

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d'un autre côté, elle conduit à concevoir ce que peut être la « lumière » spéciale dont il est question dans l'œuvre du premier jour. Il s'agit ici d'un agent fondamental de l'organisation du globe, puisqu'il est signalé dès le premier jour ; or, la Géodésie chronologique paraît indiquer, d'après ce qui précède, que cet agent est sous la dépendance du Soleil ; et ceci rappelle naturellement l'attention : dans la Bible, sur la description de la lumière ou feu parcourant les cercles du globe, que mentionne le Chapitre I d'Ezéchiel ; dans l'ordre de la science physique, sur la circulation électro-dynamique de l'Ether (Concordance, § 66).

Si cette circulation est le facteur fondamental de toute l'organisation du globe, notamment de la formation quadrangulaire du relief, il ne paraît pas douteux que le trait physique dont il s'agit, signalé dès l'origine du récit biblique, n'ait précisément pour objet de révéler l'existence de cet agent (voyez pour confirmation de cette induction le § 139 bis).

VI. Le cinquième jour inaugure l'apparition des animaux à respiration aérienne, apparition que doit couronner au sixième jour la Création de l'homme. Or (d'accord avec la disposition géométrique qui est l'objet de la Proposition

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XXXVIII), cet ensemble se trouve signalé, dès le commencement du cinquième jour, en ce que les méridiens de ce commencement (par longitudes 84° 46' 59",00 et 85° 01' 29",54) (Tabl. XLVI) marquent justement sur l'arc historique le lieu que vient occuper le point chronologique de cet arc à l'époque de la Création de l'homme. Ce point, on l'a vu, se trouve sur la ligne des nœuds à l'époque du Déluge ; or, les 1656 ans de la Bible qui s'écoulent de la Création de l'homme au Déluge, sont mesurés, sur l'arc historique, par les arcs qu'y interceptent, à partir de la ligne des nœuds, les méridiens dont il vient d'être question.

Ces arcs sont, en effet, égaux à 37° 45' 00" et 38° 3' 55" ; et 82",231 étant la vitesse angulaire du point chronologique, on a, en années:

37° 45' 00"
----------- = 1652,66
  82",231

et

38° 3' 55"
---------- = 1666,46.
 82",231

La moyenne est 1659,56. La Proposition XXXVIII conduisait au nombre 1654,68. Le nombre biblique est 1656.

VII. Le sixième jour a pour partie caractéristique l'histoire de l'humanité, de la Création

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de l'homme à la Seconde Venue. Or, son extrémité orientale, par longitudes

| 42° 13' 23",75
|                (Tabl. XLVI),
| 42° 27' 54",29

marque exactement le lieu de la Création de l'homme ou l'Eden (42° 24' 33") (voir les Tableaux XVII et XIX). Il se termine dans l'axe de la Grande Bretagne, demeure du Peuple élu ou du dernier peuple chef et limite du foyer de développement de l'humanité. Son époque finale est celle de la Seconde Venue, à l'Entrée dans la Chambre du Roi de la Pyramide.

128. L'analyse qui vient d'être faite met en évidence, par des traits précis, le fait capital de la concordance entre la géographie des jours et le récit de la Genèse, défini au § 121 et tracé ensuite dans ses grandes lignes, § 122.

Il se confirme, d'accord avec ce qui avait été dit dans ce dernier §, que les deux premiers jours, ceux des eaux primitives, sont représentés par l'étendue océanique du Pacifique ; mais on peut ajouter maintenant que, le centre de ce système des deux premiers jours étant dans un même plan méridien avec la Pyramide, le méridien séculaire décrit exactement un hémisphère depuis l'époque centrale de ces eaux primitives, dont

p. 488

l'une des conséquences devait être le Déluge, jusqu'à celle même du Déluge, où ce méridien passe sur la Pyramide. Au troisième jour, celui où « le sec paraît », le jour géographique signale aussi l'apparition des terres. Le quatrième jour, celui du dégagement de l'atmosphère, où le ciel apparaît à la Terre sortie des eaux et y devient le régulateur des jours et des années, est exactement centré sur la croix du relief des continents, et il mesure, par son extrémité, l'élément régulateur fondamental de l'action du Soleil sur la Terre, savoir l'Obliquité de l'Ecliptique. Le cinquième jour, enfin, inaugure la série des êtres à respiration aérienne dont l'homme est le terme le plus élevé ; et son origine est marquée par la position du méridien du point chronologique de l'arc historique à l'époque de la Création de l'homme, méridien qui n'est autre que le méridien oriental du secteur de l'Eden. Enfin, le sixième jour, celui de l'humanité, commence au méridien de l'Eden et se termine sur la résidence du dernier peuple chef (le Peuple élu), à la limite occidentale de la masse ininterrompue des deux continents Asiatique et Européen, parcourue par le méridien séculaire au cours de toute la formation.

La précision de ces faits ne peut laisser subsister de doute sur l'identité entre la Chronologie

p. 489

qui les a fait découvrir et celle de la Bible. Mais la conviction s'accroît encore par un dernier trait qui synthétise tout leur ensemble. Il s'agit de la démonstration de l'un des éléments les plus fondamentaux du plan prophétique, à savoir : la semaine.

LA SEMAINE (§§ 129-133).

129. Le récit de la Genèse concerne un ensemble chronologique de sept jours (six jours de Création, suivis d'un jour de repos) qui est l'origine de la Semaine. Déjà, on a fait remarquer (§ 100), d'accord avec divers passages de l'Ecriture, que les temps actuels étant encore, à raison de la Chûte, des temps de travail, le sixième jour s'identifie avec l'histoire de l'humanité, de la Création et de la chûte de l'homme jusqu'à la Seconde Venue du Seigneur. Mais l'Ecriture s'est en outre chargée de nous éclairer, à cet égard, par un fait numérique concret. La Rédemption est, dans le plan prophétique, le fait capital de l'histoire de l'humanité ; or, le Sauveur est effectivement mort le sixième jour d'une semaine (1).

(1) La transformation du Sabbat, ou jour de repos, en jour de travail, comme sixième jour de la semaine chrétienne, confirme aussi, par un fait concret, et en connexion avec l'œuvre du Salut, l'existence d'une modification des temps de travail et de repos.

p. 490

Bien plus, l'heure du jour elle-même est un signe ; car, dans le drame de la Passion, la Mort du Christ arrive « vers la neuvième heure » (Math. XXVII, 46), « à la neuvième heure » (Marc. XV, 34) ; alors le voile du Temple se déchire (Luc. XXIII, 45) et annonce la séparation des temps de l'Ancienne et de la Nouvelle Alliance ; et, dans l'histoire, la « neuvième heure » du jour de l'humanité, compté de la chûte de l'homme − 4154 (Concord., § 100) qui est l'origine de ce sixième jour, s'ouvre exactement à la destruction du Temple (+70). L'heure vaut ici 528 ans, et l'on a :

− 4154 + 8 × 528 = + 70.

Il ne saurait donc, d'après tout l'ensemble des données, subsister aucun doute sur le fait de l'identification de l'économie actuelle et du sixième jour.

130. Cela posé, puisque la Bible présente la semaine comme d'institution primordiale dans le plan de la formation terrestre, il faut, si le réseau géodésique est vraiment d'accord avec la Genèse, qu'il reproduise cet élément sur la Terre par un trait de premier ordre, en relation avec la distribution physique de la surface ; or ici, la vérification ne constitue pas simplement un

p. 491

fait nouveau, juxtaposé à d'autres, mais bien une preuve, consistant dans la réalisation d'une conséquence prévue ; les six premiers jours sont déjà donnés ; le septième qui les suit, et dont la position est aussi déterminée, doit former système avec eux.

Cette preuve, justificative de tout ce qui a été antérieurement établi et qui, notamment, confirmera la conception de la construction quadrangulaire du relief terrestre, se résume dans le fait suivant :

Le système des sept jours qui constitue la semaine de Création, est centré sur la croix des continents.

131. Supposons qu'il en soit ainsi : il faudra qu'en outre d'une solution de continuité entre le premier et le septième jour, pour isoler la semaine, le centre du quatrième jour coïncide avec un des méridiens de soulèvement fondamentaux. D'ailleurs, puisque le sixième jour occupe la région Européenne, ce méridien ne peut être le méridien Européen-Africain. Or, on a précisément remarqué plus haut (§ 127, Rem. V) que le quatrième jour a pour centre le méridien Asiatique. Il ne reste donc, pour préciser l'ensemble de la disposition, qu'à former le tableau des cen-

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tres des sept jours, et à établir le rapprochement entre ces centres et les positions des méridiens fondamentaux du système quadrangulaire, en rappelant aussi que la ligne des nœuds et les solstices du cercle historique forment un système quadrangulaire, placé à 45° sur la croix des méridiens de soulèvement.

Le septième jour est mesuré, comme les six premiers, par un secteur d'ouverture 42°33'35",25.

On a donc la suite des nombres suivants :

TABLEAU XLVII.

      | Longitudes des | Longitudes  | Longitudes du système | Différences
Jours | centres des    | des méridiens| quadrangulaire à      |
      | jours          | de soulèvem.| 45° sur le précédent  |
------+----------------+-------------+-----------------------+------------
 I    | 233° 44' 32"   |             | 240° 53' 31"          | −7° 09' 02"
 II   | 191° 10' 57"   | 195° 53' 34"|                       | −4° 42' 37"
 III  | 148° 37' 22"   |             | 150° 53' 34"          | −2° 16' 12"
 IV   | 106° 03' 47"   | 105° 53' 34"|                       | +0° 10' 13"
 V    |  63° 30' 11"   |             |  60° 53' 34"          | +2° 36' 37"
 VI   |  20° 56' 36"   |  15° 53' 34"|                       | +5° 03' 02"
 VII  | −21° 36' 59"   |             | −29° 06' 26"          | +7° 29' 27".

132. Il est visible, à première vue, que ces nombres forment un ensemble systématique.

I. En comptant par degrés entiers, et négli-

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geant le déplacement de second ordre, 0° 10' 13", du système des centres des jours par rapport à la croix des continents, on voit, par la cinquième colonne du tableau, que les écarts des centres, par rapport aux méridiens de la croix, sont symétriquement distribués ; ils sont mesurés, pour les différents jours, en nombres entiers de degrés, par la suite :

 I    II   III   IV   V    VI   VII
 -7   -5   -2    0   +2   +5   +7

Le nombre 7, qui commence et termine la semaine, est ici particulièrement significatif. Les deux autres écarts le reproduisant nécessairement par leur somme 2 + 5 = 7, on voit que la somme absolue des écarts mesurés par ces nombres entiers, est égale à 4 × 7, ce qui signale d'une manière caractéristique la disposition rectangulaire de l'ensemble septénaire. (On devra se rappeler ici que le Degré n'est nullement une unité conventionnelle, puisque le calcul, relatif à la rétrogradation de l'ombre au cadran d'Achaz (§ 98), a montré par le Degré du texte biblique, d'accord avec ce que l'on savait déjà de l'emploi de cette unité dans l'Astronomie ancienne, y est bien la 360e partie de la circonférence).

II. Cette semaine, centrée et orientée sur la croix des continents, est d'ailleurs isolée, c'est-à-

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dire que son commencement et sa fin sont séparés sur la circonférence par une solution de continuité ; et celle-ci mesure l'ouverture du secteur historique, découvert dès le commencement de cet ouvrage (Prop. II).

Cette ouverture, pour le secteur ayant la Pyramide idéale au centre et compté du méridien de Westminster jusqu'à la ligne des nœuds, est égale à 60° 53' 34" ; obtenue en doublant la longitude de la Pyramide, c'est-à-dire en tenant compte de son excentricité (Prop. III (B), Observ. et Prop. XXXVI), elle est égale à 60° 53' 34" + 1° 37' 10" = 62° 30' 44". Or, on a :

                          LONGITUDES.
Origine du jour I .  .  .  .  .  .  .  . 255°1'20".
Fin du jour VII .  −42°53'46",75 ou 317°06'13",25 ;
       317°06'13",25 − 255°1'20" = 62°04'53",25 ;
et
                                          | 60°53'34"
Secteur historique .  .  .  .  .  .  . =  |
                                          | 62°30'44".

III. Le secteur de discontinuité, égal au secteur historique, a en outre pour axe le soulèvement Américain, qu'il encadre ; il se trouve à l'opposite du soulèvement Asiatique-Australien ou du centre du quatrième jour.

L'intervention du secteur historique, pour établir la superposition systématique de la se-

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maine des jours et de la croix des continents, donne lieu à une autre remarque encore ; elle consiste 1° en ce que le secteur, égal à un demi-secteur historique, dont les côtés passent par la Pyramide et par Westminster, a pour axe le soulèvement Européen-Africain-Polynésien ; 2° en ce qu'en même temps que le méridien de la Pyramide forme trait de séparation entre le premier jour et le deuxième, celui de Westminster sépare le sixième du septième.

133. La Figure 22 met en évidence tout l'ensemble de cette disposition. Le Pôle Nord étant projeté au centre C de la carte, les points équatoriaux P, AA, E, A désignent la croix des Méridiens Polynésien, Asiatique-Australien, Européen-Africain, Américain, ᴸΩ sont les nœuds, descendant et ascendant ; S', S les solstices, austral et boréal, du cercle historique ; ces points appartiennent à un système placé à 45° sur cette croix de soulèvement.

Les « jours », marqués par les secteurs I à VII, sont symétriquement disposés sur la croix, le centre de IV coïncidant avec AA, et les centres des jours successifs, à partir de I, présentant, par rapport aux méridiens successifs des deux systèmes quadrangulaires, les déplacements (en nombres entiers) 7°, 5°, 2°, 0°, 2°, 5°, 7°. Le secteur

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hâchuré qui a pour axe le Méridien Américain A, est égal au secteur historique ; il établit la discontinuité, et par cela même l'existence de la Semaine, en séparant I de VII. On a de même hâchuré sur la figure le demi-secteur historique compris entre la Pyramide et Westminster et qui a pour axe EP. Le centre du groupe I-II est sur le méridien de la Pyramide, et le centre du groupe VI-VII sur celui de Westminster.

Le septième jour vient donc se placer à la suite du sixième de manière à former, en relation avec la physique terrestre, un ensemble symétrique qui, sans lui, n'existerait pas ; et cette circonstance même constitue une démonstration de la formation systématique du relief, suivant deux plans méridiens à angle droit, objet le plus capital peut-être de toutes les sciences qui concernent la Terre.

Si le lecteur, après un examen attentif de la Figure 22, fait réflexion que le résultat qu'elle exprime, bien loin d'être un a priori, est au contraire la conséquence de déductions mathématiques, poursuivies de proche en proche à travers tout cet ouvrage ; s'il fait attention que cet enchaînement a pour origine quelques remarques géométriques et chronologiques sur l'histoire ; qu'il s'est trouvé serré d'une manière continue

Fig. 22 (scan 00507, entre p. 496 et 497). Grand cercle tracé au trait double (limbe), de centre marqué C. Sur la plus grande partie de la circonférence, l'intervalle entre les deux traits du limbe est hachuré de petits traits rapprochés (aspect de cercle gradué), sauf sur l'arc supérieur situé entre les points B' et D' (de part et d'autre du sommet), qui reste blanc, non hachuré. Sept chiffres romains sont inscrits à l'extérieur du cercle, à intervalles à peu près égaux, dans l'ordre en tournant : IV (au sommet), V (en haut à droite), VI (à droite, chiffre tracé incliné), VII (en bas à droite), I (en bas à gauche), II (à gauche), III (en haut à gauche). Depuis le centre C rayonnent plusieurs lignes de nature graphique différente (trait plein, tirets, tirets-points, pointillé fin) vers des points repérés par des lettres sur la circonférence : au sommet, deux points très rapprochés, tous deux marqués A, reliés à C par deux lignes voisines (l'une en trait plein, l'autre en tirets-points) aboutissant toutes deux près du chiffre IV ; le long de ces lignes, l'inscription cursive verticale « Asie Austr » (Asie australe). À gauche, le point B' (ligne en tirets), dans la zone non hachurée ; juste en dessous du chiffre III, sur le limbe hachuré, le repère « S 2° » ; plus bas, à la limite du secteur hachuré voisin (près du chiffre II), le repère « 5° » et le point P. Un large secteur hachuré s'étend vers la gauche, bordé par le point P ; le long de son bord inférieur, l'inscription cursive « Polyn » (Polynésie). À droite, le point G' (trait plein) et le point D' (tirets), disposés de part et d'autre entre le sommet et le chiffre V ; sous le chiffre V, sur le limbe hachuré, le repère « S 2° ». Un large secteur hachuré s'étend vers la droite, portant le long de son bord supérieur l'inscription cursive « Europe Afrique » ; ce bord passe par le point E (à côté duquel se lit le repère « 5° », près du chiffre VI), puis atteint le point F, à la circonférence ; de F part un court trait pointillé extérieur au cercle conduisant à la légende manuscrite cursive « Pyramide » ; plus bas, à l'angle inférieur de ce même secteur hachuré, un second trait pointillé conduit à la légende manuscrite cursive « Westminster » ; sous le chiffre VII, le repère « S 7° ». Vers le bas, un large secteur hachuré, bordé à gauche par le point D (trait plein) et, juste à côté, le point G (tirets), et à droite par le point B (trait plein) ; le long de l'axe vertical de ce secteur, qui aboutit au point A au bas du cercle, l'inscription cursive « Amér. » (Amérique, abrégée, en partie masquée par les hachures) ; sous le chiffre I, le repère « S 7° ». Un petit point d'encre isolé, sans trait ni légende, apparaît près du centre, légèrement à droite de l'axe « Asie Austr » ; il ne semble rattaché à aucune ligne du dessin (vraisemblablement une marque d'impression fortuite). Sous le cercle, centré : « FIG. 22 ».
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par une série d'étroites vérifications, et que le résultat final auquel il conduit maintenant, aussi simple en lui-même que ce tissu de déductions est complexe, le résume cependant tout entier, puisqu'il en renferme tous les éléments (1), il n'hésitera pas à considérer avec nous ce trait final, qui frappe les yeux par la combinaison du caractère septenaire de la prophétie et de la disposition quadrangulaire de la formation terrestre, comme une éclatante démonstration de l'exactitude de nos déductions antérieures ; et en quelque sorte, comme l'équivalent d'un sceau matériel (voyez la figure) apposé par la vérité sur la thèse que nous défendons.

(1) Méridiens de soulèvement, arc historique, secteur historique, Pyramide, Westminster, etc.

CHRONOLOGIE GÉOLOGIQUE (§§ 134-139).

134. L'existence de la Semaine de Création, la valeur chronologique connue du jour ; l'époque biblique du Déluge marquée par le passage du méridien séculaire sur la Pyramide ; le méridien de celle-ci servant de centre au groupe des deux premiers jours, et liant ainsi à la formation primordiale des eaux supérieures et inférieures la dernière crise tellurique ou le Déluge, sont au-

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tant de traits qui apportent des points de repère à la Chronologie géologique.

135. Une donnée générale se dégage de la concordance géométrique de la Semaine et de la distribution du relief : c'est le fait d'une formation progressive, dont les étapes ont tendu vers un état final, aujourd'hui atteint. Cette donnée n'est nullement en désaccord avec les tendances actuelles de la science (1), et elle définit incontestablement le sens de l'Écriture.

Il est d'ailleurs aisé de suivre, à travers le récit biblique, les époques successives de la Géologie.

Les deux premiers jours, avec leur masse d'eau qui recouvre toute la Terre, et dans laquelle couvent (2) les germes de la vie organique, répondent à l'océan primordial des formations cambrienne et silurienne (où se révèle l'existence de zoophytes, de mollusques, de crustacés ; plus tard même de mollusques céphalopodes et de poissons vertébrés).

(1) On lira avec intérêt, à cet égard, les vues présentées par M. E. Dupont, Directeur de la Classe des Sciences de l'Académie royale de Belgique pour 1898, dans son Discours « Quelques mots sur l'Évolution » (Bull. 3e sér. t XXXVI, n° 12).

(2) C'est le sens de l'original, qui montre littéralement l'Esprit de Dieu couvant les eaux comme l'oiseau couve l'œuf.

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Le troisième jour, celui de l'apparition des îles et des terres et du développement de la végétation terrestre, correspond aux formations dévonienne et carbonifère. Le quatrième, celui du dégagement de l'atmosphère, fait apparaître le ciel à la Terre, et permet le rayonnement direct du Soleil ; il répond à la transition entre les terrains primaires et secondaires, aux terrains permiens, où l'on voit succéder à la végétation à texture molle et cellulaire de l'époque carbonifère, les végétaux à texture ligneuse.

La formation des calcaires, la décomposition de l'acide carbonique de l'atmosphère ayant permis l'arrivée des animaux à respiration aérienne, on voit apparaître ceux-ci au cinquième jour, celui des monstres marins, des êtres rampants et volants de la Genèse (Gen. I, 20-23) ; c'est l'âge que caractérise exactement la formation jurassique et crétacée (sauriens de terre et de mer, ptérodactyles, oiseaux, etc.) Le sixième jour enfin, est celui des mammifères et de l'homme ; il correspond aux terrains tertiaires, où, dans l'éocène, se manifeste l'existence des premiers mammifères terrestres (1).

(1) Pour plus de détails, voyez l'analyse lumineuse qu'a faite de la question M. Pozzy, Membre de la Société d'Anthropologie de Paris, dans son livre La Terre et le récit biblique de la Création ; Paris, 1874.

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136. Il suffit de cette vue générale pour établir, comme suit (Tabl. XLVIII), la correspondance des données géologiques et de la suite des jours ; car, si les détails sont complexes, l'ensemble est simple, et dessiné par un petit nombre de traits irrécusables.

TABLEAU XLVIII.

Jours de   |
la Genèse  | TERRAINS CORRESPONDANTS
-----------+---------------------------------------------
  I        | Cambrien                  |
  II       | Silurien                  | Ère primaire
  III      | Dévonien et carbonifère   |
  IV       | Permien                   |
  V        | Jurassique et crétacé       Ère secondaire
  VI       | Éocène-Pliocène             Ère tertiaire
           | Terrains quaternaires.

En se reportant aux remarques du § 135, on caractérise, dans ses termes les plus généraux, la comparaison, en disant que le quatrième jour, celui du dégagement de l'atmosphère, sert de séparation entre la phase du monde organique sous-marin et du développement de la végétation terrestre, et celle de l'apparition des animaux terrestre à respiration aérienne, marquée, à son dernier terme, par la Création de l'homme. Cette

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dernière série, ou phase du développement organique, est très bien mise en évidence dans le réseau géodésique, d'après ce que nous avons vu plus haut, par le fait que son commencement, c'est-à-dire la fin du quatrième jour ou le commencement du cinquième, signale comme un précurseur, sur l'arc historique, la date même de la Création de l'homme (§ 127, VI).

137. La concordance des jours et de la suite des terrains étant ainsi établie, il s'ensuit, si la Chronologie des jours est déterminée par la Géodésie chronologique, que la Chronologie géologique l'est aussi ; elle se trouvera pour la première fois, par cela même, basée sur des données mathématiques.

Les jours étant des périodes physiques, caractérisées, comme l'indiquent les « soirs » et « matins » qui les limitent, et, dans la chaîne géodésique, les secteurs ou termes (§ 102), par un développement progressif, les dates exactes de la séparation des jours égaux, données par la Géodésie, ne peuvent d'ailleurs être considérées, dans l'espèce de la question, que comme des nombres moyens, constituant les indices des époques.

Quant au degré de concordance entre la Chronologie des jours géodésiques (Tabl. XLVI), et

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celle des jours géologiques ou de la Genèse (donnée par les Tabl. XLVIII, et XLIX ci-dessous), on l'appréciera le mieux en se rappelant l'ordre des déductions antérieures.

1° L'existence des six jours de la Genèse a d'abord conduit (§§ 103, 104), par la mesure des six jours géodésiques, à la vérification de la ligne des nœuds, origine des jours. On a conclu de là l'étendue totale des jours géologiques et leur époque initiale.

2° L'écriture géographique des jours géodésiques a ensuite vérifié (§§ 121, 122, 127) leur concordance de détail avec les jours géologiques par des traits particuliers, savoir : pour les deux premiers jours, la correspondance de l'océan primordial avec l'étendue du Pacifique (et leur relation avec le Pyramide et le Déluge) ; pour le troisième, l'apparition des terres ; pour le quatrième, le signe astronomique de l'obliquité de l'Ecliptique (signe de l'apparition du Soleil, ou du ciel, à la Terre).

3° Il existe à la vérité une divergence concernant l'origine du sixième jour géodésique ; celui-ci commence avec l'apparition de l'homme et la Chronologie de l'histoire, tandis que la comparaison de la Bible et de la Géologie introduit dans le sixième jour géologique, par l'apparition des

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mammifères, la formation des terrains tertiaires. On pourrait sans doute ici prendre en considération, d'après ce qui a été dit plus haut, l'existence des secteurs ou termes des jours (§ 102) qui, à la manière des soirs et matins de la Genèse, indiquent qu'il n'y a pas dans la suite des jours solution de continuité, mais au contraire progrès continu, et, remarquant que c'est une phase et non une date qui sert de séparation aux jours, comprendre la divergence dans l'étendue de cette phase. Mais il y a mieux ici, et ce qui résout vraiment la difficulté, c'est l'indication par le réseau géodésique lui-même de la différence dont il s'agit, différence qui se présente dès lors non plus comme un accident ou une erreur, mais au contraire comme une disposition caractéristique intentionnelle. Il s'agit du fait déjà observé (§ 127, V, VI) que le cinquième jour, qui inaugure la série des animaux à respiration aérienne, couronnée par la Venue de l'homme, commence au méridien oriental du secteur de l'Eden, et marque par ce méridien, sur l'arc historique, l'époque de la Création de l'homme, c'est-à-dire l'origine du sixième jour géodésique ; car cela enseigne précisément à envisager comme un tout unique les deux derniers jours géodésiques [ce tout étant formé des cinquième et sixième jours géologiques et comprenant ainsi tout le reste de la formation

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(secondaire, tertiaire, quaternaire)] ; et le point de subdivision de la Création de l'homme n'a plus dès lors pour objet l'identification précise d'origine du sixième jour géologique, mais bien plutôt une destination nouvelle et spéciale, convenable à l'ordre du sujet. Cette destination était sans nul doute de faire connaître, par la Chronologie de l'histoire proprement dite, ou par le sixième jour géodésique, la mesure théorique du jour de Création (1).

D'après cela et ce qui précède (§§ 135, 136 et Tabl. XLVI), la Chronologie géologique sera établie comme suit :

TABLEAU XLIX (voir Tabl. XLVI).

                    FORMATIONS GÉOLOGIQUES        |        ÉPOQUES

           ( Formation cambrienne . . .  |  — 35872 à — 29536
           |   Silurienne . . .          |  — 29536 à — 23200
 Ère       |   Dévonienne et car-        |
 primaire  |     bonifère . . .          |  — 23200 à — 16864
           |   Permienne . . .           |  — 16864 à — 10528
           (
 Ère       (
 secon-    |   Jurassique à Éocè-        |
 daire et  |     ne-Pliocène . .         |  — 10528 à —  4192
 tertiaire (
           Création de l'homme. . . . . |  —  4184
           Déluge . . . . . . .          |  —  2528

(1) Si l'on considérait le Jour de l'Humanité comme le 7e Jour, celui qui — sans la Chute — eût été le Jour de

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Repos (et qui, par la Chute, a été encore Jour de Travail), le VIe Jour se terminerait à l'Éden, et la formation géologique, s'étendant alors sur une durée de 6 Jours, devrait être considérée comme comprenant 42000 ans, au lieu de 36000. Nous ne développerons pas ici ce second point de vue, dont tous les éléments de calcul seraient identiques à ceux qu'expose la première manière de voir.

138. Ainsi, l'Humanité datant aujourd'hui d'environ 6000 ans, si l'on remonte au-delà et d'autant dans le passé, on arrive à l'époque des animaux gigantesques de la période jurassique (sauriens, iguanodons, ptérodactyles, etc.). Cette phase du développement a été précédée d'une autre de 6000 ans, pendant laquelle l'atmosphère s'est peu à peu dégagée de ses éléments les plus denses (notamment de son carbone), et dont l'effet a été d'établir le rayonnement du ciel vers la Terre tel que nous l'observons aujourd'hui. Les 6000 ans antérieurs avaient vu le développement colossal du monde végétal de la période carbonifère, et l'apparition des premières terres émergeant de l'océan primitif. La formation de l'atmosphère, le règne sous-marin des premiers vestiges du monde organisé, la Terre ensevelie sous les eaux, avaient caractérisé au contraire, au sortir des ténèbres de la période azoïque, origine de la formation, les 12000 ans antérieurs à cette première apparition de l'élément solide ou du relief terrestre, relief dont le parachèvement,

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sous la forme actuelle de nos continents, si l'on retraverse tout d'un coup les six jours, a eu lieu tout près de nous en — 2528, lors de la dernière révolution géologique ou du cataclysme du Déluge.

139. Tous les temps géologiques, c'est-à-dire les temps de la formation de la surface de la Terre, destinée à recevoir l'homme comme le terme le plus élevé du monde organisé, ont donc occupé un espace d'environ 36000 ans.

Comme déjà nous l'avons fait remarquer ailleurs (1), la Géologie ne connaît aujourd'hui ni la nature, ni les lois d'action des forces qui agissent sur l'écorce terrestre, ni même les lois cinématiques des déformations. Après des essais infructueux, elle a renoncé à formuler une chronologie positive ; elle se borne seulement à affirmer l'immense durée des époques dont elle établit la succession.

En opposition avec cela, notre solution est remarquable non seulement en ce qu'elle résulte d'un accord étroitement serré de données mathématiques, mais en ce qu'en établissant l'existence d'une loi géométrique déterminée de formation du relief terrestre, elle constitue aussi un

(1) Étude sur le système des forces physiques, p. 553.

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critérium de la nature des forces en action. Ici, tout son poids s'applique à la démonstration de la circulation de l'éther du globe, puisque cette circulation est le seul agent qui puisse rendre compte de la formation quadrangulaire méridienne et de sa forme en S, en même temps que de la prédominance continentale de l'hémisphère Nord.

Dans l'Étude sur le système des forces physiques, nous avons fait voir que la grande période astronomique qui détermine l'établissement de cette circulation de pôle à pôle, est celle du retour du grand axe de l'orbite terrestre à la ligne des Équinoxes ; que la dernière coïncidence de ce genre, comme l'avait déjà remarqué Laplace (1), a eu lieu vers l'époque de la Création de l'homme ; et nous avons trouvé l'explication physique du Déluge dans le fait de l'établissement définitif de cette circulation du Nord au Sud ; nous avons montré que cet établissement a du même coup donné lieu à la prédominance des continents dans l'hémisphère Nord, à leur forme méridienne effilée vers le Sud, et au contournement en S du soulèvement Asiatique-Américain (2).

(1) Exposition du système du monde, Livre IV, Ch. II.

(2) D'après la théorie, le relief du globe dessine à sa surface la distribution systématique des lignes de maximum de

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densité de l'éther interne, déterminée dans ce fluide par l'action du champ électro-magnétique terrestre. Ce système se compose, à chaque époque, du grand cercle méridien formé par le méridien magnétique principal et, dans chaque hémisphère, d'un parallèle situé dans la région moyenne. Quand la circulation s'établit de pôle à pôle, la ligne de densité maximum méridienne prend une forme en S, c'est-à-dire à convexités opposées dans les deux hémisphères. C'est ce système interne qui, à l'époque du Déluge, s'est trouvé reproduit par le soulèvement méridien en forme d'S, Asiatique-Américain, et par les crêtes de soulèvement parallèles des deux hémisphères (voy. Étude, etc., §§ 285-292, 332).

Il est intéressant d'observer que la période astronomique dont il s'agit ramène, à intervalles réguliers, les coïncidences entre le grand axe et la ligne des Équinoxes, de manière à leur faire jalonner tout l'ensemble des six jours.

On a, en effet, d'après le Tableau XLVI et d'après le Tableau LVI (voy. plus loin, § 140, a), les époques comparées suivantes :

TABLEAU L.

                | Époques | Passages de l'Équinoxe au périgée (p)
 Jours géodés.  |         |        et à l'apogée (a)
----------------+---------+-------------------------------------
                |         |  — 37939 a (1)
 Origine du jour I| —35836 |                          ) Diff. = 12122
   I            | —29500  |  — 25817 p (2)            )
   II           | —23164  |                           ) Diff. = 10928
   III          | —16828  |  — 14889 a (3)            )
   IV           | —10492  |                           ) Diff. = 10816
   V            | — 4156  |  — 4073 p (4)
 Origine du jour VI|       |
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On voit que les limites de la formation : origine du jour I et origine du jour VI, sont encadrées entre les passages (1) et (4), et que les passages (2) et (3), régulièrement espacés, marquent les centres des jours II et IV. On a :

            CENTRES.      PASSAGES.
  II        — 26332       — 25817
  IV        — 13660       — 14889.

Les centres des jours I, III, V correspondent aux quadratures de l'équinoxe par rapport au grand axe de l'orbite. En déterminant ici les quadratures par les moyennes des passages apogées et périgées consécutifs, on a :

            CENTRES.      QUADRATURES.
  I         — 32668       — 32878
  III       — 19996       — 20353
  V         —  7324       —  9481.

Il est donc incontestable que le système des centres des jours reproduit celui des passages apogées et périgées de l'Équinoxe et de ses quadratures.

Le dernier passage (- 4073) est très rapproché de l'origine (- 4156) du sixième jour ; le premier (- 37939), plus éloigné de l'origine (- 35836) du

p. 510

premier jour, signale la position limite du méridien séculaire en coïncidence avec le côté oriental du secteur d'Alliance, origine du premier jour (§ 127, I).

La longitude de ce côté est 267° 40′ 40″. Le méridien séculaire se trouvant, en - 35872, par longitude 255° 15′ 50″ (Tabl. XLVI), et ayant une marche annuelle en longitude égale à 24″,1817, il s'est trouvé à la longitude 267° 40′ 40″ en :

            267° 40′ 40″ — 255° 15′ 50″
 — 35872 — ───────────────────────────── = — 35872 — 1848 =
                   24″,1817

 — 37720   (Pass. = — 37939) (Tabl. L).

Le lien systématique remarquable que nous venons de découvrir entre l'ordre des jours de formation et les passages de l'Équinoxe au grand axe de l'orbite, a une grande portée au point de vue du principe même de la formation du relief ; en effet, ce principe qui, d'après la théorie, est la circulation de l'éther du globe, est précisément dépendant, en terme principal, de la révolution de l'Équinoxe par rapport au grand axe.

Le facteur qui détermine le régime de cette circulation est, conjointement avec le magnétisme terrestre et la rotation du globe, le rayonnement électro-magnétique du Soleil ; l'établissement effectif de la circulation résulte de l'action emmagasinée de ce rayonnement, et les condi-

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tions dans lesquelles celui-ci s'effectue ont, depuis l'origine des jours, progressivement tendu vers un état final, à raison même de la formation de l'atmosphère, de son dégagement et des compositions géologiques. On conçoit donc que les alternances régulières de la prédominance du rayonnement sur les deux hémisphères, amenées par les phases successives d'environ 11000 ans (Tabl. L) entre les passages de l'Équinoxe, ont dû finir par faire prédominer l'effet de l'une de ces alternances, c'est-à-dire ont dû finir par faire prédominer et par établir la circulation du globe de l'un des pôles vers l'autre ; c'est ce qui est arrivé, quand, à l'époque du dernier cataclysme diluvien (en - 2528), cette circulation, en dessinant définitivement le relief du globe, s'est établie du Pôle Nord au Pôle Sud, à la base de l'écorce terrestre (1).

REMARQUES ADDITIONNELLES CONCERNANT LE MAGNÉTISME TERRESTRE (§ 139bis).

139bis. Des résultats récents, obtenus dans l'étude de cette branche fondamentale de la science, apportent à notre thèse une confirma-

(1) Voir Étude sur le système des forces physiques, § 335. [Comme nous l'avons ultérieurement fait observer, les éléments électrisés du fluide sont probablement, pris en eux-mêmes, des magnétons.]

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tion si décisive de tout ce qu'elle vient déjà d'établir, si démonstrative notamment de la loi quadrangulaire du relief, qu'il nous importe de l'esquisser au moins dans ses traits principaux.

D'après l'ensemble des observations, le système magnétique du globe est animé d'un lent mouvement d'Orient en Occident. Un nombre limité d'observations faites au même instant suffit pour déterminer, avec l'approximation utile, l'état magnétique entier de la Terre en cet instant. La comparaison de semblables déterminations faites à différentes époques, doit mettre en évidence les variations de cet état ; mais jusqu'ici, des estimations partielles, basées sur des données incomplètes, n'avaient conduit à aucun résultat probant, relativement à la loi du grand mouvement dont il s'agit. Dans un travail récent et qui semble devoir faire époque, M. Carlheim-Gyllensköld (1), au prix d'un immense labeur, après avoir compulsé les données magnétiques des trois derniers siècles, a envisagé la question dans toute l'étendue qu'elle peut aujourd'hui comporter. Le trait caractéristique de son analyse consiste à exprimer, sous forme de

(1) Sur la forme analytique de l'attraction magnétique de la Terre, exprimée en fonction du temps, par V. Carlheim-Gyllensköld ; Stockholm, 1896. (Ann. de l'Observatoire de Stockholm).

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fonctions périodiques du temps, les constantes du potentiel terrestre ; le calcul numérique des paramètres de ces nouvelles fonctions fait connaître en intensité, en direction et en durée périodique, les variations du champ magnétique de la Terre.

Qu'il soit ou non prématuré, dans un sujet que la rareté des documents entoure encore de tant de difficultés, d'admettre comme définitifs les résultats que ces documents aujourd'hui définissent, c'est néanmoins, cette réserve critique étant faite, un objet bien défini que de signaler l'entier accord qui existe entre tout ce que cette solution actuelle permet d'obtenir et les vues que nous mêmes venions de présenter ; et nous n'avons pas ici d'autre prétention.

D'après cette solution, et l'élément fondamental du champ magnétique étant l'axe magnétique terrestre (c'est-à-dire la direction pour laquelle le moment magnétique est un maximum) on trouve que cet axe décrit, de l'Est vers l'Ouest, un cône d'une ouverture de 23° 28′ (l'extrémité de l'axe ayant donc pour latitude 78° 16′) (1) en

(1) Cette position de l'axe, bissectrice de la ligne des Pôles terrestres et des Pôles de l'Ecliptique, est une confirmation des vues exposées dans notre Étude sur les forces physiques (§ 332, II, IV), concernant la constitution du magnétisme terrestre par deux aimants, formant entre eux un angle égal à l'obliquité de l'Ecliptique.

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3147 années. Or, c'est cette période fondamentale de l'organisation du globe qui se trouve en intime connexion, on va le voir, avec les bases mêmes de la Géodésie chronologique. Les faits se résument par les observations suivantes :

I. La durée de révolution de l'axe magnétique terrestre est un sous-multiple des durées de révolution des deux systèmes chronologiques (système séculaire et système de l'arc historique) de la Géodésie chronologique ; et les multiplicateurs sont précisément les nombres qui déterminent entre ces deux systèmes le cycle de la Grande Période de douze heures.

On a :

 Révolution du système séculaire          S = 53594,25 ans ;
     »            »      de l'arc historique  A = 15760,48  »
     »            »      de l'axe magnétique  M =  3147     »

On a trouvé (§ 106) la relation :

                    5 S = 17 A ;

ou, en désignant par x un sous-multiple commun, des relations de la forme :

                    ( S = 17x
                    ( A =  5x.

Or, on a :

     S                    A
     ─ = 17,030,          ─ = 5,008.
     M                    M
p. 515

c'est-à-dire que le sous-multiple commun n'est autre que la période magnétique. On a x = M.

II. Les passages du méridien magnétique M (méridien de l'axe magnétique) sur le méridien séculaire S, partagent la surface terrestre suivant un système quadrangulaire ; il en est de même des passages de M sur le méridien du point historique A.

Il suit des nombres précédents que M passe sur S à des intervalles réguliers égaux à :

        S         53594,25
     ──────── = ────────── = 3343,4 ans ;
      S            16,030
      ─ — 1
      M

en angle, le déplacement annuel du système séculaire étant 24″,1817, ces intervalles sont égaux à :

            24″,1817 × 3343,4 = 22°27′29″,

ou au quart du quadrant.

Quatre passages successifs mesurent donc le quart de la circonférence, ou :

        22°27′29″ × 4 = 89°49′56″ = 90°0′0″ − 0°10′04″ ;

M passe seize fois sur S pendant une révolution du système séculaire.

(Au cours d'une durée égale à celle de la Grande Période de douze heures, soit 5/2 S, les nom- p. 516 bres précédents n'amèneraient, dans les coïncidences à angle droit de M et S, qu'un retard égal à 10′ 04″ × 10 = 1°40′ 40″).

Si l'on considère semblablement le système historique, en se bornant ici à envisager la valeur moyenne de la vitesse angulaire autour de l'axe de rotation terrestre (c'est-à-dire en négligeant l'influence périodique de l'obliquité du cercle historique sur l'Equateur), on trouve que M passe sur A à des intervalles moyens égaux à :

        A          15760,48
     ──────── = ────────── = 3922,5 ans.
      A             4,008
      ─ — 1
      M

En angle, le déplacement annuel du système historique étant 82″,231, ces intervalles sont égaux à :

        82″,231 × 3922,5 = 89°49′33″ = 90°0′0″ — 0°10′27″,

c'est-à-dire au quart du quadrant. Pendant une révolution du système historique, M passe quatre fois sur A.

III. Mais il y a plus : non seulement ces passages du méridien magnétique sur les méridiens des deux systèmes chronologiques constituent des systèmes quadrangulaires, mais encore ceux-ci sont identiques avec le système quadrangulaire du relief du globe ; fait décisif, tant parce qu'il confirme la réalité de la loi quadrangulaire du p. 517 soulèvement, que parce qu'il montre celui-ci dans une connexion intime avec le système magnétique de la Terre.

L'énoncé précédent signifie que le méridien magnétique rencontre les méridiens chronologiques des deux systèmes de la Géodésie historique sur les méridiens du système quadrangulaire de la formation terrestre. (Les demi-méridiens qui serviront ici de repères, afin d'abréger les écritures, sont, en outre du demi-méridien séculaire S qui passe par l'Eden lors de la Création de l'homme, le demi-méridien magnétique M' de l'extrémité australe de l'axe magnétique, et le demi-méridien A' de l'Antipode du point mobile de l'arc historique).

La vitesse angulaire du méridien magnétique, ou son déplacement annuel, est égale à 0°,11438, et la longitude de l'extrémité nord de l'axe magnétique égale à 300°,693 Est de Greenwich, pour l'époque 1800 (1). (D'après Gauss, cette longitude, pour 1838, est égale à 296° 29′ = 296,483. Les données précédentes conduiraient, pour cette époque 1838, au résultat concordant :

        300°,693 — 0°,11438 × 38 = 296°,347).

La longitude de l'extrémité nord de l'axe,

(1) Loc. cit., § 9.

p. 518 comptée à partir de Westminster, est, d'après cela, pour l'année t de l'ère chrétienne :
        λ_M = 300°,818 - (t - 1800) 0°,11438,

et par conséquent celle du demi-méridien opposite M' :

        λ_M' = λ_M - 180° = 120°,818 - (t - 1800) 0°,11438.

On trouve aisément, par cette formule, pour l'époque à laquelle M' s'est trouvé en coïncidence avec la ligne des nœuds, en K₁ (Fig. 14), par longitude 240° 53′ 34″ = 240°,8927 :

        t = - 33866,6.

On a, d'autre part, pour les coïncidences SK₁ et A'K₁ :

        t = - 33732,8

et :

        t = - 34024,4 ;

pour la vitesse angulaire de S :

        24″,1817 = 0°,00672 ;

pour celle de A, aux environs de la ligne des nœuds :

        82″,231 cos i = 0°,02284 cos i (i = 55°6′21″).
p. 519

On a donc les trois formules :

        λ_M' = 240°,8927 - (t + 33866,6) 0°,11438
        λ_S  = 240°,8927 - (t + 33732,8) 0°,00672
        λ_A' = 240°,8927 - (t + 34024,4) 0°,02284 cos i ;

d'où l'on déduit aisément, pour les longitudes des passages voisins (M'S) et (M'A') :

        (M'S) = 241°50′52″, t = - 33874,95
        (M'A') = 238°33′54″, t = - 33846,25.

Ces passages encadrent étroitement la ligne des nœuds, de longitude 240° 53′ 34″, et l'on constate donc tout d'abord ce fait considérable qu'à l'époque à laquelle les deux systèmes chronologiques de la Géodésie historique se trouvaient en coïncidence avec la ligne des nœuds, le méridien magnétique s'y trouvait aussi. Voici d'ailleurs, concernant cette époque remarquable, le tableau comparé des passages des méridiens SA'M' les uns sur les autres et sur la ligne des nœuds, en K₁ (Fig. 14) :

  A'S         t = - 34330,7      λ = 244°54′32″
  A'K₁          - 34024,42         240°53′34″
  M'S           - 33874,95         241°50′52″
  M'K₁          - 33866,6          240°53′34″
  M'A'          - 33846,25         238°33′54″
  SK₁           - 33732,845        240°53′34″.
p. 520

Il est aisé, d'après ce point de départ, de suivre le méridien magnétique dans ses passages successifs sur les méridiens chronologiques. On verra que le fait de coïncidence qui a lieu au commencement de la Grande Période de douze heures, se présente aussi à la fin de cette période.

En ce qui concerne d'abord le système séculaire, si l'on désigne par le numéro d'ordre 0 le passage M'S (- 33874,95), en coïncidence avec la ligne des nœuds par longitude 241° 50′ 52″, les passages M'S suivants 1, 2, 3... se succèdent à des intervalles de 3343,4 ans, et interceptent sur la sphère des angles de 22° 27′ 29″ (voy. Rem. II). Comme la ligne des nœuds est à 45° sur la croix des continents, il en résulte que les passages (pris de quatre en quatre), 2, 6, 10, 14..., à intervalles de 89° 49′ 56″ = 90° 0′ 0″ - 0° 10′ 04″, coïncident avec cette croix de soulèvement. En désignant, conformément à ce qui a été fait antérieurement pour la région de la ligne des nœuds, chaque bras de la croix par son petit secteur de 1° 37′ 10″ d'ouverture (KPD, Fig. 18) (voy. §§ 90 et 113), on obtient (Tab. LI, p. 521) la suite comparée des passages M'S et des méridiens de cette croix, dans toute l'étendue de la Grande Période de douze heures (heure O = - 34330,7 ; heure XII = 99611,1).

Pour les passages M'A' du méridien magné- p. 521

TABLEAU LI.

 Passages |          |             | LIGNE         | AXE          | AXE              | AXE              |
   M'S.   | ÉPOQUES. | LONGITUDES. | DES NOEUDS.   | POLYNÉSIEN.  | Asiatique-Austr. | Européen-Afric.  | Axe Américain.
----------+----------+-------------+---------------+--------------+------------------+------------------+---------------
    0     | —33874,95| 241° 50′ 52″| ) 240° 53′ 34″|              |                  |                  |
          |          |             | ) 242° 30′ 44″|              |                  |                  |
    2     | —27188,15| 196° 55′ 54″|               | ) 195° 53′ 34″|                  |                  |
          |          |             |               | ) 197° 30′ 44″|                  |                  |
    6     | —13814,55| 107° 05′ 58″|               |              | ) 105° 53′ 34″   |                  |
          |          |             |               |              | ) 107° 30′ 44″   |                  |
   10     | —  440,95|  17° 16′ 02″|               |              |                  | ) 15° 53′ 34″    |
          |          |             |               |              |                  | ) 17° 30′ 44″    |
   14     |  12932,65| 287° 26′ 06″|               |              |                  |                  | ) 285° 53′ 34″
          |          |             |               |              |                  |                  | ) 287° 30′ 44″
   18     |  26306,25| 197° 38′ 10″|               | ) 195° 53′ 34″|                  |                  |
          |          |             |               | ) 197° 30′ 44″|                  |                  |
   22     |  39679,85| 107° 46′ 14″|               |              | ) 105° 53′ 34″   |                  |
          |          |             |               |              | ) 107° 30′ 44″   |                  |
   26     |  53053,45|  17° 56′ 18″|               |              |                  | ) 15° 53′ 34″    |
          |          |             |               |              |                  | ) 17° 30′ 44″    |
   30     |  66427,05| 288° 06′ 22″|               |              |                  |                  | ) 285° 53′ 34″
          |          |             |               |              |                  |                  | ) 287° 30′ 44″
   34     |  79800,65| 198° 16′ 26″|               | ) 195° 53′ 34″|                  |                  |
          |          |             |               | ) 197° 30′ 44″|                  |                  |
   38     |  93174,25| 108° 26′ 30″|               |              | ) 105° 53′ 34″   |                  |
          |          |             |               |              | ) 107° 30′ 44″   |                  |
   40     |  99861,05|  63° 31′ 32″| ) 60° 53′ 34″ |              |                  |                  |
          |          |             | ) 62° 30′ 44″ |              |                  |                  |
p. 522

tique sur le méridien du point historique mobile, on trouve facilement, par les formules précédentes, que les passages dans la région de la ligne des nœuds (celui de - 33846,25 correspondant au point K₁) ont des intervalles égaux en temps à 7865,86 ans, en angle à 179° 48′ 44″. En désignant

TABLEAU LII.

 PASSAGES |          |             |  NOEUD          | NOEUD
   M'A'.  | Époques. | Longitudes. |  descendant K₁  | ascendant K₂
----------+----------+-------------+-----------------+--------------
    0     | —33846,25| 238° 33′ 51″|  240° 53′ 34″   |
    2     | —25980,39|  58° 45′ 10″|                 | 60° 53′ 34″
    4     | —18114,53| 238° 56′ 26″|  240° 53′ 34″   |
    6     | —10248,67|  59° 07′ 42″|                 | 60° 53′ 34″
    8     | — 2382,81| 239° 18′ 58″|  240° 53′ 34″   |
   10     | + 5483,05|  59° 30′ 14″|                 | 60° 53′ 34″
   12     |  13348,91| 239° 41′ 30″|  240° 53′ 34″   |
   14     |  21214,77|  59° 52′ 46″|                 | 60° 53′ 34″
   16     |  29080,63| 240° 04′ 02″|  240° 53′ 34″   |
   18     |  36946,49|  60° 15′ 18″|                 | 60° 53′ 34″
   20     |  44812,35| 240° 26′ 34″|  240° 53′ 34″   |
   22     |  52678,21|  60° 37′ 50″|                 | 60° 53′ 34″
   24     |  60544,07| 240° 49′ 06″|  240° 53′ 34″   |
   26     |  68409,93|  61° 00′ 22″|                 | 60° 53′ 34″
   28     |  76275,79| 241° 11′ 38″|  240° 53′ 34″   |
   30     |  84141,65|  61° 22′ 54″|                 | 60° 53′ 34″
   32     |  92007,51| 241° 34′ 10″|  240° 53′ 34″   |
   34     |  99873,37|  61° 45′ 26″|                 | 60° 53′ 34″
p. 523

par le numéro 0 le passage - 33846,25, par longitude 238° 33′ 54″, les passages 2, 4,6... (Tabl. LII) auront lieu aux nœuds de l'arc historique, les passages 1, 3, 5..., à 90° sur les premiers, aux solstices de cet arc. Il a paru suffisant de mentionner la suite des passages aux nœuds, au cours de la Grande Période de douze heures.

Les Tableaux LI et LII établissent avec netteté le fait capital que nous avons énoncé :

A l'origine et à la fin de la Grande Période de douze heures, le méridien magnétique se trouve en coïncidence avec les méridiens des systèmes séculaire et de l'arc historique, sur la ligne des nœuds ; au milieu de la période (heure VI ; passage M'S, n° 20 ; passage M'A', n° 17), en coïncidence avec ces méridiens et les solstices de l'arc historique (Fig. 14). C'est ce que résument les comparaisons suivantes :

        ( Heure O      - 34330,7      244°54′32″
        ( M'S (o)      - 33874,95     241°50′52″
        ( M'A' (o)     - 33846,25     238°33′54″
        ( K₁                          ) 240°53′34″
                                      ) 242°30′44″

        ( Heure XII    + 99611,1      65°12′11″
        ( M'S (40)       99861,05     63°31′32″
        ( M'A' (34)      99873,37     61°45′26″
        ( K                           ) 60°53′34″
                                      ) 62°30′44″
p. 524
        ( Heure VI     + 32896,4      153°20′05″
        ( M'S (20)       32993,05     152°41′12″
        ( M'A' (17)      33013,56     150°09′40″
        ( σ'                          ) 150°53′34″
                                      ) 152°30′44″

En outre : les passages successifs du méridien magnétique sur le méridien de l'arc historique repèrent le système quadrangulaire des nœuds et des solstices de cet arc ; les passages du méridien magnétique sur le méridien séculaire, pris de quatre en quatre, marquent la croix des soulèvements méridiens de la Loi de Brück.

IV. On vient de mettre en évidence l'existence des systèmes quadrangulaires des passages du méridien magnétique sur les méridiens des deux systèmes chronologiques ; l'identité de ces systèmes de passages et du système quadrangulaire de soulèvement des continents ; enfin, la délimitation commune à cet ensemble et à la Grande Période de douze heures.

Un dernier trait de confirmation rendra le caractère intentionnel de la disposition encore plus indubitable. Si l'origine de la Grande Période et sa fin, qui est en même temps la limite extrême de l'ordre prophétique, sont indiquées par des positions remarquables du méridien magnétique, il est vraisemblable qu'il en sera de même de l'époque initiale de toute la dispensation, p. 525 c'est-à-dire de l'origine des jours de Création. A cette époque - 35836,34, le méridien séculaire occupe le centre, et le méridien du point historique le côté oriental du secteur d'Alliance origine du premier jour (voy. §§ 124-127).

La position du méridien magnétique à cette même époque est donnée par la formule :

        λ_M' = 240°,8927 - (t + 33866,6) 0°,11438.

        t = - 35836,34.

On trouve ainsi :

        λ_M' = 106°11′30″.

Or, cette longitude n'est autre que celle

) 105°53′34″
) 107°30′44″
de l'axe fondamental du soulèvement Asiatique-Australien ; c'est-à-dire qu'à l'origine des jours de formation, le méridien magnétique marquait sur la Terre, par un de ses méridiens de soulèvement, la croix des continents, dont l'établissement était l'objet définitif de toute cette formation.

V. Rien ne pourrait être plus éloquent que cette circonstance pour démontrer l'existence d'un lien intime, de cause à effet, entre le système magnétique du globe et celui de son relief, et cela justifie dès lors aussi entièrement une induc- p. 526 tion proposée déjà précédemment, concernant la signification de la « lumière » du premier jour. Nous avons considéré cette « lumière » et sa « séparation d'avec les ténèbres » comme ne désignant autre chose que l'établissement, dans ses rudiments, de la circulation dynamique de l'éther (électrisé, ou lui-même magnétique), et celle-ci est effectivement le seul agent, soumis à l'influence du magnétisme, par lequel on puisse actuellement concevoir un lien de causalité entre ce dernier facteur physique et la construction géométrique systématique du relief de la Terre.

D'ailleurs, pour mieux confirmer encore que le système des jours de Création est en rapport avec le magnétisme du globe, le méridien magnétique vient occuper au commencement, au centre, et à la fin du septième jour, la position du méridien séculaire à l'origine des jours. On a, en effet :

                            Longitude λ_M'.
 Origine du septième jour   77°24′50″ = 257°24′50″ — 180°
 Centre         »           75°03′29″ = 255°03′29″ — 180°
 Fin            »           72°42′08″ = 252°42′08″ — 180°,

et :

 Longitude λ_S à l'origine des jours (commen-
   cement du premier jour) . . . . . = 255°01′20″.

Cette même position S de l'origine des jours se trouve aussi occupée par le méridien magnétique p. 527 à l'origine du monde postdiluvien, en - 2528. On trouve, en effet, à cette époque :

        λ_M = 75°51′17″ = 255°51′17″ — 180°.

Nous reviendrons plus loin (§ 140, β, X) sur ce fait, au sujet d'un ensemble systématique dont il fait partie et qui concerne le cataclysme diluvien.

Observation. — Si les vérifications précédentes, déduites de la révolution 3147 ans de l'axe magnétique terrestre, apportent des preuves en faveur de la Géodésie chronologique, on peut dire que, réciproquement, elles constituent un argument en faveur de l'exactitude de cette détermination numérique 3147 elle-même.

Il convient de remarquer dans le même point de vue qu'un jour de Création comprend deux révolutions du système magnétique du globe (on a 6336/3147 = 2,01) ; ou qu'une révolution magnétique vaut six périodes quinquaséculaires. On a :

        ( 3147               3147               3147
        (─────── = 6,11 ;   ─────── = 6,05 ;   ────── = 5,96.)
         515,165             520,165             528

VI. Nous terminerons par quelques observations sur la signification physique de la période quinquaséculaire de Brück, déduite par lui de la durée de l'année tropique et des retours du point équinoxial à la même longitude terrestre. Brück, p. 528 adoptant sans autre examen, pour cette durée (1) [d'accord avec les évaluations trouvées dans les traités (2)], le nombre 365j,24225, trouve qu'après la période quadriennale qui ramène l'équinoxe à peu près à la même longitude terrestre, celui-ci s'est déplacé vers l'Orient de 0j,31 ; qu'en vertu de ce déplacement, il fait le tour du globe en 32 1/4 périodes quadriennales, ou 129 ans ; et qu'ainsi, en 4 × 129 = 516 ans, l'équinoxe, la même longitude terrestre et l'origine de la période quadriennale seront revenus en coïncidence. Ce nombre de Brück s'est trouvé remarquablement d'accord avec le nombre 515,165, mesuré dans la Pyramide par la diagonale de la Chambre du Roi. Mais il est facile de se rendre compte que cet accord dépend essentiellement de l'époque à laquelle Brück a fait son calcul et évalué la période physique qui, plus tard, devait lui faire aussi découvrir la Loi de l'Histoire ; car les variations des valeurs de l'année tropique dans la suite des temps, quelque faibles qu'elles soient, ne sont ici nullement négligeables, et pourraient amener des résultats fort différents de celui auquel il a été conduit.

(1) Électricité ou magnétisme du globe, p. 133 ; Bruxelles, 1851.

(2) 365j,242264 (Traité de Biot) ; 365,2422419 (Exposition du système du monde).

p. 529

Si l'on désigne la durée de l'année tropique par 365j + α, α étant une fraction de jour un peu moindre que 1/4, on reconnaît aisément que le calcul de Brück, pour déterminer la durée de la période quinquaséculaire Π, revient à l'emploi de la formule :

                    16
        Π = ─────────────
              1 — 4 α.

L'année tropique est comprise entre les limites (1) :

        ) 365,24278
        ) 365,24153.

Or, la formule précédente donne, pour

              ( 0,24278
        α =   ( 0,24153

respectivement :

              ( 554,34
        Π =   ( 472,24,

valeurs qui comprennent le nombre 516 de Brück, mais qui, on le voit, en sont fort éloignées. Mais d'autre part, cette comparaison met en évidence un fait capital : c'est que la période de Brück, ou encore le nombre 515,165 de la Pyramide, consti-

(1) Stockwell, Smith. Contr. to knowledge, T. XVIII.

p. 530 tue une valeur moyenne entre les valeurs limites propres aux limites de l'année tropique ; on aurait, en effet, d'après les données de Stockwell,
        554,34 + 472,24
        ─────────────── = 513,29.
              2

Cela attribue une signification théorique et physique au nombre 515,165 de la Pyramide (ou au nombre 516 de Brück).

VII. A ce trait s'en rattache un autre non moins digne d'intérêt, concernant le caractère intentionnel des données du monument, et notamment leur rapport avec les éléments physiques de l'époque actuelle.

La durée de l'année tropique, dont il vient d'être question, dépend de la valeur annuelle de la précession de l'Equinoxe. La connaissance de cette valeur est équivalente, à chaque époque, à celle de la période de révolution qu'elle assigne au Pôle autour du pôle de l'Ecliptique. La variation de l'Equinoxe est comprise (1) entre les limites 52″,664080 et 48″,212398 ; celles-ci correspondent à des durées 24609 et 26923 ans de la révolution du Pôle.

[On peut observer immédiatement que les valeurs 50″,23572 et 25798 propres à l'époque actuelle (1850), sont elles aussi des moyennes

(1) Stockwell, loc. cit.

p. 531 entre les valeurs extrêmes qu'on vient de mentionner ; on a :
        52″,664080 + 48″,876478
        ─────────────────────── = 50″,438239 ;
                  2

        24609 + 26923
        ───────────── = 25766].
              2

Il suit de ce qui précède que la révolution calculée du Pôle varie très sensiblement dans le cours du temps.

Or, la Pyramide indique pour la période de précession la valeur particulière 25826, donnée par la somme des diagonales de sa base, base dont le périmètre vaut cent fois le nombre de jours de l'année tropique (1). Cette valeur est, d'après cette condition, exprimée par la formule 100 √2/2 (365 + α), où 365 + α est un nombre d'années égal au nombre de jours de l'année tropique. On constate aisément qu'elle reste la même pour toutes les valeurs de α dont nous avons indiqué plus haut (VI) les limites de variation ; on peut de nouveau observer aussi qu'elle constitue une moyenne entre les valeurs extrêmes de la révolution du Pôle.

Ceci posé, le fait que nous avons à signaler consiste en ce que de même que l'époque actuelle

(1) Voyez Tabl. LIII, dans l'Appendice I.

p. 532 est celle à laquelle la période quinquaséculaire, déduite de l'année tropique de l'époque, concorde avec la valeur 515,165 de cette période donnée par la Pyramide, de même l'époque actuelle est celle dont la période de précession observée concorde avec la période 25826 donnée par la Pyramide.

Nous mettrons ce fait nettement en évidence en dressant (1) le tableau (Tabl. LIV) des valeurs de l'année tropique, de la période de précession, de la période quinquaséculaire, et des différences de ces périodes avec les valeurs que leur assigne la Pyramide, pour les 8000 ans qui précèdent ou qui suivent l'époque + 1850, c'est-à-dire l'époque de la publication du « Magnétisme » de Brück, désignée dans la Pyramide par le coin du Grand Degré, situé dans l'axe du monument et origine de la Table horizontale qui mesure la période historique quinquaséculaire.

Ce tableau démontre avec éloquence le fait que nous voulions établir, concernant la signification physique des périodes quinquaséculaire 515,165 et de précession 25826 de la Pyramide, et les rapports de ces valeurs particulières avec la découverte actuelle de la Loi de l'Histoire et celle de la Pyramide elle-même. Il se résume comme suit :

(1) D'après les nombres du mémoire de Stockwell, déjà cité.

p. 533

TABLEAU LIV.

Tableau LIV (scan 00545, p. 533). Tableau imprimé en travers de la page (orientation paysage). Colonnes : « Epoques à partir de l'ère + 1850. » | « Année tropique T. » | « Période quinquaséculaire Π. » | « Période de la Précession P. » | « Π − 515.165 » | « P − 25826 (25826 = 100 (√2 / 2) T). »
Epoques        | Année tropique | Période quinqua- | Période de la | Π − 515.165 | P − 25826
à partir de    |   T.           | séculaire Π.     | Précession P. |             | (25826 = 100 √2/2 T).
l'ère + 1850.  |                |                  |               |             |
---------------|----------------|------------------|---------------|-------------|----------------
               | Max. 365j,24278| Max. 554a ,34    | Max. 26923a   |             |
  − 8000       |     365,24259  |     539a ,81     |    26504a     |  + 24,645   |  + 678
  − 4000       |        24244   |     529,10       |    26217      |  + 13,935   |  + 391
  − 2000       |        24233   |     521,51       |    26021      |  +  6,345   |  + 195
  − 1000       |        24227   |     517,47       |    25902      |  +  2,305   |  +  76
   0 (1850)    |        24221   |     514,40       |    25798      |  −  0,765   |  +  28
  + 1000       |        24215   |     509,56       |    25682      |  −  5,605   |  − 244
  + 2000       |        24207   |     504,41       |    25546      |  − 10,755   |  − 280
  + 4000       |        24194   |     496,28       |    25315      |  − 18,885   |  − 511
  + 8000       |        24181   |     488,40       |    25075      |  − 26,765   |  − 751.
               | Min. 365j,24153| Min. 472a ,24    | Min. 24609a   |             |
p. 534

Les périodes de la Pyramide sont des éléments moyens entre les limites des éléments physiques qu'elles mesurent ; elles se rapportent à une même époque ; cette époque n'est autre que celle de la découverte, faite d'une manière indépendante par la science actuelle, de la Loi de l'Histoire et de la signification de la Pyramide comme monument révélé.

Ce fait, résumé par le tableau, est certainement, comme confirmation a posteriori du caractère providentiel de l'ordre que nous étudions, l'un des plus remarquables que nous ayons eu à constater ; et le lecteur en accentuera encore l'impression s'il se rappelle les indications si précises données déjà (p. 210), à l'égard des missions contemporaines de Brück et de M. Piazzi Smyth, par la Chronologie géodésique. On voit par le Tableau LIV que ces missionnaires arrivent en un temps marqué d'avance par la construction de la Pyramide, temps que trois siècles de la science la plus approfondie devaient précéder pour que l'intelligence même du signe que cette arrivée constitue devînt possible (1).

(1) C'est-à-dire que les temps actuels sont les seuls dans l'Histoire où la période de précession pouvait être mesurée par les diagonales d'un carré construit sur l'année tropique ; où la période quinquaséculaire calculée au moyen de l'année tropique concorde avec celle la Pyramide et de la Loi de l'Histoire — et la possibilité même de cette remarque suppose acquis les résultats les plus délicats de la Mécanique céleste.

p. 535

140.

g). Astronomie. — La Géodésie chronologique dans le ciel.

Un rapide examen rétrospectif fera apprécier au lecteur l'extension donnée à notre champ de recherche par les derniers faits exposés. Le canevas géodésique a été tout entier déterminé au moyen des faits de l'Histoire proprement dite. Il a suffi d'en poursuivre la cinématique dans le passé pour y découvrir l'origine et la signification des jours de Création de la Genèse, ainsi que l'existence d'un cycle à longue période (Grande Période de douze heures), déterminé par le retour simultané des deux systèmes chronologiques aux nœuds de leurs Equateurs. On a reconnu, au cours de cette analyse, un lien mathématique étroit entre le système des « jours » et de la Grande Période, et le magnétisme de la Terre, défini par la période fondamentale de la révolution de son axe autour de l'axe du globe ; on a en outre entrevu un rapport entre ces mêmes éléments de la Géodésie chronologique et les grandes périodes astronomiques dépendantes de l'or- p. 536 bite terrestre. Il résulte déjà suffisamment de là que la Mathématique de l'Histoire, bien loin d'être isolée dans le cours du temps et de se limiter aux siècles seulement de la vie de l'humanité, fait partie intégrante d'un vaste ensemble propre à l'organisation totale de l'Univers.

Dans ce point de vue, l'ordre du sujet amène naturellement, après avoir étudié les faits terrestres en tant que dépendants immédiats de l'organisme terrestre, à rechercher si ces faits n'ont point leurs correspondants dans le ciel. Il importe d'ailleurs d'observer que cette nouvelle recherche se rattache à la première à raison même des prémisses qui ont servi de base à celle-ci, c'est-à-dire par la considération simultanée, qui avait été présentée dès le commencement, des deux sphères terrestre et céleste (§ 24) ; et cette remarque va, par l'ordre des données envisagées sur la Terre, déterminer celui qu'il convient maintenant d'instituer dans le ciel ; c'est-à-dire que de même que l'on a eu à considérer dans la Cinématique terrestre, non pas seulement les périodes des méridiens chronologiques, mais aussi le rôle que remplissent les points remarquables de la surface, lieux géographiques, lignes ou points physiques, en tant qu'indicateurs et repères des positions remarquables de ces méridiens, de même il y aura lieu d'envisager dans la

p. 537

Cinématique céleste, en outre des périodes astronomiques, les positions particulières occupées par les globes sur le firmament, à titre d'indicateurs et de repères des positions des points astronomiques mobiles aux époques chronologiques remarquables de l'histoire de la Terre et de l'Humanité. On découvre assez la portée que peut avoir ce dernier point de vue, celui d'une distribution intentionnelle du ciel en rapport avec l'Histoire, pour l'appréciation de la place réelle occupée par l'homme dans l'ensemble de la Création.

Notre sujet se divise naturellement d'après cela dans les deux parties suivantes, dont ce qui précède explique et justifie les dénominations, savoir : α) Périodes astronomiques ; β) Chronologie astrologique.

α) PÉRIODES ASTRONOMIQUES.

I. Les périodes astronomiques qu'il nous faut ici envisager sont celles qui concernent les mouvements de la Terre autour de son axe de rotation et dans son orbite autour du Soleil. Déjà il est établi que, parmi ces périodes, le jour, relatif à la rotation, l'année, durée de la révolution, sont les éléments fondamentaux de la Géodésie chronologique : dans la Pyramide ou sur la Terre, on

p. 538

les trouve mesurés l'un et l'autre au moyen du pouce pyramidal, division décimale de l'axe terrestre. Les périodes qu'il faut considérer après celles-là, dans l'ordre des grandeurs croissantes, sont celles qui dépendent des lentes variations de position de l'axe de la Terre dans l'espace et d'orientation du grand axe dans le plan de l'Ecliptique. Dans la Pyramide, déjà la durée de la Précession (25826 ans) s'est trouvée mesurée par les diagonales de la Base ; sur la Terre, la durée de la révolution du système séculaire, ou 53294 = 2 × 26647 ans, a offert une période de l'ordre du double de cette Précession ; en outre, l'heure moyenne (11163 ans), déterminée par les passages du système historique sur le système séculaire (§ 115), a reproduit le moyen intervalle de 11000 ans, mesuré par les passages de la ligne des Equinoxes sur le grand axe de l'orbite (§ 139).

II. De ces simples remarques, il était déjà permis d'induire l'existence d'une corrélation entre les périodes des systèmes chronologiques et les deux grandes périodes astronomiques de la Précession et de la révolution des Apsides. Mais on va constater que cette corrélation est tout-à-fait directe : c'est-à-dire que, non seulement les limites de la Grande Période de douze heures, déter-

p. 539

minée sur la Terre par les retours des deux systèmes chronologiques aux nœuds de leurs Equateurs, sont indiquées dans le ciel astronomique par des traits caractéristiques correspondants, mais en outre cette période, ainsi délimitée dans le ciel, s'y trouve elle-même former un système de douze heures, correspondantes aux douze heures terrestres et d'une durée moyenne équivalente.

Précisons cet énoncé.

Le mouvement de la ligne des Equinoxes dans le plan de l'Ecliptique est un mouvement rétrograde sensiblement uniforme, dont les variations n'écartent pas l'Equinoxe de plus de 3° 56' en dehors de sa position moyenne. En vertu de ce mouvement toujours rétrograde, l'Equinoxe rencontre, à des intervalles déterminés d'environ 11000 ans en moyenne, la ligne des Apsides, ligne qui elle-même a dans le plan de l'Ecliptique un lent mouvement. Or, voici ce qu'indique le calcul : en remontant dans le passé à partir de l'époque actuelle, ou en descendant vers l'avenir, on découvre que le mouvement de la ligne des Apsides est constamment direct au cours de l'Histoire, mais qu'il se trouve interrompu par deux boucles de rétrogradation, précisément aux époques initiale et terminale de la Grande Période terrestre des douze heures ; les deux minimums

p. 540

correspondants de la longitude du Périhélie marquent le commencement et la fin de cette période. En outre : les passages de l'Equinoxe au grand axe, compris entre les limites précédentes, déterminent un ensemble systématique de douze heures, formé de six premières heures à durées décroissantes, de six dernières à durées croissantes, ces deux groupes partageant la période totale en deux moitiés égales, qui ont pour région de séparation la sixième heure terrestre.

III. Les nombres des Tableaux suivants LV et LVI mettent en évidence cette correspondance avec toutes ses particularités. Le Tableau LV fait d'abord connaître, à des intervalles de 10000 ans, comptés à partir de + 1850, les longitudes ω du Périhélie et ψ' de l'Equinoxe du printemps, rapportées à l'Equinoxe de 1850 (1). On a donné en outre quelques valeurs supplémentaires destinées à mettre en évidence les deux boucles de rétrogradation.

On voit à première vue, en partant de la date la plus reculée − 78150, pour atteindre la plus avancée 111850, que, prise dans son ensemble, la marche du Périhélie est directe, avec deux

(1) Ces valeurs sont calculées par les formules des §§ 16 et 31 du Mémoire de Stockwell (p. 32, 64, 65), et la formule 561 (p. 174).

p. 541

rétrogradations : l'une de − 58150 à − 35836, l'autre de + 81850 à + 96850. Les centres des deux boucles ont pour longitudes :

   39° 30' 20" + 16° 28' 00"
   ─────────────────────────── = 27° 59' 10"
              2

et :

        93° 17' 38" + 84° 16' 17"
   2π + ─────────────────────────── = 2π + 88° 46' 57",
                   2

et ils comprennent par conséquent, sur la circonférence, un angle de 88° 46' 57" − 27° 59' 10" = 60° 47' 47" [soit un secteur historique (60° 53' 34") ou 1/6 de la circonférence].

Le minimum initial − 35836, à partir duquel la marche devient directe, et le minimum final + 96850, qui inaugure une nouvelle marche directe, sont des indicateurs des époques initiale (− 35836, commencement du premier jour de Création ; − 34331, origine de la première heure) et finale (+ 99611, fin de la douzième heure) de la Grande Période terrestre.

A la suite de ces indications sur la marche du Périhélie et de l'Equinoxe, le Tableau LVI fait connaître les époques des passages de l'Equinoxe du printemps sur le grand axe de l'orbite (les lettres a, p indiquent que ces passages ont lieu du côté de l'Aphélie ou du côté du Périhélie).

p. 542
Tableau LV (scan 00554, p. 542). Colonnes : « Epoques. » | « Longitudes ω du Périhélie. » | « Longitudes ψ' de l'Equinoxe. »
Epoques.   | Longitudes ϖ du Périhélie.  | Longitudes ψ' de l'Equinoxe.
-----------|-----------------------------|------------------------------
 − 78150   |     − 1° 28' 01"            |
 − 68150   |     + 17° 36' 00"           |
 − 58150   |       39° 30' 20" Max.      |
 − 48150   |       39° 16' 20"           |
 − 38150   |       18° 20' 30"           |   3π + 21° 10' 55"
 − 35836   |       16° 28' 00" Min.      |
 − 28150   |       21° 37' 00"           |   2π + 58° 47' 12"
 − 18150   |       37° 48' 10"           |   3π/2 + 5° 41' 36"
 −  8150   |       76° 54' 20"           |   π/2 + 46° 42' 11"
 +  1850   |   π/2 + 10° 21' 41"         |   0° 00' 00"
   11850   |   π − 43° 56' 10"           |   − π/2 − 51° 38' 23"
   21850   |   π + 10° 01' 20"           |   − 3π/2 − 15° 00' 37"
   31850   |   2π − 52° 49' 00"          |   − 2π − 62° 47' 40"
   41850   |   2π + 4° 09' 51"           |   − 3π − 20° 26' 28"
   51850   |   2π + 59° 23' 10"          |   − 3π − π/2 − 72° 51' 56"
   61850   |   2π + 65° 45' 50"          |   − 4π − π/2 − 36° 18' 26"
   71850   |   2π + 85° 52' 39"          |   − 5π − 83° 26' 33"
   81850   |   2π + 93° 17' 38" Max.     |   − 6π − 46° 22' 32"
   91850   |   2π + 89° 59' 51"          |   − 7π − 2° 52' 22"
   94300   |   2π + 85° 07' 09"          |   − 7π − 38° 48' 58"
   96850   |   2π + 84° 16' 17" Min.     |   − 7π − 74° 45' 35"
  100000   |   2π + 84° 58' 57"          |   − 7π − π/2 − 30° 09' 24"
  101850   |   2π + 86° 06' 09"          |   − 7π − π/2 − 56° 38' 49".
  111850   |   2π + 97° 30' 50"          |
p. 543
Tableau LVI (scan 00555, p. 543). Colonnes groupées : « Heures terrestres. » (sous-colonnes « FINS. (1) » et « DUREES. ») | « Heures célestes. » (sous-colonnes « PASSAG. a. & p. DURÉES (2) ») | « DIFFÉRENCES. (1) − (2) » | « VALEURS DE ω. ». Les valeurs de « DUREES » et de « DURÉES » sont inscrites entre deux lignes successives (durées d'intervalle).
Heures terrestres.        | Heures célestes.            | DIFFÉRENCES. | VALEURS DE ϖ.
FINS. (1)   DUREES.        | PASSAG. a.&p. DURÉES (2)    | (1) − (2)    |
--------------------------|-----------------------------|--------------|-----------------
   − 35836                 |                             |              |
 [Premier jour ;          |                             |              |
  Min. Tabl. LV).          |                             |              |
 0 − 34331                 |  a − 37939                  |    3608      |  18° 10' 13"
            11742          |              12122          |              |
 I − 22589                 |  p − 25817                  |    3228      |  25° 23' 52"
             9794          |              10928          |              |
 II − 12795                |  a − 14889                  |    2094      |  50° 30' 46"
            13049          |              10816          |              |
 III + 254                 |  p −  4073                  |    4327      |  81° 39' 46"
             9667          |              10480          |              |
 IV    9921                |  a +  6407                  |    3514      |  π/2 + 25° 45' 51"
            12429          |               9614          |              |
 V    22350                |  p   16021                  |    6329      |  π/2 + 68° 34' 17"
            10546          |               9467          |              |
                           |  a { 25488                  |  { 7408      |  π + 24° 52' 03"
 VI   32896                |    { 31459    5971  } 4422  |  { 1437      |  3π/2 + 32° 35' 53"
            10244          |               9127          |              |
 VII  43140                |  a   40586                  |    2554      |  2π − 3° 02' 10"
            12710          |               9126          |              |
 VIII 55850                |  p   49712                  |    6138      |  2π + 47° 34' 52"
             9631          |              11332          |              |
 IX   65481                |  a   61044                  |    4437      |  2π + 65° 15' 01"
            12974          |              11516          |              |
 X    78455                |  p   72560                  |    5895      |  2π + 86° 24' 16"
             9922          |              12318          |              |
 XI   88377                |  a   84878                  |    3499      |  2π + 92° 17' 48"
            11234          |              13420          |              |
 XII  99611                |  p   98298                  |    1313      |  2π + 84° 22' 28".
p. 544

Ce tableau fait aussi connaître les durées des intervalles entre les passages, c'est-à-dire les heures célestes qu'ils mesurent, ainsi que les longitudes ω du Périhélie aux instants des passages. Avec ces heures célestes sont confrontées les heures terrestres de la Grande Période de la Géodésie chronologique. Les durées de ces dernières heures sont symétriquement distribuées par rapport à la fin de la sixième, qui marque le milieu de la période. Les durées des heures célestes sont semblablement distribuées par rapport au milieu de leur période : les six premières heures forment un groupe à valeurs descendantes ; les six dernières, un groupe symétrique à valeurs ascendantes. Les valeurs moyennes des heures sont de même ordre dans les groupes correspondants terrestres et célestes. On a :

HEURES TERRESTRES.HEURES CÉLESTES.
Valeur moyenne des six premières heures1120410571
Valeur moyenne des six dernières heures1111911140.

La séparation entre les deux groupes, qui, pour les heures terrestres, est simplement opérée par la fin de l'heure VI, l'est dans le système céleste par l'intercalation d'une demi-heure (5971), ce qui a pour effet d'inverser dans les deux groupes

p. 545

de six heures, comme le montre le tableau, l'ordre des passages périhélies et aphélies de l'Equinoxe.

D'ailleurs, les commencements des heures célestes se présentent comme des signaux qui annoncent les heures terrestres, car tout le système de ces dernières heures est systématiquement retardé par rapport au système des heures célestes. C'est ce que montre la troisième colonne du tableau, qui contient les différences, heure par heure, entre les passages célestes et les terrestres. Ce retard systématique est, par la moyenne des retards, de 4000 ans. On remarquera que cette différence est celle qui (mesurée par la différence des heures III et IX dans les deux systèmes) marque la différence des temps de la Création de l'homme et de la Première Venue (de l'Adam terrestre et de l'Adam céleste).

IV. On peut observer aussi (d'accord avec le § 108) que les deux périodes mesurent trois semaines de Création, égales à sept jours de 6336 ans, ou à 44352 ans, et qui font ensemble 133056 ans. On a :

   99611 + 34331 = 133942

et

   98298 + 37939 = 136237.

Les quatre premières heures mesurent très bien cette semaine dans les deux systèmes. On a:

p. 546
            SYSTÈME TERRESTRE.   SYSTÈME CÉLESTE.
   I-IV        44252                 44346 ;

et voici d'ailleurs les périodes divisées en tiers de quatre heures chacun :

            SYSTÈME TERRESTRE.   SYSTÈME CÉLESTE.
   I-IV        44252                 44346
   V-VIII      45929                 43305
   IX-XII      43761                 48586.

Enfin, on remarquera que l'exès 48586 − 44352 = 4234 du troisième tiers du système céleste sur la semaine théorique 6336 × 7 = 44352, a pour effet de racheter l'écart systématique 4000 (voy. plus haut, III) des deux périodes l'une par rapport à l'autre, et de faire se terminer ensemble, dans toutes les deux, les heures XII.

V. Les observations qu'on vient de faire ont pour effet de rattacher, comme faisant partie d'un même système, la semaine de Création et la Grande Période mesurée sur la Terre et dans le ciel ; la première forme le premier tiers de la seconde, et, comme on l'a remarqué (§108), c'est une division tripartite qui caractérise l'étendue des temps que nous permet d'embrasser la Révélation. Sous une autre forme, toute cette étendue constitue elle-même une grande semaine dont les « jours » sont égaux à trois jours de Création, ou à 3 × 6336 = 19008 ans.

p. 547

VI. En envisageant dans son ensemble la marche du Périhélie, nous allons voir que, par ses éléments angulaires, cette marche dessine cette Grande Semaine, d'une manière analogue à celle dont les méridiens chronologiques avaient dessiné à la surface de la Terre la semaine de Création (voy. §133), et nous résumerons tout ce qui précède, en même temps que nous le rendrons plus sensible, par le tracé de la Figure 23.

P' est le Pôle de l'Ecliptique. Au moyen des nombres des Tableaux LV et LVI, on a marqué, à partir de la ligne origine des longitudes P'A, les longitudes du Périhélie et de l'Equinoxe aux diverses époques. Les lignes divergentes P'O, P'I, etc., repèrent les longitudes du Périhélie aux heures célestes O, I, etc. (Tabl. LVI). Les longitudes sont comptées dans le sens direct f. La marche angulaire du Périhélie est indiquée par la courbe pp', la vitesse angulaire, pour une position Pp du Périhélie en longitude, étant mesurée, dans le sens direct, par l'ordonnée bp, comptée sur le rayon P'p à partir du cercle auxiliaire P'ab. Quand le point p devient intérieur au cercle P'ab (comme dans les deux boucles R, R'), la vitesse angulaire est négative, c'est-à-dire que le mouvement du Périhélie est rétrograde. Sur la courbe se trouvent indiquées, par les chiffres 0, 1, 2..., les positions du Périhélie aux différentes heures

p. 548

terrestres (O, I, II..., Tabl. LVI) de la Grande Période de douze heures.

La figure met immédiatement en évidence l'ordonnance systématique du mouvement qui s'opère de la première boucle R (cd), contemporaine des heures O et 0, I et 1, et de l'origine des jours P' c, à la seconde boucle R' (XI-XII), contemporaine des heures XI, 11 et XII, 12, en passant par un maximum de vitesse angulaire, M, à la sixième heure terrestre (5-6). L'isolement de la Grande Période de douze heures par les boucles de rétrogradation du Périhélie est donc un fait capital nettement établi.

Après avoir oscillé sur place en traçant la première boucle R, de − 58150 à 35836 (date moyenne de la première boucle = (− 58150 − 35836)/2 = − 46993), par longitude + 39°30'20" à + 16°28'00" (longitude moyenne de la première boucle = (P'c + P'd)/2 = P'R = (39°30'20" + 16°28'00")/2 = 27° 59' 10"), le Périhélie, entraînant l'orbite, prend un mouvement angulaire à vitesse croissante, qui atteint son maximum entre + 20000 et + 30000, c'est-à-dire au milieu de la sixième heure terrestre (5-6) ; le mouvement est alors d'une rapidité telle qu'en 6000 ans (voy. Tabl. LVI) l'Aphélie et le Périhélie échangent entre eux l'Equinoxe du printemps, le Périhélie passant de P'.VI1 à P'VI2 en une demi-heure

p. 549

(Tabl. LVI). La vitesse diminue ensuite peu à peu, jusqu'à ce que le Périhélie atteigne la région de la seconde boucle R', qu'il trace sur place de + 81850 à + 96850 (date moyenne de la seconde boucle = (81850 + 96850)/2 = 89350), par longitude 360° + 93° 17' 38" à 360° + 84° 16' 17" (longitude moyenne de la seconde boucle = (P'.XI + P' XII)/2 = P'R' = 360° + (93° 17' 38" + 84° 16' 17")/2 = 360° + 88° 46' 57").

La moyenne des longitudes des deux boucles est égale à :

   27° 59' 10" + (360° + 88° 46' 57")
   ───────────────────────────────────── = 180° + 58° 23' 03".
                      2

Comme le montre la figure, la région des boucles a pour opposite celle de l'heure VI (5-6) de la Grande Période, ou le milieu de celle-ci.

Les époques centrales des boucles mesurent, par leur différence, la longueur de la Grande Période céleste. On a 89350 + 46993 = 136343, et nous avons trouvé plus haut (IV) la Grande Période céleste égale à 136237.

Enfin, par le moyen de l'arc RR' compris entre les deux boucles, le Périhélie dessine dans le ciel une grande semaine astronomique, et l'on retrouve ici l'intermédiaire du même secteur de 60° qui déjà (§133) a servi à tracer sur la Terre la semaine de Création, en constituant élément de séparation entre le septième et le premier jour.

p. 550

En effet, l'arc total 360° + RR' décrit de la première boucle à la seconde est égal à :

   360° + 60° 47' 47",

c'est-à-dire à :

   7 × 60° 06' 50",

soit à sept secteurs égaux chacun à 1/6 de la circonférence. Pendant le premier et le septième jour de cette grande semaine on voit décrit, par le Périhélie, l'arc commun 1/6 × 2π, compris entre les centres des deux boucles. Au milieu de la semaine, pendant le quatrième jour, le Périhélie se trouve à l'opposite de cet arc, et c'est l'Aphélie qui le parcourt avec le maximum de vitesse angulaire qui caractérise l'heure VI, ou le milieu de la Grande Période.

On remarquera aussi que, dans cette figuration céleste, le Périhélie décrit la région particulière des boucles (de l'origine des jours P'c à la seconde boucle), pendant les temps de la Formation de la Terre, et de l'Histoire. On a, concernant ce dernier terme :

   Longitude du Périhélie à la Création
   de l'homme (− 4184)  . . . . . . = 81° 19' 33"  }
   Long. du Périhélie au Déluge (− 2528) = 86° 25' 14"  }
        »       »      à l'ère chrétienne . 94° 22' 54"  }

et :

   Seconde boucle . . { P'.XII = 84° 22' 28"
                      { P'.XI  = 92° 17' 48".
p. 551

Il s'ensuit que les 1000 siècles, ou le millénium qui sépare la Première Venue de la fin de la Grande Période (§ 107), correspondent, dans la marche du Périhélie, à la circonférence (de P'R' à P'R') ayant pour origine et fin la seconde boucle.

On observera enfin que la boucle finale XI-XII, qui sert de repère aux 1000 siècles du millénium, est à 90° sur l'origine des longitudes. Cette origine est ici l'Equinoxe de 1850, c'est-à-dire de l'époque marquée par le coin du Grand Degré de la Pyramide, dans l'axe central du monument ; ce fait s'accorde avec d'autres (voy. § 139 bis, VII ; § 140, α, VII et β, IX, b) pour assigner un rang tout spécial à cette époque (c'est-à-dire à l'époque actuelle), dans l'ordre des computations qui nous occupent.

VII. A cette analyse des mouvements du grand axe de l'orbite terrestre, qui montre la Grande Période de la Géodésie chronologique écrite dans le ciel, on peut joindre ici celle des variations de position de l'Ecliptique elle-même et de son Pôle dans l'espace. Le Pôle de l'Ecliptique se déplace très lentement sur la sphère, mais en ne s'écartant que faiblement d'une position moyenne. Voici à cet égard, rapportées à l'Ecliptique et à l'Equinoxe de 1850, les positions de ce Pôle P', en

p. 552

longitude et en latitude, à des époques qui comprennent toute l'étendue (de − 40000 à + 100000) des temps de l'histoire de la Terre et de l'Humanité. (Le choix particulier des époques, provient de l'usage combiné que nous avons fait des Tables de Leverrier et des formules de Stockwell).

Tableau LVII (scan 00564, p. 552). Colonnes : « DATES » | « Pole P' de l'Ecliptique (Ecl. et Equin. de 1850). » avec sous-colonnes « LONGITUDES » et « LATITUDES ».
DATES      | Pole P' de l'Ecliptique (Ecl. et Equin. de 1850).
           | LONGITUDES        | LATITUDES
-----------|-------------------|------------------
 − 38200   |    2° 41'         |   90° − 4° 03'
 − 28200   |   − 22° 29'       |       − 3° 42'
 − 18200   |   − 47° 44'       |       − 2° 44'
 −  8200   |   − 72° 39'       |       − 1° 24'
 +  1800   |   − 96° 05'       |       − 0° 00',5
 + 11800   |   + 58° 57'       |       − 1° 14'
 + 21800   |   + 35° 11'       |       − 2° 08'
 + 31800   |   + 11° 11'       |       − 2° 33'
 + 41800   |   − 13° 47'       |       − 2° 28'
 + 51800   |   − 42° 29'       |       − 1° 52'
 + 61800   |   − 79° 55'       |       − 0° 52'
 + 71800   |   + 129° 56'      |       − 0° 35'
 + 81800   |   + 79° 33'       |       − 1° 46'
 + 91800   |   + 48° 21'       |       − 2° 41'
 + 101800  |   + 19° 15'       |       − 3° 03'.

En marquant cette suite de positions sur une carte céleste, on verra que le Pôle P' de l'Eclip-

Fig. 23 (scan 00565, planche dépliante, en regard p. 552). Grande planche dépliante représentant la Grande Semaine tracée par la marche du Périhélie autour du Pôle de l'Ecliptique. Au centre se trouve le point P' (Pôle de l'Ecliptique), origine de toutes les lignes divergentes. À droite, sur l'horizontale passant par P', l'axe se termine au point VII et à la lettre A, repère noté « origine des longitudes » ; juste en dessous, une seconde ligne porte la mention « origine du jour (35836) » aboutissant aux points T et R. Une grande courbe fermée, allongée, entoure le tout, marquée du point M en haut (avec une flèche indiquant le sens du mouvement f) et passant par les repères en chiffres romains VI2, VII, V, IV, etc. disposés sur son pourtour, ainsi que par de petits cercles numérotés (points repères 4, 5, 6, 7…). Au centre, un cercle auxiliaire en pointillé entoure P'. Vers le bas-droit, deux petites boucles (les boucles de rétrogradation R et R') sont dessinées, l'une ovale contenant le chiffre O et la lettre p, l'autre plus bas avec des numéros (XI, XII, X, IX, VIII…). En bas, le point R' est relié à P' par des lignes verticales pointillées délimitant un secteur ; un arc en pointillé au bas-droit porte la cote « 60° 47' 47" ». Légende inscrite : « Fig. 23 ».

[page blanche — scan 00566]

p. 553

tique décrit, dans le sens rétrograde, une trajectoire autour d'un point central p, dont les coordonnées calculées sont :

       { Longitude   1° 42'
   p   { Latitude    90° − 1° 39'.

Si l'on assimile cette trajectoire à un cercle de centre p, on trouve pour rayon ρ de ce cercle

   ρ = 1° 46'.

L'angle décrit par le Pôle P' autour de p, de − 38200 à + 101800, c'est-à-dire pendant une durée de 140000 ans, est égal à 685° 29' ; ce qui conduit à une durée de révolution (temps de parcours de la circonférence, ou 360°) égale à 73523 ans.

D'autre part, si on calcule les époques auxquelles le Pôle P', en tournant autour de p, se retrouve, par rapport à ce dernier point, dans la même direction qu'il avait en − 35836, origine des jours de Création, on trouve pour ces époques :

   + 36857
   + 109867 ;

ce qui conduit à des durées de révolution :

   36857 + 35836 = 72693
   109867 − 36857 = 73010.
p. 554

Il résulte de ces nombres que la révolution du Pôle de l'Ecliptique autour de son point moyen, dans son petit cercle de rayon 1° 46', comprend douze périodes de six mille d'années (73523/12 = 6127 ; 72693/12 = 6058 ; 73010/12 = 6084) ; c'est-à-dire douze périodes de l'ordre des jours de Création (voy. le § 117).

Il suit encore de cette subdivision de la révolution en douze unités caractéristiques, que le cercle de longitude du Pôle de l'Ecliptique marque sur le ciel, à la manière d'une aiguille sur un cadran, douze « heures » de six mille d'années chacune, heures qui sont indiquées, dans la zône de l'Ecliptique même, par les douze signes du Zodiaque.

L'époque actuelle, celle qui correspond au Grand Degré, dans l'axe de la Pyramide, se trouve marquée, sur le cercle du Pôle écliptique, d'une manière particulière et unique par la petite Nébuleuse du Pôle de l'Ecliptique.

C'est autour du petit cercle de 3° 1/2 de diamètre, décrit ainsi en douze périodes de six mille d'années par le Pôle de l'Ecliptique, que se meut en 26000 ans environ le Pôle astronomique, extrémité de l'axe du monde ; comme déjà nous l'avons remarqué, il fait sa révolution dans une durée moitié moindre que celle (53594) du méridien historique séculaire autour de l'axe géographique de la Terre.

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VIII. Tout ce qui précède, en montrant reproduites par les faits astronomiques des périodes de Chronologie géodésique fondées sur des données purement telluriques, établit déjà l'existence d'un lien étroit entre les faits propres à l'histoire de l'Humanité et les lois géométriques de la construction des cieux. Mais cette constatation va devenir encore plus frappante par l'étude de la dernière face de notre sujet, sans nul doute la plus remarquable par sa portée et qui en est le suprême couronnement.

β) CHRONOLOGIE ASTROLOGIQUE.

Nous venons d'établir qu'il existe un système cinématique céleste, en concordance avec le système cinématique de la Géodésie historique. Le point de vue qu'il nous faut aborder maintenant est celui de la distribution intentionnelle des astres, en tant que destinés à remplir dans ce système, sur le ciel, le même rôle que les points géographiques remplissent sur la Terre dans le système cinématique terrestre, c'est-à-dire à servir de repères aux mouvements des méridiens mobiles, en même temps que de symboles aux faits de l'économie historique.

Nous allons exposer les faits propres à ce grand sujet dans l'ordre même où ils se sont présentés à nous.

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I. Si les étoiles sont des repères chronologiques de l'histoire de la Terre et de l'Humanité, il est naturel de considérer d'abord, parmi les mouvements auxquels elles servent de termes et de jalons, ceux qui sont tracés sur le ciel par des lignes constitutives du sphéroïde terrestre, et en tout premier lieu par son axe de rotation, axe qui, dans la durée de 26000 ans environ de la Précession des Equinoxes, découpe sur la sphère, autour du Pôle de l'Ecliptique pris pour centre, le cercle de précession. On voit ce cercle représenté en ACEG (Fig. 24), P' étant le Pôle de l'Ecliptique, et l'on observe immédiatement que deux étoiles, au cours des temps historiques, sont seules assez rapprochées de ce cercle pour se confondre avec lui et indiquer très sensiblement la place du Pôle astronomique P. Ces étoiles sont α Dragon et α Petite Ourse. Cette dernière étoile est notre étoile polaire actuelle ; α Dragon a été étoile polaire aux temps du Déluge et de la Pyramide ; la date de construction − 2170 de ce monument est celle à laquelle cette étoile, à son passage méridien inférieur, se trouvait dans l'axe du Passage descendant.

Les deux étoiles qui servent ainsi de termes à l'histoire postdiluvienne sont d'ailleurs en relation caractéristique avec les constellations que

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mentionne la Bible, — savoir : les deux Ourses, le Dragon, Orion, les Pléïades (Taureau) (Job, IX, 9 ; XXVI,13;XXXVIII,31 32), [la Bible cite aussi les signes du Zodiaque (Job,XXXVIII, 32), mais sans les énumérer]. Elles le sont par deux croix que déterminent leurs méridiens et les méridiens perpendiculaires, ayant pour pôle le Pôle de l'Ecliptique.

La croix I a pour méridien principal, AP'E, celui qui passe par la tête du Dragon, α Petite Ourse, et plus loin, à 90° de cette dernière étoile, par la constellation d'Orion (actuellement sur l'Equateur). Son méridien de quadrature GP'C passe par le Cœur du Dragon et par l'extrémité de la queue de la Grande Ourse.

La croix II a pour méridien principal, HP'D, celui de α Dragon, qui, à 90° du Pôle de l'Ecliptique, traverse le Verseau, signe du Zodiaque caractéristique du Déluge ; et son méridien de quadrature BP'F est celui du Taureau, signe du Zodiaque, à 90° de longitude de α Dragon et du Verseau. Ce qui, d'ailleurs, rend cette croix particulièrement remarquable, c'est que ce méridien de quadrature n'est autre que le plan déterminé par le Pôle de l'Ecliptique et la direction du transport du système solaire dans l'espace. Cette direction est celle de la constellation d'Hercule

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que traverse (vers B) le méridien de quadrature FP'B.

II. Nous avons étudié plus haut (§ 140, α, VII) les petites variations de position du Pôle de l'Ecliptique sur la sphère dans le cours des siècles. Il nous suffit, pour établir par des nombres le bien fondé des objets précédents, de considérer les positions des étoiles en longitude rapportées à l'Ecliptique et à l'Equinoxe de l'époque actuelle, soit 1850 ; mais d'ailleurs, comme on l'a déjà vu (voy. § 140, α, VI), cette époque, fondamentale dans la Pyramide, a en elle-même une signification caractéristique, et nous en trouverons de nouvelles preuves dans ce qui va suivre (IX). L'usage que nous faisons de l'Ecliptique de 1850 n'est donc pas purement arbitraire ; il a une portée théorique dans l'ordre du sujet.

On a, en ce qui concerne le premier des deux systèmes quadrangulaires qu'on vient d'envisager, ou la croix I :

ETOILES                  | LONGITUDES (Ecl. et Equin. 1850).
--------------------------|-----------------------------------------
γ Dragon . . . .          | 265° 52' 41" = 270° − 4° 07' 19"  (1)
α Pet. Ourse (Polaire)    |  86° 28' 10" =  90° − 3° 31' 50"  (2)
α Orion . . . . .         |  86° 39' 33" =  90° − 3° 20' 27"  (3)
γ₁ Grande Ourse . .       | 174° 49' 03" =  90° + 84° 49' 03"  (4)
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où :

   (1) − (2) = 180° − 0° 35' 29"
   (1) − (3) = 180° − 0° 46' 52"
   (4) − (2) =  90° − 1° 39' 07".

En ce qui concerne le second système, ou la croix II, on a :

ETOILES        | LONGITUDES (Ecl. et Equin. 1850).
---------------|----------------------------------
ε Hercule . .  |  246° 13' 45"  (1)
α Dragon . .   |  155° 19' 26"  (2)
α Taureau . .  |   67° 41' 34"  (3)

où :

   (1) − (2) =  90° + 0° 54' 19"
   (2) − (3) =  90° − 2° 22' 08"
   (1) − (3) = 180° − 1° 27' 49".

Ces nombres justifient les remarques précédentes,I.

III. Etudions maintenant la marche du Pôle astronomique dans ses rapports avec les jours de Création.

On vient de remarquer (I) que les étoiles α Dragon et α Petite Ourse repèrent sur la route du Pôle les limites de l'histoire de l'Humanité postdiluvienne, celle dont s'occupent la Pyramide et l'Apocalypse, et qui appartient au sixième jour.

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Sur la Terre, la marche du méridien séculaire à travers l'espace géographique qui a servi de foyer au développement de la civilisation (de l'Eden à l'extrémité occidentale de l'Europe), a donné la mesure, tant géographique que chronologique, de ce sixième jour, et permis dès lors de déterminer l'origine chronologique et géographique des six jours de Création. Cette origine s'est trouvée dans la ligne des nœuds des deux systèmes fondamentaux de la Géodésie chronologique. Or, puisque le sixième jour est signalé d'une manière caractéristique sur le ciel par le mouvement du Pôle astronomique, on est semblablement conduit à y mesurer les six jours par la marche de ce Pôle sur son cercle de précession : Si l'histoire de la Terre et de l'Humanité est vraiment écrite dans le ciel par les cercles astronomiques et les étoiles, il faudra qu'à l'époque de l'origine des six jours, antérieurement déterminée par la Géodésie chronologique, savoir − 35836, le Pôle occupe sur le ciel une position caractéristique.

Or, cette vérification se présente en effet. Le Pôle se trouve, à l'origine des jours de Création, à l'opposite de α Petite Ourse (sur la croix I) (A, Fig. 24) ; c'est-à-dire encore à l'opposite, par rapport au Pôle de l'Ecliptique, de sa position à la fin du sixième jour.

Fig. 24 (scan 00575, planche dépliante, en regard p. 560). Grande planche dépliante figurant le cercle de précession ACEG décrit autour du Pôle de l'Ecliptique P' (au centre). Le grand cercle porte aux extrémités de ses deux diamètres perpendiculaires les lettres A (à gauche), G (en haut), E (à droite) et C (en bas), formant la croix I (méridien principal AP'E et méridien de quadrature GP'C) ; un second système de diamètres H (haut-gauche), D (bas), B (gauche-bas) et F (droite) figure la croix II (méridien HP'D et quadrature BP'F). Sur le pourtour et autour du cercle sont disposées et nommées les constellations bibliques et zodiacales : « Verseau », « Cygne », « Lyre », « Hercule » (à gauche, avec son astérisme), « Dragon » et « Tête » (du Dragon) et « Cœur » (du Dragon) près du centre, « Céphée » (en haut), « Pégase » et « Andromède » et « Persée » et « Taureau » (en haut à droite, avec la mention « Taureau (Pléiades) » sur une ligne pointillée), « Orion » (à droite, sur l'horizontale), « Grande Ourse » (en bas, avec son astérisme), « (Ophiuchus, Serpent) » et « Scorpion » (en bas à gauche). Une ligne pointillée traversant la figure est annotée « route du Pôle astron. P ». Deux petits doubles cercles concentriques marquent les positions près de E et près de D (positions du Pôle astronomique). Des lignes pointillées rayonnent de P' vers les diverses étoiles. Légende inscrite : « Fig. 24 ». (Un fragment partiel de cette même planche, en cours de dépliage, apparaît aussi au bord droit du scan 00574.)
p. 561

On trouve :

Tableau (scan 00576, p. 561). Colonnes : « POINTS ASTRONOMIQUES » | « Long. (Ecl. et Equin. 1850). »
POINTS ASTRONOMIQUES              | Long. (Ecl. et Equin. 1850).
----------------------------------|------------------------------
Pôle P en − 35836 . . . .         |  268° 58' 11"  (1)
α Petite Ourse . . . . .          |   86° 28' 10"  (2)
Pôle P en 2180 (fin du 6e jour).  |   85° 23' 09"  (3)

et l'on a :

   (1) − (2) = 182° 30' 01"
   (1) − (3) = 183° 35' 02".

(Si, au lieu de prendre pour référence le Pôle écliptique de 1850, on avait rapporté les longitudes à la position moyenne du Pôle de l'Ecliptique, ces nombres seraient encore plus approchés, car les arcs de grand cercle (1) (2), (1) (3) traversent par sa partie centrale le petit cercle décrit par le Pôle de l'Ecliptique, P'. La position du Pôle P en 2180 se confondrait sur la figure avec α Petite Ourse. Il passe le plus près de cette étoile en 2107).

IV. Ceci posé, il faut maintenant (toujours par analogie avec ce que l'on avait fait pour le méridien séculaire sur la Terre) chercher la position du Pôle P à la fin du septième jour, c'est-à-dire en 2180 + 6336 = 8516, et voir si cette position finale, combinée avec la position initiale du pre-

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mier jour, ne mettra pas en évidence un ensemble géométrique caractéristique, qui dessinerait sur le ciel, à la manière dont elle est dessinée sur la Terre, la Semaine de Création. Or, cela se trouve en effet. On a :

       POSITIONS DU POLE       |        LONGITUDES

Pôle P en — 35836  .   .   .   |   268° 58' 11"   (1)
Pôle P en +  8516  .   .   .   |  — 362° 26' 24"  (2) ;

d'où :

(2) - (1) = - 360° - 271° 24' 35" ;

ce qui montre que, à la fin du septième jour, le Pôle P vient se mettre en quadrature, en G, sur sa position initiale du premier jour, A ; le Pôle parcourant ainsi, en sept jours, sept quadrants

(360° + 271° 24' 35") / 7 = 90° 12' 05", soit un quadrant par jour),

et le quatrième jour correspondant au quadrant GA, le seul qui soit parcouru une seule fois par le Pôle pendant cette semaine. L'axe du système septenaire est le plan bissecteur des quadrants du quatrième et du sixième jour, c'est-à-

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dire encore du quadrant CE qui comprend l'histoire de l'Humanité (1).

V. Les grands traits précédents suffiraient déjà à prouver l'existence d'une écriture céleste de l'histoire de la Terre et de l'homme ; mais on va voir, en examinant de plus près les caractères propres du sixième jour, à quel point la correspondance se précise.

Comme on le voit sur la Figure 24, le quadrant décrit pendant ce jour autour du Pôle P' de l'Ecliptique par le Pôle astronomique P est caractérisé par les constellations de la Grande et de la Petite Ourse. Formées chacune de sept étoiles, divisées en groupes de trois et quatre, ces deux constellations reproduisent, différemment orientée, la même figure géométrique.

Le Tableau LVIII fait connaître, rapportées toujours à l'Ecliptique et à l'Equinoxe de 1850, les longitudes des étoiles qui les composent. On y a joint la longitude de α Dragon.

(1) Cette construction par quadrants est d'autant plus remarquable qu'elle ne dépend pas seulement du moyen mouvement du Pôle ; elle s'accorde avec la marche irrégulière du Pôle autour de ce moyen mouvement. Le Pôle peut s'écarter en longitude de la position due au moyen mouvement de ± 12° 57'. En ne tenant compte que du moyen mouvement dans la formule de Stockwell, on trouverait pour l'arc total parcouru, dont il est question dans le texte, seulement 360° + 261° 23' 57", soit une différence de 10°.

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TABLEAU LVIII.

 PETITE OURSE | GRANDE OURSE |       LONGITUDES

  α (Polaire)  |             |  90° —  3° 31' 50"
      δ        |             |  90° —  0° 53' 39"
      ε        |             |  90° +  7° 01' 50"
      ζ        |             |  90° + 25° 16' 00"
      η        |             |  90° + 28° 15' 10"
      β        |             |  90° + 41° 10' 40"
               |      α       |  90° + 43° 05' 30"
               |      β       |  90° + 47° 19' 10"
      γ        |             |  90° + 49° 27' 10"
               |      γ       |  90° + 58° 21' 30"
               |      δ       |  90° + 58° 56' 40"
               |             |  90° + 65° 19' 26" (α Dragon)
               |      ε       |  90° + 66° 48' 20"
               |      ζ       |  90° + 73° 26' 00"
               |      η       |  90° + 84° 49' 03".

L'examen de ces nombres établit que si les deux Ourses ont une analogie de forme, elles constituent en outre sur le ciel un ensemble systématique.

Les points de cet ensemble les plus éloignés en

p. 565

longitude sont les extrémités — η Grande Ourse, α Petite Ourse — des deux groupes de trois étoiles (les extrémités des queues). Ces extrémités mesurent en longitude un quadrant (voy. déjà plus haut, I).

On a :

       ETOILES         |       LONGITUDES

η Grande Ourse  .  .  . |  90° + 84° 49' 03"  (1)
α Petite Ourse  .  .  . |       86° 28' 10"   (2)

et :

(1) - (2) = 90° - 1° 39' 07".

(La différence de longitude entre η Grande Ourse et la position du Pôle en 2180 (fin du sixième jour) est égale à 90° + 84° 49' 03" - 85° 23' 09" = 90° - 0° 34' 06").

Les deux carrés des deux constellations forment un ensemble situé dans l'axe du quadrant. Ces deux carrés sont compris entre les longitudes extrêmes de ζ Petite Ourse et δ Grande Ourse ; or, on a :

Axe du quadrant. Longitude  .   .   . = 90° + 40° 38' 36"
Moyenne des longitudes de ζ Petite
Ourse et δ Grande Ourse .   .   .   . = 90° + 42° 06' 20".
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De plus, ils se continuent l'un l'autre en longitude, ce qui ne laisse aucun doute sur le fait qu'ils forment système. Il suffit de remarquer à cet égard que les deux côtés extrêmes des deux carrés ont la même longitude, marquée par le méridien écliptique à 45° sur celui du Pôle à l'époque du Grand Degré de la Pyramide (soit 1850, angle du Grand Degré) ; les quatre étoiles de ces deux côtés constituent un ensemble symétrique par rapport à ce méridien.

On a, en effet :

Côté extrême du carré de la Petite Ourse :

   ETOILES |              LONGITUDES

     β      |          90° + 41° 10' 40"
     γ      |          90° + 49° 27' 10"
            | Moyenne = 90° + 45° 18' 55"

Côté extrême du carré de la Grande Ourse :

   ETOILES |              LONGITUDES

     α      |          90° + 43° 05' 30"
     β      |          90° + 47° 19' 10"
            | Moyenne = 90° + 45° 12' 20".

De plus, β Petite Ourse et α Grande Ourse, d'un

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côté du méridien à 45° (voy. plus haut), et γ Petite Ourse et β Grande Ourse, situées de l'autre côté, forment système symétrique. On a :

     ETOILES     |   LONGITUDES

β Petite Ourse.  | 45° - 3° 49' 20"  }
α Grande Ourse.  | 45° - 1° 54' 30"  } Moy. = 45° - 2° 51' 55"

β Grande Ourse.  | 45° + 2° 19' 10"  }
γ Petite Ourse.  | 45° + 4° 27' 10"  } Moy. = 45° + 3° 23' 10".

Cette disposition est particulièrement intéressante en ce qu'elle montre, en correspondance par même longitude, les deux extrêmes des deux carrés des Ourses (celles qui sont sur les diagonales, dans l'alignement des queues), savoir β Grande Ourse et γ Petite Ourse (deux étoiles que nous verrons tout à l'heure (VI) en correspondance, par l'intermédiaire de la Polaire, avec les extrêmes de l' « Ourse » de Pégase-Persée) ; de telle manière qu'après avoir suivi la Grande Ourse depuis l'extrémité de la queue, c'est-à-dire à partir d'une des extrémités du quadrant, jusqu'à l'étoile extrême β de son carré, on se trouve conduit à l'extrême γ du carré de la Petite Ourse, dont l'extrême de la queue (α ou la Polaire) repère l'autre extrémité du quadrant.

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Les deux extrêmes β Grande Ourse et γ Petite Ourse établissent donc naturellement un lien entre les deux constellations ; elles signalent un passage de l'une à l'autre suivant les longitudes décroissantes, ou dans le sens de la marche du Pôle ; et ce lien est d'autant moins équivoque que l'on passe du groupe βα Grande Ourse au groupe γβ Petite Ourse en arc perpendiculaire sur l'alignement de ce dernier groupe et des points célestes qui marquent la fin du sixième jour, savoir le Pôle en 2180 (fin du sixième jour), et la Polaire (α Petite Ourse). On a, en effet, en désignant par βG γ P P2180 l'angle ayant pour sommet γ Petite Ourse et appuyé sur β Grande Ourse et le Pôle en 2180 ; par αG β P αP l'angle ayant pour sommet β Petite Ourse et appuyé sur α Grande Ourse et la Polaire (α Petite Ourse) :

βG γ P P2180 = 90° - 1° 34' 56"  }
αG β P αP    = 90° + 1° 32' 44"  } Moy. = 90° - 0° 1' 6".

VI. Le caractère intentionnel de la distribution des Ourses se confirme par un autre fait caractéristique : c'est que ces deux Ourses forment système avec un astérisme de même figure, situé dans la région du ciel opposée par rapport à la Polaire (ou au Pôle actuel). Ce nouvel astérisme

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de sept étoiles est formé, comme les deux premiers, d'un carré (le carré de Pégase) et de trois étoiles (Andromède-Persée). Or, en joignant la Polaire aux deux étoiles extrêmes des carrés des deux Ourses, c'est-à-dire à γ Petite Ourse et à β Grande Ourse (les extrêmes des carrés sont, dans chaque carré, sur la diagonale qui continue la queue de l'Ourse), on obtient des arcs qui passent par les étoiles extrêmes de l' « Ourse » de Pégase-Persée ; c'est-à-dire que l'arc :

β Grande Ourse — α Petite Ourse

passe par α Pégase ; et que l'arc

γ Petite Ourse - α Petite Ourse

passe par α Persée.

On trouve, en effet :

Distance de α Pégase à arc (β Grande Ourse
- α Petite Ourse) .  :  .  .  .  .  .  . = 0° 17' 07" ;
Distance de α Pégase à arc (β Grande Ourse
- α Petite Ourse) .  .  .  .  .  .  .  . = 0° 59' 11".

L' « Ourse » de Pégase-Persée (voy. Fig. 24), par le fait qu'elle les relie l'une à l'autre en reproduisant leur figure commune, démontre d'une manière sensible l'existence d'un lien systématique voulu entre les deux Ourses qui occupent le quadrant du sixième jour de Création.

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VII. Résumons ces premières données sur la marche historique du Pôle. On a vu (III) qu'au commencement de la Semaine de Création, le Pôle était, sur son cercle de précession, à l'opposite de sa position actuelle à la fin du sixième jour, et qu'il décrit sur ce cercle un quadrant en longitude par jour de Création. On vient d'examiner les caractères géométriques fondamentaux du quadrant correspondant au sixième jour et caractérisé par l'ensemble systématique des deux Ourses. Il reste à poursuivre l'identification chronologique en considérant le Pôle mobile P et son cercle de longitude comme marquant le cours du temps sur un cadran dont le centre est le Pôle P' de l'Ecliptique, dont les différents points des constellations, dessinées sur le cadran, servent de repères aux époques remarquables de l'histoire de l'Humanité ; à la manière dont, sur la Terre, les points géographiques remarquables ont servi de jalons au méridien séculaire pour définir cinématiquement cette même histoire.

Or, lorsque, dans cette vue, on contemple sur le ciel le quadrant délimité par les deux Ourses, on est tout d'abord frappé : 1° de la présence du nombre 7 compté par les étoiles dans chacune de ces constellations ; 2° de leur subdivision en groupes de 3 et 4 ; car cela rappelle immédiate-

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ment l'usage de ces mêmes nombres dans l'Apocalypse, tant pour y opérer la subdivision du Livre scellé (livre fermé de sept sceaux dont les quatre premiers correspondent aux quatre peuples de la Loi historique antérieurs aux Romains, c'est-à-dire au monde païen), que pour y systématiser, par sept Eglises, l'histoire de l'Eglise, ou de la dispensation révélée, celui qui parle à Jean ayant d'ailleurs dans sa main droite sept « étoiles », et les quatre dernières des sept Eglises formant un groupe qui délimite les temps à partir de Christ, la dispensation du Nouveau Testament, le monde chrétien (§ 15).

D'après cela, la Petite Ourse, qui, par la Polaire, aboutit aux temps actuels, se trouve dans le ciel opposée à la Grande Ourse, comme le Petit Livre de l'Apocalypse (celui de l'histoire de l'Eglise) est en opposition dans l'Apocalypse avec le Grand Livre, ou Livre scellé.

Ce dernier livre contient l'histoire du monde, mais sa partie explicite se limite à l'histoire des quatre peuples du monde païen antérieurs au Christ (Assyriens, Egyptiens, Juifs-Phéniciens, Grecs) ; et il se termine ainsi au centre de l'économie historique, tandis qu'inversement le Petit Livre commence, en ce même centre, sa partie explicite.

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Les deux carrés des deux Ourses, qui se correspondent en se continuant en longitude, et qui occupent le centre du quadrant du sixième jour, représentent d'après cela, sous deux aspects différents, le monde païen. Mais, s'il en est ainsi, les étoiles de la queue de la Petite Ourse, depuis l'intérieure du carré (ζ Petite Ourse) jusqu'à α (Polaire, époque actuelle), devront représenter le monde chrétien ; et au contraire, la queue de la Grande Ourse représentera le monde antédiluvien, le Déluge marquant la séparation entre le carré (monde païen) et la queue (monde antédiluvien). A ce dernier égard, la simple vue du ciel montre, et c'est ce qu'on reconnaît exactement dans le Tableau LVIII, que l'étoile α du Dragon, c'est-à-dire l'Etoile Polaire aux temps de la Pyramide et du Déluge, se trouve en effet précisément intermédiaire en longitude entre les étoiles α, β, γ, δ du carré de la Grande Ourse et celles ε, ζ, η de la queue.

VIII. Ce n'est d'ailleurs pas assez. Les vues précédentes, si elles sont exactes, doivent supporter l'épreuve des nombres ; c'est-à-dire que les positions du Pôle sur son cercle de précession aux époques que les constellations jalonnent ainsi géométriquement par leurs différentes étoiles, doivent concorder en longitude avec ces étoiles.

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Ainsi, la Création de l'homme (— 4184) doit être repérée, dans le mouvement du Pôle, par η Grande Ourse ; le Pôle, à l'époque du Déluge (— 2528), doit se trouver en longitude entre ε et δ Grande Ourse ; à l'époque de Moïse et de la Loi (— 1596, Naissance de Moïse ; —1516, Exode), il doit concorder avec le système γ Petite Ourse-β Grande Ourse [γ Petite Ourse est l'extrême de la Petite Ourse, et β Grande Ourse, extrême du carré de la Grande Ourse sur la diagonale δβ qui prolonge la queue, la troisième de ce carré en longitude descendante, c'est-à-dire l'étoile indicatrice du troisième des quatre peuples qui forment le monde païen (Assyriens, Egyptiens, Juifs-Phéniciens (Hébreux), Grecs)]. Enfin, à l'époque du Christ et de l'Evangile (0, Naissance de Jésus-Christ ; 33, Mort du Christ ; 70, Destruction du Temple, commencement de Thyatire), il doit se trouver sur l'intérieure ζ du carré de la Petite Ourse ; et aux temps actuels, ou à la fin du sixième jour, sur l'étoile extrême de la queue, α Petite Ourse ou notre Polaire. Les quatre dernières des sept étoiles de la Petite Ourse figureront ainsi les temps depuis le Christ, de même que ces temps occupent, dans le système des sept Eglises, les quatre dernières de ces Eglises (§ 15).

Or, que toutes ces conditions différentes se trou-

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TABLEAU LIX.

                                                       LONG. DU POLE   Long. des Etoiles
   EVÉNEMENTS    | ÉPOQUES |    ETOILES     |    90° +     |    90° +

                |         |                |             |
Création de     |         |                |             |
  l'homme.      | — 4184  | η Gr. Ourse    | 85° 01' 23" | 84° 49' 03"
                |         |                |             |
                |         | ε Gr. Ourse    |             | ( 66° 48' 20"
Déluge .  .  .  | — 2528  | α Dragon       | 61° 41' 36" | ( 65° 19' 26"
                |         | δ Gr. Ourse    |             | ( 58° 56' 40"
                |         |                |             |
Naissance de    |         |                |             |
  Moïse.        | — 1596  | γ Pet. Ourse   | 48° 31' 21" | ) 49° 27' 10"
Exode (Sinaï) . | — 1516  | β Gr. Ourse    | 47° 23' 31" | ) 47° 19' 10"
                |         |                |             |
Naissance du    |         |                |             |
  Christ.       |    0    |                | 25° 59' 13" |
                |         |                |             |
Mort du Christ. |   33    | ζ Pet. Ourse   | 25° 31' 19" | 25° 16' 00"
                |         |                |             |
Destruction du  |         |                |             |
  Temple (Com-  |         |                |             |
  men^t de Thy- |         |                |             |
  atire) .  .  .|   70    |                | 25° 00' 01" |
                |         |                |             |
Apogée de Bri-  |         |                |             |
  tish-Israël;Ar-|        |                |             |
  rivée du Méri- |        |                |             |
  dien séculaire |        |                |             |
  s^r Westminster| 2129   |                | — 3° 54' 05"|
                |         | α Pet. Ourse   |             | — 3° 31' 50"
Fin du 6e jour .| 2180   |                | — 4° 36' 51"|

vent réalisées, c'est ce que montre le Tableau LIX (les longitudes étant rapportées, comme précédemment, à l'Ecliptique et à l'Équinoxe de 1850).

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IX. Il n'est pas douteux, d'après ce tableau, que les constellations des deux Ourses jalonnent toute l'histoire de l'Humanité, qu'il y a donc une écriture céleste correspondante à l'écriture terrestre de la Géodésie chronologique. Des faits particuliers viennent ensuite confirmer cette conclusion.

a) On sait qu'à l'époque — 2170 de la Construction de la Pyramide, α du Dragon, alors Étoile Polaire, se trouvait, à son passage inférieur, dans le Passage descendant de la Pyramide, dont l'axe pointe dans le méridien à 3° 42' sous le Pôle. (En calculant, par les formules de Stockwell, l'époque à laquelle le Pôle s'est trouvé à 3° 42' de α Dragon, on trouve — 2132, et pour la distance du Pôle à α Dragon en — 2170, 3° 42' — 0° 13' ; α Dragon est encore toujours alors pointée par le passage ; celui-ci, pour l'œil placé à son extrémité inférieure, soustend un angle de 0° 40'). Or, la circonstance qui faisait du Passage descendant une ligne de visée de l'« Étoile Polaire », s'est représentée depuis lors une seule fois dans l'Histoire ; cela a eu lieu quand le Pôle s'est trouvé à 3° 42' de α Petite Ourse, c'est-à-dire de notre Étoile Polaire actuelle ; et cette époque n'est autre que l'époque remarquable + 1437 à laquelle le point chronologique de l'arc historique atteignait le solstice de

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cet arc (σ Fig. 14 ; voy. p. 253), pour s'avancer vers le Nouveau Monde, à l'aurore des temps actuels. On trouve en effet pour la distance du Pôle à α Petite Ourse en 1437, l'arc 3° 46' = 3° 42' + 0° 4' (voyez plus haut l'observation sur l'étendue du champ du Passage descendant, égale à 40'). La date correspondante à l'angle axial 3° 42' est 1425. D'ailleurs, les deux époques — 2170 et + 1437, uniques dans l'histoire postdiluvienne, données l'une par le trait vertical (V, Fig. 1 et Concord., § 15, 9°) du Passage descendant, l'autre par le solstice de l'arc historique, et où les deux étoiles polaires propres à cette histoire ont été visibles dans le tube du Passage descendant de la Pyramide, sont distantes de sept périodes historiques quinquaséculaires. On a :

1437 + 2170 = 3607

et :

515,165 × 7 = 3606,155.

On a, dans la Figure 24, tracé les deux petits cercles de 3° 42' de rayon qui ont pour centres α Dragon et α Petite Ourse. Leurs intersections a, c avec le cercle de précession sont les positions du Pôle aux deux époques respectives — 2170 et + 1437.

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b) L'époque du Déluge (- 2528), à laquelle le méridien séculaire passait sur la Pyramide et que signale, sur l'échelle chronologique de celle-ci, l'entrée du Passage descendant, se trouve signalée dans le ciel par le même angle de 3° 42', propre au Passage et dont déjà il vient d'être fait usage. C'est celle à laquelle le Pôle se trouvait à une distance (en arc de grand cercle) de α Dragon, égale aux 3° 42' mesurés sur le parallèle de latitude de α Dragon. Cette distance est égale, en arc de grand cercle, à 1° 29' 02".

Si l'on cherche, par analogie, l'époque à laquelle le Pôle se trouvait de même à une distance de α Petite Ourse, ou de notre Polaire, égale à 3° 42' mesurés sur le parallèle de α Petite Ourse, c'est-à-dire à la distance de 1° 30' 0" de α Petite Ourse en arc de grand cercle, on trouve pour indication précise de cette époque actuelle celle du coin du Grand Degré ou du commencement de la Table horizontale de la Pyramide, dans l'axe du monument, c'est-à-dire 1850.

Les distances du Pôle à α Dragon en — 2528 et du Pôle à α Petite Ourse en + 1850 sont en effet respectivement 1° 27' 23" et 1° 29' 30". Les arcs calculés ci-dessus sont 1° 29' 23" et 1° 30' 0", et les époques correspondantes, calculées par les formules de Stockwell, sont - 2523,3 et + 1849,05. Les

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différences sont négligeables dans la nature de la question.

Les points b et d (Fig. 24), intersections du cercle de précession avec des petits cercles décrits de α Dragon et α Petite Ourse comme centres avec ces rayons angulaires, indiquent les deux positions du Pôle.

c) Les remarques précédentes mettent déjà en évidence une corrélation entre : d'une part, la distribution stellaire et la marche du Pôle en longitude céleste, d'une autre, la distribution géographique et les mouvements des méridiens chronologiques. Voici à cet égard un autre trait remarquable. La dernière en longitude des quatre étoiles du carré de la Grande Ourse, c'est-à-dire α Grande Ourse, représente la quatrième des quatre puissances qui constituent le monde païen, c'est-à-dire les Grecs. Or, le méridien du Pôle passe sur α Grande Ourse, c'est-à-dire sur l'étoile des Grecs, précisément à l'époque − 1251 à laquelle le méridien séculaire se trouve sur la Grèce, époque qui est aussi celle de la constitution des Juifs-Phéniciens (voy. Tabl. XVIII) et qui ouvre ainsi la période historique du Peuple élu comme peuple chef.

On a en effet :

Long. du Pôle en − 1251 .   λ_P = 90° + 43° 38' 48"
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et :

Long. de α Grande Ourse .   λ_α = 90° + 43° 05' 30".

d) Les faits suivants seront plus impressifs encore peut-être pour démontrer, par des mesures d'arc entre les étoiles, le lien étroit qui existe entre la distribution du ciel étoilé, la construction de la Pyramide et celle du réseau géodésique.

L'arc de grand cercle qui joint η Grande Ourse à α Petite Ourse (ou encore à la position du Pôle à la fin de l'échelle de la Pyramide), en mesurant ainsi d'un trait sur le ciel toute l'histoire de l'Humanité, coupe la route du Pôle, ou le cercle de précession, précisément au point où se trouvait le Pôle lors de la construction de la Pyramide [c'est-à-dire lorsqu'il se trouvait à 3° 42' de l'axe du Passage descendant de la Pyramide ; c'est le point a (Fig. 24), (voy. plus haut, a)], de manière qu'à cette époque remarquable, non seulement α Dragon était visible dans le Passage descendant et se trouvait dans un même méridien avec les Pléiades et le point équinoxial, mais les deux étoiles initiale et finale de la vie de l'Humanité passaient alors en même temps au méridien.

On a en effet :

Époque à laquelle le Pôle se trouvait sur
l'arc η Grande Ourse-α Petite Ourse .  .  . - 2139,6
Époque à laquelle le Pôle se trouvait à
3° 42' de α Dragon .   .   .   .   .   .   . - 2132
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L'arc qui joint α Dragon (l'étoile de la Pyramide) à α Petite Ourse, c'est-à-dire l'arc entre les deux étoiles polaires limites de la vie de l'Humanité postdiluvienne, mesure l'angle d'incidence caractéristique de tous les passages de la Pyramide, passages dont le diagramme concerne, on le sait, toute l'étendue de l'histoire postdiluvienne.

Nous avons employé dans tout ce qui précède, aussi bien que dans la Concordance, la valeur 26° 18' 10" de l'angle d'inclinaison. Or, on trouve :

Longueur de l'arc de grand cercle α Dragon
- α Petite Ourse .  .  .  .  .  .  .  . 26° 21' 20" (1).

L'arc qui joint η Grande Ourse à α Petite Ourse, ou encore à la position du Pôle à la fin de l'échelle chronologique de la Pyramide, arc qui mesure ainsi toute la vie de l'Humanité (voy. déjà 1°), est égal à l'arc de longitude parcouru sur la Terre par le méridien séculaire, de la Création de l'homme (de l'Eden) jusqu'à la fin de cette échelle chronologique [jusqu'au centre d'action du dernier peuple chef, ou du Peuple élu (Westminster)], en y mesurant aussi cette vie de l'Humanité.

(1) Les distances entre les étoiles sont données pour 1850.

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On a en effet :

Distance de η Grande Ourse à α Petite Ourse    41° 24' 40"
   »      »      »      au Pôle en 2180 (fin
du sixième jour ; Entrée de la Chambre du Roi)  41° 34' 20"
Distance de η Grande Ourse au Pôle en 2386
(fin de l'échelle de la Pyramide) .   .   .   . 42° 34' 03"

et :

Arc correspondant terrestre, soit la longitude
de l'Eden par rapport à Westminster (§ 81) . 42° 24' 33".

Les faits que nous venons d'établir (de I à IX) se résument ainsi : 1° la constatation de la mesure des jours de Création par les passages du Pôle aux méridiens de la croix I ; 2° l'étude plus spéciale du quadrant du sixième jour, caractérisé par le système des deux Ourses et du Dragon, et où l'on vient de voir le Pôle repérer toutes les grandes époques de la Chronologie par ses passages aux cercles de longitude des étoiles.

Le dernier trait que nous venons de signaler, ou le fait que l'arc η Grande Ourse-α Petite Ourse, entre les extrémités des deux Ourses et entre les deux côtés du quadrant (voy. la figure), reproduit l'arc parcouru par le système historique séculaire au cours de la vie de l'Humanité, porte de lui-même à envisager sur la sphère le tracé tout entier du grand cercle auquel cet arc appartient. Cette considération conduira effectivement

p. 582

plus loin à des résultats d'une portée inattendue. Mais il faut avant cela (dans les nos suivants X et XI) examiner encore, en ce qui concerne le quadrant du sixième jour, deux objets très significatifs :

Le premier fait connaître un ensemble systématique, à la fois astronomique, géodésique et magnétique, annoncé déjà plus haut (p. 526), auquel se trouve lié le fait historique capital du Déluge ; le second, des circonstances astronomiques remarquables qui caractérisent d'une manière particulière et unique sur la sphère étoilée, l'arc η Grande Ourse-α Petite Ourse, propre au sixième jour ou à l'histoire de l'Humanité.

X. LE DÉLUGE.

a) Dans le ciel, l'époque du Déluge appartient au système « Dragon α' β' αβ » (Fig. 24) qui a pour axe de symétrie le cercle de longitude « Dragon-P' », de α du Dragon. Le Pôle astronomique P passe dans ce cercle, ou encore à sa distance minimum de α Dragon, en − 2785 (1) ; il est alors sur un même cercle avec α Dragon et le Verseau, symbole du Déluge (c'est-à-dire qu'à cette époque, les passa-

(1) Nombre calculé d'après la Table IX du Mémoire de Stockwell.

p. 583

ges de α Dragon et du Verseau au méridien sont simultanés).

[Dans Life and Work, T. III, p. 489, M. P. Smyth fait remarquer que si, vers l'époque - 2800, le Verseau passait au méridien en même temps que α du Dragon, cette particularité, lors de la Création de l'homme, se présentait pour le Scorpion (le Serpent, Ophiuchus) [le Pôle se trouvait alors voisin de a' (Fig. 24)] ; et, à l'époque de la Pyramide, pour le Taureau (Pléïades), (le Pôle étant alors en a). A raison de la position de α Dragon, très rapprochée du cercle de précession (à 3' seulement), ces deux dernières constellations ont dû pendant de longs siècles passer au méridien en même temps que α Dragon. Au contraire, cette simultanéité des passages a dû être de très courte durée pour le Verseau, qui symbolise le Déluge. On trouve que de - 2805 à - 2785, c'est-à-dire dans une durée de moins de 40 ans, la moitié presque entière du ciel (soit 170°) a passé ainsi dans le méridien de α Dragon, et ce passage progressif n'a même duré que quatre ans (de - 2787 à - 2783) pour le quadrant central de cet hémisphère, celui qui a pour axe le cercle de longitude P'-α Dragon de α du Dragon. Tout cela constitue une ordonnance cinématique entièrement d'accord avec les caractères des temps historiques qu'elle est destinée à rappeler].

p. 584

L'époque du Déluge donnée par la Chronologie littérale de la Bible est − 2528. Le Pôle se trouvait alors en b (voy. IX, b). La position symétrique b' correspond à la date − 2785 − (2785 − 2528) = − 3042 ; d'où il suit que le système « Dragon-b' b » intercepte sur le cercle de précession une durée égale à 3042 − 2528 = 514 ans, c'est-à-dire une période historique quinquaséculaire, et dès lors la date biblique (− 2528) du Déluge, ou la position b du Pôle, se présente comme le terme final d'un ensemble systématique, ayant pour axe le cercle remarquable « Dragon-P'-Verseau ».

Cet ensemble répond, dans la Chronologie de la Bible, aux temps de préparation auxquels fait allusion Gen. V, 29 ; VI, 11-13, et qui comprennent la vie antédiluvienne de Noé (− 3128 à − 2528) ; et il est particulièrement intéressant de rappeler ici, comme déjà nous l'avons fait dans la Concordance (§ 116), le parallélisme qu'établit l'Ecriture entre ces temps du Déluge et ceux du second avènement, car ces derniers appartiennent dans le ciel au système « Polaire-dd' » (Fig. 24), analogue au système « Dragon-bb' ». Ces deux systèmes forment les limites de l'histoire postdiluvienne, et, de même que bb' dans le système initial, dd' dans le système final mesure une période historique quinquaséculaire. On a :

p. 585
d = 1849 (1849,05)
α = 2107
d' = 2365

et

dd' = 516.

On avait bb' = 514. Les temps mesurés par dd' sont ceux de la Table horizontale de la Pyramide (1849,7 à 2385,726). Enfin, ce qui est décisif pour prouver que les deux systèmes dont il s'agit sont corrélatifs et appartiennent à un tout systématique unique : les six positions b'αb, dαd' du Pôle coïncident avec des passages du Méridien quinquaséculaire de Brück (voy. p. 208) sur le méridien fondamental de soulèvement Européen de la croix des continents.

On a en effet :

Points Astronomiques  | Dates de passage | Passages du méridien quinquaséculaire
   (Fig. 24).         |    de pôle.      | au méridien de soulèvement européen.

      b'              |    − 3042        |        − 3044,868
   α Dragon           |    − 2785        |        − 2787,286
      b               |    − 2528        |        − 2528,704
      d               |     1849         |          1849,2
   α Pet. Ourse        |     2107         |          2106,782
      d'              |     2365         |          2364,364
p. 586

Rien ne saurait être plus démonstratif que ces nombres pour établir à la fois la réalité de la période quinquaséculaire de Brück et de la Pyramide, et l'exactitude de la position théorique attribuée à la croix des continents.

On peut rapprocher de ce qui précède la remarque, déjà faite plus haut (IX, a), que l'arc ac entre les deux systèmes mesure exactement sept fois cette même période de Brück.

b) On vient d'indiquer le système géométrique par lequel, dans le ciel, se trouvent écrits les temps du Déluge. Ils le sont sur la Terre par un système correspondant, dont les éléments constituants sont la croix de soulèvement des continents et le méridien magnétique principal du globe, l'un et l'autre, d'après la théorie, en relation intime avec le cataclysme diluvien. Ce système n'est autre que celui des jours de Création ou de la Semaine, découvert précédemment (§ 133, Fig. 22), et qui, centré sur la croix des continents (A,AA ; E,P ; Fig. 22), a pour axe le méridien de soulèvement Asiatique-Américain (A,AA), bissecteur du secteur de discontinuité BCD (B'C'D') (§ 132).

Par l'intermédiaire d'une part du Pôle magnétique, de l'autre du Pôle astronomique, l'axe A,AA sur la Terre correspond à l'axe P'αD sur le

p. 587

ciel, et le secteur de discontinuité terrestre BCD (B'C'D') au secteur céleste b'αb.

On a, en effet, dans le ciel (voir plus haut, a) :

   POINTS (FIG. 24). |  PASSAGES DU POLE ASTRONOMIQUE.

       b'            |          − 3042
       α             |          − 2785
       b             |          − 2528 ;

et l'on trouve, par les nombres du § 139 bis :

  MÉRIDIENS (FIG. 22). |  PASSAGES DU MÉRIDIEN MAGNÉTIQUE.

        BB'           |          − 3062
        A,AA          |          − 2791
        DD'           |          − 2519 ;

ou autrement :

Longitude du Méridien magnétique (Pôle Nord) en | Longitudes des Points :

− 3042 (b')      = 134° 38' 45"  | B' = 136° 56' 01"
− 2785 (α Dragon)= 105° 15' 01"  | AA = 105° 53' 34"
− 2528 (b)       =  75° 51' 17"  | D' =  74° 51' 07".

c) Il suit bien de ces nombres : 1° que le méridien magnétique passe au méridien fondamental

p. 588

de soulèvement Asiatique-Américain, en même temps que le Pôle astronomique au cercle de longitude de α Dragon (1) ; qu'il décrit sur la Terre le secteur de discontinuité DCB (D'CB') (Fig. 22), en même temps que le Pôle parcourt dans le ciel le secteur bb' (Fig. 24) ; 2° qu'aux temps du Déluge, non seulement le méridien magnétique coïncidait avec la région méridienne de soulèvement Asiatique-Américaine, mais, comme le voulait aussi la théorie, le Pôle magnétique Nord était en outre au nord de l'Asie (2).

La date biblique − 2528 du Déluge est celle du cataclysme qui termine la phase de transformation de la surface terrestre. Elle correspond, dans le ciel et sur la Terre, aux positions limites b et D' du Pôle astronomique et du Pôle magnétique.

La situation particulière du Pôle magnétique entre l'Asie et l'Europe, lors de ce fait limite, est d'ailleurs indiquée dans la distribution géographique elle-même : 1° par la soudure de conti-

(1) On a vu plus haut (a) qu'alors aussi le méridien quinquaséculaire de Brück coïncide avec le méridien de soulèvement Européen-Africain, de manière que cet ensemble dessine toute la croix des continents.

(2) Cette situation est bien indiquée par la position de l'Équateur magnétique, que repèrent, dans le soulèvement, les centres des deux S méridiens, le centre de l'S Américain (Isthme de Panama) étant surélevé au-dessus de l'Équateur géographique par rapport au centre (Détroit de la Sonde) de l'S Asiatique.

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nuité entre les deux continents ; 2° quant à la position précise DD' du méridien magnétique, par la pointe continentale de l'Hindoustan (Cap Comorin), formant avec Ceylan et les Maldives un alignement méridien dont la longitude moyenne 75° est celle (75° 51' 17") du méridien magnétique (Pôle Nord) en - 2528, ou de la limite D' (74° 51' 07") du secteur.

Le caractère intentionnel de cette distribution s'accentuera encore si l'on remarque que la correspondance entre les temps de la Seconde Venue et ceux du Déluge, déjà signifiée dans le ciel (voy. a), se trouve signalée également sur la Terre de la manière la plus nette. En effet, à l'époque 2180 de la Seconde Venue, limite de l'ordre historique actuel et qui, dans le parallélisme biblique (voy. Concord., § 116), répond à celle du Déluge ( - 2528), on constate que le méridien magnétique se retrouve dans la même position DD' (Fig 22) qu'il occupait au Déluge ( - 2528).

On a :

                                            LONGITUDES
Pôle magnétique Nord en
- 2528 .  .  .  .  .  .  .   75° 51' 17",   soit 76°
Pôle magnétique Nord en
+ 2180 .  .  .  .  .  .  .   180° + 77° 21' 13" + 5', soit 77°
Limite D du secteur de
discontinuité .  .  .  .  .  180° + 74° 51' 07",   soit 75°.
p. 590

Il suit de là que, de même qu'aux temps de préparation du Déluge, le méridien magnétique décrivait le secteur de discontinuité pour atteindre sa limite DD' à l'époque biblique du Déluge, de même il parcourt actuellement ce secteur pour atteindre cette même limite à l'époque de la Seconde Venue. Le fait qu'actuellement le Pôle magnétique Nord est au nord de l'Amérique, en CA (il passera au méridien de soulèvement Américain en 1930), c'est-à-dire à l'opposite de l'Asie, C, AA, où il se trouvait au Déluge, est donc très parlant et très significatif des derniers temps que nous traversons, et de la « Grande tribulation » de ces derniers temps. Il faut en conclure que le parallélisme des époques établi par la Bible se retrouve jusque dans les conditions physiques qu'assignent à ces époques les lois de l'organisme du globe ; et l'ordre intentionnel qui résulte ici de la combinaison de la révolution du magnétisme et du cycle (Fig. 22) de la semaine de Création, paraîtra plus indubitable encore, si l'on se rappelle (§ 139 bis, IV) qu'à l'origine des jours, le méridien magnétique occupait l'axe A,AA de cette semaine (le Pôle magnétique Nord étant du côté CA, au nord de l'Amérique).

d) Le résultat capital de ce qui précède (a, b, c) est de confirmer avec une entière certitude l'exis-

p. 591

tence du lien déjà démontré (voy. § 139 bis) entre le magnétisme et la formation du relief terrestre ; et en particulier l'origine du Déluge, lié à la formation du soulèvement Asiatique-Américain dans les conditions prévues par la théorie physique. Mais d'ailleurs, le méridien magnétique jalonne, sur le système géométrique (Fig. 22) du cycle de la semaine et de la croix des continents, toutes les époques fondamentales de la vie de l'Humanité.

Comme on l'a vu (§ 139 bis, IV), à l'origine des jours − 35836,34 le méridien magnétique coïncide avec l'axe A, AA du système, le Pôle Nord étant au nord de l'Amérique (A). Ce méridien, décrivant en une période de 528 ans un angle égal à 0°,11438 × 528 = 60°,39264, décrit 60°,39264 × 6 = 362°,35584 = 360° + 2°,35584, soit une circonférence en un demi-jour, de telle manière qu'en première analyse, la suite des jours est jalonnée par les retours du méridien magnétique au soulèvement Asiatique-Américain (Pôle Nord en A). Mais le petit écart de précession 2°,35584 a en outre pour effet de déplacer progressivement l'origine du jour, de manière à lui faire parcourir pendant la semaine un arc égal à 2 × 2°,35584 × 7 = 16°,49088 = 32°,98176, soit au demi-secteur de discontinuité AD = 31°, 25611 (celui du Déluge ; voy.

p. 592

plus haut b, c). Ainsi, le méridien magnétique en D, position du méridien séculaire à l'origine des jours (voyez pour le détail du fait, § 139 bis, V), et le méridien séculaire en B, viennent encadrer, à la fin de la semaine, le secteur axial de discontinuité DCB.

Telle est l'ordonnance par laquelle le système magnétique embrasse tout l'ensemble des sept jours et repère ses limites. Quant aux faits fondamentaux du sixième jour ou de l'Histoire proprement dite, ils sont jalonnés comme suit, en prenant pour argument, afin de fixer les idées, la position du Pôle magnétique Nord :

A l'origine du sixième jour ou lors de la Création de l'homme, le Pôle se trouve en G, le méridien magnétique GCG' au côté oriental G' du secteur de l'Eden (voy. p. 480).

A partir de là, le Pôle marche dans le sens GPB', parcourt, dans les temps de préparation de la crise diluvienne, le secteur de discontinuité B'CD' (=BCD), et arrive lors du Déluge au côté occidental D' de ce secteur (voy. plus haut, b, c).

Il passe ensuite au méridien F de la Palestine et de la Pyramide aux temps de construction de la Pyramide ; au méridien limite B, à l'Exode (Loi du Sinaï) et lors de la conquête de la Terre promise ; et parcourt enfin, de là jusqu'à la

p. 593

Seconde Venue, qui marque la fin du sixième jour, l'arc BDPB'G'EBD, pour aboutir au méridien initial D de la semaine.

C'est ce que résument les nombres du Tableau LX.

TABLEAU LX.

                  |   Longitudes du      |
    ÉPOQUES       | Pôle magnétique Nord | Points correspondants (Fig. 22).

Création de       |                      |
  l'homme  − 4184 | 85° 16' 05" + 180°   | G = 84° 49' 06" + 180°
                  |                      | (Côté oriental du secteur de l'Eden)
                  |                      |
Déluge     − 2528 | 75° 51' 17"          | D' = 74° 51' 07"
                  |                      |
Construc. de      |                      |
  la Pyramide −2170| 34° 54' 24"         | Jérusalem = 35° 21' 15" }
                  |                      | F Pyramide = 31° 15' 22" }
                  |                      |
Exode. La Loi − 1516| 320° 06' 08"       } B = 316° 56' 00"
                  |                      |
− 1516+40 = − 1476| 315° 31' 37"        }
                  |                      |
Seconde Venue.    |                      |
  Fin du 6e jour +2180| 77° 21' 13"      | D = 74° 51' 07" + 180°.
p. 594

TABLEAU LXI.

Eglises       | Époques        | Long. du Pôle magné- | Positions remarquables (Fig. 22).
              |                | tique Nord.          |
--------------+----------------+----------------------+--------------------------------------------------
Éphèse    .  .⎧  − 1516        | 320° (320° 06' 08'')  | B  = 317° (316° 56' 00'')          Fin du jour VII
              ⎨  − 1252  Mil.  | 290° (289° 54' 22'')  | A  = 286° (285° 53' 34'') Mér. Américain
Smyrne    .  .⎩  −  988        | 260° (259° 42' 35'')  | D  = 255° (254° 51' 07'')          Commᵗ du jour I

Pergame.  .      −  460        | 199° (199° 19' 02'')  | P  = 196° (195° 53' 34'') Mér. Polynésien

Thyatire  .   ⎧  +   68        | 139° (138° 55' 29'')  | B' = 137° (136° 56' 00'')
              ⎨  +  332  Mil.  | 109° (108° 43' 43'')  | AA = 106° (105° 53' 34'') Mér. Asiatique  Milieu du jour IV
Sardes    .  .⎩  +  596        |  79° ( 78° 31' 56'')  | D' =  75° ( 74° 51' 07'')

Philadelphie     + 1124        |  18° ( 18° 08' 23'')  | E  =  16° ( 15° 53' 34'') Mér. Européen

Laodicée .    ⎧  + 1652        | 318° (317° 44' 50'')  | B  = 317° (316° 56' 00'')          Fin du jour VII
              ⎨  + 1916  Mil.  | 288° (287° 33' 04'')  | A  = 286° (285° 53' 34'') Mér. Américain
              ⎩  + 2180        | 257° (257° 21' 13'')  | D  = 255° (254° 51' 07'')          Commᵗ du jour I
p. 595

Un dernier fait enfin n'aura sans doute pas échappé au lecteur : les deux dernières — 1516 et +2180 des époques précédentes, sont les limites de la période des sept Eglises de l'Apocalypse, ou de la Grande Semaine d'Alliance de Daniel (voy. §§ 12, 13) ; et comme l'arc BDPB'D'EBD, parcouru de l'une à l'autre, forme système symétrique par rapport aux axes rectangulaires A,AA et PE, et a pour extrémités celles BD de la semaine de Création, il s'ensuit que le méridien magnétique dessine à la surface de la Terre, au moyen de la croix des continents et des limites de la semaine de Création, le cycle des sept Eglises de l'Apocalypse.

A chacune de ces Eglises correspond un secteur de 0°,11438 × 528 = 60°,39264 = 60° 23' 33'', soit 1/6 de la circonférence. Les nombres du Tableau LXI mettent en évidence l'ordonnance systématique dont il s'agit.

Cette correspondance se fait voir simplement aussi par la comparaison des époques des passages du Pôle magnétique aux méridiens de la croix des continents, et d'une série d'époques symétriques concernant le système des sept Eglises, prises dans la suite des centres et des points de jonction de leurs périodes.

On a :

p. 596
            Eglises          |  Passages du Pôle magnétique
                             |  sur la Croix des continents.
-----------------------------+-------------------------------------
  I  (centre)    − 1252      | Méridien Américain  − 1217
 II-III (jonction) − 460     |     »     Polynésien −  430
 IV (centre)    +  332       |     »     Asiatique  +  357
 V-VI (jonction) + 1124      |     »     Européen   + 1144
 VII (centre)   + 1916       |     »     Américain  + 1930.

On voit que le passage actuel du Pôle au nord de l'Amérique signifie que nous arrivons au centre de la phase de Laodicée ou de la dernière des sept Eglises.

Le fait que nous venons d'établir a la plus grande portée au point de vue de notre compréhension de l'Histoire. Il confirme par un signe sensible, dépendant de l'organisation du globe, la validité de l'interprétation de la période historique des sept Eglises de l'Apocalypse, et le caractère définitif, comme terme de l'économie historique, de l'époque 2180 (Seconde Venue), déjà déterminée séparément par la Bible et par la Pyramide (Concordance, § 39).

XI. LE SECTEUR CÉLESTE η GRANDE OURSE-α PETITE OURSE (SECTEUR ηα).

Le second objet fondamental dont nous avons à nous occuper concernant le quadrant du sixiè-

p. 597

me jour est cet arc ηα (IX, d) qui, reliant les extrémités des deux Ourses, mesure sur le ciel l'arc de longitude parcouru au cours de l'Histoire par le méridien séculaire. Nous allons vérifier, par des faits nouveaux et démonstratifs, le caractère représentatif de cet arc ηα et du secteur céleste auquel il sert de base.

a) Si, contemplant sur le ciel l'arc ηα (voyez Fig. 24 bis), on élève par la pensée l'arc perpendiculaire en son milieu (MΠ), on constate à première vue que cet arc normal va couper d'une manière centrale le quadrilatère en coin (D) formé par les quatre étoiles ξγβν de la Tête du Dragon ; ensuite, la constellation de la Lyre (L), dont il traverse dans sa longueur le groupe de six étoiles [les quatre γβδζ du parallélogramme oblique, la cinquième ε et α (Wéga)], pour aboutir enfin à la constellation de l'Aigle, à un quadrant de distance de ηα, le Pôle (Π) de l'arc ηα étant ainsi dans cette constellation (et d'ailleurs aussi dans l'Équateur de l'époque actuelle). On remarque en outre qu'en dessous de l'arc ηα, l'axe du secteur est repéré par l'étoile κ du Dragon, et cet ensemble systématique est d'autant plus remarquable que cet axe (ΠM) du secteur sépare l'une de l'autre les deux Ourses, dont chacune occupe une de ses moitiés.

p. 598

Un calcul précis vérifie ensuite la réalité de cette distribution géométrique. Dans la Lyre et l'Aigle, comme l'indique la figure, les étoiles principales Wéga et Altaïr sont prises pour références : la première est sur l'axe du secteur, la seconde sur son côté passant par α Petite Ourse, de manière à signaler, à la manière de repères, l'existence du secteur ηα. Les nombres suivants établissent toutes ces particularités (voy. la Fig. 24 bis).

On a (en comptant les arcs positivement dans le sens αη) :

αη = 41° 24' 40''

αM = Mη = αη/2 = 20° 42' 20'';

Distance de Wéga (α Lyre) à l'axe ΠM = + 0° 37' 49''
Distance de Altaïr (α Aigle) au côté
Πη du secteur . . . . . . . = − 0° 30' 21'';

pour les angles que font avec l'axe ΠM les méridiens passant par Π et les quatre étoiles γβξν de la Tête D du Dragon :

γ   + 0° 32' 29''
β   + 3° 39' 59''
ξ   − 2° 34' 01''
ν   + 1° 18' 29''
                  ─────────────
D ou Moy.   + 0° 44' 16'';

angle entre Π-κ Dragon et l'axe ΠM = − 0° 46' 51'';

p. 599

angles que font avec l'axe ΠM les méridiens passant par Π et les quatre étoiles γβηζ du carré de la Petite Ourse :

γ   − 3° 10' 58''
β   − 4° 41' 34''
η   − 8° 32' 44''
ζ   − 9° 15' 47''
        ─────────
Moy.  − 6° 25' 16'';

angles analogues pour le carré γδβα de la Grande Ourse :

α   +  2° 02' 15''
β   +  6° 25' 39''
δ   + 10° 47' 59''
γ   + 12° 49' 09''
        ─────────
Moy.  +  8° 01' 15''.

b) Le caractère intentionnel de cette disposition s'accentue encore par la mise en évidence dans le secteur ηΠα, propre au sixième jour et à la vie de l'Humanité, des multiples du nombre six et de données angulaires fondamentales de la Pyramide.

Ainsi :

1° Le centre D de la Tête du Dragon, dont le coin supérieur et les côtés γβ, γξ dessinent avec la base αη une face de Pyramide, est à hauteur DM = 30° ≈ 5 × 6° au-dessus de la base αη, et les angles

p. 600

Dηα = Dαη à la base du triangle ηDα reproduisent l'angle de base de la face de la Pyramide.

On trouve pour les hauteurs h des quatre étoiles de la Tête D au-dessus de αη :

                     h
       γ    33° 30' 20''
       β    30° 25' 00''
       ξ    28° 46' 40''
       ν    28° 22' 10''
Moyenne ou hauteur de D = 30° 16' 02'' = 5 × 6° 03' 12''
                                       ( = 5 × 6°) ;
Dαη = Dηα . . . . . . = 58° 47' 30''

et :

Angle à la base de la
face de la Pyramide . . = 58° 17' 52''.

2° Dans le triangle ηLα, les côtés ηL = αL mesurent l'angle d'inclinaison des faces de la Pyramide ; les angles à la base, en α et η, sont égaux à 72° = 6° × 12° ; le périmètre du triangle, qui porte à son sommet et dans l'axe du secteur les six étoiles de la Lyre, est égal à 144° = 12 × 12° ; enfin Wéga ou L est au-dessus de ηα à une hauteur LM = 48° = 6° × 8, ou à 42° = 6° × 7 du Pôle Π de l'arc ηα.

On trouve en effet :

Arc α-Wéga = 51° 34' 59''
Arc η-Wéga = 51° 00' 44''
       --------------------
       Moy.  51° 17' 51'',

[Figure : sur la page en regard (p. 601, non foliotée sur ce cliché), près de la pliure, bord d'une grande planche pliante représentant une carte du ciel ; on y lit le mot « Hydre » (nom de la constellation), écrit en oblique le long d'une ligne courbe tracée qui figure le contour de la constellation ; le reste de la page demeure vierge sur le cliché.]

Fig. 24 bis. Planche hors texte occupant la totalité de la page (aucun texte imprimé, ni pagination visible) — grande carte circulaire du ciel (sphère céleste / planisphère) intitulée « Fig. 24bis » (légende centrée sous le cercle, en petites capitales). Le dessin est un grand cercle traversé d'un faisceau de lignes droites (traits pleins et traits pointillés) issues d'un groupe de points centraux, et parcouru sur toute sa circonférence par les noms, en italique cursif, des constellations traversées.

Points centraux : au centre du cercle se trouvent, resserrés, les points π, B et A — ce dernier annoté « Altaïr (α Aigle) » (l'étoile Altaïr, alpha de l'Aigle). De ce groupe central rayonnent, vers la circonférence, de nombreux segments (certains en traits pleins, la plupart en pointillés) reliant le centre à des étoiles ou points repères disposés tout autour du cercle.

Noms des constellations, disposés dans l'ordre suivant en tournant depuis le haut (sens des aiguilles d'une montre) : Navire (hors du cercle, au-dessus, sur le prolongement vertical du diamètre m' P M' qui marque le sommet du cercle) ; puis, sur la circonférence ou à proximité, en descendant à droite : Éridan, Poisson Austral, Verseau, Baleine, Poissons, Bélier, Pégase, Cassiopée, Persée, Taureau, Gémeaux ; puis, hors du cercle en bas, Cancer (sur le prolongement vertical inférieur du même diamètre, sous les points E et m) ; puis en remontant à gauche : Gr(ande) Ourse, Lion, Bouvier - Arcturus, Hercule, Ophiuchus - Le Serpent, Balance, Scorpion, Sagittaire, Capricorne, Hydre, avant de rejoindre Éridan au sommet. Le nom Cygne est inscrit à l'intérieur du cercle (secteur sud-est, entre le centre et Cassiopée), au droit d'un petit astérisme pointillé. Le nom Vierge, isolé, est inscrit hors du cercle à gauche, sans trait de rattachement visible, sensiblement à la même hauteur que les points N'/AA/n' (comme Navire et Cancer, il marque apparemment une direction prolongée au-delà du bord de la figure).

Points et lettres repérés, du haut vers le bas :
— Au sommet du cercle : m', P, M' (trois points rapprochés, d'où partent les lignes vers « Navire » en haut et vers le centre).
— Secteur Poisson Austral / Verseau / Baleine : point K₁ sur la circonférence (relié par pointillé au centre, dans le secteur « Poisson Austral », avec un point intermédiaire noté λ' sur le même rayon) ; plus loin sur la Baleine, un petit groupe de points η, θ, ζ, ξ reliés par pointillés (astérisme de la Baleine).
— Secteur Poissons / Bélier : sur la circonférence, n (Poissons) puis A et N (Bélier), reliés par un trait plein horizontal presque diamétral jusqu'au centre ; un petit repère γ en pointillé entre Poissons et Bélier.
— Secteur Pégase : petit quadrilatère pointillé formé des points α, β (deux fois, un couple supérieur près du trait horizontal, un couple inférieur), figurant le grand carré de Pégase.
— Secteur Cassiopée / Persée : sur la circonférence, un point α (Persée) ; le nom « Persée » est inscrit juste sous ce point, en dehors du cercle.
— Secteur Taureau / Gémeaux : noms inscrits en bas à droite, hors de la zone détaillée par les pointillés reproduits ici.
— Secteur Cygne : petit astérisme pointillé formé des points β, ε, ζ, γ, à l'intérieur du cercle, avec la mention « Cygne » à côté.
— Secteur Lyre : point L, annoté « Wega (α Lyre) », avec un petit groupe de points non lettrés juste au-dessus.
— Secteur Hercule : petit quadrilatère pointillé de points ζ, η, π (astérisme d'Hercule), au bord du secteur « Bouvier - Arcturus ».
— Point K sur la circonférence (Bouvier/Arcturus), relié par pointillé à un point isolé noté Λ, hors du cercle, en bas à gauche (sans doute une direction prolongée, comme Vierge/Navire/Cancer).
— Secteur Balance / Scorpion / Sagittaire : sur la circonférence, N', AA et n' (trois points alignés à gauche) ; entre eux, un petit losange pointillé de points α, ζ, β (astérisme Balance-Scorpion).
— Sommet du secteur Hydre/Capricorne : point σ' sur la circonférence, relié par pointillé au centre (rayon « Capricorne »), avec le point central π marqué à l'intersection.
— Bas du cercle, autour du Dragon et de la Grande Ourse : sur la circonférence, points η (à gauche, au pied de « Bouvier-Arcturus ») et α (à droite, au pied de « Persée/Gémeaux ») ; entre eux, alignés près du centre du bas, les points D, P', « Ourse » (avec des points non lettrés autour), M, E, m, annotés « α Dragon » (à gauche, près de η) et « x Dragon » (au centre, sous M) — la lettre grecque « x » (khi) désignant vraisemblablement l'étoile khi du Dragon. Un petit point β figure également entre E et M.
— Chaîne de la Grande Ourse : en bas, sous « Gr. Ourse », une suite de points reliés par pointillés — ζ, ε, δ, β, α — dessinant la forme caractéristique de la Grande Ourse (Chariot).

Une ligne pointillée verticale part du point P (sommet) vers le bas à travers tout le cercle, jusqu'au point E/m puis se prolonge hors du cercle vers l'indication « Cancer » — matérialisant, avec la ligne « Navire » en haut, l'axe vertical (méridien) de la figure.

Sous le cercle, centré : « FIG. 24bis ».
p. 601

et :

Inclinaison des faces de la
Pyramide . . . . . . . = 51° 51' 14'':
       Angle Wéga-α-η = 71° 39' 10''
       Angle Wéga-η-α = 73° 17' 18''
            Moy.  72° 28' 14'' = 12 × 6° 02' 21''
                              ( = 12 × 6°) ;
Périmètre du triangle = (Wéga-α) + (Wéga-η) + αη
       = 144° 00' 23'' = 12 × 12° 00' 02'' ( = 12 × 12°) ;
Hauteur de Wéga au-dessus de ηα = LM = 48° 02' 45''
       = 8 × 6° 00' 21'' ( = 8 × 6°),

ou :

LΠ = 41° 57' 15'' = 7 × 5° 59' 36'' ( = 7 × 6°).

3° Enfin, le nombre 6 est encore écrit : au sommet du secteur ηα par Altaïr, centre du groupe des trois étoiles caractéristiques de l'Aigle, car ce secteur intercepte en AB, sur le grand cercle passant par Altaïr et normal à l'axe ΠM, un arc de 6° ; et, à la base du secteur ηα, par la position de κ Dragon, placée à 6° sous l'arc ηα dans l'axe du secteur.

On trouve :

AB = 6° 9' 26''  ( = 6°)

et :

κM = 6° 19' 20''  ( = 6°).

c) Ce qui précède suffit déjà pour établir le

p. 602

caractère tout particulier du secteur ηΠα, en tant que représentatif du sixième jour. Sans vouloir développer ici beaucoup de détails, confirmatifs mais trop étendus, nous mentionnerons seulement encore deux faits remarquables :

1° L'arc ηα est sur le ciel représentatif de l'arc de longitude parcouru par le méridien séculaire de l'Eden à Westminster, point géographique qu'il atteint en 2129,56 (Tabl. XVIII). Les arcs comptés à partir de α sur le grand cercle céleste αη mesurent les longitudes du méridien séculaire sur la Terre.

L'un des traits les plus en évidence du secteur ηΠα est l'opposition des deux Ourses dans les deux moitiés du secteur, et notamment celle des deux carrés δγβα et γηζβ, reliés par κ Dragon, situé sur l'axe ΠM à égale distance des étoiles α et γ. Or, l'ensemble de ces deux carrés est un signe destiné à mettre hors de doute, en nous la montrant écrite dans le ciel lui-même, la connexion entre la révélation prophétique de la Pyramide et celle de l'Ecriture, qui se résume en Jésus-Christ ; car les centres des deux carrés se trouvent précisément placés, dans le secteur, aux longitudes du méridien séculaire lors de la Construction de la Pyramide et à l'ère chrétienne (c'est-à-dire encore qu'un point chronologique représentatif qui se

p. 603

mouvrait sur l'arc ηα avec la vitesse angulaire du méridien séculaire, pour coïncider avec α Petite Ourse en 2129,56, se trouverait à ces deux époques aux méridiens que déterminent le Pôle π et les centres des deux carrés).

Nous avons trouvé plus haut (b), pour les longitudes de ces centres par rapport à M, — 6° 25' 16'' et + 8° 1' 15''. On en déduit :

                    Longitude par rapport a α.
Centre du carré de la Grande Ourse    28° 43' 35''
     »          »      Petite  Ourse  14° 17' 04'';

et on a :

                    Longitude du méridien séculaire.
Construction de la Pyramide, − 2170    28° 52' 51''
Ère chrétienne, 0  . . . . . .         14° 18' 16''.

2° Les deux pointes des deux carrés les plus rapprochées de l'arc ηα, c'est-à-dire les deux étoiles δ Grande Ourse et β Petite Ourse, déterminent de la même manière, en en rappelant la connexion physique, le Déluge et la croix des continents. On a, en effet, tout d'abord :

Longitude du méridien séculaire au Déluge   31° 17' 08''
       »      de l'axe Européen . . . . .    15° 53' 34'';

et :

Longitude de δ Grande Ourse  . . . . .    31° 30' 19''
       »      de β Petite Ourse  . . . .    16° 00' 46''.
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(La Pyramide, de longitude 31° 15' 22'', est sur la bissectrice, 31° 03' 30'', du demi-secteur ηΠM ; et β Petite Ourse sur la bissectrice, 15° 37' 41'', du secteur Pyramide-Πα).

Quant à la distribution quadrangulaire du soulèvement, elle se trouve indiquée de la manière la plus remarquable par l'existence, dans la seconde moitié MΠα du secteur, d'un point fondamental unique, savoir le Pôle P′ de l'Ecliptique. Ce Pôle P′, en effet, définit, par les solstices mm′ et les nœuds nn′ de l'Ecliptique sur le cercle ηα de Pôle Π, un système rectangulaire ; et ce système détermine avec la croix ΠMM′NN″, formée sur l'axe ΠM du secteur ηα, un système de quatre petits secteurs Mm, Nn, M′m′, N′n′, dont les bissectrices ne sont autres que les méridiens de soulèvement Européen-Africain E, Américain A, Polynésien P, Asiatique-Australien AA.

Il suffit évidemment d'établir la coïncidence pour le méridien Européen-Africain ΠE, qui correspond au secteur MΠm. Or, on a :

Longitude am de P′ . . . = 11° 54' 09''
       »      de l'axe M . . = 20° 42' 20''
Moyenne, ou longitude de
l'axe E du secteur . . . . = 16° 18' 14'' ;

et :

Longitude de l'axe de sou-
lèvement  Européen-Africain. = 15° 53' 34'' (Diff. = 0° 24' 40'').
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(Le petit secteur MΠm comprend dans ses limites sur le ciel tout l'ensemble, groupé autour du soulèvement Européen, que nous avons vu sur la Terre, formé par les positions du méridien séculaire et du méridien de l'arc historique à l'ère chrétienne, et par leur méridien de rencontre. On a, en effet :

                    Longitudes.
ΠM  . . . . . . . .       20° 42' 20''
Méridien de l'ère chrétienne   19° 18' 57''
Axe Européen  . . . .    15° 53' 34'' ; ΠE = 16° 18' 14''
Mérid. séculaire de l'ère
   chrétienne  . . . . .  14° 18' 16''
Rencontre des Mérid. (Rome)  12° 35' 51''
Πm  . . . . . . . .       11° 54' 09'').

Le secteur η Πα se trouve en outre encadré, comme le montre la figure, entre les deux constellations d'Hercule et du Cygne, qui s'appuient extérieurement sur ses deux côtés, l'une au-dessous, l'autre au-dessus du parallèle de 45°. On a, en comptant toujours les arcs positivement dans le sens αη :

Distance de π Hercule au côté de gauche du sect' . . . − 0° 46' 6''
   »        de δ Cygne  »         droite  »   . . . . . + 1° 5' 37''.

On a d'ailleurs :

Ππ = 50° 58' 10'', Πδ = 45° 14' 0''.

3° Ce n'est d'ailleurs pas tout. Si le système

p. 606

quadrangulaire des côtés droits m, n, m', n' des petits secteurs est celui même des solstices et des nœuds de l'Ecliptique, la croix MNM'N' des côtés de gauche est nettement repérée par les constellations, et cela de manière à reproduire sur le ciel la distribution systématique du relief de la Terre.

Les deux demi-méridiens ΠN et ΠN', perpendiculaires à l'axe ΠM du secteur, sont en effet désignés par les deux signes opposés du Zodiaque, le Bélier et la Balance, et appuyés aux deux carrés de Pégase et de la Balance.

On a :

MΠ-α Pégase = 90° 19' 01''
MΠ-β Bélier = 89° 09' 41''
MΠ-ι Balance = 91° 07' 49''.

(Comme le montre la figure, le carré de la Balance mesure précisément le petit secteur N'Πn', c'est-à-dire est placé sur la ligne de soulèvement ΠAA, et l'étoile γ Pégase repère la ligne opposée ΠA.

En comptant les longitudes sur le cercle αη à partir de α Polaire, on a :

Longitudes
β Balance   100° 53' 49''
α Balance   107° 22' 59''
ι Balance   111° 50' 09''
γ Pégase    - 72° 49' 01'' ;
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ce qui donne :

γ+β
─── 106° 21′ 59″
 2
Π-ΑΑ    106° 18' 14''
γ      —72° 49' 01''
ΠΑ     —73° 41' 46''.

On a aussi :

α Balance-γ Pégase = 180° 12' 00'').

Cette disposition est remarquable non seulement en ce qu'elle met en évidence, sur le ciel, la loi quadrangulaire du relief de la Terre, mais en ce qu'elle s'accorde pour y reproduire jusqu'aux données caractéristiques de la distribution des continents et des mers.

Comme nous l'avons déjà fait observer (§ 112), cette distribution se définit par le plan de base Asiatique-Américain, à 90° sur le méridien Européen-Africain ; et tout cet ensemble continental a pour opposite la masse océanique du Pacifique. Or, on voit (Fig. 24 bis) qu'il est reproduit sur le ciel par l'ensemble N'ΠN,M, ayant au centre le secteur ηΠα sur l'axe Européen-Africain, et dans lequel les deux carrés de Pégase et de la Balance sont placés en dedans du méridien N'ΠN, de manière à former un tout avec ce secteur ; en outre, l'étendue océanique opposée à NM'N' est indiquée

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par les noms mêmes des constellations qui l'occupent [Poissons, Baleine, Verseau, Poisson austral, Eridan (le Fleuve), Navire, Hydre].

Il est intéressant d'observer la manière dont l'Ecliptique, dont la distance au Pôle π n'est que de 21° (20° 53' 59'') dans l'hémisphère πN′M′N, et qui y traverse les signes Bélier-Capricorne-Balance, se superpose au grand cercle terrestre qui, partant du Détroit de la Sonde, suit la côte du continent Asiatique et redescend par celle de l'Amérique. Dans la partie opposée, l'Ecliptique traverse les signes Bélier-Cancer-Balance en contournant l'Afrique, et sa route y a pour axe l'axe Européen-Africain. Nous aurons plus loin à revenir sur ce sujet, qui appartient à un ensemble encore plus étendu.

On remarquera aussi, en revenant au secteur Européen ηπα, que le Cygne, qui limite, comme on l'a vu, le côté occidental πα de ce secteur, indique par son étoile centrale γ le Méridien britannique limite (voy. §§ 54 et 78, Tabl. XXXIV), et par son extrême ζ le solstice σ de l'arc historique (voy. § 71, III et Fig. 14).

On a, en effet :

                    Longitudes.
γ Cygne  . . . . . . . . .  − 9° 12' 11''  }
Méridien britannique limite  − 10° 33' 27''  }
ζ Cygne  . . . . . . . . .  − 31° 10' 11''  }
Méridien du solstice σ . . . − 29° 06' 26''  }
p. 609

On a d'ailleurs aussi :

                    Latitudes.
ζ Cygne  . . . . . . . .   53° 47' 30''  }
Solstice σ . . . . . . . .  55° 06' 21''. }

Ce même solstice σ est encore indiqué en longitude, sur le cercle ηα même, par la constellation de Cassiopée. On a, en prenant ici pour référence α de Cassiopée :

                    Longitudes.
α Cassiopée  . . . . − 31° 35' 31''
Méridien du solstice σ  − 29° 06' 26''.

Enfin, le cercle historique, dont les nœuds K et K₁, de la Figure 14, sont désignés par les mêmes lettres dans la Figure 24 bis, est lui-même tout entier repéré par les constellations de la Lyre et du Cygne ; il est bissecteur du fuseau ayant pour sommet KK₁, et dont les côtés passent par α Lyre et la centrale γ Cygne. On a, en effet, αK = 60° 53' 34'' étant la longitude du nœud ascendant K par rapport à α :

Angle α Lyre-K-α  . . . . . . . = 60° 22' 20''
   »   γ Cygne-K-α  . . . . . . . = 50° 52' 40''
Inclinaison du cercle bissecteur sur ηα . = 55° 37' 30''

et :

Inclinaison du cercle historique s^r l'Equat^r = 55° 06' 21''.
p. 610

4° Il paraît bien établi par tout cela, que le cercle ηα et ses Pôles figurent sur la sphère céleste l'Equateur et les Pôles de la sphère terrestre, et les constellations, ordonnées par rapport à ces lignes, la distribution géographique du relief et le réseau géodésique.

Avant de poursuivre, il nous faut mentionner encore un trait de détail, particulièrement décisif en ce qu'il mesure sur le ciel, en arc de cercle, les dimensions de la Pyramide, par le moyen des mêmes étoiles dont les passages méridiens avaient servi à déterminer l'époque de ce monument. Ces étoiles sont α Dragon et η Taureau (les Pléiades), distantes entre elles d'un quart de cercle. A l'époque dont il s'agit elles passent simultanément au méridien, l'une α vers le Nord au-dessous, l'autre η vers le Sud au-dessus du Pôle ; et ce fait astronomique est signalé dans la Pyramide par la distribution des Passages descendant et ascendant, inclinés sur l'horizon d'un même angle d'environ 26° (la valeur admise dans la Concordance est 26° 18' 10''), et dont l'un pointe vers le Nord, à 3° 42' du Pôle, α Dragon à son passage inférieur (ou, vers le Sud, l'Antipode de cette étoile à son passage supérieur) ; dont l'autre, dirigé du côté du Sud, indique, par ses

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sept parements, le passage supérieur des Pléïades (1).

Ces passages sont tracés dans la section méridienne de la Pyramide, section qui a pour élément fondamental et caractéristique l'angle d'inclinaison des faces de la Pyramide sur l'horizon, égal à 51° 51' 14''.

Or, toutes ces données sont reproduites sur le ciel par les positions relatives de α Dragon, des Pléïades (η Taureau ou Alcyone) et du Pôle Π.

On constate tout d'abord que α Dragon et Alcyone mesurent sur le cercle ηα un quadrant en longitude :

                    Longitudes.
η Taureau    − 61° 56' 01'' (1)
α Dragon      26° 17' 40'' (2)
(2) − (1) = 90° − 1° 46' 41''.

On trouve ensuite les relations suivantes :

1. Les distances de Π à α Taureau et à l'antipode α′ de α Dragon sont entre elles comme la hauteur de la Pyramide à son demi-côté de base ; c'est-à-dire qu'en construisant un triangle rectiligne rectangle, ayant pour côtés Π-α Taureau et

(1) Comptées au nombre de sept par la tradition des anciens, et dont l'une aurait disparu ; comme l'Église cachée, Smyrne, du groupe des sept Églises dont la chronologie commence à l'origine de ce Passage ascendant.

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Πα′ (Dragon), l'angle entre l'hypothénuse αα′ et le côté Πα′ est égal à l'inclinaison des faces de la Pyramide sur l'horizon.

On a :

       Πη = 90° + 26° 55' 20'' = 420920''
       Πα = 90° +  1° 51' 32'' = 330692''

et :

       420920
       ------ = tg 51° 50' 43''.
       330692

L'angle de pente des faces de la Pyramide est 51° 51' 14''.

2. La différence Πα′ − Πα entre les distances du Pôle Π à α Dragon et à son antipode α′ est égale à l'angle dont le Passage descendant, tube de visée de α Dragon, est incliné sous le Pôle (angle qui détermine la date de construction du monument et celle du Déluge ; voy. plus haut IX, a, b, p. 575).

On a, en effet :

       Πα  = 90° − 1° 51' 32''
       Πα' = 90° + 1° 51' 32''.

D'où :

       Πα' − Πα = 3° 43' 04''
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Or, l'angle dont le Passage descendant est incliné sous le Pôle est égal à 3° 42'.

3. Quant à l'angle d'inclinaison des passages sur l'horizon, il se trouve indiqué :

1° Par la construction du triangle du n° 1 appliquée à α Dragon et à η Taureau ; elle fait connaître le double de cet angle ou l'angle entre les Passages ascendant et descendant, ouvert vers le Sud ;

2° Par l'excès de la distance Π-η Taureau sur le quart de cercle ;

3° Par la distance entre α Dragon et notre Polaire (voy. IX, d, 2°), ou encore par l'angle α Dragon-Π-α Petite Ourse.

On a, en effet :

       Πη = 90° + 26° 55' 20'' = 420920''
       Πα = 90° −  1° 51' 32'' = 317308''

et :

       420920
       ------ = tg 52° 59' 22'' = tg (2 × 26° 29' 41'').
       317308

On a aussi :

       αη − 90° = 26° 55' 20''
       (Arc (α Dragon-α Petite Ourse) = 26° 21' 20''
       Angle (α Dragon-Π-α Petite Ourse) = 26° 17' 40''.

XII. La Voie lactée et les Jours de Création.

Elevons-nous maintenant jusqu'à un fait capi-

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tal qui couronne tout ce qui précède, et dont la portée est décisive. Il résulte déjà de ce que nous venons de découvrir que la distribution géométrique des étoiles sur la sphère, est en rapport avec l'organisme de la Terre propre à la Géodésie historique ; que, dès lors, l'histoire de l'Humanité se présente dans la Création comme un objet de premier ordre, c'est-à-dire, non seulement propre à la Terre, mais en rapport simple et immédiat avec l'Univers tout entier. Si cette idée est fondée, les traits les plus primordiaux de la construction des cieux devront eux-mêmes faire partie du système dont on vient de signaler les rudiments sur la Terre et dans le ciel.

Or, on sait que tout l'ensemble des cieux est ordonné par rapport à un plan, celui de la Voie lactée, et aux Pôles de ce plan, la densité du ciel en étoiles croissant à partir des Pôles, où elle est minimum, pour atteindre un maximum dans la Voie lactée ; que les nébuleuses, au contraire, paraissent distribuées par rapport à cette dernière zône, de manière à présenter des maximums vers ses Pôles. Tels sont les traits les plus généraux révélés par l'observation, quant à la constitution de l'Univers.

Le lien systématique primordial que nous pressentons devra donc se trouver, s'il existe, dans

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une relation simple et directe entre le système de la Voie lactée et de son axe des Pôles, et l'ordre des jours de Création, tel qu'il est écrit sur le ciel par le Pôle astronomique, dans sa révolution autour du Pôle de l'Ecliptique sur son cercle de précession. Or, on arrive effectivement, dans cet ordre d'idées, à la constatation du fait suivant :

Le système des jours de Création est réglé sur les conjonctions et quadratures du Pôle de la Voie lactée et du Pôle astronomique, au cours de la révolution de celui-ci autour du Pôle de l'Ecliptique.

La Voie lactée et ses Pôles, l'Ecliptique et ses Pôles, considérés comme systèmes fixes, déterminent, par le plan de leurs deux axes des Pôles et par le plan normal à celui-là et à l'Ecliptique, un système quadrangulaire de référence. L'axe des Pôles astronomiques tourne avec son Equateur autour de l'axe des Pôles de l'Ecliptique. Il passe donc à intervalles réguliers dans les deux plans rectangulaires du système fixe. Nous disons que ces passages déterminent les jours de Création de la Genèse.

Le mouvement du Pôle astronomique P étant sensiblement uniforme, il suffit, pour se rendre compte de cela, de comparer à la longitude du Pôle A de la Voie lactée, les longitudes de P aux

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dates fondamentales du commencement et de la fin de la série des sept jours.

Le Pôle Λ a pour coordonnées (calculs de Houzeau repris par Schönfeld) :

       { α = 12 h. 40ᵐ,9
       {                      (Equinoxe 1880),
       { δ = 28° 44'

ce qui conduit, pour ses coordonnées écliptiques (Equin. 1850), aux nombres :

       { Long. 90° + 86° 21' 40''
   Λ  {
       { Lat.  30° 11' 50''.

Le tableau suivant met en évidence le système de conjonctions et de quadratures que nous avons annoncé (voy. le Tabl. LXII).

Il est donc indubitable que, dans ce qu'elle a de plus général, la construction des cieux est en rapport intentionnel avec les jours de Création de la Genèse ; la Chronologie de ces jours, en effet, avait été établie d'abord uniquement, et d'une manière indépendante de tout ceci, par la Géodésie historique et la Chronologie de la Bible.

La remarque, faite dans tous les traités d'Astronomie, que le cercle de la Voie lactée passe, à l'époque actuelle, par les solstices, bien loin de mentionner une circonstance fortuite, a donc au contraire la plus haute signification. Ce fait écrit

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TABLEAU LXII.

   Epoques            | Longitude de P.    | Différences de P − Λ      | Configurations
                      | (Equin. 1850) (1). | (Λ = 90° + 86°21'40'').  |
----------------------+--------------------+---------------------------+----------------
Origine des six jours | 180° + 88° 58' 11''| 90° + 2° 36' 31''        | Quadrature
   (−35836)           |                    |                           |
Orig. du prem. jour   |  90° + 85° 01' 23''|  0° − 1° 20' 17''        | Conjonction
   (−4184)            |                    |                           |
η Gr. Ourse. Longit.  | (90° + 84° 49' 03'')|                          |
Fin du sixième jour   |  85° 23' 09''      | −90° − 0° 58' 31''       | Quadrature
   (+2180)            |                    |                           |
Fin du septième jour  | − 2° 26' 24''      | −180° + 1° 11' 56''      | Opposition.
   (+8516)            |                    |                           |

sur le ciel que nous sommes à la fin du sixième jour de Création. Il s'était déjà présenté à la fin des deuxième et quatrième jours, comme aussi au commencement du premier ; au contraire à la fin des premier, troisième, cinquième et septième jours, les Équinoxes se trouvent dans la Voie lactée. La remarquable position actuelle de ce

(1) Les longitudes de cette colonne mettent en évidence un fait important, par leur comparaison avec la position (84° 22' 28'' : voy. Tabl. LVI, p. 543) qu'atteint le grand axe de l'orbite terrestre à la fin de la Grande Période de douze heures. Il consiste en ce qu'alors la ligne des Apsides vient se mettre en quadrature avec le cercle de longitude du Pôle de la Voie lactée, c'est-à-dire coïncider avec la ligne des nœuds de la Voie lactée et de l'Écliptique.

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cercle ne nous révèle donc rien moins que l'existence d'une période d'ordre primordial qui a présidé à la formation des cieux et de la Terre, à la création de l'homme et au développement de l'Humanité.

Il est dans l'ordre du sujet de remarquer que tout cet ensemble géométrique de la Création met en évidence le nombre 3, caractéristique de la Puissance créatrice. La latitude du Pôle de la Voie lactée est de 30° (nombre calculé plus haut = 30° 11' 50''), ou le 1/3 du quadrant ; la distance des Pôles de la Voie lactée et de l'Ecliptique, de 60°, ou 1/3 de la demi-circonférence ; l'angle ouvert entre l'Ecliptique et la Voie lactée, de 120°, ou de 1/3 de la circonférence entière. L'ensemble dont il s'agit jauge donc par le nombre trois l'Espace, signe lui-même et symbole de la Divinité dans l'Ecriture du monde extérieur (1).

XIII. Relation entre la Voie lactée et le cercle ηα (XI).

L'objet le plus capital de l'art. XI a consisté dans la reproduction du système quadrangulaire

(1) Voyez Concordance, § 116, (Note). Comme le pensaient les Pythagoriciens, témoins d'une science antérieure et supérieure, les nombres entiers simples servent de facteurs de construction dans l'organisation du monde.

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de la croix des continents par celui des nœuds et des solstices de l'Ecliptique sur le cercle ηα. On vient d'établir d'autre part (XII) un lien systématique entre la Voie lactée et l'Ecliptique. Il est donc naturel de se demander, en considérant l'ensemble des trois cercles — Ecliptique, Cercle ηα, Voie lactée — s'il n'existe pas également une relation caractéristique entre ces deux derniers. Or, cette relation existe, simple, immédiate, et d'autant plus démonstrative qu'elle forme elle-même système avec celle que supportent entre eux le cercle ηα et l'Ecliptique. Elle consiste en ce que :

Le système quadrangulaire des solstices et des nœuds de la Voie lactée sur le cercle ηα n'est autre que celui des nœuds et des solstices de l'arc historique.

Il suffit évidemment de démontrer que le Pôle Λ de la Voie lactée (voy. Fig. 24bis) a pour longitude αΚ sur le cercle ηα, celle du nœud K de l'arc historique. Les coordonnées de Λ ont été données plus haut (XII). On trouve :

       αΚ = 61° 44' 59''.

Or, on a :

Long. du nœud K de l'arc historique = 60° 53' 34''
       (Diff. = 0° 51' 25'').
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Ainsi, tandis que l'Ecliptique repère par son système quadrangulaire de nœuds et solstices sur le cercle ηα, la croix des continents E, A, P, AA, la Voie lactée repère semblablement le système quadrangulaire KᵒK₁σ' des nœuds et solstices du cercle historique (ou du second système chronologique de la Géodésie), système qui, on le sait, est à 45° sur cette croix de soulèvement. D'ailleurs, les quatre petits secteurs à angles droits (Mm, Nn, M'm', N'n') dont cette croix forme les axes, caractérisent d'une manière spéciale, et différencient du système de l'arc historique, le système physique du relief E, A, P, AA.

Le double concours de la Voie lactée et de l'Ecliptique, pour repérer sur le cercle ηα le système complet de méridiens à 45°, formé sur la Terre par les deux systèmes fondamentaux de la Géodésie chronologique, ne peut laisser subsister aucun doute sur ce que ce cercle ηα et son Pôle Π sont sur le ciel une représentation de l'Equateur terrestre et du Pôle géographique.

Remarque. — On a déjà vu (XI) comment le cercle historique, si remarquablement repéré ici par la Voie lactée, a son inclinaison sur l'Equateur mesurée dans le ciel. D'autres grands traits doivent être signalés :

La Grande Période de douze heures (§ 105 et suiv.) qui, commençant avec les jours de Créa-

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tion, se termine 100000 ans après l'ère chrétienne, comprend sur la Terre cinq demi-circonférences du parcours du méridien séculaire, du nœud K₁ à son antipode K. On voit d'après cela que, sur le ciel, les limites de cette Grande Période sont signalées par les deux Pôles ΛΛ′ de la Voie lactée.

La semaine de Création, semaine dont la représentation géométrique (voy. Fig. 22) a pour élément caractéristique et déterminant de sa symétrie par rapport à la croix des continents, le secteur de discontinuité BCD, est également représentée dans l'ensemble céleste que nous étudions. Ce secteur de discontinuité dont l'axe (soulèvement Américain) s'appuie, comme on l'a vu (XI), au carré de Pégase (voy. Fig. 24 bis), a ses côtés désignés sur le ciel : d'une part, par la constellation de Persée ou par l'extrémité de la queue de l'« Ourse » de Pégase ; de l'autre, par la Baleine. On a, en prenant pour référence, ce qui est ici suffisant, les étoiles α, β Persée, extrémités de la queue de l'« Ourse », et τ Baleine, extrême du carré de la Baleine (voy. la figure), les longitudes comparées suivantes de ces étoiles et des côtés du secteur (voy. § 132), comptées sur le cercle ηα à partir de α Petite Ourse :

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   { α Persée    − 36° 51′ 31″ }
   { β Persée    − 46° 31′ 31″ } Moy. − 41° 41′ 31″
   { Côté oriental du secteur  . . − 42° 53′ 47″
   { τ Baleine . . . . . . . − 105° 14′ 31″ }
   { Côté occidental du secteur . . − 104° 58′ 40″.

Les circonstances géographiques (voy. § 122) qui caractérisent la route du méridien séculaire au cours du cycle de la semaine, ont leurs analogues sur le ciel. Le méridien séculaire de Pôle Π, sur la Baleine à l'origine des jours, traverse l'ensemble des constellations aquatiques pendant que, sur la Terre, le méridien séculaire parcourt l'étendue océanique du Pacifique. Au centre du groupe des deux premiers jours, il se trouve à l'opposite de α Dragon, l'étoile de la Pyramide, comme alors aussi le méridien séculaire terrestre à l'opposite de la Pyramide.

Au centre du quatrième jour, il passe sur la Balance, signe qui correspond au soulèvement Asiatique ; pendant le sixième jour, sur le secteur ηΠα, qui symbolise le foyer de l'Histoire, ayant pour axe le soulèvement Européen. Enfin, il rencontre au terme de sa course, au côté oriental du secteur de discontinuité, l'extrémité du grand astérisme des sept étoiles de l'« Ourse » de Pégase, tournée vers lui dans la moitié orientale de ce secteur et, par ce symbole, caractéristique du cycle accompli des sept jours.

p. 623

Les deux signes du Bélier et de la Balance qui déterminent l'axe du secteur de discontinuité et de tout le cycle de la semaine, sur le Méridien Asiatique-Américain, sont ceux des Equinoxes de printemps et d'automne à l'époque fondamentale de la Première Venue du Christ, lui-même centre de l'Histoire et du monde.

XIV. Principe du Plan géométrique de l'Univers Le Triangle cosmique.

a). Les grands traits que l'on vient de découvrir (XI-XIII) synthétisent d'eux-mêmes une conception théorique du plan de l'Univers, considéré comme ayant pour centre la vie de l'Humanité ; et ils démontrent en même temps, par leur généralité, la validité de cette dernière attribution.

Ce plan de construction se résume dans le système de trois grands cercles, dont les deux premiers, Voie lactée Λ et Ecliptique P′, font entre eux un angle égal à π/3 ou 60° ; dont le troisième, passant par notre Polaire (« Petite Ourse »), et que nous appellerons Equateur cosmique Π₁, est coupé par les deux premiers en segments égaux à π/4 ou 45°, les longitudes des huit rayons ainsi déterminés dans le plan de Π₁, comptées à partir

p. 624

de la Polaire, étant égales à celles de la croix des continents et des nœuds et solstices de l'arc historique, comptées sur la Terre à partir du côté occidental du secteur historique (Méridien de Westminster).

La condition de l'égalité des segments à 45° est toujours possible à remplir; celle de l'égalité des longitudes de leurs points de division sur la Terre et dans le ciel est, au contraire, infiniment peu probable. L'existence effective de Π₁ constituera donc la preuve d'un plan défini intentionnel; et la certitude s'accroîtra encore par la constatation d'une nouvelle condition systématique, indépendante de la précédente et, par conséquent, en général simultanément irréalisable. Elle consiste en ce que le Pôle de l'Equateur cosmique Π₁ est équidistant des Pôles de l'Ecliptique et de la Voie lactée, la commune distance étant en outre égale à 7 × 10°, et les Pôles Ecliptique et Voie lactée mesurant entre eux un angle de 6 × 10° (ce qui met en évidence les nombres symboliques fondamentaux 6 et 7).

Voici, sous une forme précise, l'ordre de cette distribution ou du triangle-type formé par les trois Pôles. Le triangle des Pôles (1) Π₁P' et Λ'

(1) Pour abréger, mais sans ambiguïté possible, nous ferons usage des mêmes lettres pour désigner soit les cercles, soit leurs Pôles.

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(Pôle antipode de Λ) est isocèle, la base Λ'P' étant égale à 120° = 2 × 60°, et le sommet Π₁ à distances de Λ' et P' égales à 70°. (On a donc Π₁Λ = 180° − 70° ; Π₁P' = 70°).

Quant aux angles : l'angle au sommet Π₁ est égal à 3 × 45°, et les angles égaux à la base, Λ' et P', à l'angle caractéristique de l'inclinaison des faces de la Pyramide. (Cela même justifie l'existence de la Pyramide sur la Terre comme élément type fondamental de toute l'ordonnance de la Terre et du Ciel (1).

b) Pour démontrer la réalité de ces grands objets, reportons-nous aux données géométriques de la Figure 24 bis. Considérons-y un cercle Π₁ passant par α Petite Ourse, cercle dont nous ferons varier l'orientation et dont nous mesurons la segmentation par les cercles P' et Λ, ainsi que les distances de son Pôle Π₁ aux Pôles P' et Λ. Nous définirons la position de Π₁ par l'angle de position Θ que fait ce cercle au point α Petite Ourse avec l'arc α Petite Ourse-Λ ; par les mêmes lettres K et m que dans la Figure 24 bis pour le cercle Π, les pieds des arcs normaux abaissés de Λ et P' sur ce cercle Π₁, αK et αm étant dès lors les longitudes des Pôles Λ et P' comptées sur Π₁ à

(1) C'est le « Cristal terrible » au-dessus de l'étendue, d'Ézéchiel I, 22..

p. 626

partir de α ; KΛ, mP′ leurs latitudes. On a sur la Figure 24 bis :

P′αΛ = 76° 49′ 40″ = 5 × 15° 21′ 56″
η (Gr. Ourse)   αΛ = 15° 12′ 10″
β (Pet. Ourse)  αΛ = 30° 37′ 40″ = 2 × 15° 18′ 50″
βαP′ = 3 × 15° 24′ 00″ ;

par où l'on voit que le fuseau ηαβ, ayant pour sommet α la Polaire, compris entre les deux Ourses et appuyé sur elles, forme système avec les cercles αΛ, αP′, le cercle αη étant bissecteur de Λαβ et les angles étant sous-multiples sexagésimaux de la circonférence. Ceci observé, le Tableau

TABLEAU LXIII.

                  |          |          | Différences | Moyennes (2)+(3) |
Angle de          |          |          |             |        2         |
position Θ.       |  Π₁Λ′.   |  Π₁P′.   |  (2) − (3). |                  |   αK.
------------------+----------+----------+-------------+------------------+----------
   (1)            |   (2)    |   (3)    |    (4)      |       (5)        |   (6)
 15° 0′           | 76° 43′ 00″ | 69° 03′ 30″ | + 7° 39′30″ | 72° 53′ 15″ | 61° 46′ 20″
 17° 30′          | 74° 31′ 00″ | 69° 35′ 30″ | + 4° 55′30″ | 72° 03′ 15″ | 61° 28′ 00″
 20° 0′           | 72° 19′ 30″ | 70° 09′ 40″ | + 2° 09′50″ | 71° 14′ 35″ | 61° 06′ 30″
 22° 30′          | 70° 08′ 20″ | 70° 46′ 10″ | − 0° 37′50″ | 70° 27′ 15″ | 60° 41′ 50″
 25° 0′           | 67° 57′ 50″ | 71° 24′ 50″ | − 3° 27′00″ | 69° 41′ 20″ | 60° 13′ 30″
 27° 30′          | 65° 48′ 00″ | 72° 05′ 30″ | − 6° 17′30″ | 68° 56′ 45″ | 59° 41′ 20″
 30° 0′           | 63° 39′ 00″ | 72° 48′ 00″ | − 9° 09′00″ | 68° 13′ 30″ | 59° 05′ 20″

(Note de transcription : la colonne (2)-(3) du Tableau imprime les minutes et les secondes accolées sans espace (ex. « 39′30″ »), contrairement aux autres colonnes où un espace sépare chaque unité — reproduit tel quel, verbatim. La ligne « 22° 30′ » (probable coquille « 22′ 30′ » dans l'original, corrigée ici selon la progression régulière de la colonne, incréments de 2° 30′) ; les en-têtes de colonnes (2) et (3) portent « Π₁ » dans le texte, transcrit ci-dessus tel qu'imprimé.)

p. 627

suivant LXIII fait connaître les éléments géométriques qui concernent le cercle Π₁, pour un angle de position Θ variant dans les limites du fuseau ηαβ (angles calculés à moins de 10″).

c) Ce Tableau LXIII établit de lui-même le bien fondé de toutes les parties de notre Proposition (a), et d'ailleurs sous la forme la plus convenable à la nature de son objet, fait primordial qui doit subsister indépendamment des termes d'ordre inférieur, soit encore ici des coordonnées précises attribuées au Pôle de la Voie lactée regardé comme un point géométrique, ou de la position particulière du Pôle Ecliptique pour 1850 ; car la démonstration résulte simplement,

                  |  mK = 180  |        |        | Différences | Moyennes (9)+(10) |
LXIII.            |  − Λ′Π₁P′. | Angle  | Angle  | (9)−(10).   |        2          |
   αm.            |            | Π₁Λ′P′.| Π₁P′Λ′.|             |                   |
------------------+------------+--------+--------+-------------+-------------------+
   (7)            |    (8)     |  (9)   |  (10)  |    (11)     |       (12)        |
 11° 49′ 40″      | 49° 56′ 40″ | 55° 47′ 30″ | 59° 31′ 30″ | − 3° 44′00″ | 57° 39′ 30″
 12° 45′ 00″      | 48° 43′ 00″ | 54° 33′ 50″ | 56° 54′ 50″ | − 2° 21′00″ | 55° 44′ 20″
 13° 28′ 30″      | 47° 38′ 00″ | 53° 18′ 40″ | 54° 19′ 20″ | − 1° 00′40″ | 53° 49′ 00″
 14° 30′ 10″      | 46° 11′ 40″ | 52° 01′ 40″ | 51° 45′ 00″ | + 0° 16′40″ | 51° 53′ 20″
 15° 19′ 50″      | 44° 53′ 40″ | 50° 42′ 30″ | 49° 11′ 50″ | + 1° 30′40″ | 49° 57′ 10″
 16° 07′ 20″      | 43° 34′ 00″ | 49° 20′ 50″ | 46° 39′ 40″ | + 2° 41′10″ | 48° 00′ 15″
 16° 52′ 50″      | 42° 12′ 30″ | 47° 56′ 20″ | 44° 08′ 50″ | + 3° 47′30″ | 46° 02′ 35″
p. 628

et au premier coup d'œil, de la marche comparée des divers éléments géométriques du tableau. Les colonnes (2) (3) et (4) (5) montrent les deux distances Π₁Λ′ et Π₁P′ croissant en sens inverses et passant par l'égalité, vers le centre du tableau, pour la valeur 7 × 10°, celle par laquelle passe alors aussi nécessairement leur moyenne dont la marche est régulièrement décroissante. D'après les colonnes (6) (7) (8), les arcs αK, αm s'écartent peu des longitudes 60° 53′ 34″ et 15° 53′ 34″ du nœud de l'arc historique et du Méridien Européen, surtout vers le centre du tableau, et là aussi leur différence, régulièrement décroissante, passe par 45°. L'angle en Π₁ du triangle Λ′Π₁P′ est donc alors égal à 3 × 45°.

On voit enfin, par les colonnes (9) (10) (11) (12), que les angles en Λ′ et P′ passent aussi par l'égalité au centre du tableau, leur valeur commune, comme l'indique leur moyenne 51° 53′ 20″, étant alors l'inclinaison (51° 51′ 14″) des faces de la Pyramide.

Un calcul précis fait d'ailleurs connaître ensuite les résultats suivants :

Angle Θ (pour la condition Π₁Λ′ = Π₁P′) = 21° 56′ 50″
Valeur correspondante  Π₁Λ′ = Π₁P′ = 70° + 0° 37′ 50″
αK = 60° 53′ 34″ − 0° 06′ 44″
αm = 15° 53′ 34″ − 1° 34′ 44″
αK − αm  = 45° + 1° 28′ 0″
p. 629
{ Angle Θ (pour la condition αK − αm = 45°) = 24° 48′ 0″
{ αK = 60° 53′ 34″ − 0° 37′ 50″
{ αm = 15° 53′ 34″ − 0° 37′ 50″
{ Π₁Λ′. . = 70° − 1° 51′ 40″   }
{ Π₁P′. . = 70° + 1° 21′ 40″   } Moy. 70° − 0° 15′ 0″
{ Angle Θ (pour Π₁Λ′P′ = 51° 51′ 14″) . = 22° 50′ 0″
{ Π₁P′Λ′ = 51° 24′ 30″
{ Angle Θ (pour Π₁P′Λ′ = 51° 51′ 14″) . = 22° 23′ 50″
{ Π₁Λ′P′ = 52° 04′ 50″.

On voit par ces nombres que les cercles théoriques qui satisfont aux conditions de l'énoncé (a), sont tous compris dans un petit fuseau d'ouverture 24° 48′ 00″ — 21° 56′ 50″ = 2° 51′ 10″, ayant pour sommet la Polaire et dont l'axe a pour angle de position Θ :

Θ = 23° 22′ 25″,

soit la lecture centrale Θ du Tableau LXIII ; c'est-à-dire que cet axe n'est autre que celui du fuseau βαη entre les deux Ourses, remarqué plus haut et que nous avions montré systématiquement lié de position aux cercles fondamentaux αΛ et αP′. On a :

Θ de l'axe du fuseau βαη = 22° 54′ 55″.

La position du cercle Π₁, repérée par cette ligne géométrique, l'est du reste aussi directement par des étoiles, savoir : dans le sens normal par la

p. 630

centrale γ du Cygne, constellation que l'on a vue (Fig. 24 bis) s'appuyer au côté occidental αΠ du secteur αη ; et sur le cercle Π₁ lui-même par α Bouvier (Arcturus), sur le prolongement courbe de la queue de la Grande Ourse. On a, en effet :

Θ de γ Cygne   = 90° + 23° 02′ 20″
Θ de Arcturus  =        22° 07′ 20″
Angle (γ-α-axe fuseau βαη) =   90°  7′ 25″
Angle (γ-α-Arcturus) =         90° 55′ 00″.

La détermination de Π₁ par γ du Cygne est d'autant plus remarquable que le fuseau tout entier ηαβ dont Π₁ est l'axe, a pour correspondant orthogonal, au même sommet α, le fuseau α-δγε qui comprend la diagonale δγε de la croix du Cygne. Les deux fuseaux ont même ouverture ; on a :

Angle ηαβ = 15° 25′ 30″
Angle δαε = 15° 32′ 29″ ;

et quant à la perpendicularité des côtés :

Angle ηαδ = 90° − 1° 33′ 09″
Angle (Axe ηαβ-α-γ) = 90° + 0° 07′ 25″
Angle βαε = 90° − 1° 26′ 10″.

On peut conclure de l'ensemble des valeurs précédentes que l'Equateur cosmique Π₁ fait avec le cercle αΛ un angle théorique π/8 (22°,5).

p. 631

Les coordonnées de son Pôle Π₁ doivent être ici déterminées, pour fixer les idées par un fait d'observation, par l'axe du fuseau ηαβ (c'est-à-dire par Θ = 22° 54′ 55″). A raison de l'ensemble systématique qu'il forme avec les deux côtés αη, αβ de ce fuseau, il convient d'indiquer en même temps les coordonnées des Pôles Π et Π′ de ces deux autres cercles.

On a (Eclipt. et Equin. 1850) :

       |   ASCENSION DROITE.            |   DÉCLINAISON
-------+--------------------------------+----------------
 Π     | 295° 08′ 20″ = 19 h. 40ᵐ 33ˢ   | − 0° 13′ 54″
 Π₁    | 302° 54′ 43″ = 20 h. 11ᵐ 39ˢ   | − 0° 25′ 38″
 Π′    | 310° 36′ 43″ = 20 h. 42ᵐ 27ˢ   | − 0° 36′ 53″.

On peut observer, comme trait particulier de vérification du caractère intentionnel de cette distribution, que le côté αβ du fuseau ηαβ va passer exactement par l'étoile α Balance (voy. la Figure 24 bis), qui désigne en longitude (à partir de la Polaire α) sur Π l'axe Asiatique, comme β Petite Ourse y désigne l'axe Européen, et que ces deux étoiles satisfont encore à la même condition pour les deux autres cercles Π₁ et Π′. On a, en effet :

p. 632
              |    Π        |    Π₁       |    Π′       |
--------------+-------------+-------------+-------------+
Latitude de   |             |             |             |
α Balance .   | 15° 02′ 10″ | 7° 34′ 10″  | 0° 0′ 0″    |
Latitude de   |             |             |             |  } Long. axe Asiat. = 105° 53′ 34″
β Pet. Ourse  | 4° 30′ 07″  | 2° 31′ 48″  | 0° 0′ 0″    |  }
Longit. de    |             |             |             |
α Balance .   | 107° 22′ 59″| 106° 55′ 30″| 106° 46′ 27″| Long. axe Europ. = 15° 53′ 34″
Longit. de    |             |             |             |
β Pet. Ourse  | 16° 00′ 46″ | 16° 26′ 30″ | 16° 34′ 50″ |
--------------+-------------+-------------+-------------+
       Diff.  | 91° 22′ 13″ | 90° 29′ 00″ | 90° 11′ 37″ | .  90° 0′ 0″.

Il convient de joindre à ces données, à titre de comparaison des trois cercles, les longitudes et les distances polaires correspondantes des Pôles de l'Ecliptique et de la Voie lactée. On a :

              |    Π        |    Π₁       |    Π′       |
--------------+-------------+-------------+-------------+
Long. de Λ .  | 61° 44′ 59″ | 60° 36′ 30″ | 58° 29′ 27″ | Long. du nœud de l'arc historique 60° 53′ 34″
Long. de P′.  | 11° 54′ 09″ | 14° 39′ 40″ | 17° 04′ 37″ | Long. de l'axe Européen . 15° 53′ 34″
       Diff.  | 49° 50′ 50″ | 45° 56′ 50″ | 41° 24′ 50″ |        45° 00′ 00″
Dist. pol. de Λ′ | 76° 32′ 20″ | 69° 44′ 00″ | 63° 36′ 40″ | Dist. théorique. 70° 0′ 0″
Dist. pol. de P′ | 69° 06′ 01″ | 70° 53′ 00″ | 73° 01′ 20″ | Dist. théorique. 70° 0′ 0″
        Moy.  | 72° 49′ 10″ | 70° 18′ 30″ | 68° 19′ 00″ |
p. 633

Tout ceci, joint aux remarques antérieures (XI, XIII), ne laisse pas subsister de doute sur ce que le système des cercles (Π) ayant l'Equateur cosmique Π₁ pour cercle moyen, est corrélatif et représentatif sur le ciel du système équatorial et méridien du relief terrestre, élément fondamental de la Géodésie chronologique.

d) Ce qui précède établit d'une manière analytique l'existence du cercle Π₁, tel qu'il a été défini (a) ; et par suite celle du triangle cosmique Λ′P′Π₁ — formé par les Pôles de la Voie lactée, de l'Ecliptique et de ce cercle Π₁ — comme élément primordial de la construction de l'Univers. L'existence de ce triangle se prouve d'ailleurs aussi d'une manière synthétique par la construction immédiate d'un triangle sphérique qui, au moyen d'une unité de mesure théorique, convenable à la nature du sujet et qui sera ici la 360° partie du cercle, ou le degré, satisfait simultanément à toutes les conditions des définitions (a). En cherchant, en effet, (par les moindres carrés) le triangle sphérique Λ′P′Π₁ qui satisfait le mieux possible aux conditions simultanées :

{ Λ′P′ = 2 × 60°
{ Π₁Λ′ = Π₁P′ = 70°
{ Angle Π₁ = 3 × 45°
{ Angles Λ′ = P′ = 51° 51′ 14″,
p. 634

on trouve les résultats suivants :

{ Λ′P′    = 2 × 60° 6′ 9″   ( = 2 × 60°)
{ Π₁Λ′ = Π₁P′ = 70° 19′ 53″  ( = 70°)
{ Π₁      = 3 × 44° 40′ 29″  ( = 3 × 45°)
{ Λ′ = P′ = 51° 32′ 34″.

Ce triangle est remarquable en outre en ce que les nombres 6 et 7, qui caractérisent les longueurs de ses côtés, se retrouvent signalés dans la distance du sommet Π₁ au Pôle de la base Λ′P′. On trouve, en effet, cette distance égale à 6 × 7° 04′ 54″ ( = 6 × 7°).

e) Parmi les éléments du triangle cosmique dont nous venons d'établir l'existence, l'un des plus remarquables est l'inclinaison des faces de la Pyramide; comme plus haut déjà nous le faisions observer, il donne, en effet, sa raison d'être au rôle fondamental que joue la Pyramide dans tout l'ordre d'idées de la Géodésie historique, en découvrant que, par sa donnée la plus caractéristique, cet objet particulier n'est rien moins que le signe ou l'écriture d'un principe constitutif de l'Univers entier. Cette preuve d'ordre si général met en quelque sorte le sceau sur toutes celles, d'ordre essentiel aussi, par lesquelles se prouvait déjà le caractère révélé de la Pyramide : telles — sans parler de ses mesures relatives au système

p. 635

du monde, de sa forme quadrangulaire représentative de la constitution quadrangulaire — son diagramme chronologique, sa position au centre du secteur historique, etc.

D'ailleurs, la considération du triangle cosmique réserve une dernière vérification propre au globe de la Terre et la preuve d'un nouveau lien général, bien faites pour accomplir la certitude.

On a été amené, plus haut, à concevoir que le fuseau des cercles (Π) est représentatif sur le ciel du système équatorial terrestre, et que les constellations, ordonnées par rapport à ces cercles et à leurs Pôles, forment un réseau systématiquement superposé à cette projection céleste du diagramme géographique.

Sous une forme équivalente, mais plus concrète et impressive, on obtient cette superposition en dessinant la sphère céleste sur la Terre. L'Equateur terrestre coïncide avec alors un cercle (Π) ; les Pôles Λ′, P′ de la Voie lactée et de l'Ecliptique ont pour coordonnées géographiques les longitudes (comptées positivement vers l'Est à partir du côté occidental du secteur historique, ou du Méridien de Westminster) et les distances polaires (ou latitudes) indiquées ci-dessus (c). Chacun des trois cercles du fuseau (Π) pouvant être pris pour Equateur, il y a d'ailleurs lieu de

p. 636

considérer, pour chacun des deux Pôles Λ, P′, trois positions Λ Λ₁ Λ₂, P′ P′₁ P′₂, respectivement correspondantes aux Equateurs Π Π₁ Π′. Les coordonnées de ces différents points étant définies par les nombres (c) auxquels nous venons de renvoyer, il est donc aisé de marquer sur un globe terrestre les Pôles, et d'y suivre la trace des deux fuseaux ΛΛ₁Λ₂, P′P′₁P′₂ ; et si le ciel est vraiment une représentation de la surface physique de la Terre, il faudra que les cercles du triangle cosmique trouvent sur la Terre leurs correspondants physiques, du même ordre de généralité. Or, cela existe effectivement :

L'Ecliptique est le grand cercle, bien connu en Géographie physique et en Géologie (1), qui, passant par les centres des S Asiatique et Américain (Détroit de la Sonde, Isthme de Panama), suivant la côte d'Asie, franchissant le Détroit de Behring et redescendant les Amériques en s'appuyant sur la Cordillère, divise le globe en deux hémisphères, l'un terrestre l'autre aqueux (Pacifique).

La Voie lactée est le grand cercle océanique qui,

(1) La situation remarquable de ce cercle est aussi signalée en cartographie par la projection du Col. James qui embrasse, dans une calotte de même Pôle (latitude 23°, 5 ; longitude 1 h. de Greenwitch), toutes les étendues continentales. Le centre de la carte de James est très sensiblement le Pôle de notre Ecliptique.

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suivant dans l'Atlantique la tangente aux côtes de l'Amérique du Sud et de l'Afrique-Europe, redescendant en latitude après avoir contourné le Pôle au nord de l'Asie, englobant avec le Pacifique le continent Américain, sépare la Terre en deux hémisphères : celui de l'Ancien et celui du Nouveau Monde.

Le lecteur, en traçant sur une sphère les deux fuseaux de l'Ecliptique et de la Voie lactée au moyen des nombres indiqués, reconnaîtra aisément ces grands objets. Il lui sera facile également de noter beaucoup de faits plus particuliers, présentant aussi un caractère systématique, notamment la manière dont, dans chaque fuseau, les trois cercles déterminent, par leurs nœuds et leurs solstices relatifs, un système quadrangulaire. Il remarquera, par exemple, que le système de ce genre, propre à la Voie lactée, encadre l'ensemble des deux Amériques exactement dans un quart de sphère, c'est-à-dire dans un fuseau de 90° d'ouverture.

Il nous suffit, à la fin de notre longue étude, d'avoir signalé ces grands traits, si parlants, d'un nouvel ordre de concordance entre la Terre et le Ciel. Leur analyse plus détaillée, l'étude de leurs termes de second ordre et de leurs conséquences multiples appartiennent à un autre ouvrage.

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f) Le grand sujet ébauché dans ce § 140 a une portée capitale sur laquelle il est superflu d'insister. C'était déjà assez pour prouver l'importance de l'histoire de l'homme que d'en montrer les lois prédéterminées, préparées dans la construction du globe. Mais le fait que l'Univers lui-même — les constellations, la Voie lactée — est préordonné de manière à satisfaire, dans ses traits les plus essentiels, à des conditions imposées par cette construction et liées à cette histoire, oblige à conclure que la place de l'homme dans l'Univers tout entier est primordiale, et justifie les déclarations de l'Ecriture relatives à cet objet.

La découverte de cette unité de plan conduit à une réflexion que, sans nul doute, le lecteur aura déjà faite de lui-même. Les faits mathématiques qu'on vient d'exposer prouvent que, sous une forme déviée et déformée sans doute, l'« Astrologie » répond cependant à une idée juste ; au fond, cette idée n'est nullement incompatible avec la logique des tendances de la science actuelle ; avec sa notion fondamentale que rien n'est livré au hasard, qu'un lien intime existe entre toutes les parties de l'ensemble organique qui constitue le Cosmos. En tout cas, c'est-à-dire quoi que l'on veuille, ce qui précède établit positivement que les grands faits relatifs à l'histoire de

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l'Humanité sont écrits dans le ciel par la distribution des astres ; qu'en fait, des peuples, des hommes conducteurs de l'Humanité ont « leur étoile » ; que ce n'est nullement par hasard que les astérismes réguliers, si connus de tous les contemplateurs du ciel, présentent de si remarquables formes géométriques. Or, il suffit de prolonger les premiers résultats que nous venons de présenter, d'en établir le rapprochement avec l'ordre de la Géodésie chronologique, où les lieux d'action, où la naissance d'hommes célèbres se trouvent mathématiquement déterminés par des intersections de lignes propres au sphéroïde terrestre et aux périodes dépendantes de sa constitution, pour penser que si une partie de l'histoire de l'Humanité est ainsi écrite dans le livre du ciel, tout doit, en réalité, s'y trouver contenu, et jusqu'aux données particulières de la vie du plus humble des hommes (1).

Tout au moins pouvons-nous dire, en marchant du général au particulier et du simple au composé, que s'il faut faire intervenir dans cette histoire de la Terre et de l'homme les grandes périodes du Pôle de l'Ecliptique autour de sa

(1) Le nombre limité des individus dont se compose l'Humanité s'accorde avec cette supposition. Voyez à cet égard les calculs de l'Appendice III.

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position moyenne, du Pôle de la Terre autour du Pôle de l'Ecliptique, les passages de ce Pôle sur les constellations géométriques de la voûte céleste, sur les cercles fondamentaux qui ordonnent la distribution des étoiles et des nébuleuses, ces périodes et ces passages étant comptés, comme l'histoire de l'homme, en révolutions du Soleil autour de la Terre, il y aura lieu aussi d'y faire intervenir ultérieurement les configurations des planètes, dont le cortège occupe la zône de l'Ecliptique, les positions de ces astres errants par rapport au Soleil, à la Lune et aux étoiles, et, en général, tous les mouvements célestes ; — sujet immense au seuil duquel nous nous arrêtons, mais après en avoir établi la réalité et la portée, l'avenir nous réservant, à nous, ou à d'autres qui seront nous encore, de pénétrer plus avant (1).

(1) Note sur l'Astrologie. — L'Astrologie aura pour base le triangle cosmique Λ′Π₁P′ dont on a établi plus haut l'existence comme élément fondamental de l'Univers, et dont on a ensuite indiqué le tracé sur la Terre. Autour du Pôle Π₁ (Pôle géographique) tournent les méridiens séculaire, de l'arc historique, magnétique, quinquaséculaire de Brück ; autour de P′, Pôle de l'Ecliptique, situé à peu près sur le tropique du Cancer à la longitude du lac Tchad, tournent : le Pôle astronomique P sur un cercle de précession qui embrasse le bassin de la Méditerranée, et, dans la zône écliptique, le cortège du Soleil, de la Lune et des planètes. Ces astres traversent la Chine, le Japon, le Détroit de Behring, les deux Amériques,

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h). Coup d'œil d'ensemble.

141. Jetons un coup d'œil sur l'ensemble du monde, défini par l'enchaînement des faits précédents et en tant qu'il concerne, dans le cours infini du temps, l'origine, le développement et la destinée de l'Humanité.

1. Le premier verset de la Genèse : « Au commencement, Dieu créa les Cieux et la Terre » ren-

(suite d'une note commencée à la page précédente) et contournent l'Afrique australe pour remonter vers le Détroit de la Sonde ; l'Equinoxe parcourt en rétrogradant le même tracé géographique, dans la période de précession.
Par rapport à la Voie lactée, enfin, dont le Pôle Λ′ est situé près du tropique du Cancer, à la longitude de San-Francisco, sont distribuées les étoiles et les nébuleuses, dispersées à la surface du globe et qui, en vertu de leurs mouvements propres, y effectuent de lents déplacements.
Le Soleil, la Lune, les planètes passent périodiquement au zénith de l'Asie et de l'Amérique, tandis qu'ils tournent autour de l'horizon de l'Europe, centre du monde et foyer du développement historique. Le méridien d'un lieu est le cercle déterminé par ce lieu et le Pôle astronomique, mobile sur son cercle de précession géographique (voyez plus haut).
Tous les astres ont donc, par rapport à l'horizon d'un lieu donné, des passages méridiens et des mouvements en azimut et en hauteur mathématiquement déterminés. Il en est de même de leurs passages aux constellations, constellations dont la position est liée à celle des lieux géographiques. D'un autre côté, les intersections de leurs cercles de longitude (passant par P′) avec les différents méridiens théoriques qui tournent autour de Π décrivent, à la surface de la Terre, des lieux cinématiques, fonctions connues d'espace et de temps.
Toute la surface terrestre est donc enserrée dans un réseau dynamique, sans cesse mobile, fonction mathématique des mouvements célestes et qui, en chaque lieu et en chaque

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ferme, dans ces quelques mots, le fait infini de la Création de l'Univers, avec son temps, son espace et ses forces.

2. Dès le second verset, le texte ne s'occupe plus que de l'histoire de la Terre. Il attire l'attention sur une époque distante d'environ 36000 ans seulement ; il y commence, avec la Chronologie, l'histoire de la formation géologique.

Six périodes de six milliers d'années chacune marquent les étapes par lesquelles, sortie d'un état chaotique, gazeux et aquiforme, la portion superficielle du globe forme, en se divisant, les masses océanique et atmosphérique ; puis, la

(suite note de la page précédente) instant, définit un lien entre le Ciel et la Terre. Tout cet ensemble, régi par des lois périodiques, est d'ailleurs traversé par les comètes et les météores, qui parcourent en tous sens la surface du globe et y décrivent soit des portions visibles de courbes continues, soit même des arcs discontinus. Établir le parallélisme des variations complexes, mais entièrement déterminées, de ce réseau, soit dans leur continuité, soit dans leurs éléments discontinus, avec le phénomène historique, en descendant même jusqu'aux individus ; induire pour chaque lieu et chaque temps ce qui sera de ce qui a été ; dès lors servir de guide en infirmant, avec une probabilité croissante, les craintes ou les espérances, est un vaste problème qui se propose maintenant à la recherche. Sa solution, par le caractère concret des vérifications, contribuera plus que toute autre chose à la destruction d'erreurs nées de l'ignorance de nos vrais rapports avec la nature ; erreurs actuelles qui persisteraient indéfiniment « si le flambeau des sciences venait à s'éteindre » (1).
(1) Exp. du Syst. du Monde, L. V., Ch. VI.

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circulation dynamique interne, née, dès l'origine, de la combinaison du magnétisme du globe, de sa rotation et du rayonnement extérieur, soulève l'écorce et fait émerger les premières terres, en même temps qu'au monde organique sous-marin, déjà existant, viennent s'adjoindre les formes exubérantes d'une flore terrestre. Enfin, dans une atmosphère progressivement épurée, et à travers laquelle le ciel devient visible à la Terre, apparaissent sur le globe, après les rudiments gigantesques d'un premier règne animal, des organismes complexes et délicats dont l'homme physique est le terme le plus élevé.

3. Tout, depuis l'origine, a tendu vers un état final ; celui-ci cependant n'est point encore atteint. La configuration géographique du globe ne présente pas encore la disposition géométrique qui, aujourd'hui, la définit à nos yeux. La dernière crise tellurique qui, en parachevant le relief, en dessinant les S méridiens Asiatique et Américain, en complétant le soulèvement Européen-Africain déjà existant, a donné aux continents leur forme actuelle, cette crise est postérieure à la création de l'homme.

4. Le Déluge universel, si proche de nous, a créé une brusque solution de continuité dans l'Histoire, et inauguré un nouvel état physique. De lui

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datent les conditions météorologiques et climatologiques que nous observons, et, dans le monde organisé, des modifications correspondantes de la vitalité. Tandis que, au cours des temps antédiluviens, la vie humaine avait pour terme extrême près de mille ans, après le Déluge sa durée décroît progressivement, et elle atteint, en un millier d'années (de — 2500 à — 1500), une limite dix fois moindre, qu'ensuite elle ne dépasse plus.

5. C'est dans ces nouvelles conditions de milieu que s'opère le progrès de l'Histoire. Celle-ci, considérée dans son caractère purement extérieur, constitue une prise de possession de la Terre par l'homme. Sa limite chronologique se trouve, à cet égard, dans le simple fait combiné de l'accroissement de la population et de l'étendue finie du monde habitable (1). Ce progrès de l'Histoire est soumis à des lois périodiques. D'ailleurs, les mêmes facteurs qu'on y voit servir

(1) D'après les valeurs numériques de ces données, la population totale du globe ne peut dépasser 7.000.000.000 ; ce nombre extrême doit se trouver atteint en 2283, c'est-à-dire dans environ trois à quatre siècles (voy. l'Appendice III). Le lecteur consultera avec intérêt, sur ce même point de physique sociale, une importante étude de M. le général Brialmont, directeur de la classe des Sciences de notre Académie pour 1896 (lue en séance publique de la Classe ; décembre 1896 ; De l'accroissement de la population et de ses effets dans l'avenir, Bull. de l'Acad., 3ᵐᵉ série, T. 32, n° 12).

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d'éléments régulateurs à la détermination des lieux et des temps sont ceux-là même qui, dès l'aurore des temps géologiques, en réglaient déjà la Chronologie et ont écrit géométriquement pour nous leur succession sur la surface de la Terre.

Ces facteurs consistent essentiellement en deux systèmes cinématiques.

Le premier (système séculaire) se déplace continûment de l'Orient vers l'Occident autour de l'axe des Pôles ; il guide de proche en proche le centre de civilisation, sert de régulateur à la vie des peuples, et on peut proprement dire que c'est celui de l'Histoire générale.

Le second système, celui de l'arc historique, a son axe de rotation incliné sur la ligne des Pôles ; il est l'expression d'un dessein particulier et déterminé ; il traverse le premier système, comme l'idée directrice de la Révélation traverse l'Histoire générale en lui donnant une âme et un objet. Concernant spécialement l'histoire d'un peuple élu, dépositaire de lois révélées, il guide géographiquement et chronologiquement ce peuple dans sa mission à travers les siècles, et mesure chacun de ses pas à la surface du globe par une unité empruntée au globe lui-même.

6. L'ensemble de ces deux systèmes est lié d'une manière définie aux données mathématiques de l'organisme physique terrestre, notam-

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ment aux méridiens fixes du relief, aux méridiens mobiles du système magnétique. Mais le lien entre l'ordonnance historique et les lois constitutives du monde matériel ne se borne pas au globe. Ecrite sur la Terre, cette ordonnance se lit aussi dans le ciel, où la reproduisent sur la sphère étoilée, en la rattachant à la structure générale de l'Univers, les cercles et les pôles des mouvements astronomiques.

7. L'immense système cinématique qui englobe ainsi l'Univers dans son unité est le lieu d'un ordre moral, défini par une Ecriture révélée. La Chronologie qu'établit cette Ecriture est la fonction même du temps à laquelle obéit ce système (1). Le secret de notre destinée, résumé au centre de l'Histoire par un drame sanglant, se trouve donc enchâssé dans les conditions finies et concrètes d'un ordre physique, où tout, de l'origine de la formation terrestre jusqu'aux confins les plus reculés du temps, est lié par les conditions étroites du nombre (2).

(1) Pour n'en rappeler qu'un trait, la limite qu'une nécessité d'ordre physique, fondée sur la loi de population, assignait à la fin de l'économie actuelle, en induisant l'avènement d'un ordre de réalités nouveau, est celle même que la Révélation fait connaître par ses nombres prophétiques comme la fin de l'ordre actuel : c'est l'époque de la Seconde Venue, et du rétablissement de toutes choses annoncé par l'Ecriture.

(2) Symbole lui-même autant qu'expression de la Volonté consciente et de la Justice absolue qui règlent cette destinée.

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8. Telle est la conception générale du monde et de notre condition, constituée par un ensemble de faits numériques.

L'un des traits les plus profonds de ce système concret est d'ailleurs d'apporter, en même temps que la mesure des temps de la Terre et de l'Humanité, une sorte de mesure aussi de l'horizon scientifique de l'homme, ou des frontières de notre science. Il s'accorde dans toutes ses parties, pour fixer dans le passé, à 36000 ans de distance, l'origine de la formation terrestre ; et dès alors aussi, devançant nos regards vers l'avenir, il mesure sur la Terre et sur le ciel, dans un jour de douze heures cent fois séculaires qu'il termine 100000 ans après le Christ, la durée qui, de la Genèse à l'Apocalypse, embrasse toute la Révélation. Or, au-delà de ces limites extrêmes, la Science, d'accord avec la Bible, tout en nous révélant la réalisation et la continuation de lois intimement liées à celles de l'économie présente, ne nous fournit plus cependant la désignation précise des ordres de faits auxquels ces lois ou leurs transformations président. Tout en nous montrant l'infini dans l'origine et dans le but, la Révélation et la Science limitent donc elles-mêmes nos recherches à une période immense mais déterminée ; elles ne nous laissent voir clai-

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rement que quelques anneaux d'une chaîne dont les extrémités se perdent dans des espaces sans bornes.

9. L'existence de ces limites constitue une haute leçon. En même temps que la grandeur de notre destinée et l'infinité de la science, elles nous enseignent que l'objet de la science, comme déjà celui de la vie, est forcément fini, concret et pratique, et que c'est en profondeur bien plutôt qu'en largeur qu'il nous faut étendre pour vraiment pénétrer les cieux.

Mais d'ailleurs, en cela, qu'on le remarque, ni contradiction, ni au fond limitation réelle. Notre temps et notre espace sont finis ; mais un seul fait peut tout renfermer dans une seule clarté. Or, nous tenons une vérité qui, jetée dans le creuset de la pensée, fera jaillir en tous sens l'éclair de ses conséquences, dit ou dira tout, parce qu'elle est en réalité le centre et le foyer où tout est venu converger.

Bien loin de dissimuler l'étroitesse de nos moyens, nous y insisterons donc au contraire ; mais ce sera pour en accentuer la puissance. La preuve étroite du fait numérique concret a été l'âme de notre étude ; elle nous servira d'argument dans tout ce qui va suivre ; et c'est donc sur elle qu'ici encore nous concentrerons l'attention du lecteur, en terminant des réflexions de nature cependant à étendre indéfiniment l'horizon de sa pensée.

CHAPITRE III.

Conséquences.

142. Les faits sont exposés. Il en faut examiner les conséquences et la portée. Le champ d'ailleurs est trop vaste, notre cadre trop restreint pour qu'il s'agisse de tracer plus que des grandes lignes.

Nos relations géodésiques et cinématiques empruntent leurs éléments à l'Astronomie, à l'Histoire et à la Révélation. Le sujet se ramifie donc, à sa racine même, dans tous les domaines de la pensée, et la question qu'il posera en dernière analyse n'est rien moins que celle de la situation de l'homme dans l'Univers et devant Dieu.

La vérité dont ces relations sont l'expression doit donc être envisagée successivement dans ses rapports avec la Science du monde physique, l'Histoire générale et la Politique, la Philosophie et la Religion. Nous prendrons pour argument cette subdivision, sans nous dissimuler ni la difficulté de renfermer dans un cadre étroit un grand nombre d'objets qui mériteraient chacun une

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étude étendue et approfondie, ni l'accentuation plus forte que ce rassemblement dans un petit espace donne à l'antagonisme de la vérité actuelle et de différentes idées reçues.

A. La Science.

143. Le fait que nous venons d'établir, pris dans sa généralité, est destiné non à recevoir, mais bien à imposer une direction. Ce sera notre thèse. Il convient donc avant tout d'en faire ressortir les caractères au point de vue tant de la force de démonstration pratique que de la certitude intrinsèque.

Cela revient à faire observer :

1° Que ce fait peut se démontrer par des traits de premier ordre et se vérifier d'une manière vulgaire ;

2° Qu'il possède la force du nombre, c'est-à-dire celle de la vérification numérique concrète ;

3° Enfin, qu'il a cette puissance particulière, inconciliable avec l'idée du hasard, qui naît de la constatation d'un concours systématique entre des facteurs indépendants.

Nous allons passer ces trois points en revue.

144. Dans les questions capitales relatives au monde extérieur, rien n'est si bien de nature à

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emporter la conviction que les grands traits qui, simples, généraux, subsistent indépendants des erreurs d'observation et des divergences de détail. Les exemples seraient nombreux. Tel est, en Astronomie, le mouvement relatif ou apparent des planètes et du Soleil dans l'hypothèse rudimentaire des cercles de Copernic ; telle encore la loi d'attraction de Newton, quand on la démontre par l'égalité des forces centrifuge et centrale dans ces cercles de Copernic, et par la loi, facile à établir, des distances et des temps de révolution de Képler.

Or, la question actuelle possède de semblables traits. Nous pourrions, non sans intérêt, prendre ici pour argument l'ordre dans lequel, en se présentant à nous, ils ont été l'origine de ce travail. Mais, pour ne pas nous répéter inutilement, et afin d'apprendre au lecteur, déjà au courant de la matière, quelque chose de plus, nous le convierons à acquérir par lui-même très aisément le résultat, que rien ne remplace, d'une expérience personnelle et concrète ; c'est-à-dire à vérifier quelques-uns de ces grands traits d'une manière élémentaire, pratique et sans calcul.

Que sur un globe terrestre il marque, au moyen d'un fil tendu, l'arc entre Jérusalem et Londres. Il le verra passer par Smyrne et couper ainsi le

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groupe des villes de l'Apocalypse. Il constatera aussi que Smyrne sectionne le fil en deux parties, entre elles comme 7 est à 3, et enfin, que ce fil prolongé coupe l'Equateur, par environ 60° de longitude de Greenwich, au pied du méridien qui passe sur l'Oural, ligne de séparation physique entre l'Asie et l'Europe. S'il considère alors le secteur compris entre le Méridien de Londres et ce Méridien ouralien, il verra que la Pyramide en occupe le centre, par environ 30° de longitude ; et en construisant enfin, dans ce secteur, le symétrique de l'arc Jérusalem-Londres (arc symétrique par rapport au méridien central ou axe du secteur), il constatera que ces deux arcs font entre eux un angle de 90°, et coupent l'axe central en deux parties, entre elles comme 2 est à 3. Par ces seuls procédés pratiques, il possédera l'ensemble de nos douze premières propositions.

Il s'agit ici de faits géométriques. Les mêmes moyens simples de vérification permettront d'aborder ensuite l'ordre des faits cinématiques, ou la Chronologie. Si une longueur égale au diamètre de la sphère représente une durée de 5000 ans, soit pour la circonférence 15700 ans, le fil tendu sur l'arc historique entre Jérusalem et Londres mesurera la durée qui sépare la Dispersion des Tribus (— 758) de l'établissement des

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Anglo-Saxons en Angleterre (centre de l'Heptarchie, vers +700). Qu'on mesure ensuite à partir de Londres, en longueur de fil, la durée écoulée de ce centre de l'Heptarchie jusqu'au retour actuel (1882) des Anglo-Saxons en Orient, et on verra l'extrémité du fil, porté sur l'arc historique à partir de Londres, repérer sur la sphère le méridien d'Egypte. Si, au lieu de compter les temps vers l'avenir, on remonte au contraire de la Dispersion (—758) vers le passé, on constatera que la longueur d'arc correspondante au Déluge (—2528), prise par conséquent égale à 2528 - 758 = 1770 et portée à partir de Jérusalem (—758), marque l'origine de l'arc historique sur l'Equateur ; on se retrouvera ainsi au pied de ce Méridien ouralien qui est la ligne physique de séparation entre les mondes anté et postdiluvien, c'est-à-dire qu'on verra l'ère de ce dernier monde écrite sur la Terre par la révolution physique même qui lui a donné naissance. Pour vérifier semblablement la marche du système séculaire, que l'on considère l'arc d'Equateur compris entre le méridien de l'Eden (aux sources du Tigre et de l'Euphrate) et celui de la Pyramide, comme mesurant 4184 — 2528 = 1656 ans, c'est-à-dire la durée qui sépare la Création du Déluge. En portant alors sur l'Equateur, à partir du méridien de la Pyramide, une

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longueur égale à 2528, on verra les temps de la Venue du Sauveur coïncider sur la Terre avec l'axe central du soulèvement Européen-Africain ; l'époque +1870, être marquée par le méridien tangent à la Grande-Bretagne ; la fin 2386 de l'échelle de la Pyramide, par l'axe central de l'Angleterre. L'arc d'Equateur compris entre l'Eden et l'axe central des Iles Britanniques, mesurant d'ailleurs d'après cela l'histoire de l'Humanité ou le sixième jour de la Genèse, qu'on porte enfin cet arc sur l'Equateur six fois de suite, à partir des Iles Britanniques : il se trouvera que l'origine des six jours, par environ 241° de longitude Est de Greenwich, n'est autre chose que l'antipode de l'origine de l'arc historique par 61° de longitude ; cette origine a donc un signe sur la Terre : elle est indiquée par l'intersection de l'Equateur et du cercle historique. On observera en même temps que les deux premiers jours, ceux de l'Océan primordial, tombent en plein Pacifique, tandis que le troisième, celui où le « sec » paraît, aboutit aux îles du soulèvement Asiatique-Australien, et correspond dès lors, sur la Terre comme dans la Genèse, à l'apparition des terres émergeant des eaux primitives.

Cette vérification de l'existence du système des six jours, faite par des mesures terrestres, il est facile de la répéter sur le ciel, soit au moyen d'un

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globe céleste, soit, d'une manière plus impressive encore, par la contemplation du ciel lui-même. Le Pôle de l'Ecliptique étant à mi-distance entre la Polaire et la Lyre (ou mieux : aux deux tiers de la distance de la Polaire à la Tête du Dragon), on se représentera aisément le cercle de précession, décrit autour de ce Pôle par le Pôle astronomique dans une durée de 26000 ans, le Pôle passant par α du Dragon aux temps du Déluge et de la Pyramide ; par la Polaire, à notre époque.

On constatera alors à simple vue que les deux Ourses mesurent dans ce mouvement un quart de la révolution du Pôle, ou les 6000 ans de l'Histoire ; qu'un jour de Création vaut donc un quadrant ; que les jours sont donc repérés sur le cercle de précession par un système à angles droits ; et il suffira d'observer que le côté origine du quadrant du jour de l'Humanité, déterminé par l'extrémité de la queue de la Grande Ourse, passe par le Pôle de la Voie lactée, pour reconnaître que ce système rectangulaire fondamental n'est autre que celui des solstices et des nœuds de la Voie lactée sur l'Ecliptique.

Nous nous bornerons à ce grand trait. A lui seul, il démontre la réalité de la Chronologie astrologique et l'unité du plan cinématique du Ciel et de la Terre dans leurs rapports avec la Révélation.

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Des constatations rudimentaires de ce genre, plus éloquentes pour celui qui les opère lui-même qu'une longue suite de calculs précis, seront, en vertu de la force concrète de la chose vue, suffisantes pour le convaincre qu'au moins il y a ici matière à examiner, vérité de fait à approfondir. Dans cette lutte pour le droit à l'examen, c'est la moitié du procès gagnée ; le poids de la question fait assurément le reste, si peu qu'on regarde à ce que la sphère, lieu des mesures géométriques qu'on vient d'effectuer, est « la Terre » ou « le ciel étoilé » ; l'objet en litige dans la vérification, non une théorie spéculative isolée, mais un document historique, « la Bible », qui tient aux entrailles de l'Humanité.

Nous croyons donc que l'on nous accordera notre premier point, savoir : que la question présente des grands traits indépendants des erreurs accidentelles, suffisants pour démontrer l'existence d'une vérité nouvelle, d'ailleurs compréhensibles pour tous, et pour tous aussi personnellement vérifiables.

145. Notre deuxième point, relatif au caractère numérique concret des faits, ne nécessite qu'une simple mention : en feuilletant l'ensemble de nos propositions, on constate qu'elles se réduisent toutes à des vérifications arithmétiques. Mais

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nous avons à faire ressortir l'importance de ce caractère dans l'ordre de la certitude scientifique.

La certitude mathématique proprement dite concerne les lois abstraites de la grandeur ; elle appartient à une connaissance à priori, c'est-à-dire tout entière contenue dans notre esprit ; dans cet ordre, l'esprit possède sans ambiguïté des éléments nécessaires et suffisants, et construit tout sans rien emprunter.

Dans les questions relatives au monde extérieur (telle est celle dont nous nous occupons), la certitude acquise est d'un ordre différent. Ce monde ne se présente que comme une application particulière des mathématiques ; la science consiste alors à découvrir dans un champ infini les idées spéciales dont ce monde est la réalisation. Il faut un procédé de sélection : c'est l'expérience. Le degré de certitude se mesure par l'accord entre l'idée découverte et les faits qu'elle est appelée à représenter.

Mais cet accord lui-même manifeste une gradation, véritable argument du poids des théories.

Il peut consister en effet : soit 1° dans la reproduction par la théorie de l'ordre ou ensemble systématique des effets observés, mais indépendamment de la grandeur absolue de ces effets ; soit 2° dans la reproduction des valeurs numé-

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riques mêmes, mesurées au moyen d'une unité concrète, qui expriment cette grandeur absolue.

Or, la première condition n'est pas toujours un signe certain de vérité : il arrive que plusieurs idées théoriques, différentes cependant, rendent compte également bien de toute l'ordonnance d'un ensemble de faits. Ce qui assied la certitude, c'est l'acord sur le second point, c'est-à-dire l'accord établi non pas seulement entre une explication théorique et une loi générale, mais bien entre le calcul numérique enseigné par la théorie et les valeurs numériques fournies par l'observation, dans la limite d'erreur matérielle que celle-ci comporte. C'est le critérium de la mise en nombres, et nul autre ne l'égale dans la science en valeur démonstrative.

L'histoire de l'Astronomie offre un exemple fameux de cette gradation des certitudes.

L'hypothèse des tourbillons avait pour la première fois embrassé l'Univers dans une seule idée génératrice ; par le fait qu'elle déduisait tout du seul axiome de la matière en mouvement, elle était digne sans doute de transformer, en principe, l'horizon de la science, même de faire croire à sa propre vérité (1). Cependant, cette hypo-

(1) Il est digne de remarque que les idées actuelles tendent à remettre en lumière ce qu'il peut y avoir de fondé

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thèse, tout en rendant compte des phénomènes généraux du système du monde, n'offrait aucune de ces données définies qui prêtent au cadre étroit de la vérification concrète. Aussi, en dépit des efforts longtemps soutenus de quelques esprits d'élite, séduits par le caractère apparemment plus philosophique des idées de Descartes, les partisans les plus convaincus de ce philosophe durent finir par s'incliner devant la puissance numérique de l'hypothèse de Newton. Quelque invraisemblable que pût paraître, dans les errements intellectuels du temps, l'idée concrète et sans ménagements de l'attraction à distance, en raison inverse du carré de la distance, des formules qui calculaient les ellipses observées par Képler, qui mesuraient la hauteur de la marée et retrouvaient le nombre de pieds dont la Lune tombe vers la Terre en une seconde de temps, étaient évidemment la vérité, sauf à s'expliquer ensuite.

D'autres exemples seraient fournis par d'autres branches de la Science ; notamment celui de la lutte, si longtemps soutenue, entre la théorie

(suite de la note commencée p. 658) dans la notion d'un espace occupé par la matière, formant milieu hydrodynamique continu sillonné de courants, et dont certaines régions seules (les globes) sont visibles et paraissent dès lors isolées. Voyez, pour cette conception du milieu continu, Étude sur le système des forces physiques, §§ 181, 182. Mém. de l'Acad. de Belgique, T. XLVIII.

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de l'émission et la théorie ondulatoire de la lumière. Partout on constaterait que ce qui décide en dernier ressort, que ce qui donne sa force définitive et vraiment impérative à l'hypothèse victorieuse, c'est la vérification du nombre concret.

Appliquons ces remarques à notre objet actuel. Comme nous le faisions observer tout à l'heure, la vérification numérique est le caractère même de nos démonstrations. Il existe aujourd'hui sans doute un assez grand nombre de conceptions systématiques de l'Histoire, telles, pour rappeler des exemples connus, les époques de Bossuet, les périodes historiques de Vico, la division tripartite de la philosophie positiviste ; en rapport avec l'ordre physique, les idées de Herder. Mais comment se présentent à leur égard nos résultats, sinon comme fait une théorie qui possède la force du nombre vis-à-vis d'hypothèses, guidées par des clartés peut-être, non, en tout état de cause, par des clartés mathématiques ; incapables de se prouver, puisqu'elles ne reposent que sur des manières de voir, et prouvant leur peu de certitude par la discordance qu'à égale autorité elles manifestent entre elles.

Ici, au contraire, les données et leurs conséquences sont, en nature, indépendantes de toute

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tendance particulière ; elles ont, avec la clarté, l'immutabilité des grandeurs géométriques. Ce sont, d'une part, des nombres empruntés à la Géodésie, des lieux géographiques donnés par leurs longitudes et latitudes, des positions de lignes remarquables du relief appartenant à la Physique du globe ; d'une autre, les nombres chronologiques de l'Histoire et de la Bible, les mesures de la Pyramide, les durées, précisées par elle, des périodes historiques de la Loi de Brück. Bien plus, la théorie elle-même n'est que l'affirmation d'un fait de concordance. Elle consiste à prétendre que les premières de ces données reproduisent les secondes à la surface de la Terre ; à dire que toutes, relatives à un seul objet, la vie de l'Humanité, forment un système défini par des lois mathématiques déterminées. Au lieu de procéder par des affirmations d'autorité, par des inductions plus ou moins légitimes et par des invocations à l'évidence, nous mesurons des arcs et des angles ; et la précision des vérifications, si l'on transforme les degrés, minutes et secondes en parties du rayon, équivaut à celle de mesures faites sur une sphère de six mètres de circonférence, et donnant le millimètre exact.

Il est conforme aux tendances de la science actuelle d'admettre que rien n'est livré au hasard ;

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que la vie propre d'un globe ou son organisme, les phénomènes dont sa surface est le siège, que tout cela est soumis à des lois aussi bien que les mouvements mêmes de ce globe. D'autre part, c'est une question de fait que, de ce sujet complexe, il n'existait encore aucune théorie qui présentât à un degré quelconque trace d'explication et de vérification mathématiques. On doit donc en conclure que, seule aujourd'hui, la Chronologie géodésique, ou théorie du globe comme système organisé, remplit les conditions qu'impose la science positive aux preuves véritablement démonstratives. La situation s'apprécie par une comparaison : on est en droit de dire que notre théorie, mise en présence des essais partiels, vagues et discordants qu'on pourrait aujourd'hui lui opposer, se trouve à leur égard dans une situation de beaucoup plus avantageuse que celle où s'est trouvée, il y a trois siècles, la théorie mathématique newtonienne des mouvements des globes à l'égard des conceptions cosmiques du temps, car au moins en celles-ci y avait-il déjà principe et déductions géométriques. Cette constatation à elle seule peut justifier, en le mesurant, le bien fondé de notre second point.

146. Notre troisième point concernait la force démonstrative propre qui réside dans le concours

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systématique des éléments d'une question ; et réciproquement, l'autorité de ce concours lui-même, considéré comme élément critique, pour l'appréciation des théories partielles relatives à ces éléments.

Précisons cette idée.

La vie du globe et de l'Humanité forme un tout complexe ; la considération isolée des différents éléments de ce tout a fait naître des théories partielles dont quelques-unes constituent des branches entières de la science. C'est ainsi que, d'une part la Géologie et la Physique du globe, d'une autre l'Histoire, la Chronologie, les sciences diverses qui s'y rattachent, sont autant d'ordres d'idées séparés et distincts, qui, à la manière d'autant d'observations de nature et de poids différents, interviennent dans l'expression d'un unique fait général. Or, ce que nous disons c'est :

1° qu'il y a présomption de vérité en faveur de notre système par le seul fait qu'il établit un lien défini entre tous les éléments de cet ensemble (science du globe, marche historique de l'Humanité, données de la Bible ; tous éléments d'un plan unique, s'il existe une volonté créatrice) ;

2° que réciproquement, en même temps qu'il se démontre par son caractère systématique, le plan qu'on découvre ainsi démontre l'exactitude des théories partielles qu'il attribue de nécessité aux

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divers facteurs de la question (telles sont, par exemple, en géologie, les lois géométriques de la formation du relief et la Chronologie des époques ; en géologie encore et en magnétisme terrestre, la circulation tellurique de l'éther ; semblablement, si l'on passe à l'histoire de l'Humanité, à la question de l'antiquité de l'homme, toutes les notions qu'emporte à cet égard l'exactitude de la Chronologie littérale de la Bible). Cette considération est d'ordre capital, puisque, d'accord avec l'idée que nous émettions en commençant (§ 143), elle légitime le droit scientifique de la théorie nouvelle à imposer un criterium et une direction aux théories partielles.

De semblables théories, privées de lien d'ensemble, se personnifient assez bien par des observateurs qui, enfermés dans un édifice vaste et compliqué, en étudieraient des régions séparées et chercheraient, par des prolongements de lignes, à induire, dans la généralité, ce qui doit être de ce qu'ils ont pu voir. Supposons que quelqu'autre alors découvre un plan de cet édifice, et, reconnaissant que les inductions partielles sont discordantes, que les prolongements de lignes ne se recoupent pas, qu'il assigne à toutes les données une place rationnelle en les synthétisant : cet accord rationnel, pris en lui-même, aura deux ré-

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sultats : 1° il servira de preuve à l'authenticité du document découvert ; 2° par cela même, il obligera les observateurs à chercher ultérieurement dans ce document leur mise au point, à rectifier d'après lui les écarts de leurs dessins et de leurs inductions.

D'ailleurs, ici l'étalon correcteur des théories est en fait un plan géométrique, tracé sur la Terre par les arcs de cercle et les temps de la Chronologie géodésique (1).

146 bis. Nous venons de résumer trois points qui servent d'argument à l'autorité démonstrative des faits, le premier concernant l'évidence

(1) On sait le jour que les calculs de l'Astronomie ont jeté sur l'Histoire et la Chronologie des anciens temps ; à raison de son caractère mathématique, il y a unanimité de sentiment pour considérer une détermination d'époque fondée sur le témoignage d'un fait astronomique, comme plus sûre que celles qui résulteraient de toutes autres considérations. Or la théorie actuelle constitue, pour cette reconstitution de la Chronologie, un élément de critique plus autorisé encore. Elle forme un système de lois mathématiques qui enserrent cinématiquement, dans leurs conditions multiples, les lignes de la Géographie physique et les lieux historiques eux-mêmes.

Si, d'un côté, on combine les lois de l'Astronomie avec le témoignage d'un fait physique, transmis d'une manière plus ou moins fidèle ou complète, de l'autre on est, par le réseau géodésique et pour tout l'ensemble de l'Histoire, en présence d'un témoin toujours actuel et non récusable, savoir le globe et la Chronologie des temps passés qu'il porte écrite à sa surface.

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de leur réalité, les deux derniers la force propre qu'ils puisent dans leur caractère numérique et systématique. Si cela est établi, il appartient aussi à ces faits de servir de norme (1) aux essais synthétiques sur la Terre et l'Humanité, de direction ou de correctifs aux branches particulières de la science qui se rattachent à ce grand sujet.

Celles que nous avons à envisager à cet égard se répartissent de la manière suivante, savoir :

1° Les branches qui concernent particulièrement la Terre ; telles sont, dans l'ordre physique, la Géologie et la Physique du globe ;

2° Celles, telles la Physique mathématique, la Géométrie ou science de l'espace, qui interviennent dans une conception plus générale de l'Univers, et qui s'abordent par l'exploration purement intellectuelle du champ mathématique.

De ces deux catégories, la première est en rapport immédiat avec les faits concrets que nous avons exposés ; mais la seconde s'y rattache aussi à deux titres, savoir : 1° à raison de la réalisation des principes abstraits dans le monde extérieur,

(1) Ce qui est mathématique a sa force en soi-même et se fait à soi-même sa preuve ; toute explication non mathématique, en opposition avec un résultat numérique, est tenue, dans l'ordre des certitudes, de démontrer l'inexactitude de ce résultat ou de céder la place aux idées qu'il établit.

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qui fait de ce monde un symbole, une écriture du monde spirituel ; 2° d'une manière générale, en tant qu'exemple de l'application étroite des principes mêmes et de l'ordre de la méthode scientifique, c'est-à-dire de la recherche de la vérité extérieure.

147. Géologie.

— Le trait qui, pour cette branche de la science, renferme et résume d'abord le débat, c'est la démonstration de la réalité du Déluge universel et de l'époque historique — 2528 — que lui assigne la Bible. Cet événement, on l'a vu, est intimement lié à la construction systématique du relief de la Terre suivant deux plans méridiens à angle droit, construction qui détermine aussi la position du réseau géodésique. Ce réseau a pour point central la Pyramide.

Les faits mettent ainsi en présence quatre témoins indépendants :

1° La Bible ; dans l'Ancien Testament, elle décrit le fait du Déluge et le signale comme l'origine d'une transformation radicale de l'organisme physique du globe (Gen. II, 4-6 ; VIII, 21, 22 ; IX, 11-17) ; par le Nouveau Testament, elle confirme sa réalité (Matt. XXIV, 37-39 ; II Pierre, II, 5 et III, 5, 6) ;

2° La théorie de la physique du globe, antérieure à toutes les recherches actuelles, qui montre dans

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la construction quadrangulaire du relief de la Terre un fait concomitant nécessaire, et par conséquent le témoin, du Déluge ; cette théorie assigne d'ailleurs au Méridien ouralien le rôle de ligne de séparation physique entre l'ancien monde et le nouveau ;

3° La Pyramide, dont le diagramme reproduit tout le système mathématique de la Bible, et sépare le monde postdiluvien du monde antédiluvien en commençant son échelle chronologique à l'époque du Déluge biblique ; elle signale par là une solution de continuité dans le développement normal de l'Histoire, c'est-à-dire un événement historique ayant le caractère d'un cataclysme ;

4° Le canevas géodésique ; il écrit sur la Terre, en arcs de cercle, la Chronologie de la Bible, met en évidence, au centre de son secteur historique, la Pyramide, dont il dessine même les dimensions (§ 32), s'appuie sur le système géométrique du relief et prend pour origine le pied de ce Méridien ouralien, que la Physique terrestre désignait d'avance comme caractéristique de la crise tellurique du Déluge. Bien plus, l'époque marquée dans le réseau par ce point origine est elle-même concordante : c'est celle du Déluge de la Chronologie biblique.

Ces quatre témoins, d'ordre mathématique et

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d'origines différentes, sont en accord précis sur un même objet ; ils se rencontrent comme feraient quatre lignes qui, tracées dans l'espace par un hasard apparent, se recouperaient en un même point. Or, une semblable rencontre ne peut être regardée comme fortuite ; un calcul rigoureux démontrerait que la probabilité d'existence d'une cause qui l'a favorisée diffère infiniment peu de la certitude.

Les dimensions, la position de la Pyramide à la surface de la Terre, l'unité employée dans son échelle chronologique, la situation de l'arc historique, la vitesse angulaire du mouvement historique, enfin les dimensions mêmes de la Terre, peuvent être prises d'une infinité de manières concevables, et en apparence également possibles. Un choix unique de ces données réalise la concordance que nous observons.

Il suffit de peser la puissance d'un semblable fait pour y reconnaître une démonstration de la réalité du Déluge et de l'exactitude de son époque biblique ; pour l'accepter comme constituant, à la base même de nos connaissances relatives au globe, l'établissement mathématique d'un point de départ et d'une direction.

148. Une foi très vive à l'autorité toujours actuelle de la science pourrait seule s'étonner que

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le Déluge, c'est-à-dire une crise tellurique qui aurait embrassé la surface entière de la Terre, et présidé à la formation définitive du relief, ne figure pas aujourd'hui à l'ordre de la Géodésie classique.

En suivant l'ordre logique de son progrès, on est, en effet, autorisé à penser qu'il reste à la Géologie, pour atteindre son degré le plus élevé en tant que science du globe, à devenir une science mathématique, c'est-à-dire un chapitre de la Mécanique céleste. La Géologie proprement dite, née il y a moins d'un siècle, a surtout jusqu'ici consacré ses patientes recherches à l'examen détaillé de la composition de l'écorce terrestre, et ses vues didactiques ne se sont guère étendues au delà des phénomènes, d'ordre relativement secondaire, qu'offre la succession des couches par le déplacement des bassins. Elle s'est donc relativement peu occupée encore de la conception de son objet, en tant qu'il comporte la Mécanique du globe hétérogène pris dans son ensemble ; et il est fort douteux qu'en partant seulement des phénomènes partiels dont il vient d'être question, elle arrive jamais à la conception de ces causes générales, d'ordre bien supérieur à celui des actions purement superficielles, qui, prenant origine et point d'appui dans l'organisation interne

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du sphéroïde, en ont déformé la surface d'une manière géométrique, suivant des plans et des lignes ordonnés par rapport à son axe et à son équateur. Selon nous, ces forces telluriques, en surélevant ou en abaissant le plateau qui sert de siége aux phénomènes particuliers dont nous parlions d'abord, ont amené progressivement le relief à son état actuel, état final qui était convenable au développement de l'Humanité, et qui ne présente plus que de lentes et insensibles variations, et comme les derniers témoins des forces qui l'ont engendré dans le cours des siècles (1).

(1) Rien ne rend plus frappant l'espèce de stage ou d'arrêt momentané, imposé pendant longtemps à la Géologie par la préoccupation nécessaire de ses recherches actuelles, que l'opposition qui existe entre son point de vue et celui de l'Astronomie physique, c'est-à-dire de la science qui, embrassant les globes dans un seul coup d'œil, étudie les faits les plus généraux de leur surface, et cherche ensuite à les rattacher aux lois mêmes de la formation et des mouvements de ces globes, considérés dans toute leur masse comme des unités organisées.

Qu'on nous permette de reproduire, concernant cette opposition de points de vue, des considérations présentées déjà ailleurs, mais dont c'est ici essentiellement le lieu.

« Il n'est pas douteux, disions-nous (1), qu'à l'heure actuelle, la Géologie et l'Astronomie ne marchent à la rencontre l'une de l'autre ; la première part de l'examen détaillé de la distribution et de la composition des couches de l'écorce d'un globe, la seconde d'observations qui, par leur nature même, la portent à considérer les globes comme des unités organisées

(1) Bull. Acad. Sc. Belgique, 3e série, T. XXV, n° 3, 1892, et Ciel et Terre, 14e année, 1893-94, p. 101. Nous croyons utile, au point de vue de la question actuelle, d'engager le lecteur à prendre connaissance de ce dernier article dans son entier.

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Si, dans la question ici envisagée, l'état de la science, au lieu de laisser encore le champ ouvert aux hypothèses, constituait une opposition radicale, nous concédons volontiers d'ailleurs que

dont les grands traits seuls se mettent en évidence. Mais ces deux sciences ne constituent évidemment en réalité que deux faces différentes d'un unique problème, dont la définition exacte et les équations appartiennent à une troisième science, la Mécanique céleste. La Géologie (je prends ce terme dans un sens vulgaire, qui s'entend) voit la surface de très près et, préoccupée par la multitude infinie des détails, elle est moins bien placée tant pour apercevoir les traits généraux qui affectent le globe tout entier, que pour découvrir les causes, générales aussi, dont ces traits sont la manifestation. Pour l'astro-physicien, au contraire, les détails disparaissent, les éléments qu'il voit et qu'il doit combiner sont toujours liés dans son esprit aux données constitutives les plus générales du globe observé, équateur, hémisphères, pôles, axe et vitesse de rotation. Entre ces deux extrêmes, entre le point de vue très rapproché et le point de vue très éloigné, celui du mécanicien et du géomètre introduit la conciliation ; les conditions générales révélées par l'Astronomie physique et les faits innombrables, mais d'un ordre plus particulier, de la Géologie, lui paraissent correspondre, dans la solution mathématique de l'unique problème auquel tout cela se rapporte, à deux termes d'ordres différents dont le second, dans une première approximation, peut être négligé devant l'autre ; il en conclut naturellement que la marche rationnelle de la recherche est d'élucider d'abord le terme principal, c'est-à-dire les traits généraux révélés par la Physique des globes ou l'Astro-physique.

D'ailleurs, dans ce problème partiel lui-même, une nouvelle subdivision de points de vue s'établit. Elle a trait à l'importance relative que l'on attribue au fait du relief, ou de la configuration de la surface, dans la formation du globe tout entier ; soit 1° qu'on le considère comme s'étant établi en même temps que ce globe acquérait sa forme ellipsoïdale, sa

Fig. 25 et 26 (scan 00689, planche dépliante entre p. 672 et 673). Planche hors-texte dépliante portant deux cartes du relief terrestre. À gauche, sous le titre « Loi quadrangulaire de Brück », la Fig. 25 : un planisphère du globe représenté par fuseaux ovales (projection en lobes) montrant les masses continentales (Asie, Europe, Afrique, Amériques, Australie) ; les fuseaux sont gradués en longitudes (0°, 60°, 120°, 150°, 180°, -30°, etc.) et coupés par l'équateur. À droite, sous le titre « Loi Tétraédrique de Green », la Fig. 26 : trois calottes hémisphériques (reproduction de la carte de l'ouvrage de Green) figurant les continents répartis aux sommets d'un tétraèdre, graduées en longitudes (0°, 90°, 180°, -30°, etc.). La planche oppose visuellement la distribution quadrangulaire des continents (Brück) à la distribution tétraédrique (Green).
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notre argument, fondé sur la force propre d'un concours de faits mathématiques, serait dans la désavantageuse situation d'avoir à contraindre plutôt qu'à persuader. Mais il n'en est pas ainsi. On peut d'abord observer que, dans des traités actuels et autorisés, le fait historique du Déluge préoccupe des géologues éminents (1).

rotation et son axe définitifs, soit 2° qu'on y voie le phénomène plus délicat d'une modification ultérieure de la couche superficielle, alors que le globe ellipsoïdal avait déjà atteint l'état de mouvement, translation et rotation, dans lequel le considère la Mécanique céleste.

A la première manière de voir se rapportent les idées de Green (1).

On peut mettre dans un rang intermédiaire les spéculations mathématiques de G.-H. Darwin sur la distorsion de la surface d'un globe inachevé, par l'attraction des satellites de ce globe.

A la seconde manière enfin appartiennent les vues de Brück (1) et une théorie que j'ai moi-même récemment présentée (2). »

La théorie à laquelle nous renvoyions ici est celle même à laquelle plusieurs fois nous avons fait allusion dans la Concordance et au cours de cet ouvrage ; elle attribue la formation du relief et rattache l'explication de la Loi quadrangulaire de Brück à la circulation de l'éther du globe.

(1) Il suffit, à cet égard, de citer le grand ouvrage de M. Ed Suess (Der Antlitz der Erde), dont le Chapitre Ier est consacré à l'examen de cette question. (Trad. française sous le titre : La face de la Terre ; T. I., pp. 25-95, Paris, 1897). Le Déluge, conclut ce géologue, (p. 95), a été un phénomène violent et destructeur, dû à des tremblements de terre qui ont

(1) Vestiges of the molten globe, London, 1875, pp. 37-49.

(1) Électricité ou magnétisme du globe, Bruxelles, 1851.

(2) Étude sur le système des forces du monde physique, Mém. de l'Acad., T. XLVIII.

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Mais un trait bien plus important, parce que, plus général, il est la condition même de nos vues sur le Déluge, c'est la tendance accentuée de la science à admettre aujourd'hui le caractère systématique du relief de la Terre pris dans son ensemble ; cette tendance, en effet, l'amènera progressivement à l'admission du point de vue général, formant trait d'union entre l'Astro-physique et la Géologie, que nous signalions en commençant. L'existence reconnue d'une loi de distribution, ordonnée par rapport aux lignes et aux plans géométriques fondamentaux du sphéroïde,

fait déborder les eaux du Golfe Persique dans la vallée de l'Euphrate, et du Tigre. A noter, dans son explication, d'accord avec le récit de la Genèse (VII, 11), les « eaux souterraines qui jaillissent à travers les fissures de la plaine. »

Beudant admet la possibilité d'un fait universel. « Si l'on ne peut guère, dit-il (1), attribuer cette grande catastrophe (le Déluge) au système de soulèvement du Ténare, qui, en disloquant les dépôts où se trouvent déjà des traces de l'industrie humaine, n'a cependant produit que de faibles résultats, peut-être en trouverait-on la cause dans l'apparition des Andes et de la chaîne de l'Asie centrale, qui, avec un développement colossal, présente des caractères assez frappants de nouveauté relative. »

Ce dernier témoignage paraîtra certainement frappant si l'on réfléchit à ce qu'en effet, c'est précisément le grand soulèvement méridien des S Asiatique et Américain qui, dans le système de la Géodésie chronologique, caractérise le cataclysme diluvien.

(1) Cours élémentaire d'Histoire naturelle, par MILNE-EDWARDS, A. DE JUSSIEU et F. S. BEUDANT. — Minéralogie-Géologie, par F. S. BEUDANT, membre de l'Institut, 13e édition, 1872 ; Géologie, pp. 330 et 331.

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doit entraîner la reconnaissance de causes d'ordre général, propres à l'organisme de la planète, capables de donner naissance à ce relief géométrique et telles que les suppose le Déluge.

Cette tendance des idées actuelles est d'autant plus essentielle pour notre objet qu'elle contraindra tout d'abord à discuter la loi quadrangulaire du relief, facteur primordial de la Géodésie chronologique ; et dès lors, comme nous allons le voir, la discussion aura son champ si bien délimité et resserré par cette loi, que celle-ci deviendra le critérium simple des diverses théories en présence. Des deux points de vue généraux sous lesquels peut s'envisager la formation du relief — soit phénomène concomitant de la formation même du sphéroïde elliptique, et de même ordre, soit effet secondaire et ultérieur de l'action de forces plus délicates, propres à l'organisme physique de la planète — le dernier est en effet représenté par cette Loi de Brück, comme le premier l'est, dans l'état actuel de la science, par la théorie tétraédrique de Green. L'attention des géologues a été récemment rappelée sur cette théorie par la découverte de la dépression des régions polaires arctiques (voyage de Nansen). L'opposition entre cette dépression arctique et l'émergence de la calotte polaire antarctique a paru à

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plusieurs une confirmation de l'hypothèse de Green sur la contraction tétraédrique de l'écorce terrestre, une des pointes du tétraèdre ainsi formé coïncidant avec le Pôle austral, et les trois autres, situées dans le plan d'un parallèle moyen de l'hémisphère nord, émergeant pour produire les masses continentales. Dans cette manière de voir, le mouvement en S, que présentent tout particulièrement les Amériques et l'Asie-Australie, serait dû à une véritable torsion du globe, produite par une vitesse relative de l'hémisphère austral par rapport au boréal (1).

On a fait observer (2) le singulier oubli de l'ordre de grandeur des faits, qu'impliquent en réalité de semblables spéculations. Mais une considération qui dispenserait de toutes les autres, et que nous-même avons fait valoir il y a longtemps (3), c'est que les trois pointes du tétraèdre de Green ne correspondent nullement à trois massifs continentaux. Il suffit, à cet égard, de reproduire la carte donnée par cet auteur lui-même, carte dont il essaye (dans des notes au bas des pa-

(1) La théorie de Green a été récemment défendue par MM. de Lapparent et Lallemand (Bull. de la Soc. astr., 1897, pp. 242, 245, 288).

(2) M. Stanislas Meunier (ibid., p. 243).

(3) Dans l'article même dont nous avons donné plus haut un extrait (Note, p. 672).

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ges 4 et 12 de son ouvrage) de pallier l'inconsistance avec sa théorie par une défaite qui anéantit les bases mêmes de la discussion : cette défaite consiste à prétendre que la distribution des masses continentales ne doit pas nécessairement être prise comme une caractéristique de l'élévation et de la dépression du relief. Pour le lecteur, comme cette distribution est précisément l'objet que l'auteur examine et que sa théorie devait expliquer, il ne subsiste rien en fait, de la carte de Green, qu'un démenti donné par les faits à sa théorie.

Si le système de Green, si peu résistant à l'analyse, caractérise nettement le point de vue de la formation simultanée du relief et du globe lui-même, le point de vue opposé trouve application, comme nous l'annoncions plus haut, dans les vues de Brück sur la formation méridienne quadrangulaire, ayant pour origine les forces extérieures de rayonnement. Rien ne pouvant être plus instructif pour décider entre les deux systèmes que de les comparer entre eux dans leur accord immédiat avec les faits, nous plaçons sous les yeux du lecteur, dans les deux Figures 25, 26, les cartes du relief terrestre d'après les lois de Green et de Brück : La Figure 26 est la reproduction même de la carte de l'ouvrage de Green.

On constate à la plus simple inspection que le

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troisième sommet de son tétraèdre, au lieu de correspondre à une masse continentale, tombe en plein Pacifique. La division quadrangulaire de Brück, au contraire, se démontre du premier coup d'œil. L'un des quadrants est vide ; c'est celui du Pacifique, opposé au quadrant Européen-Africain ; son axe, marqué par le détroit de Behring et pointé par les deux extrémités, Est et Ouest, de l'Asie et de l'Amérique, se trouve exactement à 90° des centres des S Asiatique-Australien et Américain, et ceux-ci, par l'Isthme de Panama et le Détroit de la Sonde, sont exactement distants de 180°. Aucun de ces traits, qu'elle devrait expliquer, ne trouve de place dans la théorie tétraédrique.

Tels sont les éléments de discussion, et l'ordre des théories est corrélatif, c'est-à-dire réduit au dilemme entre la fusion totale et l'admission de la circulation de l'éther sous l'action du champ électro-magnétique, comme agent thermique (ou simplement mécanique) de déformation du globe. Si la première de ces deux théories réunit encore la majorité des suffrages, cela vient de ce que l'on y croit trouver une vérification de la seule idée mécanique aujourd'hui possédée par la Géologie, savoir celle de la contraction d'une écorce par refroidissement ; en réalité, cette idée théo-

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rique est insoutenable : à défaut d'autres raisons, elle serait démentie par la distribution même qu'elle devrait expliquer (1). La seconde théorie satisfaisant au contraire d'une manière frappante à cette distribution, nous conclurons qu'il suffirait à la science, pour étendre son champ théorique et découvrir une vérité de principe capitale, de reconnaître une simple vérité de fait qui saute aux yeux.

149. Le Déluge est intimement lié, avons-nous dit, à l'existence du système quadrangulaire. Il suffit de signaler ce dernier pour que sa discussion désormais s'impose. Nous avions donc le droit de conclure aussi que les errements actuels, par le seul fait qu'ils admettent l'existence d'une loi générale de formation, ne sont pas aussi éloignés qu'on pouvait le penser d'une conciliation au moins implicite avec la conception tellurique que nous défendons.

Soulèvera-t-on après cela la question chronologique ? mais il existe si peu aujourd'hui une Chronologie géologique, que la science, après des essais discordants et infructueux, a renoncé dans

(1) En effet, toute l'argumentation repose sur ce que la forme tétraédrique est la conséquence nécessaire de l'existence d'une fusion interne et de la contraction d'une écorce ; et cette conséquence devient donc un plaidoyer contre l'hypothèse elle-même, puisque, en fait, la forme tétraédrique ne se manifeste pas.

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cet ordre à toute détermination. La raison de cette impuissance est d'ailleurs simple ; nous la rappellerons dans les termes où déjà ailleurs (1) nous l'avions fait remarquer.

« La science géologique actuelle, n'étant en possession ni 1° des forces qui agissent sur l'écorce pour la déformer, ni même 2° des lois purement cinématiques des effets de ces forces, est dans l'impossibilité de calculer l'époque d'un fait relatif à cette déformation. On ne saurait donc y puiser aucune objection contre une théorie qui fait précisément connaître les forces dont il s'agit et qui, pour la première fois, permet de faire le calcul d'une semblable époque. »

La force de l'argument s'accentuera d'ailleurs d'autant plus aux yeux du lecteur qu'il considérera de plus près le lien intime de la Chronologie géologique et de la Chronologie historique proprement dite du réseau. Mesurées simultanément, et enserrées par lui, ces chronologies forment, en effet, un tout indivisible, et les preuves surabondantes de la seconde se transportent tout entières à l'autre.

150. Concluons donc généralement que, si les faits de la Géodésie chronologique revendiquent,

(1) Étude sur le système des forces physiques, p. 553, en note. Mém. de l'Acad. des Sc. de Belgique, T. XLVIII.

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par leur précision et leur force numérique, le droit de préparer une transformation de l'enseignement de la Géologie, l'état de cette dernière science justifie surabondamment la légitimité d'une semblable prétention. D'un côté, il y a évaluation mathématique ; de l'autre, impossibilité de fournir avec certitude aucune valeur numérique ; d'une part, pour arguments : des faits cinématiques, formant doctrine définie, liée dans toutes ses parties ; de l'autre, obsession d'une hypothèse qui n'explique pas, que contredisent même les faits les plus généraux (1). Mises en présence, c'est donc bien à la Chronologie géodésique qu'il appartient d'imposer des conditions à la Géologie actuelle ; et tout au moins accordera-t-on qu'on ne saurait reconnaître à celle-ci le droit scientifique d'opposer à la première, au nom d'aucun résultat acquis, une fin de non recevoir.

151. Magnétisme terrestre.

— La démonstration de la réalité du Déluge, celle d'un rapport intime

(1) Une phase d'arrêt remarquable, résultat d'une classification et d'une investigation insuffisantes des forces possibles en action, caractérise simultanément aujourd'hui les théories de toutes les branches de la Physique du globe. La Météorologie est arrêtée par l'insuffisance démontrée des conséquences de la seule action de la chaleur ; et un état analogue se manifeste en Géologie à raison de la seule préoccupation de l'action superficielle des eaux, et du retrait d'une écorce recouvrant un prétendu noyau à l'état de fusion.

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entre ce fait physique et la distribution quadrangulaire, constituent, en vertu de la théorie électro-magnétique qui explique celle-ci, la démonstration aussi d'un lien entre le magnétisme terrestre et la formation du relief. Cette démonstration d'un objet capital n'est cependant qu'indirecte. Sa force probante prendrait rang de certitude si l'on découvrait que le réseau cinématique met ce lien directement en évidence par une preuve différente, immédiate. Or, c'est en effet ce qui a lieu. Les mouvements des méridiens magnétiques établis, la croix des continents déterminée, on a reconnu (§ 139 bis) que la révolution du système magnétique, déduite, aussi bien qu'il est possible aujourd'hui à la science d'en mesurer la période, et d'ailleurs d'une manière indépendante de tout ceci, de l'analyse des variations séculaires, est telle, en durée et en époque, que les passages du méridien principal de ce système aux méridiens des deux systèmes historiques déterminent deux systèmes rectangulaires, en coïncidence chacun avec le système quadrangulaire du relief, c'est-à-dire avec la croix des continents. Ce méridien magnétique coïncide, à l'origine des jours de Création, avec le Méridien fondamental Asiatique-Américain de la Croix ; comme le veut la théorie, son Pôle magnétique Nord traverse aux temps du Déluge le nord de

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l'Asie. Sa révolution est d'ailleurs égale à six fois la période quinquaséculaire de Brück, et elle n'est autre que le sous-multiple des révolutions des deux systèmes historiques antérieurement mis en évidence par la Grande Période de douze heures. Ici, comme plus haut déjà pour le fait du Déluge, l'improbabilité du hasard équivaut à la démonstration d'une réalité physique.

152. Si l'une des conséquences capitales de la Géodésie chronologique est d'apporter ainsi à la Physique du globe la preuve d'une relation de cause à effet entre le magnétisme et les déformations matérielles de la surface (le magnétisme d'ailleurs, pris en lui-même, n'agissant pas sur la matière), elle impose nécessairement aussi la discussion des agents dynamiques intermédiaires par lesquels l'action de ce magnétisme pourrait devenir effective.

Ici doivent intervenir en première ligne les théories fondées sur la combinaison de principes déjà reconnus par la science, et par conséquent celle que nous avons déjà rappelée plusieurs fois au cours de ces recherches ; rendant compte de la loi quadrangulaire du relief, elle repose sur l'existence d'un facteur soumis à l'influence du magnétisme, mais entièrement différent en nature : c'est la circulation de l'éther du globe, phénomène

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immense entrevu par Descartes, renouvelé sous une certaine forme par Brück, et que depuis nous avons cherché à mettre expérimentalement en évidence par l'observation des aimants à différents degrés de magnétisme (1).

(1) Voyez notre travail :

La déclinaison d'une boussole est-elle indépendante de son moment magnétique ? Mém. de l'Acad., T. LIII.

L'importance du fait est primordiale dans la conception de l'organisation des globes ; il y a intérêt pour notre sujet à justifier la marche des idées qui y a conduit. Nous croyons donc bien faire en reproduisant quelques indications données à cet égard dans le mémoire auquel nous venons de renvoyer (ibid. Note, p. 34, passim).

« La lecture des ouvrages de Brück (Électricité ou magnétisme du globe, 1851), en 1870-1871, a été l'occasion première des recherches dont font partie les expériences actuelles (sur les mouvements de corps librement suspendus, soumis à l'influence d'une circulation matérielle). La conviction immédiate que Brück était l'initiateur d'une science nouvelle, celle qui rattachera par la Mécanique rationnelle la Physique du globe et l'Astronomie physique à la Mécanique céleste, n'a pas eu lieu d'être abandonnée un seul instant depuis cette époque déjà éloignée. Cependant, en ce qui concerne la question même du magnétisme terrestre, la nécessité de constituer une synthèse sur des bases différentes s'est imposée à la suite d'une expérience relatée dans un travail de 1888 : Lois de la circulation électrique du globe (Annuaire de l'Observatoire royal de Belgique pour 1888). L'Étude sur le système des forces (Mémoires de l'Académie, T. XLVIII), publiée en 1892, en a été la réalisation. Cette étude méthodique a conduit à reconnaître dans le globe l'existence de la circulation systématique d'un éther matériel, sous l'action du champ électromagnétique. Ceci confirmait, quoique sous forme différente, les idées de circulation de pôle à pôle déjà émises par Descartes (Principia philosophiæ, Pars quarta, §§ CXLVI et seq.), idées renouvelées d'une manière plus rationnelle par

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Le mémoire auquel nous renvoyons en note comprend la série d'observations 1893-96. La continuation (non encore publiée) de cette série

Brück, en même temps qu'il renouvelait celles de Descartes sur le parcours longitudinal de l'aimant par un fluide (ce fluide est l'électricité, d'après Brück, mais cette idée présente d'insoutenables difficultés et ne pouvait être maintenue). L'Étude citée plus haut était en cours de publication quand, pendant l'été de 1891, une conséquence théorique simple s'est imposée : si une circulation matérielle existe, elle doit diriger tous les corps librement suspendus, et particulièrement les corps dissymétriques ; dès lors, des expériences ont été décidées. A la fin de l'hiver (mars 1892) ont été entreprises : 1° les observations d'aiguilles neutres, auxquelles, comme on vient de le dire, avait conduit la théorie avant toute expérience (Ciel et Terre, 13e année, pp. 49, 245, 269, 369 ; 14e année, pp. 293, 384) ; 2° peu après, les observations comparées de ces aiguilles et de l'aimant, en faisant réflexion que celui-ci devait être influencé par la circulation et constituer, lui aussi, en partie une aiguille de circulation ; enfin, 3° les observations fondées sur la méthode différentielle de comparaison d'aimants à magnétismes différents, d'après l'idée que si l'aimant est sollicité par deux forces de natures différentes (la force magnétique, résultante d'actions à distance, et une force essentiellement locale due à la circulation matérielle), les effets de cette dernière force seraient amplifiés par la diminution de la force magnétique. Il est digne de remarque qu'en tout cela la théorie et les conséquences à prévoir ont toujours précédé l'expérience, et que celle-ci s'est ensuite présentée comme une vérification croissante.

Si cette théorie est exacte, les ondulations représentées par les diagrammes de nos expériences ne constituent nullement un phénomène secondaire, mais bien un fait capital qui n'est destiné à rien moins qu'à transformer radicalement les idées sur la constitution des globes, en les révélant comme systèmes dynamiques organisés.

En effet, d'un côté, certains faits météorologiques, d'un

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à l'Observatoire jusqu'en 1898 (1) (p. 692) a été entièrement confirmative des premiers résultats. Le fait le plus général et le plus digne de remarque, parce qu'il élimine de lui-même l'hypothèse des causes accidentelles, c'est, dans toute l'étendue des séries, le parallélisme des ondulations des appareils et de celles de la variation du magnétisme.

autre, les rapports constatés entre la direction de l'aiguille aimantée et la distribution géologique, rendent certaine l'existence d'une intime corrélation entre le système magnétique du globe et celui de tous ses autres éléments physiques, tant dans l'atmosphère que dans la Terre elle-même (météorologie endogène).

On pressent donc l'existence d'un facteur capable à la fois de relation avec le magnétisme, et d'action tant sur la partie solide que sur la partie atmosphérique du globe. D'ailleurs, les seules notions du potentiel et du courant électrique proprement dit n'ont jusqu'ici conduit, dans cet ordre de faits, à aucune conception cohérente et viable.

Dans ces circonstances, ce qui doit attirer particulièrement l'attention sur les expériences actuelles, c'est que précisément, elles se présentent comme des faits contraires à la théorie du « magnétisme terrestre » fondée sur la seule notion de l'électromagnétisme, c'est-à-dire comme des faits qui nécessitent d'emblée l'introduction d'un facteur physique d'ordre nouveau.

Où faut-il chercher ce facteur ? Si l'on suit l'ordre rationnel, tout d'abord dans la combinaison ou dans les conséquences des idées déjà acquises à la Physique générale. Or, l'une des conséquences qui se conçoivent dès l'abord, dans l'ordre mécanique, est celle des mouvements de translation (et par suite de circulation dans le globe) d'un éther matériel. L'introduction de l'éther dans la science date de deux siècles et demi, et sa considération sert de base à l'une des plus belles théories

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Ces expériences, naturellement liées à l'observation classique de l'aiguille aimantée, ou aimant de la Physique moderne (1). Mais on n'a étudié que les mouvements vibratoires d'un semblable milieu ; ses mouvements de translation doivent être étudiés au même titre, puisqu'ils sont une conséquence de sa définition. Contenu dans les corps dont un globe est formé, il constitue une partie intégrante de ce globe considéré dans son unité, et l'analyse fait voir qu'il peut y être mis en mouvement continu sous l'action de la force motrice du champ électromagnétique (2). Par la destruction de sa force vive dans les couches plus ou moins conductrices du globe et de l'atmosphère, il constitue dès lors un facteur thermique ; en outre, par l'action du gradient de pression de l'atmosphère qu'il forme lui-même autour du globe, atmosphère qui fait un tout continu avec l'éther interne (celui de la partie solide), il peut même constituer un facteur barométrique (parce que les différences de pression de l'atmosphère d'éther agissent, normalement à leurs propres surfaces de niveau, sur les couches de l'atmosphère gazeuse).

L'éther et la circulation de l'éther constituent donc un facteur en soi de nature à servir d'intermédiaire entre le système électromagnétique du globe et son système météorologique, exogène (celui de l'atmosphère) et endogène (celui de la partie solide). Voilà ce que l'on pouvait prévoir et établir a priori. Quant à la conséquence, critérium décisif, suivant laquelle une semblable circulation doit agir comme force directrice locale sur tous les corps librement suspendus, en particulier sur les aimants qui sont eux-mêmes des systèmes à circulation (3), nos résultats d'expérience actuels la vérifient ;

(1) Il n'est pas nécessaire de supposer que l'éther en circulation soit le même que l'éther lumineux. Il s'agit simplement ici de l'existence d'un éther matériel. Il est d'ailleurs rationnel de penser que l'éther en général est composé, et qu'il existe une série infinie de fluides et de sous-fluides de plus en plus subtils. Tout cela est mécaniquement concevable, et par conséquent possible. Des idées analogues datent de loin ; voyez, par exemple, dans Euler, Lettres à une princesse d'Allemagne, IIIe partie, lettre XLV.

(2) Étude sur le système des forces, etc. (Mém. de l'Acad., XLVIII, §§ 242-278).

(3) Étude sur le système des forces, etc., p. 693.

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saturé, constituent à nos yeux, pour la science, le moyen le plus simple et le plus efficace de constater par des effets tangibles et mesurables, dûs à ses conditions d'existence tellurique, la réalité du nouvel agent physique (1) (p. 692) ; [et nous prouvent l'existence d'une force directrice systématique, essentiellement différente en nature de la force magnétique. Ces expériences ne feraient donc rien moins que révéler par un signe tangible, que rendre en quelque sorte sensible à l'œil le facteur fondamental de l'organisation du globe, ou encore, par une extension évidente, de l'Astronomie physique tout entière (1). On conçoit donc la portée que nous nous croyons légitimement autorisé à leur attribuer.

D'après nous, les globes ne sont pas les masses inertes, livrées simplement à leur refroidissement graduel, dont la considération borne, en général aujourd'hui, les conceptions de la science ; mais bien des systèmes organisés, dont les périodes de Physique interne sont des fonctions mathéma-

(1) L'introduction dans la science de l'idée des mouvements de translation de l'éther, ou des courants d'éther, est de nature à transformer non seulement la théorie de la physique terrestre, mais aussi les conceptions de la physique générale. Si, en Magnétisme terrestre, elle conduit à dire, contrairement à ce que l'on admet aujourd'hui, que la carte magnétique du globe, construite d'après les observations de magnétomètres à faibles moments, serait différente de ce qu'elle est d'après les aimants saturés ; que la position des lignes, des pôles magnétiques, calculée par la théorie de Gauss, peut n'être pas exacte ; si elle fait connaître le facteur par lequel la Géologie deviendra une branche de la Mécanique céleste, en rendant compte des caractères géométriques du relief des globes. (Syst. des forces, etc., §§ 281-295) ; si, en Météorologie, elle fait entrevoir, par le calcul des périodes de la circulation, fonctions des mouvements astronomiques, la solution du problème de la prévision du temps ; — elle ne conduit pas, en Physique générale, à des conséquences d'une portée moindre, puisque, pour ne citer que de grands ordres de faits, tous les rétablissements d'équilibre thermique ou électrique doivent tendre à produire de semblables mouvements de translation ; puisque l'on conçoit mécaniquement que le transport d'éther dans un sens déterminé accompagne, dans le courant électrique, les transports en sens inverses des deux électricités de signes contraires.

L'idée maîtresse de la vraie conception physique sera que ni la chaleur, ni l'électricité ne sont des fluides matériels, comme le voulait l'ancienne physique ; mais qu'il n'en existe pas moins de semblables fluides dans les corps, auxquels la force calorique et la force électrique impriment des mouvements. L'ancienne Physique et la Physique moderne caractérisent chacune une part seulement de la vérité.

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ajouterons (comme déjà nous l'avons rappelé à la fin de la Note, p. 684) qu'il serait de portée capitale de reprendre et de continuer aujourd'hui (1923) ces expériences avec l'aiguille ou barreau de matière radiante].

tiques, entièrement déterminées, de leurs mouvements astronomiques. Le facteur fondamental de cette organisation, c'est la circulation tellurique de l'éther.

On suit très bien, en rapport avec cette grande question, les grands traits et, pour ainsi dire, la raison d'être du développement historique de la science. On voit très bien qu'avant de pouvoir aborder l'organisation des globes, qui constitue la partie la plus élevée de la Création matérielle, — et quoique les idées fondamentales qui en sont la base ait été contemporaines (par Gilbert et Descartes) de celles de la science même des mouvements célestes (Képler et Newton), — il fallait connaître, dans leurs circonstances les plus délicates, les mouvements de ces globes, car leur organisation avec toutes ses périodes, séculaires et autres, en dépend mathématiquement jusque dans ses moindres détails.

L'établissement de la première partie de l'Astronomie a ainsi occupé les trois siècles qui viennent de s'écouler ; Brück a été l'initiateur d'une phase nouvelle qui a maintenant pour mission la science des globes pris en eux-mêmes ; et la découverte de la force directrice universelle dont ils sont le siège sera pour la connaissance de leur organisation dynamique propre, ce que la découverte de l'attraction a été pour la science de leurs mouvements.

Voici quelques indications bibliographiques propres à mettre en évidence la trace historique des idées que nous présentons :

Gilbert, De magnete… et de magno magnete tellure… ; Londres, 1600. (Idée que la Terre est un aimant proprement dit).

Descartes, Principia philosophiæ, Pars quarta, §§ CXLVI et sequ. (La Terre est un système à circulation matérielle).

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153. Il suit des remarques précédentes sur la Physique de la Terre que la Géodésie chronologique constitue une démonstration de la validité

Watt, en 1828-29, Essais expérimentaux, dans Edinburgh new philosophical Journal, IV, pp. 16-29 ; VI, pp. 376-379 ; VI, pp. 379-383 (Mention de la variation de la déclinaison par l'adjonction d'une matière neutre à un aimant ; idée d'un flux de substance marchant du Sud au Nord).

Brück, Électricité ou magnétisme du globe, Bruxelles, 3 vol., 1851, 1855, 1858. [Synthèse dans le sens de Descartes, mais en faisant dépendre la circulation des périodes astronomiques. Loi de la formation du relief du globe par deux plans méridiens à angle droit. Comme chez Descartes, pas de notion d'une différence entre la force directrice universelle due à la circulation et la force magnétique. Voyez un exposé abrégé du système de Brück dans l'Histoire des sciences physiques en Belgique (1830-1880) (dans Cinquante ans de liberté, Bruxelles, Weissenbruch, 1881 ; T. II, 1er partie).

Sur la théorie générale du magnétisme terrestre (Ciel et Terre, 2e série, T. V, 1889).

Fortin, Le magnétisme atmosphérique, Paris 1890. [Ouvrage de valeur théorique nulle ou négative ; mais il y est question d'observations de corps neutres, et les recherches de l'auteur remonteraient à 1863 ; malheureusement, ces observations ont été faites sans principe méthodique propre à isoler ce qui est systématique de ce qui est accidentel. A retenir seulement avec soin ce court passage qui semble indiquer que l'auteur a comparé des aimants à magnétismes différents, quoiqu'il n'en soit plus question ensuite : « Mon aiguille aimantée primitive me demeurant comme témoin, je me mis à l'œuvre pour rechercher de plus grandes amplitudes avec des aiguilles aimantées d'égales forces d'abord. » (P. 99).]

Étude sur le système des forces du monde physique (Mém. Acad. royale de Belgique, T. XLVIII, 1892).

Données expérimentales concernant la théorie du magnétisme terrestre, dans Ciel et Terre, 13e année, pp. 49, 245, 269, 349 ; 14e année, pp. 293, 384.

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de la Loi de Brück sur la formation du relief, et, par l'introduction de la circulation de l'éther, jette un jour nouveau sur la nature du système magnétique et sur ses relations avec cette formation géométrique.

Sur la corrélation qui existe entre le relief du globe et son système magnétique, dans Comptes rendus de la 10e conférence générale de l'Association géodésique internationale. Neuchâtel, 1893.

Observations de M. Rebeur-Paschwitz, dans Astronomische Nachrichten, T. CXXVI, p. 2 ; T. CXXX, p. 194. (Nous citons au moins pour mémoire ces observations, qui sont dans un rapport singulier avec la marche de la déclinaison magnétique, et dont la cause reste problématique).

Observations de déclinomètres à moments magnétiques différents (Comptes rendus Acad. Sc. de Paris, séance du 17 juin 1895).

Enfin, le Mémoire cité en tête de cette note.

Dans ce dernier travail, nous avons montré et discuté le parallélisme de certaines variations thermiques avec les fluctuations des aimants, et établi qu'elles laissent subsister le terme systématique du magnétisme, qui est notre objet. Les critiques qu'on a bien voulu nous adresser n'ayant porté que sur l'existence de ces termes thermiques, ne redisant par là que ce que nous avions dit et écrit nous-même, et passant systématiquement sous silence le fait du parallélisme magnétique, qui est toute la question et qui ne trouve aucune explication dans les actions accidentelles locales de la chaleur, n'ont pas eu lieu de nous arrêter. Bien au contraire, ce silence n'a fait que nous encourager, car il était la reconnaissance implicite du véritable objet de notre discussion. L'explication du terme magnétique systématique, voilà où nous appelons et où nous attendons encore la critique.

Il convient de mentionner encore ici, dans notre récent travail [Remarques sur la Relativité, Note p. 13 ; Mém. in 4° de l'Acad. roy., 2e Sér. T. V. (4 juillet 1923)] le rappel que nous

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Ces conséquences prennent un intérêt plus particulier et bien plus considérable encore, si de la considération de cet organisme purement matériel, on passe à celle de la Physique sociale : c'est-

faisions de nos observations et expériences ; et en particulier et surtout, à cet égard, le projet de nouvelles expériences à entreprendre avec une aiguille ou barreau de matière radiante, projet conçu par nous à l'époque de la découverte du Radium, mais auquel, en dépit de sa portée capitale, il nous a été matériellement impossible de donner aucune suite.

(A noter aussi la notion théorique subsidiaire de l'Éther lui-même magnétique.)

(1) (Note de la page 686). Époque à laquelle elle a été forcément interrompue.

(1) (Note de la page 688). Pour ne rien négliger de ce qui peut servir de vérification, et avec la réserve critique qui convient, nous mentionnerons une indication nouvelle de l'existence de la circulation, acquise par nous depuis la publication du mémoire que nous venons de citer, et qu'il est utile de signaler à l'attention du lecteur. Résultat de recherches que nous ignorions lors de cette publication, elle est venue constituer un témoignage entièrement indépendant.

On a vu que, dans les idées précédentes, les aimants, en outre de ce qu'ils sont le siège d'une force magnétique proprement dite, et qu'ils sont dirigés par les forces magnétiques extérieures, sont aussi des systèmes à circulation ; ils provoquent et entretiennent dans l'éther ambiant des mouvements de circulation systématiques. D'ailleurs, l'éther, qui existe dans tous les corps, y prend une distribution et affecte, dans ces corps et autour d'eux, des mouvements systématiques, fonctions des forces émanées de leurs éléments (1) et de la forme même de ces corps. Plongés dans le grand système de la circulation tellurique, ces petits systèmes dyna-

(1) En faisant intervenir les forces de répulsion, réciproques et inégales entre les éléments et de nature à rendre un équilibre statique impossible, qui ont été étudiées dans l'Étude sur le système des forces. Voir aussi : Sur la circulation continue d'un fluide, Bull. Acad. Belgique, avril 1899.

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à-dire, si l'on réfléchit à ce double fait : 1° que le réseau géodésique est le régulateur de l'Histoire ; 2° que l'agent physique, jusqu'ici inconnu, de la circulation, en corrélation intime avec ce réseau,

miques partiels sont dirigés par lui ; il institue une force directrice exercée par le globe sur les corps librement suspendus, depuis l'aiguille neutre jusqu'au barreau saturé.

Or, d'après la preuve nouvelle que nous annoncions, cet agent directeur, dont nos propres observations manifestent l'existence, aurait depuis longtemps été vu, et cette manifestation physique tangible l'aurait montré, dans ses rapports avec les aimants, les aiguilles neutres en général et le magnétisme terrestre, précisément revêtu des caractères que soupçonnait notre théorie actuelle.

Il s'agit ici des longues et patientes recherches expérimentales poursuivies, de 1845 à 1869, par Reichenbach (1). Signalé aux chercheurs par Hirn en 1862, dans sa Théorie mécanique de la chaleur (p. 598), étudié depuis, et de nos jours même, par d'autres expérimentateurs (2), l'ordre des faits qu'il a découverts a été vérifié, et il ne semble plus pouvoir subsister de doute quant à sa réalité objective. Nous bornant à ce qui concerne notre sujet, nous signalerons, parmi les résultats d'expérience, les suivants :

(1) Reichenbach (Charles, de) (1808-1869), chimiste et minéralogiste, découvreur de la paraffine (1830) et de la créosote (1832).

(2) On doit à M. le Col. de Rochas, indépendamment de ses propres recherches, d'avoir fait connaître dans ces dernières années, par des traductions et des commentaires, les travaux de Reichenbach. Nous citons ici particulièrement :

Le fluide des magnétiseurs. Précis des expériences du baron de Reichenbach sur ses propriétés physiques et physiologiques, classées et annotées par le Lieut.-Col. de Rochas d'Aiglun, administrateur de l'École polytechnique. Paris, Flammarion, 1891.

Les effluves odiques, conférences faites en 1866 par le baron de Reichenbach, à l'Acad. I. et R. des sciences de Vienne, précédées d'une notice historique sur les effets mécaniques de l'Od, par A. de Rochas, Paris, Flammarion.

A. de Rochas, L'extériorisation de la sensibilité, étude expérimentale et historique, 2e édit. Paris, Chamuel, 1895.

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doit, par sa nature propre, intervenir dans le développement du monde organisé que la Terre porte à sa surface (1) (p. 697). En agissant par influence physiologique sur les individus, il doit

1° Les aimants, et d'ailleurs tous les corps, principalement les corps allongés et les cristaux, présentent à leurs extrémités des effluves (visibles pour certains yeux après un séjour prolongé dans l'obscurité ; pour d'autres, même à la lumière du jour) ;

2° Les aimants exercent sur ces effluves une action directrice ;

3° La Terre exerce sur ces mêmes effluves une action directrice dirigée du Nord au Sud (1) ;

4° Il existe dans le magnétisme terrestre, et en général dans le magnétisme des aimants, un agent directeur nouveau, différent en nature du magnétisme proprement dit.

Un trait caractéristique de ces faits, c'est qu'ils prouvent, en opposition avec la théorie classique du magnétisme et du courant électrique, l'existence d'une distribution longitudinale des forces et dans les aimants et dans les courants. Le courant de la pile n'a pas seulement une direction conventionnelle, celle de l'un des deux courants électriques proprement dits, de sens contraires, qui le constituent ; il possède également, par le mouvement de translation d'un agent nouveau (un éther), une direction propre, constituant réalité physique. De même, il n'y aurait pas, comme on l'admet aujourd'hui d'après la théorie d'Ampère, identité de nature physique entre les deux pôles de l'aimant. A cet égard, l'un des résultats les plus importants des expériences de M. de Rochas, est d'avoir montré que cette différence dépend essentiellement, dans une aimantation produite par un fil enroulé en solénoïde, de la direction du courant dans le sens longitudinal de l'axe de l'aimant (2). De même, et contrairement à la théorie classique du magnétisme du globe, il y a autre chose

(1) Voir notamment Les effluves odiques, conférences 1 et 2 ; Le fluide des magnétiseurs, ch. V ; L'extériorisation de la sensibilité, ch. I (objectivité des effluves).

(2) L'extériorisation de la sensibilité, p. 29.

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agir sur les intégrales d'individus qu'on appelle peuples ou nations, et devenir matériellement par là un facteur régulateur de la vie de l'Humanité. En présence d'un élément non plus simplement géométrique ou cinématique, mais dynamique, on arrive donc à concevoir, et à justifier avec

qu'une convention dans l'idée de la direction du champ terrestre. Les faits démontrent qu'il y a une action directrice agissant physiquement dans un sens propre déterminé, celui du Nord au Sud. De Reichenbach, dans ses conférences de 1866, aperçoit bien cette différence entre la force magnétique et l'agent nouveau qu'il découvre. On dirait qu'il prévoit nos expériences actuelles. Parlant de la déviation des effluves des aimants et des cristaux sous l'action d'un champ magnétique, il dit, en soulignant lui-même ses termes : « C'est là, si je ne » me trompe, une manifestation nouvelle, sous forme visible, d'une action mécanique du magnétisme. » « Selon toute » vraisemblance, la déviation que tous les effluves ont à subir » du Nord au Sud n'est que le résultat immédiat de l'action » qu'exerce sur eux le magnétisme terrestre, émanant du » Nord ;… ses effluves vont d'une manière prédominante du » Nord au Sud… Incidemment s'offre à nous, comme conséquence » de ces observations, cette idée que, sans cesse et » partout, nous sommes enveloppés d'effluves magnétiques » pour l'étude desquels nous ne possédons jusqu'ici ni moyens » d'observations, ni réactifs. L'aiguille aimantée mobile ne » nous renseigne encore là-dessus d'aucune façon… En même » temps, ces expériences nous fournissent de nouvelles preuves » des différences fondamentales qui existent entre le magné- » tisme et les forces dont il est question dans ce travail » (1).

Ainsi, de Reichenbach conclut de ses observations sur les déviations Nord-Sud des effluves, à l'existence dans le magnétisme terrestre d'une force essentiellement différente du magnétisme proprement dit. Or, il est évident que de ces effluves propres à la Terre, qui vont du Nord au Sud et sur lesquels

(1) Les effluves odiques, pp. 36-37.

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Brück, le mécanisme physique des périodes historiques. Que l'on rapproche de cela la description faite par la Bible de l'organisme du globe, de ce « feu » qui en parcourt les méridiens et qu'elle présente comme un élément intimement lié à la

l'aiguille aimantée mobile ne nous renseigne pas encore, à cette circulation de l'éther, que nous avons trouvé le moyen de mettre en évidence en diminuant l'influence de la force magnétique proprement dite du barreau aimanté, il n'y a qu'un pas, pour ne pas dire qu'il y a identité. Nous nous croyons donc autorisé à conclure que ce que les sensitifs voient, et dont l'objectivité a été de nos jours démontrée par M. de Rochas, n'est autre chose que ce que nous même avions été conduit à voir par la théorie, et à vérifier ensuite par l'expérience. Connus de nous seulement au commencement de l'année 1897 (en février), par la lecture des ouvrages de M. de Rochas, ces faits antérieurement établis sont venus nous apporter un témoignage dont l'indépendance équivaut à une nouvelle démonstration. Un tel concours de circonstances est trop remarquable en tous cas pour ne pas justifier surabondamment le bien fondé d'un doute relativement à l'hypothèse admise de la force magnétique unique.

Il est bien important, pour apprécier la vitalité d'une idée, de suivre la manière dont elle prend naissance. Or, on ne peut ici qu'être frappé de la concomitance des manifestations. L'œuvre de Reichenbach (1808-1869) et celle de Brück (1818-1871) sont contemporaines. Le grand ouvrage de Reichenbach sur l'Od (Recherches sur les dynamides du magnétisme, de l'électricité, de la chaleur) paraît en 1849 ; celui de Brück, sur le magnétisme terrestre, en 1851. Le premier ouvrage de M. de Rochas sur les forces non définies date de 1887 ; la publication, faite par lui, des recherches de Reichenbach commence en 1891. En 1889 (Ciel et Terre, 2e sér., T. V.), paraît le premier exposé de la théorie de la circulation du globe, partie importante de l'ouvrage Étude sur le système des forces (1892), et de 1891 datent les expériences actuelles, relatives à cette circulation.

p. 697

vie des peuples (1) ; qu'on se rappelle que le grand fait du Déluge, base de l'histoire biblique, est, dans la théorie, la conséquence de l'établissement de cette circulation de pôle à pôle, et que le Déluge est effectivement présenté aussi par la Bible, comme inaugurant un ordre nouveau de l'état physique de la Terre. Si, en retraçant le tableau complet de l'histoire du globe, on remonte dans le temps jusqu'à la vision prophétique des jours de la Création, vision vers le passé comme l'Apocalypse en est une vers l'avenir, et reproduction fidèle, pour l'observateur placé à la surface terrestre (2), de la succession des phases

(1) (Note de la page 694). Les animaux sont des systèmes à circulation, de petites circulations dérivées, qui puisent leur énergie dans celle de la circulation du globe. On voit très bien par là pourquoi les animaux sont des systèmes à dissymétrie axiale, le cœur ayant une excentricité dans un sens déterminé par rapport à l'axe, et la circulation s'établissant dès lors unique dans un sens déterminé. Pour la Terre, c'est l'excentricité de l'orbite et l'obliquité de l'écliptique qui déterminent la circulation de pôle à pôle, dans un sens unique (voyez Étude, § 332).

(1) Voir dans la Concordance, § 66, l'interprétation du Chap. I d'Ézéchiel.

(2) Tel est en effet le sens qui éclaire tout le récit de la Genèse. Le premier verset concerne la Création de l'Univers ; à partir du second, le texte s'occupe de l'histoire de la Terre, dont il fait contempler, à un observateur placé à la surface terrestre, les phases de formation. En rapport avec l'idée philosophique de l'évolution, il est essentiel, pour comprendre ce récit, de remarquer la mention triple du mot créer, opposé au simple mot faire qui exprime le développement de prin-

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géologiques ; si l'on ajoute que, dès son origine, cette vision signale la lumière ou l'éther comme un agent fondamental de la formation ; — on reconnaîtra à quel point l'ordre d'idées que nous étudions, fondé sur la Géodésie chronologique, la Chronologie biblique et l'ordonnance systématique du relief terrestre, forme un tout uni dans ses parties ; on découvrira dans les enseignements de la Bible une réalité concrète que la science, réduite à ses moyens propres, ne fait aujourd'hui que côtoyer en tâtonnant.

154. Cette conclusion est aussi ferme et indubitable que les faits numériques mêmes sur lesquels l'affirmation s'appuie. Pour dénier celle-ci, il faudrait tout d'abord renverser ceux-là ; ils enserrent en effet la matière et donnent partout leurs dimensions aux parties. Leur critérium doit donc déterminer, et il le légitime, notre appréciation dans la plupart des questions capitales qui concernent la science du globe.

C'est ainsi par exemple que, possédant la preuve géométrique de l'état fini de l'économie actuelle, nous sommes assurés que l'on fait erreur

cipes déjà existants. Par cette mention sont introduits successivement, pour aboutir à la Création de l'homme, les trois éléments matériel, animal et spirituel. On lira avec intérêt, au sujet de l'interprétation du récit de la Genèse, le livre de M. Pozzy, déjà cité dans le Ch. II, La Terre et le récit biblique de la Création, Paris, 1874.

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quand, appuyé sur l'idée de l'évolution, on place l'apparition de l'homme à plus de 4184 ans avant Jésus-Christ. De même est controuvée toute science historique qui assigne aux peuples une origine antérieure à — 2528 ; les géomètres peuvent dire en sécurité qu'à cet égard les enseignements de l'Égyptologie moderne sont dénués de toute valeur (1). La science chronologique doit d'ailleurs presque tout entière être remaniée ; car il n'est pas jusqu'aux défenseurs de la Bible qui n'errent eux-mêmes, quand ils croient devoir, soit pour s'accommoder avec les prétentions de l'Histoire profane, soit par des raisons d'interprétation spirituelle, s'écarter de la Chronologie littérale de la Bible. C'est celle-ci qui est rigou-

(1) Comme nous l'avons rappelé dans notre Étude (§ 335, Note), les égyptologues diffèrent entre eux de 3000 ans sur l'époque de la première dynastie ; c'est à peu près comme si l'on confondait le règne de Salomon avec celui de Louis XIV. La Chronologie géodésique, en démontrant que la date de la Pyramide est — 2170, donne, par le règne de Khéops, le jalon à toute l'histoire d'Égypte, et la fait ainsi rentrer dans des limites d'abord admises par la science, et desquelles celle-ci n'aurait jamais dû la faire sortir. (Les quarante siècles de Bonaparte donnaient pour époque de la Pyramide — 2200.)

Il ne faudrait pas croire d'ailleurs que les limites imposées par la Chronologie géodésique soient incompatibles avec les résultats déduits de la seule étude des monuments. Il suffirait de citer à cet égard l'ouvrage bien connu de W. Osburn. (Mon. hist. of Egypt).

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reusement exacte, et il n'y faut pas changer un iota (1).

Enfin, en présence de ces mêmes faits géométriques, comment ne pas reconnaître que l'on ne saurait se fier aux déductions et aux inductions de la philologie et de l'ethnographie quand elles ne sont pas éclairées par la Révélation, puisque rien n'est plus en opposition avec les idées modernes de ces sciences que la supposition de l'identité des Anglo-Saxons, des Anglais, et des Dix Tribus sémites de l'Israël antique, et que cependant c'est là un fait maintenant démontré quoi qu'on en ait, et l'axe même de l'Histoire.

155. A regarder les choses de haut, cette catholicité d'erreur dans la science de la Terre et de l'Humanité n'a pas lieu d'étonner ; c'est au contraire une vérification ; elle est dans l'ordre. Dans la réalité, il n'y a qu'un problème. Or, en présence de l'erreur capitale qui fait mépriser la vérité concrète des Écritures (vérité qui, abstraction

(1) Des dates fondamentales, telles que celles de la Dispersion (que l'on place généralement en — 721) ; de la fin du règne de Salomon (— 976), sont erronées. C'est — 758 et — 1000, — 999 qu'il faut prendre. Tout l'ensemble de nos nombres et l'exactitude des mesures de la Pyramide, d'accord avec les nombres de la Bible, paraissent aussi écarter définitivement la supposition d'une erreur dans la situation de notre ère, que les diverses computations font varier entre les années — 5 et + 3.

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faite d'affirmations plus hautes, est aujourd'hui mathématiquement prouvée par notre travail même), comment s'étonnerait-on qu'en défaut sur un point aussi fondamental de ce problème unique, on se trompe sur le reste, qui est beaucoup moins important ? A regarder encore les choses de haut, si le monde entier est plongé dans le mal (ce qui est de nouveau démontré vrai par la vérité de l'Écriture mathématiquement établie ici), il est tout-à-fait rationnel qu'il marche aussi dans l'erreur à l'égard de tout ce qui concerne ses origines et sa destinée.

156. Il serait même étrange qu'une sorte de contagion ne s'étendît pas, en dehors de la Révélation, jusque dans le domaine de la pensée scientifique abstraite ; et ceci conduit, après avoir apprécié la portée des faits pour les sciences propres au globe, à parler de l'influence indirecte qu'ils sont destinés à exercer dans cette région nouvelle, moins immédiate et plus spéculative.

Ici, les déviations de l'erreur vont se mesurer par des écarts en dehors d'un principe de méthode. L'ordre de notre argument nous amène donc à examiner le lien qui existe entre le principe de la recherche scientifique et l'esprit de la Révélation. Ce lien est beaucoup moins éloigné qu'il ne pourrait sembler au premier abord, et

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la cause s'en trouve, nous allons le voir, en ce que le principe de la science est en lui-même un principe de foi.

La science repose en dernière analyse sur une adhésion libre à la raison. Or, cela même n'est autre chose qu'un acte de foi en une autorité indémontrable et sans appel ; c'est exactement le même fait que réalise, dans l'ordre de la religion, la soumission morale à une autorité spirituelle. De part et d'autre, nous avons un Maître ; car la raison comme la conscience ne guide pas seulement, elle commande ; bien plus, désobéie elle punit (1).

D'ailleurs, les deux ordres de vérité appartiennent à un même tout et participent d'un même esprit. Il y a de la religion dans l'adhésion de l'esprit aux impératifs de la raison, et c'est la raison même qui sanctionne l'adhésion de la conscience à la vérité morale.

De ce rapprochement des principes de la connaissance, il suit que, dans le point de vue de l'Évangile, il n'y a en réalité qu'une science et pour ainsi dire qu'une seule pensée, la recherche scientifique ne consistant nullement dans un

(1) Ce fait transcendant, relatif à l'autorité de la raison, est la démonstration de l'existence de Dieu et suffit à qui sait voir. Voyez Étude, etc., §§ 349, 421.

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empirisme sans ordre, mais essentiellement dans une investigation ordonnée, où, porté par l'adhésion appelée foi, on parcourt le domaine de la raison, certain à priori que la science doit s'y rencontrer.

L'instrument de la science c'est donc la foi ; si cela étonne, c'est qu'on ne sait pas assez que croire, c'est tout d'abord regarder.

157. La forme explicite sous laquelle, dans la science actuelle, se traduit le défaut de foi, c'est-à-dire de vue, par conséquent l'erreur, c'est le mépris de la Métaphysique. Ce mépris conduit fatalement ou à laisser échapper des idées ou à perdre leur ordre rationnel, c'est-à-dire la science même (1), puisque 1° dans l'ordre mathématique

(1) Un exemple frappant de cette tendance, c'est la négation dogmatique que vient de professer pendant tout un siècle la science officielle à l'égard de l'ordre des faits occultes (faits mécaniques, lévitation, démonologie, possessions, apparitions, etc.) dont la confirmation scientifique se fait cependant aujourd'hui ; c'est aussi la manière dont, aujourd'hui même, la science accueille cette vérification d'objets depuis si longtemps affirmés par la Bible et par l'Histoire profane. Il est encore conforme au respect académique de ne pas s'occuper de cette matière, — anti-scientifique, impossible ou absurde, — tant il est peu dans les habitudes de l'esprit de prendre le temps de considérer toutes les possibilités rationnelles et de distinguer l'absurde de ce qui simplement oblige à penser autrement qu'on ne faisait. Quand des faits de ce genre ont été, et c'est le cas, observés dans des conditions scientifiques, il n'y a nulle raison de ne pas les admettre, au moins à

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celle-ci comprend l'exploration totale du champ intellectuel, 2° dans l'ordre physique, un choix entre des idées qu'il lui faut tout d'abord concevoir et classer. Cette tendance à mépriser la Métaphysique n'a d'autre effet que de rendre détestable celle que l'on est bien obligé de faire malgré soi. Il est facile d'en trouver des exemples dans la Physique mathématique, l'Analyse, et jusque dans la Géométrie. Notre cadre est trop restreint pour le développement d'un sujet où vaudrait surtout une discussion de détail. Quelques observations présentées en note (1), et qui concernent

l'examen, aussi tranquillement que d'autres. Il faut qu'on puisse dire du véritable philosophe que rien ne l'étonne, parce que d'avance il savait tout. Les hommes de science s'épargneraient bien des rétractations forcées et un peu dures, comme on en a vu récemment à propos de ces faits là même, si seulement ils apprenaient à classer mieux toutes les possibilités, et à ne pas déclarer impossible ou faux, au nom de la science, ce que la science le lendemain démontre être vrai.

(1) I. Aujourd'hui, la statique tout entière, c'est-à-dire la moitié de la Mécanique, sous l'influence de conceptions dynamiques qui ont pour origine la théorie cinétique des gaz et l'identification de la chaleur et de la force vive, n'occupe pour ainsi dire plus de place dans les conceptions de principe des physiciens. Or, c'est bien une méprise métaphysique qui est venue encourager cette tendance : elle a consisté à croire possible la suppression de la notion de force et son remplacement par la seule idée de la matière en mouvement, alors que cette notion inéluctable de la force se retrouve cependant, à l'état implicite, jusque dans les caractères (dureté, élasticité, etc.) desquels on suppose que cette matière en mouvement est douée, et sans lesquels on ne la concevrait même pas. Une

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la Physique mathématique, seront néanmoins suffisantes pour justifier le bien fondé de la thèse. Et elles concourent à un autre objet encore, qui doit occuper la fin de nos réflexions : celui de met-

des conséquences effectives les plus graves a été en outre d'éliminer pratiquement, dans la question de la constitution des corps et dans l'explication de leurs caractères extérieurs, la considération d'un principe tout aussi fondamental que la masse des éléments, savoir l'influence de leur forme. Pour apprécier l'importance de cette lacune, il suffit d'observer que ce principe est, d'une manière évidente, le facteur premier des états de viscosité, de solidité, de dureté, de cristallisation (1). Sans lui, les corps ne pourraient même pas prendre de formes définies différentes des surfaces d'équilibre hydrostatique (2).

(1) Celle-ci notamment, incompréhensible mécaniquement pour les vapeurs dans le système cinétique.

(2) L'application de ce principe doit étendre, en les transformant et en les complétant, la théorie de l'élasticité et celle de la lumière, et, par la considération des systèmes mécaniques déformables, conduire à la Mécanique chimique. Nous avons commencé l'analyse de cette question étendue dans une première série de quatre notes insérées dans le Bull. de l'Académie (Bull. Acad. Sc. de Belgique, 3e série, T. XXIX, p. 353 ; T. XXX, p. 603 ; T. XXXI, pp. 111, 339). Tout cela constitue une combinaison d'idées mécaniques, qui, toutes connues qu'elles soient en substance, forment cependant un domaine encore inexploré. Il faudra d'ailleurs traiter ces problèmes en regardant le champ physique, c'est-à-dire l'espace physique, comme un milieu à discontinuité continue (voir pour la conception de ce milieu, Étude, etc., Appendice § 19). Dans les notes citées plus haut, les équations sont posées dans ce point de vue.

Les éléments du problème sont, en chaque point du milieu :

1° Le réseau élémentaire des centres, défini par trois angles et trois distances élémentaires ;

2° L'orientation des éléments, définie par trois angles ;

3° La pression interne, fonction des neuf données précédentes.

Les équations d'équilibre ou de mouvement du milieu, déduites de l'application de la pression interne à l'équilibre ou au mouvement des éléments, jointes aux conditions de continuité, renferment tous les problèmes relatifs aux propriétés mécaniques des corps (états des corps, cohésion, dureté, cristallisation). La Mécanique chimique comprend d'abord la question du contact de deux milieux différents (impossibilité de l'équilibre due à la pression interne, force de surface ; diffusion), et ensuite l'application des équations au cas d'un milieu continu, constitué par la coexistence de deux milieux différents dans un même espace. (Voyez la dernière des quatre notes mentionnées plus haut).

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tre en garde (devant un prestige légitimement acquis par un labeur d'observation) contre le caractère variable, et par conséquent toujours sujet à caution, des décrets courants et acceptés de la science en tout ce qui est question fondamentale et de principe.

Il nous reste dans ce point de vue à insister particulièrement sur deux points qui touchent profondément à la racine de notre sujet. L'un concerne la notion des infinis en Physique et en Analyse ; l'autre, la conception de l'Espace, ou la Géométrie.

II. Une autre notion qu'introduit un examen métaphysique rigoureux, importante à signaler parce qu'elle a en physique une application possible, est celle des forces réciproques inégales ; et, s'y rattachant, celle des forces qui, entre les éléments, agissent non de masse à masse, mais de surface à surface. En se laissant conduire par l'examen progressif des faits, on est nécessairement amené à reconnaître l'existence de la force répulsive de la chaleur et celle d'un potentiel thermique, qui n'est autre que la quantité de chaleur. Or, ces données mettent d'elles-mêmes en évidence les éléments fondamentaux qu'on vient de définir (forces de surface). La masse (le volume) et la surface sont les deux éléments géométriques fondamentaux qui interviennent dans la Mécanique des corps et des éléments ; et les forces réciproques non égales, dépendantes de la surface, constituent un ordre entier d'actions nouvelles (1).

(1) Elles seules, par exemple, donnent jusqu'ici l'explication des courants moléculaires du magnétisme d'Ampère. (Étude, §§ 126-130) ; comme aussi du fait si général et fondamental de l'impossibilité de l'équilibre au contact de milieux différents, fait intimement corrélatif de l'existence du potentiel de contact (aussi mouvements browniens).

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158. Le premier point vise tout d'abord la tendance sans fondement rationnel, qui empêche la Physique d'envisager dans la conception de l'Univers l'existence de réalités infinies ; ces réalités, en effet, ne sont pas moins comprises dans le champ des idées possibles que les réalités finies ; dans l'infiniment grand, l'Espace ; dans l'infiniment petit, les données déterminantes de certains faits géométriques et mécaniques constituent de telles réalités (1).

III. La lacune signalée par la remarque précédente a pour origine une erreur ou confusion métaphysique propre à l'enseignement de la Mécanique rationnelle. On a en effet introduit, à tort, comme principe, dans cette Mécanique abstraite, le principe de l'égalité entre l'action et la réaction. Or, dans les termes où il est présenté, c'est-à-dire en tant qu'exprimant l'égalité des forces réciproques entre les points, ce principe n'est qu'une proposition de physique. En faire un axiome de Mécanique, c'est oublier que la Mécanique rationnelle comprend tous les cas possibles de forces concevables, par conséquent celui des forces réciproques inégales aussi bien que celui des forces égales, puisqu'elle en peut calculer également bien les conséquences. Que la Physique croie jusqu'ici qu'il n'existe que des forces réciproques égales, c'est, nous le répétons, une simple proposition ; mais cette proposition pourrait être non fondée sans que la Mécanique eût rien à changer à ses axiomes propres.

On en peut dire autant de la notion dogmatique de la constance de l'énergie, de l'axiome que rien ne se crée, rien ne se perd. Rien n'est moins certain ; non seulement on conçoit tout aussi bien le contraire, mais il est même presque impossible de ne pas penser que ce contraire est la réalité (voy. Étude, §§ 417, 418).

(1) On trouve présentés dans le Mémoire déjà cité (Étude, Appendice, § 15) des arguments et des exemples concrets.

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Cette considération des réalités infinies et infiniment petites, si essentielle à l'idée que nous devons nous former du monde créé, et intimement liée à la question de principe du calcul infinitésimal, donne aussi sa véritable portée et son intérêt à celui-ci. Mais d'ailleurs, envisagé en lui-même et dans son exposé didactique, ce calcul offre sous une autre face un exemple, très décisif par ses effets pratiques, de l'influence d'une ten-

(1) Voici des questions propres à convaincre de l'existence de grandeurs qui ne sont ni zéro ni finies.

Quelle est la probabilité que le centre d'un disque tombe en un point donné d'un parquet indéfini ?

Quelle est la différence minimum qui existe entre une irrationnelle (√2 par exemple) et une grandeur rationnelle ? Un géomètre distingué a préféré répondre, en présence de cette question, que √2 n'existe pas. Qu'est-ce alors que la diagonale d'un carré construit sur l'unité ? Quelle est la moindre différence de longueur entre la diagonale et une ligne commensurable avec le côté du carré ?

Deux points s'attirent en raison inverse du carré de la distance. Pour la coïncidence, l'attraction est zéro (et non pas l'infini). Quelle est la distance à laquelle cette attraction, qui ne cesse d'exister à aucune distance dans le rapprochement, commence à diminuer ?

Presque tous ces exemples mettent en évidence des cas en défaut du principe de la limite, reposant au fond sur l'idée fausse que zéro est une grandeur, alors qu'il indique simplement la non existence d'une grandeur. Au lieu de définir en mathématiques la grandeur par les seuls mots « ce qui est susceptible d'augmentation ou de diminution, » il faudrait ajouter : « en restant de même espèce, » car ceci est bien la notion expérimentale. Or, à ce titre, zéro n'est pas un état de la grandeur.

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dance qui élude, sous prétexte de la seule considération des objets tangibles, les impératifs de la raison.

Comme l'idée transcendante de l'infiniment petit a été, en fait, la base de la découverte du calcul infinitésimal (1), et qu'en dépit de son inutilité ou de sa fausseté prétendue, on ne peut en faire abstraction, puisqu'elle est implicitement dans la nature des choses, on a pris le parti de l'ignorer, en désignant par les mots qui l'expriment en français, une autre chose qui n'est nécessairement ni infiniment petite, ni même petite, savoir une grandeur variable, qui a pour limite

Cette remarque explique, en le résumant, l'ordre des questions précédentes. Elles se réduisent en effet à demander quel est le moindre degré de la grandeur, ou le Minimum de la Grandeur ? Ce Minimum n'est aucune grandeur finie et n'est pas zéro, qui n'est pas une grandeur. Il existe cependant. Il est bien dénommé infiniment petit ; et, dans son ordre, peuvent de nouveau se concevoir et existent toutes les relations entre grandeurs.

D'ailleurs il n'est pas loisible d'en éluder la considération, puisque les questions l'introduisent d'elles-mêmes ; par exemple, dans celle qui concerne l'attraction des deux points, on cherche tout simplement l'abscisse qui correspond à un maximum de l'ordonnée.

Ce serait aussi le lieu d'observer que jamais une grandeur ne passe par zéro, qui n'est pas un de ses états. Ce qui change, dans le changement de signe, c'est la direction. Il n'y a d'ailleurs en réalité jamais discontinuité ; la direction elle-même varie par sa nature d'une manière continue.

(1) Voir Étude, Appendice § 13.

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zéro. Or, ceci n'est pas une simple convention ; c'est un procédé incorrect ayant, s'il est permis de le dire, la gravité d'une opposition voulue à une Autorité sans appel. La raison a le droit d'imposer l'acceptation de réalités dont la figuration est pour nous impossible. Si beaucoup ne sont pas frappés de la portée morale de cette situation, il doit être facile à tout le monde de constater le vice latent qu'elle renferme à la gêne et à la confusion qui en résultent dans l'enseignement (1).

Nous dirons, quant à nous, que pour ne pas apprécier la portée de cette sorte de perversion intellectuelle, il faudrait ne pas discerner l'immense valeur morale qu'emporte avec lui le fait d'une soumission telle à l'autorité de la raison, qu'on sache s'y plier, même quand elle présente comme nécessaire et réel un objet que nos sens ne peuvent se représenter. Or, c'est précisément le cas de la notion des infiniment petits : leur existence, nous croyons l'avoir démontré (2), est une

(1) Que dire à des élèves lorsque, meilleurs logiciens que des maîtres de la science, ils demandent pourquoi on appelle infiniment petit ce qui ne l'est pas, et qu'on les voit chercher la moindre compromission intellectuelle, n'obtenant pour toute satisfaction que le non possumus de cette science autorisée.

(2) Étude, etc., Appendice §§ 15-17 ; et plus haut, Note de la page 707.

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question de fait, une nécessité physique, et cependant il est aussi impossible de se la figurer qu'il serait irrationnel de le tenter, puisque cela équivaudrait à prétendre exprimer au moyen du fini ce qui ne l'est pas. Dans l'enseignement, le seul parti à prendre à cet égard, si l'on veut être logique et si l'on ose être vrai quelle que soit la vérité, c'est de dire ouvertement qu'il existe en mathématiques, et aussi dans la réalité physique, qui n'est qu'une application, des grandeurs transcendantes affirmées par la raison et non représentables, et que les infiniment petits sont une de ces réalités là (1).

D'ailleurs, qu'on le remarque bien, on n'est pas ici sur le seul terrain de la spéculation métaphysique ; la perfection même des théories de la Physique mathématique dépend intimement de la solution de ce débat ; car la tendance à rejeter les notions abstraites de l'infini et de l'infiniment petit porte nécessairement les physiciens à rejeter

(1) La seule voie logique pour supprimer les idées d'infini et d'infiniment petit serait tout d'abord de supprimer dans l'enseignement les mots qui les expriment dans le langage, et, acceptant comme fait les fonctions limites, de réduire le calcul différentiel à une table à double entrée, renfermant d'un côté les dérivées, de l'autre les intégrales. Mais cela n'est pas possible, attendu qu'une multitude de problèmes mettent en présence de ces idées directement et d'une manière inéluctable ; et on ne décidera pas que la question ne sera pas posée, car ainsi, on la poserait indirectement soi-même.

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l'existence réelle très possible des objets qui leur correspondent ; c'est-à-dire, par exemple, à considérer comme fausses les formules de Mécanique rationnelle où l'on traite les corps comme des milieux à discontinuité continue, dans lesquels chaque point agit à distance suivant une loi donnée. Cela reviendrait à nier en principe la division de la matière à l'infini ; et cependant la raison, qui conçoit l'espace infini, conçoit également bien la division de l'espace en parties séparées et de plus en plus petites à l'infini, c'est-à-dire l'existence actuelle de tous les termes d'une série infinie (1).

159. Le second point spécial sur lequel nous nous sommes proposé d'appeler l'attention, concerne les fluctuations subies depuis environ un siècle par la conception de l'espace, élément fondamental et vital de tout l'ensemble des sciences. Cet exemple, par la grandeur de son objet, est mieux fait que tout autre pour mettre en évidence le danger d'un examen métaphysique incomplet (2). Nous n'avons pas à reproduire ici

(1) Une des grandes idées à faire pénétrer, c'est que l'Univers réalise les lois de la quantité même dans ce que celles-ci ont de plus transcendant. Les faits abstraits de la Mécanique rationnelle se retrouvent en acte dans la Création matérielle, et l'espace infini n'est par ses lois qu'une représentation de la science mathématique abstraite.

(2) Voyez sur ce sujet : Pour la Géométrie euclidienne, Bull. Acad. roy. de Belgique, n° 7, p. 506, 1899.

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toute une discussion, mais seulement à signaler au lecteur la substance du débat.

160. Sous le nom de Métagéométrie, ou Géométrie générale, et au prix d'une dépense de science et de travail considérable, des géomètres dont le nom fait autorité ont cru pouvoir établir que la Géométrie ou la science de l'espace n'a nullement la certitude a priori qu'on lui attribuait ; qu'elle repose comme d'autres sciences physiques sur la base vacillante des hypothèses, et, pour préciser, qu'en réalité il y a lieu d'admettre trois géométries, c'est-à-dire la possibilité de trois espaces différents. La Géométrie classique d'Euclide est l'une d'entre elles ; mais il est impossible de décider si l'espace physique réel en suit ou n'en suit pas les lois ; si, par exemple, il est vrai ou non que, dans un triangle, la somme des trois angles est égale à deux droits, car il faudrait recourir à l'expérience, procédé en lui-même toujours imparfait.

161. L'histoire de ces déductions est aisée à résumer. Les anciens, Euclide, partant de quelques idées simples, d'ordre évident, ont construit sur ces idées un système de Géométrie reçu pendant 2000 ans comme l'expression de la vérité. Il est clair cependant que si l'on récusait quel-

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ques-unes de ces notions d'évidence, que si, par exemple, on refusait d'accorder le postulatum d'Euclide, rien n'empêcherait de construire, au prix de figures rébarbatives, une Géométrie qui serait une sorte de déformation de la Géométrie classique, et nul euclidien ne pourrait démontrer à ceux qui s'aviseraient de cela qu'ils sont dans l'erreur, puisque le fait même du postulatum constitue un aveu d'impuissance. D'ailleurs, l'expérience est inhabile à décider, parce que la déformation dont il s'agit peut toujours être supposée assez faible pour échapper aux moyens de vérification.

162. Ainsi seraient renversées de fond en comble toutes les idées de principe concernant la nature de l'espace, apparemment imposées par une irrésistible évidence. Mais, quand on y regarde de près, on constate que tout ce système, d'une gravité quant à ses conséquences d'autant plus grande qu'il s'appuie sur de plus grandes autorités, ne repose au fond que sur une confusion d'idées, ou même de mots. Le lecteur supposera naturellement que, pour démontrer l'existence de plusieurs Géométries, c'est-à-dire de plusieurs espaces, il est nécessaire de concevoir plusieurs espaces différents, à la manière dont, pour faire concevoir plusieurs Mécaniques célestes, on doit

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définir plusieurs lois d'attraction. Or, il n'en est rien : les auteurs de la nouvelle Géométrie, avec tout le monde, ne sont jamais parvenus à concevoir qu'un seul espace, qui est l'espace euclidien classique ; dans cet espace, ils ont découvert que la ligne droite euclidienne est un cas limite d'une certaine famille de lignes, dites lignes droites (à la manière dont on trouve que la parabole est un cas limite dans la famille des coniques) ; puis, introduisant, sans en avertir et évidemment sans s'en apercevoir, la proposition implicite qu'un espace ne possède qu'une ligne droite, ils ont de l'existence de plusieurs lignes droites conclu à l'existence de plusieurs espaces, et, par conséquent, de plusieurs géométries, alors qu'en réalité ils auraient dû simplement dire que leurs trois « géométries » existent simultanément dans un unique espace, qui n'est autre que l'espace euclidien. En dehors de son mérite comme travail analytique, on ne peut en fait rien découvrir de plus dans la nouvelle Géométrie. Pendant trois quarts de siècle, les géomètres occupés de l'établir ont oublié que la condition nécessaire pour édifier une théorie, c'est de donner une définition de l'objet qu'elle envisage, c'est-à-dire ici de l'espace. Sans doute, depuis et par la force des choses, cette condition s'est trouvée remplie ;

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mais ce n'a été que d'une manière implicite, non consciente, et avec la confusion d'idées que nous venons de signaler. Que l'on fasse disparaître cette confusion, et l'on verra disparaître aussi tout l'édifice des conséquences capitales de principe vers lequel, pendant une durée séculaire, s'est acheminée cette partie de la science. Quoiqu'il ne s'agisse en tout ceci que d'une question de fait, et en quelque sorte de fait historique, on aurait je ne sais quel scrupule à mentionner cet échec de travaux analytiques fort remarquables et se réclamant de noms illustres, s'il n'était pas si évident que le tout provient d'une tendance avouée par les auteurs eux-mêmes de ces travaux. Les géomètres ont fort malmené les métaphysiciens au cours du débat dont il s'agit. La faute de logique n'a cependant pas eu d'autre cause que le mépris des considérations métaphysiques ; celui-ci, en limitant la réalité au cercle des objets sensibles, n'a pas permis d'aller directement à une définition de l'espace pris en lui-même (1), quoique l'espace fût le véritable objet de la discussion (2).

(1) La ligne droite, le point, représentés par l'arête ou le coin d'une règle ont paru réels ; l'espace ? nous a-t-on dit, ce n'est rien.

(2) Mais d'ailleurs, ces recherches auront concouru 1° à établir qu'il existe une théorie abstraite de la Géométrie ;

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163. Si l'on veut bien apprécier, en dernière analyse, la portée d'une conception exacte de

2° à confirmer la conception de l'espace unique à priori. Quand, reprenant la définition de l'espace système de points, ou plus abstraitement collection d'éléments à plusieurs indices (dimensions), on lui applique méthodiquement les idées d'homogénéité et de continuité (propriétés qui, comme son infinité, sont déjà des conséquences de sa définition de réalité physique nécessaire à l'existence de toutes les autres (1)), on arrive d'une manière directe et simple à établir la théorie de la Géométrie, et son identité avec la Géométrie d'Euclide.

Dans cette voie, on réfute d'abord aisément l'erreur métaphysique qui consiste à admettre la possibilité d'un espace hétérogène, c'est-à-dire des lois géométriques différentes en différentes parties de l'espace, puisque cette idée elle-même implique celle d'un espace qui sert de lieu de distribution à ces différences de Géométrie, ou, ce qui revient au même, celle d'un espace homogène. Cette dernière notion est donc inéluctable.

On trouve ensuite que, dans cet espace homogène, la distance des points est donnée par la racine carrée de la somme des carrés des coordonnées relatives, cette propriété subsistant d'ailleurs quel que soit le nombre des dimensions de l'espace.

En ce qui concerne enfin cette dernière question, celle du nombre des dimensions de l'espace, il existe un argument solide pour démontrer que ce nombre est le nombre trois : c'est la continuité dans les apparences des faits physiques. Un être pour lequel certaines dimensions de l'espace seraient seules sensibles, connaîtrait le monde physique sous un aspect essentiellement discontinu, comme cela aurait lieu pour un animal plan dans un espace à trois dimensions. Pour établir la possibilité de quatre dimensions de l'espace physique, on prend pour argument l'existence des espaces à une et deux dimensions (ligne droite et plan), qui possèdent chacun son système de lois géométriques propres, tout en formant partie intégrante d'un espace à trois dimensions ; et l'on admet que,

(1) Étude, p. 684.

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l'espace et de la Géométrie (1), et légitimer l'intérêt que présente en propre pour notre objet

semblablement, celui-ci pourrait faire partie d'un espace à quatre dimensions. Mais il est aisé de voir que le parallélisme des relations ne se maintient plus si l'on introduit les notions physiques du point substantiel et de la force, puisque la ligne droite et le plan ne possèdent en propre, dans un espace à trois dimensions, ni points substantiels, ni forces subsistant avec continuité dans ces espaces composants.

(1) Le caractère d'évidence que présente la Géométrie et qui s'est toujours imposé instinctivement à l'esprit humain, a une raison très profonde et bien remarquable. C'est que l'Espace, dans cet Univers où tout est réglé par nombre, poids et mesure, n'est autre chose que la réalisation de la science mathématique abstraite, tout y étant figuré, même les grandeurs dites imaginaires, les irrationnelles, les infinis et les infiniment petits ; et c'est pour cela que la certitude géométrique n'est autre chose au fond que l'inébranlable certitude mathématique elle-même. Le vrai créateur de la théorie de la Géométrie est Descartes (par la Géométrie analytique). La science de l'espace est au fond la science du nombre, et c'est ici et là l'impossibilité de concevoir deux théories différentes qui donne lieu au caractère de l'évidence. Pour faire douter de la nature de l'espace, la condition nécessaire serait d'en présenter deux définitions différentes admissibles.

Nous avons d'ailleurs signalé dans divers écrits, et récemment dans le Mémoire Remarques sur la Relativité [Mém. in-4° Acad. roy. de Belgique, 2e Sér. T. V. (4 juillet 1923)] les erreurs de méthode et de raisonnement que l'on rencontre en suivant les Métagéomètres dans leurs propres déductions. Parmi ces erreurs, une des plus remarquables et qui suffirait, est le changement de définition de la parallèle introduit, en fait, par la Métagéométrie pour faire mettre en doute le Postulatum d'Euclide.

Ce changement consiste à regarder la parallèle non plus comme une droite qui ne rencontre pas, mais comme une droite sur laquelle la distance devient infinie ; ce qui est radicalement différent, et ruine de soi toute la thèse.

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une discussion en apparence toute spéculative, il faut se rappeler le lien étroit qui rattache la compréhension des plus hautes vérités spirituelles à la connaissance de l'Univers externe. Le résultat capital de l'application de la méthode scientifique est de découvrir que le monde physique est, par le système de ses forces, par les lois qui lient celles-ci à l'espace, un symbole, une écriture du monde spirituel. Ainsi, par exemple, de même que dans ce dernier monde se constatent les pôles opposés du bien et du mal, de même on voit apparaître dans le monde physique deux forces antagonistes, l'une d'attraction tendant à produire l'ordre, l'autre de répulsion tendant à produire le désordre géométrique et dynamique. Or, ce symbolisme se prolonge et se suit à travers tous les ordres des faits physiques, et il s'étend enfin, par le signe primordial de l'Espace, à la plus auguste des notions accessibles, celle même de l'existence de Dieu.

Condition de tout ce qui existe, lieu des phénomènes, comprenant tout, distinct cependant de tout, ayant jusqu'au caractère de la Trinité, l'Espace est dans le monde créé le signe et comme le sceau de la Divinité.

164. Le symbolisme que nous rappelions est donc l'élément le plus important, et en quelque

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sorte le but de la connaissance du monde extérieur. Or, il ne s'atteint que par l'application de la vraie méthode de recherche, celle qui, basée sur la foi aux données de la raison, explore progressivement et d'une manière comparative le champ métaphysique et celui des faits tangibles. Les errements d'une recherche empirique et non ordonnée fermeraient sans rémission l'accès d'une telle vérité. L'analyse du principe de recherche faisait bien, d'après cela, partie intégrante de notre étude ; il met à la fois en évidence la réciprocité de lien des deux ordres de la religion et de la science, et les erreurs ou le déficit qui peuvent résulter, au point de vue spirituel, des déviations d'ordre purement intellectuel de la méthode.

Résumé.

165. Notre examen de l'influence de la Géodésie chronologique vient de porter :

1° Sur les sciences qui concernent spécialement le globe terrestre ;

2° Sur les sciences mathématiques abstraites et sur les conséquences qu'emporte, au point de vue spirituel, une application rationnelle de la méthode de recherche.

L'enseignement pratique et concret de cet

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examen, sans d'ailleurs méconnaître, au sujet de points capitaux, des idées ou des faits qui ouvrent la voie à une conciliation ultérieure, est l'existence d'une opposition presque universelle entre les tendances actuelles de la science concernant l'Univers, la Terre et l'Homme, et les conceptions qu'imposent les faits mathématiques de l'Ecriture.

166. A un point de vue interne et profond, cet antagonisme n'a point lieu d'étonner. Il se présente comme une des faces de l'état de confusion spirituelle et intellectuelle qui, dans la période actuelle de sa vie terrestre, est le propre de l'Humanité ; dans cet état, elle est incapable « par elle-même » non seulement de tout bien mais aussi de toute vérité.

167. A un point de vue purement externe, c'est-à-dire en prenant en elle-même la marche de la science comme un phénomène à observer, on se trouve, dans ses fluctuations, en présence d'un terme temporaire et changeant, opposé au terme mathématique immuable d'une science nouvelle, constituée par des données géométriques primordiales de l'Univers, et embrassant l'étendue entière des temps de la Terre et de l'Humanité.

168. Le caractère mouvant de l'enseignement

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humain n'exige pas pour être reconnu une observation bien profonde. Il n'y a rien d'excessif à dire que s'il existe une église à infaillibilité variable qui impose des dogmes, ajoute ou retranche selon les temps et les lieux, la Science est aussi en réalité une église où des idées courantes obtiennent force de loi, ont leur temps de règne, jouent le rôle de dogmes et, servant de norme à la vérité du jour, créent des orthodoxes et des suspects dont le lendemain échangera les rôles.

Il suffirait de citer, en prenant un exemple actuel, le dogme évolutionniste, poussé à outrance dans tous les domaines et en dehors duquel il est défendu et en quelque sorte devenu hérétique de penser, pour voir qu'en dépit d'une indifférence conventionnelle à l'égard des hypothèses, la science tend de plus en plus à devenir une espèce de religion — opposée par les uns à la religion, et que les partisans de la religion n'ont trouvé d'autre moyen de concilier avec elle qu'en prohibant systématiquement toute rencontre et toute discussion. La moindre expérience du milieu scientifique fait connaître que telles y sont, en effet, l'atmosphère et la tendance moyenne.

169. Pour qui regarde tranquillement, tout cela rend fort problématique, en ce qui concerne les questions fondamentales, le droit à la confiance

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dans le sacerdoce scientifique, et vraisemblable, pour l'observateur réfléchi, ce que nous établissons en fait dans ce travail, à savoir qu'une direction supérieure spéciale est nécessaire à l'humanité aussi bien pour le vrai que pour le bien, et que la science livrée à elle-même côtoie en aveugle, dans presque tous ses domaines, une vérité dont la forme exacte est donnée par les nombres de la Bible.

En tous cas, on est en mesure d'affirmer aujourd'hui en connaissance de cause, c'est-à-dire non par l'argument sans valeur d'un sentiment ou d'une opinion, mais par la raison démonstrative des faits, que la science, au lieu de mépriser la révélation, devrait prendre à son égard une attitude très modeste. Cette science commet en somme l'erreur bien connue qui, dans la recherche du meilleur résultat, consiste à perdre de vue l'ordre d'importance des observations : elle n'accorde à la révélation qu'un poids nul ou dérisoire, alors qu'en celle-ci réside au contraire le poids régulateur qui doit limiter ses écarts et assurer son équilibre.

B. Science de l'Histoire et Politique.

170. Un mot dans ces derniers temps a fait fortune : on a parlé de la banqueroute de la science.

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D'où qu'il vînt et à quelle intention, ce mot renfermait quelque chose de vrai, prouvé par l'affectation même qu'on a mise à ne pas vouloir le comprendre. La science, disait-il, a relégué la théologie positive au rang des choses passées. Libératrice et consolatrice, elle se vantait d'apporter enfin à l'Humanité de vraies lumières sur son origine et sa destinée. Or, il est certain que, par ses errements, elle défaut à ces promesses, et il est grave que l'on commence à s'en apercevoir. La science met par ordre ce que nous voyons ; elle ne nous fait pas connaître ce que nous sommes.

Le reproche visait, en fait, cette science à courte vue qui, matérialiste avec le microscope, panthéiste quand elle jauge le ciel, dans tous les cas indifférente par définition, apaise avec un sourire de supériorité les impératifs de la raison et de la conscience sous ceux du nombre et de la pesée. Dépréciation de cette science-là, — sollicitation des âmes à se jeter dans une foi aveugle, — le mot était mérité et ne dissimulait pas la nature des représailles.

171. Il aurait un sens plus juste, une tendance autrement profonde, si, au lieu de rééditer comme il l'a fait le procès un peu vulgaire de la raison et de la foi, et de chercher le triomphe de la reli-

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gion dans l'incapacité de la science, il s'appliquait à relever tout au contraire la grandeur de celle-ci et sa véritable mission ; à l'avertir que si elle a failli, c'est non pas, comme on voulait le laisser généralement entendre, à raison d'une incapacité de sa nature, mais simplement en ce que, par son étroitesse, elle a borné un champ qui lui est propre ; qu'un préjugé l'aveugle à l'égal de l'aveugle foi qu'elle prétend combattre ; qu'arrachant le bandeau dont elle se couvre volontairement les yeux, devenue le flambeau de la religion même, elle découvrirait, avec un ordre de vérités éternelles, la démonstration qui l'établit.

Abondant dans ce dernier sens, notre thèse sera de montrer que ce qu'on appelle le déficit de la science, loin d'être un appoint pour la religion, n'a d'autre résultat que d'assurer chez la religion elle-même la banqueroute spirituelle ; et qu'ainsi les choses sont à tous égards fort différentes de ce que, dans un certain milieu, on les suppose, et que sans nul doute on les désire. Ce point de vue s'étend d'ailleurs à tout l'ordre des faits dont la considération engage des intérêts à la fois moraux et temporels.

Examinons d'abord les rapports de la Géodésie chronologique avec l'Histoire et la Politique.

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a) Science de l'Histoire.

172. Les faits de la Mathématique historique doivent ici s'envisager sous trois aspects :

1° Réforme de l'enseignement de l'Histoire ;

2° Acquisition de faits historiques nouveaux ;

3° Poids que reçoivent des faits historiques déjà connus.

173. Il y a un tiers de siècle, Brück, dans son livre l'Humanité, son développement et sa durée (1), faisait connaître la Loi de l'Histoire. Dès lors, on aurait pu introduire cette loi dans l'enseignement : elle constitue un fait ; l'exposé de ce fait peut s'isoler de tout ce qui tient aux vues particulières de l'auteur sur la Physique terrestre.

En 1880, retraçant dans Cinquante ans de liberté (2) l'Histoire des sciences physiques en Belgique, nous avons signalé l'importance de la Loi de Brück. Plus récemment, en 1893, dans la Concordance, après avoir établi la corrélation intime qu'elle soutient avec la Chronologie de la Bible, nous y avons insisté avec plus de raison

(1) Tous les exemplaires de cet ouvrage restés en librairie ont été mis au pilon, comme sans valeur, il y a une dizaine d'années.

(2) Bruxelles, Weissenbruch, 1880.

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encore. « Il importe, disions-nous (1), d'introduire immédiatement la connaissance de cette loi dans nos écoles, fût-ce comme simple règle mnémotechnique ; en quelques leçons, elle apprendrait aux élèves toutes les grandes lignes de l'Histoire universelle et ils en retrouveraient immédiatement la Chronologie. Un manuel exposant la loi, la résumant en quelques tableaux synoptiques, est à faire. Dans les salles d'étude, un tableau schématique résumant la loi d'une manière figurative devrait être reproduit à grande échelle, et, dans les examens, la question fondamentale d'Histoire universelle devrait être la Loi de la vie des peuples et de leur succession ; on demanderait la Loi de Brück comme, en Astronomie, on demande les Lois de Képler. La seule notion de la vie des peuples, nettement énoncée, produirait des résultats profonds ; ce serait au professeur d'être à la hauteur de sa tâche pour l'interpréter ; pour montrer que si la science enseigne ainsi aux peuples les crises par lesquelles ils ont à passer, c'est afin que, par l'usage de la liberté morale, ils apprennent à en conjurer les effets funestes, à s'entr'aider, non à accentuer d'une manière animale, sous forme de réactions

(1) Concordance, p. 222.

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violentes, les prédispositions fatales du milieu. Nul doute que l'Humanité, instruite par la science, n'arrive ainsi plus tard à dominer l'organisme terrestre qui lui sert de corps... L'enseignement de la Loi historique, voilà donc un premier acte pratique et nettement défini à réaliser ».

Avec quelle force ne sommes-nous pas contraint de réitérer cette protestation, maintenant que cette loi se présente non plus simplement comme une forme commode de la Chronologie, mais comme le régulateur effectif d'une réalité objective, visible à la surface de la Terre. Déjà on est d'accord pour préconiser l'enseignement simultané de la Géographie physique et de l'Histoire ; on n'est pas loin de pressentir l'existence d'un phénomène tellurique systématique duquel ferait partie le fait historique lui-même.

Le problème sera résolu, on le sait et on le dit, quand on aura atteint l'expression étroite et concrète des relations que ce phénomène suppose. Or, c'est précisément ce que fait la Géodésie chronologique en apportant sa solution à la fois théorique et pratique. A des considérations vagues, elle substitue des nombres précis, et il paraît superflu d'insister sur le caractère impressif que prendrait l'enseignement de l'Histoire s'il se ré-

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duisait, en parlant aux yeux, à la connaissance d'un diagramme, où des longueurs linéaires feraient retrouver des espaces de temps.

174. La répartition de la matière dans les divers degrés de l'enseignement s'indique d'ailleurs d'elle-même : à l'enseignement moyen appartient la notion de la vie de l'Humanité, de la succession des peuples chefs et de leurs périodes de domination quinquaséculaire ; dans l'enseignement supérieur, la Chronologie géodésique se rattache naturellement, sans parler de l'Histoire proprement dite, à la Physique du globe, à la Sociologie, à la science des religions, qui y figurent déjà. Tout en sauvegardant les droits du doute scientifique et, si on ose l'insinuer, à raison de ces droits même, une science impartiale ne perdrait rien à connaître que la Chronologie de la Bible et son système de nombres prophétiques sont en concordance étroite avec un phénomène de Cinématique historique. C'est un fait concret ; il a la force d'une vérité positive. D'ailleurs, la requête est d'autant plus légitime qu'en fait la connaissance des temps primitifs forme aujourd'hui une tour de Babel, où l'incertitude se prouve par la discordance même d'appréciations également autorisées. On peut donc augurer sans erreur que, si une solution est possible, c'est au nombre qu'elle

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appartiendra. Lui seul est de nature à fixer, au milieu de tout cela, des points de repère, à imposer leur limite à toutes les considérations purement qualitatives ; et ce qu'un illustre égyptologue (de Rougé) a appelé la Géologie de l'Histoire est en nature assez élastique pour s'accommoder de ce bienfaisant lit de Procuste, et y apprendre enfin sa vraie mesure.

175. A la question technique de l'enseignement de l'Histoire se rattachent d'eux-mêmes les autres points énumérés (§ 172), concernant la matière historique proprement dite ; ils sont relatifs, soit à des faits nouveaux que fait connaître la Mathématique historique, soit à des faits qu'elle rend d'intérêt nouveau par le poids qu'elle leur assigne. Le lecteur possède déjà la substance du sujet ; quelques traits suffiront donc, qui servent d'axes et mentionnent, par leur seul énoncé, tout un ordre de faits.

176. Deux d'entre eux s'indiquent particulièrement, savoir :

1° La descendance israélite des Anglo-Saxons, que déjà la concordance de la Bible et de la Pyramide avait signalée, que la Géodésie chronologique est venue mettre hors de doute ;

2° Le fait de la durée finie de l'économie actu-

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elle, inaugurée par le cataclysme du Déluge en — 2528, et qui se terminera dans trois siècles (+ 2180) par l'avènement du règne de Christ.

Ces deux données fondamentales, — savoir le Peuple élu retrouvé et explicitement désigné dans les temps modernes ; la durée finie de l'évolution actuelle connue par des limites précises, — sont des éléments positifs nouveaux qui, par ses grandes lignes et son horizon, transforment la physionomie de l'Histoire, — d'intérêt d'autant plus grand d'ailleurs, qu'en y regardant bien, ils mettent au point des traits généraux déjà soupçonnés d'instinct sans qu'on pût les définir : l'existence d'une fin, et le fait étrange de la survivance ou de la résurrection historique du « peuple juif ».

177. D'autres traits généraux qui, dans leur essence ou par leurs conséquences, embrassent semblablement tout l'ensemble de l'économie actuelle, suffisent aussi pour définir la portée de la doctrine en tant que critérium du poids de faits déjà connus. Le plus capital de ces faits, c'est l'existence même du christianisme : la Géodésie chronologique élimine entièrement l'idée qu'il constitue une simple période passagère dans l'évolution de la pensée humaine ; comme on s'exprime aujourd'hui : une des phases de l'histoire des religions. Elle établit au contraire que le

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Christ est vraiment le centre de l'Histoire, le Christianisme la science dans son expression la plus haute ; et par cela même, elle assigne leur poids aux conceptions de l'Humanité, différentes de la conception chrétienne (1).

(1) Si l'on passait en revue ce qu'à cet égard on enseigne aujourd'hui didactiquement, ici ou là, sans aucune base scientifique réelle, elle démontrerait l'inanité, par exemple, du système du progrès indéfini, sortant lui-même de l'indéfini dans le passé, engendré et subsistant par les efforts personnels de l'Humanité ; le caractère illusoire de ces prétendues « causes premières » d'hérédité, d'atavisme et de sélection, dont le manque absolu de conditions clairement énoncées se mesure à la richesse de la production littéraire qu'il engendre. Dans l'ordre des conceptions mieux définies, le déblaiement serait plus simple encore ; opposant un fait à une formule, la Géodésie chronologique, par son unité et sa démonstration concrète, assigne son poids à la division tripartite du positivisme, formée de deux âges théologique et métaphysique que doit couronner un âge scientifique, c'est-à-dire le positivisme lui-même, — état d'équilibre instable accordé comme terme suprême à l'esprit humain, et si contraire à sa nature que l'inventeur, à la première tentative, est tombé de toute sa hauteur.
Le même sort attendrait aussi, dans ce débat critique, toutes les affirmations du rationalisme négateur, — depuis le déisme qui mutile Dieu, jusqu'à cet épicurisme moderne qui, pendant toute une phase de décomposition sociale, nous a fait la parodie des missionnaires providentiels, et chez lequel le brillant de la forme dérobait mal le manque de moralité de la pensée ; et, étendant encore le point de vue, on peut prédire le même effondrement à la religion moderne d'une Astronomie ad usum vulgi, qui anémie les âmes par l'infini, noie dans ce vertige impuissant l'idéal profond de la conscience, et imprègne les esprits des notions les plus fausses sur la situation fortuite et quelconque (en réalité centrale) de l'homme dans l'ensemble de l'Univers.

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178. Si, du principe, on descend à l'ordre concret des formes revêtues par le christianisme, nos faits numériques démontrent, avec non moins d'évidence, l'erreur de ceux qui ne voient dans le système papal qu'une phase passagère du développement de cette grande doctrine, qui croient que le catholicisme romain a fait son temps et qu'un siècle de lumière va succéder aux ténèbres d'une théocratie. Ces faits démontrent au contraire que, si ce facteur est funeste, c'est aussi un facteur central, propre à toute l'économie historique qui s'étend de la Première à la Seconde Venue du Sauveur.

Ils sont destinés à modifier d'une manière analogue l'opinion que l'on se fait souvent, dans les milieux rationalistes, du mouvement de la Réforme, — première réaction, pense-t-on, contre la puissance de Rome, — dont le mérite, en ouvrant la porte au libre examen, a été de servir de marchepied au mouvement scientifique moderne, — mais qui, néanmoins, n'a pu se débarrasser des entraves de l'idée religieuse. Ils révèlent tout au contraire, dans le protestantisme, un facteur permanent ; ils font voir aussi que si sa mission dernière a été d'ouvrir une porte à la science, c'est non pas à la science myope des sages d'aujourd'hui, mais à une science tout autrement

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clairvoyante et étendue : celle qui trouvera dans la connaissance du monde extérieur, la démonstration de la réalité spirituelle qui le domine et dont il est l'expression et l'écriture.

179. Chacun des points fondamentaux que nous venons d'examiner constitue un programme ; à eux seuls ils embrassent toute l'Histoire, et leurs poids déterminent ceux de leurs facteurs historiques composants, d'ordre secondaire.

Du point de vue de la simple connaissance, passons maintenant à celui de l'action, c'est-à-dire envisageons le sens politique de la doctrine.

b) Politique.

180. En identifiant l'Histoire à un phénomène géométrique et cinématique, la Mathématique historique définit le rôle des peuples qui en sont les facteurs. Embrassant dans une seule vue la fin vers laquelle tend l'Humanité, connaissant les temps et les lieux, elle détermine par cela même, à chaque époque et en chaque point du champ politique, ce que ces peuples devraient faire s'ils comprenaient d'une manière intelligente le plan divin. Examinons à cet égard la situation actuelle.

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181. Aujourd'hui, comme le disait déjà Brück, l'Angleterre est le peuple chef ; en dépit des variations de l'ondulation politique, tout effort pour arrêter ses progrès dans la domination du monde ne constituera qu'une réaction plus utile pour en assurer le succès définitif. Mais d'ailleurs, la Géodésie chronologique a seule découvert, dans l'ascendance israélite des Anglo-Saxons, la raison supérieure de cette prééminence du dixième et dernier des peuples chefs de la série historique ; et ce lien ethnologique, jusqu'ici inconnu, donne seul aussi son vrai sens et sa portée au mouvement que nous observons.

182. En même temps que le point chronologique mobile parcourt l'arc historique, de Londres à Jérusalem, le peuple chef traverse le foyer de l'Histoire dans son retour vers l'Orient ; et deux ennemis principaux surveillent et enveloppent sa marche : d'un côté les Slaves, de l'autre les Latins. L'avenir est dans la solution d'un conflit entre l'action anglo-saxonne, provoquée et soutenue par un sentiment national de foi dans une mission supérieure, et une réaction que forme l'entente équivoque de termes disparates : d'un côté, une théocratie, mélange singulier de civilisation raffinée et de barbarie native ; pouvoir gigantesque, convoitant les contrées mêmes où

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l'Humanité a pris naissance, et dans lesquelles le peuple élu a pour mission de préparer le règne du Christ ; d'un autre, des peuples brûlés au foyer de la civilisation, ardents aux tendances humanitaires, mais qu'affaiblit le sentiment constant et importun d'une suprématie perdue. Ces peuples malades trouvent la cause principale de leur décadence dans le contact séculaire de Rome, et ils constituent son milieu de prédilection.

183. Si cette situation est extérieurement dessinée de la manière la plus nette, sa signification profonde reste entièrement cachée. En ce moment même (1), loin de comprendre le bien qu'amènent pour la civilisation générale les progrès de l'Angleterre (ou du peuple élu) en Afrique, notamment ses étapes successives dans la vallée du Nil, le monde européen considère ces faits uniquement du point de vue jaloux d'une ambition impuissante et froissée. Le devoir intelligent de ces peuples civilisés serait de s'unir à l'Angleterre en vue de la destruction de l'Islam, dont la mission a été d'isoler et d'abaisser les pays de l'Orient prophétique, en attendant le reflux de la civilisation chrétienne. Or, on les voit tout au contraire, sous la seule impulsion égoïste de leurs

(1) Voyez la note suivante.

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intérêts temporels, paralyser réciproquement leurs forces, et offrir ainsi à ce facteur de réaction, sous la forme de leur commune inertie, une véritable puissance agressive (1).

184. Des manifestations ouvertes mettent assez en évidence cet antagonisme du monde entier et du peuple chef actuel, peuple dans lequel il reconnaît instinctivement à la fois le dominateur voulu par la Loi et le missionnaire d'une action supérieure et cachée (2).

D'ailleurs, il devient visible, dès à présent, que

(1) Ceci était écrit (1896) au moment de l'abominable persécution des Arméniens, sous la sanction implicite offerte par l'inertie intéressée des peuples dont nous parlons.
Nous devons présenter la même observation au sujet de ce qui a précédé concernant le mouvement des Anglais en Egypte ; nous maintenons à dessein notre texte, pour y signaler la vérification d'une prévision réalisée : à cette époque (1896), nous induisions (voy. p. 204) des données du secteur Anglo-Egyptien, qu'en 1899-1900 les Anglais seraient maîtres de la vallée du Nil. L'expédition de Kitchener et la prise de Khartoum sont venues éloquemment justifier cette induction. Les événements actuels (janvier 1900) du Transvaal appartiennent certainement au même ordre de faits. Le mouvement de 1881 correspond à la prise de possession de l'Egypte en 1882, et alors comme aujourd'hui, le point d'action, aligné sur le secteur Anglo-Egyptien, est exactement le symétrique de l'Egypte par rapport à l'Equateur (voyez une carte).

(2) L'Histoire future remarquera le parallélisme et la concomitance de l'« antisémitisme » et de ce qu'on appelle aujourd'hui l'« anglophobie » ; elle y discernera un signe caractéristique de la résurrection des deux éléments composants du Peuple élu.

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le facteur d'opposition s'accentuera de plus en plus en se centralisant. Les races latines, jadis tête de mouvement, ont fini : elles se mettent et se mettront, chacune pour son compte, à la remorque du plus puissant, au mieux de leurs intérêts personnels, et il ne restera en présence pour se partager le monde, dès maintenant entièrement connu et possédé, que les Russes et les Anglo-Saxons (Angleterre et Etats-Unis) (1).

185. Les tendances dont on vient de parler appartiennent à cet ordre des impulsions instinc-

(1) L'Allemagne, de même parenté, joue à l'égard de ceux-ci le rôle équivoque d'une sorte de frère ennemi, qui aurait perdu son droit d'aînesse, et n'aurait d'autre préoccupation que de diminuer son supplanteur légal en contribuant sous main à ses revers. Cette vue, dessinée par les agissements actuels des peuples en présence, est entièrement d'accord avec les données de l'Ecriture relatives aux derniers temps, et met en évidence cette loi remarquable qui fait se retrouver aujourd'hui dans leur descendance, sous forme de facteurs politiques, les fondateurs de peuples de la Bible. Gog et Magog y désignent les Slaves, Tartares, etc., ayant pour représentant aux derniers temps, comme l'indique le Chap. XXXVIII d'Ezéchiel, l'empire russe. L'Islam est le représentant d'Ismaël, frère d'Isaac. Les royaumes de Juda et d'Israël sont les Juifs et l'Israël Anglo-Saxon, celui-ci composé, suivant la prophétie de Jacob (Gen. XLVIII, 8-20 et XLIX, 22-26), d'Ephraïm (l'Angleterre) et de Manassé (les Etats-Unis), les deux fils de Joseph. Esaü, frère de Jacob, s'identifie bien, par Edom (Ezéch. XXXV), conformément à la réflexion qu'on venait de faire, avec les Allemands. On peut rapprocher de ces remarques le fait que l'on voit aussi réapparaître, par Moab et Hammon (Dan. XI, 41-43), les fils de Lot, frère d'Abraham, et observer que

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tives, qui fait si justement comparer par l'Ecriture les peuples à des organismes animaux (1) ; dès lors, l'Histoire serait en quelque manière réductible à un phénomène physiologique, si, dans la masse, travaillant ces éléments animaux à la manière d'un ferment, ne se révélait un autre facteur de perversion. Celui-ci, d'ordre spirituel, est le produit direct de l'esprit d'usurpation du divin par l'humain qui se trouve à l'origine même du drame de l'Histoire. Au cours des siècles chrétiens, cet esprit s'est incarné, en constituant son

l'Israël des derniers temps s'emparant du monde, pas plus qu'Israël faisant autrefois la conquête de la Terre promise (Deut. II, 5, 9, 19), ne se rendra maître de ces peuples (non plus que d'Edom), qui appartiennent selon toute vraisemblance au nord de l'Europe (Belgique, Hollande ?). Ces remarques peuvent jeter du jour sur des événements contemporains. On observe aussi que l'Angleterre se trouve géographiquement, par rapport à ces opposants actuels, dans une orientation analogue à celle d'Israël par rapport à Edom, Moab et Hammon. Enfin, de même qu'Israël avait sur son flanc occidental, pour n'avoir pas su les détruire, les Cananéens, Sidoniens, etc. et leurs faux dieux, de même l'Angleterre a, à l'Occident, le brûlot de l'Irlande, avec ses Fenians (Phœnicians) et les « faux dieux » du Rome rule. [Voir aussi : Sur les limites géographiques des Peuples ; Bruxelles, (Kiessling) 1924.]

(1) Voyez, par exemple, le Chap. IV de l'Apocalypse (Concordance, § 64), où les peuples du monde païen (voir plus haut, § 51) sont figurés par des animaux ; Israël, comme aujourd'hui les Anglo-Saxons, dépositaires et défenseurs des Ecritures, méritant seul, par sa conscience supérieure, son individualisme et son respect du caractère humain, d'être désigné par une face d'homme.

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type le plus complet (car il en a d'autres encore) dans le faux prophétisme romain. La perversion dont nous parlons s'est traduite tant par la dénaturation de la vérité spirituelle que par sa compromission avec des intérêts terrestres dont elle est devenue l'instrument. C'est ainsi qu'à l'égal des peuples proprements dits, le faux prophète a rêvé et rêve encore une domination universelle. Un moment, dans l'Histoire, il a cru se l'être assurée ; la vérité cependant, provoquée, lui a arraché une partie du monde ; mais ce monde se rendort ; jadis menaçant et commandant en maître, l'antichristianisme moderne aujourd'hui intrigue, sollicite, flatte, séduit, bien certain qu'un moment arrivera où, relevant la tête, il pourra commander et menacer de nouveau.

186. Ce facteur de réaction du faux prophétisme, si nettement mis en évidence par nos faits mathématiques, doit attirer aujourd'hui toute l'attention de qui cherche à comprendre l'Histoire. Rien n'est plus dangereux, parce que rien n'est plus faux, que d'enseigner, comme font quelques-uns, que son importance va faiblissant et qu'il finira par disparaître. Pendant que les peuples s'agitent, que, dans le monde entier, après une période de calme, on entend depuis une dizaine d'années des guerres et des bruits de

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guerre, et comme la menace d'un orage éloigné (1), l'esprit de la fausse église travaille. Sourdement, à la faveur de la tiédeur individuelle et de l'indifférence générale, elle fait d'incessants progrès. Le point même où elle concentre ses efforts et qu'elle ambitionne d'emporter, révèlerait à lui seul le lieu de refuge de la vérité et son plan de défense. L'œuvre de la perversion est accomplie dans cette Espagne qu'ont perdue le fanatisme et la persécution ; la réaction ne craint guère plus la France, affaiblie par les fautes séculaires qu'elle lui a fait commettre, qu'elle lui fait commettre aujourd'hui même sous nos yeux comme d'irrécusables signes de décadence (1).

(1) Voyez Concordance, § 47, et Matt. XXIV, 4-6.

(1) L'« Affaire Dreyfus » est venue remplir, dans l'appréciation de l'Histoire actuelle, le même rôle que certains faits physiques, isolés mais caractéristiques, dans l'étude du monde physique, comme critérium de l'action des agents les plus profonds et les plus généraux. Une iniquité commise, la persécution d'un citoyen qui a le malheur de dénoncer ouvertement l'injustice, d'un soldat qui a l'héroïsme de se sacrifier pour la vérité, ont déployé aux yeux du monde tous les facteurs séculaires qui, non seulement ont fait la France ce qu'elle est, mais qui continueront, plus réveillés que jamais, à travailler le monde entier. Protestantisme et catholicisme ; esprit scientifique d'examen, présentant honnêtement ses raisons et n'attendant rien que d'elles, et esprit double, craignant la lumière, fort d'une éternelle équivoque, et qui battu ne connaît d'autres moyens que la mauvaise foi, la violence, ou le mensonge du silence en préparant de nouveaux coups ; socialisme et autocratisme, comme deux

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Ce qui mettrait le prix à la victoire sur le monde, c'est la conquête de l'Angleterre, personnification à la fois de l'individualisme chrétien, et centre d'une puissance qui doit s'étendre sur le monde. La pénétration du Peuple élu par l'influence romaine consommerait en effet cette confusion des intérêts terrestres et célestes qui est l'âme du faux prophétisme ; et, si on peut le dire,

antipodes, en contraste de position bien plus que de nature propre ; militarisme, aussi opposé au véritable esprit militaire que le cléricalisme l'est à la religion ; fanatisme, mis au service de tout cela, aussi vivant à la fin de ce siècle et prêt à tout les excès qu'il l'a toujours été ; enfin, l'antisémitisme, où cet esprit de persécution s'est déjà donné carrière effective, instrument nouveau lié au plan total de l'Histoire et facteur assuré des luttes à venir.
L'état des choses qui fait suite à l'« Affaire », et qui montre la réaction, nullement vaincue, continuant à miner le milieu dans l'ombre, se présente comme un exemple effrayant du caractère incurable des ferments de décomposition sociaux infiltrés par l'action séculaire de Rome, et destinés à assurer une décadence.
Le triangle France-Italie-Espagne qui, sur le côté gauche, ou au sud de l'arc historique, constitue le monde latin, est bien vraisemblablement, d'après ces faits et notre connaissance actuelle de l'arc historique, le système des trois puissances que Rome fait tomber (Dan. VII, 24 ; voy. Concordance, note du § 101). Les nouvelles données modifient dans ce sens l'induction formulée (en 1892) à la fin de la note qu'on vient de citer, induction qui, entre la France et l'Autriche, proposées pour troisième puissance, faisait pencher la probabilité en faveur de cette dernière.
[On peut voir, sur le même sujet, l'interprétation donnée dans les Leçons sur la Parole de Dieu, Leçon X.]

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celui-ci légitimerait alors son œuvre par une sorte de faux divin.

187. Or, qu'un semblable plan soit bien calculé, c'est ce qu'il est fort difficile de mettre en doute si l'on considère de près le caractère de ce Peuple élu. Il est difficile d'attendre moins d'une puissance, forte et faible à la fois par un incroyable orgueil national, tout composé d'orgueil spirituel et d'orgueil humain. Cette puissance se vante de sa richesse ; se faisant gloire de son isolement dans un monde entier où elle voit, avec raison, un ennemi, elle déclare se suffire à elle-même et n'avoir besoin de rien (Apoc. III, 17). Un peuple qui joint la froideur réfléchie à une imagination grande, doit fatalement, avec ces tendances, arriver à se déifier au nom même de la mission qu'il est chargé d'accomplir, et, devenu dieu, mépriser les peuples non élus qu'il dominera. Qu'on le mette en présence de l'invincible romanisme. Il sera incapable de souffrir dans l'organisation fascinatrice de la fausse église et dans sa domination menaçante une grandeur qui ne soit pas lui. L'esprit humain est ingénieux à voiler d'effroyables compromis sous des conditions qui apaisent la conscience en justifiant la fin par les moyens. Pourquoi donc ce peuple ne scellerait-il pas avec son pire ennemi une alliance, implicite mais d'au-

[page blanche — scan 00762]

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tant plus néfaste, de conséquences moins violentes peut-être dans la forme, mais plus pernicieuses par leur duplicité, que la première domination même du faux prophète romain (1) ?

188. Ce dernier trait achève de dessiner la situation en la résumant. Dans l'Ancien Monde, le peuple élu se fraye un passage à travers le foyer du développement de l'Histoire : c'est l'axe du mouvement. Les autres peuples le surveillent, favorisant ou contrariant la tendance dans la mesure et suivant le sens de leurs propres intérêts ; enfin, travaillant comme un mauvais levain tout cet ensemble, l'esprit de l'antichristianisme cherche au moins à empoisonner la source vive

(1) Le terrain sera préparé par l'affaiblissement de la foi, le catholicisme, par ses effets extérieurs, étant la seule foi que respecte et comprenne l'incrédulité. Dès que le manque de foi diminue la connaissance, le catholicisme intervient. Des faits courants sont d'ailleurs les signes peu équivoques des progrès de l'esprit catholique en Angleterre et en Amérique. Un trait caractéristique, fondé sur une apparition déguisée de cet esprit, est le plaidoyer continu que soutiennent les partisans de la théorie de « British Israël », pour démontrer que les promesses faites à Pierre appartiennent à l'Eglise d'Angleterre, et non à la Papauté. Cette tendance est une confirmation du lien caché dont la Géodésie chronologique révèle l'existence entre le facteur Anglo-Saxon et l'influence romaine (voy. §§ 77, 83, et plus loin la note du § 188). Il est intéressant, concernant la situation antagoniste des deux Eglises et l'existence d'Israël aux derniers temps, de rappeler ici le tableau historique si significatif, tracé par saint Paul dans le Chapitre XI de l'Epître aux Romains.

Fig. 27 (scan 00764, planche dépliante entre p. 744 et p. 745). Planche dépliante « (dessin libre) Diagramme des capitales ». Diagramme géométrique du « Secteur historique », limité à droite par le « Méridien Ourélien » (vertical, pointillé) et traversé verticalement par l'« Axe du Secteur » (ligne pointillée centrale). En haut, légende « Secteur historique ». Capitales et points portés (de gauche à droite et de bas en haut) : Londres (sommet d'où part l'« Arc historique »), Paris, Madrid, Rome (centre, au bas), Amsterdam (« Amster. »), Bruxelles, Berlin, Vienne, Varsovie, Athènes, Sardes, Constantinople, Pétersbourg (en haut), Moscou, et, hors secteur à droite, Babylone et Jérusalem. Un grand cercle en tirets (« Cercle de confusion ») est centré sur Rome ; un second cercle pointillé concentrique l'accompagne. Le quadrilatère Londres-Pétersbourg-Constantinople-Rome est dessiné en traits pleins ; à l'intérieur, le triangle Berlin-Vienne-Varsovie. L'« Arc historique » est tracé deux fois : en haut à gauche (de Londres) et en bas à droite (descendant vers Jérusalem). Valeurs angulaires lisibles portées le long des lignes : 18° 53' 0 (Londres → Pétersbourg) ; 27° 6' 6 et 27° 21' 6 (lignes vers Pétersbourg / Moscou) ; 18° 57' 2 (côté droit, vers Constantinople) ; 13° 2' 7 (Londres → Amsterdam) ; 18° 35' (vers Berlin/Varsovie) ; 4° 40' 0, 4° 48' 0, 4° 59' 6 (petits angles du triangle Berlin-Vienne-Varsovie) ; 11° 6' 3 (vers Vienne) ; 12° 27' 3 et 11° 28' 3 (vers Constantinople) ; 12° 57' 5 et 9° 55' (Madrid/Paris → Rome) ; 12° 13' 3 (Madrid → Rome, ligne de base) ; 12° 24' 7, 12° 23' 4 et 9° 29' (angles autour de Rome → Constantinople / Athènes) ; 180° 14 (arc de demi-tour mesuré sous Rome) ; 20° 45' 7 (vers Jérusalem). Coordonnées des points : Pétersbourg, Pyramide, Natal portés sur le diagramme. Légende sous la figure : « FIG. 27 — (dessin libre) Diagramme des capitales. »
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où le mouvement s'alimente, c'est-à-dire à dénaturer, en se vantant plus tard de la conversion du peuple élu, la mission réelle de celui-ci, et le message qu'il était chargé d'apporter au monde.

Considéré sur la Terre entière, le mouvement a consisté jusqu'ici dans la réaction Anglo-Saxonne contre le monde latin. Les Américains dans les Antilles et aux Philippines, les Anglais en Afrique, l'occupation déjà accomplie par eux de l'Asie-Australie, les chemins de fer pan-Américain et trans-Africain constituent une prise de possesssion croissante du globe, suivant les grands soulèvements méridiens. L'Angleterre commence sa période troublée de préorganisation, correspondante, dans la Loi historique, à celle du XIVe siècle pour la France, et dont la phase menaçante actuelle est bien symbolisée dans la Pyramide par la dépression rapide de la voûte au-dessus du Grand Degré (Concordance, § 47), dépression par laquelle elle atteint l'entrée du premier passage bas (voy. Fig. 1 et § 1) en 1910,7.

La grande lutte avec la Russie appartient à l'avenir. Le caractère fondamental de ce facteur d'opposition est assez mis en évidence par la position de son centre d'action (Pétersbourg) sur l'axe du secteur historique (1).

(1) Pétersbourg est en outre à distance de l'Equateur double de celle de la Pyramide, et ce système de points, qui partage

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189. La situation étant établie, il s'agit maintenant de savoir quel résultat utile (c'est le propre du point de vue politique) on peut attendre d'une action fondée sur la connaissance de cette situation.

par tiers le quart de cercle, se prolonge dans l'autre hémisphère, de manière à jalonner à travers toute l'Afrique, avec la vallée du Nil, le secteur Anglo-Egyptien, et à indiquer le foyer des événements actuels dans le sud du continent. La Pyramide a pour symétrique, par rapport à l'Equateur, le point où son méridien coupe la côte d'Afrique, au Natal. Les nombres suivants définissent cette distribution géométrique :

                          LONG. DE WESTMINSTER.        LATITUDE.

Pétersbourg . . . .       30° 25' 51"        59° 56' 30" (= 2 × 30°)
Axe du sectr historique  30° 26' 47"
Pyramide  . . . .         31° 15' 22"        29° 58' 45" (= 30°)
Natal (Durban) . .        31° 11' 05"  -  29° 52' 23" (= - 30°).

Sur le diagramme des capitales ou centres d'action des peuples. — Sans vouloir nous engager dans un sujet nouveau, nous ajouterons, pour ne pas laisser échapper une vérification essentielle, que le fait précédent appartient à un ensemble général. Tous les foyers dynamiques, appelés capitales, sont distribués d'une manière voulue et systématique. Constantinople et Londres sont équidistants : d'une part de Pétersbourg, d'une autre de Rome. Ces quatre points, comme le montre la Figure 27, forment un quadrilatère symétrique par rapport à l'axe Rome-Vienne-Varsovie-Pétersbourg ; ce quadrilatère occupe d'ailleurs la moitié occidentale du secteur historique, à l'axe et au côté occidental duquel il est appuyé par les sommets Pétersbourg et Londres. Berlin forme, à l'intérieur, triangle équilatéral avec Vienne et Varsovie, le côté Berlin-Varsovie normal au méridien de Berlin. Il en

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Un consolant optimisme se dira sans doute tout d'abord que si les faits étaient officiellement enseignés, leur force, en dépit des intérêts personnels et par la seule raison, imposerait une direction plus intelligente à la politique. On aimera à

est de même de Berlin-Amsterdam. Amsterdam est d'ailleurs sur l'arc normal à Londres-Bruxelles mené par ce dernier centre, lui-même situé sur la ligne Londres-Vienne et à la même distance de Rome que Berlin.
Le quadrilatère est orienté en direction à peu près normale sur l'arc historique, c'est-à-dire comme le triangle apocalyptique (voy. la figure). Celui-ci se trouve d'ailleurs sur le cercle Londres-Constantinople, ayant pour centre Rome ; Sardes (qui figure Rome dans le symbolisme des Eglises) est sur ce cercle même ; et aussi sur l'axe du triangle, comme Rome sur l'axe du quadrilatère où elle commande, en direction transverse de l'arc historique, toute une ligne de centres de réaction (Rome-Vienne-Varsovie-Pétersbourg).
Le fait fondamental à considérer dans cette distribution est la situation centrale de Rome. Le monde latin, ou les trois puissances (Italie, Espagne, France) qu'elle fait tomber (v. Note de la p. 741), sont, par leurs centres d'action, en dehors du quadrilatère [Madrid, ce qui est significatif, sur le même cercle que Sardes, et d'ailleurs sur le prolongement du côté de base (Constantinople-Rome) du quadrilatère. Paris est sur la ligne Madrid-Bruxelles, et en correspondance de situation avec Athènes sous la base du quadrilatère]. Jérusalem, Athènes, Rome, qui se suivent dans la Loi historique, sont en même direction. Ainsi que la Figure 27 le fait reconnaître d'un coup d'œil, cette suite conduit à Rome comme au centre prédestiné d'une puissance à la fois spirituelle et temporelle qui englobera dans son influence le foyer entier de l'Histoire.
Londres fait partie de ce foyer, mais se trouve à la fois sur la diagonale de base du quadrilatère et sur l'arc historique, cercles qui ne se confondent pas et dont elle marque l'inter-

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se représenter l'Evangile, désormais appuyé sur une démonstration par preuves externes, transformant par les individus l'âme des nations ; et chaque peuple, instruit par la science de la place

section. Et le trait le plus remarquable enfin, trait qui, venant a posteriori former système avec ce qui précède, équivaut, par une vérification, à une démonstration éclatante, c'est que Rome, centre, on vient de le voir, de la « Grande Babylone » des derniers temps, se trouve géographiquement en relation avec Babylone, comme Londres, centre d'action du Peuple élu, l'est avec Jérusalem, par l'intermédiaire du triangle apocalyptique de l'histoire de l'Eglise ; bien plus, par les villes de ce triangle qui symbolisaient déjà les phases correspondantes de cette histoire ; c'est-à-dire que le grand cercle Rome-Babylone et le grand cercle Londres-Jérusalem coupent l'un et l'autre le triangle apocalyptique, le premier au centre de Thyatire-Sardes, le second (comme on l'a vu dès le commencement, Prop. I) à Smyrne. [(On observe aussi que Rome et Babylone ont en longitude des situations correspondantes, dans les deux moitiés, occidentale et orientale, du secteur historique (voy. la figure)].
Ce grand trait est admirablement significatif et donne entière sécurité à toute notre interprétation de la dispensation chrétienne. Il était déjà assez remarquable qu'en joignant Londres à Jérusalem, Rome à Babylone, on rencontre des deux parts le triangle apocalyptique, ou la figuration de l'histoire des Eglises ; mais, en descendant au détail, le fait que Jérusalem-« Smyrne » (Apoc. II, 8-11) a pour direction Londres ; que Babylone-« Thyatire-Sardes » (ibid. II, 18-29 ; III, 1-6) aboutit à Rome, achève de sceller la démonstration.
Rome est en relation avec Jérusalem par Athènes, c'est-à-dire par l'ordre des puissances politiques de la Loi historique.
On peut observer que le second centre d'action de l'histoire de Thyatire-Sardes, savoir Francfort, en relation aussi avec l'histoire de l'Israël Anglo-Saxon (voy. pp. 315 et 334), se

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réelle qu'il doit occuper, réglant sa conduite sur sa condition, comme fait un homme sensé et d'intention droite en présence d'une situation qui lui est imposée (1) (p. 752).


trouve de son côté relié à Babylone : Babylone est sur l'axe du petit fuseau ayant pour sommet Londres, dont un côté coïncide avec la diagonale de base, Londres-Constantinople, du quadrilatère, dont l'autre passe par Londres-Francfort. (Ce dernier côté n'est autre que la ligne Londres-Bruxelles-Francfort-Vienne, sur laquelle s'appuie le triangle Berlin-Vienne-Varsovie ; voy. la figure).

Les nombres de la Figure 27 sont calculés d'après les coordonnées géographiques, déjà indiquées dans cet ouvrage ou prises dans la Connaissance des temps. Voici quelques indications complémentaires, présentées dans l'ordre des remarques précédentes, et qui en assurent la justification.

Angle Pôle-Berlin-Varsovie.  .  .  .  = 90° 35'  }
   »   Pôle-Berlin-Amsterdam  .  .  = 90° 00'  }
                                       ─────────
                                        180° 35'

   »   Londres-Bruxelles-Amsterdam = 90° 04'
Dist. de Bruxelles à l'arc Londres-Vienne = 0° 1' (vers le Sud).
   »   Rome-Berlin  .  .  .  .  = 10° 37'  }
   »   Rome-Bruxelles  .  .  .  = 10° 32'  }
Angle Jérusalem-Londres-Constantinople  .  .  .  .  .  .  = 7° 16'
   »   entre Péterbourg-Rome et Londres-Jérusalem = 82° 14'
Dist. de Vienne à l'arc Rome-Pétersbourg = − 0° 21' (ou vers l'Ouest) }
   »   Varsovie     »      »      = + 0° 14' (ou vers l'Est)        }

Angle Pôle-Rome-Constantinople = 88° 36'  }
   »   Pôle-Rome-Madrid .  .  = 91° 38'  }
                              ─────────
                               180° 14'
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MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE

On peut, on doit sans nul doute croire à un tel idéal, objet dernier annoncé par toute l'Écriture. Mais le moindre défaut d'un optimisme qui l'attendrait, dans l'économie actuelle et avant la Seconde Venue, des efforts de l'homme, serait l'erreur de méthode qui consiste à ne pas tenir compte des vraies conditions d'une question.


Dist. de Paris à l'arc Madrid-Bruxelles    = 0° 4' (vers l'Est)
   »   Athènes à l'arc Rome-Jérusalem     = 0° 11' (vers le Sud)
Dist. de Thyatire à l'arc Rome-Babylone = − 0° 12' (ou vers le Nord) }
   »   Sardes       »       »          = + 0° 09' (ou vers le Sud)  }
                                          ──────────
                                          Moy. − 0° 1' 1/2

Sur la Figure 9, l'arc Rome-Babylone est très sensiblement représenté par la ligne parallèle à (Sr, Ph) qui passe par le milieu du côté (T, Sr) ou Thyatire-Sardes.

Angle Pôle-Londres-Francfort  .  .  .  = 100° 31'  }
   »   Pôle-Londres-Constantinople .  = 106° 19'   }
                                         ──────────
                                         Moy. 103° 25'  }
   Angle Pôle-Londres-Babylone  .  .  = 103° 08'      }
et :
   Angle Pôle-Londres-Francfort .  .  .  = 100° 31'  }
   »   Pôle-Londres-Vienne  .  .  .  .  = 100° 42'   }

Le cercle de confusion. — La coëxistence des deux systèmes Babylone-Rome, Jérusalem-Londres, conduirait, par analogie, à examiner le tracé général du cercle de confusion, Babylone-Rome, aussi bien que déjà celui du cercle historique, Jérusalem-Londres. Cette considération fournit deux faits généraux de vérification décisifs, par lesquels nous terminerons cette note.

1° On a vu (§§ 43 et 71, c) la manière remarquable dont les chefs de la Réforme, et notamment Calvin, sont signalés

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MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE

Il n'est pas nécessaire de s'arrêter au caractère d'invraisemblance que donnent à de telles espérances les tendances actuelles. Le mal est partout beaucoup trop profond pour que l'enseignement public d'une vérité si haute devienne le lot de l'Humanité, et pour qu'il ne lui soit dès lors justement refusé, et il serait facile de tracer un tableau de l'état moral du monde qui justifierait


par la relation de leurs lieux de naissance avec le cercle historique. Rien ne pourrait être plus convaincant pour confirmer autrement encore le caractère de leur mission que de montrer leur antagoniste Loyola (1), chef de la réaction romaine, en relation évidente, aussi par son lieu de naissance, avec le cercle de confusion de la fausse église, Rome-Babylone. Or :

Le chef antagoniste du mouvement réformateur apparaît, dans l'Histoire, au solstice du cercle de confusion.

On a :

                              LATITUDE.   LONGITUDE (DE
                                          WESTMINSTER).
Loyola (Guipuzcoa)  .  43° 10'      − 2° 09'
Solstice du cercle de
confusion Babylone-Rome  42° 53'.   − 2° 21'.

On remarque d'ailleurs que ce solstice coïncide en longitude avec l'axe central de l'Angleterre (p. 171) (Long. = − 1° 51').

2° D'accord avec cette toute dernière remarque, notre second fait général concerne une relation primordiale entre les deux cercles historique et de confusion, qui les montre rat-

(1) Luther (1484-1546). Milieu : 1515.
    Loyola (1491-1566). » 1523.
    Calvin (1509-1564). » 1536.

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cette appréciation (1). Il suffit d'observer, en prenant le sujet lui-même pour argument, que puisque l'état moral de l'Humanité est un facteur essentiel de faits néfastes que l'on sait devoir arriver (par l'accord de la Géodésie chronologique et de la prophétie biblique), sa persistance est aussi certaine que l'échéance même de ces faits. Il consiste, depuis le commencement du monde, dans un mensonge continu concernant la situation morale de l'homme vis-à-vis de Dieu ;


tachés l'un à l'autre dès l'origine de la formation de la Terre et de l'homme, ce qui fournit une nouvelle preuve de l'unité de plan et du caractère prédéterminé du sujet.

Le méridien chronologique du cercle historique se trouve, à l'origine des jours de Création (− 35836), sur la ligne des nœuds du cercle de confusion.

                              LONGITUDE (DE WESTMINSTER).
                       nœud ascendant     87° 39'
Cercle de confusion {  »   descendt   267° 39'.
Méridien du cercle historique à l'origine
des jours (voy. p. 472) .  .  .     267° 39'.

Comme on l'a vu (ibid.), cette position est d'ailleurs, en longitude, symétrique de la Pyramide par rapport au solstice du cercle historique.

(1) (p. 749). Ainsi se croirait-on le droit d'espérer que les peuples, faisant usage de leur raison, accepteraient de part et d'autre de bon accord, pour leurs limites, celles, marquées par les lignes de séparation des eaux, c'est-à-dire par le réseau des lignes de soulèvement, qui sont d'elles-mêmes avec évidence données par la nature. [Voir : Sur les limites géographiques des peuples, Bruxelles (Kiessling), 1924.]

(1) On définit aisément cet état moral, d'après une règle connue de Physique sociale, en réduisant les peuples, qui sont

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MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE

or, soit explicitement, soit d'une manière inconsciente, il empêchera de recevoir une vérité qui le condamnerait en le réfutant ; et c'est précisément à cause de cela que les faits prédits arriveront et que les Écritures, conformément à notre démonstration purement externe, seront accomplies. C'est constater, en d'autres termes, que la connaissance préalable du redoutable phénomène de la politique ne modifiera pas les volontés nécessaires qui doivent y intervenir comme des facteurs. Les événements ont leur cours marqué ; il est aussi inutile qu'antiscientifique de prétendre empêcher leur accomplissement. On est dans l'ordre de la Loi : il n'y a d'avantage qu'à le savoir et à le reconnaître ouvertement.


des intégrales, aux hommes moyens qui les représentent. On se trouve alors en présence de quelques individus dont il est assuré qu'un honnête homme idéal ne rechercherait pas la société. On y voit en effet pactiser, sous prétexte d'intérêt nécessaire, avec tout (et jusqu'avec l'assassinat), fouler aux pieds la liberté, étrangler officiellement la justice ; ce qu'on en peut dire de plus favorable, c'est que, devenue intelligente, cette société a atteint aujourd'hui une raison épicurienne qui dispose habilement et ménage de la manière la plus avantageuse sa somme admissible de bonheur, — le seul moyen de s'y tolérer les uns les autres étant, sous la règle royale de l'égoïsme bien entendu, un état continu de mensonge réciproque. Il suffit de réduire cette association elle-même à son homme moyen pour avoir l'humanité, et pour mesurer ses droits au bonheur.

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190. Cette immutabilité oblige à transporter le point de vue à la fois plus loin et plus haut, c'est-à-dire 1° à envisager une économie ultérieure à celle du développement historique pris en lui-même ; 2° à ne voir d'après cela dans la trame préordonnée des faits que des conditions externes, et comme un organisme passager imposé à l'activité spirituelle de l'Humanité, l'état actuel étant embryonnaire, et l'évolution politique, conformément aux conceptions de la Bible, et considérée à l'égard de la volonté des peuples, n'étant qu'un phénomène d'ordre purement animal ou instinctif.

Ce point de vue délimite la notion raisonnable de l'action en politique, et conduit à la résumer dans une comparaison. On peut dire assez justement que le rôle de l'homme politique idéal, loin d'être celui du génie qui crée, est bien plutôt celui du praticien qui surveille un cas pathologique d'issue déterminée. Son objectif n'est donc pas l'imposition de telle ou telle volonté particulière, mais avant tout la connaissance approfondie d'une loi imposée ; non celui de créer une situation, mais bien de travailler au mieux sur une situation prévue.

Il doit, en d'autres termes encore, beaucoup plus s'occuper de connaître l'Histoire que de la

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faire, très certain que la connaissance détermine invinciblement le meilleur parti, et que pratiquement, en toute compétition, l'homme qui sait a, par cela même, un avantage. Toujours dans les limites d'une conception raisonnable et pratique, il observera d'ailleurs que la loi réserve la question de l'intensité des crises qu'elle impose aux peuples, les paramètres pouvant varier sans changer l'ordre de la loi, et leurs variations mesurant le progrès. Quant à l'action bonne, elle sera, en toute circonstance, celle qui concourt au but final voulu par la loi, celle-ci d'ailleurs comprise non selon la lettre, mais selon l'esprit. Il n'est même pas interdit à cette raison pratique de concevoir la réalisation de vues particulières, fondée précisément sur la connaissance du déterminisme des faits, et une nouvelle comparaison rendra cette idée sensible. Comme science, la Politique a une partie théorique et une partie appliquée : la théorique est constituée par les lois de la Géodésie historique ; mais la Politique appliquée est à ces lois ce que l'Astronomie nautique et la Navigation sont aux lois mathématiques imposées du ciel et de la Terre : elles se servent de ces lois même pour arriver, inclinant au point voulu la direction et la voile, sans pour cela troubler l'or-

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dre ou l'allure ni des astres, ni des vents, ni des courants (1).

Si la possession consciente de la loi est la condition et la mesure du véritable progrès social et politique, le résultat qu'on est en droit d'en attendre dans l'économie actuelle est forcément, d'après l'immutabilité démontrée des faits généraux, restreint à une fraction infime de la masse totale : la connaissance de sa propre destinée semble même jusqu'ici ne devoir se manifester explicitement qu'à une portion très limitée du peuple qui aurait l'intérêt le plus vital à la comprendre. Mais cette dissémination de l'action individuelle bien loin de faire conclure à son inefficacité de principe, doit au contraire en relever à nos yeux la puissance par la pensée du lien virtuel qui identifie l'avenir avec le présent. Il est entendu que la connaissance de la vérité n'atteindra aujourd'hui que des esprits isolés ; mais à ceux-ci, qu'ils soient placés aux points de pivot du mouvement politique ou que, perdus

(1) Si l'on veut une preuve expérimentale immédiate, même personnelle, de la vitalité de cette idée, qu'à l'occasion des événements politiques actuels, on considère la différence des actions très effectives, exercées soit à l'avantage, soit au détriment de leur milieu, rien que par les jugements publics de ceux qui savent ou pressentent la loi, et de ceux qui la méconnaissent ou l'ignorent.

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dans la foule, leur mission reste obscure et ignorée, une semence est confiée en même temps que la science. Si c'est dans cette distribution par centres d'action isolés que le penseur est à l'heure actuelle réduit à chercher le véritable principe et la définition de l'action sociale et politique, il n'en apprend pas moins à discerner dans ce levain tout obscur et disséminé une puissance qui, plus tard, doit vivifier la masse entière en la transformant.

191. La tâche qui, d'après cela même, s'imposerait après qu'on a reconnu la situation du monde par les faits généraux de l'Histoire, serait d'en étudier et, pour diriger l'action individuelle, d'en signaler les caractères en chaque point important du champ politique, d'après la position de ce point dans le réseau historique ; à la manière dont, pour d'autres ordres de faits propres au globe, on étudie le régime et l'allure aux différents points d'un champ physique.

192. Il nous est convenable de dire à cet égard un mot de la Belgique.

Sa situation dans le réseau géodésique est particulièrement remarquable (voyez pp. 124, 210). Appuyée sur l'arc historique, elle constitue en effet un poste avancé du faux prophétisme, mena-

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çant le mouvement missionnaire de l'Israël Anglo-Saxon. Or, si les peuples sains doivent comprendre la situation politique, expulser de leur sein les éléments de décomposition et développer par tous les moyens les applications de l'Evangile, c'est bien ici qu'il convient de parler.

C'est bien le moins, disons-nous, que l'on définisse nettement et scientifiquement la situation dans un pays désolé il y a trois siècles par une réaction sanglante, et où aujourd'hui, du haut de la tribune parlementaire, c'est-à-dire avec la plus grande publicité officielle, on peut déclarer que le catholicisme romain est la vérité, sans qu'une seule voix se trouve pour réfuter comme il faudrait l'erreur, sans même qu'il existe dans tout ce pays un seul organe en état de défendre la vérité évangélique, et où par conséquent celle-ci se trouve impuissante à se défendre, paralysée qu'elle est dans l'animadversion commune de partis opposés. En nul autre point peut-être du milieu social, on n'aperçoit non plus en même temps, d'aussi près et aussi bien, la fausse science et le faux christianisme desquels il faut également se garder, et qui sont les facteurs premiers du mouvement d'idées de l'époque : le pharisaïsme scientifique, négateur et par conséquent dogmatiste ; le pharisaïsme religieux qui corrige, dénature ou mutile la vérité dans la mesure où

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cela lui est utile. Il est opportun de remarquer d'ailleurs que ce dernier pharisaïsme, en masquant à beaucoup d'esprits naturellement droits la vraie nature du christianisme, a en grande partie provoqué la naissance de l'autre ; et les pays qui, comme le nôtre, subissent son influence énervante (1), vivent dès lors dans une ignorance de principe de l'Évangile tout aussi désavantageuse à la science qu'elle est funeste à la religion.

193. Ces tendances intellectuelles et spirituelles ont des tendances sociales qui leur correspondent. Le catholicisme a eu besoin de la liberté. Redevenu puissant, il se montre ouvertement logique, c'est-à-dire théocratique et clérical. D'autre part, l'athéisme pratique, opposant système à système, fonde un ordre moral scientifique et cherche aussi à enserrer le milieu dans une formule. Ces pôles antagonistes, comme deux centres d'attraction, s'accentuent de jour en jour, attirent tout à eux, et laissent dans le désert la vraie liberté qui les a servis l'un et l'autre. Dans les pays cléricaux et

(1) L'Espagne paie aujourd'hui son Inquisition et ses Jésuites ; la France, la révocation de l'Édit de Nantes et la persécution des Jansénistes ; la Belgique, le manque de vue qui l'a empêchée au XVIe siècle de balayer la réaction en adoptant le protestantisme.

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socialistes comme le nôtre, ce qui reste de l'esprit de l'Evangile s'est, en fait et tout mutilé qu'il y soit, réfugié dans le libéralisme ; et c'est au fond parce que celui-ci est ce qu'on trouve de plus chrétien dans le milieu, que le cléricalisme, y sentant instinctivement le véritable adversaire, l'aime si peu. Il s'accommode au contraire très bien du socialisme dogmatique, pour lequel il a des entrailles de frère ennemi. A celui-ci, il donne non consciemment la main d'alliance, et tous deux, l'Evangile toujours à la bouche, s'entendent pour accabler le point du milieu social où agonise encore un reste d'Evangile.

194. A un pareil milieu, tout pénétré et travaillé dans les deux sens par la perversion du principe chrétien, il est particulièrement utile de présenter une démonstration qui met en évidence, par des faits externes vérifiables, le véritable rôle de ce principe dans le monde et les déviations qu'il y a subies. Non pas que l'accueil ne soit prévu ; sa définition est comprise dans celle même du milieu ; mais il s'agit ici de ce que les faits disent quoi qu'on en ait, et diront à ceux qui les regarderont.

Une écriture mathématique se traduira pour eux en conseils personnels et précis, et nous serions satisfait, ce livre n'eût-il d'autre résultat

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que de faire sérieusement récuser par quelques-uns, dont les efforts se joindraient ensuite aux nôtres, l'idée que la vérité se trouve ou dans ce qu'on appelle la science des libres penseurs, ou dans l'autorité dogmatique d'une église visible. Mûrement pesé, il leur apprendra à se garder également des sophistes de la prétendue science qui, sous prétexte d'indépendance et de recherche impartiale, inoculent la religion de l'athéisme, religion dont le premier effet, très funeste à des intellectuels, est la stérilité et l'anémie de la pensée ; et de ces autres docteurs, qui égarent le monde en s'égarant eux-mêmes, enseignant, à côté de la vérité qui sauve, des doctrines qui ne sont que des commandements d'hommes. De part et d'autre, ils refuseront d'être des aveugles que conduisent d'autres aveugles.

195. Avec toute la force justificatrice de preuves externes vérifiables, il lui sera permis de dire à une jeunesse intelligente dont le catholicisme romain prévient injustement ou fausse les idées : si vous avez cette généreuse ardeur de la vérité que le Christ demande de vous comme de « violents qui ravissent le royaume des cieux, » bravez des défenses ou des conseils, suspects par leur mépris même pour toute justification ; lisez hardiment les Écritures comme le Christ l'ordonne,

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et, avec une ferme assurance, faites vous-mêmes comparaître à leur tribunal ceux qui veulent dominer sur votre foi. Vous êtes l'héritage de Dieu. Laissez-vous conduire avec intelligence par une Parole écrite, dont l'existence, après tant d'orages traversés, est un miracle permanent, et dont ce livre vous démontre aujourd'hui la victorieuse exactitude. Vous saurez, par ces Écritures, que ce qui devait suivre la mort du Sauveur, ce n'était pas le règne de Dieu sur la Terre, mais le règne de l'Esprit du mal, c'est-à-dire une apostasie inspirée et soutenue par lui ; vous vous convaincrez alors, jeunes hommes des pays catholiques, que les prétentions du catholicisme romain, aussi contraires à l'Ecriture qu'à l'Histoire vraie, sont une des faces de cette apostasie ; que le système du papisme et des Jésuites n'est, en principe, pas chrétien. Vous refuserez dès lors de prendre au front ou à la main, c'est-à-dire ni par votre pensée, ni par vos actes, la marque de ces prophètes, et vous vous en tiendrez fermement à la Parole de Dieu ; celle-ci, comme le Christ vous l'a promis, vous ouvrira la porte de la science et de la foi vraie et personnelle

196. Sans nul doute, en agissant ainsi, vous rencontrerez des obstacles, et parmi eux les plus pénibles pour des âmes élevées (ceux qui, devons

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nous l'avouer, nous coûtent personnellement le plus à nous-même en disant ici ce que nous devons dire) : l'opposition de sentiment avec des hommes que vous aimez, que vous respectez, que vous considérez à tous égards comme de beaucoup supérieurs à vous-mêmes. Mais, cela même est prédit et fait partie de la science. Tout homme persuadé de la nécessité de chercher le salut en Jésus-Christ, sait que les chrétiens sont appelés à la paix et non à la dissension, mais il sait aussi que nous vivons dans un monde de péché ; des luttes et des déchirements sont annoncés où l'on aura pour ennemis ceux de sa propre maison. D'ailleurs, les concessions sont illusoires ; car elles supposeraient des conditions de discussion qui ne se rencontrent que dans la recherche de la vérité pour elle-même ; et puisqu'il est démontré maintenant que l'église terrestre est l'objet d'une sorte de possession, traduite par les conditions fatales du milieu, qui l'empêchera toujours de reconnaître la vérité, il est prouvé aussi, d'accord avec l'expérience séculaire comme avec l'expérience personnelle de chaque jour, que les concessions, devenant compromission, sont ici à la fois irrationnelles et coupables. Les intérêts que Rome devrait abandonner pour aller à la vérité sont des intérêts de

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ce monde, et sa situation fausse crée chez elle une éternelle équivoque qui, ne les indignât-elle point, doit au moins apporter l'avantage d'éclairer mieux et plus vite que tout le reste les esprits droits.

197. En présence de cela, vous laisserez-vous néanmoins prendre à cet argument dangereux qui, détournant du fond par la forme, invoque l'aménité, la vertu personnelle de l'élite de ses membres, leur science, leur charité ? ce serait oublier une des conditions de la question ; à savoir que l'erreur dont cette élite elle-même est la victime et l'instrument non conscient sera séduisante, capable même de séduire les élus, et que cette séduction en sera l'une des marques principales. La vérité, elle, ne sera pas séduisante ; et si vous voulez faire ici, lecteurs catholiques, au sujet du phénomène de la séduction de l'Eglise, que vous observez de si près, un parallèle qui dispensera de tout le reste, songez à ceci :

Au temps même du Sauveur, les Pharisiens ne composaient-ils pas une société d'élite d'hommes pieux, instruits, tenant aux racines du passé par une tradition imposante, formant la secte la plus exacte de la religion (Actes XXVI, 5), et n'est-ce pas eux qui, avec leur tradition, avaient annulé le commandement de Dieu (Matt. XV, 3, 9), eux

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dont le zèle missionnaire parcourait la terre et la mer pour faire un prosélyte, qu'ils rendaient pire qu'eux-mêmes (Matt. XXIII, 15) ; enfin, pour tout dire en un mot, ne sont-ce pas ces Pharisiens si recommandables par la science, la vertu, la piété et l'autorité de leur Eglise, ne sont-ce pas ces justes qui ont crucifié Jésus (1) ?

198. Si vous faites valoir les tendances actuelles en apparence plus conciliantes de Rome, les faits vous répondront ainsi :

Il est vrai que, depuis la Réforme qui lui a arraché la moitié du monde civilisé, et créé, en ouvrant les yeux à l'Evangile, le mouvement scientifique des trois derniers siècles, l'Eglise romaine, matériellement affaiblie, a affecté des prétentions plus évangéliques, les seules qui soient actuellement possibles dans un monde qui s'est ressaisi. Mais comment un homme réfléchi pourrait-il s'y fier, et croire que cette Jésabel (Apoc. II, 20), comme l'appelle la Parole, quoique du temps lui

(1) Les faits n'ont pas du tout changé. C'est toujours la même chose. On le voit à la manière dont est accueillie toute tentative dans le sens évangélique qui se manifeste au sein de l'Eglise dont nous parlons. Qu'un homme ose parler vraiment en chrétien et se mette par là en opposition avec les prétentions de l'Eglise, aujourd'hui comme autrefois « dès ce jour-là, les Pharisiens s'entendent avec les Scribes pour savoir comment on le fera mourir. »

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ait été donné, se repentira, alors qu'il est impossible de lui arracher le moindre désaveu concernant un passé qui la condamne.

L'expérience est aujourd'hui faite. Rome a eu les occasions de s'amender, et elle a fait connaître le cas qu'elle en faisait. Au mouvement de revendication de la conscience chrétienne qui a constitué la Réforme, elle n'a répondu qu'en persécutant les confesseurs de la foi et en inventant les Jésuites ; dans son sein même, au XVIIe siècle, elle a sacrifié à ces corrupteurs de l'Evangile, dans la personne des Jansénistes, tout ce que le monde a jamais vu réuni de science, de génie et de piété. De nos jours enfin, nous la voyons systématiquement décourager toute tentative dans le sens de la liberté évangélique, risquée par les hommes d'intelligence et de foi qui font partie de sa communion.

Nous oublions ; mais tout est présent aux yeux de l'éternelle justice. Cette église a elle-même signé sa déchéance spirituelle, entraînant dans sa ruine les peuples malades qui ont eu la faiblesse de la suivre. Un coup d'œil sur la carte du monde fait, par l'état social de ces peuples, juger l'arbre à ses fruits (Matt. VII, 20). Il est donc trop prouvé qu'on ne s'accommode pas avec Rome. C'est une incurable. Il est fatal que tout homme ins-

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truit des Écritures la quitte en engageant les autres à en faire autant. L'évêque de Rome, dans ses encycliques, appelle les hommes et les peuples à l'unité ; mais, ainsi interrogé, le plus simple chrétien, avec la ferme liberté que confère l'Evangile, a le devoir de répondre, comme l'Eglise orthodoxe, vivante condamnation historique de l'hérésie romaine : que l'évêque de Rome, s'il veut l'unité, renonce d'abord à des innovations qui l'ont à juste droit rompue ; comme l'a fait par des mandataires éminents l'Eglise d'Angleterre : qu'il n'est nullement recevable et incroyablement abusif d'oser prêcher une unité extérieure, quand on maintient la perversion de l'unité spirituelle, cette unité dont l'unique source et le soutien unique est l'Evangile de notre Seigneur Jésus-Christ. La fidélité à cette imprescriptible Parole est en effet jusqu'ici le seul signe donné à l'Eglise par lequel elle puisse préjuger si un homme fait ou ne fait pas partie de la communion des fidèles.

199. Telle est la situation. Si nous y insistons au sujet d'un facteur politique que nous voyons de si près dans notre milieu, c'est que les faits mathématiques établis dévoilent en lui, comme nous l'avons reconnu, un des facteurs fondamentaux de l'évolution historique tout entière. Il ne

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s'agit donc pas d'une étroite discussion confessionnelle, mais de la substance même de l'Histoire ; et nous nous répéterons avec utilité, au point de vue de ce milieu même, en disant que ces faits sont destinés à dissiper deux idées fausses très répandues : l'une, de ceux qui pensent que le règne du catholicisme doit céder la place à celui de la science dite indépendante ; l'autre, de ceux qui, éblouis par la grandeur extérieure du catholicisme, voient et verront dans ses progrès une preuve de sa vérité. Illusion des deux côtés : au contraire de ce qu'espère la science indépendante, le catholicisme progressera ; et au contraire de ce que pensent ses fidèles et le monde, le catholicisme, en progressant, démontrera qu'il est l'erreur. Tout prouvé faux qu'il est par l'Histoire et par l'Ecriture, et soutenu seulement par une attitude éternellement équivoque il continuera à décevoir le monde tant que celui-ci méprisera le conseil même de Dieu. Comme le déclare la Parole, l'iniquité, qui commençait déjà au temps des Apôtres (1), ira en croissant ; les hommes iront séduisant et étant séduits, par une erreur efficace qui les fera croire au men-

(1) Rome trouve des arguments pour faire remonter ses prétentions très loin dans la tradition ; la corruption spirituelle s'est glissée presque immédiatement dans les Eglises : les Apôtres la signalent déjà.

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songe (II, Thess. II. 11) ; et tout progrès extérieur fait par ceux qui, comme l'Eglise romaine, se vantent d'établir le règne de Dieu sur la Terre, témoignera précisément contre eux et de leur erreur et de leur apostasie (1).

200. Tel est, en même temps que l'état de notre pays, l'avenir du monde ; et nous répétons que ceci n'est pas affaire d'appréciation sujette à caution, mais constitue une situation démontrée par les faits mathématiques que contient cet ouvrage. L'enseignement de ces faits de science externe, par un temps où l'on ne consent plus à voir que par les yeux de cette science là, est le vrai et le seul remède capable de produire quelque revirement dans les esprits réfléchis, pour les arracher soit à la science négative, soit à la théocratie cléricale, l'une et l'autre également dans l'erreur. C'est aux hommes intelligents du libéralisme qu'il faut en particulier s'adresser pour cela. Ils représentent et défendent, dans l'ordre par la liberté, un principe social qui les rapproche, plus qu'ils ne peuvent souvent s'en rendre compte, du christianisme évangélique ;

(1) Réponse à un catholique romain qui se vantait à nous de ce que le XXe siècle serait un grand siècle catholique. On ne nie pas que cela ne soit dans l'ordre, et bien conforme à l'Ecriture.

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ils sentent même la puissance que pourrait avoir la diffusion de celui-ci dans le milieu social ; mais ils sont arrêtés par l'opinion qu'il n'y a pas de conciliation possible entre la science externe et la Révélation.

Notre travail, en leur montrant dans la Bible un monument scientifique mathématique, est de nature à dissiper ces obscurités, à imposer au moins le doute à leur prévention, et à gagner leurs sympathies à la seule doctrine qui, par les individus, peut sauver la société.

C. PHILOSOPHIE ET RELIGION.

201. Nous venons d'apprécier la lumière qu'une vérité concrète projette sur les divers champs de notre connaissance, depuis les sciences physiques jusqu'à celles qui concernent les lois du développement de la société. Il nous reste à suivre cette vérité dans le for intérieur où l'homme, seul en présence de Dieu, explore dans son intelligence et dans son cœur un nouvel univers, s'élève dans ces espaces jusqu'à la cause de son être, et, pénétrant dans le sanctuaire de l'âme, demande une solution aux problèmes moraux qui le tourmentent.

202. Les questions qu'il faut résoudre sont ici de deux ordres : les premières concernent cette

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ordonnance générale qui, reliant les causes, remonte en dernière analyse à une cause suprême de laquelle tout dérive et dont on recherche la nature ; les secondes, ayant découvert que cette cause suprême est l'Etre parfait, c'est-à-dire Dieu, s'occupent de la situation morale de l'homme vis-à-vis de Dieu, et des redoutables problèmes qu'introduit cette considération dans l'histoire de son origine et de sa destinée. De ces deux ordres de questions, le premier constitue la Philosophie, le second, la Religion.

a) Philosophie.

α) Preuve de l'Existence de Dieu.

203. En se laissant guider par la simple notion rationnelle de relation entre l'effet et la cause, et reprenant ce que nous venons de dire, on arrive, dans l'ordre physique, à concevoir des causes de plus en plus générales et de plus en plus simples qui embrassent dans leur unité l'ensemble des phénomènes. Par une marche analogue dans l'ordre des intelligences, la seule notion de notre caractère fini et imparfait semblerait devoir nous conduire à la connaissance de l'Etre parfait et infini ; et ces caractères de perfection et d'infinité (c'est-à-dire l'absence absolue de limites aux

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attributs), devoir entraîner comme conséquence nécessaire la notion du Dieu tout puissant et créateur, cause intelligente et unique du monde. Chacun sait néanmoins que ces déductions rationnelles sont fort éloignées d'amener une conviction générale ; et la raison en est profonde : l'élévation rationnelle de l'âme touche de si près au sentiment religieux, qu'elle suffit à provoquer la résistance morale dont celui-ci est l'adversaire naturel. Qui croira y trouver la voie pour démontrer Dieu fera donc une faute de méthode. Il se trompera sur ses prémisses en supposant l'homme dans un état à s'élever de lui-même jusque là. L'Humanité, asservie, est naturellement privée sinon d'apercevoir une si haute vérité, au moins d'y acquiescer par l'adhésion libre et volontaire qu'il faudrait.

Il y a près de vingt ans, prenant pour argument dans la solution de ce problème le parallélisme des moyens de certitude dans le monde physique et dans le monde spirituel (1), nous arrivions à la conclusion qu'on ne peut vraiment, dans le trouble actuel des esprits, connaître l'existence de Dieu qu'en le connaissant Lui-même ; que

(1) Le christianisme et la méthode expérimentale ; Lausanne, 1883.

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cette connaissance, en d'autres termes, ne peut s'acquérir que par une action personnelle et directe de l'Esprit de Dieu sur nous. Précisant ce parallélisme de la méthode expérimentale, nous montrions qu'en fait chaque homme est appelé, pour atteindre cette vérité suprême, à accomplir par lui-même un acte, à tenter une auguste expérience, qui est la prière, ou l'élévation volontaire de l'âme vers Dieu.

La solution que des faits mathématiques vont aujourd'hui nous présenter de cette même question, est comme le pôle opposé de la démonstration précédente. Celle-ci, preuve expérimentale interne, s'attaquait au principe même de la séparation créée par le péché ; celle-là ne met en œuvre que des faits sensibles et vérifiables, d'ordre purement intellectuel et externe. A un point de vue spéculatif et absolu, cette seconde preuve est moins forte que la première, une probabilité scientifique, même accumulée, n'équivalant jamais à une certitude expérimentale de fait. Mais au point de vue pratique, c'est-à-dire en tenant compte de la disposition actuelle des esprits, avec moins de droits réels peut-être, elle sera tout autrement efficace. Elle ne fait aucun appel à la puissance morale de l'individu ; en outre, elle est

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communicable, c'est-à-dire susceptible d'un enseignement collectif (1).

Tout se réduit en effet ici à se mettre en présence des faits et, comme le physicien, à chercher une hypothèse qui les explique. On constate forcément que ces faits supposent une action intelligente et que cette action ne peut pas être celle de l'homme ; or, nous disons que c'est là, pratiquement, une démonstration suffisante de l'existence de Dieu.

Que conclure, en effet, sinon cela, en présence d'un système qui implique dans ses éléments un livre, un édifice matériel, un réseau tellurique dessiné d'après des conditions arithmétiques définies, et qui prouve ainsi l'existence d'une volonté intelligente et réfléchie, comme, dans les couches géologiques, la découverte d'un outil prouverait aujourd'hui l'existence d'un ouvrier. Ce système suppose chez son auteur la connaissance à priori de toute l'Histoire ; d'avance, il

(1) Il est intéressant cependant de remarquer, au sujet de la force démonstrative des preuves, la manière dont le principe de foi se cache au fond de tout. C'est toujours en dernière analyse par une adhésion libre de la raison, c'est-à-dire par un acte de foi, que l'on adopte les démonstrations de fait externe ; car, en elles-mêmes, ces démonstrations ne sont jamais absolument convaincantes. Elles conduisent simplement à un point où on ne refuse plus de passer à la certitude : on croit, comme, par le rapprochement des deux pointes, l'étincelle jaillit avant le contact.

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assigne dans le réseau, aux peuples et aux hommes, les lieux qui seront leurs centres d'action ; enfin, il mesure la Chronologie elle-même en arcs de cercle, l'écrit sur la Terre en unités, divisions décimales exactes de son axe de rotation, et, sur le ciel même, par la distribution des constellations et les mouvements de la sphère.

A moins d'invoquer le hasard, c'est-à-dire à moins de nier l'existence d'une cause, il ne reste ici d'autre hypothèse que celle de l'existence d'un Dieu ; Dieu créateur sans nul doute, puisque le réseau géométrique (1) est antérieur à la formation du relief de la Terre, dont il règle à la fois le tracé et la chronologie, et qu'on voit même ce Dieu disposer, conformément à la loi de ce réseau, la volonté des êtres intelligents tout autant que les éléments matériels, ceux-ci comprenant l'ordre du firmament étoilé.

β) Les Caractères de la Providence

204. Un trait général, pris dans le canevas géodésique, ordonne d'ailleurs de lui-même notre

(1) Puisque tout se tient et que rien n'est fortuit, serait-il inutile de signaler la concomitance de la révélation du réseau terrestre et de la vision du réseau géométrique martien ? Il y a contemporanéité dans la découverte ; et le caractère apparemment intentionnel de ce système de Mars semble apparaître dans le ciel comme un signe donné visible de l'existence du système terrestre invisible.

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conception de la Providence. Il consiste dans l'opposition des caractères des deux systèmes chronologiques fondamentaux. Le premier système, avec ses méridiens séculaire et quinquaséculaire qui engendrent des périodes analogues aux périodes astronomiques, est un fait propre à ce que, dans le monde extérieur, on pourrait appeler l'ordre mathématique naturel. Le second, celui de l'arc historique, avec ses angles calculés et ses arcs divisés d'après deux conditions géométriques simples et définies, donne au contraire l'exemple d'une intervention d'ordre immédiat ; et ainsi l'ensemble voulu de ces deux systèmes, c'est la démonstration de fait que Dieu n'est pas le dieu des philosophes existant en dehors de son œuvre, mais qu'Il agit à la fois par une providence générale et par une providence spéciale (1).

(1) Le caractère intentionnel que nous venons de mettre en évidence dans le réseau, et qui révèle un plan auquel doivent se conformer des volontés intelligentes, appelle de lui-même l'attention, si l'on veut comprendre l'ordre de la Création, sur une des données fondamentales de l'Ecriture, savoir l'existence et le ministère des Anges (ou Envoyés). L'existence des Anges, bons et mauvais, n'est pas moins certaine par l'Ecriture que celle même des hommes ; quant à leur ministère, il est incessant à travers toute l'Histoire, et ils sont expressément présentés comme des esprits administrateurs (Hébr. I, 14), chargés d'accomplir les décrets divins. On y voit d'ailleurs intervenir leur activité tant dans l'ordre

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γ) La Révélation écrite.

205. Un autre élément caractéristique de l'ensemble que nous étudions vient prouver enfin que ce Dieu qui conduit la Création d'une manière suivie et mathématiquement déterminée, est aussi un Dieu conscient, en communication par la pensée avec ses créatures intelligentes. Cet élément, c'est la Bible. Le système mathématique écrit sur la surface terrestre se trouve écrit d'une autre manière encore par le moyen d'un de ces systèmes matériels particuliers qui nous servent à nous-mêmes à communiquer notre pensée, et que nous appelons « livre ». Il est facile ici d'établir la conciliation synthétique. Un livre, tout aussi bien que les signes géographiques de la surface tellurique, n'est pas autre chose, dans la réalité, qu'une disposition spéciale et voulue de certains éléments des corps du monde physique. Entre les deux représentations il n'y a donc pas, en dernière analyse, différence de nature.

des volontés humaines que dans les faits mêmes de la Physique du globe (Gen. XIX). Ceci, aussi bien d'ailleurs que la simple constatation de l'existence des volontés humaines, montre que rien n'est certainement plus faux que l'affirmation de la possibilité d'un calcul mathématique des trajectoires des éléments matériels (voyez à ce sujet Réflexion sur la conception purement mécanique de l'Univers, Ciel et Terre, 8e année, 1887-1888, p. 345).

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Ce nouveau système matériel, en se reproduisant identique à lui-même autant de fois qu'on le veut, rend sensible en la multipliant la vérité écrite une seule fois sur la Terre par la volonté divine. Or, le livre existait ici historiquement avant que cette vérité (celle que nous découvrons) fût même soupçonnée par l'homme. Il faut donc conclure, par les mêmes raisons qui ont établi le caractère divin du système mathématique de l'Histoire, que ce livre est l'œuvre, non de l'homme, mais de Dieu ; c'est-à-dire concevoir, dans la réalité la plus objective, que la main des hommes qui ont tracé les caractères matériels du livre a été conduite par la volonté divine.

En d'autres termes, puisque le même système de nombres règle dans la Bible et sur la Terre, là en puissance, ici en acte, la vie de l'Humanité, celle-ci se trouve être la réalisation, dans la Création, de la Parole contenue dans ce Livre. On a donc la preuve que celui-ci est littéralement une « Parole de Dieu », et qu'Il constitue bien une révélation ou communication directe de l'Esprit de Dieu avec l'esprit de l'homme, relative à la destinée de l'homme.

Aucun autre livre que la Bible ne peut d'ailleurs entrer ici en compétition, puisque — sans même faire remarquer que seule entre les livres

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sacrés, la Bible présente une suite historique, une chronologie, un système mathématique de nombres prophétiques — aucun autre livre n'est l'expression du phénomène terrestre de la Chronologie géodésique.

δ) Le Caractère Symbolique
du Monde Physique.

206. Il nous reste, dans l'ordre du sujet, à envisager une notion fondamentale déjà plusieurs fois mise en lumière : celle du symbolisme du monde extérieur.

Nous observerons tout d'abord que le miracle, ou le signe particulier dû à l'intervention directe de la puissance divine, appartient essentiellement à l'ordre de la Science, puisque dans des phénomènes aussi généraux que ceux de la surface d'un globe (telles, par exemple : la délimitation géométrique toute spéciale de la séparation des terres et des eaux, comme dans le § 54 ; la distribution géométrique des capitales, Fig. 27 ; etc.), le monde présente déjà l'exemple de semblables signes. Nous remarquerons ensuite que cette notion se rattache intimement à une pensée plus générale (voy. § 163), consistant en ce que l'Univers tout entier n'est lui-même qu'un signe, une écriture des vérités de l'ordre spirituel.

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Nous n'avons pas à retracer tous les traits de cette correspondance (1) ; mais, en rapport avec notre sujet actuel, nous voulons insister sur une notion particulière, celle de l'Espace, et sur le sens profond de son symbolisme à l'égard de la connaissance de Dieu. Comme déjà nous l'avons dit (2), l'Espace, réalisation de la grandeur abstraite, c'est-à-dire des mathématiques, contenant tout, nécessaire à tout et distinct cependant de tout, à la fois un et trois, est le signe auguste de la Divinité et comme le sceau dont elle a revêtu son œuvre ; ce que nous avons à ajouter ici, c'est qu'il est destiné aussi à servir de symbole aux rapports de cette Divinité avec son œuvre dans l'ordre des Intelligences.

Dernier terme qu'atteint l'esprit pour le posséder, quand il efface par la pensée tout ce qui est variable, réalité infinie et immuable que les corps muables et finis renferment cependant par ses lois, et peuvent occuper tout entière au moyen du temps, l'Espace nous enseigne que la possession de Dieu par l'âme n'est pas le terme infiniment éloigné et jamais atteint d'une série d'états sans limites, mais que cette union intime du fini

(1) Voyez Etude sur le système des forces physiques, §§ 408-410.
(2) § 163.

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et de l'infini est, dans son auguste réalité, une vérité actuelle et concrète.

Il y a communication possible immédiate de chaque esprit avec l'Esprit de Dieu, de chacun de nous avec Dieu.

Notre destinée, bien loin de nous condamner à tendre, dans une course sans cesse découragée, vers un but qui en épuise les progrès, nous appelle au contraire dès l'heure présente à posséder effectivement ce but, et à voir dans sa possession notre état normal. Cette étendue dont le calme repose notre pensée est l'image même du repos de nos âmes ; par elle, un signe sensible est toujours donné qui nous révèle l'essence de la religion, et nous fait discerner dans le monde physique le seuil tangible du temple et des autels du Dieu vivant.

Si la plus grande leçon de la science, son but le plus élevé et, on peut le dire, son seul objet nécessaire, est de nous révéler ainsi dans un monde passager une écriture, un enseignement d'éternelles vérités qui subsistent, la notion de ce symbolisme résume aussi en elle toute la philosophie, c'est-à-dire la connaissance des causes premières, l'ordonnance et jusqu'à la raison d'être de l'Univers. La Géodésie chronologique qui, par ses déductions, commente cette conception d'une

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manière éloquente, n'est en elle-même, on le remarquera, qu'une de ses applications.

207. Nous procéderons au résumé de cette analyse en constatant que, d'après les faits concrets de la mathématique historique, la conception du monde, c'est-à-dire la solution du problème philosophique, n'a d'autres termes possibles que les suivants : 1° l'existence de Dieu ; 2° sa providence générale et spéciale ; 3° une révélation, ou communication directe entre Dieu et l'homme ; 4° le principe capital que le monde extérieur est un symbole du monde spirituel ; la distribution des éléments matériels, un signe ou écriture qui sert d'instrument à la communication des esprits, que ce signe soit tracé dans le ciel, à la surface d'un globe ou sur les feuillets d'un Livre.

Le but de la science est la découverte de la pensée exprimée par ces caractères extérieurs ; sa mission, de nous confirmer les vérités spirituelles en nous les y faisant contempler comme dans un miroir, et de conduire ainsi nos âmes, par des éléments périssables, jusqu'au seuil d'un domaine supérieur qui appartient à la Religion.

b) Religion.

208. Disons nettement, en abordant ce dernier terme de nos recherches, que, dans notre pensée,

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une étude de la Parole révélée, soit purement exégétique, soit constituant comme ici une apologie par preuves mathématiques, n'est vraiment légitime que si elle a pour objet l'édification. Nous demanderons donc au lecteur de faire réflexion maintenant qu'en tout ceci il s'agit de lui-même ; que de fait son âme est intéressée dans un conflit qui, peut-être, n'a encore captivé que son esprit. Cette surface terrestre qu'il vient de jauger est en réalité un sol sacré sur lequel sont marqués et mesurés ses propres limites et ses temps ; son analyse serait donc stérile si elle restait spéculative, et il ne discernerait pas une lumière jetée sur sa situation personnelle dans l'Univers et devant Dieu.

En ceci d'ailleurs, nul postulat à un changement de méthode. Il s'agit encore toujours de ne décider que par des arguments externes. Mais cela précisément substitue à la latitude des considérations philosophiques, qui parlent sans forcément contraindre à la crainte de Dieu, la froideur d'une preuve de fait qui condamne ou sauve en vertu de la raison scientifique elle-même.

Notre sujet se divise par les grands traits suivants :

1° Démonstration de la vérité du christianisme ;

2° Solution donnée par les faits à la doctrine du

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péché, de la grâce et du libre arbitre ; situation morale de l'homme en présence de cette doctrine ;

3° Sanction que les faits donnent à la doctrine évangélique de l'Eglise, et vraie nature de celle-ci.

α) Démonstration de la Vérité
du Christianisme.
(Rédemption).

209. De même qu'à l'aide d'un nombre défini de points on fixe dans l'espace la situation d'un corps de forme donnée, de même la Géodésie chronologique, en s'emparant des nombres dispersés dans l'organisme des Ecritures, en découvrant en eux la reproduction d'une réalité géométrique et cinématique objective propre à la surface de la Terre, définit d'une manière exacte le lieu de la Révélation dans l'ordre entier du développement de l'Humanité. Or, elle démontre ainsi simplement et tout d'un coup Jésus-Christ ; car elle le trouve, dans cette superposition, au centre et comme la racine de l'Histoire et du monde (1).

(1) Voyez par exemple (Prop. XXI, XXII, XXIII) la détermination du méridien de l'ère chrétienne, qui montre le Christ réunissant et résumant en lui les deux parties de l'Histoire ; semblablement (§ 116), la période de 100.000 ans étroitement délimitée par les données de la vie terrestre du Christ, et en relation, par la Grande Période de douze heures et la ligne des nœuds des deux systèmes chronologiques, avec l'ordre des jours de Création, tout cela (§ 140) étant d'ailleurs écrit dans le ciel aussi bien que sur la Terre.

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Si l'événement capital de l'histoire de l'Humanité, d'accord déjà aussi avec le diagramme symbolique de la Pyramide, est, d'après la Géodésie chronologique, la Venue du Sauveur, il s'ensuit que la Rédemption elle-même s'impose, par une voie toute de Géométrie et de Cinématique, à l'examen de la science la plus positive.

La Géodésie chronologique est, dans ce point de vue externe, plus forte pour convaincre que l'Ecriture elle-même. Il est possible, en effet, de mutiler la Bible, d'en isoler les parties, puis, ménageant un jour partiel, de faire naître le doute sur l'authenticité et l'autorité du tout. Ainsi, on fera rejeter Jésus-Christ qui en est l'âme et le centre. Il est au contraire dans la nature d'un système géométrique de ne pouvoir être accepté ou rejeté que dans son entier. Or, celui-ci transporte à Jésus-Christ et à l'unité de la Révélation toute la force de sa propre unité indivisible, tellement liée à ces hautes vérités que désormais, pour détruire celles-ci, il faudrait le détruire lui-même.

Que conclure d'un tel fait ? tout d'abord, en fait

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aussi, et par la seule définition de sa nature limitée, que ce n'est pas l'homme, qu'une autorité surhumaine seule a pu enserrer dans une telle corrélation mathématique l'Humanité, la Bible et l'Univers.

Si ensuite, sans sortir de la méthode d'observation, mais considérant, précisément à raison de cela, tous les éléments de la question, des données géométriques qui prouvent Jésus-Christ nous portons nos regards sur Jésus-Christ lui-même, centre de leur unité, nous le verrons confirmer, en l'expliquant, tout l'ordre théorique dont ces données font partie ; rendre un témoignage personnel constant à la vérité littérale des Écritures ; affirmer le caractère central de la situation qu'il occupe entre l'Humanité et Dieu (1) ; chercher racine à sa mission jusque dans les profondeurs de la Création (2) ; et après avoir fait connaître cette mission par ses paroles, la démontrer par son sacrifice (3).

Après avoir regardé Jésus-Christ, il ne nous resterait qu'à nous regarder nous-mêmes ; et ici nous aurions à rapprocher de tous ces témoigna-

(1) « Personne ne vient au Père que par moi » (Jean XIV, 6).

(2) « Avant qu'Abraham fût, je suis » (Jean VIII, 58).

(3) « Quand j'aurai été élevé de la Terre, j'attirerai tous les hommes à moi » (Jean XII, 32).

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ges externes le témoignage interne que l'examen personnel de soi, l'existence du mal moral, l'état de péché et de corruption de sa nature obligent tout homme à confronter comme autant de preuves avec les déclarations du Sauveur. Dans un état à contempler tout cela tranquillement, nous serons obligés de conclure que si jamais vérité a été solidement établie par le concours de toutes les facultés propres à l'esprit humain, c'est sans doute celle qui, écrite sur la Terre, analysée dans la Bible, vivante en la personne de Jésus-Christ, incessamment active dans la conscience de l'homme, lui affirme, en même temps que la réalité historique d'un acte divin, son état de séparation d'avec Dieu, les conséquences fatales qu'entraîne par une logique mathématique le fait d'une semblable désunion, et la nécessité d'une rédemption dont elle désigne l'instrument. Or, cela même est l'essence didactique du Christianisme.

β) Le Problème de la Grâce
et du libre Arbitre.

210. Si la mathématique de l'Histoire établit en principe la vérité du Christianisme, elle donne aussi solution concrète aux problèmes doctrinaux qui s'y rattachent; et, descendant tout d'abord jusqu'à l'âme de la doctrine, elle propose à notre examen cette question de la grâce et du libre

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arbitre qui, au cours des siècles, a si profondément ému l'esprit humain et divisé les penseurs. Ici la solution, brutale dans sa forme mathématique, est décisive ; elle confirme entièrement le sens littéral de la Parole inspirée.

La vérité se révèle comme l'expression d'un absolu déterminisme. On ne peut pas se contenter de reconnaître que tout dépend de la puissance de Dieu ; il faut dire que rien n'est étranger à sa volonté et n'échappe à la plus étroite prédestination.

Il y a, en fait, prédestination mathématique appliquée à des créatures responsables, et l'énoncé de cette vérité n'est soumis à aucune restriction : il ne s'arrête pas au point où, prenant un caractère redoutable, le problème pénètre dans la région mystérieuse de l'origine du mal. Qu'on le veuille ou non, les méchants se révèlent comme étant des facteurs dans l'accomplissement d'un plan divin, et, en dernière analyse, comme faisant le mal, non par cette donnée élastique et bâtarde qu'on a appelée permission, mais bien par la volonté de Dieu qui endurcit justement leurs cœurs. En cela, il y a justice, parce que le crime est crime ; le méchant est, par cela même qu'il est méchant, destiné au mal croissant et fatalement à la perdition. Il y a plus encore : les faits obligent à dire, en remontant à l'origine du mal,

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que même la chute de l'homme n'a eu lieu que parce que Dieu l'a voulue. Comment en effet se pourrait-il, s'il en est autrement, que le point terrestre où devaient avoir lieu la Création de l'homme et sa chute, que l'Eden, géométriquement déterminé dès avant cette Création (Prop. IV, XIII, XXXI et pp. 480, 592), soit si étroitement relié à tout l'ordre ultérieur de l'Humanité déchue qu'il mesure par les coordonnées de sa position précisément le nombre symbolique qui, dans l'Ecriture, désigne la racine du péché, la confusion entre le divin et l'humain, l'usurpation des droits de Dieu par l'homme ; ce même nombre qui caractérise aussi (§ 42) le lieu où la fausse Eglise et le faux Prophète établissent plus tard leur centre d'action dans le monde, et dont le méridien, — nouveau trait non équivoque de prédestination, — est exactement celui de la rencontre des deux systèmes chronologiques fondamentaux de l'Histoire (§ 83). Comment aussi le Déluge, présenté dans la Révélation comme le châtiment des crimes de l'Humanité, est-il tellement prévu et réglé que sa date biblique elle-même soit indiquée sur l'arc historique, au pied du Méridien Ouralien de séparation entre l'Asie et l'Europe, de manière qu'un point prédéterminé du temps est lié au signe physique, prédéterminé aussi, du cataclysme qui devait transformer

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le relief de la Terre et détruire la première humanité (§ 91) (1) ?

On ne peut d'après tout cela échapper à la conclusion que tout dans la formation du globe avait été préparé pour être le lieu d'un monde de pé-

(1) Nous pouvons mentionner ici, concernant la prédestination des conditions du réseau, un fait propre au cercle historique et à sa relation avec le ciel, d'autant plus instructif que ce cercle, pris en lui-même, est, comme on l'a vu (Prop. II), déterminé par des conditions géométriques de caractère évidemment intentionnel.

On a vu (§ 140, β, XI-XIV) que les cercles (Π), côtés et axe du fuseau η Grande Ourse-Polaire-β Petite Ourse, repéré par les constellations des deux Ourses, sont tellement placés sur le ciel que (en prenant ici pour argument l'axe du fuseau ou le cercle Π₁) ils satisfont aux conditions suivantes, conditions qui conduisent à les considérer comme la représentation de l'Equateur terrestre sur la sphère étoilée.

En comptant sur Π₁ les longitudes à partir de la Polaire :

1° La croix des continents est déterminée par les solstices et les nœuds de l'Ecliptique ;

2° Les nœuds et les solstices du cercle historique sont déterminés en longitude sur Π₁ par les solstices et nœuds de la Voie lactée.

Mais ces conditions subsistent quelle que soit l'obliquité du cercle historique sur l'Equateur, c'est-à-dire indépendamment de l'élévation du Pôle de ce cercle historique en latitude ; et d'autre part, il existe entre la Voie lactée et l'Ecliptique une relation cinématique caractéristique, démontrée § 140, XII, à savoir : que les jours de Création sont mesurés par les passages du Pôle astronomique au système quadrangulaire des nœuds et des solstices de la Voie lactée sur l'Ecliptique (p. 615). On peut donc se demander si cette croix caractéristique ne sera pas repérée aussi dans le système des cercles Π. Or, la vérification tout à fait remarquable qui se présente est la suivante : la croix des jours est celle des solstices et des

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ché, et que s'il dépendait de Dieu tout puissant de permettre la chute de l'homme, Il l'a voulue, puisque non seulement Il ne l'a pas empêchée, mais qu'elle faisait partie indissoluble de son œuvre.

nœuds sur l'Ecliptique, à la fois du cercle historique et de la Voie lactée ; ce qui revient à dire que l'angle Pôle Voie lactée-Pôle Ecliptique-Pôle Cercle historique, ou la différence des longitudes célestes des Pôles de la Voie lactée et du Cercle historique, est égal au quart de cercle.

Au moyen des coordonnées du tableau de la page 632, on trouve en effet, en prenant par équateur terrestre successivement les trois cercles, Π, Π₁, Π′, c'est-à-dire les côtés et l'axe du fuseau, et désignant par A le Pôle boréal du Cercle historique :

CERCLES.      ANGLE ΛP′A.

   Π          85° 12′,9
   Π₁         91° 03′,3   (Equateur représenté sur le ciel par l'axe du fuseau)
   Π′         96° 39′,6.

Il suit de cette propriété et du 2° précédent que, étant donné le triangle cosmique Π₁Λ′P′ (p. 623), le Pôle A du cercle historique est l'intersection H des arcs normaux à Λ′P′ et Λ′Π₁ aux sommets respectifs P′ et Π₁. Voici en effet, d'après les données de la page 632, les coordonnées de ce point d'intersection H, calculées successivement pour les trois cercles Π, Π₁, Π′ :

CERCLES.   Dist. pol. de H.   Dist. pol. théor. de A.   Long. de H.   Long. théor. de A.

   Π        48° 56′,4                                   151° 45′,0
   Π₁       56° 14′,7         55° 6′,3                  150° 36′,5    150° 53′,5
   Π′       61° 22′,0                                   148° 29′,5.

Comme cette remarquable disposition du cercle historique sur le ciel dépend essentiellement du choix du cercle Π₁, destiné à y représenter l'Equateur terrestre auquel le cercle historique est lié d'une manière définie tant en longitude du

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211. Ce déterminisme absolu de la Création propose, d'une manière en quelque sorte objective, la question doctrinale du libre arbitre. On

nœud qu'en obliquité, elle constitue la vérification la plus évidente de la réalité de cette représentation de l'Equateur terrestre, et avec lui de tout le réseau géodésique sur le ciel étoilé.

Tout ceci conduit à synthétiser d'une manière encore plus générale que nous ne l'avions fait à l'occasion du Triangle, et à pénétrer plus avant, la construction prédéterminée du monde, dont ce Triangle est l'élément fondamental. Soient deux grands cercles Λ′, P′ (qui seront la Voie lactée et l'Ecliptique), se coupant sous des angles de 60 et 120°, et soit leur diamètre commun l'axe des Pôles I de la sphère. Suivant le méridien bissecteur des angles de 120° entre les Pôles Λ′P′, faisons mouvoir le Pôle d'un troisième cercle qui sera le cercle Π. Le méridien du Pôle Π₁, ceux des Pôles de la Voie lactée et de l'Ecliptique détermineront la division de la sphère entière en fuseaux sexagésimaux. Une inclinaison déterminée du Pôle Π₁ sur le Pôle I déterminera le triangle cosmique, appuyé par sa base Δ′P′ sur l'équateur de la sphère, triangle tel que les Pôles Λ′P′ rapportés au Pôle Π₁ déterminent la division de la sphère de Pôle Π₁ en fuseaux, suivant le système quadrangulaire. Ainsi, le système du triangle cosmique constitue une division de la sphère à la fois sexagésimale et quadrangulaire.

Que l'on conçoive ensuite un quatrième cercle A, ayant pour Pôle l'intersection des arcs normaux à Λ′P′ et Λ′Π₁ menés par P′ et Π₁ ; ce cercle A sera le cercle historique. Ou encore, inversement, si un quatrième cercle A, qui sera le cercle historique, fait avec le cercle Π₁ un angle déterminé par les conditions géométriques définies du secteur historique (Prop. II), et si ce cercle A coïncide quadrangulairement (1) sur la sphère de Pôle Π₁ avec P′ et Λ′, il coïncidera quadrangulairement : sur la sphère de Pôle I, avec P′ ; sur la sphère de Pôle P′, avec Λ′.

(1) C'est-à-dire par le système des angles 90° et 45°.

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a vu la Géodésie chronologique accorder un témoignage direct à l'autorité propre de Calvin comme missionnaire historique (p. 259). Or, ce que Calvin, dans sa foi à la Révélation, a lu dans l'Ecriture et consigné dans le livre de science

Cette distribution géométrique est repérée dans la Création par des points physiques. L'Ecliptique et la Voie lactée étant données par la trace du Soleil sur la sphère et par le plan moyen visible des étoiles, les cercles Π₁ et A sont pointés par les constellations. Notre Polaire et les deux Ourses sont intentionnellement placées au firmament de telle sorte que l'axe du petit fuseau (η-Polaire-β) qu'elles comprennent, ayant pour pôle la Polaire, est la réalisation du cercle Π₁. Le cercle A, dès lors fixé sur le ciel, a son système quadrangulaire de solstices et de nœuds sur l'Ecliptique rendu visible par la croix que déterminent, au Pôle de l'Ecliptique (visible par la petite nébuleuse de ce nom), les cercles de longitude des extrémités η et α des queues des Ourses, croix qui n'est autre que celle des nœuds et solstices de la Voie lactée sur l'Ecliptique. Les passages du Pôle astronomique en longitude sur ces étoiles, c'est-à-dire sur les bras de cette croix, déterminent les jours de Création.

Cet ordre de la Géométrie céleste est ensuite reproduit sur la Terre elle-même, le système quadrangulaire déterminé par l'Ecliptique et la Voie lactée sur le cercle Π₁ n'étant autre que la Croix des continents, à laquelle est appuyé à 45° l'arc historique (les longitudes terrestres comptées à partir du côté occidental du secteur historique correspondant aux arcs célestes comptés sur le cercle Π₁ à partir de la Polaire). Ainsi le cercle historique, élément directeur du développement de l'Humanité, aussi bien que la Pyramide placée au centre du secteur historique, aussi bien que les centres d'action des peuples, reliés (voy. Fig. 27) d'une manière systématique à toutes ces données, ne sont que des expressions complexes, des conséquences dérivées de conditions simples et primordiales de la construction du monde.

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qui s'appelle l'Institution de la Religion chrétienne (11), se trouve confirmé aujourd'hui, c'est-à-dire à l'origine de la seconde et dernière période historique de la Réforme, par tout ce que la science a de plus précis dans l'ordre mathématique des mesures de la Terre et de sa surface géographique.

L'Institution chrétienne prenait pour argument la vérité révélée telle qu'elle se trouve dans l'Ecriture, sans nulle compromission avec les sollicitations de la sagesse humaine, et avec une hardiesse et une profondeur puisées à ce fonds éternel lui-même. La science nouvelle qu'apporte aujourd'hui notre étude n'est qu'une constatation de fait des conditions externes du milieu.

Or, ces deux aspects du sujet s'accordent dans leur contrainte à conclure que tout est déterminé, voulu de Dieu, et qu'on ne trouve pas de lieu au libre arbitre dans l'état actuel de l'Humanité.

Si le libre arbitre a existé dans l'état de Création, le serf arbitre est essentiellement la conséquence du péché. D'ailleurs, qu'on y réfléchisse bien, seul il donne un sens au christianisme ; car seul, en effet, il établit cette universelle égalité des âmes dans le mal, cet esclavage et cet impossibilité de la rédemption de l'homme par l'hom-

(1) La dernière édition française est celle de MM. les professeurs Baumgartner et Durand, Paris et Genève, 1888.

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me, qui sont la raison d'être et le principe de la mission du Christ.

Aujourd'hui, il n'y a plus de libre et de non libre ; il n'y a plus que des pécheurs séparés de Dieu et esclaves du Mal ; et cet état d'universelle égalité subsisterait, entraînant ses conséquences mathématiques fatales, si une action nouvelle n'intervenait, élective et directrice, qui est la Grâce (1).

212. Cette situation, révélée par la Parole et démontrée par la science, rend sensible un des traits les plus considérables du christianisme, savoir l'antagonisme entre son principe de direction morale et les errements qui, en matière de

(1) D'ailleurs ici, comme le dit si énergiquement l'Écriture (Rom. VI, 18), il y a encore esclavage, si l'on prétendait entendre par libération cette possession de l'âme par l'âme que l'orgueil humain ne parvient à concevoir que sous la forme d'une séparation d'avec Dieu. Participant de Dieu par la Grâce, nous sommes libres parce que Dieu est libre, et non point parce que nous sommes indépendants.

Des faits d'expérience, des sentiments humains simples expliquent le mieux ces profondeurs, et sont évidemment voulus à cette fin dans l'ordre créateur. L'homme vis-à-vis de Dieu peut assimiler sa situation à celle de l'enfant devant son père. Par un instinct qui est la raison même, il cherche, dans une intelligence qui le dépasse immensément, une règle de sa volonté ; et c'est la confiance qui, par le fait qu'elle bannit la crainte, engendre le sentiment de la liberté. Se soumettre ici n'est pas abdiquer ; c'est au contraire se libérer et prendre possession d'un bien légitime : il n'y a de tyran que le mal.

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rétribution morale, paraissent à la fois naturels et légitimes à l'homme déchu. Celui-ci suppose l'Humanité dans un état normal, et le christianisme révèle un état de chute et de perversion ; l'un conçoit la loi d'équilibre de l'Univers spirituel sous la forme simple de la rétribution du mérite et du démérite, l'autre signale un équilibre rompu dont la loi supérieure est fort au-delà de notre philosophie, et nivelle l'égalité de nos mérites au taux d'une dette morale commune. Enfin, l'un provoque notre âme à l'action en exaltant sa force, et l'autre en lui faisant connaître son impuissance. Or, puisque la conception du christianisme est maintenant démontrée vraie, on voit qu'en fait les conceptions de l'Univers spirituel, fondées sur les notions de droit de l'homme naturel, sont aussi peu dignes de foi que l'étaient autrefois les conceptions simplistes du monde physique, fondées sur les données immédiates de l'évidence ; et cette analogie définit d'elle-même très bien l'intention renfermée dans les nouveaux faits que nous étudions, et l'usage qu'il nous en faut faire.

De même, en effet, que l'abandon forcé des conceptions premières dont nous parlons a conduit l'esprit humain à l'acceptation de réalités physiques d'ordre supérieur, obscures considérées en

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elles-mêmes (1), mais qui se démontrent par l'accord qu'elles établissent entre tout ; de même ici des faits qui renversent des certitudes mal éclairées de justice et de droit, ont pour objet de nous élever, en nous la faisant connaître, jusqu'à une vie plus haute, dont la pensée même nous fut restée étrangère dans les voies de notre propre sagesse.

Une fois vaincu par la preuve externe d'un déterminisme absolu, l'homme sensé que désespéraient d'abord des contradictions intellectuelles, trouvera au contraire, dans cette contrainte bien prouvée, un élément à la fois de certitude et de repos. Il fera d'abord réflexion qu'en dépit qu'il en ait, la raison elle-même lui ordonne de désirer que Dieu produise en lui le vouloir et le faire (Philip. II, 13) ; qu'il n'aurait rien à gagner, c'est-à-dire qu'il y aurait pour lui absurdité à vouloir être séparé de ce en dehors de quoi il n'a pas même d'être (2). Qu'ensuite à ces pénibles clartés il superpose la lumière de Jésus-Christ : sans doute, il verra cette lumière elle-même pré-

(1) C'est-à-dire dans leur nature et leur mode d'action, quoique non pas dans leur définition. Exemples : l'attraction newtonienne ; la force répulsive et le potentiel thermiques ; les forces électrique et électro-dynamique.

(2) Par le fait même que, dans la question de l'origine du mal, nos raisons semblent nous donner raison contre l'Etre

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destinée à éclairer le champ du monde et la nuit des âmes ; mais en même temps les insurmontables difficultés intellectuelles que le déterminisme accumule deviendront une preuve nouvelle de la Divinité du Rédempteur : car ces difficultés, Dieu les connaissait ; Il savait les ténèbres que répand autour de nous notre science du bien et du mal ; c'est précisément dans un système préordonné et destiné à nous instruire d'éternelles vérités, que la bonté devait mettre son seing sur les plans immuables de la sagesse, et un signe apparaître qui fût Dieu lui-même. Jésus-Christ est ce signe. Il est le centre du monde et il fallait qu'il vînt.

Par lui, c'est un fait vivant qui fait notre science, et non la raison débile. En nous faisant voir Dieu lui-même, Jésus-Christ détruit les fausses notions qu'une fausse Science nous donnait du caractère de Dieu ; en nous le faisant connaître, il nous le fait aimer ; et dans ce plan divin et cette sagesse plus haute, c'est la confiance du cœur qui confond la détresse de l'esprit. D'ailleurs, l'er-

suprême, il est très certain qu'elles sont mauvaises ; et qu'ainsi la raison justifie Dieu, non sans doute en embrassant l'incompréhensible, mais, ce qui est parfaitement équivalent, en nous prouvant par l'apparente justesse de nos plaintes, et leur injustice à priori certaine, que nous sommes à la fois coupables et dans l'erreur.

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reur étant indissolublement liée au mal, on peut dire que l'Incarnation était l'acte nécessaire et la seule solution possible, même à ne regarder que le salut intellectuel. Car, en Christ et en sa Parole, bien mieux que l'explication incompréhensible des siècles, nous avons Celui qui les a formés ; comme le prouveraient les conséquences de cet ouvrage même, mieux qu'une vérité à poursuivre, nous les avons toutes par la source d'où elles émanent ; et dans la mesure où nous tendons vers cette lumière, nos ténèbres sont rejetées aux limites de la sphère infinie dont elle est le centre et sur laquelle elle projette ses splendeurs.

Et enfin, c'est par elle aussi qu'à travers ces ténèbres nous entrevoyons la raison d'être, et comme la justification, de l'ordre étroit du péché et de la grâce, en y découvrant la condition nécessaire du seul état qui au fond soit normal à l'âme : celui dont le principe surnaturel est chez l'homme la préoccupation non de sa propre destinée, mais de la seule gloire de Dieu. Nous disons que cet ordre est la condition effective de ce principe : seul, en effet, il détruit dans le moi, le moi haïssable, source du péché ; seul, par conséquent, il était capable d'accomplir toute justice.

γ. La Question de l'Église. — L'Église de Christ.

213. Ces réflexions sur la grâce et le libre arbitre

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conduisent d'elles-mêmes à la question que l'on aborde ici.

Les faits mathématiques qui enserrent la vie de l'humanité, et qui déterminent, par leurs détails, celle des individus, constituent la preuve externe que tout est voulu et prédestiné dans la pensée divine.

Dans cet ordre de prédestination, l'homme est abandonné au péché ou justifié par la grâce ; et dès lors, juste ou pécheur, il est comme tel justement jugé par la Loi de la rétribution morale.

Quelque dure que soit à première vue, au sens humain, cette conception de notre condition, la moindre réflexion y fait reconnaître une partie intégrante de l'idée même de la Rédemption. Si le sacrifice de Jésus-Christ a un sens, si le christianisme est vrai, et, dussent toutes les autres preuves être rejetées, la preuve externe renfermée dans cet ouvrage ne pourra pas l'être, — si, disons-nous, le sacrifice de Jésus-Christ a, pris en lui-même, un sens précis, une valeur effective, c'est que l'état de péché et de perdition commun à tous les hommes a aussi un sens défini, une valeur effective ; c'est qu'il constitue le caractère fondamental de l'Humanité, l'élément déterminant de sa destinée. La nécessité du salut n'existe que pour l'homme incapable par lui-même de faire le bien. Or, dès que l'on conçoit

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l'existence de cet état général de chute et de perdition, auquel pourrait seule porter remède une action venue de Dieu, on conçoit nécessairement aussi l'existence d'une société formée des hommes que cette action de Dieu, qui est la Grâce, a régénérés. En cela n'intervient aucun mérite de leur part, puisqu'ils n'étaient dignes que de la perdition ; et, à cause de cela même, il nous est impossible d'assigner des raisons au choix libre de la volonté divine. Tout ce que nous savons, c'est que ces hommes sont appelés à une vie supérieure, éternelle, communion avec Dieu en Christ, auteur de leur salut. L'Humanité se trouve donc nécessairement partagée : elle oppose à un ensemble, abandonné, dans l'économie actuelle, aux conséquences légales du péché, un groupe choisi par la grâce de Dieu pour l'accomplissement d'un dessein déterminé dans le monde à venir : et ce groupe ou assemblée, c'est l'Eglise de Christ.

214. Cette définition de l'Eglise, telle que la donne l'Ecriture, savoir l'assemblée des élus, le corps mystique de Christ (Eph. V, 23, 25-27, 32 ; Col. I, 18, 24-26 ; Héb. XII, 22-23), se tire donc immédiatement de la nature même de l'homme et de sa situation spirituelle ; et cela suffit pour faire comprendre que cette unité d'ordre supé-

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rieur est totalement indépendante des formes extérieures qu'imposent les conditions de la vie aux organisations humaines. Dans l'espèce de la question, ces dernières organisations sont les Eglises.

215. Cette distinction essentielle entre les deux termes est conforme à l'enseignement des Apôtres ; ils parlent de l'Eglise (voy. au § 214), au sens absolu, comme de l'œuvre de la grâce et du Saint-Esprit ; ils parlent des Eglises, au sens humain, comme de groupes collectifs, naturellement formés en divers lieux par l'association des hommes qu'anime l'idéal de l'Eglise (Rom. XVI, 5 ; Act I.X, 31 ; etc.).

Les membres du corps mystique sont dispersés dans le monde ; ils y forment un organisme invisible. L'enfantement de l'Eglise est précisément la raison d'être des temps de l'économie historique, depuis la Première Venue du Sauveur et l'effusion de l'Esprit à la Pentecôte (Jean XIV, 25-26), jusqu'au retour du Christ.

L'existence des Eglises comme organisations humaines n'est qu'un fait corrélatif nécessaire. L'Ecriture a pris soin, dans les premiers chapitres de l'Apocalypse, de tracer l'histoire de leur développement et leur ordre de succession à travers les siècles. L'interprétation de ces chapitres, ex-

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posée d'abord dans la Concordance, s'est trouvée nettement vérifiée par la Géodésie chronologique.

216. Arrêtons-nous un instant à cet enseignement de l'Ecriture, en nous éclairant des actes de la primitive Eglise, et envisageons d'abord l'idée de constituer l'Eglise comme organisme social universel et extérieur, comme facteur historique nouveau à élever sur les ruines du Judaïsme.

Pour apprécier à quel point une préoccupation de cet ordre était étrangère aux Apôtres et aux premiers disciples, il suffirait de remarquer que ces hommes étaient Juifs, qu'ils considéraient Jésus, Juif aussi bien qu'eux, comme envoyé à eux seulement et nullement aux nations, et que leur christianisme faisait, sans l'abolir, un seul corps avec le mosaïsme qui l'avait annoncé. Rien ne leur défendait de continuer à pratiquer la loi, et le Temple était encore toujours le lieu où devait s'enseigner et se perpétuer la parole du Messie juif (Act. II, 46 ; III, 1, 8 ; V, 42).

Cela est si vrai qu'il ne faut rien moins que des révélations spéciales pour faire comprendre à ces Juifs que l'œuvre de la Grâce s'applique à tous les hommes, et non aux seuls membres d'un peuple élu.

217. Deux d'entre eux sont l'objet de sembla-

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bles révélations. Le premier est le Juif Pierre, que son reniement présente comme le type de sa nation. Il a reçu pour mission spéciale de convertir ses frères, c'est-à-dire les Juifs, lorsqu'il sera converti lui-même (Luc. XXII, 30, 32, 34) ; et toute la suite de son apostolat prouve qu'il a bien compris dans ce sens les paroles du Maître. Plus tard, la vision de Joppé (Act. X) l'éclaire sur le point fondamental de l'universalité du salut, et détruit en lui le préjugé national. Mais, tout vaincu qu'il est, il ne saisit évidemment pas, dans sa portée transcendante, la notion de l'Eglise comme corps de Christ, notion qui sera révélée à Paul, et il ne soupçonne même pas une puissance nouvelle opposée au Mosaïsme : c'est en quelque sorte en s'excusant qu'il expose aux Juifs la nécessité de reconnaître que les gentils peuvent participer aussi bien qu'eux au salut qui est dans le Christ juif Jésus (Act. XI, 17, XV, 7-11 ; Gal. II, 12). Ce caractère particulier de Pierre comme Apôtre des Juifs se maintient à travers toute l'histoire de l'Eglise primitive. Il suffit pour s'en convaincre de parcourir le livre des Actes et les Epîtres de Paul (v. Gal. II, 7-9).

Le second des deux hommes providentiels que nous avons en vue est cet Apôtre Paul. Par l'élection spéciale dont il est l'objet (Act. IX, 1-6), il devient à la fois le type de l'Eglise, œuvre de la

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Grâce, et le missionnaire de la doctrine de l'Eglise, non pas comme puissance sociale ou politique, mais en tant que corps mystique de Christ (Eph. I, 23). A lui est confiée l'annonce de la formation de cette Eglise dans l'économie historique qui suit Christ (Eph. II, 16) (1), et c'est là ce qu'il appelle proprement son Evangile (Rom. II, 16-29 ; XVI, 25, 26 ; Eph. II, 14-16 ; III, 5-11 ; II Tim. II, 8).

218. Ainsi, Paul est l'Apôtre des Gentils ou des nations, comme Pierre est l'Apôtre des Juifs. Mais si ces deux missions sont expressément spécifiées et mises en opposition dans le Nouveau Testament, le caractère de la première, qui a pour objet principal les Gentils, se trouve cependant pondéré de manière à ne jamais perdre de vue le plan d'ensemble historique de l'Ecriture relatif au Peuple élu.

Après que Pierre et Paul, Juifs tous les deux, ont été éclairés sur l'indépendance de l'œuvre de

(1) Ce passage serait à lui seul suffisant pour faire voir, dans la formation de l'Eglise, une dispensation spéciale, postérieure à la Première Venue. La distinction entre cette dispensation et celle de l'Ancienne Alliance « Le dessous de l'Autel » est bien marquée par Apoc. VI, 9-11 (voy. Concordance, § 62).

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Grâce, celui-ci comme celui-là continue néanmoins à faire ressortir [Jésus lui-même l'avait fait (Jean IV, 22)] que le salut, qui vient du Peuple élu, est tout d'abord évangélisé à ce peuple lui-même. C'est seulement, en effet, après avoir, pour l'accomplissement de cette loi, annoncé d'abord la Parole aux Juifs, que Paul se tourne résolument vers ces Gentils que les Juifs méprisent (Act. XIII, 46) ; et de nouveau là son enseignement montre à quel point, éclairé autant que libéré par la révélation qu'il a reçue, il mesure le véritable sens et la portée de l'œuvre à laquelle elle l'a appelé. Cet objet est capital pour nous, attendu que cet enseignement de Paul est la justification la plus nette des faits fondamentaux de la Géodésie chronologique. D'accord avec ces faits, l'Apôtre, embrassant magistralement dans son enseignement toute l'histoire de l'Humanité, la réunit bien en Christ comme en son centre, mais il discerne dans cette histoire, sans les confondre, la destinée des nations et celle du Peuple élu. Suivant celui-ci à travers toute l'économie mosaïque et chrétienne, il maintient que, disparu de la scène du monde, il continuera néanmoins à former l'axe du mouvement historique jusqu'à la fin des temps ; et c'est pourquoi il enseigne aux Gentils non à mépriser ce peuple, mais au contraire à saluer en lui la preuve toujours vivante

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de la fidélité de Dieu à ses promesses, et comme le sceau caractéristique d'une immuable providence (voy. Rom. IX et XI).

219. Dans le même ordre d'idées, l'apostolat de Paul rend compte de l'un des traits les plus remarquables de la composition du Nouveau Testament : ce trait consiste en ce que la narration abandonne bientôt la mission du Juif Pierre pour traiter (1) avec une étendue et un soin particuliers celle de l'Apôtre des Gentils : elle semble par là perdre de vue la dispensation historique propre au Peuple élu. Mais, c'est toujours parce que, si l'objet transcendant de la mission de Paul est d'annoncer et de provoquer dans le monde la formation de l'Eglise, — société invisible d'hommes, Juifs ou Grecs, barbares ou Romains, savants ou ignorants, appelés à une vie supérieure par la grâce de Dieu (Gal. III, 28), — elle comprend aussi un objet concret, et comme la compensation de l'apparent oubli dont il s'agissait. Cet objet, désigné par saint Paul lui-même (Rom. XI, 15, 25, 26), c'est de préparer, par la diffusion de la vérité dans les régions futures de l'Histoire, la résurrection au monde de l'Israël dispersé des Dix Tribus, ou du dépositaire nominal de l'Al-

(1) A partir de Act. XIII.

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liance de grâce. Le Peuple élu n'est donc en réalité pas un instant perdu de vue. Annonce du salut à l'Israël visible, ou annonce du salut aux Gentils, et par eux à l'Israël caché, c'est toujours Israël qui reste l'axe instrumental de l'Histoire et l'objet des préoccupations de l'Ecriture. Dès à présent, ces grands traits, si entièrement d'accord avec la Géodésie chronologique, permettent d'apprécier la sécurité de ceux qui, sur la foi des inventions humaines, et sans examiner l'Histoire par l'Ecriture, se laissent dire que l'Apôtre des Juifs a fondé chez les Gentils une Eglise visible, que caractérise la défense de lire les Ecritures, et dont une des principales tendances, aujourd'hui comme au cours de toute l'Histoire, est le sentiment antiscriptuaire de la haine du peuple juif ; cela, sans nul doute, parce que cette Eglise y devine instinctivement l'ennemi qui, fort des promesses de Dieu, lui disputera aux derniers temps la domination du monde.

220. Nous venons de tracer, d'après l'Ecriture et la conception des Apôtres, le dessin général de la dispensation spirituelle dans ses rapports avec le plan de l'Histoire. Il en résulte, en revenant à la question qui avait provoqué cet examen, que jamais ces disciples de Jésus-Christ n'ont conçu l'Eglise sous la forme d'un organisme politique.

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Cela est clair pour Paul, qui la définit le corps mystique de Christ ; et cela n'a pas même besoin de discussion pour Pierre, puisqu'il n'arrive même pas à concevoir d'autre puissance spirituelle terrestre que celle du peuple juif.

En corrélation avec la notion de l'Eglise, il nous reste à examiner maintenant la forme que devait naturellement revêtir la conception des organisations humaines appelées par l'Ecriture Eglises, dans l'esprit de ceux qui avaient connu Jésus ; de ces hommes auxquels il avait enseigné de n'autoriser personne à s'appeler leur père ou leur docteur, car ils n'avaient qu'un Père, qui est Dieu, et qu'un Docteur, qui est Christ (Matt. XXIII, 8-10).

221. Or, il est d'abord évident par ces paroles, aussi bien que par la seule définition de l'Eglise, que celle-ci réprouvait d'elle-même la création d'un chef visible, et c'est ce que le Nouveau Testament confirme, en déclarant de nouveau, par la bouche de Paul, que cette Eglise n'a pour chef ni Pierre, ni Paul, ni tel autre, mais un seul qui est Christ (I Cor. I, 12, 13, 30, et III, 21, 22 ; Eph. IV, 11-15).

222. D'accord avec cette prohibition d'un chef visible, on ne trouve non plus, dans les écrits du

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Nouveau Testament, aucune trace de la constitution d'une autorité qui, dépositaire de la vérité et se substituant à la Parole, aurait le droit de la modifier dans son intégrité. Partout et toujours, et un Ange du ciel vînt-il leur proposer et leur enseigner autre chose (Gal. I, 8), les fidèles sont renvoyés directement à Christ et exhortés à se tenir fermement à ce qu'ils ont reçu dès le commencement (I Jean II, 24-27).

223. Il n'y a même, enfin, nulle préoccupation de l'institution d'un organisme qui, tout en restant gardien fidèle de la Parole, revêtirait dans tous les temps ses membres de vertus surnaturelles. On ne découvre, en fait d'organisation, que ce qui résultera toujours et partout de la nécessité d'un ordre dans une société humaine. Les hommes qui ont connu personnellement Jésus, les Apôtres, sont naturellement désignés comme les conducteurs de la société naissante ; ils forment l'élite du corps des Anciens (Act. XI, 30, et XIV, 23 ; Phil. 9 ; I Pi. V, 1). Dès l'origine d'ailleurs (Act. VI, 1-5), les soins matériels de la communauté amènent le choix d'autres hommes tels que les Diacres, chargés de régler les questions de bienfaisance et de secours mutuel. Enfin, quand le premier noyau de fidèles, formé à Jérusalem, a été dispersé, et qu'il existe dans

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différentes villes et en divers lieux des groupes analogues qui prennent le nom d'Eglises, des relations se créent entre ces Eglises, et on voit apparaître, sous le nom de surveillants ou évêques, des mandataires chargés de les représenter et de veiller à leurs intérêts de tout ordre (Tite I, 5-7). Or, par tout cela, les Eglises offrent l'aspect naturel des sociétés humaines, et il ne vient à l'idée de personne, dans ces premiers temps, de confondre cette société visible et imparfaite avec l'« Eglise », assemblée des rachetés par le sang de Christ, corps mystique invisible au monde. Cette idée vient d'autant moins à des chrétiens que dès lors ils voient naître dans cette société tous les vices ou abus inhérents à la nature humaine. La vanité de la richesse, la tendance à la domination, spirituelle ou temporelle, et généralement tous les facteurs de corruption sont signalés par les écrits mêmes des Apôtres. On savait donc bien alors que ce n'est point parce que l'on est membre d'une église, et participât-on à tous les actes de son culte, que l'on fait partie de l'Eglise de Jésus-Christ (II Tim. II, 19). On savait aussi très bien que s'il est convenable aux chrétiens, dans chaque lieu, de ne pas rester isolés, mais de participer mutuellement de leur foi et de leur expérience, jamais leur ensemble ne vaudra plus que les hommes pécheurs qui le composent, et qu'en lui-

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même il ne constituera jamais une autorité. La seule autorité est la Parole de Dieu, le seul chef est le chef invisible, Christ ; tels sont bien l'autorité et le chef uniques auxquels incessamment, toujours et partout, sont renvoyés les fidèles. Les Apôtres eux-mêmes s'effacent et ne veulent pas être considérés comme plus que des hommes. Que nul, disent-ils, ne domine sur votre foi (II Cor. I, 24 ; I Pi. V, 2, 3 ; I Jean II, 21, 27).

224. Il était cependant fatal qu'il en advînt autrement. Les choses de la foi constituent un appel constant à l'action, engagent la responsabilité, déterminent un combat ; la tendance à chercher solution et appui dans une autorité extérieure tangible trouvait donc un terrain préparé dans l'indifférence ou dans la paresse de l'âme. Ainsi a pris naissance, et finalement force de loi, cette idée fausse de l'autorité spirituelle de l'Eglise, qui aujourd'hui, dénature et corrompt le christianisme, ne laisse connaître à tant d'âmes qu'une vérité frelatée, et forme la racine de la plupart de nos plaies sociales. L'argument extérieur le plus simple pour confirmer qu'en effet il n'a pas été dans la volonté de Dieu de constituer une société dépositaire de la vérité révélée, et investie de lumières qui la rendissent, de propre autorité, juge suprême et infaillible

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dans ces matières, ce n'est pas seulement qu'il n'existe aujourd'hui aucune Eglise digne de revendiquer une si haute destination, mais, trait écrasant, c'est que l'Eglise qui affiche à cet égard la prétention la plus absolue, est précisément celle qui dénature au plus haut point, qui, à raison de cela même, dérobe la Parole de Dieu ; qui, par des actes de son culte, en parodie les enseignements, et à laquelle, en dépit de sa prétendue infaillibilité, restent cachés la compréhension spirituelle et le sens prophétique des Ecritures. Cette Eglise, notamment, ignore tellement le plan de Dieu qu'au lieu de reconnaître dans Israël le peuple actuellement élu, elle n'y voit qu'un ennemi héréditaire et personnel (1).

(1) Le Christ cite deux fois l'Eglise : la première (Matt. XVI, 18), quand il parle de son Eglise, assemblée de ses rachetés, qui vaincra les liens de la mort par la résurrection (Concord., § 114, Note) ; la seconde (Matt. XVIII, 15-18), en parlant de l'Eglise en tant que société humaine des chrétiens. Il fait usage de ce second sens en traitant la question des différends entre chrétiens : si l'un d'eux a à se plaindre de quelque autre, qu'après l'avoir admonesté en particulier, il s'en réfère en dernier état de cause à l'Eglise ; que si son adversaire ne veut pas écouter l'Eglise, il considère comme rompus tous rapports avec lui. La fausse église a naturellement tourné ces paroles dans le sens de la justification d'une autorité ecclésiastique sans appel. Mais une réflexion aussi simple que le sens immédiat du texte éclaire la question : c'est qu'ici, celui qui se plaint est nécessairement supposé avoir raison et l'autre tort, sans quoi l'Eglise serait supposée

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225. On insistera peut-être ; on entendra quelques-uns s'étonner que l'idée de l'autorité spirituelle de l'Eglise extérieure renferme une erreur pernicieuse, alors que cependant le Christ a conféré à ses disciples, aux Apôtres, des dons et des pouvoirs exceptionnels ; ce qui semblerait prouver que la notion du prêtre, homme surnaturel, médiateur entre Dieu et l'homme, n'est nullement en opposition avec la véritable intention du christianisme. Cette objection a une grande portée sans doute, mais dans un sens fort différent de celui qu'on suppose. Elle vient d'elle-même mettre en lumière une vérité essentielle à connaître pour se faire une idée exacte de l'histoire de l'Eglise. La réponse se trouve dans un fait qu'enseignent à la fois l'Ecriture et la Géodésie chronologique ; à savoir la situation unique, les limites précises qu'assigne l'histoire de la dispensation spirituelle à la période de formation du Canon du Nouveau Testament (§§ 69, 70). Cette délimi-

errer dans son jugement. C'est donc à la seule conscience de l'individu qu'il est tout d'abord fait appel. On voudrait que le texte eût dit : si tu as un différend, soumets-le à l'Eglise, et, quelle que soit la décision, incline-toi. Mais le texte ne dit nullement cela, il dit même tout le contraire ; car il parle d'un homme fort de son droit (Vers. 15), auquel, à cause de cela, et parce qu'on suppose l'Eglise composée d'hommes droits comme lui, on conseille d'y aller chercher moyen et appui. Ce n'était point le temps de « la chose jugée, » ni de la Justice juste par définition.

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tation spéciale s'accorde, en effet, avec l'existence de caractères spéciaux, propres à cette période, mais qui ne devaient pas se perpétuer. C'est alors que, par le moyen d'hommes tels que les Apôtres, et dans un temps extraordinaire de l'effusion de l'Esprit (Hébr. II, 3, 4), a été donnée en puissance toute la nourriture spirituelle de l'Eglise. Une seule parole devait se multiplier en se divisant, et, comme une source intarissable, couler dans mille canaux et sur mille pentes pour féconder le désert du monde (Jean XVII, 6-12, 20 ; II Pi. I. 15-21 ; I Jean I, 1-4 ; Act. X, 40-42 ; Apoc. XXII, 18, 19). Des hommes inspirés, chargés de fixer cette Parole sainte dans des écrits qui doivent traverser les âges, reçoivent personnellement des dons extraordinaires qui deviennent le sceau de leur mission divine. Dieu fait pour eux ce qu'il avait fait pour Jésus lui-même : Il confirme leur doctrine par leurs miracles (Marc XVI, 20). Mais ces temps restreints sont depuis longtemps accomplis ; et ici la preuve expérimentale confirmerait trop bien la démonstration théorique : si les chrétiens, aujourd'hui réunis en assemblées, reçoivent de l'Esprit de Dieu des inspirations nouvelles qui les autorisent à ajouter ou à retrancher quelque chose au texte ou aux ordonnances de l'Ecriture, qu'ils parlent donc aussi d'inspiration

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des langues inconnues, qu'ils donnent le Saint-Esprit par l'imposition de leurs mains, qu'oignant d'huile les malades ils les guérissent, qu'ils lèvent de leurs lits les paralytiques, qu'ils ressuscitent donc les morts.

L'Ecriture a d'ailleurs tellement souci de montrer que ces dons magnifiques ne seront pas le partage des chrétiens de tous les temps, d'établir une distinction entre eux et les hommes providentiels, encore tout imprégnés de l'Esprit de Christ, et chargés de fixer l'esprit et la lettre des enseignements révélés (1), qu'elle annonce les faux miracles des temps futurs et avertit les fidèles de s'en garder (Matt. XXIV, 24 ; II Thes. III, 7-11 ; Apoc. II, 24). Les termes qu'elle emploie, parlant de prodiges capables de séduire même les élus s'il était possible, sont remarquables et comportent un utile enseignement, car ils attribuent implicitement ces prodiges à une autorité spirituelle qui se réclamera de celle du Christ. C'est seulement, en effet, par une semblable autorité que des élus pourraient être séduits. Ces prodiges devront même avoir, à cet égard, un caractère de profondeur chrétienne, et il est donc permis de comprendre sous leur définition tout acte ou toute préten-

(1) Jusqu'à Jean, qui devait rester jusqu'à ce qu'Il vînt (voy. p. 233).

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tion à un acte surnaturel, par lesquels les pratiques de la fausse église détournent le peuple de la pure vérité qui est en Jésus-Christ.

Rien ne saurait être plus éloquent que cela pour nous garder de toutes les superstitions qui énervent la Parole de Dieu reçue dès le commencement ; pour montrer que les fidèles possèdent dans l'Ecriture, dans la Loi et le Témoignage, tout ce qui est nécessaire et suffisant à la vie de l'Eglise (1).

226. Si le caractère providentiel particulier des premiers temps de la Nouvelle Alliance est un trait fondamental de l'histoire de l'Eglise, un autre en est le complément, qu'il n'est pas moins utile de méditer, car il concerne le caractère personnel même des Apôtres ou des hommes missionnés pour fixer le Canon des Ecritures. Il consiste en ce que, tout revêtus qu'ils sont de vertus surnaturelles, ces hommes ne sont nullement prêtres dans le sens actuel et propre de ce mot. La seule autorité immédiate et directe qu'ils invoquent est celle du chef invisible de l'Eglise. Ils protestent tant qu'ils peuvent qu'ils ne sont que des hommes pécheurs, des hommes comme

(1) Cf. Luc. XVI, 29. « Ils ont Moïse et les prophètes ; qu'ils les écoutent. »

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les autres ; ils ne laissent pas penser au monde, trop disposé à chercher partout des dieux, qu'ils soient revêtus de quelque divinité, qu'ils remplissent sur la Terre le rôle de vicaires de Dieu (Act. III, 12 ; XIV, 15). Nulle part on ne les voit se présenter comme des instruments magiques, par le moyen desquels, au prix de certains actes physiques définis, les fidèles qui se soumettent à leur autorité reçoivent des grâces spirituelles. L'instrument par lequel ils agissent, s'en remettant à la puissance de Dieu, c'est la Parole même qui leur a été révélée et qu'ils enseignent. Jamais ils n'appellent les hommes à leur confesser leurs péchés, mais toujours ils les renvoient directement à Jésus-Christ (VIII, 22-23 ; XIII, 38-39 ; XVI, 30-31) ; jamais ils ne leur pardonnent leurs péchés, mais toujours ils font pénétrer jusqu'à la moëlle de la conscience le glaive de la Parole, certains qu'ainsi ce qui doit être lié sera lié, et ce qui doit être délié le sera ; certains qu'en cela ils dispensent l'acte libérateur ou accusateur par lequel les péchés qui doivent être remis seront remis, et ceux qui doivent être retenus seront retenus. S'ils en ont la conviction, c'est sans doute parce que leur Maître leur a déclaré qu'il en serait ainsi (Matt. XVI, 19 ; XVIII, 18, 19 ; Jean XX, 23) ; mais c'est aussi par une expérience

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personnelle qui, aujourd'hui encore, est celle de tous les vrais chrétiens. C'est l'interprétation charnelle de ce don magnifique qui, prenant occasion du besoin de domination propre à l'homme déchu, a donné lieu aux pratiques physiques et chimiques des fausses églises ; opus operatum qui anéantit chez les fidèles aveugles, avec la connaissance personnelle de la Parole, le principe même de la vraie régénération morale.

227. On dira sans doute, nous le savons, qu'au fond de tout cela réside un certain enseignement d'humilité. Mais nous répondrons que, sur ce point même, l'Evangile, qui connaît bien le cœur humain, a pris soin de nous prémunir : il nous avertit de ne pas nous laisser séduire par l'apologie fallacieuse, peut-être troublante pour des chrétiens, qu'une humilité en apparence toute sainte attachée à ces pratiques, croit pouvoir opposer à un prétendu orgueil qui les repousse. Il s'agit, dans l'Evangile, non de la religion que les hommes conçoivent et forgent, mais de celle que Dieu a voulue et qu'Il définit par sa parole. Or, cette Parole ne connaît rien des inventions dont on vient de parler ; et il doit nous suffire, si même nous ne les jugions assez aujourd'hui par leurs fruits, que les Apôtres non seulement ne les ont ni enseignées ni pratiquées, mais

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qu'ils les ont même désavouées (Rom. XVI, 17-19 ; Col. II, 8, 16-23 ; I Tim. IV, 8).

228. Cette puissance de la Parole nous amène du même coup à comprendre comment l'Ecriture appelle tous les chrétiens indistinctement à lier et à délier les âmes (Matt. XVIII, 1, 18-20), comment à tous est indistinctement accordé le nom auguste de sacrificateurs (I Pi. II, 5, 9). Ces attributions établissent une merveilleuse ordonnance dans les dispensations de l'Esprit de Dieu : de même que, par les dons surnaturels, les Apôtres, les fondateurs du Canon du Nouveau Testament ont participé de Jésus-Christ, de même, les fidèles de tous les temps participent de ces missionnaires sacrés en héritant de la Parole dont ils ont été les instruments. Cette Parole est un legs, un trésor à distribuer suivant les temps et les lieux ; elle est dans les mains de tous l'huile sainte qui guérit et doit pénétrer les fibres profondes d'un corps meurtri par la maladie du péché. Ainsi s'établit de foi en foi la filiation et la transmission de l'Esprit dans l'Eglise, ou l'œuvre du Consolateur que Jésus devait envoyer (Jean XIV, 26).

229. Le sujet sans doute amènera les défenseurs de l'Eglise extérieure à remarquer que, même dans l'ordre spirituel de l'Eglise enseigné

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par l'Ecriture, tout n'est cependant pas idéal et invisible, puisque des signes concrets et visibles ont été institués par Jésus, dont l'objet est tout au moins de rendre plus sensibles des vérités spirituelles fondamentales. Mais, de notre côté, nous demanderons que l'on fasse bien attention, encore ici, de ne pas dépasser l'enseignement même de la Parole de Dieu ; de ne pas, inconsciemment ou non, substituer de nouveau des idées forgées par l'invention des hommes aux intentions, faciles dans leur profondeur, de l'Ecriture telle qu'elle s'offre au lecteur sans préjugé.

C'est une question de fait, et un fait bien connu de quiconque lit l'Evangile, qu'on y trouve institués deux signes seulement de l'ordre dont il s'agit, savoir : le Baptême, et la Sainte-Cène ou commémoration de la mort du Seigneur. Les cérémonies introduites dans certaines églises ont complètement faussé la signification de ces signes, et ils sont devenus, pour la plupart des fidèles, des prescriptions légales ou des actes d'une portée magique, qui voilent entièrement le sens moral de leur institution. Or, c'est par leur caractère moral seul qu'ils ont une valeur dans un culte en esprit et en vérité.

Il convient d'examiner successivement ces deux signes.

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230. Le Baptême. — Une remarque très importante, inaperçue de beaucoup de chrétiens qu'influencent les errements du culte et les pratiques des églises, c'est qu'il est fait mention dans l'Ecriture, non pas d'un, mais bien de deux baptêmes, savoir : le baptême de l'eau en signe de repentance, celui de Jean-Baptiste ; et le baptême de l'Esprit, celui de Jésus. Ces deux baptêmes sont définis, dès le commencement, par le Précurseur lui-même, quand il dit : Je vous baptise d'eau en signe de repentance ; mais il en vient un autre plus puissant que moi ; celui-là vous baptisera du Saint-Esprit (Matt. III, 11 ; Jean I, 33).

Aussi, les Apôtres enseignent-ils, non la doctrine du baptême, mais la doctrine des baptêmes, comme s'exprime saint Paul (Act. XI, 16 ; Héb. VI, 2) ; et c'est ce que confirme Pierre, quand, parlant du baptême qui sauve, il ajoute : non celui qui nettoie les ordures du corps, mais l'attestation d'une bonne conscience devant Dieu (I Pi. III, 21). Il est clair par ces paroles, comme aussi par l'espèce d'indifférence avec laquelle Paul parle du baptême de l'eau (I Cor. I, 14-17) ; comme déjà par la définition de ce baptême en tant que simple signe de repentance ; comme encore par le fait, expressément spécifié (Jean IV, 2), que Jésus ne conférait pas lui-même, mais

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seulement ses disciples, le baptême de l'eau, que cet acte n'avait en lui-même aucune puissance régénératrice effective ; sa valeur spirituelle était celle d'une marque extérieure, d'une affirmation solennelle, donnée par les croyants de leur disposition morale intérieure.

Un exemple frappant est à cet égard (dans le livre des actes, VIII, 36, 37) celui du baptême de l'Eunuque. Qand il demande à être baptisé, Philippe répond que cela lui est permis s'il croit de tout son cœur.

L'opposition entre les deux baptêmes, celui de l'eau et celui de l'Esprit, la nécessité de celui-ci et le caractère purement figuratif de l'autre, trouvent aussi un commentaire précieux dans la déclaration suivant laquelle : celui qui aura cru et qui aura été baptisé (s'il faut entendre par ce dernier baptême le baptême d'eau) sera sauvé ; mais celui qui n'a pas cru est déjà condamné. C'est donc sans aucun doute la croyance, ce n'est nullement le signe extérieur qui est la cause efficiente de la régénération et de la nouvelle naissance. Et enfin, s'il était encore besoin d'autres arguments, rien ne serait plus remarquable que le passage Act. X, 43-48, où Pierre, après avoir proclamé que « quiconque croira en Lui recevra la rémission de ses péchés par son nom, » témoin de l'effusion du Saint-Esprit sur les Gentils qui

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écoutent la parole, ajoute : « qui est-ce qui pourrait s'opposer à ce que ceux-ci, qui ont reçu comme nous le Saint-Esprit, ne soient baptisés d'eau ; » passage d'autant plus important qu'il décide du sens accordé par les Apôtres à l'enseignement du Seigneur, quand, après les avoir eux-mêmes baptisés du Saint-Esprit, Il les envoie baptiser le monde par la Parole : Allez et enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit (Matt. XXVIII, 19). Partout, on le voit, c'est l'enseignement, c'est la Parole pénétrant jusqu'aux âmes qui est mise en premier lieu, parce que par elle est conféré le baptême de l'esprit qui seul sauve, fait mourir au monde et donne la nouvelle naissance.

Qu'après cela, le baptême de l'eau soit conféré, ce sera, par un signe extérieur simple, une des formes de ce témoignage personnel qu'un impératif catégorique contraindra toujours le vrai croyant à donner publiquement de sa foi. Mais cette affirmation par un signe extérieur particulier n'aura de valeur que si elle s'inspire de l'esprit de l'Ecriture ; elle n'a de sens que si ceux qui y participent ont une foi vivante, et elle ne suppose en rien l'intervention d'hommes surnaturels tels que des prêtres : elle ne suppose que des chrétiens. On peut donc conclure, au sujet du

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baptême de l'eau, que certainement tout disciple de Jésus-Christ, si les temps et les lieux le requièrent, si cet acte de foi est utile à lui ou aux autres, accomplira toute justice en suivant avec fidélité sur ce point l'enseignement de l'Ecriture. Mais celui qui verrait dans le baptême un acte ayant une vertu magique, ou même qui s'inquiéterait d'une manière superstitieuse de la nécessité matérielle de cet acte extérieur, prouverait par là la faiblesse de sa foi, et en même temps le peu d'intelligence qu'il a, peut-être le peu de fruit qu'il a retiré, du baptême de l'Esprit.

Tel est le sens que le lecteur trouvera dans l'Ecriture de la notion du baptême de l'eau, si, bien entendu et comme il doit le faire, il envisage tout l'ensemble des données qui concernent ce point, et non pas un passage unique, rendu fort par son isolement, et dont l'esprit serait ainsi faussé par la lettre.

231. La Sainte-Cène. — Le second signe, signe sur lequel plus encore que sur le premier se sont exercées l'imagination et les inventions humaines, et la commémoration de la mort du Seigneur.

Destiné à perpétuer le souvenir de cette mort, au cours des âges et jusqu'à son retour (I Cor. XI, 26), il a été institué par le Seigneur lui-même

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dans cette nuit solennelle de la dernière Cène, au lendemain de laquelle son corps devait être rompu et son sang versé pour ses disciples et pour le monde.

Déjà antérieurement (Jean VI, 47-63), Il avait dit qu'Il était le pain vivant descendu du ciel ; ce pain dont la manne périssable avait été une figure dans l'ancienne alliance. Ceux qui avaient mangé de cette manne étaient morts ; mais qui mangerait ce pain vivant devait vivre toujours ; et ce pain, c'était sa chair qu'il donnerait pour la vie du monde. D'ailleurs, on ne devait pas prendre dans un sens charnel cette figure d'une manducation spirituelle : la chair ne servait de rien ; le corps devait retourner glorifié au ciel ; ce qui vivifie, c'est l'Esprit ; et ce qui est esprit et vie, ce sont ses Paroles (ibid. 63).

Lors de la dernière cène, s'emparant, pour former une image sublime et à jamais gravée dans la mémoire de ses disciples, des éléments simples de la nourriture matérielle, il en fait les signes et l'enseignement du fait mystérieux que l'Eglise, l'Epouse, tire sa substance de son Sauveur ou de l'Adam céleste. Par une application de cette idée que le monde matériel est une écriture du monde spirituel, l'assimilation matérielle devient l'expression même de la

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manducation spirituelle, où la chair est véritablement une nourriture et le sang véritablement un breuvage, car l'âme se nourrit vraiment de la substance de Christ, et meurt si elle n'y participe pas. Ainsi, prenant du pain et le rompant, il dit : Ceci est mon corps rompu pour vous (1) ; prenant la coupe : Ceci est la nouvelle alliance en mon sang ; buvez-en tous. Faites ceci en mémoire de moi (I Cor. XI, 23-26 ; Matt. XXVI, 26-29).

L'objet moral de cette sublime institution est de rappeler sans cesse aux chrétiens que le temps actuel est une attente, qu'ils doivent presser de leurs vœux le retour de leur Sauveur, se souvenir sans cesse de sa mort, et associer la reconnaissance d'un sacrifice sanglant qui leur donne la vie éternelle, à leurs actions de grâce pour la dispensation des biens matériels de chaque jour. Indépendamment du mystère profond de la vie spirituelle de l'Eglise, Eglise qui, sous ces signes matériels, par-

(1) Ces seules paroles devraient suffire à prouver que la transsubstantiation est une erreur, puisque le corps de Jésus n'était pas rompu au moment où il parlait, et que le pain l'était.

Les paroles qui suivent : Faites ceci en mémoire de moi, donnent d'ailleurs, dans leur simplicité, toute l'interprétation ; elles ne disent pas autre chose que : mangez le pain rompu, buvez la coupe d'alliance, en mémoire de moi.

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ticipe d'une manière effective à Christ, tel est l'admirable enseignement pratique enfermé dans la simplicité de la Sainte-Cène.

232. Les paroles de l'institution, avons-nous observé, étaient claires : faites ceci, c'est-à-dire mangez de ce pain et buvez de cette coupe, en mémoire de moi. Que d'ailleurs ces paroles aient été comprises par les disciples dans le sens que nous venons de dire, cela est évident par la simple lecture du Nouveau Testament. Immédiatement après la mort du Seigneur, on les voit persévérer d'un commun accord dans la prière et dans la fraction du pain, et, rompant le pain de maison en maison, « prendre leurs repas avec joie et simplicité de cœur » (Act. I, 14 ; II, 42, 46). Le culte fait ici partie de la vie ordinaire ; chaque fois qu'ils se réunissent pour pourvoir à la nourriture matérielle du corps, les disciples se souviennent de la mort de leur Maître, que rappelle incessamment le legs sacré de la dernière cène. Quant à savoir si, en mangeant du pain et en buvant du vin, ils croient manger le corps matériel même et boire le sang matériel de Jésus, quelques remarques démontreraient aisément qu'une semblable conception leur était fort étrangère ; ces remarques concernent la forme des remon-

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trances que Paul leur adresse, quand il est obligé de les rappeler, au sujet de ces repas en commun, à la décence, à la charité et à la modération, et cela précisément au nom du souvenir qui les doit sanctifier (I Cor. XI, 17-34). Car l'habitude gâte tout par les vices naturels au cœur humain. On se réunit ; mais il y a des riches et des pauvres ; les uns humilient les autres par un faste dont ceux-ci ne peuvent faire montre ; la tempérance aussi devrait ennoblir tous les actes d'une vie commune dont l'objet est un progrès constant dans la pureté et la sainteté. Qu'ils gardent sévèrement les bornes que ces sentiments imposent ; qu'ils ne commettent pas une profanation digne d'entraîner la perte et de l'âme et du corps ; car on ne se moque pas de Dieu : un mystère sacré doit se comprendre sous les signes de ce pain rompu et de cette coupe qui est l'alliance au sang du Seigneur ; en manger et en boire indignement, c'est manger et boire sa condamnation ; c'est ne pas discerner sous tout cela le corps même du Seigneur, rompu pour nos péchés et dont les souffrances et la mort nous sauvent de la condamnation.

Il paraît évident par là : 1° que le souvenir de la Cène était associé au repas ordinaire des disciples ; 2° que les préoccupations matérielles

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du manger et du boire tuaient en eux celle de ce souvenir et de l'acte mystérieux de la manducation spirituelle. Or, 1° il ne semble pas moins évident que cela ne fut pas arrivé si des Juifs, encore tout imbus par leur éducation religieuse du respect presque superstitieux de la chose sacrée tangible, avaient cru que ce pain qu'ils mangeaient et ce vin qu'ils buvaient fussent réellement, substantiellement le corps sanglant de leur Maître ; 2° un trait des plus remarquables et qui prouverait tout à lui seul dans le discours de saint Paul, c'est précisément l'avertissement de discerner sous le pain et la coupe le corps du Seigneur ; si l'on mange de ce pain et si l'on boit de cette coupe indignement, on mange et on boit sa condamnation. Or, appeler à discerner, c'est faire appel à un sens spirituel supérieur pour découvrir qu'il y a plus que ce que des hommes charnels peuvent se figurer. Paul apprend donc ici aux disciples quelque chose : il fait leur éducation spirituelle, il les élève jusqu'à voir par le sens supérieur dont il s'agit. Or, ce n'est pas ainsi que l'on parlerait à des gens qui, célébrant dès longtemps la commémoration de l'acte sacré, sauraient donc déjà comme question de fait matériel, auxquels on aurait déjà enseigné qu'ils tiennent en main de la chair et du sang. On leur ferait horreur du sacrilège, non

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en parlant encore du pain et de la coupe, mais en leur montrant dans leurs mains sanglantes le sang et la chair qu'ils savent y porter (1).

233. Si une partie des églises n'avaient pas, en le dénaturant et en en matérialisant le sens, modifié au point de n'en plus rien laisser subsister, la forme et l'intention même de l'institution — (on aperçoit très bien ici la marche et la raison

(1) On se rendra bien compte de tout ceci, en se disant que cette croyance ne les aurait à coup sûr pas remplis d'une crainte moindre, on peut le dire d'une moindre terreur religieuse, que celle dont sont aujourd'hui affectés ceux qui croient que l'hostie de pâte est le corps de Jésus-Christ, et auxquels la présence sur la table commune d'une semblable hostie paraîtrait un insupportable blasphème. Il suffit donc de transporter aux chrétiens d'alors la piété de ceux d'aujourd'hui pour apercevoir l'impossibilité morale d'une semblable situation, et le prêtre qui, au cas où elle se produirait, aurait à en relever le scandale, présenterait une argumentation et s'exprimerait dans des termes plus énergiques peut-être, en tout cas autres, que ceux dont la Parole fait usage. Il ne parlerait pas seulement de la profanation dans le for intérieur ; il tonnerait contre le scandale de la compromission matérielle, sur cette table du repas habituel, entre le pain consacré, surnaturellement devenu corps sanglant et objet de culte, et les aliments ordinaires.

Au sujet de l'incompatibilité entre la Transsubstantiation et l'enseignement de Paul (donné cependant comme interprète par le Seigneur lui-même) (I Cor. XI, 23-26 et voy. Note p. 827), il convient de relever le singulier argument que des catholiques tirent de la prétendue obscurité de points fondamentaux, pour démontrer à priori la nécessité d'une autorité extérieure comme celle de leur Pape, qu'ils chargent de décider sans appel. Il suffit pour leur répondre d'abonder

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MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE

d'être de la transformation : tempéraments apportés à la forme du repas ordinaire et commun, par les raisons qui provoquent les remontrances de saint Paul ; dès lors, institution d'une réunion de sainte cène entièrement séparée de ce repas ; quant aux personnes, distinction entre celui qui rompait et distribuait le pain, et les autres moins autorisés, et, par le fait même, disposition du premier à assigner à l'acte un caractère surnaturel ; enfin, par une tendance idolâtre toujours prête et par l'exemple des sacrifices païens, transformation du pain en corps même de Jésus-Christ, institution de la prêtrise et du sacrifice

(suite, note commencée p. 831) : dans leur sens, mais en leur faisant constater que les interprètes nécessaires, comme ici saint Paul, avaient été déjà donnés ; même observation pour d'autres points capitaux, tels l'idée de la charge de Pierre comme chef de l'Eglise, si nettement condamnée par l'Ecriture (p. 809). D'ailleurs, on peut se servir de l'attitude des catholiques comme d'une expérience très utile pour s'éclairer soi-même ; ainsi, dans les discussions que nous avons eues sur ces sujets, nous avons toujours constaté que, poussés à bout, les catholiques, qui d'abord avaient protesté de leur attachement à l'Ecriture, se résolvent sans beaucoup de peine, car leurs conducteurs humains ne les désapprouvent pas en cela, à mettre en doute l'autorité intégrale du Nouveau Testament, surtout l'autorité de saint Paul, et noient leur défection et leur manque de logique dans une admiration méritante pour l'idole papale. Cette expérience sur des points précis est aisée à répéter ; elle fournit une excellente preuve de l'incompatibilité du catholicisme romain et de l'Evangile, et l'aveu très net de la crainte qu'inspire aux catholiques la diffusion du Nouveau Testament dans le peuple.

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antiscripturaire de la Messe, et peu à peu, par la vertu rédemptrice de ce sacrifice répété, introduction de tous les abus simoniaques auxquels il a donné lieu), — si, disons-nous, une partie des églises n'avaient pas dénaturé si profondément l'institution primitive, il serait fort inutile de commenter longuement à son égard l'Ecriture, car un sens naturel se dégage de lui-même d'une lecture sans préjugé. Mais l'erreur est habile, et elle a rendu le travail d'élucidation et de déblaiement presque impossible, tant est puissante la fascination de formules magiques qui font jaillir et mettent en œuvre la source vive de l'idolâtrie. Des dieux qu'on montre, qu'on enchâsse et devant lesquels on se prosterne avec adoration dans le calme mystérieux d'un sanctuaire, sont bien plus impressionnants sans doute que le simple souvenir sacré d'un Maître, d'un Ami, d'un Frère aîné qui nous a demandé de sanctifier ce souvenir dans notre vie, de lui conserver en quelque sorte sa place à notre table, ennoblissant par un divin symbole de l'action effective, mais toute spirituelle, qui régénère nos âmes, les conditions les plus simples de l'existence de nos corps matériels.

234. L'examen que nous venons de faire des deux actes sacrés, ou signes, du Baptême et de la

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Sainte-Cène, à l'occasion de la définition de l'Eglise, a été provoqué par l'argument apparent qu'en pourraient tirer les défenseurs de l'établissement d'un sacerdoce proprement dit. Or, cet examen vient de rendre manifeste qu'en tout cela, il n'y a pas trace de l'existence d'une caste d'hommes surnaturels, c'est-à-dire que la pratique de ces actes institués pour servir à l'édification de l'Eglise ne suppose, n'exige en rien l'institution d'un ordre de prêtres. S'il est naturel qu'ici, comme dans tout ordre humain, les plus autorisés par leur caractère et par leur situation soient désignés pour présider à l'accomplissement de ces actes, il n'est pas moins clair qu'en principe tout croyant, tout homme ayant reçu ce baptême de l'Esprit qui détruit incessamment en lui le corps du péché, est admis par son Maître à les pratiquer.

Que tout chrétien peut administrer le baptême, c'est ce qui est déjà accordé presque universellement dans les églises. Il en doit être de même de la Cène du Seigneur. Dans chaque maison, tout homme de foi, tout chef de famille doit se sentir naturellement autorisé à commémorer avec les siens, dans un acte d'autant plus touchant et impressif qu'il sera plus simplement accompli, le souvenir de la mort du Seigneur ; à

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se conformer en somme à ce qu'Il a demandé qu'on fît, hâtant de vœux communs le retour au monde d'un Maître bien aimé. Il ne faut pas chercher plus loin pour trouver l'église de Jésus-Christ ; sous sa forme extérieure, elle est ici tout entière (1). La famille est le centre divinement institué, le foyer premier de la vie religieuse ; c'est en coulant de cette source que le principe chrétien, mûri aux sentiments les meilleurs qui subsistent encore dans la nature humaine, peut et doit répandre ses effets dans le milieu social, et y produire des fruits de justice et d'ordre.

235. Si l'Eglise, par ce moyen, était ce qu'elle doit être, en quelque sorte invisible au monde et lui donnant cependant la vie, un double avantage en résulterait.

Un premier avantage serait immédiatement ressenti par les chrétiens eux-mêmes qui, en s'imposant l'acte religieux personnel, d'autant plus profond qu'il serait plus étroitement lié à leur vie normale, y mesureraient l'intensité de leur foi et la justesse de sa direction. Et, d'autre part, dans un milieu social où la famille serait ainsi l'école et le foyer de la religion, les senti-

(1) Que plusieurs familles se réunissent, qu'il y ait lieu de culte en commun, formation d'églises extérieures, cela est fort secondaire ; il s'agit ici du principe même de la constitution de l'Eglise et de la vie chrétienne sociale.

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ments forts qui forment des hommes propres à la société se trouveraient d'eux-mêmes préparés et sauvegardés par tout ce qui agit le plus fortement sur les âmes ; car la crainte de Dieu, le sentiment religieux du devoir, le respect des autres et de soi-même, l'esprit de concession développés dans ce cercle étroit, ne sont pas différents en substance de ces notions de respect, de devoir, de dignité et de charité qui, résumées dans celles du droit et de la liberté d'autrui, sont les conditions mêmes de l'organisation sociale.

Le bienfait qu'apporterait, par son influence à la fois si forte et si désintéressée, cette réalisation de l'Eglise de Jésus-Christ, ne met d'ailleurs que trop en évidence, et par une opposition trop claire, les maux si connus qui résultent pour la société de l'existence des clergés d'Etat. Ces représentants du christianisme par définition, suppresseurs d'individualisme et remplaçants du service religieux personnel, deviennent fatalement, par l'individualisme non coërcible de leurs propres membres, des instruments de domination politique ; et dès lors non seulement ils vicient la religion en la dénaturant, énervent les caractères en leur créant une conscience officielle, et font haïr par des esprits naturellement droits, mais mal instruits, le christianisme qu'ils travestissent, mais leur inquisition déplacée, en cor-

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rompant directement et à sa source le foyer sacré de la véritable Eglise, ou la famille, mine par cela même, lentement et sûrement, le milieu social tout entier (1).

236. Aussi conclurons-nous de notre analyse, en prenant pour argument la forme extérieure, qu'une église se rapprochera d'autant plus de l'Eglise véritable qu'elle réalisera de plus près l'état idéal, conforme à l'Evangile, où il n'y a pas de prêtres parce qu'en réalité tous les chrétiens le sont, et où il n'y a pas d'églises parce que le foyer de chaque chrétien en est une (1). Dans cette Eglise idéale, le lien est la foi de tous dans un même sauveur ; l'unité, dans laquelle l'Eglise est appelée à croître, la Parole de Dieu comme règle vivante unique, sans y rien ajouter ni retrancher ; le chef, Christ, qui distribue lui-même des dons aux hommes suivant les lieux et

(1) Dans les milieux catholiques surtout, ils ont pour effet concomitant de préparer le terrain au socialisme, de son côté système à sacerdoce, et, par l'étroitesse, l'intolérance, et la violence comme argument, de la même famille que l'esprit clérical. Tous les deux systématiques, autoritaires, et revêtus de beaux semblants, ils sont, sous prétexte d'ordre, les pires ennemis de l'ordre véritable, qui ne peut reposer que sur l'individualisme chrétien et la liberté.

(1) « Là où il y en a deux ou trois assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux » (Matt. XVIII, 20). Voilà le principe constitutif de l'Eglise ou Assemblée des élus.

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les temps (Eph. IV, 7-8, 11-16), ceux-ci étant apôtres, ceux-ci docteurs, ceux-là évangélistes, chargés du soin matériel des malheureux, chacun, même quand l'apparence définie fait défaut et toute humble qu'elle soit, ayant sa mission déterminée par la volonté du Maître (1).

(1) L'unité de l'Eglise est une unité dynamique : l'Histoire montre sa réalisation possible dans l'exemple de quelques églises protestantes. L'unité catholique ne se maintient que par l'immobilité. La véritable vie la tue, et c'est pourquoi elle cherche à détruire celle-ci autant qu'elle peut, — autrefois par la violence ouverte et externe, aujourd'hui par la pénétration du milieu et la persécution de détail.

Le progrès de la décomposition est naturellement en raison inverse de la résistance du milieu. C'est pourquoi les plaintes des libéraux sur les progrès sociaux du catholicisme sont parfaitement ridicules en présence de l'indifférence ou du mépris qu'ils affichent pour l'étude positive et personnelle de la religion. Leur erreur n'est rien moins que de ne pas savoir mesurer les armes. Comment ne voient-ils pas qu'en cela ils sont eux-mêmes un produit du milieu contre lequel ils veulent réagir, et que leur ignorance personnelle est précisément la condition de leurs adversaires ? La seule chose qui puisse lutter contre le cléricalisme, c'est la religion. Non pas cette religion des catholiques honnêtes gens, desquels on ne saurait dire s'ils sont victimes, niais, ou coupables, et qui consiste à s'arranger, en fermant les yeux avec une mansuétude évangélique ; mais celle qui, par l'acte de caractère d'un homme sensé, tranche le nœud, prend le livre prohibé, s'assimile personnellement l'enseignement du Christ et l'applique par des actes étroits et positifs. Si tout chef de famille posait l'acte religieux, qui est avant tout acte d'intelligence et de caractère, de s'instituer prêtre chez lui, dans le sens du protestantisme évangélique, d'y instituer, lié à la vie de chaque jour, le culte chrétien, il ne faudrait pas longtemps pour voir s'envoler comme des oiseaux de nuit les aberrations, les

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L'organisation extérieure, objet variable et secondaire, n'est pas un principe, mais bien une conséquence ; c'est une forme et un instrument créés à mesure par le principe lui-même, et où les hommes nécessaires se trouvent en leur lieu, non par aucun choix humain, non par l'intervention d'une réglementation voulue et artificielle, mais par l'élection supérieure du chef invisible (1).

237. Si ce caractère transcendant de l'Eglise explique le fait de la dispersion des chrétiens

superstitions et les innombrables abus sociaux qui éveillent le chœur des désolations libérales.

(1) En dehors de l'histoire même du mouvement chrétien, un des meilleurs arguments pour prouver la vitalité effective de cette conception de l'Eglise, c'est l'analogie que l'on en trouve dans le progrès et l'histoire de la science. On ne crée pas plus les hommes de science, qui paraissent aussi au monde par l'élection divine, que l'on ne crée les hommes religieux, et les Académies ne sont pas plus la science que les Eglises ne sont la religion. Cependant, le mouvement scientifique est une réalité bien définie. La vraie théologie a presque toujours été hérétique ; et de son côté l'église de la Science, comme par exemple l'a prouvé, avec tout le poids d'une autorité incontestée, la Société royale de Londres dans les questions mêmes qui sont l'origine de nos recherches, peut, sous l'empire du préjugé, méconnaître et décourager les découvertes scientifiques les plus capitales d'un siècle. L'analogie des errements de la religion et de la science humaines est ici d'autant plus instructive que, par cet ouvrage même, il est maintenant prouvé que la science et la religion forment un tout unique, tout qui doit apporter désormais une mesure aux écarts concomitants de leurs deux églises, et démontrer ainsi par un fait qu'aucune institution humaine désignée ne s'identifie avec l'Eglise idéale.

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dans des églises extérieures de formes différentes, il rend d'autant plus sensible pour le chrétien instruit le caractère précaire et décevant d'une foi qui chercherait dans la participation à l'une de ces formes la condition du salut.

La nécessité cruelle où se trouve quiconque parle au nom de l'Evangile d'affliger des âmes simples, imbues de l'enseignement d'une fausse église, est d'ailleurs en elle-même une des marques les plus tristes de cet esprit de confusion. Grâce à lui, des doctrines fausses, apportées par la tradition, sont considérées comme la vérité même, défendues avec foi par des hommes qui y trouvent un repos factice. Ils s'identifient tellement avec ces doctrines reçues que l'on ne peut parler de celles-ci avec liberté sans froisser réellement chez eux les plus respectables et les plus délicats des sentiments de la piété. Telle, la seule supposition des erreurs antichrétiennes de Rome atteint la conviction morale de prêtres, de chrétiens dont la foi et les vertus inspirent la vénération ; et ils estimeront à l'égal d'une flagrante injustice qu'on les présente comme les victimes de sentiments antichrétiens, tant ils croient porter en eux-mêmes la preuve qu'ils sont vraiment dans la lumière.

Ces hommes devraient cependant faire réflexion que leur situation de crainte, vis-à-vis des

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objections qu'on leur propose au sujet de l'Eglise, ou que peut-être ils se proposent à eux-mêmes, au nom de l'Ecriture, constitue une servitude en contradiction radicale avec la liberté que cette même Ecriture promet et confère. Ils devraient se demander si, nourris seulement de la Parole et non point d'un enseignement intermédiaire, leur foi ne croîtrait pas tout autrement en énergie et en certitude. Mais cet examen, mais la seule idée d'un doute ou d'une expérience leur paraît un sacrilège et trouble leur repos. Et en effet, ce repos et leur assurance sont bien différents de ceux qu'on voudrait leur voir acquérir : croyant qu'ils trouveront toujours un refuge dans le sentiment intérieur de leurs émotions religieuses, ou dans le fait même d'une abdication volontaire, ils confient avec mérite à leur Eglise la mission de fixer leur doctrine intellectuelle et spirituelle ; et une fois sur cette pente, ils n'en arrivent que trop aisément à confondre la preuve interne, à laquelle seule d'abord ils accordaient autorité, avec les impressions externes dont cette Eglise les fascine par la magie théâtrale de ses manifestations, ou par l'état qu'elle fait d'une durée séculaire ; ne considérant pas qu'un semblable argument n'a en lui-même aucune valeur, puisqu'il n'a aucune valeur morale, et oubliant cette

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réflexion venue de haut : Est-ce là ce que vous regardez ?

238. Le caractère décevant de la preuve populaire que tant d'hommes pratiquent ainsi et dont ils se contentent, ressortirait étrangement s'il leur fallait, appuyés sur ce genre d'arguments, détruire les illusions des fidèles d'autres cultes et d'autres religions, à leurs yeux sans autorité divine, qui considèrent cependant comme preuves démonstratives des arguments tout à fait analogues (1), et cette réflexion nous ramène

(1) Que penseront-ils de l'Arabe qui, agenouillé dans son champ sous le ciel, adresse sa prière au Dieu de l'Univers ; qui, montrant au voyageur l'horizon magnifique aux derniers feux du jour, voit dans tout cela un hymne à la grandeur d'Allah ? Comment soutenir que la mosquée où un tel homme prie n'est pas un lieu saint où le Père de tous les hommes peut recevoir ses louanges et son adoration ? Le Bouddhiste n'a-t-il pas lui aussi un sentiment profond de la présence de ce Dieu qui remplit tout et en qui tout a la vie, le mouvement et l'être ? et le Grand Lama avec sa religion organisée, ses ordres religieux et ses monastères, n'est-il pas un chef vénéré par ses fidèles autant que le Pape de Rome l'est par d'autres dans notre Occident ? Mieux là encore qu'ici, il y a vérité, si c'est le nombre qui mesure la certitude ; là aussi de pieux fidèles ont la tradition et la racine des siècles, et ils sont tout aussi convaincus dans leur univers spirituel factice que nous dans le nôtre. Enfin, il est classique d'opposer le christianisme au paganisme : mais les Païens eux-mêmes, s'ils revenaient, nous diraient bien qu'ils n'étaient pas si hébétés qu'ils ne connussent qu'au-dessus de tous les dieux il est un Dieu suprême, et qu'en rendant un culte à leurs

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d'elle-même à notre objet, car il consistait précisément, après avoir défini l'Eglise d'après l'Ecriture, à apporter une preuve nouvelle de nature à confirmer le bien fondé de cette définition, et propre à définir aussi, dans le plan historique, la mesure dans laquelle les églises chrétiennes extérieures ont été les dépositaires de la vérité (1).

239. L'Ecriture est une donnée fondamentale, un élément commun reconnu par toutes ; on

idoles, ils savaient très bien que le bois et la pierre non plus que les statues de nos saints et de nos vierges n'étaient pas animés de l'Esprit divin. Et que peut-on opposer, même de nos jours, aux pauvres sauvages qui ont des fétiches et des idoles, alors que les plus savants hommes du monde, ceux qui donnent pour chef à l'Eglise de Christ un évêque diplomate, tolèrent bien dans l'intérêt du peuple que les bonnes gens brûlent des chandelles à des magots, et se prosternent terrorisés devant un signe dont ils ignorent l'intention et qu'on abaisse pour eux au rang d'un fétiche ou d'une idole ? Tout ce monde-là, si on réunissait d'un coup toutes les idolâtries côte à côte, ne se vaudrait-il pas ? lequel confondrait les autres ? et quel homme de sens pourrait-on empêcher, en contemplant cet assemblage incohérent, de conclure que vraiment Dieu est le Dieu inconnu, et que s'il existe quelque part, c'est là où on ne le voit pas.

(1) On pourrait ici élargir le débat, commencer par comparer entre eux les différents crédos de l'Humanité. L'élimination s'opère alors presque d'elle-même par une remarque fondamentale sur la nature de l'homme : elle consiste en ce que, seul entre toutes les religions, le christianisme tient compte d'un fait d'observation qui est l'état de péché, fait dont la conséquence est l'incompatibilité morale avec Dieu

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avait donc pu croire qu'elle ne laisserait subsister aucune équivoque et permettrait à l'homme de sens rassis de discerner nettement les plages historiques qui ont servi de refuge à la vérité ; pour fixer les idées par des extrêmes, on semblait par exemple devoir choisir avec certitude, entre les tendances que caractérisent comme des pôles deux partis opposés : celui où, se tenant fermement à l'ordre de la Parole, on refuse d'y rien ajouter ni retrancher, et celui où, en dépit d'une défense formelle de l'Ecriture elle-même, on ose retrancher ou ajouter, suivant les temps et les lieux, sous la pression de quelques intérêts humains ; celui qui annonce, avec la Parole, un seul Médiateur et un unique sacrifice fait une seule fois, et celui qui fait invoquer aux hommes plusieurs médiateurs, et va jusqu'à trafiquer d'un prétendu sacrifice réel et sanglant mille et mille fois répété ; celui enfin où, avec l'Ecriture, on enseigne que nul n'a le droit de dominer sur

qui est saint, et la nécessité d'une rédemption gratuite. Aucune autre religion n'a vu cela ; donc aucune autre n'est la vérité. La question est dès lors ramenée tout d'un coup sur le terrain pratique de la lutte entre les différentes églises qui se réclament du Christ. L'histoire des religions sur laquelle s'étendent aujourd'hui, en détournant les esprits de la religion, nos rhéteurs à paradoxes, serait d'ailleurs aussi, par cette observation, réduite à ses axes, si les mots Dieu et péché n'empêchaient pas de la faire les esprits libres dont ils limitent l'indépendance.

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notre foi, que l'Eglise n'a pour chef ni Paul, ni Pierre, ni tel autre, mais un seul chef et un seul docteur qui est Christ, et celui où l'on s'arroge le droit de dominer sans appel sur la foi des chrétiens, et où l'on déclare que l'Eglise a pour chef un homme, et que cet homme est Pierre. Ici, avec l'Ecriture, on ordonne de lire l'Ecriture, on élève le niveau moral par la connaissance, on voit s'éclairer peu à peu la compréhension de la prophétie ; là, dans la peur de la lumière, on prohibe l'Ecriture à l'égal d'un mauvais livre, et, par une juste punition, elle reste fermée à ceux-là même qui la déshonorent ; ici, d'accord avec tout l'ensemble de la Révélation, on continue à proclamer dans Israël et Juda le peuple élu de Dieu ; là, au mépris de la Révélation, on n'y voit qu'un ennemi héréditaire, un obstacle à des intérêts terrestres, la haine qu'on lui voue devient une plaie du milieu social ; et, pour résumer enfin toute la situation d'un seul mot, si, d'une part, on essaie, en montrant hardiment la vérité nue, d'arracher des âmes au monde menteur, de l'autre, on ment avec le monde pour l'acquérir à une vérité frelatée, et le succès, très effectif sans doute, n'est en réalité qu'une réprobation annoncée par l'Ecriture elle-même (1).

(1) Le passage II Thes. II, 1-12 et en particulier 3, 6, 7, qui mentionne une succession de puissances politiques ou

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240. Si ces preuves sont fortes, s'il serait même injuste de nier l'importance réelle de leur acquis historique, puisqu'elles ont conquis à la vérité une partie du monde civilisé, — l'expérience cependant démontre qu'aujourd'hui elles sont impuissantes à forcer encore la conviction, ou seulement une attention réfléchie.

Cela tient à deux tendances différentes qui se rencontrent dans un même objet ; savoir, d'une part la faiblesse du cœur humain, tout disposé à accepter une religion qu'on descend jusqu'à lui ; d'une autre, l'opposition de l'orgueil scientifique qui, à la fois, méprise la religion, et la fuit dès qu'elle devient conscience.

241. Dans une telle conjoncture, si quelque argument pouvait encore intervenir, il devait être pris de l'Ecriture pour engager l'intérêt de l'Eglise, se composer d'éléments purement externes et vérifiables pour fixer les regards de la Science. C'est cette considération qui explique (car cela même devait être expliqué) la raison d'être, dans la Bible, de ce système particulier

sociales, est à rapprocher de Apoc. XVII, 8-11 (voy. Concord., §§ 53-56). Dans saint Paul, celui qui actuellement détient la puissance (Vers. 7), et qui la cédera au pouvoir apostat (ἀποστασία ; vers. 3), est le même pouvoir politique qui existe (Apoc. XVII, 10) au temps de saint Jean, c'est-à-dire l'Empire romain.

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de nombres qui la pénètre de son origine à sa fin, et qui en relie les diverses parties, comme fait l'ossature rigide dans un organisme vivant auquel elle donne la forme et des dimensions. La certitude mathématique et l'indestructibilité du nombre en associant dans nos esprits l'ordre spirituel et celui des faits tangibles, n'étaient ici destinées à rien moins qu'à servir de point d'appui et de critérium à nos certitudes les plus hautes.

Si l'on peut parler ainsi, un plan géométrique pointé sur le plan spirituel devait enseigner à lire sur le premier le sens exact des indications du second. Or, comme ce livre le démontre, l'élément le plus fondamental que met en évidence cette superposition, et dont elle découvre le caractère, celui qu'elle définit le mieux et plus inéluctablement, c'est précisément, par une donnée objective, le plan spirituel de l'histoire de l'Eglise, dont les centres d'action sont désormais identifiés ; et d'ailleurs la solidité du fait se multiplie par celle même du système total dont il fait partie, système qui, en repérant jusqu'aux dates bibliques de la Création et du Déluge, embrasse, avec l'Histoire proprement dite, la formation du globe et jusqu'à l'ordre du ciel étoilé.

Le témoignage de notre propre expérience, celui de quelques esprits indépendants ouverts

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à l'examen, nous ont démontré qu'il s'agit ici d'une véritable preuve. Muni de ces éléments positifs, le lecteur de l'Ecriture voit en effet s'éclairer, jusque dans ses moindres détails, le plan prophétique tout entier ; non seulement il reconnaît dans cette révélation mathématique une donnée utile à son édification, puisque celle-ci ne saurait en aucun cas être plus ferme que lorsqu'elle repose sur une certitude de fait, mais il possède enfin l'outil matériel propre à briser les liens dont l'esprit du temps entrave pour la masse, avec la liberté, la possibilité d'une assurance personnelle dans les plus graves de toutes les questions. Par cet outil, c'est lui qui devient maître de la situation ; car sans doute, il est trop facile de mettre le huis clos sur la vérité, de se présenter alors comme étant la vérité même, et d'escompter auprès de l'ignorance confiante l'impossibilité morale qu'une si sainte assurance abrite une erreur ou une imposture ; mais que deviennent les paradoxes des faux docteurs, que devient l'autorité qu'ils défendent, si, le doigt sur la carte, il est permis d'enseigner aussi au monde, avec le lieu qu'occupe sur la Terre le siège de cette autorité, le signe indélébile duquel, par cela même, le Créateur a marqué son apostasie (voy. entre autres Prop. X et la Note du §

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188, Fig. 27). Et d'autre part, si l'on se tourne vers la science négatrice, vers celle qui dénie l'autorité du christianisme, on la confond sur son propre terrain par un argument sans réplique : le christianisme seul est vrai, puisque seul il possède par son livre sacré, la Bible, le système de nombres dont le phénomène géométrique et cinématique de l'Histoire est l'expression adéquate à la surface de la Terre. Il s'agit ici non plus d'une interprétation, mais d'une question de fait mathématique extérieur, fait d'un ordre tel que, dans quelque intention que ce soit et d'où que vienne l'effort, il était impossible à la main de l'homme ni de le produire, ni d'y rien changer.

242. La puissance de la preuve se mesurera sans nul doute, expérimentalement aussi, par l'attitude même de ceux auxquels elle s'adresse pour les combattre : tout en la décriant hautement, ils se refuseront à l'attaquer de face, et cette défaite sera leur seule reconnaissance de la vérité.

Cette réflexion sur la fortune des idées nous amène d'elle-même, après avoir envisagé la question de l'Histoire des Eglises, à terminer en parlant maintenant de la destinée de l'Eglise proprement dite.

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La solution est assez claire d'après l'ensemble des événements passés et l'état d'universelle défaillance annoncé pour les derniers temps : jusqu'à la Seconde Venue, cette destinée de l'Eglise est non seulement de ne pas régner, mais aussi de souffrir persécution, tant du monde qui ne la connaît ou ne la comprend pas, que de la compromission même de la fausse église avec le monde. La vraie église c'est la femme qui s'enfuit au désert, mais qui, jusque dans le désert, retrouve, à la fin des temps, sa propre image défigurée par l'esprit de confusion.

243. Sans doute, durant son temps d'exil, la lumière pour elle ne cesse de croître. Les différentes branches de la science, en formant peu à peu le faisceau, édifient le corps des vérités spirituelles.

Comme l'aurore d'un jour prochain, l'immanente clarté des siècles écoulés devient progressivement lumière extérieure éclatante ; la foi devient vue ; la preuve s'acquiert, démonstrative et communicable, que le livre légué par les Ages est vraiment l'œuvre directe de Celui qui a créé l'Univers, conçu, ordonné et réglé les mouvements des globes, et tracé de son doigt, sur la Terre, la route obscure de l'homme.

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244. Mais l'Eglise en même temps doit bien peser le fait que cette lumière ne peut être universelle. Si le Christianisme est une grande vérité, le monde est victime d'une immense compromission, elle-même partie intégrante de l'ordre établi. Une doctrine scientifique susceptible d'être enseignée pourrait sans doute, avec autorité, établir ici la vérité et l'erreur ; certaines associations économiques n'ont plus été permises dès qu'il a été possible de démontrer mathématiquement l'inéquité de leur principe ; de même, le devoir s'imposerait aux gouvernements éclairés de refuser la reconnaissance légale et officielle d'erreurs religieuses démontrables et démontrées, de supprimer de leurs écoles un enseignement imprégné de ces erreurs, et d'y instituer un enseignement contraire, propre à détruire dans les masses les effets pernicieux d'une fausse doctrine. Mais les peuples ne sont pas éclairés et ne le seront pas ; cette réforme est une utopie, non seulement à raison d'un état général de faiblesse et d'inertie, mais parce que le monde travaillera dans un sens directement opposé. Là même où, d'après l'idée fondamentale de l'économie historique, savoir la descendance israélite des Anglo-Saxons, semblerait devoir exister un énergique facteur de destruction du faux prophétisme, on constate aujourd'hui l'apparition de

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l'esprit de confusion ; d'autant plus dangereux peut-être qu'il s'y revêt d'une apparente fidélité à l'Evangile. Dès aujourd'hui, en effet, nous l'avons déjà dit, on voit en Angleterre les partisans de British-Israël revendiquer pour eux la filiation temporelle et spirituelle ininterrompue dont l'Eglise romaine a seule jusqu'à présent affiché la prétention, opposant culte à culte, église à église ; et, tout en condamnant Rome, marcher comme elle dans cette voie d'erreur qui fait confondre l'Eglise du Christ avec un organisme terrestre. Il semble bien douteux que la notion de l'Eglise mystique, de l'Epouse du Cantique (1), soit jamais nationalement comprise d'un peuple qu'on voit transporter dans notre civilisation, avec tous les moyens matériels dont Salomon aujourd'hui dispose, l'esprit judaïque de domination du monde et de mépris des gentils.

245. Si les conducteurs spirituels de British-Israël examinaient impartialement le système de la Chronologie géodésique, il serait cependant fait pour dessiller leurs yeux, en leur prouvant que l'Eglise de Christ ne se confond pas plus avec

(1) C'est la Bien-aimée, qui abandonne à Salomon ou à la puissance temporelle de British-Israël (la Sulamite) les 1200 pièces d'argent (des Douze Tribus), en les divisant en deux groupes : 10 × 100 pour les Dix Tribus, et 2 × 100 pour le royaume de Juda (Cant. VIII, 11, 12).

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l'église nationale du peuple élu qu'avec une autre église extérieure quelle qu'elle soit : ce qui ressort en effet de notre étude, c'est que les missionnaires de cette Eglise invisible sont choisis par l'esprit de Dieu dans tous les milieux, même dans ceux qui, par leur tempérament et leur esprit, présentent l'opposition la plus marquée avec la personnalité du peuple élu. Un seul trait le prouve assez et rend inutiles de plus longs commentaires : toute notre démonstration est la confirmation éclatante de la doctrine de Calvin ; elle révèle ainsi en lui le véritable chef doctrinal, l'homme de science de la Réforme, et elle a même soin d'écrire à la surface du globe ce fait significatif, par un trait géométrique de premier ordre qui scelle la démonstration et établit l'intention directrice du système (p. 237).

246. Si, d'après tout cela, l'Eglise n'est nulle part visible au monde ; si son état actuel est l'obscurité et l'abaissement, c'est aux seuls disciples isolés, dans quelque église nominale qu'ils se trouvent, ou même n'appartinssent-ils à aucune, c'est à ceux qui puisent dans la Parole de Dieu le principe d'une vie supérieure, inconnue au monde et indépendante de tout ordre humain, qu'il est possible de faire entendre la vérité actuelle. De ces hommes seuls, par

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exemple, il faut attendre la compréhension de ce fait profond, sans lequel rien ne s'explique, que, le monde entier étant plongé dans le mal, ses ténèbres morales étendent leur ombre sur tous les ordres de ses connaissances et dans tous les domaines de son activité ; que si la plus grande des lumières, la Parole du Dieu créateur, est rejetée et méprisée, soit comme donnée incomplète et insuffisante, soit comme étant elle-même ténèbres, il ne faut pas s'étonner de voir le monde, volontairement aveuglé, errer dans presque toutes les directions ; prendre pour vraie église celle qui brille au monde dans l'éclat et la puissance d'une autorité humaine, croire seule vraie la science qu'il tire de lui-même, et enfin penser faussement à cause de tout cela qu'il marche vers un état de perfectionnement indéfini, de paix et de bonheur social, alors qu'en réalité, s'éloignant de Dieu de plus en plus, il empire sous les apparences du bien.

247. Il faut même, signe caractéristique, n'espérer ici qu'en une partie seulement des chrétiens qui prendront connaissance de cette vérité, tant le monde a gagné, et séduit presque les élus s'il était possible. S'il n'a pas réussi, peut-être, à déduire chez aucun la foi intime et indestructible du cœur, il a réussi pourtant à

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ébranler chez beaucoup l'équilibre logique de cette foi. En dépit des attestations et des déclarations solennelles d'un Maître et de missionnaires sacrés desquels ces chrétiens ne doutent point, il est arrivé à leur faire craindre pour l'exactitude littérale de la Parole, à les faire trembler que le monde impie et pécheur n'ait après tout raison contre le Dieu trois fois saint, offrant par là en sacrifice à ce monde la joie de croire, que peut seule posséder, dans le triomphe de la foi, la certitude de la science.

Nous avons éprouvé, sans doute éprouverons-nous encore cette désillusion de voir, que, dans l'état actuel des esprits, la netteté propre de la démonstration actuelle effraie par la hardiesse même avec laquelle elle oppose la Révélation à la science purement humaine ; car cette clarté semblera à beaucoup priver désavantageusement l'Eglise du demi-jour qui permet la compromission tacite, et sauve la vérité par le silence. Et cependant, il faut proclamer hautement qu'il n'y a pas ici à choisir ; que les chrétiens vivants, les vrais membres de la vraie Eglise de Christ sont moralement tenus, alors qu'une si grande clarté se manifeste, de scruter par la Parole la vérité qu'on leur propose ; et si, comme cela aura lieu, ils en vérifient l'exactitude, de le reconnaître publiquement et ouvertement. Car c'est tra-

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vailler contre Dieu que de ne pas travailler avec lui, et on n'est plus dans la vérité dès qu'on ne la cherche pas. Nulle échappatoire donc à dire qu'un objet de recherche intellectuelle est ici inutile ; d'abord parce que, si cet objet est proposé par la Parole de Dieu, c'est qu'assurément il n'était pas jugé inutile aux hommes dans les intentions du Créateur ; ensuite, parce qu'il suffit d'un instant de réflexion pour faire voir qu'il s'agit ici, au point de vue de la conduite même des chrétiens, de leur attitude dans la vie publique, des questions les plus vitales. Car, sans doute, ce n'est pas peu de chose pour l'Eglise de savoir que le peuple élu selon la chair, bien loin d'être invisible et perdu, est au contraire aujourd'hui le facteur déterminant et l'axe de la politique ; ce n'est pas peu de chose que de pouvoir faire discerner à tous la fausse église, que de savoir tracer démonstrativement à toute église particulière, d'après les conditions d'un mouvement social et politique prédestiné, sa meilleure ligne de direction dans ses rapports avec le monde ; — surtout ce n'est pas peu de chose pour l'Eglise, appelée à lutter pour la vérité et à acquérir des âmes à Jésus-Christ, que de posséder des armes adéquates à celles par lesquelles on attaque les vérités qui lui sont les plus chères, que de pouvoir répondre par la science

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à la science, écarter ainsi d'un coup les obstacles qu'on accumule sur la route royale de la vérité spirituelle ; et enfin, ajouterons-nous, en faisant appel aux sentiments les plus profonds de la piété individuelle, ce n'est pas peu de chose pour chaque chrétien que de pouvoir se dire, avec la confiance qu'inspirent des preuves externes venues ici évidemment de Dieu seul, que ce livre de sa Parole est vraiment écrit par Dieu lui-même, et qu'il touche de ses mains le sceau visible du Dieu vivant.

248. — Mais d'ailleurs, il faut savoir, au point de vue scientifique, tirer une preuve de plus de cette indifférence des chrétiens à l'égard de la Parole. Elle met en évidence, par une sorte d'à fortiori, la réalité du désert où l'Eglise est destinée à vivre dans l'épreuve et sans devoir rien attendre jusqu'au retour de Jésus-Christ ; peut-être mieux que toute autre chose rend-elle sensible cet état de dispersion des croyants, dont la connaissance est si fondamentale pour la direction de la vie chrétienne ; elle rappelle trop bien, ce que déjà l'on savait, mais ce dont on s'écarte aisément, que le chrétien manque à sa vocation chaque fois que, si peu que ce soit, il s'appuie sur le monde, ou sur d'autres chrétiens, qui sont encore le monde, pour satisfaire son besoin de repos

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intellectuel et spirituel. Rien n'est plus destructif de l'idée du règne de Christ que cette tendance qui, forte de la paresse de l'âme, acquiert aisément des fidèles à tant d'églises, substituant l'aide et le secours tangibles au secours réel et invisible qui ne réside qu'en Dieu.

Cette tendance, dont l'écueil moral se mesure aux abus du faux christianisme, indique d'elle-même la direction du vrai.

L'homme qui se sera nourri personnellement de la vérité de l'Evangile, se tracera chaque jour sa voie par cette pensée que le temps actuel est un temps d'attente, d'épreuve, d'espérance, qu'il ne peut être en rien un temps de possession et de gloire. Le phénomène, invisible au monde, auquel nous assistons est celui de la formation de l'Eglise, corps mystique appelé dans une économie ultérieure à participer à la gloire de Christ, cette gloire dont les productions les plus admirables de notre science, de nos arts, l'expression la plus sublime prêtée par le langage aux aspirations profondes de l'âme, les actes les plus héroïques de la vérité unie à la charité, ne sont, par anticipation, que des reflets affaiblis. C'est alors seulement que toute vérité sera connue, toute injustice réparée, alors que ceux qui auront cherché sincèrement la vérité seront connus des hommes comme ils sont connus de Dieu. Avant

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cela, il n'y a d'autre encouragement que de concourir à défendre cette vérité éternelle, que d'attendre, en le hâtant de ses vœux, le retour du Seigneur, se disant sans cesse que le serviteur n'est pas plus grand que le Maître, et retrempant sa force à ces paroles qui résument la situation et le devoir : « Vous aurez des afflictions au monde ; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde. »

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CHAPITRE IV.

Résumé et Conclusion.

249. Des lois géométriques règlent à la surface du globe la marche de l'Humanité. Ces lois sont la représentation adéquate d'une concordance mathématique, établie dans un ouvrage antérieur, entre la Bible et la Grande Pyramide.

Elles ne se bornent pas à une simple vérification de cette concordance : elles multiplient sa portée en la révélant comme partie constitutive d'un ensemble mathématique beaucoup plus général. Il ne s'agit plus seulement de documents dont les nombres reproduisent la chronologie historique : ici, l'Histoire prise en elle-même devient un phénomène physique, et le sphéroïde terrestre fournit directement les mesures qui en définissent le progrès.

250. On a exposé ce grand fait ; on a ensuite cherché à en apprécier les conséquences. Dans une revue rapide, on a envisagé des problèmes capitaux de la science, de la philosophie, de la religion.

Au nombre des résultats essentiels ainsi at-

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teints, et dans le point de vue concret et immédiat du sujet, se retrouvent tout d'abord ceux-là même qui avaient déjà formé la conclusion de la Concordance.

Avec plus de force encore que précédemment, il est démontré par des preuves externes ayant la certitude du nombre, susceptibles de vérifications aussi répétées qu'on voudra, par conséquent d'enseignement : 1° que la chronologie littérale du texte hébreu de la Bible est rigoureusement exacte ; 2° que les Anglo-Saxons sont les descendants des Dix Tribus d'Israël ; le peuple élu toujours présent au monde, et destiné à étendre sa domination sur le monde comme instrument préparateur du règne de Christ ; 3° que si le christianisme est une vérité primordiale, le monde est la proie d'une immense imposture spirituelle (1) qui mesure, par son énormité même, l'importance de l'objet qu'elle dénature. Le catholicisme romain et généralement toutes les applications de l'esprit de confusion dont il est la caractéristique de premier ordre, ne sont autre chose que la grande apostasie prédite par l'Écriture, apostasie dont Rome est et restera le centre géométriquement et cinématiquement désigné (voy. Fig. 27).

(1) Dan. XI, 32-39 ; II Thes. II, 4, 9-12 ; I Tim. IV, 1-3 ; Apoc. II, 20-25 ; XIII, 11-17 ; XIX, 20.

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251. Dans le domaine scientifique proprement dit, les faits démontrés jettent une lumière inattendue sur différentes branches de la science du globe, et leur imposent une direction nouvelle.

1° Ils démontrent l'exactitude de la conception suivant laquelle ce globe est un système dynamique à organisation propre, et justifient ainsi le principe fondamental de la théorie de Brück ;

2° En prouvant l'exactitude de la loi de Brück sur la formation du relief terrestre suivant deux plans méridiens à angles droits, en démontrant en même temps la réalité du Déluge universel, dont ils écrivent sur la Terre l'époque, donnée d'autre part par la Bible, ils transforment la Géologie ; ils lui fournissent avec sa chronologie la connaissance des forces en action dans les phénomènes dont elle s'occupe, connaissance qui jusqu'ici lui fait défaut, et qui lui permettra de devenir ce qu'elle doit être : un chapitre de la Mécanique céleste ;

3° La loi du relief du globe étant une conséquence mécanique de l'existence du système dynamique interne de la circulation de l'éther (c'est-à-dire d'un fluide matériel qui pénètre tous les corps, et qui fait par conséquent partie intégrante du globe), les faits actuels, en établissant la réalité de cette loi, constituent par cela même un argument très fort en faveur de l'hypo-

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thèse d'une telle circulation comme facteur fondamental de la Physique du globe et de la Géologie ;

4° Les conséquences relatives à la Physique du globe entraînent des conséquences parallèles dans d'autres sciences propres à l'histoire de la Terre : les faits commandent une réforme radicale de la science chronologique, tant sacrée que profane ; de l'Histoire ancienne des peuples de l'Orient, démontrée en erreur dans ses computations ; de l'ethnologie. Ils équivalent à un anéantissement écrasant pour les doctrines transformistes appliquées à l'homme intellectuel, et ils sont généralement de nature à préparer une réforme complète de la science dite préhistorique.

252. Dans le domaine philosophique :

1° La Géodésie chronologique constitue la démonstration de l'existence de Dieu, seule cause rationnellement admissible de l'ordre des faits qu'elle révèle. Elle démontre la vérité du christianisme et de la Révélation ; elle ne nous fait pas connaître Dieu seulement en ceci qu'Il est, mais elle nous fait connaître ce qu'Il est, et quels sont nos rapports avec Lui ;

2° Elle prouve que le vrai système philosophique est celui du déterminisme, de la pres-

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cience et de la prédestination la plus absolue dans la pensée divine, le mal lui-même concourant à la gloire de Dieu. C'est, en fait, la plus éclatante confirmation de la doctrine de Calvin ; mais ce déterminisme a, non pas le sens étroit du fatalisme, mais, poussé à ses dernières limites, le sens à la fois profond et consolant de la Providence.

253. Enfin, dans le domaine religieux, déjà intimement dépendant du précédent, les faits mettent en évidence le véritable caractère de l'Eglise de Christ, corps mystique indépendant de toute organisation humaine. Ils démontrent que les membres de ce corps sont pris dans tous les temps et tous les lieux, ses missionnaires providentiels choisis de manière à confondre toute tendance à l'esprit de secte et de nationalité, et de déjouer à cet égard toutes les prévisions d'ordre purement humain. Ce corps, dispersé dans le monde, inconnu au monde, dont les membres sont unis par l'esprit, ne sera révélé qu'à l'avènement même de son chef, qui est Christ. Ni Israël, ni aucune église particulière n'est l'Eglise de Jésus-Christ. Le peuple élu et les églises des nations sont des facteurs dans l'accomplissement d'un plan divin (1) ; mais

(1) Les Eglises sont des facteurs politiques, et dans ce sens l'Eglise nationale du peuple élu peut avoir un rôle pré-

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toutes les conceptions concrètes de l'Eglise elle-même ne peuvent que travestir ce plan en le dénaturant.

254. Un fait d'une portée profonde domine la situation. L'état réel de la science humaine est en opposition radicale avec celui qu'elle-même estime exister : elle se révèle, dans tous ses domaines, victime de l'erreur dans la mesure où elle s'écarte de la Révélation ; c'est-à-dire que l'état intellectuel du monde suit parallèlement et comme un corollaire son état de dépravation spirituelle. L'économie actuelle est courte et finie ; une Révélation écrite existe, et elle est nécessaire pour le Vrai autant que pour le Bien.

255. Cet antagonisme, utile à connaître, constitue une expérience féconde sans doute, mais rude, pour quiconque défend les droits de la doctrine révélée. S'il a été prouvé, par la publication de notre premier ouvrage, que des preuves

pondérant à remplir. Il n'est pas inutile à cet égard de signaler la déclaration de Jésus lui-même, qui désigne les Douze Apôtres comme devant, dans l'établissement du Règne, dominer en législateurs sur les Douze Tribus (Matt. XIX, 28) ; ceci même s'accorde avec la mission du Juif Pierre comme Apôtre des Juifs. Dans cette mission (trois fois réitérée, en rapport avec le triple reniement) que Jésus lui donne de paître ses brebis (Jean XXI, 15-17), c'est-à-dire « les Juifs », les autres brebis « qui ne sont pas de cette bergerie » (voy. Jean X) sont les Gentils, dont Paul est l'Apôtre, comme Pierre l'est des Juifs.

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mathématiques comme celles que nous présentons, rencontrent, dans des esprits jeunes et ouverts, un terrain intelligent et naturellement préparé, le terme principal de cette épreuve a néanmoins été la constatation, chez d'autres esprits autorisés par définition, d'un état très général de préjugé et de parti pris ; une vérification surabondante que si les grandes idées finissent par trouver leur moment et leurs défenseurs, c'est non point portées par le courant, mais dans la mesure au contraire où elles remontent le courant sous l'action de quelque effort individuel, énergique et persévérant. Nous avons dès lors continuer à travailler, sûr d'atteindre ceux auxquels la mission de parfaire notre tâche a été prédestinée. Ils se trouveront parmi les rares aujourd'hui qui ne se laissent pas plus émouvoir par les prétentions du sacerdoce scientifique que par celles du sacerdoce religieux, et qui, là tout autant qu'ici, sachant discerner dans l'homme le prêtre ou la tradition, s'exercent à regarder tranquillement et seul à seul la vérité.

Ceux-là entreverront dans cet ouvrage ce qui y est réellement, savoir un ordre nouveau qui enserre dans un même lien scientifique la solution des problèmes spirituels et celle du monde extérieur, les sciences physiques et les sciences

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morales, en donnant à celles-ci toute la certitude de celles-là ; et ils y pourront croire, précisément parce qu'ils auront la preuve que cette vérité ne repose pas sur l'opinion vacillante et impuissante des hommes. Notre vœu, c'est que la science devienne pour eux le moyen révélateur de cette existence supérieure, seule digne de l'homme et de Dieu, qui, aux abords d'une éternité mystérieuse, console les afflictions et les luttes de la vie présente, et nous fait comprendre que nous sommes à l'égard de tous, tant pour la vie future que pour cette vie présente, des dépositaires et des ouvriers. Ils reconnaîtront bien d'eux-mêmes que, puisqu'il s'agit ici de questions scientifiques qui touchent de si près aux choses du ciel, il faut que leur lumière intellectuelle brille dans la paix que seule acquiert cette vie morale, et que le travail n'a de valeur que par l'âme. Ayez foi, leur dirons-nous donc, car la foi est la base de la science ; si vous cherchez sincèrement et de toutes vos forces la vérité, vous ne tarderez pas à remarquer qu'elle-même vous conduit ; que mille circonstances, appelées fortuites, sont voulues au contraire et disposées pour l'accomplissement de ses desseins. Amené par cela même à vous élever personnellement jusqu'à Celui qui est la source de toute lumière, vous acquerrez peu à peu une certitude pratique supérieure qui

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vous fera vaincre tous les obstacles ; et qui connaîtra vos luttes et le sentiment qui vous les fait accepter portera de vous ce noble témoignage qui, dans une question et une réponse, a su définir la direction et le devoir : « O âme, où vas-tu ? Je vais à Dieu. Voilà le vrai courage » (1).

256. — Dans le monde social comme dans le monde physique, ce n'est point une distribution uniforme, mais bien une dispersion des centres qui prépare et assure le progrès. Une pensée née dans le cœur et l'intelligence de quelques-uns devient le levier de la vérité, et c'est une action, à l'heure présente encore peu visible et disséminée, qui doit la faire un jour briller au monde.

L'ordre de nos études constitue un exemple frappant de cette économie cachée. Combien peu d'importance le monde actuel n'accorde-t-il pas à des faits isolés, en apparence indépendants les uns des autres, tels que les calculs de Newton sur la coudée sacrée des Hébreux, les recherches de Taylor sur les propriétés géométriques de la Grande Pyramide, la mesure de celle-ci par M. Piazzi Smyth, la remarque d'un jeune marin d'Edimbourg, Robert Menzies' sur le symbolisme biblique de ses passages ; enfin, les idées de Brück sur la vie des nations, sa conception de

(1) François de Sales.

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l'organisme terrestre et du relief de la Terre ! et en accordera-t-il plus aux recherches actuelles, où il est prouvé cependant que tous ces éléments se réunissent pour former une synthèse unique, synthèse qui démontre la divinité de la révélation chrétienne, éclaire d'un jour inattendu la destinée de l'homme, et élève à une hauteur qui ne pouvait venir que de Dieu, le niveau de ses certitudes ?

Et cependant, pour qui regarde, ces points de repère progressifs, cette obscurité voulue d'un progrès assuré, caché sous la trame des événements, sont la preuve la plus certaine, la marque la plus tangible d'un dessein voulu par une Intelligence différente de celle de l'homme, et maîtresse de son œuvre.

257. Quiconque aura reçu une telle lumière au milieu de ses propres ténèbres, saluera dans cette lumière le gage et la révélation d'une vie meilleure ; il brûlera donc du désir de la faire briller pour d'autres, de répandre un don magnifique, de donner lui-même ce qu'il a reçu, — seule gloire légitime et seule consolation acceptable, dans le sentiment à la fois de son indignité devant Dieu et d'une reconnaissance qu'il renonce à exprimer.

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APPENDICES

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p. 873

APPENDICE I.

Mesures de la base de la Grande Pyramide par M. Flinders Petrie ; caractère intentionnel de ses irrégularités (1).

Les côtés de la base de la Pyramide, ou les distances entre les quatre encastrements A, B, C, D, qui déterminent les coins de cette base, sont (en pouces anglais), d'après M. Flinders Petrie (2) :

Est    . . .  AB = 9130,8 p. a.
Nord   . . .  BC = 9129,8
Ouest  . . .  CD = 9119,2
Sud    . . .  DA = 9123,9.

Les niveaux des quatre points A, B, C, D sont différents ; le coin S. E. de la Pyramide est le plus bas. Les hauteurs des points A, B, C, D au-dessus du plan horizontal passant par ce point inférieur sont les suivantes :

A  . . .   0,0 p. a.
B  . . .  11,4
C  . . .   7,1
D  . . .  16,9.

(1) Le Rév. H. G. Wood, Sharon, PA., avait déjà publié un article sur ce sujet (voy. « New Measures of the Great Pyramid by a new measurer, » p. 87, de M. C. Piazzi Smyth).

(2) « The Pyramids and Temples of Gizeh, » p. 12.

p. 874

Les azimuths des côtés, pris du Nord à l'Ouest, sont :

AB . . . 5′ 21″
BC . . . 3′ 20″ + 90°
CD . . . 7′ 33″ + 180°
DA . . . − 1′ 15″ + 270°.

Les faces de la Pyramide sont inclinées de 51° 52′ sur l'horizon (Flinders Petrie).

Si, pour éliminer les petites différences de niveau des quatre coins et réaliser la Pyramide idéale, on mène d'abord, par chacun des côtés inclinés AB, BC, CD, DA, un plan ayant l'inclinaison observée des faces, les intersections de ces quatre plans avec le plan horizontal de la base, passant par le coin le plus bas A, formeront un quadrilatère AB'C'D', dont les côtés et les diagonales sont donnés dans le petit tableau suivant :

TABLEAU LIII (p. 531).

Côtés de la Base Horizontale  |  Diagonales

          P. A.               |        P. A
AB'  . . . 9140,3             |  AC'  . 12924,22
B'C' . . . 9144,3             |  B'D' . 12927,47
C'D' . . . 9138,1             |  ─────────────────
D'A' . . . 9137,1             |  Somme  25851,69 =
─────────                     |         25826 p. pyr.
Moy.  9139,9 =
      9131 p. pyr.

Si ensuite, pour éliminer les inégalités des côtés, on prend leur moyenne, elle donne en pouces pyramidaux, comme l'indique le tableau, 9131, c'est-à-dire le nombre théorique. D'ailleurs, la somme des deux diagonales est 25826 pouces pyramidaux, c'est-à-dire celle même qui convient à la Pyra-

p. 875

mide idéale. Il résulte de tout cela que nous pouvons non seulement dire avec M. Piazzi Smyth (1) que les mesures de M. Flinders Petrie ne nous obligent pas à rejeter les résultats antérieurs, mais encore affirmer qu'elles leur apportent la confirmation la plus éclatante.

Il s'ensuit en effet clairement que les irrégularités signalées par M. Flinders Petrie ne sont en aucune façon accidentelles, mais qu'elles sont, au contraire, certainement voulues.

Le fait que la somme des diagonales de la base irrégulière est égale à celle des diagonales du carré de côté moyen et théorique = 9131, apporte à cela une première évidence.

Une base irrégulière constitue un symbole fort convenable pour représenter une orbite troublée, telle que celle de la Terre, orbite qui n'est en réalité ni un cercle ni une éllipse, à la condition cependant qu'on retrouve dans cette base l'ellipse qui est la représentation moyenne de cette orbite. Or, si l'on construit un rectangle sur les moyennes des côtés N et S, et E et W, l'ellipse inscrite dans ce rectangle est exactement de même forme que l'ellipse terrestre : leurs excentricités sont égales.

B'C' + D'A
─────────── = 9140,7
     2

AB' + C'D
─────────── = 9139,2
     2

et l'excentricité de l'ellipse inscrite dans le rectangle est égale à 0,018, c'est-à-dire à l'excentricité de l'orbite terrestre durant les temps historiques.

Si nous contournons la Pyramide en suivant la direction A, B, C, D, depuis le niveau le plus bas A jusqu'au plus élevé C, nous accomplissons une révolution autour des « quatre coins de la Terre » (Apoc. VII, 1), la Terre étant elle-même symbolisée par la Pyramide (comme nous l'avons déjà vu en comparant, par exemple, le poids de la Terre à celui de la Pyramide (Concord., § 15). Cette révolution conduit à la conception d'une période, particulière à la

(1) « New Measures of the Great Pyramid by a new measurer, » p. 27.

p. 876

Terre, et que mettra en évidence une propriété caractéristique du point D (c'est-à-dire ici l'élévation maximum 16,9 propre à ce point). Or, cette période n'est autre que la période fondamentale de la vie des peuples (loi de Brück), égale à la diagonale 515,165 de la Chambre du Roi, approximativement contenue, d'après Brück lui-même, 50 fois dans la période de Précession des Equinoxes.

La somme des deux diagonales, AC′ + B′D′, diminuée de 4 fois 16,9 (c'est-à-dire 16,9 étant retranché de chaque demi-diagonale), donne une somme de diagonales réduites (somme qui représente un cycle, semblable à celui de la Précession, donné par la somme des diagonales), égale à :

25851,69 − 67,6 = 25784,09 pouces anglais,

                = 25758,306 pouces pyramidaux ;

et :

25758,306
───────── = 515,166.
    50

Tous ces résultats donnent, par une déduction inverse, une idée de la remarquable exactitude des mesures de M. Flinders Petrie, et montrent combien l'initiative de la Société royale de Londres a été utile à la cause de la Grande Pyramide.

APPENDICE II.

Relation numérique entre la « Pierre de Jacob, » actuellement à Westminster, et la Grande Pyramide ; établissant que les Anglo-Saxons possèdent à Londres un « signe » matériel de leur identité (Gen. XXVIII, 10-12).

La pierre ou « oreiller » (ibid. 18) de Jacob est, dans le récit de la Bible, en connexion avec l'échelle dressée sur la

p. 877

Terre et dont le sommet touchait le ciel. Cette pierre est un monument, une maison de Dieu dont le sommet est consacré (18-22).

De même, la Grande Pyramide est un autel ou un monument (Isaïe XIX, 19), dont le sommet, la pierre de l'angle, est Christ (Eph. II, 20, 21).

Or, lorsqu'on observe une des faces de la Grande Pyramide, dans son état actuel où les assises sont visibles, on est en présence d'une échelle formée de la succession de ces assises, dressée sur la Terre, et appuyée sur le côté de la base de la Pyramide, comme l'échelle, dans la vision de Jacob, était dressée sur la Terre auprès de la pierre qui lui servait d'oreiller.

Le côté de la base est une ligne ; la pierre est un volume de pierre. Mais nous lisons dans Ezek. XL, 5, 6 [dont le Temple est en relation intime avec la Grande Pyramide(1)], qu'il existait autour du Temple un mur formant circuit, dont la section était un carré de côté égal à l'unité de mesure du Temple.

Or, si l'on imagine construite, le long de la base de la Pyramide, et entourant celle-ci, une muraille dont la section soit un carré égal à 1 × 1 pouces pyramidaux, le volume d'un de ses côtés sera de 9131 pouces pyramidaux cubiques. Cherchons maintenant le volume de la pierre de Jacob. Glover (England, the remnant, etc., p. 48) donne les dimensions approximatives suivantes :

Longueur  . . .  a = 26 pouces anglais
Largeur . . . .  b = 16 3/4     »
Epaisseur . . .  c = 10 1/2     »

Or, il est évident, à première vue, que ces dimensions sont entre elles comme 2, 3 et 5.

c : b : a = 2 : 3 : 5.

Dès lors, il devient possible aussi de reconstruire la pierre idéale. La longueur a sera égale à 5 fois une certaine unité x,

(1) Édit. anglaise, App. V.

p. 878

que nous avons à déterminer ; b vaudra trois fois et c deux fois cette même unité, qui sera un peu plus grande que 5. Prenant

a = 26,0 p. a. = 5x  )
b = 16,75      = 3x  >
c = 10,5       = 2x, )

nous trouvons :

     ( 5,200
x = {  5,583
     ( 5,250
   Moyenne = 5,344 ;

soit, en pouces pyramidaux, x = 5,339 pouces. On aura donc :

Volume de la pierre de
Jacob en p. pyr. cubiques = 2 × 3 × 5 × (5,339)³ = 4565,6 ;

et :

2 fois ce volume .  .  .                = 9131,2,

c'est-à-dire un côté de la muraille carrée construite sur le côté de la base de la Pyramide. Autrement encore, si l'on imagine une pierre dont les côtés soient entre eux comme 2 : 3 : 5, et dont le volume contienne un nombre de pouces pyramidaux cubiques (valant chacun 1/25 de la coudée sacrée des Hébreux) égal au nombre de pouces du périmètre de la Pyramide (1) divisé par 2 × 2 × 2, cette pierre unique sera la « pierre de la destinée » (stone of destiny), aujourd'hui à Westminster.

La valeur théorique de l'unité de longueur x (d'après ce qui précède) est :

         3 ________
x  =  \/  10 × 365,24 / 24 = 5,339.

(1) C. a. d. 100 × 365,24, ou cent fois le nombre de jours solaires de l'année tropique.

p. 879

Les valeurs comparées des éléments théoriques et observés sont les suivantes :

                          | Valeurs théoriques. | Valeurs observées.
                          |                     |    (GLOVER, p. 48).
Unité de longueur x       |  5,339 p. pyr.      |  5,339 p. pyr.
Pierre  ( Longueur  .     | 26,70    »          | 25,97    »
de      { Largeur  .  .   | 16,02    »          | 16,73    »
Jacob   ( Epaisseur .     | 10,68    »          | 10,49    »

APPENDICE III.

Les lois de population et la Grande Pyramide. Limite de la population du globe et son époque.

Quelque variables que soient les fluctuations accidentelles de la population du globe, celle-ci subit néanmoins une augmentation séculaire soumise à une loi de progression géométrique.

P étant la population à l'époque t, P0 la population à l'époque t0, 1 + p la raison de la progression, on a la formule :

                       t - t
(1) P = P  (1 + p)         0
         0

α étant la fraction qui exprime la proportion entre le nombre annuel des naissances et la population, β la fraction analogue pour le nombre annuel des morts, on a :

p = α - β.

Le nombre H des individus nés de l'époque t0 à l'époque t est donné par la formule :

                P - P
                     0
(2) H = α ─────────────── ,
           l. (1 + p)

où l. (1 + p) désigne le logarithme népérien de 1 + p.

p. 880

1. Le nombre p, qui représente l'accroissement annuel de la population, est regardé généralement comme étant très rapproché de 1/200 = 0,005, et une première confirmation de l'histoire biblique peut se trouver dans le fait que la valeur de p, déduite de la suppositon que huit personnes (Gen. VIII, 18 ; I Pierre III, 20) étaient vivantes à l'époque du Déluge, est précisément du même ordre que la valeur observée 0,005.

En 1887 (« Annuaire du Bureau des longitudes, » 1889, p. 402), la population du globe était de 1,483,000,000 âmes.

Posant dans la formule (1) :

P = 1,483,000,000

P  = 8
 0

t - t  = 1887 + 2528 = 4415,
     0

on a :

                              4415
1,483,000,000 = 8 (1 + p)

et :

log. (1 + p) = 0,0018727,

log. désignant un logarithme vulgaire. D'où p = 0,004 ; nombre du même ordre que la valeur approchée admise 0,005.

2. Calculons maintenant, au moyen de la valeur (1 + p) que nous venons d'obtenir, la population à l'époque de la Naissance du Christ. [Le résultat peut être fort différent de la population réelle du monde à ce moment, car nous ne nous occupons ici que de la valeur du terme séculaire (celui qui croît suivant une progression géométrique)].

Posant, dans la formule (1) :

t - t  = 2528
     0

P  = 8
 0

log. (1 + p) = 0,0018727,

on trouve :

P = 433,790.
p. 881

Ce nombre, qui dépendait d'une donnée statistique actuelle et particulière, est fort rapproché de 400,000 ou de 4 × 105 ; et si nous considérons alors que le nombre 4 dans l'Apocalypse (par les « quatre conducteurs, » Ch. VI), comme aussi dans Ezéchiel et dans Zacharie, caractérise les temps écoulés avant le Christ (en formant sans doute, dans le développement séculaire de la population, la première section d'une « semaine » dont les trois dernières unités se rapporteraient aux temps postérieurs au Christ, nous sommes conduits à penser que 400,000 est la vraie valeur théorique du terme séculaire de la population de la Terre à cette époque remarquable : la naissance du Christ.

S'il en est ainsi, une meilleure valeur de p sera donnée par l'équation suivante :

                  2528 ;
400,000 = 8 (1 + p)

d'où nous tirons :

log. (1 + p) = 0,0018588.

3. L'hypothèse précédente devient une quasi-certitude si l'on cherche maintenant le nombre des êtres humains qui vivront lors de l'établissement du règne du Christ, c'est-à-dire à la date 2283, marquée par l'Axe de la Chambre du Roi.

Posant, dans la formule (1) :

P  = 8
 0

t - t  = 2283 + 2528 = 4811
     0

log. (1 + p) = 0,0018588 (voy. ci-dessus),

on a :

P = 7,011,000,000,

soit, très approximativement :

P = 7 × 10⁹.
p. 882

Ces « sept » accomplissent bien ici la « semaine » dont nous avions soupçonné l'existence, et qui se trouve ainsi divisée par le Déluge, la Naissance et le Règne du Christ en deux parties caractérisées par les nombres « quatre » et « trois ». Comme confirmation de ce nombre remarquable de 7 000 000 000 lors de l'établissement du Règne, on se rappellera ici les « sept milliers » que le Seigneur s'est réservés (I Rois XIX, 18 ; Rom. XI, 4).

4. Il devient évident que les véritables valeurs de P aux dates fondamentales de la Naissance et du Règne du Christ sont :

P = 4 × 10⁵ et P = 7 × 10⁹ ;

et ces données permettent de déterminer avec plus d'exactitude encore la valeur de 1 + p.

Posant dans la formule (1) :

P  = 4 × 10⁵
 0
P = 7 × 10⁹
t - t  = 2283,
     0

on a :

log. (1 + p) = 0,0018585361

et :

1 + p = 1,004288452656.

Si quelque inexactitude subsiste encore, elle ne peut résulter que d'une erreur dans la position admise de l'Axe de la Chambre du Roi.

5. Les résultats systématiques précédents, relatifs soit à la possibilité de faire descendre la population actuelle de la Terre des huit personnes sauvées du Déluge, soit aux valeurs caractéristiques de P aux époques de la Naissance et du Règne du Christ, constituent un argument nouveau et très frappant pour l'ordre entier de nos idées. Mais continuons notre examen, et, faisant maintenant usage de la formule (2), cherchons quel est le nombre des hommes qui ont vécu sur la Terre pendant la période postdiluvienne de l'histoire de l'Humanité, période à laquelle se rapporte le symbolisme de la Pyramide.

p. 883

En faisant dans la formule (2) :

P  = 8
 0
P = 7,000,000,000
log. (1 + p) = 0,0018585361,

nous aurons :

H = 10α × 163,572,000,000.

Or, ce nombre se rapproche beaucoup de 10α × Vol. Pyr. en pouces pyramidaux cubiques. On a, en effet, pour ce volume :

              5813,01
V = (9131,05)² × ─────── = 161,555,317,506 p. pyr. cubiques.
                 3

Il y a donc, sinon égalité [comme la supposition en avait déjà été faite (1)], tout au moins une relation approchée entre le nombre total des hommes postdiluviens et le volume de la Pyramide.

6. Une relation plus précise et mieux définie se tire ensuite de la connaissance du coefficient α, nombre qui exprime la proportion annuelle des naissances.

Si, comme on l'avait supposé déjà, le nombre total des individus est égal au volume de la Pyramide exprimé en pouces pyramidaux cubiques, α aura une valeur très rapprochée de 1/10, valeur moyenne qui est du même ordre que les valeurs effectives (2).

Or, si nous supposons que H = V, comme nous avons, en vertu de ce qui précède :

     H
log. ── = 12,2137113 et log. V = 11,2083212,
     α

(1) Voyez « Our Inheritance, » etc., 5e édition, p. 384.

(2) Au commencement du temps, dans un cas idéal, nous pouvons admettre que α = 1/2 ; les valeurs observées aujourd'hui sont 1/30, 1/40, 1/22, etc.

p. 884

il vient :

     1                          1
log. ── = 1,0053901 et α = ─────── ;
     α                      10,1250

et cette valeur :

       1        10⁴
α = ─────── = ──────
    10,1250   101250

est très remarquable, car on a :

     10⁴      2 × 2 × 2
α = ────── = ───────────── = 0,09876543209876543209...
    101250   3 × 3 × 3 × 3

et ainsi de suite à l'infini (c'est-à-dire encore

    987654321
α = ───────── ),
       10¹⁰

nombre dont le symbolisme est singulièrement expressif, puisque c'est celui d'une génération indéfinie issue du mariage, institution divine (2³), de quatre couples (3⁴).

Si nous admettons cette valeur de α, nous serons conduits à une autre expression non moins remarquable pour β, le coefficient de la proportion annuelle des morts (ou le coefficient de la Mort). La relation β = α − p donne :

β = 0,0987654321 − 0,0042884527 = 0,0944769794,

     1
log. ── = 1,0246740,
     β

et conduit au nombre :

      1               1        10⁴
β = ─────── ou β = ─────── = ────── ,
    10,5845         10,5846   105846

c'est-à-dire :

      10⁴                          10⁴
β = ────── = ──────────────────────────────────────────
    105846                     6     6.6     6.6.6
            (6.6.6.) 7.7.10 + ─── + ───── × ─────── + ···
                               7     7.7     7.7.7
                          à l'infini,
p. 885

expression qui met en évidence le nombre de la bête, le nombre de la confusion et du péché, formée qu'elle est par la combinaison (et la confusion) de 6 et de 7. Elle marque, par la succession indéfinie des termes 6/7, 6.6/7.7 …, dans le dénominateur, la destruction indéfinie introduite par le péché, ou par la tentative de l'humain aspirant à supplanter le Divin ; elle exprime aussi que la mort est le fruit du péché, car si, dans cette expression, tous les chiffres 6 étaient des 7, le coefficient β deviendrait zéro — la Mort serait anéantie. Ceci est un exemple de la manière dont les vérités spirituelles les plus hautes peuvent être exprimées par des nombres, et le sont en effet dans le livre de pierre de l'Inspiration divine.

7. Il est indispensable de bien remarquer que les valeurs théoriques de α et de β, qui donnent maintenant, pour la vraie valeur de p = α − β,

p = 0,004288550591…,

n'ont pas été choisies a priori. Ce qui leur donne une importance et un intérêt, c'est qu'en partant de données d'observation, nous y avons été conduit par une voie purement analytique.

Ces valeurs donnent [par les formules (1) et (2)] :

Epoque à laquelle la population sera égale
à 7 000 000 000 .  .  .  .  .  .  .  .  . =   2283  )
et :                                              )
                                                  )
Axe de la Chambre du Roi dans la Pyra-            )
mide, Règne du Christ .  .  .  .  .  .  . =   2283.)

Epoque à laquelle la population égalait           )
400 000 = Ère chrétienne .  .  .  .  .  . =      0 )
et :                                              )
                                                  )
Commencement de la Grande Galerie,               )
Naissance du Christ .  .  .  .  .  .  .  . =     0.)
p. 886
Epoque où la population était égale à 8
(les 8 sauvés des eaux) .  .  .  .  .  . = − 2528  )
et :                                              )
                                                  )
Date du Déluge suivant la Bible .  .  . = − 2528. )

Nombre des hommes durant la période               )
postdiluvienne, du Déluge au Règne . = 161,555,615,003 )
et :                                              )
Volume de la Pyramide en p. pyr. cu-              )
biques .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  . = 161,555,317,506. )

La différence entre ces deux derniers nombres n'a d'ailleurs aucune importance ; elle est de 297,497, c'est-à-dire égale à 0,000002 du volume de la Pyramide, et correspond à une erreur imperceptible de moins de 1/100 de pouce dans les mesures de la base.

On peut au contraire tirer de la considération de ces lois de population une nouvelle vérification de la longueur de ce côté de base.

x étant ce côté, V le volume de la Pyramide, comme la hauteur est le rayon d'un cercle dont la circonférence est égale au périmètre de la base, on a :

       3 ______
x  =  \/  (3/2) π V ;

et en faisant V = 161,555,615,003 (le nombre total des hommes postdiluviens), il vient x = 9131,058 ; la valeur généralement adoptée était x = 9131,050. Dans chaque cas, la valeur correspondante de l'année tropique reste 365,242.

[Post-Scriptum — scan 00907]

POST-SCRIPTUM.

L'impression de cet ouvrage touchait à sa fin quand nous avons reçu la nouvelle de la mort de M. P. Smyth [Ripon (York), 21 février 1900], à qui nous nous étions fait un honneur de le dédier. Les premières feuilles lui avaient été adressées à la fin de 1898. Nous avons été profondément frappé d'un concours de circonstances qui, par la disparition des deux missionnaires initiaux de l'ordre d'idées actuel (d'ailleurs apparus en même temps : Brück, oct. 1818 ; P. Smyth, janv. 1819), aura marqué pour nous, à trente années de distance, l'origine très nette (1870, voy. Note p. 684) de nos recherches, et l'édification terminée d'une synthèse précise et concrète du sujet. Selon toute vraisemblance, d'après cela, l'époque actuelle (1900), si remarquable dans le réseau géodésique (voy. p. 204), signalera aux observateurs futurs les commencements sur un champ nouveau, dès maintenant aussi précis qu'il est étendu, d'un continuateur ultérieur du mouvement.

Ces signes, voulus et donnés pour notre ins-

p. 888

truction et notre affermissement par une Volonté supérieure, doivent être examinés, dans le point de vue de cet ouvrage, à la manière de faits physiques externes. Non seulement il nous est donc permis, mais il convient que nous complétions les traits si remarquables (p. 206), qui déjà reliaient entre elles et au réseau géodésique les œuvres missionnaires de Piazzi Smyth et de Brück. De même que les époques fondamentales de la vie de ce dernier sont repérées par les positions du méridien quinquaséculaire de sa loi historique et les lignes du relief de sa loi de formation quadrangulaire, celles de la vie de P. Smyth le sont par des positions remarquables du méridien de l'arc historique (relatif à l'Histoire de l'Israël Anglo-Saxon), et par le méridien séculaire de l'ère chrétienne (p. 165).

P. Smyth naît sur le méridien de l'ère chrétienne (1) ; mesure la Pyramide au moment où le méridien de l'arc historique, dans son retour vers l'Orient, passe sur le monument inspiré [ou encore au côté gauche du secteur Anglo-Egyptien (p. 202)] et meurt sur le côté gauche du

(1) Fils de l'Amiral W.-H. Smyth, P. Smyth est né à Naples. Le prénom Piazzi que lui donna son père n'est autre que le nom du célèbre astronome italien Piazzi, découvreur de la première des petites planètes (et, en 1819, Directeur de l'Observatoire de Naples).

p. 889

secteur Anglo-Saxon (pp. 191-195), en même temps que le méridien de l'arc historique atteint le côté droit du secteur Anglo-Egyptien.

Le tableau suivant met en évidence la correspondance du mouvement des deux missions de Brück et de P. Smyth :

p. 890
Tableau (scan 00910, p. 890). Tableau comparatif imprimé en disposition transversale (paysage), à deux colonnes : « BRÜCK. » et « P. SMYTH. ». Contenu transcrit ci-dessous.
                    BRÜCK.                                              P. SMYTH.

Naissance : 1er oct. 1818  | Mér. quinq. de Brück quitte    Naissance : 3 janv. 1819 | Naples         LONG. DE WESTM.
                           | la région orig. (assyrienne)                            | Mér. séculaire .(14° 23' 06"
                           | de l'Histoire (p. 197).                                  | de l'ère chrét.(14° 18' 16"
                                                                                      |              (= 7 × 7°).
« Magn. du Globe » 1850-51 | Mér. quinq. au Mér. Europ.-                              | Dist. pol. = 49° 0' + 0°8'
                           | Afric. ou sur la croix des
                           | contin. 1850 (1849,2)

« L'Humanité » 1865-66     | Mér. quinq. sr  Bruxelles      Mesure de la Pyramide,   | Mér. de l'arc historique sur
                           | 1866 (1865,55)                « Life and Work »        | la Pyramide (côté gauche
                                                            1865-67                  | du sect. Anglo-Egyptien)
                                                                                     | 1867 (1866,754)

Mort : 21 févr. 1870       | Mér. quinq. quitte la côte     Mort : 21 févr. 1900     | Mér. de l'arc histor. au côté
                           | de France ; constitution                                | droit du secteur Anglo-
                           | de l'Angleterre ; centre du                             | Egyptien (1899,977).
                           | Gr. Degré (1870,033)                                    |              LONG. DE WESTM.
                                                                                     | Ripon         ( − 1° 23' 23"
                                                                                     | Côté gauche du {
                                                                                     | sect. Anglo-  ( − 1° 22' 29"
                                                                                     | Saxon.
                                                                                     | Dist. pol. = 36° 0' − 0° 8'
                                                                                     |              (= 6 × 6°)

(Les nombres entre parenthèses sont les nombres chronologiques, pour Ère chrétienne = 0).
p. 891

L'époque commune (1818-1819) d'apparition de Brück et P. Smyth, trouve d'ailleurs une signification précise dans la correspondance des deux époques de constitution de la Réforme, signalées dans la Pyramide par les deux degrés de constitution (§ 59 et Concord., §§ 29, 81, 85). Elle n'est autre que la correspondante, à distance d'une période quinquaséculaire de la Pyramide, de l'angle (1304,5, Concord., § 27) du Petit Degré. On a 1304,5 + 515,165 = 1819,665. La correspondance existe d'ailleurs aussi entre les missionnaires des deux époques. La vie de P. Smyth est exactement délimitée par la date fondamentale précédente et par la mort du premier constituant Wiclef (Concord., § 29) ; et en outre, les trente ans qui, nous l'avons remarqué tout à l'heure, séparent la mort de Brück de celle de P. Smyth font partie de l'ensemble systématique des deux moitiés (Concord., § 29) des soixante années de la vie de Wiclef. La première moitié correspond aux trente années écoulées de l'éveil des idées de Brück (séjour à l'Ecole militaire, 1836-1841 ; voy. Préface du Magnétisme du Globe) jusqu'à la mort de Brück.

On a la correspondance suivante :

Angle du Petit Degré. 1304,5 | 1304,5 + 515,165 = 1819,665 | Naissance de Brück. . } 1818
Naissance de Wiclef. . 1324  | 1324  + 516     = 1840      |    »      P. Smyth  { 1819
Milieu . . . . . . . . 1354  | 1354  + 516     = 1870      | Naiss. des idées de Brück 1836-1841
Mort de Wiclef. . . . . 1384 | 1384  + 516     = 1900      | Mort de Brück . . . 1870
                                                            | Mort de P. Smyth  . . 1900.
p. 892

Ce rapprochement prend encore plus d'intérêt par le fait de la conscience nette qu'avait Brück (voy. L'Humanité, pp. 1217-18), d'une correspondance définie entre son œuvre propre et celle des missionnaires antérieurs de la Réforme.

[Figure : filet ornemental de fin de section — ligne horizontale interrompue par trois points/losanges centraux, sans légende]

p. 893

TABLE DES MATIÈRES

DIVISION DU SUJET

                                                              Pages
DÉDICACE .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .    7
INTRODUCTION  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .    9

                    CHAPITRE PREMIER.

        RAPPEL DE TROIS POINTS FONDAMENTAUX (§§ 1-22).

A. Les Anglo-Saxons et les Dix Tribus .  .  .  .  .  .  .   24
     a) La date 703 .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .   31
     b) La date 1882 .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .   34
B. L'histoire générale de l'Eglise et les Sept Epîtres de
   l'Apocalypse .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .   35
C. Loi de Brück relative au relief de la Terre .  .  .  .   41
   Récapitulation .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .   47

                       CHAPITRE II

                   FAITS (§§ 23-141).

A. Données numériques .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .   50
B. Faits géométriques (Prop. I à XII) .  .  .  .  .  .  .   57
C. Faits cinématiques, ou Chronologie géodésique .  .  .  135
     a) Système chronologique I ou système séculaire
        (Proposit. XIII à XIX) .  .  .  .  .  .  .  .  .  137
     b) Système chronologique II ou système de l'arc
        historique (Prop. XX à XXX) .  .  .  .  .  .  .  196
     c) Relations entre les deux systèmes chronolo-
        giques et fait résultant de leur combinaison
        (Prop. XXXI, XXXIII) .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  303
     d) Chronologie du passé dans le système de l'arc
        historique. — Chronologie antédiluvienne
p. 894
(Prop. XXXIV à XXXVIII) .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  356
e) Les Phénomènes de discontinuité .  .  .  .  .  .  .  .  381
f) Chronologie géologique. — Les Six Jours de la Création  398

(La Grande Période de douze heures. — La Semaine. —
Les périodes magnétiques).

g) Astronomie. — La Géodésie chronologique dans le ciel   535
   [α) Périodes astronomiques .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  537
   β) Chronologie astrologique] .  .  .  .  .  .  .  .  .  555
h) Coup d'œil d'ensemble .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  641

                       CHAPITRE III

                CONSÉQUENCES (§§ 142-248).

A. La Science  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  650

(Physique du globe. — Géologie. — Magnétisme terrestre. —
Physique mathématique et Analyse. — Métagéométrie. —
Résumé.)

B. Science de l'Histoire et Politique .  .  .  .  .  .  .  724
   a) Science de l'Histoire .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  726
   b) Politique .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  734
C. Philosophie et Religion .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  770
   a) Philosophie .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  771

[α) Preuve de l'existence de Dieu.
β) Les caractères de la Providence.
γ) La Révélation écrite.
δ) Le caractère symbolique du monde physique].

   b) Religion .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  782

[α) Démonstration de la Vérité du christianisme (Rédemption).
β) Le Problème de la Grâce et du libre Arbitre.
γ) La question de l'Eglise (l'Eglise de Christ)].

                       CHAPITRE IV

              RÉSUMÉ ET CONCLUSION (§§ 249-257).

APPENDICES .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  872
POST-SCRIPTUM  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  887
p. 895

Table analytique des matières

§§    Pages.                                          Figures et Tableaux.
       7 DÉDICACE.
[1-6]  9 INTRODUCTION.

                    CHAPITRE PREMIER

           RAPPEL DE TROIS POINTS FONDAMENTAUX.

 1       Généralités sur la Chronologie biblique, la Grande
         Pyramide et la Loi de Brück .  .  .  .  .  .  Fig. 1, H. T.
         24    A. Le lien de descendance entre les Anglo-Saxons
                  et les Dix Tribus d'Israël.
2-8            Sur le fait historique de l'Identité.
 9    31       a) La date 703, ou du centre de l'Heptarchie
                  anglo-saxonne.
10    34       b) La date 1882, établissement de la domina-
                  tion anglaise en Egypte.
      35    B. Histoire générale de l'Eglise, contenue dans
              les Sept Epîtres de l'Apocalypse.
11-14         Les sept périodes de 528 ans des Eglises.
15            Subdivision des Sept Eglises en groupes
              de 3 et 4, correspondants aux temps anté-
              rieurs et postérieurs au Christ.
      41    C. La loi de distribution des continents suivant
              deux plans méridiens à angle droit (Loi de
              Brück). Le méridien ouralien de séparation
              entre les mondes anté et postdiluviens.
16    41       Lien entre la vie de l'humanité et l'orga-
                  nisme terrestre.
17    42       L'Asie » témoin du Déluge .  .  .  .  .Fig. 2, p. 43.
18    44       La construction du relief suivant deux
                  plans méridiens à angle droit.
19    45       Les méridiens de séparation entre les sou-
                  lèvements méridiens.
20    46       Le méridien ouralien, considéré comme sé-
                  paration entre les mondes anté et postdi-
                  luviens.
21-22 47       Récapitulation et objet du Chapitre II.
      48
p. 896
§§    Pages.                                          Figures et Tableaux.

                       CHAPITRE Iᵉʳ

                          FAITS

       50  A. Données numériques.
23-24  50      Surface de la Terre. — Latitude géogra-
       51         phique, géocentrique, moyenne .  .  .Fig. 3, p. 50.
25     54      Dimensions du globe .  .  .  .  .  .  .  .Fig. 4, p. 51.
26-28  54      Positions de différents lieux remarquables .Tabl. I, p. 56.
27-55  B. Faits géométriques
29     57      PROP. I. — Jérusalem (Temple), Smyrne et
                  Londres (Westminster) sont sur un même
                  grand cercle de la sphère. Secteur histo-
                  rique ayant en son centre la Pyramide . Fig. 5, p. 58.
                                                          Tabl. II, p. 60.
       60      Position idéale de la Pyramide.
30     61      PROP. II. — 1° On peut (Fig. 6) mener par W
                  un arc unique WK tel que le plan bissec-
                  teur PEF du secteur AWPK fasse 45° avec
                  le plan du cercle WK . Or, l'arc théorique
                  WK n'est autre que l'arc historique WSJK
                  de la Prop. I.                          Fig. 6, p. 61.
                                                          Fig. 7, H. T.
       62      2° L'arc historique WK (Prop. I) est l'arc
                  unique qu'on pouvait mener par W tel
                  qu'il divise au point E le quart de méridien
                  PF, bissecteur de APK, en deux parties FE,
                  EP, entre elles comme 2 : 3.
       64      3° Le secteur historique APK (Prop. I) est
                  le secteur unique, et W (Westminster), un
                  point du parallèle unique WW' que déter-
                  minent les deux propositions 1° et 2°, prises
                  simultanément.
       64      Secteur idéal et arc idéal .  .  .  .  .  .Tabl. III, p. 65.
       67      Différentes manières de les tracer .  .  .Tabl. IV, p. 67.
31     67      Arc idéal et secteur idéal, désignés sous les
                  noms de arc et secteur historiques.
32     68      Positions idéale et réelle de la Pyramide.
       69      Ses éléments angulaires fondamentaux.
       70      PROP. III (A). — Le plan du grand cercle
                  mené 1° par la position idéale de la Pyra-
                  mide sur l'axe du secteur historique idéal,
                  et 2° par le pied sur l'Equateur du méridien
                  de longitude égale au rayon, fait avec
                  l'Equateur un angle égal à l'angle de pente
                  des faces de la Pyramide.
       73      PROP. III (B). — L'arc historique fait avec
                  le parallèle un angle égal à l'angle de pente
p. 897
§§    Pages.                                          Figures et Tableaux.
                  des passages de la Pyramide, au point de
                  longitude occidentale égale à l'unité par
                  rapport au côté occidental du secteur histo-
                  rique .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  Fig. 8, p. 73.
       75      Secteurs ayant pour centres la Pyramide
                  idéale et la Pyramide réelle.
33     75      PROP. IV. — Le côté oriental PK du secteur
                  historique APK (Fig. 5 et 6) n'est autre
                  chose que le méridien ouralien de sépara-
                  tion entre les soulèvements Asiatique-Aus-
                  tralien et Européen-Africain.
       76      Positions théoriques des méridiens de soulève-
                  ment.
34     77      Le groupe apocalyptique de Patmos et des
                  Sept Villes .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  Fig. 9, H. T.
35     78      PROP. V. — Patmos et les Sept Villes d'Asie
                  qui figurent dans l'ensemble systématique
                  des Sept Epîtres de l'Apocalypse, forment
                  aussi dans la réalité un ensemble géomé-
                  trique systématique à la surface de la Terre Fig. 10, p. 79.
       79      1° Le grand cercle qui passe par Ephèse et
                  Sardes passe aussi par Patmos .  .  .  .Tabl. V, p. 80.
       81      2° Eléments géométriques du groupe apo-
                  calyptique .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .Tabl. VI, p. 82.
       83      3° L'axe géométrique du groupe est à 45° sur Tabl. VII, p. 83.
                  un méridien désigné de la région .  .  .Tabl. VIII, p. 86.
       87      Méridien directeur de l'axe de l'éventail .Tabl. IX, p. 88.
36            PROP. VI. — La subdivision des Eglises en
                  deux groupes (§ 15), savoir : Ephèse-
                  Smyrne-Pergame et Thyatire-Sardes-Phila-
                  delphie-Laodicée [qui correspond à la
                  grande division de l'Histoire en temps
                  antérieurs et postérieurs au Christ (§ 15)],
                  se trouve géométriquement reproduite dans
                  le système géodésique des Sept Villes . Tabl. X, p. 90.
37    91      Forme triangulaire équilatérale du groupe.
                  — Succession systématique des côtés .  .Tabl. XI, p. 92.
38    93      PROP. VII. — 1° Si on construit la série des
                  triangles équilatéraux T₀T₁T₂T₃... dont les
                  surfaces S sont, en coudées carrées, les mul-
                  tiples décimaux de la période quinquasécu-
                  laire Π, savoir Π, Π × 10, Π × 10², Π × 10³...,
                  le triangle équilatéral apocalyptique PₜPᵣL
                  est un des termes de cette série. On a, en
                  coudées carrées,
                  surf. PₜPᵣL = Π × 10² × 2 × 2.
p. 898
§§    Pages.                                          Figures et Tableaux.
                  2° Si on construit la série des triangles équi-
                  latéraux T'₀T'₁T'₂T'₃..., dont les demi-péri-
                  mètres p sont, en coudées, les multiples
                  décimaux de la période quinquaséculaire Π,
                  savoir : Π, Π × 10, Π × 10², Π × 10³..., le
                  triangle équilatéral apocalyptique PₜPᵣL est
                  un des termes de cette série. On a, en cou-
                  dées, 1/2 périmètre PₜPᵣL = Π × 10³.
94            3° Il suit de 1° et 2° que, si l'on considère les
                  deux séries de triangles T₀T₁T₂... et
                  T'₀T'₁T'₂..., respectivement relatifs aux sur-
                  faces et aux périmètres, le triangle apoca-
                  lyptique suppose l'existence d'un terme
                  commun à ces deux séries .  .  .  .  .  .Tabl. XII, p. 96.
39    98      Condition de plus grande régularité propre à
                  un triangle à trois côtés croissants. —
                  Côtés intermédiaire, médian, moyen. — Ex-
                  centricité du triangle.
99            PROP. VIII. — 1° Si, sur la sphère de rayon
                  égal au demi grand axe terrestre a, on cons-
                  truit des triangles équilatéraux t₁t₂t₃, ayant
                  respectivement pour côté le côté médian du
                  triangle apocalyptique PₜPᵣL et les côtés
                  moyen et intermédiaire correspondants à
                  l'excentricité E, les surfaces S₁S₂S₃ de
                  t₁t₂t₃ sont respectivement égales, en cou-
                  dées carrées, à 516 × 10² × 2 × 2, 520 × 10² × 2 × 2,
                  528 × 10² × 2 × 2.
99            2° Si, sur la sphère de rayon égal au demi
                  petit axe terrestre b, on construit des tri-
                  angles équilatéraux t'₁t'₂t'₃ ayant respecti-
                  vement pour côté le côté médian du triangle
                  apocalyptique PₜPᵣL, et les côtés moyens
                  et intermédiaires correspondants à la double
                  excentricité 2E, les demi-périmètres p₁p₂p₃
                  de t'₁t'₂t'₃ sont respectivement égaux, en
                  coudées, à 516 × 10³, 520 × 10³, 528 × 10³ .  .
100           On a E = 4/10⁴, soit, en valeur linéaire, 100,000 Tabl. XIII, p. 100.
                  pouces sur la sphère de rayon b.
103           Caractère intentionnel et prédéterminé de la
                  construction du groupe apocalyptique.
40   108      Subdivision spirituelle des Eglises.
41   112      PROP. IX. — 1° L'idée de la confusion (Ba-
                  bel), qui est une des idées-types de l'Apo-
                  calypse, et qui est exprimée dans ce livre
                  par le nombre 666, traverse l'histoire de
p. 899
§§    Pages.                                          Figures et Tableaux.
                  l'Eglise et du monde contenue dans la vi-
                  sion de l'Apôtre exilé à Patmos ; or, sem-
                  blablement, dans le système géométrique
                  terrestre, le groupe de Patmos et des Villes
                  est traversé par le parallèle dont la latitude
                  est égale aux 666/1000 du rayon (parallèle de
                  confusion).
              2° Si, du groupe total, on enlève celui de
                  Smyrne-Philadelphie, il reste le groupe de
                  Patmos et des Eglises atteintes de l'esprit
                  de confusion. Or, en parties égales au 1000ᵉ
                  du rayon, le centre des latitudes de ce
                  groupe et son centre de gravité sont situés
                  dans le plan du parallèle de confusion (celui  Tabl. XIV, p. 113.
                  qui a pour latitude 666/1000 ) .  .  .  .  .  .Tabl. XV, p. 114.
115           Le centre des latitudes et le centre de gravité
                  du groupe particulier Patmos-Thyatire-
                  Sardes se trouve dans le parallèle 0,666.
42   116      Parallèle de latitude et parallèle de distance.
117           PROP. X. — 1° Rome se trouve sur le paral-
                  lèle de confusion, de distance 666/1000 à l'Equa-
                  teur.
118           2° Parmi les divers points de Rome, il en est
                  un qui est géométriquement désigné comme
                  le siège caractéristique de l'esprit de con-
                  fusion sans cesse renaissant de la fausse
                  église : c'est Saint-Pierre de Rome ou le
                  Vatican, siège du Faux Prophète ; car il est
                  situé sur le parallèle de confusion
                  Φ = 666/1000 + 666/(1000)² + 666/(1000)³ + ... (ad infi-
                  nitum).
43   119      Les deux parallèles 777/1000 . — Les Vaudois. —
                  La Flandre. — La Réforme. — Tyndal,
                  Luther et Calvin.
122           Eisleben et Noyon. — Opposition entre les
                  parallèles 666 et 777.
              La Belgique.
44   125      Le symbolisme du Chapitre I de l'Apoca-
                  lypse. (L'homme ceint d'une ceinture d'or
                  à l'endroit des mamelles, dont les pieds
                  sont comme embrasés dans une fournaise,
                  et la tête et les cheveux blancs comme de
                  la neige ; Apoc. I, 13, 14, 15).
p. 900
§§    Pages.                                          Figures et Tableaux.
126           Le développement de l'Histoire sur l'hémis-
                  phère nord .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .Fig. 11, H. T.
              L'homme figuratif .  .  .  .  .  .  .  .  .Tabl. XVI, p. 128.
45   129      PROP. XI. — Le groupe mis à part, Smyrne-
                  Philadelphie, est caractérisé : 1° en ce que
                  Smyrne est sur l'arc Jérusalem-Londres ;
                  2° en ce que Philadelphie est à la longitude
                  50/100, ou 1/2 pour le rayon = 1.
130           Conditions qui déterminent la position du
                  groupe apocalyptique à la surface de la
                  Terre.
46   132      PROP. XII. — Le groupe de Patmos et des
                  villes (voy. Fig. 7) est placé sur l'arc his-
                  torique Jérusalem-Westminster de manière
                  qu'il le divise (par un point prédéterminé
                  remarquable) en deux parties qui sont entre
                  elles comme 7 : 3, ce qui indique la division
                  de cet arc en dix parties égales.
134           Intervention dans ce fait de Philadelphie et
                  Smyrne, ou de l'Israël des Dix Tribus re-
                  trouvé dans les Anglo-Saxons.
135        C. Faits cinématiques, ou Chronologie géodésique.
47   135      Géométrie et Cinématique historiques.
48   136      Les deux systèmes chronologiques : système I
                  ou système séculaire ; système II ou système
                  de l'arc historique (par abréviation, sys-
                  tème historique).
137           a) Système chronologique I ou système sécu-
                  laire.
49   137      PROP. XIII. — La vitesse angulaire calculée
                  du méridien de précession est telle qu'elle
                  satisfait aux trois conditions suivantes : ce
                  méridien se trouve 1° lors de la Création de
                  l'homme, sur l'emplacement de l'Eden bi-
                  blique ; 2° lors du Déluge, sur l'emplace-
                  ment de la Pyramide (dont le symbolisme
                  a pour objet le monde postdiluvien, et prend
                  pour ère le Déluge) ; 3° à l'époque de l'Apo-
                  gée Anglo-Saxon, sur le centre d'action
                  (Londres, Westminster) de la dixième et
                  dernière période historique. L'Eden, la
                  Grande Pyramide, Westminster sont ainsi
                  les trois jalons par lesquels le méridien de
                  précession marque, à la surface du globe,
                  respectivement : 1° l'origine du monde anté-
                  diluvien ; 2° celle du monde postdiluvien,
p. 901
§§    Pages.                                          Figures et Tableaux.
                  et 3° par le point culminant, ou apogée
                  de cette période, la dernière période de
                  l'Economie historique actuelle (celle que
                  doit suivre le règne de Christ) .  .  .  .Tabl. XVII, p. 143.
140           Vitesse angulaire annuelle du méridien =
                  24",1817.
144           L'Eden sur le parallèle de latitude 0,666.
                  Ses coordonnées théoriques.
50   145      Figuration géographique de la Pyramide
                  (Fig. 7). La tranche méridienne des pas-
                  sages.
148           PROP. XIV (A). — L'époque de la construc-
                  tion de la Pyramide est celle à laquelle le
                  méridien séculaire atteint la tranche méri-
                  dienne des passages.
149           PROP. XIV (B). — a) 1° Le groupe apocalyp-
                  tique de Patmos et des Villes s'appuie à
                  son extrémité orientale sur la tranche méri-
                  dienne MM' (Fig. 7) qui le traverse ;
                  2° cette tranche sépare du reste du groupe
                  les deux dernières églises (Philadelphie et
                  Laodicée) ; et Philadelphie est d'ailleurs
                  le seul point du groupe qui soit compris
                  dans cette tranche.
150           La « porte » ouverte à Philadelphie, de Apo-
                  cal. III, 8.
151           b) La position du méridien séculaire à l'époque
                  du Sinaï et celle de ce méridien à l'époque de
                  la construction de la Pyramide sont symé-
                  triques entre elles par rapport au méridien
                  de Patmos.
152           Relation entre la distribution géographique
                  précédente et la Chambre du Roi de la
                  Pyramide.
51   157      Le livre scellé de l'Apocalypse et le système
                  chronologique séculaire. Les « quatre Etres
                  animés » des quatre premiers sceaux (Apo-
                  cal. IV, 7 ; VI, 1-8), ou les quatre premiers
                  peuples chefs de la Loi historique.
160           PROP. XV. — Le système séculaire reproduit
                  la Chronologie du « livre scellé » de l'Apo-
                  calypse. La grande division historique du
                  monde postdiluvien en monde païen et en
                  monde chrétien, signifiée dans l'Apocalypse
                  par la mise à part du groupe particulier des
                  quatre premiers peuples chefs postdiluviens
p. 902
§§    Pages.                                          Figures et Tableaux.
                  (les quatre « Etres animés »), l'est, dans le
                  système séculaire, par le fait que le méri-
                  dien est en avance sur les centres d'action
                  des quatre premiers peuples, tandis qu'il
                  y a coïncidence du méridien et du centre
                  d'action pour tout le reste de la série .  . Tabl. XVIII, p. 163.
162           Subdivision précédente repérée par l'arrivée
                  du méridien séculaire à l'axe Européen-
                  Africain.
164           Etablissement du pouvoir du monde romain.
52   165      PROP. XVI. — A l'ère chrétienne, la longitude
                  du méridien séculaire est égale à 250/1000 du
                  rayon, soit 1/4 .
166           Le secteur d'ouverture égale à 1, divisé en
                  quarts par l'Eden, Philadelphie, le méridien
                  séculaire de l'ère chrétienne et Westminster. Tabl. XIX, p. 166.
53   167      La table horizontale de la Pyramide (FR.
                  Fig. 1) ou la période historique de la Grande
                  Bretagne comme peuple chef.
54   167      Caractères géométriques des Iles Britan-
                  niques. Méridiens de front anglais, écos-
                  sais, irlandais. Méridien occidental an-
                  glais. Méridien britannique limite .  .  .Fig. 12, H. T.
169           Secteur anglais compris entre les méridiens
                  extrêmes BA, DC (Fig. 12) ; son axe KI
                  est l'axe central de l'Angleterre. Secteur
                  anglais-écossais (BA, FE) ayant pour axe
                  HG. Secteur anglais-irlandais (BA, LN)
                  ayant pour axe Tσ.
55   173      PROP. XVII. — A l'époque marquée par le
                  point initial (angle du Grand Degré, F,
                  Fig. 1) de la table horizontale de la Pyra-
                  mide, le méridien séculaire atteint la côte
                  orientale de l'Angleterre.
175           Mode de superposition géographique des
                  données de la Pyramide et de celles du
                  système géographique.
176           Le méridien de front anglais est l'axe d'un
                  secteur dont les côtés sont le méridien sé-
                  culaire de l'ère chrétienne et le méridien
                  britannique limite.
177           La partie chronologique subsidiaire de la Py-
                  ramide, mesurée par la hauteur de la Cham-
                  bre du Roi et les chambres de construction
                  qui la surmontent, se rapporte à l'Angle-
                  terre.
p. 903
§§    Pages.                                          Figures et Tableaux.
178           Époque à laquelle le méridien séculaire attein-
                  dra le méridien britannique limite.
179           Note sur le passage de Dan. XI, 41-45, rela-
                  tif au dernier peuple chef.
56   180      PROP. XVIII. — Le secteur anglais-écossais
                  compris entre les plans de front BA, FE
                  (Fig. 12) mesure la période historique quin-
                  quaséculaire de succession des peuples de la
                  Loi historique.
57   182      PROP. XIX. — La table horizontale de la
                  Pyramide, appuyée par sa face initiale au
                  méridien de front anglais BA, se termine à
                  l'axe Tσ du secteur anglais-irlandais (BA,
                  LN) (Fig. 12).
182           L'Israël anglo-saxon est un instrument dans
                  la préparation du Règne de Christ, et il en
                  sera un au cours de ce Règne lui-même
58   183      Remarques. — 1° Sur la fin de la période de
                  la France comme peuple chef. La face méri-
                  dienne de Grisnez à Boulogne. 2° L'arc
                  historique, le parallèle de distance 777 et le
                  méridien limite du Grand Degré se coupent
                  en un même point. (Les villes, centres d'ac-
                  tion dynamiques).
186           3° Pénétration de l'Angleterre par le paral-
                  lèle de distance 777, ou de la Réforme .  .Fig. 13, p. 185.
187           4° Détermination de la latitude de Tara par
                  les intersections de l'arc historique et des
                  méridiens LN, DC (Fig. 12).
59   189      Les deux Degrés de Constitution de la Pyra-
                  mide. Leur espacement chronologique.
60   190      La table horizontale bt (Fig. 12) de la pé-
                  riode de domination de l'Angleterre est
                  calée, au moyen des deux Degrés, entre
                  l'axe central KI et le méridien de front BA
                  du secteur anglais. Note sur la distance
                  entre les derniers grands éclats des périodes
                  française et anglaise.
61   191      Secteur anglo-saxon (Fig. 12), défini en ce
                  qu'il intercepte sur l'arc historique à partir
                  du méridien central mm' de Westminster,
                  deux arcs m's", m"q', égaux, si l'on prend
                  pour unité 100,000 pouces pyramidaux, à
                  40,6, c'est-à-dire à 2 fois le Petit Degré de
                  constitution de la Réforme (20,3).
192           Axe anglo-saxon ou axe mm' du secteur an-
                  glo-saxon. Côtés droit et gauche du secteur
                  anglo-saxon (méridiens q"qq', ss"s').
p. 904
§§    Pages.                                          Figures et Tableaux.
192           Note sur la correspondance entre l'arc histo-
                  rique et le passage ascendant de la Pyra-
                  mide. Le point H (Fig. 7 et 8) indiqué par
                  Valenciennes. Noyon, patrie de Calvin, dans
                  la région de la perpendiculaire à l'arc his-
                  torique menée par le point H.
193           b) Système chronologique II, ou système de
                  l'arc historique.
62   196      Données géométriques concernant ce système ;
                  sa vitesse linéaire annuelle de 100,000
                  pouces, angulaire de 82″,231.
199           PROPOSITION GÉNÉRALE. — L'histoire de
                  l'Israël Anglo-Saxon et de la Réforme est
                  écrite, et sa chronologie est mesurée à la
                  surface de la Terre, par un mobile qui se
                  trouve en − 758 (époque de la Dispersion
                  des Tribus) sur Jérusalem, et qui parcourt
                  l'arc historique à raison de 100,000 pouces
                  pyramidaux par an.
63   199      La dispersion d'Israël et son retour. La pé-
                  riode de 528 ans.
64   200      Goscen (Tel-el-Kebir) et la Pyramide. Axe
                  anglo-égyptien, ou axe du secteur compris
                  entre la Pyramide et Tel-el-Kebir.
201           PROP. XX (A). — Une durée de 2640 ans sé-
                  pare la Dispersion des dix Tribus (−758)
                  de leur retour en Egypte comme Israël
                  Anglo-Saxon (1882). Or, le point chrono-
                  logique mobile met à parcourir l'arc Jéru-
                  salem-Londres (Westminster) et à revenir
                  de Westminster au méridien central
                  d'Egypte (axe anglo-égyptien) précisément
                  cette durée.
203           Dates de passage du point mobile aux deux
                  côtés du secteur anglo-égyptien.
203           Note. L'axe anglo-égyptien est l'axe de la
                  vallée du Nil.
204           Remarque digressive. — Mouvement du mé-
                  ridien quinquaséculaire jalonnant la vie de
                  Brück et l'apparition des éléments fonda-
                  mentaux de la Géodésie chronologique.
65   211      PROP. XX (B). — Le point chronologique met
                  2640 ans, ou 5 périodes de 528 ans, à par-
                  courir, sur l'arc historique, la distance de
                  Jérusalem à Westminster, puis à revenir
                  dans le sens rétrograde, ou vers l'Orient,
                  à l'axe du secteur compris entre le méridien
p. 905
§§    Pages.                                          Figures et Tableaux.
                  de la Pyramide et le méridien dont la longi-
                  tude a pour sinus 528/1000 du rayon .  .  .  .Tabl. XX, p. 214.
212           Longitude théorique de l'axe anglo-égyptien.
                  Mise en évidence de la période de 528 ans.
215           La période de 528 ans dans Daniel.
66   218      Secteur des « temps » de la Pyramide .  .  . Tabl. XXI, p. 206.
67   219      PROP. XXI. — Le méridien de l'ère chré-
                  tienne (c'est-à-dire le méridien géogra-
                  phique du point chronologique à l'ère chré-
                  tienne) intercepte sur l'arc historique, à
                  partir de l'axe du secteur historique (§ 31),
                  une distance égale au 1/10 de l'axe terrestre.
222           PROP. XXII. — Le point chronologique de
                  l'arc historique revient au méridien de l'ère
                  chrétienne (c'est-à-dire à Christ), à l'époque
                  de constitution de la Réforme, donnée par
                  la Pyramide.
68   224      PROP. XXIII. — Le point historique de la
                  Naissance ou Première Venue du Christ
                  [distant de l'axe du secteur historique de 1/10
                  de l'arc terrestre (Prop. XXI)] partage l'arc
                  Jérusalem-Westminster en deux parties res-
                  pectivement moitiés : vers Jérusalem, de la
                  distance de cette Première Venue à l'An-
                  cienne Alliance (le Sinaï, la Loi) ; vers
                  Westminster, de sa distance à la Nouvelle
                  Alliance (venue de la Réforme) ; de telle
                  manière que Christ ramène à lui et réunit,
                  d'un côté par Jérusalem, de l'autre par Lon-
                  dres, les deux Témoins de la Loi et de
                  l'Evangile, de l'Ancien et du Nouveau Tes-
                  tament .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .Tabl. XXII, p. 225.
226           Histoire de l'Eglise primitive ; formation du
                  Canon du Nouveau Testament.
69   226      PROP. XXIV. — Les périodes de 1260 ans et
     228          de 3 1/2 temps (Apoc. XII) d'exil et de dis-
                  parition de l'Eglise de Christ, lors de l'avè-
                  nement de Thyatire, ont leur origine mar-
                  quée par le passage du point chronologique
                  au parallèle de latitude 777 .  .  .  .  . Tabl. XXIII, p. 229.
70   229      Composition spirituelle de l'Eglise. Période
                  spéciale assignée à la formation du Canon
                  du Nouveau Testament.
233           PROP. XXV. — La période de la formation
                  du Canon du Nouveau Testament est limi-
p. 906
§§    Pages.                                          Figures et Tableaux.
                  tée, sur l'arc historique, par le parallèle de
                  latitude 45° (ou π/4) .  .  .  .  .  .  .  .  .Tabl. XXIV, p. 236.
71   237      Histoire de la Réforme.
237           PROP. XXVI. — Le mouvement du point mo-
                  bile, dans son retour vers l'Orient, repro-
                  duit les nombres du passage horizontal et
                  de la Chambre de la Reine dans la Pyra-
                  mide, c'est-à-dire la Chronologie de la Ré-
                  forme anglo-saxonne (Concord., §§ 27, 28).
                  Les phases caractéristiques de l'histoire de
                  la Réforme sont signalées dans la Pyramide
                  par le Petit Degré et la Chambre de la
                  Reine ; elles le sont, sur la Terre, respective-
                  ment par le méridien de l'ère chrétienne et
                  par le groupe apocalyptique de Patmos et
                  des Sept Villes.
242           La position de l'axe de la Niche correspond,
                  dans la Pyramide, à l'intersection sur la
                  Terre (au point caractéristique Smyrne) du
                  groupe apocalyptique par l'arc historique.
244           I. La naissance de Luther.
244           II. L'Israël anglo-saxon en Amérique .  .  .Tabl. XXV, p. 246.
247           William Penn. Relation géométrique entre
                  Philadelphie (Etats-Unis) et Philadelphie
                  (Asie Mineure) .  .  .  .  .  .  .  .  .  .Fig. 14, H. T.
249           III. Tracé géographique du cercle historique .Tabl. XXVI (A), p. 250.
              Correspondance du Nil et du Mississipi .Tabl. XXVI (B), p. 250.
252           a) Le sommet ou point solsticial σ (Fig. 14)
                  du cercle historique, marquant la phase de
                  préorganisation de l'avant dernière période
                  historique.
253           b) Parallèle historique mobile. Les deux
                  points chronologiques correspondants, après
                  s'être croisés en σ, entrent à la fin de
                  l'échelle chronologique, c'est-à-dire lors de
                  l'établissement du Règne de Christ, dans
                  la zône des parallèles 777 (ceinture d'or de
                  l'homme figuratif) .  .  .  .  .  .  .  .  .Tabl. XXVII, p. 256.
256           c) Détails à cet égard sur les parallèles d'Eis-
                  leben et de Noyon.
257           Doctrine de Calvin confirmée.
260           d) Le méridien séculaire et le parallèle mobile
                  atteignent simultanément : l'un le méridien
                  britannique limite, l'autre le parallèle de
                  30° (celui de la Pyramide et du centre de
                  gravité de l'hémisphère nord) .  .  .  .  .Tabl. XXVIII, p. 261
p. 907
§§    Pages.                                          Figures et Tableaux.
262           Relations systématiques entre la région géo-
                  graphique de la Pyramide et celle du
                  groupe apocalyptique.
72   262      I. La distance comprise, sur l'arc historique,
                  entre le méridien oriental du groupe apoca-
                  lyptique (méridien de Laodicée) et le méri-
                  dien de la Pyramide, est égale à 1/50 de l'axe
                  terrestre.
263           II. Le déplacement du méridien de la Pyra-
                  mide en dehors de l'axe du secteur histo-
                  rique reproduit, sur l'arc historique, le dé-
                  placement, égal à deux fois le Petit Degré,
                  du méridien oriental du groupe apocalyp-
                  tique (méridien de Laodicée) en dehors du
                  fond de la Chambre de la Reine .  .  .  . Fig. 15, p. 265.
266           III. Explication de la subdivision des 69 se-
                  maines de Daniel en 7 et 62 (Dan. IX).
271           IV. Remarque additionnelle concernant les
                  époques du Déluge, de la construction de la
                  Pyramide et du Sinaï, écrites, dans le sys-
                  tème chronologique séculaire, par la Pyra-
                  mide et le groupe apocalyptique.
73   273      Arc de 81,2 années intercepté sur l'arc histo-
                  rique par le secteur anglo-saxon.
74   273      Rapports du peuple élu avec la fausse église.
                  Centres des périodes de Thyatire et Sardes.
274           Point chronologique entraîné, placé à l'orient
                  du point chronologique mobile à une dis-
                  tance égale à l'arc précédent (§ 73).
275           PROP. XXVII. — Le méridien du point chro-
                  nologique entraîné passe : 1° dans son mou-
                  vement vers l'Ouest, au méridien de Rome ;
                  2° dans son retour vers l'Est, au méridien
                  de Francfort, respectivement aux centres
                  des périodes de « Thyatire » et de « Sardes » Tabl. XXIX, p. 276.
75   277      Secteur mobile, central, oriental, occidental.
76   279      Système du secteur historique central. Les
                  faits relatifs à ce système sont ceux des
                  propositions précédentes (XX à XXVII).
77   281      Système du secteur historique oriental.
282           PROP. XXVIII. — La Chronologie du Cha-
                  pitre XI de l'Apocalypse (histoire du
                  peuple élu, les Deux Témoins) est repro-
                  duite sur la Terre par le mouvement du   Tabl. XXX, p. 282.
                  secteur mobile oriental .  .  .  .  .  .  .Tabl. XXXI, p. 283.
p. 908
§§    Pages.                                          Figures et Tableaux.
285           La période du Témoignage. Son commence-
                  ment, sa fin. La Mer Morte.
78   287      Système du secteur mobile occidental.
289           PROP. XXIX. — La subdivision de la période
                  des « Sept Trompettes » de l'Apocalypse en
                  deux groupes de 4 et de 3 (les Trois « Mal-
                  heurs ») correspond, dans la Chronologie
                  géographique, aux deux arcs que parcourt
                  en sens inverses, durant cette période, le
                  secteur occidental mobile, savoir : le premier
                  arc, d'Orient en Occident, de la Péninsule
                  Italique jusqu'à la Grande Bretagne ; le
                  second arc, d'Occident en Orient, dans le
                  retour vers la Palestine. Le point de section
                  chronologique des groupes est celui de la
                  rétrogradation du secteur .  .  .  .  .  .Tabl. XXXII, p. 290.
290           Perspective historique des Trois Malheurs.
292           Le point chronologique se retrouve, à la fin
                  de l'échelle de la Pyramide, au méridien de
                  l'Eden, axe central de l'Empire promis à
                  la postérité d'Abraham.
297           A l'époque finale où le méridien séculaire at- Tabl. XXXIII, p. 292.
                  teint le méridien britannique limite, et le
                  parallèle historique mobile la zône du pa-
                  rallèle de 30°, le point chronologique atteint
                  l'Equateur .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .Tabl. XXXIV, p. 298.
299           Limite de l'économie historique actuelle.
79   300      PROP. XXX. — Le centre de la base du sec-
     302          teur mobile occidental passe au parallèle de
                  distance 666/1000 (parallèle de Rome) à la
                  date − 168 (origine des 2300 ans de Daniel)
                  du terme de persécution de l'Ancienne Al-
                  liance (Antiochus Epiphane).
80   303      c) Relations entre les deux systèmes séculaire
                  et de l'arc historique, et faits résultant de
                  leur combinaison.
81   303      PROP. XXXI. — Les deux points fondamen-
     304          taux qui, dans le système séculaire, mar-
                  quent géographiquement les ères des deux
                  mondes anté et postdiluviens, sont l'Eden
                  et la Pyramide. Or, ces deux points sont
                  sur un même méridien du système de l'arc  Tabl. XXXV, p. 306.
                  historique .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .Tabl. XXXVI, p. 308.
308           La distance entre l'Eden et la Pyramide, égale
                  à 6 × 6 × 6 / 1000 du rayon.
p. 909
MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE                                    909

§§  Pages.                                              Figures et Tableaux.

82  309   Les deux passages des deux systèmes l'un sur
          l'autre au cours de l'économie histo-
          rique, correspondant respectivement : 1° à
          l'établissement de Rome, centre du monde
          latin, comme centre d'action de la Papauté ;
          2° au partage de l'Empire frank au Traité
          de Verdun.
83  312   PROP. XXXII. — Le méridien de rencontre
          du système historique et du système sécu-
          laire, dans le mouvement commun de ces
          systèmes d'Orient en Occident, est le méri-
          dien de Rome . . . . . . . . . . . . . .  Fig. 16, p. 312.
    314   Rapprochement entre la puissance de British
          Israël et celle de la Papauté.
84  315   PROP. XXXIII. — Le méridien de rencontre
          des deux systèmes, dans le mouvement de
          retour du point historique vers l'Orient, est
          l'axe du secteur que forment le méridien de
          Francfort et la position du méridien histo-
          rique mobile de 843 (Traité de Verdun).
    316   Rapprochement entre les Propositions XXXII
          et XXXIII, et X et XXVII. Démonstration
          de la fausseté du système papal.
85  318   Détermination théorique de la situation géo-
          graphique de la colline de Tara (Irlande).
          Traditions relatives à Tara.
    321   a) Relations géométriques. Latitude donnée
          par les intersections du cercle historique et
          des méridiens anglais et irlandais DC, LN
          (Fig. 12).
    323   Longitude : si, sur l'arc historique, tant à
          partir de l'axe du secteur des temps que du
          méridien de la Pyramide, on porte vers
          l'Orient la base du secteur anglo-saxon,
          puis, vers l'Occident, l'arc périmètre de la
          Pyramide, les deux extrémités occidentales
          ainsi obtenues déterminent deux méridiens
          qui limitent Tara.
    324   L'époque à laquelle le méridien séculaire atteint Tara
          est une époque d'organisation.
    325   Relation avec la Pierre de granit de l'Anti-
          chambre.
    326   L'axe du secteur historique (EF, Fig. 7) et
          le méridien britannique limite (JJ', Fig. 12)
          interceptent sur l'arc historique l'arc péri-
          mètre de la Pyramide.
p. 910
910                                    MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE

§§  Pages.                                              Figures et Tableaux.

    328   β) Relations chronologiques. Si, à partir de
          la moyenne des origines déterminées par
          les trois méridiens (Pyramide, axe du sec-
          teur des temps, axe du secteur historique)
          sur l'arc historique, on porte sur cet arc,
          vers l'Orient, la base du secteur anglo-
          saxon, le point auquel on arrive ainsi est
          la position du point chronologique mobile
          de l'arc historique au commencement de la
          Captivité.
    331   Les trois nombres dont la moyenne reproduit
          ainsi la date de la Captivité, reproduisent
          aussi, si on les prend séparément, les autres
          données de la Chronologie biblique rela-
          tives à ce même événement (Livre de Jéré-
          mie).
    333   Opposition entre le pouvoir du peuple élu et
          le pouvoir de la fausse église, mise en évi-
          dence par les nombres.
85bis 334 Digression sur la superposition géographique
          du diagramme de la Pyramide.
    335   a) Choix des unités.
    336   b) Le sommet de la Pyramide est sur le cercle
          polaire arctique. Sa base s'appuie sur la
          région du parallèle de latitude 777 ; cette
          dernière région est celle de la Mort rédemp-
          trice du Sauveur et de la formation du Ca-
          non de la Nouvelle Alliance, tandis que la
          Chambre souterraine est au centre de la
          zône des deux parallèles 666.
    338   c) La Pyramide appuie l'extrémité de sa base
          au méridien de Philadelphie et à la tranche
          des passages méridiens de la Proposition
          XIV (A).
    339   d) Si on prend pour unité méridienne l'unité
          24″,1817 du système séculaire, la Pyramide
          dont le sommet est sur le cercle polaire,
          appuie sa base au parallèle de la Pyramide
          et l'extrémité de cette base à l'intersection
          de ce parallèle et du cercle historique.
    341   Si on place le sommet de la Pyramide au Pôle,
          sa base est sur le parallèle de distance 777.
    341   e) En remontant sur l'échelle de la Pyramide
          jusqu'à la Création de l'homme, on retrouve
          la région géographique de l'Eden.
    344   f) Allusion de Zacharie III. 1-9, à la Pyramide.
    345   Différentes parties du diagramme géogra-
p. 911
MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE                                    911

§§  Pages.                                              Figures et Tableaux.

          phique de la Pyramide à envisager en rela-
          tion avec l'histoire du peuple élu.
    346   g) La Pyramide indique par sa base la petite
          zône comprise entre la fin de la 70e se-
          maine d'années de Daniel et le centre de
          la période de formation du Canon du Nou-
          veau Testament.
    347   h) La fin de la formation du Canon, ou le
          parallèle de 45°, est marquée par le niveau
          C, N (Fig. 1) de l'Evangile et de la loi.
          Importance de cette propriété.
    347   i) Le parallèle de l'Entrée est celui dont la
          circonférence mesure le périmètre de base
          de la Pyramide, évalué en mouvement du
          méridien séculaire.
    349   Epoque à laquelle le point chronologique de
          l'arc historique atteint en latitude l'Entrée
          de la Pyramide.
    351   k) Le point chronologique atteint le parallèle
          du passage horizontal OM (Fig. 1) à la
          première époque caractéristique 325-330, de
          Daniel.
    352   l) Il atteint le Passage de Davison (EI,
          Fig. 1) sur le parallèle de Tara, et le pla-
          fond de la Chambre de Davison, en même
          temps que la longitude de Tara, à la se-
          conde époque, 843, de Daniel.
    355   m) Le diagramme géographique reproduit par
          ses deux tracés différents l'histoire générale
          de l'humanité et celle du peuple élu.
    356   d) Chronologie du passé dans le système de l'arc
          historique. Chronologie antédiluvienne.
86  356   Dates fondamentales à examiner. Le Sinaï, la
          Construction de la Pyramide, le Déluge, la
          Création de l'homme.
87  357   PROP. XXXIV. — Le point chronologique se
          trouve à l'époque du « Sinaï » sur l'axe du
          secteur que forment le Méridien du pied de
          l'arc historique et le Méridien du Sinaï .  Fig. 17, p. 358.
88  360   PROP. XXXV. — La date de construction de
    362   la Pyramide est marquée, sur l'arc histo-
          rique, par le méridien que l'on obtient en
          menant par la position idéale de la Pyra-
          mide, jusqu'à l'Equateur, un cercle ayant
          sur l'Equateur la pente des faces de la Pyra-
          mide ; puis, en revenant en longitude d'un
          arc égal à l'excentricité de la Pyramide
          réelle . . . . . . . . . . . . . . . . . .  Tabl. XXXVII, p. 363.
p. 912
912                                    MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE

§§  Pages.                                              Figures et Tableaux.

89  364   Epoques initiale et finale du Déluge.
90  365   Secteur de la Pyramide, ou secteur (appuyé
          à Westminster comme le secteur historique)
          ayant en son centre la Pyramide réelle.
    366   PROP. XXXVI. — Les côtés orientaux du sec-
          teur historique et du secteur de la Pyramide
          interceptent sur l'arc historique un arc chro-
          nologique égal à l'épaisseur du revêtement
          de la Pyramide. Secteur de revêtement.
91  368   PROP. XXXVII. — L'époque déterminée sur
          l'arc historique par le côté oriental du sec-
          teur de la Pyramide est l'époque initiale du
          Déluge.
    370   Accord entre la Chronologie géodésique et la
          Physique du globe : le méridien chronolo-
          gique se trouvait, à l'époque du Déluge,
          donnée par la Bible et la Pyramide, au mé-
          ridien ouralien de séparation entre l'Asie
          et l'Europe, c'est-à-dire à la séparation phy-
          sique des deux mondes anté et postdilu-
          viens.
92  371   Secteur de l'Eden, appuyé à Westminster et
          ayant l'Eden en son centre.
    372   PROP. XXXVIII. — Les côtés orientaux du
          secteur historique et du secteur de l'Eden
          interceptent sur l'arc historique la durée
          qui s'écoule de la Création au Déluge . .  Fig. 19, p. 372.
    373   La même durée est comprise sur l'arc histo-
          rique entre le parallèle de la Pyramide et
          le centre du petit espace KC (Fig. 18).
93  375   Discontinuité systématique des échelles chro-
          nologiques dans le passage du monde anté-
          diluvien au monde postdiluvien.
    377   Les « vingt-quatre Anciens » figuratifs du
          monde antédiluvien.
    381   Le point de brisure de l'échelle chronologique
          est superposé au point physique qui, sur la
          Terre, est l'effet et le témoin du cataclysme
          diluvien.
94  381   c) Les phénomènes de discontinuité. Les deux
          faits de discontinuité : Arrêt du Soleil de
          Josué ; Rétrogradation de l'Ombre au cadran
          d'Achaz.
95  382   L'Arrêt du Soleil. Le retard d'un jour mesuré
          par le petit espace KC (Fig. 18) . . . .  Fig. 20, p. 383.
    385   Une élévation solsticiale portée sur l'arc histo-
p. 913
MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE                                    913

§§  Pages.                                              Figures et Tableaux.

          rique à partir de son origine équatoriale,
          conduit à l'Entrée dans la Terre promise.
    386   Cette élévation est celle du Soleil au moment
          où le point chronologique, ou le Soleil his-
          torique, atteint en ϖ' le sommet ϖ de la
          Pyramide (Fig. 20).
    388   Cette élévation est aussi déterminée géomé-
          triquement : elle est égale à la déclinaison
          TN que détermine l'intersection de l'arc
          historique KW et du méridien PN (Fig. 20).
    390   Obliquité de l'Ecliptique à l'époque même de
          l'Exode et de l'Entrée dans la Terre pro-
          mise.
96  390   La Rétrogradation de l'Ombre au cadran
          d'Achaz. Circonstances historiques qui en-
          tourent ce signe.
97  391   Ezéchias, type du peuple élu.
98  393   Les dix degrés de rétrogradation comptés en
          longitude entre la Palestine et la région de
          Ninive, de Babylone et du signe de Josué
          marqué sur l'arc historique . . . . . . .  Tabl. XXXVIII, p. 396.
    398   f) Chronologie géologique. Les six jours de
          la Création.
99  398   Les périodes géologiques sont aussi mesurées
          par le réseau géodésique de l'Histoire.
100 399   Le sixième jour, mesure de l'Histoire.
101 401   Mesure chronologique et géographique du
          sixième jour.
102 403   Secteurs qui lui servent de bornes.
103 404   L'origine des six jours est marquée en lon-
          gitude par l'intersection des équateurs des
          deux systèmes chronologiques, au point
          diamétralement opposé à l'origine dilu-
          vienne de l'arc historique.
    407   Elle est donc réglée sur la distribution géo-
          logique du relief.
104 407   A l'origine des six jours, les points chronolo-
          giques des deux systèmes coïncidaient. Les
          deux systèmes chronologiques marquaient
          alors par leurs points mobiles les deux ex-
          trémités diamétralement opposées de la
          ligne des nœuds de leurs équateurs . . .  Tabl. XXXIX, p. 409.
    410   La Grande Période de douze heures.
105 410   Positions des deux systèmes aux passages
          successifs du méridien de l'arc historique
          sur la ligne des nœuds . . . . . . . . .  Tabl. XL, p. 412.
p. 914
914                                    MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE

§§  Pages.                                              Figures et Tableaux.

106 415   Durées des révolutions des deux systèmes
          chronologiques et cycle résultant.
107 417   La Grande Période de douze heures, qui com-
          mence à l'origine des six jours et se ter-
          mine 100,000 ans après la Première Venue.
    419   Le méridien du système historique mesure,
          par ses passages sur le méridien séculaire,
          les douze heures d'un grand « jour », com-
          pris entre les retours simultanés des méri-
          diens des deux systèmes aux nœuds de
          leurs Equateurs . . . . . . . . . . . . .  Tabl. XLI, p. 421.
108 420   Eléments-types de la Grande Période. Sa
          division tripartite.
109 423   Analyse des passages . . . . . . . . . . .  Tabl. XLII, p. 425.
110 425   Les passages I, II, III appartiennent à la
          période des six jours. I mesure l'« heure »
          de la Grande Période. II et III vérifient la
          loi du relief.
111 429   I, II, III, IV mesurent la semaine de Créa-
          tion. IV rattache le Nouveau Monde à l'An-
          cien. Lien systématique entre ces deux
          mondes.
112 435   Coup d'œil sur l'ensemble du relief considéré
          en longitude.
    436   Le centre du monde ou le foyer de l'Histoire.
113 437   Faits géométriques et cinématiques qui ca-
          ractérisent la fin de la Grande Période . .  Fig. 21, p. 439.
114 442   Les nombres 12, 1,000, 100,000 dans l'Apo-
          calypse et dans Ezéchiel, caractéristiques
          du Millennium et de la Grande Période.
115 447   Faits géométriques et cinématiques qui ca-
          ractérisent le commencement de la Grande
          Période et le mettent en correspondance
          intime avec sa fin . . . . . . . . . . . .  Tabl. XLIII, p. 450.
116 451   Témoignage de la Grande Période à l'égard
          de la Bible et de la Pyramide.
          Continuation de la question des jours de
          Création.
117 452   Eléments numériques relatifs au calcul des
          « jours » par les diverses périodes quin-
          quaséculaires . . . . . . . . . . . . . .  Tabl. XLIV, p. 453.
118 454   Remarques concernant les périodes de 500 et
          528 ans.
    455   Les 36000 ans comptés à partir de l'axe de
          la Chambre du Roi désignent la ligne des
          nœuds comme l'origine des six jours.
    457   Le méridien origine (obtenu par la période
p. 915
MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE                                    915

§§  Pages.                                              Figures et Tableaux.

          de 528 ans) et la ligne des nœuds encadrent
          symétriquement la position occupée par le
          méridien séculaire à l'époque où le méridien
          de l'arc historique passe par la ligne des
          nœuds.
119 458   Eléments géographiques types du système des
          six jours.
120 458   Secteur origine et longitude de l'origine des
          jours d'après les éléments-types.
    459   Longitudes des origines des jours-types . .  Tabl. XLV, p. 459.
121 459   Succession géographique des six jours en
          longitude, en se servant des éléments-types.
          Le récit des six jours de la Genèse se trouve
          écrit à la surface de la Terre, dans la suite
          des six jours en longitude, par des traits
          géographiques, astronomiques ou ethnolo-
          giques, qui reproduisent ceux du récit lui-
          même.
122 462   Traits généraux d'un accord entre le récit
          biblique, l'écriture géodésique des jours et
          les contours géographiques du globe.
    463   La période de 528 ans comme unité chrono-
          logique dans le système prophétique de la
          Bible et de la Pyramide et l'évaluation des
          « jours » de Création.
123 463   Résumé de la question. La période de 528 ans
          peut seule satisfaire rigoureusement aux
          conditions imposées par le système pro-
          phétique à la computation des jours, la-
          quelle se termine à l'Entrée de la Chambre
          du Roi.
124 465   Secteur d'alliance (mesurant 7 × 528 ou la
          durée des Sept Epîtres). Secteur d'alliance
          origine.
    467   Les six jours sont encadrés entre deux sec-
          teurs d'alliance ; ils commencent au centre
          du premier, qui leur sert de fondation, et ils
          se terminent, avec le second, à la Seconde
          Venue du Seigneur.
125 467   Indicateur des six jours, placé à leur origine.
126 469   Longitudes du méridien séculaire aux com-
          mencements et aux fins des jours . . . .  Tabl. XLVI, p. 470.
127 470   Succession comparée des jours dans la Bible
          et sur le diagramme géodésique et géogra-
          phique.
    470   I. Position du méridien historique à l'origine
          des jours, comme nouvelle vérification de
          la période de 528 ans. Iles Galapagos.
p. 916
916                                    MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE

§§  Pages.                                              Figures et Tableaux.

    473   II. La ligne des nœuds divise le premier jour
          en deux parties entre elles comme 2 : 4.
    473   III. Le point de séparation entre les deux pre-
          miers jours, c'est-à-dire le centre du groupe
          des deux premiers jours, est dans un même
          plan méridien avec la Pyramide ; ainsi le
          méridien séculaire, qui se trouve
          sur la Pyramide à l'époque du Déluge, se
          trouve, au centre chronologique du groupe
          des deux premiers jours, sur le demi-méri-
          dien antipode de la Pyramide.
    476   Importance de ce fait au point de vue de
          l'interprétation physique du Déluge.
    477   IV. Le troisième jour, celui de l'apparition des
          terres.
    478   V. Le quatrième jour est centré sur le méri-
          dien asiatique-américain. Il se termine à
          distance telle de la ligne des nœuds qu'il
          intercepte à partir de celle-ci, sur l'Equa-
          teur, un arc de longitude égal à la hauteur
          solsticiale du Soleil, ou à l'obliquité de
          l'Ecliptique.
    480   Corrélation avec l'Arrêt du Soleil de Josué.
    481   Note sur le Miracle de Josué.
    484   Remarque concernant les variations d'obli-
          quité de l'Ecliptique. La « lumière » du
          premier jour et la circulation de l'éther.
    485   VI. Le cinquième jour comme préparation à
          l'apparition de l'homme.
    486   VII. Limites du sixième jour : l'Eden et l'axe
          de la Grande Bretagne (Entrée dans la
          Chambre du Roi).
128 487   La précision des résultats démontre le bien
          fondé du choix de la période de 528 ans pour
          la chronologie des jours.
    489   La Semaine.
129 489   Identification des temps historiques, ou de
          l'économie actuelle, avec le sixième jour.
130 490   Le système des sept jours qui constitue la
          semaine de Création est centré sur la croix
          des continents.
131 491   Conditions géométriques de cette distribution
          systématique . . . . . . . . . . . . . .  Tabl. XLVII, p. 492.
132 492   Ecarts systématiques des centres des jours
          par rapport au système quadrangulaire des
          méridiens de soulèvement.
p. 917
MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE                                    917

§§  Pages.                                              Figures et Tableaux.

    494   Le secteur de discontinuité entre le premier
          jour et le septième mesure un secteur his-
          torique . . . . . . . . . . . . . . . . . .  Fig. 22, H. T.
133 495   Caractère prédéterminé et force démonstra-
          tive de la combinaison du système septé-
          naire des jours et du système quadrangu-
          laire du relief de la Terre.
    497   Chronologie géologique.
134 497   Points de repère de cette chronologie.
135 498   Tracé général des jours de formation de la
          Genèse.
136 500   Correspondance de la suite des jours et des
          données géologiques . . . . . . . . . . .  Tabl. XLVIII, p. 500.
137 501   Chronologie des époques géologiques . . .  Tabl. XLIX, p. 505.
138 505   Résumé de la formation terrestre.
139 506   Argument tiré des faits établis en faveur de
          l'existence de la circulation de l'éther. La
          période de retour de la ligne des équinoxes
          au grand axe de l'orbite . . . . . . . . .  Tabl. L, p. 508.
139bis 511 Remarques additionnelles concernant le ma-
          gnétisme terrestre.
    514   I. La durée de révolution de l'axe magnétique
          terrestre est un sous-multiple des durées de
          révolution des deux systèmes chronolo-
          giques de la Géodésie chronologique ; et les
          multiplicateurs sont précisément les nom-
          bres qui déterminent entre ces deux sys-
          tèmes le cycle de la Grande Période de
          douze heures.
    515   II. Les passages du méridien magnétique M
          sur le méridien séculaire S partagent la
          surface terrestre suivant un système qua-
          drangulaire ; il en est de même des passages
          de M sur le méridien du point historique A.
    516   III. Le système quadrangulaire des passages
          précédents est identique avec le système
          quadrangulaire du relief du globe . . . .  Tabl. LI, p. 521.
                                                       Tabl. LII, p. 522.
    519   A l'origine et à la fin de la Grande Période
          de douze heures, le méridien magnétique
          se trouve en coïncidence avec les méridiens
          des systèmes séculaire et de l'arc historique,
          sur la ligne des nœuds ; au milieu de la
          période, cette coïncidence commune a lieu
          aux solstices de l'arc historique.
    524   IV. A l'origine des jours, le méridien magné-
          tique coïncidait avec l'axe fondamental de
          soulèvement Asiatique-Australien.
p. 918
918                                    MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE

§§  Pages.                                              Figures et Tableaux.

    525   V. Ce qui précède démontre l'existence d'un
          lien de cause à effet entre le magnétisme
          du globe et son relief.
    526   La position du méridien magnétique au Dé-
          luge et à la fin de la semaine des jours est
          celle du méridien séculaire à l'origine des
          jours.
    527   Un jour de Création vaut deux révolutions
          du système magnétique ; une révolution
          magnétique vaut six périodes historiques
          quinquaséculaires.
    527   VI. La période quinquaséculaire de Brück
          et de la Pyramide constitue une valeur
          moyenne entre des valeurs limites de cette
          période propres aux limites de l'année
          tropique.
    530   VII. 1° Les périodes de la Pyramide sont des
          éléments moyens entre les limites des élé-
          ments physiques qu'elles mesurent ; 2° elles
          se rapportent à une même époque ; 3° cette
          époque n'est autre que l'époque actuelle,
          c'est-à-dire celle de la découverte de la Loi
          de l'Histoire et de la Pyramide comme
          monument révélé . . . . . . . . . . . . .  (Tabl. LIII, H. T.).
                                                       Tabl. LIV, p. 533.
140 535   g) Astronomie. La Géodésie chronologique dans
    536   le ciel.
          La Mathématique de l'Histoire fait partie inté-
          grante d'un vaste ensemble propre à l'or-
          ganisation de l'Univers.
    537   a) Périodes astronomiques.
    537   I. Le jour, l'année, les révolutions de l'Equi-
          noxe et des Apsides.
    538   II. La Grande Période de douze heures est
          mesurée dans le ciel, ainsi que ses heures,
          par le mouvement de la ligne des Apsides
          et les passages de l'Equinoxe au grand axe
    540   III. Etablissement du fait précédent par les
          nombres . . . . . . . . . . . . . . . . .  Tabl. LV, p. 542.
                                                       Tabl. LVI, p. 543.
    545   IV. La commune période terrestre et céleste
          mesure trois semaines formées chacune de
          sept jours de Création.
    546   V. Toute l'étendue des temps de la Révélation
          constitue elle-même une grande semaine,
          dont les jours sont égaux à trois jours de
          Création.
    547   VI. Résumé des objets précédents par la
          Fig. 23 . . . . . . . . . . . . . . . . . .  Fig. 23, H. T.
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MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE                                    919

§§  Pages.                                              Figures et Tableaux.

    551   VII. Mouvement du Pôle de l'Ecliptique.
          Le Pôle de l'Ecliptique accomplit autour
          de son point moyen une révolution com-
          prenant douze périodes de six mille d'an-
          nées, c'est-à-dire douze périodes de l'ordre
          des jours de Création . . . . . . . . . .  Tabl. LVII, p. 552.
    555   VIII. Un lien étroit existe donc entre les faits
          propres à l'histoire de l'Humanité et les
          lois géométriques de la construction des
          cieux.
    555   β) Chronologie astrologique.
    556   I. α Dragon et α Petite Ourse termes de l'his-
          toire postdiluvienne sur la route du Pôle.
          Les deux Croix qu'elles déterminent sur
          le ciel . . . . . . . . . . . . . . . . . .  Fig. 24, H. T.
    558   II. Justification des objets précédents par des
          nombres.
    559   III. Marche du Pôle astronomique dans ses
          rapports avec les jours de Création.
    560   Le Pôle se trouve, à l'origine des jours de
          Création, à l'opposite de α Petite Ourse
          (sur la croix I) (A, Fig. 24), c'est-à-dire
          encore à l'opposite, par rapport au Pôle de
          l'Ecliptique, de sa position à la fin du
          sixième jour.
    561   IV. La semaine des jours sur le ciel.
    562   Le Pôle décrit un cadran par jour de Création.
    563   V. Caractères propres du sixième jour. Son
          quadrant caractérisé par les deux Ourses.
          Leur analogie . . . . . . . . . . . . . .  Tabl. LVIII, p. 565.
    565   Les extrémités des queues mesurent le qua-
          drant. Les carrés forment un ensemble sur
          l'axe quadrant.
    566   Ils se continuent l'un l'autre en longitude.
    568   VI. Lien entre les deux Ourses par l'« Ourse »
          Pégase-Persée.
    570   VII. Résumé des données précédentes ; leur
          symbolisme du plan de l'Histoire.
    572   VIII. Ce symbolisme soumis à l'épreuve des
          nombres.
    575   IX. Les constellations des deux Ourses ja-  Tabl. LIX, p. 574.
          lonnent toute l'histoire de l'Humanité ; il
          y a donc une écriture céleste correspondante
          à l'Ecriture terrestre de la Géodésie chrono-
          logique.
    575   a) Les dates − 2170 et + 1427 des passages de
          α Dragon et α Petite Ourse au Passage des-
          cendant de la Pyramide.
p. 920
920                                    MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE

§§  Pages.                                              Figures et Tableaux.

    576   Ces dates sont distantes de sept périodes his-
          toriques quinquaséculaires.
    577   b) Les dates − 2528 et + 1850 du Déluge et
          de l'angle du Grand Degré, indiquées par
          les mêmes étoiles.
    578   c) Correspondance entre la dernière en longi-
          tude des étoiles du carré de la Grande Ourse
          et la quatrième des puissances du monde
          païen (Grèce).
    579   d) 1° L'arc η Grande Ourse-α Petite Ourse
          coupe la route du Pôle au point où se trou-
          vait le Pôle lors de la construction de la
          Pyramide.
    580   2° L'arc α Dragon-α Petite Ourse mesure
          l'angle d'incidence des passages de la Pyra-
          mide.
    580   3° L'arc η Grande Ourse-α Petite Ourse est
          égal à l'arc parcouru en longitude par le
          méridien séculaire, de la Création de
          l'homme à la fin de l'échelle chronologique
          de la Pyramide.
    582   X. Le Déluge.
    582   a) Temps du Déluge indiqués par le système
          α Dragon-Pôle de l'Ecliptique.
    584   Rapprochement avec le système actuel α Petite
          Ourse-Pôle de l'Ecliptique.
    585   Les six positions du Pôle propres aux deux
          systèmes précédents coïncident avec des pas-
          sages du méridien quinquaséculaire de
          Brück au méridien fondamental de soulève-
          ment européen.
    586   b) Temps du Déluge écrits sur la Terre, d'une
          manière correspondante au système a, par
          la semaine de Création, Fig. 22, et le méri-
          dien magnétique.
    587   c) 1° Le méridien magnétique passe au méri-
          dien fondamental de soulèvement asiatique-
          américain en même temps que le Pôle astro-
          nomique au cercle de longitude de α Dra-
          gon ; il décrit sur la Terre le secteur de
          discontinuité DCB (D'CB') (Fig. 22), en
          même temps que le Pôle parcourt sur le ciel
          le secteur bb' (Fig. 24). 2° Aux temps du
          Déluge, non seulement le méridien magné-
          tique coïncidait avec la région méridienne
          de soulèvement asiatique-américaine, mais
          en outre, comme le voulait aussi la théorie,
p. 921
MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE                                    921

§§  Pages.                                              Figures et Tableaux.

          le Pôle magnétique nord était au nord de
          l'Asie.
    589   A l'époque (2180) de la Seconde Venue, le
          méridien magnétique se trouve dans la
          même position qu'il occupait au Déluge
          (− 2528).
    590   Fait de la position actuelle du Pôle magné-
          tique au nord de l'Amérique significatif des
          derniers temps que nous traversons.
    590   d) Confirmation du lien entre le magnétisme
          terrestre, la formation du relief, le Déluge.
          Le méridien magnétique jalonne sur le sys-
          tème géométrique (Fig. 22) du cycle de la  Tabl. LX, p. 593.
          semaine et de la croix des continents, toutes  Tabl. LXI, p. 594.
          les époques fondamentales de la vie de
          l'Humanité.
    595   Il dessine, au moyen de la croix des continents
          et de la semaine de Création, le cycle des
          Sept Eglises de l'Apocalypse.
    596   XI. Le secteur céleste η Grande Ourse-α Petite
          Ourse (secteur ηα).
    597   a) Le secteur ηα repéré par les Ourses, le
          Dragon, la Lyre, l'Aigle . . . . . . . . .  Fig. 24bis, H. T.
    599   b) Présence du nombre 6 dans le secteur.
    601   c) Opposition des Ourses dans les deux moi-
          tiés du secteur.
    602   1° Centres des carrés en correspondance avec
          la construction de la Pyramide et la Nais-
          sance du Christ.
    603   2° Pointes des carrés en correspondance avec
          le Déluge et l'axe européen.
    604   Loi quadrangulaire des soulèvements. Nœuds
          et solstices de l'Ecliptique sur le cercle ηα.
    605   Le secteur encadré entre Hercule et le Cygne.
    605   3° Croix des soulèvements repérée par les
          constellations Balance, Bélier, Pégase.
          Distribution géographique des continents et
          des mers reproduite par les constellations.
          Méridien britannique limite, cercle historique,
          repérés par Cygne, Lyre, Cassiopée.
          4° Le cercle ηα et ses pôles sont une figuration
          sur le ciel de l'Equateur et des pôles ter-
          restres.
          Eléments géométriques de la Pyramide me-
          surés par α Dragon et η Taureau (Pléïades).
    613   XII. La Voie lactée et les jours de Création.
    614   L'histoire de l'Humanité se présente dans la
p. 922
922                                    MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE

§§  Pages.                                              Figures et Tableaux.

          Création entière comme un objet de pre-
          mier ordre.
    615   Le système des jours de Création est réglé
          sur les conjonctions et quadratures du Pôle
          de la Voie lactée et du Pôle astronomique,
          au cours de la révolution de celui-ci autour
          du Pôle de l'Ecliptique.
    616   Signification du fait que la Voie lactée passe
          actuellement par les solstices.
    617   Mise en évidence du nombre 3 dans la cons-
          truction de l'Univers . . . . . . . . . .  Tabl. LXII, p. 617.
    618   XIII. Relation entre la Voie lactée et le
          cercle ηα (XI).
    619   Le système quadrangulaire des solstices et
          des nœuds de la Voie lactée sur le cercle ηα
          n'est autre que celui des nœuds et des sols-
          tices de l'arc historique.
    620   La Grande Période de douze heures limitée
          sur ηα par les pôles de la Voie lactée.
          La semaine de Création sur le ciel. Secteur
          de discontinuité repéré par la Baleine et
          Persée.
    621   Constellations aquatiques et continentales.
    622   Bélier et Balance, équinoxes à l'époque de la
          Première Venue, déterminent l'axe de la
          semaine.
    623   XIV. Principe du plan géométrique de l'Univers. Le Triangle cosmique.
    623   a) Ce plan se résume dans le système de trois
          grands cercles : Voie lactée Λ, Ecliptique P',
          Equateur cosmique Π₁ (passant par α Pe-
          tite Ourse). Λ et P' font entre eux un angle
          de 60° ; Π₁ est coupé par Λ et P' en seg-
          ments de 45°, les longitudes des huit rayons
          ainsi déterminées dans le plan Π₁, comptées
          à partir de la Polaire, étant égales à celles
          de la croix des continents et des nœuds et
          solstices de l'arc historique, comptées sur
          la Terre à partir du côté occidental du sec-
          teur historique.
    624   Le Pôle Π₁ est équidistant des Pôles de P' et
          Λ, la commune distance étant 7 × 10° ; les
          Pôles de P' et Λ mesurent entre 6 × 10°. Le
          triangle Π₁P'Λ' (antipode de Λ) est isocèle ;
          Λ'P' = 120° = 2 × 60° ; Π₁P' = Π₁Λ' = 70°.
          L'angle au sommet Π₁ est égal à 3 × 45°, les
          angles égaux à la base Λ' et P', à l'angle
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MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE                                    923

§§  Pages.                                              Figures et Tableaux.

          caractéristique de l'inclinaison des faces
          de la Pyramide (justification de l'existence
          de la Pyramide sur la Terre comme élé-
          ment-type fondamental de toute l'ordon-
          nance de la Terre et du Ciel.)
    625   b) Le fuseau ηαβ ayant pour sommet la
          Polaire et compris entre les Ourses.
    627   c) Démonstration de l'existence, et position,  Tabl. LXIII, p. 627.
          du cercle Π₁.
    631   Π₁ défini par l'axe du fuseau ηαβ ; Π et Π'
          côtés du fuseau.
    631   Coordonnées des Pôles de Π Π₁Π'.
    632   Coordonnées des Pôles P' et Λ par rapport à
          Π Π₁Π'.
    633   d) Démonstration de l'existence du triangle
          cosmique par la construction directe d'un
          triangle qui satisfait à toutes ses conditions
          théoriques.
    634   e) Raison d'être du rôle fondamental de la
          Pyramide dans tout l'ordre de la Géodésie
          historique.
    635   Le triangle cosmique reproduit sur la Terre.
          Superposition du réseau céleste et du réseau
          terrestre.
    636   L'Ecliptique est le grand cercle, passant par
          les centres des S asiatique et américain et
          le Détroit de Behring, qui divise le globe
          en deux hémisphères terrestre et aqueux.
          La Voie lactée est le grand cercle, englobant
          avec le Pacifique le continent américain,
          qui délimite les hémisphères de l'Ancien
    638   et du Nouveau-Monde.
          f) L'Univers entier — les constellations, la
          Voie lactée — est préordonné en vue de
          l'histoire de l'homme.
          Place primordiale de l'homme dans l'Univers.
          L'Astrologie.
141 641   h) Coup d'œil d'ensemble sur l'histoire de la
          Terre et de l'Humanité, notre conception de
          l'Univers et les limites du champ scientifique
          dans l'économie actuelle.

CHAPITRE III

CONSÉQUENCES

§§  Pages.                                              Figures et Tableaux.

142 649   Points de vue sous lesquels les faits doivent être
          envisagés.
p. 924
924                                    MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE

§§  Pages.                                              Figures et Tableaux.

    650   A. La Science.
143 650   Caractères des faits, envisagés dans leur force
          démonstrative pratique et dans leur certi-
          tude intrinsèque.
144 650   Traits généraux directement vérifiables pour
          le lecteur.
145 656   Caractère numérique concret des faits.
146 662   Force démonstrative résidant dans le concours
          systématique des éléments du problème.
146bis 665 Branches de la science auxquelles les faits
          démontrés sont destinés à imposer une di-
          rection.
147 667   Géologie. Témoins indépendants dont le con-
          cours lui sert de preuve.
148 669   Tendances actuelles de la Géologie. Admis-
          sion du caractère systématique de l'en-
          semble du relief. Systèmes de Green et de
          Brück sur la formation du relief . . . . .  Fig. 25, 26, H. T.
149 679   Impuissance des données chronologiques ac-
          tuelles de la Géologie.
150 680   Le caractère mathématique des faits établis
          leur donne un poids prépondérant.
151 681   Magnétisme terrestre. Les faits établissent
          l'existence d'un lien entre cet agent et la
          formation du relief.
152 683   La circulation de l'éther, facteur fondamental
          de l'organisation du Globe. Expériences (1).
          Confirmation trouvée dans les expériences de
          Reichenbach et de M. de Rochas.
153 690   La Bible, fondement de la Physique terrestre
          et sociale.
154 698   Exemples de la portée des résultats précé-
          dents pour les sciences qui concernent l'his-
          toire de la Terre et de l'Humanité.
155 700   Catholicité d'erreur dans la science.
156 701   Sciences mathématiques. Principe de la
          science.
157 703   Méthode scientifique de recherche.
    704   Observations concernant la Physique mathé-
          matique.
158 707   Existence de réalités infinies.
    708   Métaphysique de l'infiniment petit. Son exis-
          tence objective.

(1) En ce qui concerne la raison d'être de l'interruption de ces expériences mentionnée Note p. 691, voyez Chambre des Représentants, Annales parlementaires, 30 nov. 1898, p. 130 ; 1 déc., pp. 139, 142, 148 ; 2 déc., p. 153 ; 19 avr. 1900, p. 1031 ; 21 avr., p. 1065. Pour docum. Suite idées : La déclin. magn. à Uccle déterminée directement et pour la première fois, par nous, en 1890-91. Annuaire Obs. roy. 1888. Lois circulation électrique du Globe. Discussion observations magnétiques. Mém. et travaux Ann. Obs. roy. t. VII, 1886, notam. Méthode pour la mesure des parallaxes par observat. continues, avec application détaillée à parallaxe solaire. T. V, Exp. 1882. Mise en œuvre indépendante des observ. par Houzeau et nous. Obs. Cercle méridien Santiago. Annexe mathématique I de laquelle a dépendu la possibilité de tout le travail. — Observ. Variat. de la latitude au Cercle mural 1878-81 (avec Estourgies). Réduct. observ. par M. Buyl, Archives Obs. royal (à publier).

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MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE                                    925

§§  Pages.                                              Figures et Tableaux.

159 712   Fluctuations concernant la conception de
          l'Espace.
160 713   Métagéométrie ou Géométrie générale. Son
          objet.
161 713   Ordre des déductions.
162 714   Tout l'édifice didactique et philosophique
          élevé par la nouvelle Géométrie repose sur
          une erreur de logique, ou même sur une
          confusion de mots et d'idées. En fait, et con-
          trairement à leur prétention, les théories
          nouvelles établissent la réalité physique
          de l'espace euclidien.
    716   Bases d'une théorie de la Géométrie ou science
          de l'Espace. On peut concevoir l'existence
          d'espaces à nombres quelconques de di-
          mensions. Preuve que l'Univers physique
          est à trois dimensions, tirée de la continuité
          des phénomènes physiques (1).
    718   Descartes vrai créateur de la théorie de la
          Géométrie.
163 719   Lien entre la compréhension de la vérité spi-
          rituelle et la connaissance du monde exté-
          rieur.
    720   L'Espace symbole de la Divinité.
164 720   Portée du symbolisme du monde extérieur.
165 720   Résumé de la section A du Chapitre III.
166 721   L'Humanité incapable par elle-même de vérité
          tout autant que de bien.
167 721   Caractère immuable des données de la science
          nouvelle constituée par la matière de notre
          sujet.
168 722   Caractère mouvant de l'enseignement humain.
169 723   La Révélation, guide nécessaire en science
          aussi bien qu'en religion.

    B. Science de l'Histoire et Politique.

170 724   La « faillite » de la science.
171 725   Réflexion sur la véritable mission de la
          science.
    726   a) Science de l'Histoire.
172 726   Division du sujet.
173-175 726-730 Enseignement de l'Histoire.
176 731   Acquisition de faits nouveaux par la Géodésie

(1) Des phénomènes discontinus, effets de forces non constamment agissantes sur les éléments de notre Univers physique, pourraient témoigner de l'existence d'espaces à plus de trois dimensions (les Cieux des Cieux).

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926                                    MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE

§§  Pages.                                              Figures et Tableaux.

          chronologique (Descendance israélite des
          Anglo-Saxons ; avènement du Christ).
177-178 731-733 Poids donné à des faits historiques connus
          (Christianisme, Catholicisme, Protestan-
          tisme).
179 734   Les points fondamentaux précédents embras-
          sent par leurs conséquences toute l'Histoire.
    734   b) Politique.
180 734   Nature de l'enseignement de la Mathématique
          historique en Politique.
181-184 735-737 Situation politique actuelle. Anglo-Saxons,
          Slaves et Latins.
185-187 739-743 Le facteur de réaction du faux prophétisme.
          Son importance ; son plan d'action.
188 744   Résumé de la situation. Le diagramme des
          capitales ; le cercle de confusion Rome-
          Babylone . . . . . . . . . . . . . . . . .  Fig. 27, H. T.
189 746   Résultat à attendre de l'action en Politique.
          Immutabilité des faits.
190 754   Véritable point de vue de l'action en Politique.
    755   Politique théorique et politique appliquée.
191 757   Examen du champ politique.
192-193 757-759 La Belgique. Les deux pharisaïsmes.
194-200 760-769 Nécessité de l'ordre de preuve apporté par cet
          ouvrage, et de la diffusion des doctrines
          évangéliques au point de vue intellectuel et
          au point de vue social.
    770   C. Philosophie et Religion.
201-202 770 Ordre du sujet.
    771   a) Philosophie.
203 771   α) Preuve de l'existence de Dieu.
204 775   β) Les caractères de la Providence.
205 777   γ) La Révélation écrite.
206 779   δ) Le caractère symbolique du monde phy-
          sique.
207 782   Résumé.
    782   b) Religion.
208 782   Ordre du sujet.
209 784   α) Démonstration de la vérité du christianisme
          (Rédemption).
    787   β) Le problème de la Grâce et du libre Ar-
          bitre.
210 787   Prédestination des conditions du réseau ter-
          restre et céleste (complément du § 140, β,
          XIV, p. 623). Conception générale de l'Uni-
          vers comprenant la détermination de posi-
          tion du cercle historique.
p. 927
MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE                                    927

§§  Pages.                                              Figures et Tableaux.

211 792   Déterminisme absolu de la Création et libre
          arbitre. Confirmation de la doctrine de
          Calvin.
212 795   Antagonisme entre le principe de direction
          morale du christianisme et celui de la mo-
          rale humaine.
    798   Nécessité de la connaissance de Dieu en Jésus-
          Christ.
    799   γ) La question de l'Eglise. L'Eglise de Christ.
213 799   Définition de l'Eglise.
214 801   Distinction entre l'Eglise et les Eglises.
215 802   Examen de la conception de l'Eglise dans
          l'Eglise primitive.
216 803   Le Messie juif.
217 803   Pierre, Apôtre des Juifs, et Paul, Apôtre des
          Gentils.
218-219 805-807 Les caractères de leurs missions pondérés de
          manière à ne jamais perdre de vue le peuple
          élu.
220 808   Forme des associations appelées Eglises.
221 809   Ni chef visible ;
222 809   Ni autorité ayant le droit d'ajouter ou de
          retrancher ;
223 810   Ni existence constante de vertus surnaturelles.
224 812   Idée fausse de l'autorité spirituelle de l'Eglise.
225 814   Durée finie des temps de formation du Canon
          de la Nouvelle Alliance et leurs caractères
          surnaturels.
226-227 817-819 Les Apôtres ne sont pas prêtres.
228 820   Tous les chrétiens sont sacrificateurs.
229 820   Les Signes ou Sacrements.
230 822   Le Baptême. Les deux baptêmes.
231 825   La Sainte-Cène.
232 828   Son interprétation dans l'Eglise primitive.
233 831   Dénaturation progressive de l'institution. In-
          compatibilité du catholicisme romain et de
          l'Evangile.
234 833   Tous les chrétiens sont autorisés à adminis-
          trer le Baptême et la Sainte-Cène. La fa-
          mille, centre et foyer de l'Eglise.
235 835   Avantages de l'absence des Eglises officielles,
          tant pour les individus que pour la société.
236 837   Constitution de l'Eglise idéale.
237-238 839-842 Dangers et impuissance des arguments tirés
          par les Eglises de leurs traditions ou des
          caractères extérieurs de leur organisation.
p. 928
928                                    MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE

§§  Pages.                                              Figures et Tableaux.

239 843   Nécessité d'une preuve de fait indépendante.
          Tracé de la discussion entre des différents
          crédos de l'Humanité. Le christianisme seul
          vrai par le fait interne du péché. Choix
          entre les Eglises, par la Bible.
240 846   Les preuves précédentes sont insuffisantes.
          Fausse église et fausse science.
241 846   Nécessité de la solution mathématique ac-
          tuelle, et sa force démonstrative dans le
          problème religieux.
242 849   Destinée de la vraie Eglise.
243-244 850-851 La lumière croît pour elle mais non pour le
          monde. Fausse tendance de British-Israël.
245 852   Les missionnaires de l'Eglise sont pris dans
          tous les temps et tous les milieux.
246-248 853-857 Responsabilité des chrétiens en présence de la
          vérité actuelle, et leur ligne de conduite
          personnelle.

CHAPITRE IV

RÉSUMÉ ET CONCLUSION

§§  Pages.                                              Figures et Tableaux.

249 860   Nature comparée des preuves apportées par
          la Concordance et par la Mathématique de
          l'Histoire.
250 860   Rappel des conclusions de la Concordance.
251 862   Conséquences de la Mathématique de l'His-
          toire dans le domaine scientifique ;
252 863   — philosophique ;
253 864   — religieux. L'Eglise de Christ.
254 865   Fait qui synthétise la situation actuelle des
          esprits.
255-257 865-869 Marche suivie par la vérité dans l'économie
          actuelle. Prise de congé du lecteur.

APPENDICES

    873   APPENDICE I. — Mesures de la base de la
          Grande Pyramide par M. Fl. Petrie ; carac-
          tère intentionnel de ses irrégularités . . .  Tabl. LIII, p. 874.
    876   APPENDICE II. — Relation numérique entre
          la « Pierre de Jacob », actuellement à West-
          minster, et la Grande Pyramide.
    879   APPENDICE III. — Les lois de population et
          la Grande Pyramide. Limite de la popula-
          tion du globe et son époque.
    887   POST-SCRIPTUM. — Mort de M. P. Smyth.
          Tableau comparé des missions de P. Smyth
          et de Brück.

INDEX

Abraham. Empire promis à la pos-          Bible. Science de la —, 698, 723.
  térité d'—, 293.                        Brück. Loi historique, 19 ; 4, 125,
Achaz. Cadran d'—, 381.                     204, 206, 208, 209, 534, 677, 727.
Adam. 218, 293.                           Bruxelles. 206.
Amérique. — isolée dans la Pyra-          Calvin. 122, 257, 259, 793.
  mide, 437.                              Canon du Nouveau Testament, 226,
Analyse. 704.                               233, 347.
« Anciens. » 377, 378.                    Catholicisme. 733.
Ancien Testament. Sa fin, 236.            Cercle ηα et Ecliptique, 604.
Andrinople. 291.                          Cercle ηα et Voie lactée, 618.
Anglo-Saxons. Dernier grand éclat,        Cercles célestes sur la Terre géo-
  192, 193, 314 ; Descendance israé-        graphique. 636.
  lite, 24, 730 ; Dispersion et réap-     Chambre de la Reine. 238, 239, 264,
  parition, 33 ; — en Amérique, 244 ;       272.
  Heptarchie, 31 ; Heptarchie et          Chambre du Roi. Sa fin, 2386, 292.
  Pyramide, 322 ; Influence ro-           Chambre souterraine. 336, 344.
  maine, 744, 735.                        Christianisme. 784, 796.
Antichambre. 325.                         Chronologie astrologique. 537, 555.
Antiochus. 302.                                »      géologique. 398, 197,
Apocalypse. Ceinture d'or, 125,             680.
  341 ; Epîtres, 35 ; Etres animés,       Circulation de l'éther. 477, 485. 510,
  157 ; Grotte, 55 ; Livre scellé et        664, 683, 687.
  système séculaire, 157 ; Nombres        Confusion (cercle de) 750.
  12, 1000, 444 ; Villes. 56, 78 ; 255,   Constantinople. 291, 746.
  244, 571.                               Croix des continents. 606.
Arabes. 288.                              Cyrus. 267, 282.
Arc ou cercle historique. Durée de        Daniel. — Chap. X, 216 ; 266, 300,
  révolution, 417 ; Solstice σ, 253 ;       346.
  Système chronolog., 196 ; Tracé         Darwin. 673.
  géographique, 247 ; Unités, 197 ;       Date — 536, 283.
  54, 65, 68, 789.                          »    — 500, 221.
Artaxercès. 267, 268.                       »    330, 860, 274, 351, 355.
Astrologie. 638, 640.                       »    703, 283.
Astronomie. 535.                            »    843, 333, 351.
Axe. — anglo-égyption, 200. —               »    1324, 222, 227.
  anglo-saxon. 195.                         »    1437, 253.
Babylone. 315, 750.                         »    1882, 284.
Baptême. 822.                               »    1888, 217.
Belgique. 120 (*), 125 (*), 757.            »    1963, 284.
                                            »    2180, 290.
  (*) Pierre Valdo, aussi bien que          »    2386, 292.
ses disciples, vint chercher refuge      Degrés de constitution, 189, 190,
dans nos provinces.                         222, 264.
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930                                    MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE

Déluge. 42, 142, 364, 368, 380, 476,      Géologie. 667.
  577, 582, 603, 667.                     Globe. Dimensions, 54.
Deux Témoins. 282, 285, 287, 291,         Goscen. 35, 200, 213.
  320.                                    Grâce et libre arbitre. 787.
Diagramme des capitales. 746.             Grand axe de l'orbite et Equi-
Dieu (preuve de l'existence de).            noxes. 507.
  771.                                    Green. 675, 677.
Discontinuité des échelles chrono-        Groupe apocalyptique. Relation
  logiques. 375.                            avec Pyramide, Déluge, Sinaï,
Distribution géographique du ciel.          239, 262, 271.
  607, 622, 637.                          Hégire. 290.
Dreyfus (Affaire). 741.                   Hémisphère Nord. Centre de gra-
Dungeness. 186.                             vité. 260.
Ecliptique. Obliquité de l'—, 483 ;       Histoire. Durée de douze périodes
  Nébuleuse du pôle de l'—, 554 ;           quinquaséculaires, 296 ; Durée
  Révolution du pôle de l'—, 551.           finie de l'économie actuelle, 730 ;
Ecriture. Son caractère comme ré-           Epoque limite, 297, 300 ; Foyer
  vélation externe, 443.                    de l'—, 435 ; Science de l'—,
Eden et Pyramide, 304 ; nombre 666,         650, 726.
  307 ; 308 ; 138 ; 143 ; 145 ; 292 ;     Holy-Island. 172, 183.
  295 ; 343, 356.                         Homme. Création de l'—, 371 ; —
Edom, Moab, Hammon. 180.                    figuratif de Apoc. I, 126 ; place
Eglise. Fausse église, 119 ; 229,           occupée dans la Création, 537.
  801.                                    L' « Humanité ». 726.
Eglises. Chambre du Roi. 155 ; His-       Iles Britanniques. Géométrie, 167 ;
  toire générale, 36 ; périodes, 37 ;       176.
  39 ; 89 ; 801, 809.                     Indicateur des six jours. 467.
Egypte. 34.                               Infini et infiniment petit. 707.
Eisleben. 257.                            Jérémie. 188, 318, 331.
Ephèse. 79.                               Jérusalem, Ephèse et Laodicée. 212.
Epoque actuelle. 532, 558.                Jésus-Christ. 786.
Ere chrétienne. 602, 700.                 Josué. 383, 480.
Espace (signe de la Divinité). 780.       Jour (6e). Ses limites, 401, ses
Equateur. Point chronologique à             termes, 404.
  l'—, 298.                               Jours. — de Création. Leur écri-
Euphrate et Tigre. 139, 143, 209,           ture sur la Terre, 459, 462 ; leurs
  293.                                      termes, 407, 421 ; mesurés par
Excentricité de l'ellipsoïde. 51.           marche du pôle, 560 ; mesurés
Expériences sur aimants. 684.               par périodes de 528 ans, 463 ;
Ezéchias. 391.                              Voie lactée et —, 614 ; — types,
Faux prophète. 118, 121.                    460 ; 405, 407, 410, 456.
France. Côte de —, 184, 210 ; Pé-         Juifs. 26.
  riode en rapport avec Anglo-            Laodicée. 149, 156.
  Saxons, 192.                            Latitude géographique, moyenne,
Francfort. 276, 315, 334.                   géocentrique. 50.
Francs. 277, 310, 312.                    Lieux géographiques. 56.
Galapagos (Iles). 472.                    Loi historique. Phases au-delà de
Genèse. Récit de la Création, 697.          l'échelle chronologique, 325 ; 727.
p. 931
MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE                                    931

Londres (Westminster). 138, 143.          Période. — de 500 ans, 454 — de
Loyola. 751.                                528 ans, 215, 452, 456 ; — de 1260
« Lumière » du premier jour. 485.           ans et 3 1/2 temps, 228 — de
Luther. 121, 257.                           Brück et année tropique, 527,
« Magnétisme du globe ». 532.               586 ; — du témoignage. 280 ; —s
Magnétisme terrestre. Cycle des             astronomiques, 537 ; Grande —,
  Sept Eglises, 595 ; Epoques fon-          analyse des heures, 425 ; com-
  damentales historiques, Terre et          mencement et fin, 448 ; compo-
  Humanité, 592 ; Formation du              sition en termes des jours de
  relief, 591 ; Pôle magnétique au          Création et semaines d'alliance
  nord de l'Asie et Déluge, 588 ;           de Daniel, 446 ; division tripar-
  511 ; 681.                                tite, 423, 429, 432 ; sa mesure
« Malheurs ». 288, 289, 300.                dans le ciel, 539 ; 410 ; 417 ; 419 ;
Méridien. Asiatique, Européen.              420.
  427, 587, 603 ; Britannique limite,     Peuples chefs. Périodes, 163.
  260, 297 ; de front Américain,          Philadelphie. 120, 124, 130, 149,
  433 ; de l'Ere chrétienne, 220 ;          151, 218.
  de rencontre des systèmes chro-         Philosophie. 771.
  nologiques, 310 ; de soulèvement,       Physique mathématique. 704.
  45, 76 ; dont sinus = 528/1000,         Pierre de Jacob. 49, 188, 318, 320,
  211, 214 ; Ouralien, 46, 76 ; Sé-         876.
  culaire de l'Ere chrétienne, 165.       Plan géométrique de l'Univers.
Mer Morte. 286, 291.                        633, 792.
Métagéométrie. 712.                       Point chronologique entraîné, 275 ;
Millennium. 258, 292, 293, 442, 417,        315.
  446.                                    Pôles Π, Π₁, Π'. Coordonnées, 631.
Miracle. 779.                             Politique. 734, 755.
Mississipi. 251.                          Population du globe. 639, 879.
Niche. Son axe, 242.                      Postdiluvien. Monde —, 299.
Nil. 204, 205.                            Prédestination. 789.
Nombres 12 et 100.000, 444 ; 1000         Prière. 773.
  (Ezéchiel), 444 ; Nombre 3 dans         Progrès (sa mesure). 755.
  le ciel, 618 ; (Pythagoriciens),        Providence (ses caractères). 775.
  618.                                    Pyramide (Grande). Angle de
Nouvelle-Orléans. 245.                      pente, 70 ; Arc périmètre, 326 ;
Noyon. 257, 258.                            Construction, 148, 360 ; Coordon-
Occultes (Faits). 703.                      nées, 56 ; Diagramme, 21 ; Elé-
Parallèle 666/1000. 112, 116, 336.          ments géométriques sur le ciel,
   »      777/1000. 119, 255, 256, 259,     612 ; Objet, 20 ; Partie chronolo-
  336, 186.                                 gique subsidiaire, 177 ; Pente des
Parallèle 30°. 260, 297.                    passages, 73 ; Position idéale, 60,
   »      de la Pyramide. 374.              69 ; Relations avec Eden, 304 ;
Patmos. 54, 78.                             Représentat. géographique, 146 ;
W. Penn. 247.                               Superposition géographique avec
Pensylvanie. 247.                           l'Angleterre, 174 ; Superposition
                                            géographique du diagramme,
                                            334 ; Table horizontale, 173 ; 182 ;
                                            138 ; 143 ; 145 ; 152 ; 212 ; 602.
                                          Raison. Autorité de la —, 702.
                                          Rédemption. 784.
p. 932
932                                    MATHÉMATIQUE DE L'HISTOIRE

Réforme. Groupe apocalyptique,            dental, 278, 287 ; Patmos-Smyrne,
  239, 273 ; Phases, 237 ; Retour à         242.
  Christ, 220, 222, 224 ; 120 ; 122 ;     Semaine. — d'Alliance de Daniel,
  124 ; 151 ; 187 ; 218 ; 733.              36, 211, 212 ; — de Création, 400,
Reichenbach. 693.                           423, 586, 621 ; 489, 562.
Relief terrestre, loi quadrangulaire,     Sinaï. 145, 151, 225, 357.
  44, 679 ; 591 ; 605.                    Slaves et Latins. 735.
Religion. 782.                            Smyrne. 57, 129.
Révélation écrite. 777.                   Smyth (Piazzi). 5, 54, 204, 206,
Rochas (de). 693.                           210, 224, 534.
Rome. Antiochus, 302 ; 117 ; 276 ;        Sphère terrestre, céleste. 52.
  310 ; 311 ; 312 ; 746 ; 749.            Système chronologique. — de l'arc
Saint Jean. 233.                            historique, 136 ; révolution, 417.
Saint Paul. 805.                            — séculaire, 136, 140 ; révolution,
Saint Pierre. 804.                          417.
Sainte-Cène. 825.                         Symbolisme du monde physique.
Secteur. — anglais, 171 ; — an-             779.
  glais-écossais, 171, 180 ; — an-        Suess. 673.
  glais-irlandais, 171, 182 ; — an-       Tara, 188, 318, 324, 334, 351.
  glo-saxon, 277, 191, 273 ; bornes       Tel-el-Kebir. Coordonnées, 56, 34 ;
  de l'Histoire, 296 ; — céleste ηα,        35 ; 200 ; 213 ; 214.
  596 ; — central, 171 ; — d'Al-          Triangle apocalyptique. 91.
  liance, 466, 510 ; — de la Pyra-              »      cosmique. 623, 790.
  mide, 366 ; — de l'Eden, 371,            Turcs. 288.
  480 ; — de revêtement de la Py-         Tyndal. 120.
  ramide, 368 ; — des temps de la         Vaudois (*). 120, 124, 231.
  Pyramide, 218, 283 ; — d'excen-         Verdun. Traité de —, 315.
  tricité de la Pyramide, 415 ; —         Villes. Centres dynamiques, 186,
  entre le méridien britannique             193, 745.
  limite et le méridien séculaire de      Voie lactée et cercle ηα, 619 ; — et
  l'Ere chrétienne, 176 ; — fixe,           jours de Création, 613.
  278 ; — historique, 61, 64, 68,         Zacharie. Sept Eglises, 344.
  75 ; — mobile, 277 ; — central,         Zodiaque. 554, 557.
  279 ; — oriental, 281 ; — occi-

                              (*) Voy. la note au mot Belgique.
p. 933

Principales Publications de l'Auteur

En connexion avec la Mathématique de l'Histoire

En vente à la librairie KIESSLING, 4, Coudenberg, Bruxelles

Etude sur le système des forces du monde physique, 1892 (Acad. roy. de Belgique, Mém. T. XLVIII, pp. 1-728).

Pour la Géométrie euclidienne (ib. Bull. Juillet 1899).

MAGNÉTISME TERRESTRE. La déclinaison d'une boussole, libre et à l'état statique, est-elle indépendante de son moment magnétique ? 1896 (ib. Mém. T. LIII, 2 planches).

Lois de la circulation électrique diurne et annuelle du globe (Annuaire de l'Observat. pour 1888).

Sur la théorie générale du magnétisme terrestre (Ciel et Terre, 1889-90, p. 132.

Histoire des sciences physiques en Belgique, 1830-1880 (dans Cinquante ans de liberté), Bruxelles, Weissenbruch, 1881.

Le christianisme et la méthode expérimentale, 1 vol. in 8°, IX-147 pp. (Lausanne, 1883).

Sur la concordance qui existe entre la loi historique de Brück, la chronologie de la Bible et celle de la Grande Pyramide de Chéops, 1 vol. in 8°, 226 pp. (Bruxelles, 1893). 2° Edition, 1924.

The Great Pyramid, by modern science an independant witness to the literal chronology of the Hebrew Bible and British Israel identity, etc., 1 vol. in 8°, XII-278 pp., avec planches (London, 1894).

(Edition anglaise de l'ouvrage précédent, contenant cinq appendices nouveaux par l'auteur, et une préface de M. P. Smyth).

Leçons sur la Parole de Dieu, Leçons I-XII, 1 vol. in 8°, [I-203] (I-547) pp. 1re Edit. 1912 ; 2° Edit. 1923. Leçons XIII-XX, 1 vol. in 8°, 1923. Leçons XXI-XXV, 1 vol. in 8°, 1923.

La Bible : Un Miracle, 1 vol. in 8°, 1921.

Lettre à Monsieur le Cardinal Mercier, in 8°, 1924.

La Vie éternelle, in 8°, 1924.

Conférence donnée à Londres (Westminster Hall), 15 oct. 1924, in 8°.

Limites géographiques des peuples, in 8°, 1924.

La Seconde Venue du Seigneur et le Sommeil des Morts, in 8°, 1925.